Coupe du monde 2026 : Pape Thiaw appelle à une « révolte » des Lions face à l’Irak

À la veille d’un match décisif pour l’avenir du Sénégal en Coupe du monde 2026, le sélectionneur des Lions, Pape Thiaw, a lancé un appel à la mobilisation générale de son équipe. En conférence de presse à Toronto, jeudi, le technicien sénégalais a estimé qu’une véritable « révolte » était nécessaire pour espérer décrocher la qualification pour les seizièmes de finale.

Après deux défaites consécutives lors de ses premières sorties, le Sénégal se retrouve dans une situation particulièrement délicate. Considérés avant le tournoi comme l’un des favoris grâce à leur statut de champions d’Afrique, les Lions occupent actuellement la troisième place du groupe I sans le moindre point. Face aux critiques suscitées par ce début de compétition raté, Pape Thiaw a reconnu les attentes élevées placées en son équipe tout en appelant ses joueurs à réagir.

« Il faut maintenant provoquer une révolte, à tous les niveaux : sur le plan tactique, dans l’état d’esprit, dans l’engagement de chacun », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité d’une réponse collective pour renverser la situation.

Le sélectionneur a assuré que son staff travaillait activement à corriger les lacunes observées depuis le début du tournoi et qu’il prendrait les meilleures décisions possibles pour maximiser les chances de qualification.

Un match à quitte ou double

Le duel face à l’Irak, prévu vendredi à Toronto à 19h GMT, s’apparente à une véritable finale pour les deux sélections. Battues lors de leurs deux premiers matches, elles n’ont plus d’autre choix que de s’imposer pour conserver un espoir de poursuivre l’aventure. Pour Pape Thiaw, l’enjeu ne laisse aucune place au calcul :

« Demain, ce sera une finale pour les deux équipes. Nous avons chacun perdu nos deux premiers matches, donc pour rester dans la compétition, il faudra impérativement s’imposer. »

Malgré la déception provoquée par les résultats enregistrés jusque-là, le sélectionneur refuse de considérer l’aventure comme terminée. Il rappelle qu’une victoire pourrait encore permettre au Sénégal de rejoindre la phase à élimination directe, en fonction également des résultats des autres groupes.

Une confiance maintenue dans cette génération

Le technicien sénégalais a tenu à renouveler sa confiance envers un groupe qu’il considère capable d’inscrire davantage son nom dans l’histoire du football national. Selon lui, cette génération a déjà démontré sa valeur en remportant des titres majeurs et nourrit désormais l’ambition de s’imposer sur la scène mondiale.

« Cette équipe a déjà remporté des trophées, elle est en train d’écrire son histoire, et elle veut désormais laisser une trace au niveau mondial », a-t-il affirmé.

À quelques heures de cette rencontre décisive, il s’est montré convaincu de la détermination de ses joueurs à relever le défi.

Une qualification encore possible

Pour accéder aux seizièmes de finale, les Lions devront non seulement battre l’Irak, mais également soigner leur différence de buts afin d’améliorer leur position dans le classement des meilleurs troisièmes. Dans ce format de compétition, les huit meilleurs troisièmes des groupes accèdent à la phase suivante. Le Sénégal devra donc compter sur une victoire convaincante tout en espérant des résultats favorables dans les autres poules.

Le sort des Lions dépendra ainsi à la fois de leur performance contre les Lions de Mésopotamie et de l’évolution des autres rencontres du tournoi. Une chose est certaine : pour continuer à rêver d’un parcours mondial, les champions d’Afrique n’ont plus droit à l’erreur.

Assemblée nationale : Ousmane Sonko fixe le cap des prochains chantiers législatifs

À quelques jours de la clôture de la session ordinaire unique 2025-2026, l’Assemblée nationale affine son agenda. Réunie ce jeudi matin sous la présidence d’Ousmane Sonko, la Conférence des présidents a arrêté le calendrier des prochaines activités parlementaires, donnant le ton des débats qui animeront l’institution dans les semaines à venir.

Au cours de la réunion, le président de l’Assemblée nationale a annoncé aux membres de la Conférence la réception du Document de Programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2027-2029. Ce document constitue une étape essentielle dans la préparation du Débat d’orientation budgétaire (DOB), un exercice clé qui permet aux parlementaires d’examiner les grandes priorités économiques et financières de l’État avant l’élaboration du budget.

La séance plénière consacrée à ce débat a été fixée au mardi 30 juin 2026 à 10 heures. Elle marquera également la clôture officielle de la session ordinaire unique 2025-2026, mettant ainsi un terme à plusieurs mois d’activités parlementaires.

Mais au-delà de cette échéance budgétaire, la Conférence des présidents a également été informée du dépôt de plusieurs projets de loi appelés à occuper une place importante dans les travaux futurs de l’Assemblée nationale. Ces textes seront examinés selon la procédure législative ordinaire.

Parmi les projets transmis figure la loi d’orientation agro-sylvo-pastorale et halieutique, un texte attendu dans un secteur considéré comme stratégique pour l’économie nationale. Les députés devront également se prononcer sur un projet de modification du Code de procédure pénale ainsi que sur une loi d’orientation relative à la politique nationale de développement de la Base industrielle et technologique de Défense.

L’agenda législatif comprend aussi un projet de loi autorisant la cession de la participation de l’État dans la Banque régionale de Marchés, une réforme de la loi instituant la carte d’identité biométrique CEDEAO, ainsi qu’un nouveau Code de la publicité destiné à encadrer davantage le secteur.

À travers ces différents textes, l’Assemblée nationale se prépare à aborder des dossiers touchant aussi bien à l’agriculture, à la justice, à la défense, aux finances publiques qu’à la modernisation de l’administration et du cadre réglementaire. Un programme dense qui devrait rythmer les travaux parlementaires au cours des prochaines semaines et dessiner plusieurs orientations majeures de l’action publique.

Tensions en commission : la réforme constitutionnelle profondément remaniée par la majorité Pastef

La Commission des lois de l’Assemblée nationale du Sénégal a entamé l’examen de la proposition de révision constitutionnelle dans un climat de fortes tensions entre le gouvernement et les députés de Pastef.

Selon plusieurs sources parlementaires, la majorité a rejeté une grande partie des amendements proposés par l’exécutif, tout en imposant ses propres modifications au texte initial. Ce bras de fer révèle un désaccord profond sur l’équilibre institutionnel voulu par la réforme.

Parmi les points les plus sensibles, les députés ont notamment encadré davantage le droit de dissolution de l’Assemblée nationale, limité à une seule fois par mandat présidentiel. Ils ont également durci les règles encadrant les motions de censure et revu les modalités de nomination des juges de la future Cour constitutionnelle, appelée à remplacer l’actuel Conseil constitutionnel.

La proposition de loi, portée par Mohamed Ayib Salim Daffé et plusieurs cosignataires, vise à rééquilibrer les pouvoirs entre l’exécutif, le législatif et le judiciaire. Elle prévoit aussi un renforcement des pouvoirs du Premier ministre, l’introduction de nouvelles incompatibilités, ainsi qu’une définition du mariage comme l’union entre un homme et une femme.

Le texte doit être soumis au vote en séance plénière le lundi 29 juin, dans un contexte politique déjà marqué par de fortes crispations autour des réformes institutionnelles.

Coopération internationale : le Sénégal engage une nouvelle étape parlementaire décisive

La salle plénière de l’Assemblée nationale du Sénégal a retrouvé, ce jeudi, l’effervescence des grandes séances législatives. Sous la présidence du nouveau premier vice-président de l’institution, Malick Ndiaye, les députés ont entamé l’examen de plusieurs projets de loi portant sur la ratification d’accords internationaux majeurs, dans un contexte où le pays entend renforcer sa coopération régionale et multilatérale sur des enjeux stratégiques.

 

Dans l’hémicycle, le ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Cheikh Niang, porte la voix de l’exécutif et défend des textes qui engagent le Sénégal sur plusieurs fronts diplomatiques. Les instruments juridiques soumis aux parlementaires touchent à des domaines sensibles et structurants : la biodiversité marine, la coopération judiciaire, la justice pénale internationale et la gouvernance mondiale de l’eau.

Le premier texte à être examiné est le projet de loi n°07/2026. Il vise à autoriser la ratification de l’Accord se rapportant à la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, plus précisément sur la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique marine des zones situées au-delà des juridictions nationales, connu sous l’acronyme BBNJ. Adopté le 19 juin 2023 à New York, cet accord revêt une importance particulière pour un pays comme le Sénégal, fortement lié à l’économie maritime et aux ressources halieutiques.

Dans la continuité des travaux, les députés se pencheront sur le projet de loi n°12/2026 relatif à la ratification de la Convention d’entraide judiciaire en matière pénale entre le Sénégal et la Gambie, signée à Dakar le 12 mars 2020. Ce texte ambitionne de renforcer la coopération entre les deux pays voisins dans la lutte contre la criminalité transfrontalière, un enjeu récurrent dans la sous-région.

L’ordre du jour se poursuit avec le projet de loi n°13/2026 portant autorisation de ratification des amendements à l’article 8 du Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI). Ces amendements, adoptés en 1998, élargissent notamment le champ des crimes de guerre reconnus par le droit international, en particulier dans le cadre des conflits armés non internationaux.

Enfin, les parlementaires examineront le projet de loi n°14/2026 relatif à la ratification de la Charte constitutive de l’Organisation mondiale de l’Eau, signée le 28 mai 2025 à Riyad, en Arabie saoudite. Dans un contexte mondial marqué par les tensions croissantes autour de la gestion des ressources hydriques, ce texte traduit la volonté du Sénégal de s’inscrire dans les mécanismes de gouvernance globale de l’eau.

À travers cette plénière, l’Assemblée nationale engage ainsi un exercice diplomatique et juridique d’envergure, illustrant la place croissante du Sénégal dans les dynamiques internationales contemporaines.

Sécurité en Afrique de l’Ouest : les parlementaires de la CEDEAO appelés à harmoniser leur contrôle démocratique

Face à la montée des menaces sécuritaires qui traversent les frontières ouest-africaines, Dakar est devenue, le temps de deux jours, le point de convergence des réflexions sur la gouvernance du secteur de la sécurité. Depuis mercredi, des parlementaires de l’espace CEDEAO y participent à un atelier régional consacré à la Réforme et à la gouvernance du secteur de la sécurité (RGSS), avec en toile de fond une même préoccupation : renforcer le rôle des assemblées nationales dans le contrôle démocratique des politiques sécuritaires.

À l’ouverture des travaux, le président de la Commission de la défense et de la sécurité de l’Assemblée nationale du Sénégal, Ibou Guèye, a insisté sur la nécessité pour les élus de la sous-région d’adopter des approches communes face à des défis qui dépassent désormais largement les frontières nationales. Organisée en partenariat avec la GIZ, l’Union européenne et le Parlement de la CEDEAO, la rencontre s’articule autour du thème : « Renforcer le contrôle parlementaire de la réforme du secteur de la sécurité en Afrique de l’Ouest : une application de la note d’orientation opérationnelle et du cadre politique de l’Union africaine sur la réforme sécuritaire ».

Harmoniser les mécanismes de contrôle

Dans son intervention, le député sénégalais a souligné que la multiplication des menaces transnationales et transfrontalières impose une coordination accrue entre les représentants des peuples ouest-africains. Selon lui, les parlementaires doivent travailler à l’établissement de cadres harmonisés de contrôle dans les domaines de la défense et de la sécurité afin de garantir une réponse cohérente à l’échelle régionale.

« Au regard des menaces transnationales et transfrontalières au niveau de la sous-région, il est important que nous puissions harmoniser nos pratiques en tant que parlementaires et travailler à établir des cadres de contrôle parlementaire dans les domaines de la défense et de la sécurité », a-t-il déclaré.

Pour Ibou Guèye, les questions sécuritaires ne peuvent être l’apanage exclusif des experts et des techniciens. Elles relèvent également de la responsabilité des élus, investis d’une mission de contrôle et de représentation des citoyens. « La question de la sécurité n’est pas la seule affaire des techniciens et des experts ; elle est également celle des parlementaires », a-t-il rappelé.

Cette réflexion s’inscrit dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires persistants. La note conceptuelle de l’atelier souligne qu’en l’absence d’un engagement parlementaire fort, les réponses apportées aux crises risquent d’être davantage dominées par les exécutifs et les logiques sécuritaires, avec un contrôle budgétaire limité, une transparence réduite et une prise en compte insuffisante des attentes des populations.

Pour éviter ces dérives, la CEDEAO et l’Union africaine ont élaboré plusieurs instruments de référence destinés à encadrer la réforme du secteur de la sécurité. Mais leur mise en œuvre effective dépend largement de leur intégration dans les législations nationales ainsi que de la capacité des parlements à assurer un suivi politique et budgétaire rigoureux.

À travers cet atelier, les organisateurs entendent ainsi renforcer les compétences des parlementaires ouest-africains afin qu’ils puissent exercer pleinement leur rôle dans la supervision démocratique des politiques de sécurité. Une ambition qui, au-delà des institutions, vise à consolider la confiance des citoyens dans les mécanismes de gouvernance et à favoriser une stabilité durable dans l’espace communautaire.

Dakar Towers : un accord stratégique redonne à l’État des actifs immobiliers de 15 milliards FCFA

L’État du Sénégal a franchi une étape majeure dans la gestion de son patrimoine immobilier en parvenant à un accord avec la société Acci dans le cadre du projet « Dakar Towers ». Après plusieurs mois de négociations engagées depuis avril 2025, le gouvernement, à travers la Société de gestion et d’exploitation du patrimoine bâti de l’État (Sogepa), a réussi à récupérer des actifs immobiliers estimés à 15 milliards de FCFA.

L’annonce a été faite mercredi par le directeur général de la Sogepa, Élimane Pouye, qui a présenté les contours d’un compromis qualifié de « significatif » pour l’État. Celui-ci repose sur une contrepartie foncière obtenue après la mise à disposition du site ayant permis la réalisation du projet immobilier.

Au cœur de l’accord, l’État du Sénégal obtient quatre plateaux de bureaux situés dans les deux tours principales du complexe « Dakar Towers ». Ces espaces, qui représentent environ 50 appartements et bureaux professionnels, sont évalués à près de 15 milliards de FCFA. Ils devraient permettre non seulement de réduire les charges locatives de l’administration publique, mais aussi de faciliter le relogement de plusieurs services de l’État.

Le projet « Dakar Towers » s’articule autour de trois immeubles dont deux tours de 32 étages et un bloc de 25 niveaux. Il s’inscrit dans la nouvelle dynamique de valorisation du patrimoine public portée par le Programme prioritaire de l’immobilier public (Primo), qui mise sur des partenariats avec le secteur privé pour optimiser les actifs fonciers de l’État.

Selon la Sogepa, cette opération illustre un mécanisme présenté comme « gagnant-gagnant », permettant à la fois la poursuite du projet et une meilleure exploitation du foncier public. Du côté du promoteur, l’accord est également perçu comme un signal positif, notamment grâce à la sécurisation du cadre juridique, un élément clé pour la confiance des investisseurs.

Prévu pour être livré en mars 2028, le complexe « Dakar Towers », qui culminera à 122 mètres de hauteur, ambitionne de devenir l’un des nouveaux symboles architecturaux de la capitale sénégalaise. Au-delà de son impact urbain, le projet devrait générer plus d’un millier d’emplois directs et indirects, confirmant son importance économique dans le paysage immobilier national.

Sénégal-France : Dakar et Paris renforcent leur coopération en matière de sécurité et d’administration territoriale à l’aube des JOJ-2026

Le Sénégal et la France ont réaffirmé leur engagement à consolider leur coopération dans les domaines de la sécurité et de l’administration territoriale à l’occasion de la visite de travail effectuée à Paris par le ministre sénégalais de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Makhtar Cissé.

Le déplacement, qui s’est déroulé du 22 au 25 juin, a été marqué par une séance de travail entre le responsable sénégalais et son homologue français, Laurent Nunez, au ministère français de l’Intérieur, situé à la Place Beauvau. Les discussions ont réuni les délégations des deux ministères ainsi que l’ambassadeur du Sénégal en France, Baye Moctar Diop. Elles ont porté sur plusieurs axes de coopération bilatérale, notamment le renforcement des dispositifs de sécurité, le partage d’expertise institutionnelle et l’amélioration des mécanismes de gouvernance territoriale.

Une attention particulière a été accordée aux préparatifs des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, un événement historique qui fera du Sénégal le premier pays africain à accueillir une compétition olympique organisée sous l’égide du Comité international olympique. Les deux parties ont procédé à une évaluation des actions de coopération déjà engagées pour accompagner l’organisation de cet événement mondial. Les échanges ont notamment porté sur les dispositifs sécuritaires, la coordination opérationnelle et les mesures destinées à garantir le bon déroulement des compétitions prévues à la fin de l’année 2026.

À l’issue de la rencontre, Laurent Nunez a salué la qualité des discussions avec son homologue sénégalais. Dans un message publié sur le réseau social X, il a évoqué une « première rencontre dense » qui a permis de dresser un état des lieux des initiatives conjointes mises en œuvre dans le cadre des préparatifs des JOJ Dakar 2026.

La visite a également débouché sur la signature d’un arrangement administratif visant à renforcer la coopération entre les deux pays dans le domaine de l’administration territoriale. Cet accord prévoit notamment un approfondissement des échanges d’expertise, du partage d’expériences et de la collaboration institutionnelle entre les administrations sénégalaises et françaises. Pour Dakar comme pour Paris, cette démarche s’inscrit dans une volonté commune de mieux répondre aux défis liés à la sécurité, à la gouvernance locale et à la gestion des grands événements internationaux.

Cette rencontre témoigne de la dynamique de coopération qui continue de caractériser les relations entre le Sénégal et la France. Elle souligne également l’importance stratégique accordée par les deux États à la réussite des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026, considérés comme un rendez-vous majeur pour le rayonnement du Sénégal et du continent africain sur la scène sportive internationale.

Mondial 2026 : des journalistes sénégalais bloqués aux États-Unis avant le match décisif contre l’Irak

Alors que le Sénégal s’apprête à disputer un match crucial contre l’Irak, vendredi à Toronto, dans le cadre de la troisième journée de la phase de groupes de la Coupe du monde 2026, plusieurs journalistes sénégalais présents aux États-Unis ne pourront pas se rendre au Canada pour couvrir la rencontre.

Installés actuellement dans l’État du New Jersey, où ils suivent la compétition en tant qu’envoyés spéciaux de différents organes de presse, ces reporters sont confrontés à une situation administrative qui les contraint à suivre le match à distance depuis leur lieu d’hébergement à la Maison de la Presse du campus social de l’université Rutgers.

À l’origine de cette difficulté figurent les conditions d’obtention des visas américains. Si certains journalistes n’ont pas obtenu l’autorisation d’entrer sur le territoire des États-Unis, d’autres disposent de visas valables pour une durée de quatre-vingt-dix jours, mais limités à une seule entrée. Cette restriction les empêche de quitter les États-Unis pour se rendre au Canada sans perdre leur droit de retour sur le territoire américain, où se poursuit la compétition.

« C’est une terrible situation. Nous avons obtenu des visas pour le Canada avec entrées multiples. Malheureusement, les autorités américaines nous ont délivré des visas à entrée unique », a regretté Abdoulaye Thiam, président de l’Association nationale de la presse sportive (ANPS) et de l’Association internationale de la presse sportive pour l’Afrique (AIPS Afrique).

Depuis le New Jersey, il déplore les conséquences de cette situation pour les professionnels des médias sénégalais, privés de la possibilité d’assurer une couverture directe de cette rencontre décisive pour les Lions de la Téranga.

Selon lui, tout déplacement vers Toronto entraînerait automatiquement l’impossibilité de revenir aux États-Unis pour suivre la suite du tournoi. « Si nous quittons les États-Unis pour ce match au Canada, nous ne pourrons plus revenir. Il faudra retourner au Sénégal pour solliciter un nouveau visa », explique-t-il. Le responsable souligne également qu’il n’est pas possible, pour des ressortissants sénégalais, de solliciter un nouveau visa américain depuis le Canada, ce qui complique davantage la situation.

Face à cette impasse, plusieurs démarches ont été entreprises auprès des autorités compétentes. « Nous avons saisi le ministère de l’Intégration africaine et des Sénégalais de l’extérieur, ainsi que le consulat américain. Mais rien n’a pu être fait », a indiqué Abdoulaye Thiam. Dans ces conditions, les journalistes concernés devront assurer une couverture à distance de la rencontre Sénégal-Irak. Ils pourront néanmoins compter sur la collaboration de confrères déjà présents à Toronto, notamment ceux qui, n’ayant pas obtenu de visa américain, ont choisi de rejoindre directement le Canada pour suivre la compétition.

Cette situation met en lumière les difficultés administratives auxquelles peuvent être confrontés les professionnels des médias lors des grandes compétitions internationales organisées sur plusieurs territoires. Pour les journalistes sénégalais concernés, l’enjeu est d’autant plus important que le match face à l’Irak pourrait déterminer l’avenir des Lions dans cette Coupe du monde 2026.

Mondial 2026 : les statistiques donnent plus de 70 % de chances de qualification au Sénégal

Malgré un début de compétition compliqué, le Sénégal conserve de réelles chances d’accéder aux seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026. Selon les projections de plusieurs plateformes spécialisées en statistiques sportives, les Lions figurent parmi les équipes les mieux placées pour décrocher l’une des places attribuées aux meilleurs troisièmes.

À la veille de leur dernier match de groupe contre l’Irak, prévu ce vendredi à Toronto (Canada) à 19 heures GMT, les partenaires de Sadio Mané peuvent encore espérer poursuivre leur aventure mondiale malgré leurs deux défaites initiales face à la France (3-1) et à la Norvège (3-2).

D’après les estimations de Football Meets Data, société spécialisée dans l’analyse statistique du football, le futur troisième du groupe I – qui devrait être le vainqueur du duel entre le Sénégal et l’Irak – disposerait de 72 % de chances de qualification pour les seizièmes de finale.

Ces projections ont été relayées par le site sportif de la radio française RMC, qui souligne que les différents modèles statistiques semblent privilégier un scénario avec un vainqueur dans cette confrontation décisive, plutôt qu’un match nul. Dans cette hypothèse, l’équipe victorieuse totaliserait trois points et pourrait prétendre à une place parmi les huit meilleurs troisièmes de la compétition.

Les prévisions d’Opta, autre référence mondiale en matière de données sportives, vont dans le même sens. Son supercalculateur attribue au Sénégal 69,54 % de chances de qualification, un pourcentage qui reflète la confiance des algorithmes dans la capacité des Lions à s’imposer face à l’Irak.

Selon ces analyses, une victoire sénégalaise constituerait un pas décisif vers les seizièmes de finale, même si la qualification dépendra également des résultats enregistrés dans les autres groupes.

La troisième journée de la phase de groupes a débuté cette semaine et s’annonce particulièrement disputée, avec plusieurs sélections encore engagées dans la lutte pour les dernières places qualificatives.

À ce stade du tournoi, cinq nations ont déjà quitté la compétition : Haïti, la Jordanie, le Panama, la Tunisie et la Turquie. De nombreuses équipes restent toutefois en course pour rejoindre les seizièmes de finale, rendant cette dernière journée particulièrement déterminante.

Pour le Sénégal, l’équation demeure relativement simple : battre l’Irak et espérer que ce succès soit suffisant pour figurer parmi les meilleurs troisièmes. Une mission difficile, mais que les statistiques considèrent encore largement à la portée des Lions de la Téranga.

Sénégal : les Lions jouent leur survie au Mondial, la réforme constitutionnelle anime le débat politique

La presse sénégalaise de ce jeudi 25 juin accorde une large place à deux sujets majeurs : le match décisif que les Lions du Sénégal disputeront vendredi contre l’Irak en Coupe du monde 2026, et les tensions autour de la réforme constitutionnelle actuellement examinée par les députés.

À la veille de cette rencontre cruciale, les quotidiens sénégalais affichent à la fois inquiétude et espoir concernant les chances de qualification de l’équipe nationale. Après deux défaites consécutives face à la France (3-1) et à la Norvège (3-2), les Lions n’ont plus leur destin totalement entre leurs mains et doivent impérativement s’imposer face à l’Irak tout en espérant des résultats favorables dans les autres rencontres du groupe.

« Le tournant de tous les dangers », titre L’Observateur, qui présente ce rendez-vous comme bien plus qu’un simple match de football. Selon le journal, l’avenir du Sénégal dans la compétition se joue désormais sur une combinaison complexe de résultats, même si l’espoir d’accéder aux seizièmes de finale demeure intact.

Même tonalité dans les colonnes de L’Info, qui affiche à sa une : « À la vie, à la mort pour les Lions ! ». Le quotidien estime qu’une victoire, idéalement avec un large écart de buts, est indispensable pour permettre au Sénégal de figurer parmi les meilleurs troisièmes et poursuivre son aventure mondiale.

Au-delà des calculs comptables, plusieurs journaux s’inquiètent de l’état de confiance de l’équipe. L’Info évoque un collectif fragilisé et en manque de certitudes, tandis que Le Quotidien estime que les Lions se retrouvent dans une situation de « quitte ou double ».

Le sélectionneur national, Pape Thiaw, fait également l’objet de nombreuses analyses. Selon L’As, il se retrouve sous une forte pression après les contre-performances enregistrées depuis le début du tournoi. Entre les critiques liées à ses choix tactiques, sa gestion du groupe et certains problèmes administratifs évoqués en coulisses, son avenir pourrait dépendre de l’issue de la rencontre face à l’Irak.

Pour le quotidien sportif Record, des changements s’imposent. Le journal estime que le sélectionneur devra apporter des ajustements dans l’organisation du jeu et dans la composition de l’équipe afin de relancer la dynamique sénégalaise.

Malgré la situation compliquée, plusieurs titres continuent de croire à un sursaut des Lions. WalfQuotidien rappelle que rien n’est encore joué, tandis que Le Soleil parle d’une « mission survie à Toronto », où se disputera la rencontre. Sud Quotidien résume l’enjeu en une formule : « Rugissez enfin ! »

Parallèlement à l’actualité sportive, la réforme constitutionnelle continue d’alimenter le débat politique. Le Quotidien évoque une « impasse institutionnelle » née des divergences entre le gouvernement et les députés de la majorité parlementaire de Pastef sur plusieurs amendements.

Selon le journal, le refus des parlementaires de Pastef de renoncer à certaines dispositions, notamment sur l’incompatibilité entre les fonctions de chef de l’État et de chef de parti politique, a conduit à une véritable épreuve de force institutionnelle. Cette situation a entraîné la convocation en urgence du Bureau de l’Assemblée nationale et de la Conférence des présidents.

Les Échos souligne de son côté que la majorité parlementaire a adopté ses propres amendements tout en rejetant ceux proposés par le gouvernement. Le quotidien y voit un durcissement de la position de Pastef, qu’il résume par le titre : « Pastef corse sa position et assume la rupture ».

Face à cette confrontation entre différentes composantes du pouvoir, l’opposition peine à trouver sa place dans le débat, estime WalfQuotidien. Le journal considère qu’elle se retrouve davantage dans un rôle d’observatrice que d’actrice et l’invite à proposer une véritable alternative politique plutôt qu’à arbitrer les désaccords entre les différentes sensibilités du camp au pouvoir.

Entre l’espoir d’une qualification historique des Lions et les tensions autour de la réforme constitutionnelle, l’actualité sénégalaise reste marquée par des enjeux majeurs aussi bien sur le terrain sportif que sur la scène politique.