Gestion des épidémies : Le Sénégal se dote d’un camion laboratoire mobile

L’Institut Pasteur de Dakar a acquis,  un camion laboratoire mobile, qui va aider à mieux gérer les épidémies, surtout dans les zones enclavées

Dr Amadou Sall, directeur de l’Institut Pasteur de Dakar, a réceptionné, le 25 mai 2018, le premier camion laboratoire mobile mondial. Ce dernier est offert par la fondation belge Praesens. Le Sénégal est ainsi le premier pays au monde qui va expérimenter cet équipement. Il est décrit comme un véritable laboratoire. D’après le Dr Amadou Sall, il est compact, sûr et confortable. « Il est entièrement équipé et facile à déployer. Il réunit toutes les conditions pour effectuer des diagnostics et autres tests demandant de la précision dans un environnement qui permet de communiquer des données et des résultats en temps réel », a-t-il expliqué, ajoutant que le camion est équipé pour traiter les pathogènes jusqu’au niveau IV. En plus, il intègre des technologies modernes avancées et émergentes. Il a cité comme exemple, les technologies moléculaires, les tests pathogènes multiplex et les applications.

Le camion laboratoire mobile est présenté comme un outil efficace dans la riposte contre les épidémies telles que les maladies à virus (Ebola, Zika et dengue). Dr Sall a indiqué que le camion mobile réunit toute la puissance d’un laboratoire traditionnel dans un véhicule agile qui permet de détecter la menace et prendre rapidement des décisions médicales. Il dispose également d’un large éventail de pathogènes capables de détecter à travers n’importe quel type d’échantillon clinique. Le camion permettra d’éviter le transport des échantillons cliniques infectieux vers des laboratoires centralisés, ce qui réduira considérablement le temps que l’on met pour connaître un résultat. « Le camion laboratoire mobile est un outil idéal pour les activités de surveillance des maladies. Il devrait contribuer à accroître la vitesse de réaction lors des épidémies et aider à mieux contrôler les risques », lit-on dans un document remis à la presse.

Par conséquent, il renforce les systèmes de santé face aux urgences et contribue, de manière significative, à la sécurité sanitaire humaine. Selon le Dr Sall, le camion laboratoire mobile est fait pour révolutionner la gestion des épidémies dans les zones isolées grâce à un accès rapide et innovant aux tests de diagnostic moléculaires accélérés. Avant sa mise en circulation officielle, le camion a été testé dans les localités de Louga, Saint-Louis, Kédougou, Barkédj, Linguère, Dahra, Sokone. Le président de la fondation Praesens, Dr Rudi Pauwels, était heureux de remettre les clés du camion à son collègue sénégalais, Dr Amadou Sall qui a promis de mettre des moyens pour que le camion soit bien entretenu. Les deux chercheurs belge et sénégalais ont pris part au symposium sur le thème : « Solutions communautaires pour une meilleure sécurité sanitaire mondiale » qui a eu lieu au Phare des Mamelles devant un parterre de scientifiques.

Le Sénégal veut mettre un terme à la faim à l’horizon 2030

Cette initiative du gouvernement s’inscrit sans la poursuite des objectifs du développement durable II.

Le gouvernement sénégalais se fixe des objectifs en matière de sécurité alimentaire dans le pays. Il s’agit d’éradiquer de façon définitive la faim su tout le territoire national d’ici 2030. La stratégie élaborée par l’Etat et qui sera mis  en place à partir de janvier 2019, est la mise en place d’un système de protection sociale et d’un programme de résilience, pour les enfants et les personnes les plus vulnérables. Une résolution que certains à l’instar de la représentante du PAM au Sénégal, Lena Savelli saluent déjà. « Je suis convaincue que l’insécurité alimentaire peut être éradiqué au Sénégal », t-elle. Ce programme ainsi défini aura une durée de cinq ans. Il portera sur des secteurs très précis donc l’élevage, la pêche et l’agriculture

La crise alimentaire au Sénégal touche particulièrement quatre départements, qui représentent les zones à risque dans le pays. Selon Ndioro Ndiaye, ministre conseiller à la présidence. Il s’agit du département de Matam, de Kanel, de Ranerou et de Podor. Face à cette menace le gouvernement, le programme alimentaire mondial et le Programme des Nations Unis pour le développement, (PNUD) scellent une alliance en vue de promouvoir l’agriculture durable. Un moyen sûr de sauver des vies et de prendre en charge les personnes les plus vulnérables.

Sous ce rapport, le comité scientifique, sous l’égide de Ndiora Ndiaye préconise de doubler, voire multiplier la production agricole, de transformer la structure de l’industrie agro-alimentaire, et de mettre fin d’ici 2030 les diverses formes de malnutrition notamment chez les personnes vulnérables.

Une croissance agricole durable et inclusive est indispensable pour atteindre l’objectif d’éradiquer la faim. A cela s’ajoute la mise en œuvre de politiques nationales et de plans ambitieux sur la résilience, la faim et la malnutrition. Mais également des mesures de stabilisation des prix et une intervention sociale, recommande Priya Gajraj, représentant résident du Pnud.

 

Macky Sall accusé d’avoir « insulté la mémoire des tirailleurs »

Le chef de l’Etat a affirmé que, sous la colonisation française, les régiments de soldats sénégalais « avaient droit à des desserts ».

Une petite phrase du président sénégalais, Macky Sall, selon lequel les tirailleurs sénégalais « avaient droit à des desserts » pendant la colonisation française, a suscité, le 28 mai, l’hostilité d’une partie de la presse locale, qui l’accuse d’avoir commis une bourde, voire d’avoir fait preuve de « révisionnisme ».

« Les régiments des tirailleurs sénégalais, quand ils étaient dans les casernes, avaient droit à des desserts pendant que d’autres Africains n’en avaient pas », a lancé Macky Sall, samedi, lors de la présentation d’un livre reprenant certains de ses discours, à moins d’un an de la présidentielle de février 2019.

Probable candidat à un second mandat, Macky Sall, élu en 2012, évoquait à cette occasion la « relation particulière » du Sénégal, indépendant depuis 1960, avec son ancienne métropole. « C’est vrai, ils (les Français) nous ont colonisés. Il y a eu une décolonisation pacifique, mais ils ont toujours respecté les Sénégalais », a-t-il déclaré.

Une « faute impardonnable »

Reprise sur les réseaux sociaux pendant le week-end, la sortie du président a été critiquée lundi dans la presse locale.

« Macky Sall insulte la mémoire des tirailleurs sénégalais », a titré le site d’informations Seneplus. « Penser qu’il y a du bon dans la colonisation, qui a été, sans aucun doute, le plus grand génocide, avec un braquage froid et planifié de nos ressources et un piétinement de nos cultures, est une faute impardonnable pour un leader africain », ajoute le site d’informations.

Le journal Le Quotidien évoque de son côté le « révisionnisme » du dirigeant sénégalais, estimant qu’il faudrait « demander des comptes à Macky Sall, qui a trouvé des bénéfices à la colonisation ».

La présidence sénégalaise, contactée lundi par l’AFP, n’a pas souhaité faire de commentaire. Le chef de son service communication, le ministre Al-Hadji Kassé, a affirmé sur TV5 qu’il s’agissait d’une « boutade » et exclu toute « intention de faire l’éloge de quelque épisode colonial que ce soit ».

La question coloniale reste sensible au Sénégal, tête de pont de la colonisation française en Afrique subsaharienne. L’inauguration d’une « place de l’Europe » sur l’île de Gorée, symbole de la traite négrière au large de Dakar, a suscité il y a quelques semaines une levée de boucliers d’associations, qui ont réclamé qu’elle soit rebaptisée.

 

Sénégal: Macky Sall augmente les bourses des étudiants

Le président sénégalais Macky Sall a annonçé une augmentation des bourses et une baisse du prix des repas dans les universités publiques du pays, en faveur des étudiants, en grève depuis la mort d’un des leurs au cours d’affrontements avec la gendarmerie le 15 mai, a-t-on appris mardi.

Deux semaines après la mort de Mouhamadou Fallou Sène, un étudiant de 25 ans tué par balle sur le campus de l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis (nord), Macky Sall a reçu lundi soir au palais présidentiel des représentants de la Coordination nationale des étudiants.

Les « demi-bourses » mensuelles passeront de 18.000 à 20.000 francs CFA (de 27,4 euros à 30,4 euros) et les « bourses entières » de 36.000 à 40.000 FCFA (54,8 euros à 60,9 euros), a ensuite annoncé la présidence.

Le chef de l’Etat, dont la candidature pour un second mandat à la présidentielle de février 2019 est probable, a aussi « réitéré » son instruction « fixant les délais de paiement au plus tard le 5 de chaque mois », alors que les récents événements ont été déclenchés par des protestations contre les retards de paiement des bourses.

Le prix du petit-déjeuner dans les restaurants universitaires va par ailleurs passer de 75 FCF (10 centimes d’euros) à 50 FCFA (7 centimes) et celui du déjeuner et du dîner de 150 FCFA (22 centimes) à 100 FCFA (15 centimes), selon la présidence, qui a annoncé d’autres mesures dans le domaine de la santé, du transport et de l’hébergement.

La reprise des cours reste toutefois incertaine, les mouvements étudiants, dont certains réclament la démission de plusieurs ministres, paraissant divisés.

A Saint-Louis, les étudiants, qui ont boycotté la rencontre avec Macky Sall, maintenaient leur mot d’ordre de grève, selon un correspondant de l’AFP.

En revanche, des étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, le plus grand des établissements universitaires du pays, ont appelé à un retour à la normale dès mardi.

Depuis la mort de Mouhamadou Fallou Sène, des manifestations, dont certaines émaillées de heurts, ont rassemblé des milliers d’étudiants à Dakar et Saint-Louis, mais aussi à Ziguinchor (sud), Thiès (ouest) et Bambey (centre).

La mort de ce jeune père d’un enfant a suscité une vague d’émotion au Sénégal, où les deux derniers cas d’étudiants dans des confrontations avec les forces de l’ordre remontaient à 2001 et 2014, et mis en lumière les difficiles conditions de vie des étudiants.

Le Sénégal produit plus de 1 200 MW d’électricité (Macky Sall)

Grâce à sa politique de diversification des sources énergétiques, le Sénégal dispose désormais d’une capacité de production de plus 1 200 MW, a annoncé vendredi à Dakar, le président Macky Sall.

« En cinq ans d’effort, nous avons pu multiplier par deux les capacités existantes depuis notre indépendance jusqu’en 2012 où nous étions à 500 et quelques mégas watt dont, 415 productibles. Au moment où je vous parle, nous avons dépassé le millier de MW, plus précisément à plus de 1 200 MW d’énergie électrique », a affirmé le chef de l’Etat sénégalais.

Il s’exprimait lors de la présentation du tome 1 de sa quadrilogie portant sur sa vision de la gouvernance.

Poursuivant, le chef de l’Etat sénégalais a dit que ce résultat en production énergétique résulte d’une vision de diversification des sources qui a permis d’atteindre une capacité de production d’énergie solaire de près de 200 MW en un an et demi.

Macky Sall a expliqué que ces résultat sont le fruit du « choix judicieux du renforcement de notre option fondamentale sur les partenariats publics-privés » qui ont permis de résorber le gap et d’avoir des réserves et même aujourd’hui « de donner un peu d’électricité à la Gambie. »

Cette disponibilité énergétique a permis, selon le président Macky Sall, de faire de l’économie sénégalaise l’une des plus dynamiques en Afrique avec une croissance soutenue qui est passée de 5% entre 2015 et 2016 pour atteindre 7,2% en 2017, soulignant que tous les secteurs participent à ce dynamisme grâce à la « mise en œuvre des axes stratégiques du Plan Sénégal émergent (PSE) qui a permis une transformation structurelle de l’économie. »

« Nous voulons écrire notre propre histoire » (Cheikhou Kouyaté)

L’objectif principal des joueurs de l’équipe nationale du Sénégal de football à la prochaine coupe de football prévue en Russie, du 14 juin au 16 juillet 2018, c’est d’écrire leur propre histoire et de faire en sorte que les Sénégalais soient fiers de leur prestation, a indiqué mardi leur capitaine, Cheikhou Kouyaté.

’’Notre objectif principal, c’est de faire en sorte que tout le monde soit fier de nous. Pour cela, il nous faut travailler dur et de croire en nous, afin d’écrire notre propre histoire’’, a notamment déclaré Cheikhou Kouyaté au terme de leur premier galop d’entrainement à Saly-Portudal (Mbour, ouest) où une séance de décrassage leur a été servie.

Le public était venu très nombreux pour leurs joueurs, au niveau des installations de l’Institut Diambars.

Pour le premier jour de leur regroupement dont la première partie se passe sur la Petite Côte, seuls sept jours ont répondu présents. Il s’agit de Cheikh Ndoye, Salif Sané, Mame Birame Diouf, Alfred Ndiaye, Pape Alioune Ndiaye, Idrissa Gana Guèye et Cheikhou Kouyaté

« Le moral est bon et là, on est en train d’attendre le reste du groupe. Depuis une semaine on n’a rien fait mais aujourd’hui on a démarré la mise en jour, parce qu’il faut bien se préparer. D’ici deux jours tout le monde sera là », a dit Kouyaté, selon qui la longueur des différents championnats auxquels ses coéquipiers et lui évoluent n’a aucun impact sur leur forme actuelle.

« On ne sent pas la fatigue mais, même si on va à la Coupe du monde avec un seul pied, on a tous les moyens pour être en forme avant notre premier match. Parce que le mondial, c’est une compétition qui a lieu tous les quatre ans et ce n’est pas donné à tout le monde d’y prendre part. Puisqu’on a la chance d’y participer, on va bien se préparer pour faire plaisir au peuple sénégalais », a-t-il promis.

« On va prendre match par match, mais le plus important, c’est d’être prêt le jour-j. On va aussi essayer de ne pas perdre le rythme, parce que si tu perds le rythme en allant à cette compétition, c’est perdu d’avance. Donc on va tout pour également être prêt dans la tête », a martelé le milieu de terrain de l’équipe nationale de football du Sénégal qui demande au peuple sénégalais de se mobiliser et de « prier pour nous ainsi, on va essayer de gagner quelque chose en Russie ».

Cheikhou Kouyaté est, par ailleurs, persuadé que la qualification de Liverpool en finale de la Ligue des champions prévue le 26 mai prochain ne peut qu’être une source de motivation pour eux, car pouvant contribuer à leur bonne performance lors du prochain mondial.

« C’est un frère qui va jouer et dans la tanière, il y a des supporters du Real Madrid, mais pour cette finale, tout le monde supporte Liverpool parce qu’on a envie que Sadio (Mané) gagne ce trophée et, s’il plait à Dieu, il le fera et ça va nous pousser à gagner la Coupe du monde », a déclaré le capitaine de l’équipe nationale de football.

1500 tonnes d’anacarde expédiées à partir du port de Ziguinchor

Le ministre du Commerce et les acteurs se mouvant dans le business de l’anacarde, à Ziguinchor, s’étaient fixés pour objectif d’expédier de l’anacarde à partir du port de Ziguinchor. Ils viennent de réussir leur pari. Ce, en l’espace de 15 jours. En effet, Alioune Sarr, s’est déplacé, spécialement, ce mardi, au port de Ziguinchor pour constater de visu le chargement de 1500 tonnes d’anacarde dans un bateau de la Cosama. Il n’a pas caché sa satisfaction.

«Nous sommes venus aujourd’hui à Ziguinchor pour constater de visu le chargement des 1500 tonnes d’anacarde ici au niveau du port de Ziguinchor. C’est une décision que nous avions prise avec l’ensemble des acteurs, il y a 15 jours. L’ensemble des diligences qui devaient être prises par les acteurs a été contrôlé durant le Crd. Aujourd’hui, nous avons la preuve que le Port de Ziguinchor est prêt pour charger l’anacarde qui est produite dans cette région», s’est réjoui Alioune Sarr.

Et pour rendre possible cette première expédition, c’est la Cosama qui a mis à disposition des bateaux pour transporter l’anacarde. «Vous avez vu, aujourd’hui, le Diogué est là pour transporter les 1500 tonnes. Donc, le défi logistique a été levé. La compétitivité également des armateurs a été prouvée par la Cosama qui a montré qu’elle pouvait faire des propositions tout à fait intéressantes aux acteurs pour transporter l’anacarde», a ajouté le ministre du Commerce.

Ainsi, c’est une nouvelle alternative qui s’offre aux producteurs de la région naturelle de la Casamance avec la diversification des moyens de transport. Car, indique M. Sarr, «à partir de maintenant, tous les produits fabriqués ou cultivés en Casamance trouvent au niveau du port de Ziguinchor la possibilité d’être exportés soit à l’étranger, soit dans les régions du Sénégal». Il s’est réjoui, aussi, de la perspicacité du gouverneur et de ses hommes, qui ont relevé le défi administratif, mais aussi du travail des dockers qui ont empoché, environ 3 millions durant ces 3 jours de chargement.

«C’est un défi commercial qui a été relevé par les acteurs de la filière. Ils ont prouvé, qu’en Casamance, on peut exporter l’anacarde à partir du Port de Ziguinchor. Donc, c’est une très grande satisfaction que nous éprouvons. Je voudrais lancer un appel à tous les acteurs pour leur dire qu’ils sont eux-mêmes des acteurs de développement de la région et je crois que ce que nous avons vu aujourd’hui est illustratif du fait que nous sénégalais, quand nous décisions de relever un défi, nous les relevons», a conclu le ministre.

Il faut signaler que la Cosama a prévu de mettre à disposition, dans les prochains jours un nouveau bateau, pour une nouvelle expédition.

Légère baisse des soumissions sur le marché des adjudications de la BCEAO

Le montant moyen des soumissions hebdomadaires sur le marché des adjudications de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), a connu une légère baisse de 1,5% au mois de mars 2018 comparé au mois précédent, a appris APA mardi auprès de cet institut d’émission basé à Dakar.

Le montant de ces soumissions est passé de 4.896 milliards FCFA en février 2018 à 4.821,6 milliards FCFA en mars 2018, soit un repli de 74,4 milliards FCFA en valeur absolue.

Quant au montant moyen retenu au terme des adjudications du mois sous revu, il est ressorti à 3.125 milliards FCFA en mars 2018, inchangé par rapport au mois précédent.

Concernant le taux moyen pondéré sur le guichet hebdomadaire, il est ressorti à 4,50% en mars 2018, stable par rapport au mois précédent.

Idrissa Seck réaffrime son appartenance à la religion musulmane

Thiès, Le leader du parti Rewmi (opposition), Idrissa Seck a réaffirmé mardi à Thiès son appartenance à la religion musulmane, répondant à des critiques dont il a fait l’objet, suite à ses propos sur La Mecque et le pèlerinage musulman que d’aucun ont jugé blasphématoires.

« Ce que je veux dire d’abord, c’est que j’aspire à être un musulman et un mouride ‘sadiq’ (véridique) », a notamment dit M. Seck s’exprimant en wolof, lors d’un point de presse au cyber campus de Thiès.

« Ces deux aspirations ne sauraient rimer avec ce que des détracteurs tentent de m’imputer, en tentant de faire croire j’ai essayé de minimiser la valeur du Prophète et de la Kaaba », a-t-il dit, estimant que c’est des positions incompatibles.

« +Tu es le noble et je suis ton serviteur+ », a écrit Serigne Touba le fondateur de la confrérie mouride, au sujet du prophète (PSL), a-t-il poursuivi, rejetant toute paternité desdites affirmations.

« Je m’excuse auprès de tous ceux qui ont ressenti de la peine en entendant ces paroles, et en pensant qu’elles sont de moi », a toutefois dit l’homme politique.

Disant avoir « pardonné » en vertu de la sainteté du mois de Ramadan, à ceux qui lui ont attribué ces propos, il a promis de leur répondre à la fin du mois béni.

Lancement du tome 1 de la série de 4 tomes du président Macky Sall, jeudi

Le symposium de lancement du Tome 1 de la série « Conviction républicaine » sur le président Macky Sall va se tenir jeudi à 9h à l’hôtel Terrou Bi, a-t-on appris du comité d’organisation, mardi.

« Institutions, Gouvernance, Paix, Sécurité et Développement dans le discours officiel du président Macky Sall : Regards croisés » est le titre du Tome 1 qui sera disponible en librairie à partir de ce vendredi, précise un document remis aux journalistes lors d’une conférence de presse du symposium de lancement du tome 1 de la série de 4 tomes du président Macky Sall.

Selon la même source, les trois tomes suivants seront édités par les Editions Michel Lafon Publishing

Le document indique que la présentation du tome 1 aura lieu sous la présidence effective du président de la République, Macky Sall, ajoutant qu’elle sera suivie, le jour du symposium, ’’de l’introduction de communications par des universitaires et d’autres participants, tous invités à croiser leurs regards critiques d’intérêt général ».

« Le symposium sur le Tome 1 de la série de 4 tomes du Président Macky Sall est un cadre démocratique de discussions sur les institutions, la gouvernance, la paix, la sécurité et le développement », note le texte.

« Les chapitres que comportent l’ouvrage permettent de montrer ce qui fait le sens dans le discours du président Macky Sall sur les thématiques que sont : les institutions la gouvernance la paix la sécurité en rapport avec le développement », a expliqué le conseiller spécial à la présidence de la République, Abdoul Aziz Diop.

« Le but recherché, c’est de montrer que 58 discours examinés sur ces thématiques ont permis de mettre en exergue un fil conducteur, une direction très claire (…) qui est le développement par les territoires sur fond de paix et de sécurité », a fait savoir M. Diop.

L’ouvrage du chef de l’Etat « est une communication dont le seul objectif est de contribuer à asseoir dans notre pays un débat pour que toutes les voix qu’elles soient de l’opposition ou du pouvoir soient audibles », a assuré le conseiller spécial à la Présidence de la République.