Sénégal : 193.821 Candidats face aux épreuves du BFEM

Les épreuves du Brevet de fin d’études moyennes ont démarré ce mardi 24 juillet sur toute l’étendue du territoire national.

 

La session 2018 du Brevet de fin d’études moyennes (BFEM) a démarré ce mardi à l’intention de 193.821 candidats répartis dans 1094 centres ouverts au Sénégal et dans les lycées sénégalais situés à Banjul (Gambie) et à Djeddah (Arabie Saoudite).

Les candidats parmi lesquels on note 107.842 filles sont soumis aux mêmes épreuves partout où ils se trouvent, renseigne le quotidien national Le Soleil, précisant que lesdites épreuves qualifiées de premier groupe s’achèvent jeudi.

Selon le directeur des examens et concours du ministère de l’Education nationale, Amadou Moctar Ndiaye, toutes les dispositions sont prises pour un déroulement correct des épreuves.

La levée des épreuves a démarré depuis mercredi dernier pour se terminer hier lundi, a informé M. Ndiaye, ajoutant qu’un dispositif particulier de ventilation des sujets a été mis en place.

Ainsi, les inspections dites périphériques ont été les premières servies, a précisé le directeur des examens et concours.

L’ambassadeur du Sénégal au Cameroun est mort

 

Le corps de l’ambassadeur du Sénégal au Cameroun, Vincent Badji, a été retrouvé inanimé devant son téléviseur dimanche dans sa résidence sise au quartier Bastos à Yaoundé, la capitale du pays, a appris APA de sources concordantes. Arrivé au terme de sa mission et alors qu’il s’apprêtait à rejoindre son nouveau poste d’affectation au Vatican, le diplomate aurait, selon les mêmes sources, succombé à un arrêt cardiaque.

Arrivé au Cameroun en août 2015, Vincent Badji aura, entre autres, été la cheville ouvrière de l’organisation de la visite, en fin novembre 2016, du président Macky Sall au Cameroun.

En octobre d’avant, cet homme affable, qui n’hésitait pas à venir lui-même accueillir les usagers à la réception de sa mission diplomatique afin de leur éviter une longue attente, avait également entamé des entrevues avec les autorités de son pays d’accueil en vue du partage d’expériences entre Dakar et Yaoundé dans le domaine des logements sociaux.

Diplomatie : Xi Jinping pour des relations approfondies avec le Sénégal

Le Président de la république de Chine est attendu dès demain dans la capitale sénégalaise pour une visite de deux jours.

 

Le président chinois Xi Jinping espère que la visite de deux jours qu’il va effectuer au Sénégal à partir de samedi, permettra « d’accroître la connaissance mutuelle, de consolider l’amitié et d’approfondir la coopération’’ sino-sénégalaise en vue de la faire « progresser davantage ».

Le président de la République populaire de Chine est attendu samedi au Sénégal pour une visite d’Etat de 48 heures, premier déplacement du dirigeant chinois dans la sous-région.

Dans une tribune parue dans l’édition de vendredi du quotidien national Le Soleil, intitulée en langue nationale wolof « Su nu Jappo la Chone et le Sénégal », le numéro un chinois fait d’abord observer que les relations sino-sénégalaises ont connu « des « hauts et des bas » en 47 ans.

Mais malgré tout, « le soutien, l’amitié et la coopération, le rapprochement des cœurs restent depuis toujours la dimension essentielle » des relations entre les deux pays, écrit-il.

Il a signalé qu’en 2005, « une nouvelle page s’est ouverte avec le rétablissement des relations diplomatiques entre nos deux pays », suite à la décision du Sénégal de rompre ses relations diplomatiques avec Taiwan.

« La Chine soutient le Sénégal dans ses efforts pour emprunter une voie de développement adaptée aux réalités nationales, et le Sénégal soutient fermement la Chine sur les questions touchants ses intérêts vitaux », a noté Xi Jinping.

Il s’est félicité de ce que « la confiance politique mutuelle » entre son pays et le Sénégal « se renforce sans cesse », la coopération mutuellement avantageuse entre les deux pays se traduisant à ses yeux par « des résultats tangibles » pendant que « la coordination reste étroite sur les grandes questions internationales ».

« Les relations entre la Chine et le Sénégal ont franchi un grand pas en avant, passant du partenariat d’amitié et de coopération à long terme au partenariat global stratégique », a estimé le président chinois.

De l’avis de Xi Jinping, le Sénégal et la Chine « doivent rester attachés à l’égalité et à la confiance mutuelle » et envisager « des relations bilatérales dans une perspective à long terme », tout en se soutenant « fermement sur les questions touchant les intérêts vitaux et préoccupations majeures ».

Dans cette perspective, la Chine « entend multiplier les échanges d’expériences avec le Sénégal sur la gouvernance et partager les expériences réussies qu’elle a acquises durant les 40 ans de réforme et d’ouverture en matière de développement industriel, de redressement rural et de lutte contre la pauvreté en vue d’un meilleur développement des deux pays » , a promis le président de la République populaire de Chine.

Le dirigeant chinois a par ailleurs décliné les nouveaux contours des relations sino-sénégalais, en demandant aux deux pays de « resserrer les liens d’amitié » entre leurs deux peuples.

Diplomatie : la Chine et le Sénégal « dans le temps de l’action »

C’est ce que pense le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne. Il en fait la déclaration cet après-midi.

 

La République populaire de Chine et le Sénégal, dont la coopération s’inspire d’une « vision stratégique à long terme », sont engagés dans le temps de l’action », a déclaré jeudi à Dakar, le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne.

« La Chine et le Sénégal sont dans le temps de l’action, une action soutenue par une vision stratégique à long terme, fondée sur l’amitié, la solidarité, la confiance et le respect réciproque et l’esprit du partenariat mutuellement bénéfique », a-t-il dit.

« Voilà ce qui nous engage à toujours faire plus et mieux. Telle est la mission que nous assignent nos deux dirigeants lorsqu’ils ont décidé en septembre 2016 de hisser les relations entre nos deux pays au rang de partenariat global stratégique », a indiqué le chef du gouvernement sénégalais.

« Ensemble, nous devons poursuivre nos efforts concertés pour parvenir à nos fins communes », a-t-il ajouté à l’ouverture d’un symposium sino-africain portant sur « la pensée du président chinois Xi Jinping » relativement à la résolution de la pauvreté et au développement de la coopération sino-africaine.

Il s’est à cet égard réjoui de la recommandation du gouvernement central de la Chine pour l’établissement d’un partenariat entre le Sénégal et « la dynamique province de Sichuan ».

« Au demeurant, nous avons aussi commencé à accueillir des entreprises chinoises qui souhaitent au Sénégal délocaliser des activités industrielles », a signalé M. Dionne.

Il a conclu : « C’est une dynamique gagnante pour les deux pays amis, qui nous permet à terme d’offrir des emplois décents à des milliers de jeunes sénégalais et de les aider sortir de la pauvreté et à soutenir leurs familles ».

 

Sénégal : Khalifa Sall restera en prison

La CEDEAO avait rendu le 29 juin dernier, un arrêt estimant notamment que les droits de Khalifa Sall à un procès équitable avaient été violés en première instance.

 

Un tribunal de Dakar a décidé jeudi du maintien en détention du maire de Dakar Khalifa Sall, malgré l’arrêt de la cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), attestant du non-respect des droits de l’accusé.

«Il convient de rappeler que les décisions de la CEDEAO n’interfèrent pas dans les procédures nationales», a tranché le juge Demba Kandji pour justifier son rejet.

Le juge Kandji a estimé «disposer de suffisamment d’éléments d’appréciation pour poursuivre les audiences», précisant que « la Cour refuse de poursuivre les débats sur l’arrêt de la CEDEAO. Elle a vidé cet arrêt conformément aux lois en vigueur au Sénégal, rien ne l’y fera revenir».

La CEDEAO a rendu le 29 juin dernier, un arrêt estimant notamment que les droits de Khalifa Sall à un procès équitable avaient été violés en première instance.

Selon la défense, cet arrêt de la juridiction communautaire, saisie par Khalifa Sall, a conclu au caractère «arbitraire» de sa détention préventive, ainsi qu’à la violation de son droit à la présomption d’innocence et de son immunité parlementaire. Cette décision, assure la défense, s’impose à la justice sénégalaise et annule la condamnation.

De leur côté, les avocats de l’Etat sénégalais assurent que l’arrêt de la Cour de la CEDEAO «ne concerne pas le fond et ne remet nullement en cause l’autorité de la chose jugée», affirmant que la défense cherche ainsi à gagner du temps.

Maire de Dakar depuis 2009, dissident du Parti socialiste (PS) et de la majorité présidentielle, avec sept de ses collaborateurs, tous présents lundi à la barre, Khalifa Sall a été condamné en première instance, pour «escroquerie portant sur des fonds publics» et «faux en écriture», pour le détournement d’environ 2,5 millions d’euros prélevés entre 2011 et 2015 des caisses de la Ville de Dakar.

Chine/Sénégal : vers une nouvelle ère de partenariat

Selon l’Ambassadeur de Chine au Sénégal, la visite prochaine du Président Xi Jinping va accélérer l’arrivée d’une nouvelle ère de leur partenariat stratégique global.

 

Avec la prochaine visite d’Etat au Sénégal du président chinois Xi Jinping, prévue pour les 21 et 22 juillet, le partenariat stratégique global sino-sénégalais va entrer dans une nouvelle ère, profitant davantage aux deux peuples, assure l’ambassadeur de Chine au Sénégal, Zhang Xun, lors d’une interview récemment accordée à l’agence Xinhua.

Ces dernières années, le développement des relations bilatérales s’est accéléré pour déboucher sur des résultats concrets, note-t-il en relevant qu’une série de grands projets de coopération ont été menés à bien. Selon le diplomate, la visite de M. Xi va contribuer à réaliser plusieurs objectifs.

D’abord, avec cette visite historique, les relations politiques sino-sénégalaises seront plus solides, les deux pays se soutenant l’un l’autre plus fermement sur des questions d’intérêt fondamental, tandis que la confiance politique mutuelle bilatérale s’élèvera à un nouveau niveau.

Selon lui, l’initiative chinoise « la Ceinture et la Route » s’harmonisera bien avec le Projet Sénégal émergent (PSE), un projet ambitieux lancé par le président Macky Sall en 2014 visant à transformer son pays en un pays émergent en 2035. Dakar a exprimé à maintes reprises son espoir de participer à l’initiative chinoise afin que s’ouvrent sans cesse de nouvelles perspectives dans la coopération sino-sénégalaise et sino-africaine, rappelle M. Zhang.

Ensuite, la visite du président Xi dans ce pays d’Afrique de l’Ouest va contribuer au développement en profondeur des relations commerciales et économiques bilatérales. Jusqu’à la fin de l’année 2017, les investissements chinois au Sénégal ont représenté 320 millions de dollars. En 2017, la Chine a directement investi au Sénégal 110 millions de dollars, soit une hausse de 120% par rapport à l’année précédente.

Depuis 2015, les échanges commerciaux annuels entre les deux pays ont atteint environ 2 milliards de dollars, la Chine devenant le deuxième plus grand partenaire commercial du Sénégal et le plus grand marché à l’exportation de l’arachide sénégalaise. « Nous avons d’énormes potentialités à exploiter dans des domaines tels que l’énergie, le tourisme et l’aviation », précise l’ambassadeur.

Par ailleurs, le Sénégal apprécie grandement les deux visions chinoises qui sont « Etablir de nouvelles relations internationales » et « Construire une communauté de destin pour l’humanité », souligne M. Zhang, notant que le Sénégal s’efforce de servir d’exemple en matière de coopération sino-africaine.

Enfin, les deux pays partagent un large consensus sur des questions telles que la réduction de la pauvreté, la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU, le changement climatique et le maintien du libre-échange. Beijing s’attend à une coordination plus étroite avec Dakar sur les questions internationales en vue de préserver les intérêts globaux des pays en développement, de promouvoir le développement économique et social de l’Afrique et de préserver la paix et la stabilité sur le continent.

Le Sénégal est un grand pays influent dans la région, voire dans l’Afrique toute entière, assure l’ambassadeur. La Chine attache une grande importance au développement des relations sino-sénégalaises et la prochaine visite au Sénégal du président Xi Jinping en est la preuve, explique-t-il.

Le président Sall a confirmé sa participation au sommet du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA) prévu en septembre à Beijing, note Zhang Xun, ajoutant que ce rendez-vous donnera un nouvel élan à la construction de cette communauté de destin pour l’humanité et offrira de nouvelles opportunités à la coopération sino-africaine dans le cadre de l’initiative « la Ceinture et la Route ».

Sénégal : un cours sur la « sécurité et santé au travail » à l’école

Ce module sera intégré à l’apprentissage des filières de formation professionnelle dans le pays.

 

Le Sénégal compte ériger au rang de priorité l’intégration du volet « sécurité et santé au travail » dans les filières de formation professionnelle afin de réduire les accidents et maladies professionnelles qui coûtent au contribuable près de 88 milliards de francs par année, a indiqué mercredi le directeur général de la Caisse de sécurité sociale, Assane Soumaré.

« Cette formation permettra d’inculquer aux travailleurs les principes, les réflexes, et toute approche systémique permettant d’avoir les connaissances en matière de risques professionnels, et en terme de gestion des risques », a-t-il déclaré à l’issue d’une table-ronde dédiée au sujet.

Au total, 30385 d’accidents du travail dont 14560 touchant la tranche d’âge située entre 15 et 35 ans ont été dénombrés au Sénégal entre 2016 et 2017, a-t-on appris lors de cette rencontre organisée par la CSS.

« Il faut donc faire de la prévention dès la formation professionnelle et technique au lieu que cela soit fait dansles entreprises », a fait valoir Soumaré.

« La mise en œuvre de ce projet d’intégration de la formation sur la sécurité et la santé au travail permettra aux travailleurs d’affronter le monde du travail avec une bonne culture de la prévention des risques en entreprise », a de son côté réagi Alphonse Ahoua, secrétaire général de l’Interafricaine de la prévention des risques professionnels (IAPRP).

Il a ainsi félicité le Sénégal d’avoir accepté d’adhérer à ce programme régional de coopération technique visant l’intégration de la sécurité et de la santé au travail dans la formation professionnelle et technique.

Le Sénégal amontré son engagement à financer l’intégration de ce module de formation dans ses filières de formation professionnelle. Cela traduit son ambition de réduire les accidents du travail, a laissé entendre Abdou Fall, un membre du cabinet du ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat.

Sénégal : « accueil chaleureux » pour Xi Jinping

C’est la recommandation qu’a fait le President sénégalais Macky Sall, qui attend la visite de son homologue chinois à Dakar ce 21 juillet.

 

Le président de la République Macky Sall a présidé la cérémonie officielle d`ouverture de la Conférence nationale sur l’aménagement et l’attractivité du territoire (Cnaat). La rencontre s`est tenue au CICAD.

Dakar, Le président de la République, Macky Sall a souhaité mercredi qu’un ‘’ accueil chaleureux, à la dimension de l’amitié sino-sénégalaise’’, soit réservé au président Xi Jinping, a-t-on appris de source officielle.

S’exprimant en Conseil des ministres, le président Sall a demandé à ‘’ tous les services de l’Etat déjà engagés dans la préparation de cette visite, de veiller à sa parfaite organisation’’.

Macky Sall a magnifié ‘’ l’exemplarité des relations’’ sino-sénégalaise’, la ‘’ qualité remarquable de la coopération et des partenariats à travers plusieurs projets, programmes et initiatives réalisés, en cours et à venir’’.

Le président de la République populaire de Chine, Xi Jinpin est attendu au Sénégal samedi où il doit effectuer une visite d’Etat de 48 heures.

Pour le président Macky Sall, cette visite, la première en Afrique de l’Ouest du dirigeant chinois témoigne des liens privilégiés qui unissent Dakar et Pékin.

Affaire Khalifa Sall : le juge Demba Kandji rejette la demande de libération de la CEDEAO

Khalifa Sall a été condamné à 5 ans de prison pour escroquerie aux deniers publics dans l’affaire dite de la « caisse d’avance » de la mairie de Dakar.

 

La Cour de justice de la CEDEAO ne peut être considérée comme ’’une Cour d’appel fédérale’’, a fait valoir le juge Demba Kandji, rejetant la « demande de liberté d’office » du maire de Dakar, Khalifa Sall, mercredi, à l’entame de l’audience de reprise du procès en appel de l’édile de la capitale sénégalaise, condamné à 5 ans de prison pour escroquerie aux deniers publics.

Le magistrat, président de la Cour d’appel de Dakar, a rejeté en bloc cette demande de liberté en même temps que la demande de nullité de la procédure visant Khalifa Sall, ainsi que les exceptions de nullité.

La Cour de justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), saisie par les avocats de Khalifa Sall, avait estimé dans son arrêt portant sur cette affaire que les droits de l’édile de Dakar à un procès équitable, à la présomption d’innocence et à l’assistance d’un conseil lors de la procédure avaient été violés.

Ses conseils ont en conséquence demandé il y a une semaine sa mise en liberté, se fondant notamment sur l’argumentaire de la juridiction communautaire, une requête rejetée par le juge d’appel.

Le tribunal dit reconnaître « le caractère obligatoire et exécutoire des arrêts de la Cour communautaire au Sénégal », mais souligne que la Cour d’appel de Dakar considère que « la Cour de justice de la CEDEAO ne peut se substituer aux juridictions nationales », puisqu’elle « n’est pas une Cour d’appel fédérale ».

« Le juge s’est arrogé des compétences qu’il n’a pas en refusant la liberté provisoire au maire de Dakar », a réagi Me Ciré Clédor Ly, du pool d’avocats de l’édile de Dakar, estimant que ce faisant, l’Etat du Sénégal « a ainsi rompu les amarres avec la justice internationale et l’Etat de droit ».

« Ce rejet ne nous surprend pas. L’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO ne dit pas de libérer Khalifa Sall encore moins d’arrêter la procédure », a pour sa part indiqué l’un des avocats de l’Etat, Me Baboucar Cissé.

Il affirme que la Cour de justice de la CEDEAO « demande seulement à l’Etat du Sénégal de payer 35 millions » de FCFA à Khalifa Sall et compagnie.

Khalifa Sall a été condamné en mars dernier à 5 ans de prison pour 5 ans de prison pour escroquerie aux deniers publics dans l’affaire dite de la « caisse d’avance » de la mairie de Dakar.

 

Sénégal : 114 lauréats au Concours général 2018

On note ne baisse comparé à l’année dernier qui avait enregistré 148 admis.

 

L’édition 2018 du Concours général a noté 2179 candidats, dont 1284 en classe de Première avec 780 filles et 504 garçons et 895 en classe de Terminale, avec 465 filles et 430 garçons. Soit une baisse de 844 par rapport à l’année dernière, dont le nombre de candidats était de 3023. C’est ce qu’a fait savoir le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam qui faisait face aux journalistes ce mardi 17 juillet 2018 pour révéler le nom des lauréats.

Il ajoute qu’au total, malgré la suppression des 3ème, 4ème, 5ème, 6ème et 7ème accessits et l’introduction d’un 3ème prix, le concours a enregistré 114 distinctions contre 148 en 2017 dont 27 accessits du 3ème au 7ème. Et ces 114 distinctions sont composées de 63 prix et 51 accessits. Il s’agit notamment, de 66 en classe de Première (37 prix et 29 accessits) et 48 en Terminale (26 prix et 22 accessits), de 61 pour les filles et 53 pour les garçons, de 75 pour les établissements publics et 39 pour les établissements privés et enfin, de 34 pour les établissements publics d’excellence recrutant sur concours national et 80 pour les autres. Il précise que ces 114 distinctions sont décernées à 101 lauréats dont 55 filles et 46 garçons.

L’édition de cette année a aussi permis à Serigne Mbaye Thiam de constater que «d’excellents élèves fréquentent nos établissements». Parce que, soutient-il, dans plusieurs disciplines, des candidats ont obtenu des notes supérieures ou égales à 16/20, notamment en Mathématiques, en Sciences physiques et en Sciences de la Vie et de la Terre (SVT).

Si depuis trois ans, aucun élève n’avait obtenu une distinction en Philosophie, on note cette année l’attribution du 1er prix et du 2ème accessit de Philosophie au concours général.

Le ministre de l’éducation nationale estime que, même si le classement entre les établissements est désormais supprimé, «il est néanmoins utile de relever la percée fulgurante des élèves du Lycée scientifique d’excellence de Diourbel qui participent pour la première fois audit concours, donc uniquement pour les classes de Première, et qui ont récolté une bonne moisson de distinctions, avec des performances remarquables dans les disciplines scientifiques». S’y ajoute que des élèves des séries scientifiques et particulièrement ceux de la série S1, ont encore, cette année, remporté la plupart des distinctions, y compris dans les disciplines généralement dédiées aux séries littéraires comme la philosophie, le français, l’allemand, l’anglais, l’histoire, la géographie, aussi bien en première qu’en terminale.

Serigne Mbaye Thiam a également fait savoir que, cette année, les élèves ont composé pour la première fois, en sciences physiques et en sciences de la vie et de la terre pour les classes de Première. Et pour les classes de terminale, le français et l’analyse de fabrication ont été introduits.

Au total, les épreuves portent sur 17 disciplines en classe de Première et 15 en classe de Terminale. Il s’agit, pour les classes de Première, du latin, grec, français, histoire, géographie, mathématiques, anglais, allemand, espagnol, russe, portugais, arabe, italien, citoyenneté et droits de l’homme, sciences physiques, science de la vie et de la terre, éducation physique et sportive. Et pour les Terminales, de la philosophie, du français, de l’histoire-géographie, des mathématiques, des sciences physiques, des sciences de la vie et de la terre, des études islamiques, de l’économie générale, de la construction mécanique, de l’analyse de fabrication, de l’électronique-électrotechnique, des techniques comptables, de la citoyenneté et des droits de l’homme, de l’éducation physique et sportive.

Et pour être présenté comme candidat au Concours général, l’élève doit avoir une moyenne générale semestrielle au moins égale à 12/20 et une moyenne de 14/20 au moins dans la discipline choisie.

Pour l’édition de cette année, le ministre a souligné que, conformément à l’arrêté n° 003735 du 20 février 2018 qui a réformé le Concours général, les seuils d’attribution des différentes distinctions s’établissent comme suit : 1er prix : note requise supérieure ou égale à 16/20, 2ème prix : note requise supérieure ou égale à 15/20 et 3ème prix : note requise supérieure ou égale à 14/20. Pour les accessits, le 1er doit avoir une note requise supérieure ou égale à 13/20 et le 2ème, une note requise supérieure ou égale à 12/20.