Cédéao : la force en attente au cœur de la réponse sécuritaire régionale

À Dakar, la Cédéao a réaffirmé l’importance de sa force en attente pour faire face aux défis sécuritaires, en misant sur une meilleure coordination régionale.

À Dakar, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest a réaffirmé le rôle stratégique de sa force en attente dans la gestion des défis sécuritaires en Afrique de l’Ouest. Son président de la Commission, Omar Alieu Touray, a défendu une approche basée sur la coordination régionale.

La question de la force en attente et de l’architecture sécuritaire régionale a occupé une place centrale dans son intervention lors d’une plénière consacrée à la souveraineté et à la sécurité. Il a insisté sur la nécessité d’une meilleure coordination, d’un financement endogène et d’un renforcement de la confiance entre les États membres.

Le responsable régional a appelé à dépasser la fragmentation des mécanismes existants, citant notamment le G5 Sahel, l’Initiative d’Accra, la Force multinationale mixte et les opérations des Nations unies. Selon lui, ces dispositifs, bien que pertinents, manquent de coordination, ce qui limite leur efficacité face aux menaces sécuritaires.

Il a ainsi plaidé pour une intégration renforcée de ces initiatives dans le cadre institutionnel de la Cédéao, afin d’assurer plus de cohérence et une meilleure appropriation par les États.

Une force en attente au cœur de la stratégie

Au centre de cette dynamique, la force en attente de la Cédéao est présentée comme un outil majeur dans la lutte contre le terrorisme et les crises sécuritaires. Omar Alieu Touray a rappelé que les chefs d’État ont validé son déploiement progressif, avec un premier contingent d’environ 1 650 hommes, appelé à atteindre à terme 5 000 éléments.

Il a souligné le caractère évolutif de ce dispositif, conçu pour offrir une capacité d’intervention rapide et coordonnée à l’échelle régionale.

Financement et confiance comme leviers

Le financement reste l’un des principaux défis identifiés. Le président de la Commission a évoqué les difficultés rencontrées par plusieurs missions africaines en raison du manque de ressources durables. Il a appelé à une mobilisation accrue des ressources internes afin de réduire la dépendance vis-à-vis des partenaires extérieurs et garantir la continuité des opérations.

Il a également salué les avancées liées à la Résolution 2719 du Conseil de sécurité de l’ONU, tout en insistant sur la nécessité d’une application effective et sans considérations politiques. Enfin, Omar Alieu Touray a rappelé que la confiance entre les États membres demeure un facteur déterminant pour renforcer l’efficacité de la coopération sécuritaire en Afrique de l’Ouest.

ONU : Macky Sall exposera sa vision pour réformer le multilatéralisme au sein de l’Organisation

Candidat au poste de secrétaire général de l’ONU, Macky Sall présente ce 22 avril sa vision pour une organisation plus efficace et adaptée aux défis mondiaux.

Candidat au poste de secrétaire général de Organisation des Nations unies, l’ancien président sénégalais Macky Sall doit présenter, ce mercredi 22 avril 2026, sa vision centrée sur la réforme du multilatéralisme et l’amélioration de l’efficacité de l’organisation. Son audition est prévue à 19h, heure de New York, dans le cadre des dialogues interactifs initiés par l’Assemblée générale.

Selon le calendrier officiel, ces échanges s’étalent sur deux jours. Michelle Bachelet et Rafael Mariano Grossi ont été entendus le 21 avril, tandis que Rebeca Grynspan doit intervenir le 22 avril à 14h, avant le passage de Macky Sall.

Désigné officiellement par le Burundi le 2 mars 2026, l’ancien chef de l’État sénégalais a été présenté aux États membres à travers une correspondance conjointe des présidents de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité.

Dans son document de vision intitulé « Refonder le multilatéralisme pour un monde meilleur », il évoque une crise « profonde et systémique » du système international. Il appelle ainsi à une réforme en profondeur de l’ONU afin de restaurer sa crédibilité et renforcer son efficacité.

Son projet repose sur trois piliers : une approche globale liant paix, sécurité et développement, la relance du multilatéralisme et une gouvernance plus performante des Nations unies, avec un accent sur la transparence et l’optimisation des ressources.

Fort de plusieurs décennies d’expérience dans la gestion publique, dont douze ans à la tête du Sénégal, Macky Sall mise sur une approche pragmatique et orientée vers les résultats pour convaincre les États membres, à l’approche des consultations décisives au Conseil de sécurité.

Sénégal : La question du pacte social et des infrastructures au cœur de la presse

La presse sénégalaise met en avant l’état d’avancement du pacte de stabilité sociale et les projets d’infrastructures portés par le gouvernement.

Les quotidiens sénégalais parus ce mercredi 22 avril s’intéressent principalement à l’évolution du pacte de stabilité sociale ainsi qu’aux avancées enregistrées dans le secteur des infrastructures.

Selon Le Soleil, le ministre de la Fonction publique et de la Réforme du service public, Olivier Boucal, a présenté l’état d’exécution du pacte de stabilité sociale lors d’un point sur les actions du gouvernement. Ce cadre, signé avec les syndicats et le patronat, repose sur 87 engagements à réaliser sur une période de trois ans.

Le journal souligne que ce pacte vise à instaurer un climat social apaisé, à moderniser l’administration et à améliorer durablement les conditions de travail des agents publics.

Dans le même temps, le ministre des Infrastructures, Déthié Fall, a fait le point sur les projets en cours. Il a évoqué plusieurs chantiers déjà achevés, d’autres en phase de finalisation, ainsi que des infrastructures prêtes à être inaugurées, sous réserve de la disponibilité des autorités.

Sud Quotidien met en avant une communication gouvernementale axée sur la valorisation du bilan, notamment dans les secteurs de l’éducation, des infrastructures et de la fonction publique. Le journal note toutefois que des défis importants persistent, en particulier sur les plans social et économique.

De son côté, Libération insiste sur l’accélération des grands travaux publics, tandis que L’As souligne la dynamique engagée dans plusieurs domaines, allant des routes aux infrastructures universitaires et sportives.

WalfQuotidien adopte un regard plus critique, estimant que le gouvernement est engagé dans une course contre la montre pour présenter un bilan en perspective des échéances électorales à venir. Le journal évoque notamment une série d’inaugurations annoncées dans les prochaines semaines.

Dans l’ensemble, cette revue de presse met en lumière une communication gouvernementale axée sur les résultats, tout en soulignant les attentes persistantes des populations en matière d’amélioration des conditions de vie.

Sénégal-Sierra Leone : un accord stratégique dans les mines et l’énergie

Le Sénégal et la Sierra Leone ont signé un traité de coopération dans les secteurs minier et énergétique, en marge du Forum de Dakar.

En marge de la 10e édition du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, le Sénégal et la Sierra Leone ont officialisé ce jour un accord de coopération dans les domaines des mines et de l’énergie.

La signature s’est déroulée en présence des chefs d’État Bassirou Diomaye Faye et Julius Maada Bio, également président en exercice de la CEDEAO. Le document a été paraphé par le ministre sénégalais de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, Cheikh Niang, et son homologue sierra-léonais en charge des Mines et des Ressources minérales, Julius Daniel Mattai.

Cet accord s’inscrit dans une volonté de renforcer les partenariats intra-africains dans des secteurs stratégiques à forte valeur ajoutée. Il traduit l’ambition des deux pays de promouvoir une gestion plus intégrée et coordonnée de leurs ressources minières et énergétiques.

Intervenant lors du forum, Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé la nécessité de faire des ressources naturelles un levier de transformation économique. Il a insisté sur l’importance de la valorisation locale, du développement de chaînes de valeur régionales et d’un meilleur contrôle des richesses par les États africains.

À travers ce partenariat, Dakar et Freetown entendent consolider leur coopération bilatérale tout en contribuant à la dynamique d’intégration régionale portée par la CEDEAO, notamment dans la gestion des ressources stratégiques.

Ce traité traduit enfin une évolution des approches, avec une Afrique qui ambitionne de maîtriser davantage l’exploitation et la transformation de ses ressources, dans une logique de développement durable et partagé.

PSG : Ibrahim Mbaye en manque de temps de jeu, Luis Enrique s’explique

Le jeune Sénégalais Ibrahim Mbaye traverse une période compliquée au Paris Saint-Germain, où la concurrence limite son temps de jeu.

Le jeune talent sénégalais Ibrahim Mbaye connaît une période difficile au Paris Saint-Germain. Écarté du groupe le 19 avril lors du match contre Lyon, il n’a plus foulé les pelouses avec son club depuis le 21 mars face à Nice. Depuis le début de l’année 2026, le joueur cumule seulement 190 minutes de jeu sous les couleurs parisiennes, illustrant une situation délicate au sein de l’effectif.

À la veille de la rencontre face à Nantes, prévue ce mercredi 22 avril, l’entraîneur du PSG, Luis Enrique, s’est exprimé en conférence de presse sur le cas de son jeune joueur.

Le technicien espagnol a insisté sur l’exigence du haut niveau. « Chaque minute jouée au PSG doit être spéciale. Je n’ai aucun regret concernant Mbaye, mais il faut être prêt. Il l’a été, mais j’attends davantage de tous les joueurs », a-t-il déclaré.

Pour Luis Enrique, la situation s’explique avant tout par la forte concurrence au sein de l’effectif. « C’est la concurrence. Un joueur peut se retrouver en dehors de l’équipe. Il faut savoir saisir chaque opportunité », a-t-il ajouté.

Reste désormais à savoir si Ibrahim Mbaye parviendra à regagner du temps de jeu dans les prochaines semaines.

ONU : Macky Sall défend son bilan face aux violences politiques survenues au Sénégal entre 2021 et 2024

En campagne pour diriger l’ONU, Macky Sall revient sur les violences politiques au Sénégal et justifie ses décisions.

En pleine campagne pour le poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Macky Sall s’est exprimé ce lundi aux États-Unis devant des représentants de la société civile. Interrogé sur les violences politiques survenues au Sénégal entre 2021 et 2024, il a livré son analyse des faits.

Revenant sur ses douze années à la tête du pays, l’ancien chef de l’État a évoqué une période marquée, selon lui, par une intensification inédite des tensions. Il estime que certains acteurs ont tenté de tirer profit du contexte pour accéder au pouvoir en dehors du cadre démocratique, une option qu’il dit avoir rejetée au nom de la défense des institutions.

Macky Sall a également rappelé les violences enregistrées durant cette période, évoquant des incendies de résidences privées, des attaques visant des organes de presse, des menaces contre des magistrats et des responsables politiques, ainsi que des destructions d’infrastructures publiques, notamment les chantiers du Train express régional et du Bus Rapid Transit. Il a aussi mentionné des attaques contre des transports publics ayant causé des pertes en vies humaines.

Face à cette situation, il considère que la stabilité de l’État était sérieusement menacée, justifiant ainsi les mesures prises par les autorités pour rétablir l’ordre. Il a précisé que les dossiers ont été confiés à la justice une fois le calme revenu.

Abordant la loi d’amnistie, l’ancien président a indiqué avoir fait le choix de privilégier l’intérêt supérieur de la nation. Malgré des réserves au sein de son camp, il affirme que cette décision a contribué à apaiser les tensions, à permettre la libération de détenus et à favoriser un retour à la stabilité.

Il a enfin souligné que l’élection présidentielle a permis de tourner la page de cette période, avec l’arrivée au pouvoir du parti Pastef. Selon lui, cette alternance politique, issue des urnes, témoigne de la solidité des institutions sénégalaises et du respect du choix populaire.

En conclusion, Macky Sall a insisté sur la primauté du processus démocratique, rappelant que l’accès au pouvoir doit se faire par les élections et non par la rue.

Sénégal : la BAD suspend ses financements, plusieurs projets à l’arrêt

Le Sénégal fait face à des tensions financières après la suspension des décaissements de la Banque africaine de développement, impactant plusieurs projets structurants.

Le Sénégal est confronté à une situation financière délicate marquée par la suspension des décaissements de la Banque africaine de développement (BAD), selon des informations publiées ce mardi 21 avril.

D’après le quotidien Les Échos, cette décision fait suite au non-paiement par l’État sénégalais de certaines échéances arrivées à maturité. Ce blocage concerne un portefeuille estimé à 1 630 milliards de francs CFA et affecte près de 39 projets jugés essentiels, notamment dans les secteurs de l’agriculture, de l’énergie et des infrastructures.

Les conséquences de cette suspension se font déjà ressentir sur le terrain. Sur le plan social, les agents impliqués dans ces programmes traversent une période difficile, certains étant privés de salaire depuis plus de trois mois, avec des répercussions importantes sur leurs conditions de vie.

Du côté des entreprises, la situation est également préoccupante. Faute de paiements, plusieurs sociétés ne parviennent plus à exécuter les marchés qui leur ont été confiés. Certaines se retrouvent ainsi confrontées à des dettes bancaires croissantes, aggravant leur fragilité financière.

Par ailleurs, les chantiers en cours connaissent des retards significatifs, en contradiction avec les engagements du gouvernement en matière de respect des délais de réalisation.

Face à cette crise, le silence des autorités suscite des critiques. Selon les sources du journal, aucune communication officielle n’a été faite jusqu’à présent. La Direction de l’Ordonnancement des dépenses publiques n’aurait donné aucune indication sur un éventuel déblocage de la situation.

Forum de Dakar : Diomaye Faye appelle à une réponse collective face au terrorisme

Au Forum de Dakar, Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la nécessité d’une coopération régionale face aux menaces sécuritaires en Afrique de l’Ouest.

Au Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a mis en avant l’interdépendance des États face aux défis sécuritaires et appelé à une réponse concertée contre le terrorisme.

Prenant la parole lors du débat de haut niveau de cette 10e édition, le chef de l’État sénégalais a souligné la forte connexion des enjeux sécuritaires dans l’espace ouest-africain. Il a plaidé pour une approche collective afin de faire face à la menace terroriste.

« Il ne peut pas y avoir de périls sécuritaires au Mali qui ne concernent pas le Sénégal ou de périls sécuritaires en Mauritanie qui ne concernent pas le Mali », a-t-il déclaré, insistant sur la continuité des risques entre pays voisins.

Selon lui, une réponse strictement nationale au terrorisme, notamment au Mali, reste insuffisante pour endiguer durablement la menace. Il a ainsi mis en garde contre toute tentative de laisser se développer des zones refuges pour les groupes armés.

Sur la question de la souveraineté, le président sénégalais a appelé à trouver un équilibre entre gestion interne et coopération régionale. « Pour ce qui est de la souveraineté, il faut de la maîtrise interne, de la cohérence régionale et des partenariats qui sont contrôlés », a-t-il affirmé.

Sur le plan opérationnel, Bassirou Diomaye Faye a préconisé une stratégie combinant action militaire, surveillance accrue des frontières et renforcement du partage de renseignements. Il a également insisté sur la nécessité d’opérations conjointes entre les forces de défense et de sécurité des pays concernés.

Le Forum de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique demeure un cadre majeur d’échanges stratégiques, réunissant chaque année dirigeants politiques et experts autour des défis sécuritaires du continent.

Forum de Dakar : la presse souligne un appel à la souveraineté africaine

Les quotidiens parus ce mardi et consultés à l’Agence de presse sénégalaise (APS) accordent une large place à l’ouverture du 10e Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, lancé lundi dans la capitale sénégalaise.

 

Le journal Le Soleil relève qu’après deux années d’interruption, ce rendez-vous diplomatique majeur signe son retour sur la scène africaine. Le quotidien souligne que cette édition, placée sous le thème « L’Afrique face aux défis de stabilité, d’intégration et de souveraineté : quelles solutions durables ? », appelle à une réflexion collective sur les réponses aux crises qui affectent le continent.

Dans son intervention, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la nécessité d’une mobilisation commune pour rompre avec les cycles d’instabilité et construire une Afrique stable, intégrée et souveraine, rapporte le journal.

Le Soleil met également en avant les positions du président sierra-léonais Julius Maada Bio, également président en exercice de la Cédéao, et du président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, tous deux favorables à une diversification des stratégies en matière de sécurité et de stabilité.

De son côté, Sud Quotidien titre sur « L’Afrique à l’heure du sursaut ». Le journal souligne que les interventions des chefs d’État traduisent une évolution notable des discours politiques sur le continent. Entre affirmation de souveraineté, intégration régionale et réforme des mécanismes existants, les prises de parole dessinent une Afrique en quête d’autonomie stratégique.

La publication insiste également sur une convergence des approches, articulant sécurité, gouvernance et développement. Elle estime que ces discours appellent à des réponses collectives renouvelées, avec une attention particulière portée aux populations.

Pour Les Echos, le président sénégalais a marqué les esprits en mettant en avant la question de la souveraineté africaine. Le journal note un discours direct, appelant à une prise de conscience face aux défis du continent, avec une volonté affirmée de voir l’Afrique reprendre le contrôle de son destin.

Enfin, WalfQuotidien met en exergue l’appel de Bassirou Diomaye Faye à une réponse africaine face aux menaces sécuritaires. Selon le journal, le chef de l’État a exhorté le continent à assurer lui-même sa sécurité et à mieux gérer ses ressources dans un contexte international marqué par des tensions croissantes.

Forum de Dakar : Diomaye Faye appelle à une souveraineté sécuritaire africaine

À l’ouverture du Forum de Dakar, le président sénégalais a plaidé pour des réponses africaines aux crises sécuritaires et une affirmation de la souveraineté du continent.

 

Le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a procédé à l’ouverture de la 10e édition du Forum de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique à Diamniadio. Dans son discours, il a appelé à une refondation des stratégies africaines face aux crises sécuritaires. Il a également insisté sur la nécessité de renforcer la sécurité Afrique souveraineté.

Un contexte mondial sous tension

Face à plusieurs chefs d’État et partenaires internationaux, le président a décrit un monde marqué par une instabilité croissante. Il a évoqué la fragilisation du multilatéralisme, les tensions commerciales et les conflits internationaux.

Selon lui, ces dynamiques impactent directement les équilibres régionaux, notamment en Afrique. Dans ce contexte, la question de la sécurité Afrique souveraineté devient centrale.

Des menaces multiples sur le continent

Le chef de l’État a souligné la multiplication des menaces en Afrique. Il a cité les conflits armés, le terrorisme, la criminalité transfrontalière et la piraterie maritime. À cela s’ajoutent la cybercriminalité, la désinformation, ainsi que les effets du changement climatique. Pour lui, ces défis exigent des réponses adaptées et renforcent l’urgence d’une sécurité Afrique souveraineté.

Réformer les architectures sécuritaires

Bassirou Diomaye Faye a pointé les limites des dispositifs actuels. Il a appelé à des mécanismes plus efficaces, avec des mandats clairs et des financements maîtrisés.

Le président a également plaidé pour l’opérationnalisation des forces régionales et une meilleure coordination. Selon lui, l’Afrique doit définir elle-même ses priorités sécuritaires.

Vers une souveraineté globale du continent

Le chef de l’État a insisté sur le fait que l’Afrique ne doit plus être un simple terrain d’influence. Il appelle le continent à devenir un acteur majeur sur la scène internationale.

Cette ambition passe par une souveraineté stratégique, économique et numérique. Dans cette logique, la transformation locale des ressources est présentée comme une priorité.

Sécurité, développement et dimension humaine

Le président a rappelé que la sécurité est liée au développement. Il a évoqué les populations touchées par les crises, notamment les jeunes et les femmes. Pour y faire face, il recommande d’investir dans l’éducation, la formation et le numérique.

Enfin, il a appelé à renforcer l’intégration africaine à travers des initiatives comme la ZLECAf et l’Agenda 2063. L’objectif est de permettre au continent de passer d’une situation de vulnérabilité à une position de puissance, portée par une sécurité Afrique souveraineté assumée.