Exploitation du pétrole et du gaz: Horizon Sans frontières tire la sonnette d’alarme

Dans ce contexte de concertation sur les futures recettes du pétrole et du gaz au Sénégal, Horizon sans frontières met l’Etat en garde sur toutes les conséquences politiques, sociales et environnementales de l’exploitation.

Le pétrole est une source de conflits dans plusieurs pays. Horizon Sans Frontières, conscient du danger, a tenu à alerter le Sénégal à un moment où il est question de concertation sur l’utilisation des ressources issues de l’exploitation du pétrole et du gaz. S’agissant du pétrole, on parle d’une réserve estimée à plus de 2.5 Milliards de barils, avec une fréquence de production de plus de 100 000 à 120 000 barils. Le gaz lui est évalué à 540 M3. Cette nouvelle donne économique, a souligné le Président d’Horizon Sans Frontières dans un communiqué parvenu hier à EnQuête, fera du Sénégal un pôle attractif de migration, de mixité et une cible des prédateurs économiques avec beaucoup de risques. Il s’agit pour le pays, a dit Boubacar Sèye, de tirer la sonnette d’alarme en évaluant ces risques pour la mise en place de stratégies de prévention et de gestion de ces risques.

Selon M. Sèye, depuis la seconde guerre mondiale, le pétrole est l’épicentre des questions géopolitiques et géoéconomiques mondiales. ‘’Des études sociographiques ont montré le lien causal des conséquences néfastes de sa mauvaise exploitation avec la pauvreté, les conflits, les changements climatiques entre autres. Dans les pays producteurs, le pétrole appauvrit les populations. Les déversements d’hydrocarbures dus à la corrosion des oléoducs, les émissions de dioxyde de carbone (C02) des torchères de Gaz ont des effets néfastes sur les terres agricoles. Ils rendent les sols moins fertiles et font baisser leur productivité’’, a-t-il soutenu.

A en croire le communiqué, l’exploitation du pétrole détruit les sources de subsistance des populations et constitue une menace pour la biodiversité et les écosystèmes. C’est pourquoi Horizon Sans Frontieres invite le Sénégal à développer des technologies de recherche appliquée dans le domaine de ces hydrocarbures et à réserver l’exclusivité de la priorité aux entreprises nationales. ‘’Il faut développer le culte du patriotisme économique et fermer la porte aux prédateurs. Cette manne d’hydrocarbure peut être une lueur d’espoir, un moyen de lutter contre l’extrême pauvreté et le chômage endémique et structurel des jeunes, facteurs de propension à l’émigration clandestine.

A condition qu’elle soit gérée par des Sénégalais eux-mêmes et dans le but de l’intérêt de la nation et du peuple sénégalais.’’ Cependant, a conseillé M. Sèye, il faudra un sursaut national contre la corruption, l’incurie des pouvoirs publics et la gestion clanique, clientéliste et partisane qui minent la société sénégalaise. De nombreux pays en Afrique, indique le communiqué, souffrent de déficit en matière de gouvernance économique et politique qui profite aux compagnies pétrolières lors de négociations.

Des chefs de service de saint-louis offrent un don aux personnes handicapées

L’Association des chefs de service de la région de Saint-Louis (nord) a offert mardi des denrées alimentaires à une soixantaine de handicapés, de lépreux et d’albinos, a constaté l’APS.

Le don comprenant du riz, du sucre, de l’huile et de l’argent a été remis aux bénéficiaires par Amadou Diop, l’adjoint du gouverneur de Saint-Louis, chargé des affaires administratives de la région.

M. Diop a salué la solidarité dont ont fait preuve les membres de l’Association des chefs de service de Saint-Louis envers les bénéficiaires du don.

Cette œuvre de bienfaisance est une tradition chez les responsables des services décentralisés de l’Etat, dont bénéficiaient les personnes malades, à l’occasion du ramadan, selon Amadou Diop.

Cette année, les donateurs ont préféré donner la priorité aux handicapés, aux albinos et aux lépreux, a-t-il dit, plaidant pour « une véritable inclusion sociale des couches vulnérables ».

M. Diop dit souhaiter une application effective de la loi d’orientation sociale en faveur des personnes vivant avec un handicap.

Le secteur privé national invité à participer à l’exploitation pétrogazière

Diamniadio, Le secteur privé national est appelé à « participer pleinement » au processus d’exploitation des ressources pétro gazières, à l’exclusion de la partie concernant les revenus, a indiqué, mardi, à Dakar, le chef de l’Etat Macky Sall.

« Dans toutes les activités, il doit y avoir une présence nationale du secteur privé sauf pour la partie concernant les revenus », a-t-il dit lors de la concertation nationale sur la gestion des recettes attendues de l’exploitation du pétrole et du gaz au Sénégal.

Ces revenus appartiennent au pays et à la société PETROSEN, patrimoine de l’Etat du Sénégal « à 100% », a dit le président de la République au cours de cette rencontre dont il présidait les travaux au Centre de conférence Abdou Diouf de Daimniadio (CCAD).

« Il y a beaucoup de services dans les activités pétrolières. Les compétences ne sont pas que techniques », a souligné le président Sall.

Selon lui, la gestion de l’exploitation pétrogazière requiert « une multitude de compétences », afin que le pays puisse tirer le meilleur profit de ces ressources.

« Le premier objectif est de faire en sorte que l’énergie produite au Sénégal, l’électricité en particulier, soit une électricité moins chère, compétitive pour les ménages pour les entreprises », a relevé Macky Sall.

Il y a aussi que l’exploitation pétrogazière doit se faire « dans un environnement sain pour respecter les objectifs du développement durable (ODD)’’ des Nations unies, a-t-il ajouté.

A ses yeux, « rien ne peut être fait sans un respect de l’environnement et des écosystèmes marins qui entourent ces ressources pétroliers et gazières ».

Le président de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (CNES), Mansour Kamara, réagissant aux propos du chef de l’Etat, a répondu favorablement à cet appel en direction du secteur privé.

« Nous nous inscrivons dans cette dynamique de pacification et nous y sommes pour le devenir de notre pays aspirant à l’émergence’’, a déclaré le président de la CNES.

Les Lions débarquent à Kaluga «avec beaucoup de fierté»(Sélectionneur National)

Les Lions du football sont arrivés ce mardi à Kaluga, leur camp de base pour la Coupe du monde Russie 2018, avec l’ambition de représenter le Sénégal « avec beaucoup de plaisir et de fierté » lors de cette compétition prévue du 14 juin au 15 juillet, a dit son sélectionneur Aliou Cissé.

« Nous venons ici avec beaucoup de plaisir et de fierté pour représenter notre pays et essayer de faire le maximum », a déclaré le technicien dans une adresse à la presse dont les représentants qui a bravé la pluie pour assister à cette arrivée.

Le Sénégal, logé dans la poule H du Mondial avec la Pologne, la Colombie et le Japon, a établi son camp de base à Kaluga, ville située à moins de 200 km de Moscou, la capitale russe.

Les Lions disputeront leur premier match le 19 juin prochain contre la Pologne au Spartak stadium de Moscou.

Aliou Cissé, évoquant l’état d’esprit de son groupe, Aliou Cissé a parlé de « sentiment de fierté » et de « plaisir ».

« Pour un entraîneur, le plus important est de coacher une équipe à une Coupe du monde, pour les joueurs aussi participer à une coupe du monde est très important », a insisté Aliou Cissé.

Le sélectionneur national a dit avoir ressenti « la même chose qu’il y a 16 ans », allusion à la première participation du Sénégal à un Mondial, celui de 2002 co-organisé par le Japon et la Corée du Sud et à l’occasion duquel il était le capitaine de l’équipe sénégalaise.

« Je ressens beaucoup de fierté. Il y a 17 ans, on arrivait sur le tarmac de Tokyo, aujourd’hui c’est sur le tarmac de Kalouga que nous atterrissons. J’en avais rêvé et j’imaginais le faire un jour en tant que coach et c’est beaucoup de plaisir », a-t-il ajouté.

L’équipe du Sénégal est arrivée en Russie après avoir bouclé la deuxième phase de sa préparation à Vittel (France), un stage ponctué par trois matchs de préparation contre respectivement le Luxembourg (0-0), la Croatie (1-2) et la Corée du Sud (2-0).

Le trio Etats-Unis/Canada/Mexique organisera la Coupe du monde 2026

Le trio Etats-Unis/Canada/Mexique a été désigné par les fédérations membres de la Fifa, avec 134 voix contre 65 pour son concurrent le Maroc, pour accueillir la Coupe du monde 2026, à l’issue du Congrès organisé mercredi à Moscou, à la veille de l’ouverture du Mondial-2018.

Le ticket nord-américain, qui avait promis durant sa campagne d’organiser « la Coupe du monde la plus lucrative de l’histoire », sera chargé d’accueillir la première Coupe du monde à 48 équipes. Pour le Maroc, il s’agit de son cinquième échec, après les revers de 1994, 1998, 2006 et 2010.

Présidentielle 2019 : les prix de la caution revus à la baisse

Les Sénégalais sont convoqués aux urnes le 24 février prochain pour élire leur président de la République.

Selon nos informations, le président de la République sénégalais Macky Sall a décidé de revoir à la baisse la caution pour la présidentielle.

Et il faut dire que la baisse n’a pas été des moindres. En effet, elle la caution passe de 65 à 30 millions.

Pour les élections législatives, elle est fixée à 15 millions. Alors que pour ce qui concerne les élections locales, la caution passe de 10 à 5 millions francs Cfa, signale Walfadjri, qui donne la nouvelle.

Cette décision intervient une semaine après le retrait du projet de loi portant modification du Code électoral en vue de l’instauration du parrainage. Lequel, sera soumise aujourd’hui à l’Assemblée nationale, informe la source.

Mais il faut dire que cette décision du président qui dit-on entre dans le cadre du renforcement de la démocratie sénégalaise, cache mal un autre problème dans ce processus électoral : Le parrainage des candidats, taxé de loi antidémocratique par l’ opposition sénégalaise .

 

Parrainage: le code électoral sera examiné lundi prochain

Les députés sont convoqués en séance plénière lundi à 10h pour examiner le projet de loi portant révision du Code électoral

Le ministre de l’Intérieur défendra ce projet de loi qui va intégrer le système du parrainage citoyen acté par la révision constitutionnelle du 19 avril 2018.

Après avoir reçu la commission ad hoc sur les modalités d’application du système du parrainage, le chef de l’Etat a décidé, lundi, de saisir l’Assemblée en urgence pour la modification du Code électoral.

En Conseil des ministres, Macky Sall avait demandé au gouvernement « de prendre les dispositions requises pour l’examen, dans les meilleurs délais, par l’Assemblée nationale, du projet de loi portant révision du Code électoral » adopté à l’issue de la réunion hebdomadaire du gouvernement.

Le gouvernement avait retiré le premier projet de loi portant révision du Code électoral déposé à l’Assemblée nationale, depuis le 28 mars 2018. Il attendait les conclusions de la Commission ad hoc sur les modalités d’application du système du parrainage.

La loi votée le 19 avril impose aux candidats à la prochaine présidentielle un parrainage de 0,8% du corps électoral.

 

Le film « Ebola, le Sénégal : un cas » sera lancé le 22 juin

Le caméraman et réalisateur sénégalais Adama Cissé sort le 22 juin prochain, un film intitulé « Ebola, le Sénégal : un cas ».

« L’Afrique de l’Ouest a connu la pire épidémie du virus à Ebola de son histoire avec des milliers de victimes« , explique le réalisateur, actuellement en poste au Service national de l’éducation de l’information pour la santé (SNEIPS).  « Ebola, le Sénégal : un cas » sera officiellement lancé ce 22 juin au CICES, par le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr.

Le Sénégal a enregistré un seul cas d’Ebola, introduit en août 2014 par un jeune étudiant guinéen qui avait réussi à entrer dans le territoire sénégalais avant la fermeture des frontières le 21 août.

Soigné à l’hôpital Fann de Dakar, il avait été déclaré guéri quelques jours plus tard, par le ministère de la Santé au grand soulagement des autorités qui craignaient une propagation de la maladie qui a fait des milliers de victimes en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia.  Le communiqué souligne que « la réaction précoce des autorités sénégalaises dès le début de l’épidémie en Guinée, a permis de former le personnel de santé et la mise en place d’outils d’alerte pour faire face à la maladie« . Le film retrace toutes les péripéties « du seul cas de la maladie à virus Ebola enregistré au Sénégal ».

Malgré le manque de moyens, les autorités sanitaires ont pu faire face à la situation pour empêcher la propagation de la maladie, même si beaucoup de failles ont été notées dans la prise en charge, rappelle le communiqué.

 

Près de 84 mille milliards de francs CFA attendus du gaz et du pétrole

L’exploitation des deux gisements SNE et Grand tortue va apporter des revenus totaux de plus de 150 milliards de dollar US selon le DG de PETROSEN.

Cette exploitation va générer également des dépenses de près de 60 milliards de dollar US (33000 milliards de Francs CFA).

Faisant une présentation lors de la concertation nationale sur la gestion des recettes issues de l’exploitation du pétrole et du gaz, M.Faye a indiqué que la part de l’Etat du Sénégal représente 52 à 66% des profits.

Selon le DG de PETROSEN, les revenus de l’Etat se chiffrent à plus de 30 milliards de dollar US (soit 16.000 milliards de francs CFA) pendant une trentaine d’années.

Depuis 2014, des découvertes de gaz de classe mondiale ont été faites dans les profondeurs offshores, au nord de la péninsule de Dakar.

Il s’agit de Grand tortue, 20 Tcf (560 milliards de mètres cubes), Teranga 5Tcf (140 milliards de mètres cubes) et Yakaar 15 Tcf (420 milliards mètres cubes).  Le développement et l’exploitation de ces découvertes vont commencer avec le champ Grand tortue.  Le gisement de Grand tortue est à cheval sur la frontière entre le Sénégal et la Mauritanie. Les deux pays ont signé en février un Accord de coopération internationale.

Les deux sociétés nationales du Sénégal et de la Mauritanie et BP et Kosmos ont commencé les études pour le développement du champ.

Le développement de Grand tortue nécessite un investissement total de 16, 289 milliards de dollars US, dont 10% pour la participation de PETROSEN soit 1,629 milliards dollar US. Pour le pétrole, depuis 2014 quatre découvertes ont été faites dans le bloc Sangomar profond.

La découverte SNE-1 a été entièrement évaluée avec des réserves entre 346 et 998 millions de barils pétrole. Le développement du champ SNE nécessite un investissement global de 5,83 milliards de dollar US, pour la mise en œuvre des trois phases. La participation de PETROSEN est de 18%, soit un montant de 1,05 milliard de dollar US .

 

Projet aurifère Massawa : bientôt une décision pour son exploitation

L’évaluation du projet se poursuit actuellement afin de déterminer sa rentabilité a indiqué son Directeur exécutif lors d’une conférence de presse

La société minière Randgold a annoncé lundi 11 Juin, à Dakar se donner jusqu’à fin 2018 pour prendre une décision définitive concernant l’exploitation et le développement du projet aurifère Massawa, situé dans la région de Kédougou (sud-est). « D’ici la fin du mois de juillet, on va mettre à jour l’évaluation du projet. Nous allons continuer les sondages pour évaluer la rentabilité du projet. Nous espérons prendre une décision avant la fin de l’année » 2018, a indiqué son directeur exécutif Mark Bristow.

M. Bristow, en visite d’inspection au Sénégal, a aminé une conférence de presse pour faire le point sur l’évolution de ce projet « très complexe ». « On va sous peu voir le but du tunnel« , a-t-il cependant indiqué.

Dans cette perspective, un processus de consultation publique « va débuter en juillet et le projet d’étude et d’impact environnemental et social sera soumis au cours de la même période’’, a annoncé le directeur de Randgold au Sénégal, Mohamed David Mbaye.

« Aucun gramme d’or n’est encore sorti de terre, mais nous sommes à 64 milliards de francs CFA de dépenses« , a affirmé M. Mbaye.

Avant la décision de développer le projet, a-t-il dit, « Randgold a déjà commencé à investir dans les projets locaux communautaires en mettant l’accent sur l’amélioration des infrastructures d’éducation, de santé et d’eau potable (…) ».

S’y ajoute que  » 70% des travailleurs du projet ont été recrutés dans les villages environnants« , lesquels ont bénéficié d’investissements de l’ordre de « 235 millions de francs CFA depuis 2010« , selon le directeur de Randgold au Sénégal.

Il a dit que la société minière avait ainsi décidé de « donner cinq millions de francs CFA au village d’enfants SOS, 7,5 millions de francs CFA à l’hôpital Albert Royer et cinq millions de francs CFA à l’association des handicapés de Dakar ».  Les chèques ont été remis à ces différentes structures, a assuré M. Mbaye.

La société Randgold, présente au Sénégal depuis 1995, dispose de trois permis d’exploitation (Kanoumba, Dalema, Bambadji) sur une superficie de 1066 Km2, sans compter la mine d’or de Massawa.