Renouvellement de la confiance et du dialogue politique lors du conseil des Ministres

Lors du conseil des ministres qu’il a présidé hier , mercredi 7 février 2024 , le président de la République , Macky Sall a réaffirmé sa confiance envers son Premier ministre Amadou Ba et l’ensemble des ministres . Le communiqué du conseil des ministres précise

Lors du conseil des ministres qu’il a présidé hier, mercredi 7 février 2024, le président de la République, Macky Sall, a réaffirmé sa confiance envers son Premier ministre Amadou Ba et l’ensemble des ministres. Le communiqué du Conseil des ministres précise que le chef de l’État a notamment demandé au gouvernement de prendre toutes les dispositions nécessaires pour organiser dans les meilleures conditions le scrutin présidentiel à la nouvelle date fixée.

Le texte indique que le président Sall est revenu sur le vote par l’Assemblée nationale de la proposition de loi fixant la nouvelle date du scrutin présidentiel au 15 décembre 2024, réaffirmant sa décision de ne pas participer à l’élection. Il a également souligné sa détermination à poursuivre le dialogue avec tous les acteurs politiques et les forces vives de la Nation, dans le but de renforcer notre démocratie à travers un processus électoral transparent, libre et inclusif, ainsi que la crédibilité de nos institutions.

De son côté, Amadou Ba a renouvelé son engagement envers Macky Sall. Le Premier Ministre a réitéré sa loyauté envers le Président de la République et soutenu sa décision du 3 février 2024, tout en exprimant sa gratitude pour la confiance renouvelée à son égard et envers le gouvernement. Il a exhorté les ministres à prendre les mesures nécessaires pour une bonne organisation du dialogue national et la conduite efficace du processus électoral.

Priorité à la stabilité financière: Déclaration du Gouverneur de la BCEAO sur le changement climatique

Le gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Jean-Claude Kassi Brou, a souligné que, malgré l’importance de prendre en compte l’impact du changement climatique, les banques centrales ne doivent pas perdre de vue leur mission principale de garantir la stabilité financière.

S’exprimant mardi lors de l’ouverture d’une conférence internationale sur le rôle des banques centrales dans les politiques d’adaptation au changement climatique à Diamniadio, près de Dakar, et organisée par la BCEAO, M. Brou a affirmé : « S’intéresser à l’impact du changement climatique sur la politique de la stabilité financière ne peut pas et ne doit pas remettre en cause les objectifs et les missions des banques centrales. »

Le FOPICA soutient la création du documentaire « Ndar Saga Waalo »

Le réalisateur Ousmane William Mbaye a souligné l’importance du Fonds de promotion de l’industrie cinématographique et audiovisuelle (FOPICA) du Sénégal dans la réalisation de son prochain documentaire, « Ndar Saga Waalo », dont la sortie est prévue pour avril prochain.

Lors d’une projection en avant-première à Dakar, Mbaye a déclaré que le FOPICA avait joué un rôle déterminant dans la fabrication du film, apportant une garantie de bonne fin qui a convaincu les partenaires du projet.

Alors que Tv5 Monde et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) hésitaient à investir, le FOPICA a rapidement soutenu le projet, offrant une assurance sur le retour sur investissement.

Mbaye a également remercié Gérard Sénac, ancien directeur général de la société « Eiffage Sénégal », pour sa contribution initiale au financement du projet, soulignant la complexité de la production cinématographique au Sénégal.

Le documentaire, écrit pendant la pandémie de Covid-19, a été une source de soutien pour Mbaye pendant le confinement, alors qu’il visionnait des archives pour enrichir le contenu.

Il a salué la générosité des historiens et des habitants de Saint-Louis qui ont contribué au film, ainsi que l’apport artistique de Pascal Nampémanla Traoré dans la création de peintures numériques.

La musique, quant à elle, a été assurée par des artistes renommés tels que Baaba Maal, Cheikh Tidiane Seck, le Bembeya Jazz de Guinée et Aminata Fall, ajoutant une dimension supplémentaire à l’œuvre.

Enfin, Mbaye a exprimé sa gratitude envers la monteuse Laurence Attali, soulignant son rôle essentiel dans la réalisation finale du documentaire, sans lequel, dit-il, « le rêve ne serait pas devenu un film ».

Candidats à la Présidence 2024 dénoncent un prétendu “Coup d’État constitutionnel” de Macky Sall

Les candidats à l’élection présidentielle 2024, regroupés sous le collectif « Collectif des Candidats de l’Opposition à la Présidentielle 2024 », ont tenu une conférence de presse pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « coup d’État constitutionnel » orchestré par le Président Macky Sall et ses alliés.

Thierno Alassane Sall, candidat ayant contesté la candidature de Karim Meissa Wade, a vivement critiqué le chef de l’État et ses « complices constitutionnels ». Il a salué la réaction de la communauté internationale face aux événements récents au Sénégal, notamment la récente suspension de l’accès à Internet mobile.

Selon M. Sall, les actions de Macky Sall et de ses partisans représentent l’un des épisodes les plus sombres de l’histoire politique du pays. Il a souligné que cette tentative de coup d’État a été unanimement condamnée, isolant le président Sall et ses alliés.

Évoquant les réactions des autorités morales du pays, Thierno Alassane Sall a salué la position ferme de l’Archevêque de Dakar, déclarant que la paix repose sur la vérité, actuellement bafouée au Sénégal.

Dans des termes incisifs, le président de la République des Valeurs a affirmé que Macky Sall était désavoué par la majorité des constitutionnalistes du pays, à l’exception de ses partisans. Il a qualifié ces derniers de « petits hommes entourés de petits hommes », soulignant la nécessité de nommer les choses telles qu’elles sont.

Le Député-Maire de Tivaouane justifie l’amendement de la Date de l’Élection présidentielle

Demba Diop Sy, député-maire de Tivaouane et initiateur de l’amendement fixant la date de l’élection présidentielle au 15 décembre 2024, explique sa proposition adoptée par les groupes parlementaires « Benno Bokk Yakaar » et « Wallu Sénégal ».

Dans une interview accordée aux Échos, Diop Sy évoque les fêtes religieuses du Magal et du Gamou, respectivement prévues pour le 24 août et le 15 septembre prochains, pour justifier son choix.

Il souligne que le mandat du président de la République s’achève le 2 avril prochain et non le 25 février, donc les 6 mois proposés devraient être calculés à partir du 2 avril.

Le député explique que cela signifierait que le mandat pourrait prendre fin le 2 octobre, mais que le calendrier électoral serait également impacté par le Magal de Touba et le Gamou.

Diop Sy mentionne également le soutien de certains députés de l’opposition à sa démarche, soulignant qu’ils ont approuvé la décision pour éviter une reprise des manifestations si l’élection était fixée au-delà de l’année électorale.

Il conclut en affirmant que son principal objectif est la paix et la stabilité du pays.

Préoccupation des États-Unis face au report de l’élection présidentielle au Sénégal

Les États-Unis expriment une profonde préoccupation face aux mesures prises pour retarder l’élection présidentielle prévue le 25 février au Sénégal, qui vont à l’encontre de la tradition démocratique du pays. Selon Matthew Miller, porte-parole du Département d’État américain, des inquiétudes ont été soulevées concernant l’expulsion forcée de parlementaires opposés à un projet de loi visant à retarder les élections, ainsi que sur le déroulement d’un vote à l’Assemblée nationale qui ne peut être considéré comme légitime dans de telles conditions.

Les États-Unis appellent le gouvernement sénégalais à respecter la Constitution et les lois électorales du pays en organisant l’élection présidentielle conformément à celles-ci. Ils insistent également sur la nécessité de garantir les libertés de réunion pacifique et d’expression, y compris pour les membres de la presse, et appellent à leur plein respect.

Les États-Unis assurent qu’ils resteront engagés aux côtés de toutes les parties et partenaires régionaux dans les jours à venir pour soutenir le processus démocratique au Sénégal.

La CEDEAO appelle à un rétablissement urgent du calendrier électoral au Sénégal

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) exhorte la classe politique sénégalaise à rétablir rapidement le calendrier électoral conformément à la Constitution. Dans un communiqué publié mardi, l’organisation régionale promet son soutien pour maintenir la tradition démocratique du pays.

La CEDEAO met en garde contre toute action ou déclaration allant à l’encontre de la Constitution et rappelle à tous leur responsabilité dans le maintien de la paix et de la stabilité. L’Assemblée nationale du Sénégal a adopté lundi soir une proposition de loi reportant l’élection présidentielle du 25 février au 15 décembre 2024.

Le président Macky Sall a également abrogé le décret convoquant le corps électoral en raison d’un différend entre le Conseil constitutionnel et l’Assemblée nationale concernant la liste définitive des candidats à la présidentielle.

Le Sames du Sénégal annonce des mesures drastiques pour défendre les soins de santé

Le Syndicat autonome des médecins du Sénégal, des chirurgiens-dentistes et pharmaciens (Sames) a averti de perturbations imminentes dans les soins hospitaliers à travers le pays. Lors d’une conférence de presse tenue hier, mardi 6 février, le syndicat a déclaré son intention de mettre en place un plan d’action national pour contraindre le gouvernement à négocier et à répondre à leurs préoccupations essentielles. Cette décision fait suite à l' »agression » d’un de leurs collègues par les forces de police sur son lieu de travail.

Après avoir lancé un appel à la grève de 48 heures, non renouvelable, la semaine dernière, tout en maintenant les services d’urgence suite à l’agression survenue le 31 janvier dernier à Saint-Louis, le Sames envisage d’intensifier ses actions la semaine prochaine si le ministère de la Santé et de l’Action sociale ne répond pas à leurs demandes, déjà soumises depuis décembre dernier. Le Dr Fallou Niang, chargé de la communication du Sames, a souligné que son confrère agressé était en service aux urgences et n’avait aucun lien avec les événements perturbateurs survenus lors de l’installation contestée d’un nouvel agent comptable.

Le secrétaire général adjoint du Sames, le Dr Diabèle Dramé, a précisé que le taux de suivi de ce mot d’ordre de grève a été de 90,6%. Le Sames, par la voix de son secrétaire général, le Dr Mamadou Demba Ndour, a annoncé son intention de renforcer la lutte pour contraindre le gouvernement à répondre à leurs demandes, axées sur la sécurité des médecins et la qualité des soins pour les patients.

La plateforme revendicative du Sames, déposée depuis le 2 décembre 2023 auprès du gouvernement sénégalais, comprend quatre axes principaux. Le premier concerne le statut particulier du médecin, avec une demande de privilège de juridiction pour protéger les médecins dans l’exercice de leurs fonctions. Le deuxième axe concerne la saisine des ordres professionnels dans le cas de poursuites contre des agents de santé, afin d’assurer un examen équitable des actions menées. Le troisième axe concerne l’établissement d’un régime particulier pour les médecins, visant à garantir une retraite décente et à améliorer la gestion de carrière des jeunes médecins.

Plaidoyer pour l’élargissement de l’OHADA : Vers un univers juridique élargi en Afrique

La Garde des Sceaux et ministre de la Justice, Me Aissata Tall Sall, a appelé à l’expansion de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA) vers de nouveaux États, lors de la 57ème session du Conseil des ministres de l’OHADA qui s’est ouverte ce mardi.

« Plus nous serons grands plus nous serons élargis, plus l’OHADA marchera ; nous voulons enregistrer des adhésions parce que notre organisation marche, elle fait des émules, des pays veulent nous rejoindre et nous ne pouvons que nous en féliciter », a déclaré Me Aissata Tall Sall.

Actuellement composée de 17 pays, l’OHADA accueille des nouveaux membres tandis que d’autres expriment leur intérêt. Me Sall a souligné l’importance de dissiper tout doute dans l’esprit des États potentiels pour les inciter à rejoindre l’organisation.

Le Sénégal, qui assure la mandature de l’OHADA pour 2024, s’est engagé à soutenir l’organisation dans ses défis actuels et futurs. Me Sall a identifié plusieurs défis, notamment la réunion des chefs d’État et de gouvernement, qui ne s’est pas tenue depuis 11 ans, et la nécessité de moderniser le fonctionnement des organes de l’OHADA.

Moustapha Ba, ministre des Finances et du Budget, a souligné que l’harmonisation du droit des affaires reste un travail continu, compte tenu de l’évolution économique et sociale. Des réformes sont nécessaires pour adapter l’OHADA à un monde globalisé et numérique en perpétuel changement.

En maintenant le flambeau et en poursuivant les réformes, le Sénégal s’engage à consolider les acquis de l’OHADA et à promouvoir un environnement juridique favorable au développement des activités économiques en Afrique.

Démission de Awa Marie Coll Seck

Le Professeur Awa Marie Coll Seck a officiellement remis sa démission de ses postes de ministre d’État et de présidente du Comité national de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (CN-ITIE), selon un communiqué émanant de son service de communication daté de mardi.

Le communiqué rapporte que « Ce jour, le Professeur Awa Marie Coll Seck a présenté au Président de la République, Macky Sall, sa lettre de démission de ses fonctions de ministre d’État et de présidente du Comité national de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives ».

L’ex-ministre de la Santé a déclaré son retrait de ses fonctions officielles afin de rester en cohérence avec ses convictions personnelles et ses valeurs, indique la source.

Madame Seck, dans ses remerciements au président Macky Sall, reste convaincue que « le Sénégal mérite de voir son calendrier républicain respecté même si notre processus électoral reste à parfaire ».