Sénégal : une livraison surveillée mène à l’arrestation d’une femme avec plus de 10 kg de haschisch

Une opération de livraison surveillée a permis aux policiers dakarois de remonter jusqu’à une femme soupçonnée d’être impliquée dans un trafic international de stupéfiants. L’affaire a débuté le 1er août 2026, après la découverte d’un colis en provenance des États-Unis.

Le paquet, acheminé par un service de groupage « New York-Dakar », contenait plusieurs produits suspects. Les enquêteurs y ont découvert 10,60 kilogrammes de haschisch, 193 grammes d’une poudre blanche suspectée d’être de la cocaïne et 170 grammes de bonbons beiges soupçonnés de contenir du MDMA.

L’alerte avait été donnée vers 17 heures à la Brigade régionale des stupéfiants de Dakar. Une dénonciation concernant le colis avait conduit les policiers dans les locaux du transporteur. Les premières constatations ont confirmé la présence des produits suspects. Les enquêteurs ont alors décidé de poursuivre l’opération en mettant en place une livraison surveillée.

Avec la collaboration du livreur habituel, les policiers ont suivi le colis jusqu’à sa destination. Cette opération leur a permis d’identifier le domicile de la destinataire, présentée comme l’épouse de l’expéditeur basé aux États-Unis.

La suspecte a été interpellée dans son appartement au moment où elle réceptionnait le colis. La perquisition effectuée sur place a ensuite permis de découvrir plusieurs objets et produits. Certains éléments retrouvés au domicile, notamment des sous-vêtements et des articles similaires, présentaient des ressemblances avec des objets contenus dans le colis.

Lors de son audition, la femme aurait reconnu réceptionner régulièrement des colis envoyés par son mari depuis les États-Unis. Elle aurait expliqué jouer le rôle d’intermédiaire dans ce dispositif. D’après ses déclarations, une autre personne venait récupérer une partie des marchandises après leur réception. Elle aurait, pour sa part, conservé le reste du contenu des colis.

La mise en cause a été placée en garde à vue. Elle est soupçonnée d’association de malfaiteurs, de détention et de trafic international de drogues ainsi que de blanchiment de capitaux. Les stupéfiants et les différents objets saisis ont été placés sous scellés. L’enquête se poursuit désormais pour déterminer le rôle exact de la suspecte et identifier les éventuels autres membres de ce réseau présumé.

À travers cette opération, la Police nationale réaffirme sa volonté de renforcer la lutte contre le trafic international de stupéfiants. Elle invite également la population à communiquer toute information susceptible d’aider les enquêteurs au numéro vert 800 00 17 00.

 

Sénégal : quatre ministres sous pression pour clarifier leur position politique

Le malaise gagne du terrain au sein du gouvernement sénégalais. Quatre ministres seraient désormais appelés à clarifier leur positionnement politique. Selon La Voix+, Déthié Fall, Cheikh Tidiane Dièye, Boubacar Camara et Moustapha Guirassy seraient concernés par cette exigence.

Le premier dirige le département des Infrastructures. Le deuxième est chargé de l’Hydraulique et de l’Assainissement. Boubacar Camara est ministre de l’Enseignement supérieur, tandis que Moustapha Guirassy dirige l’Éducation nationale.

D’après le journal, le message venu de la présidence serait désormais clair. Les intéressés devraient choisir entre leur maintien au gouvernement et leur engagement politique. L’ambiguïté ne serait plus tolérée. Cette situation intervient après la rupture entre le président Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko. Elle s’est concrétisée fin mai 2026 avec le départ de Sonko de la Primature. L’économiste Ahmadou Al Aminou Lô lui a ensuite succédé.

Depuis cette rupture, les positions des personnalités issues de l’ancienne coalition APTES font l’objet d’une attention particulière. Les quatre ministres concernés sont eux-mêmes à la tête de formations politiques alliées à l’ancien Premier ministre. Ils se retrouvent ainsi dans une position délicate depuis plusieurs mois. Ils continuent de participer au gouvernement tout en maintenant leurs liens politiques avec Ousmane Sonko.

Rester au gouvernement ou partir ?

Cette situation aurait atteint un nouveau tournant le 25 juillet. Ce jour-là, Kiiraay, Les Patriotes Républicains, le nouveau parti porté par le chef de l’État, tenait son assemblée générale constitutive au King Fahd Palace. De nombreux responsables politiques, parlementaires et élus locaux avaient répondu présents. Les quatre ministres, eux, ne s’étaient pas présentés à la rencontre. Cette absence a rapidement suscité des interrogations dans les milieux proches de la présidence. Elle aurait été interprétée comme un signal politique, voire comme la manifestation d’une position ambiguë.

Selon les informations rapportées, Bassirou Diomaye Faye souhaiterait désormais mettre fin à cette situation. Les ministres qui veulent rester au gouvernement devraient assumer publiquement leur soutien à l’action présidentielle et s’inscrire dans la dynamique de Kiiraay.

À l’inverse, ceux qui choisiraient de conserver leur proximité politique avec Ousmane Sonko ne pourraient plus, selon cette logique, continuer à siéger au Conseil des ministres. Au-delà du rapport de force politique, cette situation pose aussi une question de cohérence. Le maintien d’un ministre dans un gouvernement dont il ne partagerait plus les orientations pourrait alimenter les critiques.

Il pourrait être accusé de manquer de loyauté envers le président qui l’a nommé. Dans le même temps, son maintien pourrait aussi être perçu comme une forme de désengagement silencieux vis-à-vis de son allié politique.

Dans cette lecture, la démission apparaîtrait comme une manière de clarifier sa position. Elle permettrait de quitter un gouvernement dont on ne soutient plus pleinement les orientations. Cette pression ne serait toutefois pas nouvelle. Quelques semaines auparavant, Lansana Gagny Sakho, président du conseil d’administration de l’APIX, avait publiquement critiqué l’attitude de certains membres du gouvernement.

Il leur reprochait de conserver leurs fonctions tout en adoptant, selon lui, un comportement proche de celui de l’opposition. Cette déclaration avait alors été perçue comme un premier avertissement. Le lancement de Kiiraay aurait ensuite accentué la pression. Des organes proches de la mouvance présidentielle qualifient désormais certains des quatre ministres d’« agents doubles ».

Ils leur reprochent notamment de ne pas avoir rejoint officiellement le nouveau parti présidentiel. Certains leur demandent également de dissoudre leurs propres formations pour intégrer pleinement le nouveau dispositif politique.

Une reprise en main qui pourrait s’élargir

La clarification demandée aux ministres pourrait ne constituer que la première étape d’un mouvement plus vaste. Selon les informations rapportées par le texte, les directeurs généraux et présidents de conseil d’administration considérés comme proches de l’ancienne architecture Pastef-APTES pourraient également être concernés.

Plusieurs changements à la tête d’agences et de sociétés publiques pourraient ainsi intervenir lors des prochains Conseils des ministres. Cette éventualité s’inscrirait dans une dynamique de reprise en main de l’appareil d’État déjà engagée depuis plusieurs mois. Le prochain tournant pourrait donc concerner bien plus que les quatre ministres aujourd’hui au centre des interrogations.

Après l’accord avec le FMI, la presse met la pression sur le gouvernement face aux urgences sociales

Les urgences économiques et sociales dominent les unes des quotidiens sénégalais ce jeudi 3 septembre. La presse revient notamment sur les nouvelles directives du président Bassirou Diomaye Faye, quelques jours après la conclusion de l’accord avec le FMI.

En Conseil des ministres mercredi, le chef de l’État a demandé au gouvernement d’accélérer la prise en charge des difficultés économiques et sociales. Il a également insisté sur le renforcement des mécanismes destinés à lutter contre la vie chère, rapporte Le Soleil.

Sud Quotidien estime pour sa part que « Diomaye Faye sort de son silence ». Le journal explique que le président a donné plusieurs instructions destinées à soulager les ménages confrontés à la hausse du coût de la vie. La densification de la carte sanitaire et la réussite des Jeux olympiques de la jeunesse figurent également parmi ses priorités.

L’Observateur décrit un chef de l’État qui « met le gouvernement sous pression ». Le quotidien insiste notamment sur la consolidation de la politique sociale. Pouvoir d’achat, loyers et santé apparaissent ainsi parmi les principaux dossiers sur lesquels l’exécutif est appelé à agir.

Pour Vox Populi, ces directives confirment la volonté présidentielle de maintenir le cap d’un « gouvernement d’actions, de réalisations et de résultats ». L’objectif affiché reste de répondre aux attentes des populations et d’améliorer leur bien-être dans un esprit de solidarité.

Le quotidien L’Info relève également cette volonté d’accélérer l’action gouvernementale. Pendant que le président « presse le gouvernement d’agir », le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo définit, lui aussi, les priorités de son équipe.

L’As identifie plusieurs urgences : le pouvoir d’achat des ménages, la régulation des loyers et la relance de l’économie. Le journal souligne que Bassirou Diomaye Diakhar Faye a multiplié les instructions pour accélérer l’action publique et renforcer le suivi de plusieurs secteurs stratégiques.

Ces préoccupations sociales s’inscrivent dans un contexte économique particulier. Les journaux les rapprochent de la question de l’endettement du Sénégal et du récent accord conclu avec le Fonds monétaire international. Les négociations ont abouti à un programme d’environ 1 243 milliards de francs CFA en faveur du pays.

Mais cet accord ne fait pas l’unanimité. Dans des propos rapportés par Tribune, Bougane Guèye Dany estime qu’un programme avec le FMI « ne relancera pas l’économie ». Le président du mouvement politique Gueum Sa Bopp reconnait néanmoins que l’accord peut créer des marges de manœuvre. Selon lui, il ouvre des « fenêtres d’opportunités » pour rétablir les équilibres macro-économiques et favoriser le retour des financements concessionnels.

La question du traitement de la dette continue également d’alimenter les débats. WalfQuotidien rappelle que le Sénégal a choisi un Plan de traitement de la dette plutôt qu’une restructuration. Certains économistes considèrent toutefois cette formule comme une autre manière de désigner une restructuration. « L’État se voile la face », affiche ainsi le quotidien.

Autre dossier au centre de l’attention : l’encadrement des crédits spéciaux. L’As rapporte que le bureau de l’Assemblée nationale a déclaré recevable, mercredi 2 septembre, une proposition de loi consacrée à cette question. Sud Quotidien y voit une nouvelle offensive parlementaire après la décision du Conseil constitutionnel. Le journal rappelle que les députés souhaitent désormais inscrire l’encadrement des crédits spéciaux dans le champ de la loi organique relative aux lois de finances.

Le Conseil constitutionnel avait censuré, le 26 août, un précédent texte adopté par l’Assemblée nationale. Il avait alors considéré que la gestion des crédits spéciaux relève exclusivement du pouvoir exécutif. Le législateur ne pourrait donc pas imposer un mécanisme de contrôle dans ce domaine. Le Quotidien résume cette nouvelle confrontation sous le titre « Bataille spéciale en vue ». Le journal rapporte que l’Assemblée nationale prépare une proposition de loi organique destinée à modifier la législation financière.

Face à cette initiative parlementaire, le gouvernement maintient toutefois sa ligne. L’exécutif réaffirme sa préférence pour un encadrement réglementaire des crédits spéciaux. Entre pression sociale, contraintes économiques, dette et bras de fer institutionnel, les quotidiens sénégalais placent ainsi l’action du gouvernement au centre de leurs analyses. Après l’accord conclu avec le FMI, l’exécutif est désormais attendu sur sa capacité à transformer les engagements économiques en réponses concrètes aux préoccupations des Sénégalais.

Sénégal : Dakar veut unifier la couverture maladie pour garantir un meilleur accès aux soins

Au Sénégal, la protection sociale en matière de santé entre dans une nouvelle étape. Le gouvernement veut désormais rapprocher les différents mécanismes de couverture maladie afin de construire un système national intégré. L’objectif est de mieux coordonner les dispositifs existants et, à terme, de permettre à chaque citoyen d’accéder aux soins sans que son statut professionnel ou social ne constitue un obstacle.

C’est dans cette perspective qu’un atelier technique s’est ouvert mercredi à Dakar. Les travaux, prévus jusqu’au 4 septembre, sont consacrés à la réforme de la couverture du risque maladie. Ils bénéficient de l’appui de la Banque mondiale et du Bureau international du Travail (BIT). Le coup d’envoi a été donné par le directeur de cabinet du ministère de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, Dr Amadou Diaw, représentant la ministre Marie Angélique Mamsel Bédiouf.

Autour de la table se retrouvent les principaux acteurs concernés par la protection sociale en santé. Des représentants des ministères et institutions publiques participent aux échanges. Les organismes de couverture maladie, les mutuelles, les assureurs, les partenaires sociaux et les collectivités territoriales sont également présents. Les partenaires techniques et financiers prennent part aux discussions.

Pour les autorités, le moment n’est plus seulement à la réflexion. Il faut désormais traduire les conclusions du dialogue national sur la protection sociale en santé en décisions concrètes. « L’atelier qui s’ouvre ce matin n’est pas un atelier de plus. C’est une étape de décision », a déclaré Dr Amadou Diaw.

Du consensus national à la mise en œuvre

Cette nouvelle séquence prolonge les travaux engagés depuis novembre 2025 avec le dialogue national sur la protection sociale en santé. Les réflexions avaient ensuite été approfondies lors d’un atelier organisé en février 2026.

À Dakar, les participants doivent désormais s’attaquer à trois questions déterminantes. Il s’agit de définir les soins qui doivent être garantis à toute la population, de déterminer comment les financer durablement et de mettre en place un système d’information capable de rendre les droits réellement effectifs.

Les discussions portent notamment sur les premiers résultats de l’étude actuarielle et les projections financières. L’architecture du futur système d’information intégré est également examinée. Les participants travaillent par ailleurs sur le paquet minimum de bénéfices ainsi que sur les conséquences institutionnelles et opérationnelles de la réforme.

Derrière ces différents chantiers se trouve une même ambition : sortir de la fragmentation actuelle pour construire un dispositif plus cohérent et faciliter l’accès aux prestations.

Déterminer les soins réellement garantis

La définition du futur paquet de soins constitue l’un des dossiers les plus sensibles de la rencontre. Pour les autorités, l’enjeu dépasse largement la constitution d’une liste de prestations médicales.

Il faudra déterminer concrètement ce que l’État entend garantir à chaque citoyen. Cette définition devra tenir compte des besoins sanitaires de la population, des capacités du système de soins et de la nécessité de limiter le poids des dépenses médicales sur les familles.

« Définir ce paquet de soins, ce n’est pas établir une simple liste de prestations », a expliqué Dr Diaw. Il s’agit plutôt de répondre à une question centrale : « quel niveau de soins notre pays s’engage-t-il à garantir effectivement à chaque personne, quel que soit son statut ? »

Le gouvernement devra donc trouver un équilibre entre l’ambition sociale de la réforme et les capacités financières du pays. « Ce que nous garantissons doit pouvoir être financé. Ce que nous finançons doit répondre aux besoins réels des populations », a insisté le directeur de cabinet.

La question du financement apparaît ainsi comme l’une des conditions essentielles de la réussite du projet. L’extension des droits devra être accompagnée de ressources suffisantes pour éviter la création d’engagements impossibles à maintenir dans la durée.

Un système numérique pour sécuriser les droits

Le futur système d’information intégré constitue un autre élément central du dispositif. Pour les autorités, il doit permettre de mieux identifier les bénéficiaires, suivre leurs droits et améliorer la gestion des prestations.

L’outil doit également fournir des données fiables pour permettre aux responsables de piloter efficacement le système. « Sans information fiable, pas de droits bien suivis. Sans suivi, pas de pilotage efficace. Sans pilotage, pas de réforme durable », a résumé Dr Amadou Diaw.

Les travaux doivent donc permettre d’établir un diagnostic commun des systèmes actuellement disponibles. Les participants devront ensuite définir l’architecture cible et les priorités nécessaires à son déploiement. Pour le ministère, les différents chantiers sont étroitement liés. Le paquet de soins, le financement, l’organisation institutionnelle et le système d’information devront évoluer de manière coordonnée pour permettre à la réforme d’aboutir.

Le Code de la sécurité sociale pour accompagner le changement

La réforme intervient également dans un contexte marqué par l’adoption du Code de la sécurité sociale. Les autorités présentent ce nouveau cadre juridique comme une étape importante dans la modernisation de la protection sociale.

Le dispositif élargit notamment la perspective de couverture aux travailleurs indépendants et aux acteurs de l’économie informelle. Il affirme également plusieurs principes, dont l’universalité, la solidarité, la non-discrimination et l’affiliation obligatoire.

L’objectif affiché est de faire évoluer le système vers une protection contre le risque maladie moins dépendante de la situation professionnelle ou du statut de l’assuré.

Cette ambition entraîne toutefois de nouvelles exigences. Le Sénégal devra notamment répondre aux questions liées au financement, à la gouvernance et à l’organisation des différents régimes. La coordination entre les acteurs constituera également un enjeu majeur.

Une réforme qui touche directement les ménages

Derrière les débats techniques et institutionnels, le projet porte une préoccupation essentiellement sociale : mieux protéger les familles contre les dépenses de santé.

Une maladie peut rapidement devenir une lourde charge financière lorsque les soins sont coûteux ou que les mécanismes de couverture ne permettent pas une prise en charge suffisante. Le gouvernement veut donc faire évoluer le système vers un modèle plus intégré, solidaire et prévisible.

L’ambition est de mieux définir les droits des assurés et surtout de garantir leur suivi effectif. « Notre responsabilité est collective : transformer une ambition nationale en droit effectif ; transformer un consensus en décision ; et transformer les décisions en résultats pour les populations », a déclaré Dr Amadou Diaw.

Des décisions attendues au terme de l’atelier

Pendant trois jours, les participants doivent alterner présentations techniques, travaux en groupes restreints, restitutions et séances de validation en plénière. Les trois groupes de travail constitués lors des précédentes étapes du dialogue national continueront leurs travaux. Cette organisation doit permettre de préserver la continuité du processus engagé depuis 2025.

À l’issue de la rencontre, le gouvernement espère disposer d’orientations validées et d’hypothèses financières suffisamment solides. Il veut également clarifier les priorités et améliorer l’articulation entre les différents volets de la réforme.

Une feuille de route actualisée doit ensuite préciser les décisions à prendre, les responsabilités des acteurs, les échéances et les moyens nécessaires. La Banque mondiale et le BIT accompagnent cette démarche, notamment à travers l’Accélérateur mondial sur l’emploi et la protection sociale pour des transitions justes.

Le Sénégal cherche ainsi à franchir une nouvelle étape vers une couverture maladie plus universelle. Mais l’enjeu sera désormais de transformer les principes annoncés en mécanismes réellement opérationnels. La réussite de la réforme dépendra autant de sa capacité à élargir les droits que de la possibilité de les financer et de les garantir durablement.

Dakar réunira a l’occasion des JOJ 2026, près de 2 700 jeunes athlètes autour de 25 disciplines olympiques

Le Sénégal s’apprête à accueillir un rendez-vous inédit dans l’histoire olympique africaine. Du 31 octobre au 13 novembre 2026, les Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026 réuniront près de 2 700 jeunes athlètes autour de 25 sports. Pour cette quatrième édition des JOJ d’été, plusieurs disciplines mettront particulièrement à l’épreuve la vitesse, la précision et la maîtrise technique des concurrents.

Les premières épreuves de tennis de table se tiendront du 1er au 5 novembre au Centre des Expositions de Dakar, à Diamniadio. Sur les tables, les jeunes joueurs devront rapidement s’adapter au style de leur adversaire. La vitesse des échanges et la précision des frappes seront déterminantes pour faire la différence.

Deux jours plus tard, le badminton prendra le relais. Les compétitions auront lieu du 3 au 5 novembre à la Dakar Arena, également située à Diamniadio. Les participants devront combiner déplacements rapides et frappes précises. Ils devront surtout être capables de modifier leurs trajectoires en quelques instants pour surprendre leurs adversaires.

L’univers équestre entrera ensuite en scène avec le saut d’obstacles. Du 4 au 6 novembre, cavaliers et chevaux se retrouveront au Centre équestre de Diamniadio. Chaque parcours demandera une parfaite coordination entre les deux partenaires. Les concurrents devront franchir les obstacles en limitant les fautes, tout en maîtrisant leur trajectoire et leur rythme.

Le tir à l’arc investira ensuite le Stade Abdoulaye Wade. Les épreuves sont prévues du 7 au 9 novembre à Diamniadio. Ici, la performance se jouera dans la maîtrise du geste. Concentration, précision et régularité seront indispensables pour placer les flèches au plus près du centre de la cible.

À la même période, la gymnastique artistique mobilisera les jeunes athlètes au Centre des Expositions de Dakar. Les compétitions se dérouleront du 7 au 11 novembre. Les gymnastes seront évalués sur leurs différents enchaînements, qui exigeront notamment force, souplesse, équilibre et coordination.

Les différentes compétitions seront réparties entre Dakar, Diamniadio et Saly. Cette organisation donnera une dimension nationale à l’événement, qui doit également marquer une première historique. Selon Olympics.com, Dakar 2026 sera en effet le premier événement olympique de la jeunesse organisé sur le continent africain.

Pendant près de deux semaines, le Sénégal deviendra ainsi le point de rencontre d’une nouvelle génération de sportifs. Au-delà des performances et des médailles, ces Jeux porteront donc une portée particulière pour le continent, en ouvrant pour la première fois les portes de l’univers olympique de la jeunesse à l’Afrique.

Sénégal : après plus d’un mois d’arrêt, le Conseil des ministres reprend dans un contexte particulier

Le Palais de la République retrouve son rendez-vous hebdomadaire. Au Sénégal, le Conseil des ministres reprend ce mercredi 2 septembre, après plus d’un mois d’interruption, rapporte le quotidien Les Echos.

La dernière réunion gouvernementale remontait au 29 juillet. Depuis cette date, aucune explication officielle n’a été communiquée sur les raisons de cette interruption. Cette absence prolongée avait toutefois suscité des interrogations, jusqu’à alimenter des spéculations autour d’éventuelles vacances gouvernementales.

Durant cette période, le président Bassirou Diomaye Faye avait notamment effectué un « voyage privé » à l’étranger. Le déplacement avait contribué à nourrir les commentaires sur le fonctionnement de l’exécutif pendant cette période sans Conseil des ministres.

La reprise de cette réunion hebdomadaire intervient surtout dans un contexte économique particulier. Mardi 1er septembre, le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI) sont parvenus à un accord technique de trois ans.

Cet accord doit ouvrir la voie au déblocage de 1 243 milliards de francs CFA en faveur du Sénégal. Il intervient alors que le pays cherche à rétablir ses équilibres financiers et à renforcer la crédibilité de sa gestion économique.

Le Conseil des ministres de ce mercredi devrait donc se tenir sous le signe de plusieurs enjeux importants. La reprise du travail gouvernemental intervient notamment au lendemain de cette avancée dans les discussions avec le FMI.

Après plus d’un mois de suspension, le retour du Conseil des ministres marque ainsi la reprise officielle d’un important rendez-vous de l’exécutif sénégalais. Il intervient à un moment où les décisions économiques attendues pourraient peser sur les prochaines orientations du gouvernement.

Dakar : la municipalité équipe ses nouvelles écoles afin d’améliorer les conditions d’apprentissage

À Dakar, la construction des établissements scolaires ne s’arrête pas aux murs. La municipalité veut désormais s’assurer que ces nouvelles infrastructures offrent réellement aux élèves et aux enseignants les conditions nécessaires pour apprendre et travailler.

Sur instruction du maire de Dakar, Abass Fall, la Direction de l’Éducation et de l’Aide à l’Insertion a effectué une visite de terrain dans plusieurs établissements récemment construits par la Ville. Cette tournée devait notamment permettre de vérifier leur niveau d’équipement et leur capacité à accueillir les élèves dans de bonnes conditions. Selon la municipalité, le bilan dressé à l’issue de la visite est satisfaisant.

Les établissements concernés disposent désormais d’équipements modernes, présentés comme adaptés aux besoins de la communauté éducative. Le dispositif comprend notamment du mobilier scolaire, ainsi que des bureaux et des chaises destinés aux enseignants. La municipalité a également prévu des équipements informatiques et audiovisuels. Du matériel de laboratoire vient compléter ces acquisitions. Des systèmes de vidéosurveillance ont aussi été installés dans les établissements concernés.

Les espaces administratifs et les centres de documentation bénéficient également d’équipements spécifiques. Pour la Ville de Dakar, cette démarche vise à garantir le fonctionnement effectif des infrastructures nouvellement réalisées. L’objectif est ainsi de dépasser la seule construction des bâtiments. La municipalité veut créer un environnement scolaire fonctionnel, capable de répondre aux besoins quotidiens des élèves et du personnel éducatif.

Dans le cadre de ce programme, la Ville de Dakar annonce un investissement de 693 milliards de francs CFA. Ce montant, sous réserve de confirmation de son périmètre et de sa ventilation, témoigne de l’importance accordée au secteur éducatif par l’équipe municipale. Pour les autorités locales, l’enjeu consiste donc à augmenter les capacités d’accueil, mais aussi à améliorer la qualité des espaces d’apprentissage. La politique engagée entend ainsi créer un cadre plus favorable à la réussite scolaire.

À travers ces investissements, Dakar affiche une ambition plus large. La municipalité souhaite faire de l’éducation un outil de développement local et un investissement durable en faveur de la jeunesse dakaroise.

Birame Diop prend la tête de la Cedeao avec l’ambition de raviver l’unité ouest-africaine

Une nouvelle étape s’ouvre à la tête de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Le général sénégalais Birame Diop a officiellement pris ses fonctions de président de la Commission, lundi 31 août 2026, à Abuja, au Nigeria. Ancien ministre sénégalais des Forces armées, il succède au Gambien Omar Alieu Touray, arrivé au terme de son mandat de quatre ans. Pour le nouveau responsable de l’exécutif communautaire, son mandat devra être placé sous le signe de l’unité, de la solidarité et du renforcement de l’intégration régionale.

La transition s’est déroulée dans les locaux du nouveau siège de la Commission. La cérémonie réunissait les responsables entrants et sortants autour d’un moment à la fois protocolaire et symbolique. Les documents officiels de passation ont été signés par les présidents et vice-présidents concernés. Birame Diop a également reçu le recueil consacré aux réalisations de l’équipe précédente.

Dès son premier discours, le nouveau président a donné le ton de son mandat. Il a fait de l’unité l’un de ses principaux axes d’action. Dans une Afrique de l’Ouest confrontée à plusieurs défis, il a appelé les responsables, le personnel de la Commission et les différentes parties prenantes à travailler autour d’une même ambition. Celle d’une organisation communautaire plus cohérente, plus unie et plus efficace. « Je vous lance à tous un appel solennel : ouvrez la voie à l’unité et à la solidarité, fondées sur le respect mutuel », a déclaré le général Birame Diop.

Pour le nouveau patron de la Commission, l’avenir de l’intégration régionale dépendra largement de la capacité des États membres à préserver une dynamique collective. Il entend ainsi inscrire son mandat dans une volonté de consolidation des liens entre les pays ouest-africains. « Un nouveau chapitre s’est ouvert pour l’intégration ouest-africaine. Travaillons ensemble pour en faire un chapitre de paix, de dignité et de prospérité partagée », a-t-il lancé.

Cette cérémonie de passation a également marqué l’installation de plusieurs nouveaux responsables au sein de l’architecture communautaire. Le Nigérian Anthony Ogunjimi devient ainsi vice-président de la Commission. Il remplace la Togolaise Damtien Tchintchibidja. D’autres commissaires ont également pris leurs fonctions dans différents secteurs stratégiques. L’Ivoirien Kalilou Sylla prend en charge les Services internes. La Sierra-Léonaise Francess Alghali hérite des Affaires politiques, de la Paix et de la Sécurité. Le Libérien Dehpue Yenpea Zuo est chargé des Affaires économiques et de l’Agriculture. Le Ghanéen Amin Amidu Sulemani prend, lui, la responsabilité des Infrastructures, de l’Énergie et de la Numérisation.

Le Béninois Nassirou Bako-Arifari dirigera le Développement humain et les Affaires sociales. La Cap-Verdienne Carla Maria Borges Bettencourt devient vérificatrice générale des institutions de la Cedeao. Le Togolais Palokinam Pitche prend la direction générale de l’Organisation ouest-africaine de la santé (Ooas). À la tête du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (Giaba), le Gambien Mam Cherno Jallow entre également en fonction.

Pour Omar Alieu Touray, cette cérémonie marque la fin d’un cycle de quatre années à la tête de la Commission. Au moment de passer le relais, le responsable gambien a défendu le bilan de son équipe. Il a estimé que celle-ci ne laisse pas seulement « des souvenirs, des discours et des décisions », mais aussi un ensemble de réalisations institutionnelles et régionales. Désormais, la responsabilité revient au général Birame Diop. Son premier défi sera de transformer son appel à l’unité en une dynamique capable de renforcer l’action collective de la Cedeao et son projet d’intégration ouest-africaine.

FMI-Sénégal : Ousmane Sonko livre sa position sur l’accord avec Dakar

L’accord de principe trouvé entre le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI) n’a pas tardé à susciter des réactions à Dakar. Au lendemain de la mission menée du 19 août au 1er septembre 2026, l’institution financière a annoncé une entente avec les autorités sénégalaises sur un nouveau programme de 36 mois. Le dispositif doit être conclu au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC), pour un montant d’environ 2,2 milliards de dollars, soit 1,54 milliard de droits de tirage spéciaux (DTS).

Quelques heures seulement après cette annonce, Ousmane Sonko a pris la parole. Dans une publication sur ses réseaux sociaux, le président de l’Assemblée nationale a demandé davantage de précisions au gouvernement sur le contenu de l’accord. Il rappelle d’abord que l’entente annoncée par le FMI et les autorités sénégalaises reste technique. Sa validation définitive dépend encore de l’approbation du conseil d’administration du Fonds.

Pour Ousmane Sonko, cette première annonce ne permet toutefois pas de mesurer précisément les obligations qui pourraient incomber au Sénégal. Il estime que le langage diplomatique utilisé par les deux parties ne renseigne pas suffisamment sur les détails du projet. Une question lui paraît particulièrement importante : celle du traitement de la dette sénégalaise.

L’ancien Premier ministre demande également que les principales réformes envisagées soient rendues publiques. Il cite notamment les mesures destinées à assurer la viabilité des finances publiques, protéger les ménages vulnérables et renforcer la mobilisation des ressources intérieures. La rationalisation des dépenses, les mécanismes de protection sociale et la supervision des entreprises publiques figurent également parmi les sujets qu’il souhaite voir détaillés. Il ajoute à cette liste les mesures concernant l’environnement des affaires ainsi que les audits internationaux de la dette précédemment exigés.

À ses yeux, ces engagements ne concernent pas seulement les autorités qui ont négocié l’accord. Ils engagent l’ensemble des Sénégalais, qui devront en supporter les conséquences présentes et futures. Ousmane Sonko affirme d’ailleurs avoir participé pendant plusieurs mois aux discussions avec le FMI. Il dit connaître certaines des orientations retenues et estime qu’elles pourraient, selon lui, reproduire des erreurs du passé. Il réclame donc une « transparence absolue » sur le contenu des négociations.

Dans cette logique, le président de l’Assemblée nationale évoque un document central dans les négociations avec le FMI : le mémorandum de politiques économiques et financières. Selon lui, ce document formalise les engagements validés par les deux parties. Il demande ainsi au gouvernement de le rendre public afin de permettre aux citoyens de prendre connaissance des mesures envisagées et d’ouvrir un débat sur leurs conséquences. À défaut d’une publication, il souhaite que le document soit transmis à l’Assemblée nationale, au nom de sa mission de représentation populaire.

Le gouvernement apporte pour sa part une précision importante sur la question de la dette. Le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, assure que le Sénégal n’a pas choisi la voie d’une restructuration classique. Selon lui, le plan envisagé pour traiter la dette ne correspond pas à une restructuration « au sens classique du terme ». L’exécutif privilégierait plutôt une solution susceptible de s’étaler davantage dans le temps. Cette approche viserait notamment à éviter les conséquences que le gouvernement associe à une restructuration traditionnelle.

Entre l’annonce d’un financement potentiel de plusieurs milliards de dollars et les interrogations sur les engagements pris par Dakar, le nouvel accord avec le FMI ouvre donc une nouvelle séquence. Pour Ousmane Sonko, sa portée réelle ne pourra être appréciée qu’à la lumière du contenu précis des engagements sénégalais. Le gouvernement, lui, insiste sur une approche différente du traitement de la dette, alors que la validation définitive du programme reste encore attendue.

Sénégal : la Déclaration de politique générale du Premier ministre fixée au 8 septembre

Le rendez-vous est désormais fixé. Le Premier ministre sénégalais Mouhamed Al Aminou Lo présentera sa Déclaration de politique générale (DPG) le mardi 8 septembre 2026 à 10 heures. La présentation aura lieu devant l’Assemblée nationale. La date a été arrêtée mardi par la Conférence des présidents de l’institution parlementaire.

Cette programmation intervient quelques jours après l’ouverture de la deuxième session extraordinaire de l’année. Celle-ci avait été convoquée à la demande du président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Le 1er septembre, les députés s’étaient réunis pour ouvrir officiellement la session. La séance avait également permis de constater le quorum avant la levée des travaux.

La DPG avait pourtant été initialement annoncée pour cette même journée du 1er septembre. Le Bureau de l’Assemblée nationale avait ensuite apporté des précisions sur le calendrier. Il avait rappelé que les règles parlementaires imposaient un délai minimum de huit jours entre l’ouverture d’une session extraordinaire et la séance consacrée à la Déclaration de politique générale.

La Conférence des présidents a donc retenu le mardi 8 septembre à 10 heures. Cette décision s’appuie sur les articles 22 et 77 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Le calendrier n’est cependant pas totalement figé. Le président de la République conserve la possibilité de modifier cette date dans le délai réglementaire de six jours.

Nommé Premier ministre le 25 mai 2026, Mouhamed Al Aminou Lo s’apprête ainsi à franchir une étape importante de son mandat. Face aux députés, il devra exposer les principales orientations de son gouvernement. Il présentera également les priorités qui guideront l’action de l’exécutif.

Cette Déclaration de politique générale constituera donc un moment institutionnel majeur. Elle permettra au chef du gouvernement de dévoiler sa feuille de route et de préciser les ambitions de l’exécutif pour la suite de son mandat.