Sénégal : quatre accords internationaux soumis à ratification devant l’Assemblée nationale

L’Assemblée nationale du Sénégal tiendra, ce jeudi 25 juin, une séance plénière consacrée à l’examen de quatre projets de loi autorisant la ratification d’accords et conventions internationaux. Selon un communiqué de l’institution parlementaire, ces textes permettront au président de la République de finaliser l’adhésion du Sénégal à plusieurs instruments juridiques internationaux couvrant des domaines stratégiques. tels que l’environnement marin, la coopération judiciaire, le droit international humanitaire et la gestion des ressources en eau.

Le premier texte inscrit à l’ordre du jour concerne le projet de loi n°07/2026 portant autorisation de ratification de l’Accord BBNJ (Biodiversity Beyond National Jurisdiction). Adopté le 19 juin 2023 à New York, cet accord complète la Convention des Nations unies sur le droit de la mer et vise à renforcer la conservation ainsi que l’utilisation durable de la biodiversité marine dans les zones situées au-delà des juridictions nationales.

Pour le Sénégal, pays dont l’économie est fortement liée aux activités maritimes et à la pêche, l’adhésion à cet accord représente un enjeu majeur en matière de préservation des ressources halieutiques et de protection des écosystèmes marins.

Les députés examineront également le projet de loi autorisant la ratification de la Convention d’entraide judiciaire en matière pénale entre le Sénégal et la Gambie. Signé à Dakar le 12 mars 2020, cet accord vise à renforcer la coopération entre les autorités judiciaires des deux pays dans la lutte contre la criminalité, notamment les infractions transfrontalières, le trafic illicite et les réseaux criminels opérant dans la sous-région.

Le troisième texte porte sur les amendements apportés à l’article 8 du Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI). Ces modifications, adoptées dans le cadre de l’évolution du droit pénal international, élargissent la liste des crimes de guerre susceptibles d’être poursuivis, en particulier dans les situations de conflits armés non internationaux.

Enfin, les parlementaires seront appelés à se prononcer sur le projet de loi n°14/2026 autorisant la ratification de la Charte constitutive de l’Organisation mondiale de l’Eau. Signée le 28 mai 2025 à Riyad, cette nouvelle organisation internationale ambitionne de renforcer la coopération mondiale en matière de gestion durable des ressources hydriques et de réponse aux défis liés à la raréfaction de l’eau.

Dans un contexte marqué par les effets du changement climatique et la pression croissante sur les ressources en eau, l’adhésion du Sénégal à cette organisation pourrait lui permettre de participer davantage aux mécanismes internationaux de gouvernance de l’eau et de bénéficier d’opportunités accrues de coopération technique et financière.

À travers l’examen de ces quatre textes, l’Assemblée nationale est appelée à se prononcer sur des engagements internationaux qui touchent à des enjeux majeurs pour le pays, allant de la protection de l’environnement à la coopération judiciaire, en passant par le renforcement du droit international et la gestion durable des ressources naturelles.

Sénégal : coup dur avant le match décisif contre l’Irak, un forfait fragilise les chances

Le Sénégal aborde son dernier match de phase de groupes de la Coupe du Monde 2026 dans un contexte de tension maximale, avec l’obligation de s’imposer face à l’Irak pour espérer rejoindre les 16es de finale. Mais à la veille de cette rencontre décisive, une mauvaise nouvelle vient fragiliser un peu plus les ambitions des Lions de la Téranga : Édouard Mendy est forfait.

Rien ne sourit véritablement aux Sénégalais dans ce début de Mondial, loin des attentes suscitées par leur récente dynamique continentale, dont l’issue reste d’ailleurs encore suspendue à une décision du TAS dans le contentieux les opposant au Maroc. Battus d’entrée par la France (3-1), puis dominés par la Norvège (3-2), les hommes de Pape Thiaw se retrouvent désormais dos au mur.

Dans ces deux rencontres, plusieurs cadres n’ont pas répondu aux attentes, à l’exception notable d’Édouard Mendy. Le gardien sénégalais, malgré trois buts encaissés face à la Norvège, a multiplié les interventions décisives, retardant l’échéance à plusieurs reprises. Trois arrêts importants, dont une parade de grande classe face à Martin Ødegaard, ont permis d’éviter un score encore plus lourd. Mais au-delà de ses performances, une inquiétude grandissait après sa sortie en boitant en seconde période.

Ce qui était redouté est désormais confirmé. Dans un communiqué rendu public dans la nuit, la Fédération sénégalaise de football a officialisé le forfait de son portier pour la rencontre face à l’Irak. Une blessure au genou gauche, contractée lors du match contre la Norvège, prive ainsi les Lions de leur dernier rempart titulaire pour ce rendez-vous crucial.

« Suite à une blessure au genou gauche contractée lors de la rencontre face à la Norvège, Édouard Mendy sera indisponible pour le prochain match du Sénégal », précise la Fédération, ajoutant que des examens complémentaires sont en cours afin d’évaluer la gravité de la blessure et la suite de sa compétition.

En son absence, c’est Mory Diaw qui est pressenti pour défendre les cages sénégalaises. Le gardien du Havre, passé par le Paris Saint-Germain, pourrait ainsi honorer sa sixième sélection dans un match à très forte pression.

Sur le plan sportif, le calcul est simple pour les Lions : une victoire face à l’Irak est impérative pour conserver une chance de qualification parmi les meilleurs troisièmes. Tout autre résultat viendrait sceller prématurément le sort du Sénégal dans cette Coupe du Monde 2026, et aggraverait une dynamique déjà fragile.

Dakar 2026 : l’État investit 1,5 milliard FCFA pour moderniser le site stratégique de diffusion de Thiès

L’État du Sénégal a engagé un investissement de 1,5 milliard de francs CFA pour le renouvellement du pylône du site de la Télédiffusion du Sénégal (TDS-SA) à Thiès, une infrastructure considérée comme essentielle dans le dispositif national de diffusion audiovisuelle. Cette modernisation vise notamment à garantir une retransmission de haute qualité lors des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, prévus en novembre et décembre prochains.

L’annonce a été faite mardi 23 juin 2026 par le ministre de la Communication et des Relations avec les institutions, Dr Bakary Sarr, au cours d’une visite de travail sur ce site stratégique, deuxième centre de diffusion du pays après celui de Dakar.

« Il y a un projet depuis 2025 de renouvellement du pylône. L’État du Sénégal a mis 1,5 milliard de francs CFA pour procéder à son renouvellement, notamment en perspective des Jeux olympiques de la jeunesse, afin de permettre aux Sénégalais d’avoir des images de qualité », a déclaré le ministre.

Un maillon essentiel de la chaîne audiovisuelle nationale

Selon Dr Bakary Sarr, le site de Thiès occupe une place centrale dans l’architecture de diffusion des contenus audiovisuels au Sénégal. Il assure une grande partie de la collecte, du transport et de la diffusion des programmes télévisés à destination des populations.

« C’est ici que se fait pratiquement toute la collecte, le transport et la diffusion de tout ce qui se fait en matière de télévision et d’audiovisuel. C’est également à partir de ce site que les Sénégalais reçoivent les images diffusées », a-t-il expliqué.

Une tournée d’évaluation des infrastructures du secteur

Cette visite s’inscrit dans une série de déplacements entrepris par le ministre moins d’un mois après sa prise de fonction. L’objectif est de faire un état des lieux des structures relevant de son département, d’évaluer les infrastructures existantes et d’échanger avec les responsables sur les défis liés aux équipements et aux ressources humaines.

Le ministre a salué les efforts déjà consentis par l’État pour renforcer les capacités de TDS-SA, à travers le renouvellement des équipements techniques, l’amélioration des infrastructures et une meilleure gestion des installations.

Une réflexion nationale sur les sites de diffusion

Au-delà du site de Thiès, les autorités souhaitent engager une réflexion plus large sur l’ensemble du réseau national de diffusion, qui comprend 24 sites répartis sur le territoire sénégalais. Le ministère entend collaborer avec les différents acteurs du secteur afin d’identifier les besoins prioritaires et de proposer des recommandations destinées à renforcer la performance du système audiovisuel national.

À quelques mois des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026, cet investissement stratégique apparaît comme une étape importante dans la préparation de l’événement, tout en contribuant durablement à la modernisation du paysage audiovisuel sénégalais.

Sénégal : un audit biométrique pour moderniser et assainir la fonction publique

À Dakar, le gouvernement a donné le coup d’envoi d’une réforme d’envergure de l’administration publique. Mardi, à l’occasion de la Journée mondiale de la fonction publique, le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du service public, Mamadou Lamine Dianté, a officiellement lancé l’audit physique et biométrique de la fonction publique, une opération présentée comme un tournant dans la modernisation de l’État.

Dès l’ouverture de la cérémonie, le ministre a inscrit cette initiative dans une logique de transformation profonde du service public, portée par le mot d’ordre : « Moderniser pour mieux servir ». Selon lui, cet audit constitue une étape majeure de la réforme engagée par les autorités, avec pour ambition de bâtir une administration plus assainie, plus performante et mieux organisée, capable d’offrir de meilleures conditions de travail et de garantir une reconnaissance plus juste du mérite.

Face aux interrogations que pourrait susciter une telle opération, Mamadou Lamine Dianté a tenu à lever toute ambiguïté. L’audit, a-t-il insisté, ne doit pas être perçu comme une mesure de défiance à l’égard des agents de l’État, mais comme un outil de gestion responsable. Il s’agit, selon ses mots, d’un levier de transparence et de justice sociale, destiné à renforcer la crédibilité et l’efficacité de l’administration.

Dans le détail, le ministre a décliné les trois objectifs principaux de cette opération : fiabiliser les effectifs de la fonction publique, valoriser le capital humain et optimiser l’utilisation des ressources publiques. L’enjeu est de disposer d’une vision claire et actualisée des ressources humaines de l’État, afin de mieux organiser leur gestion.

« Il s’agit d’abord de disposer d’une cartographie exacte et en temps réel de nos ressources humaines. Ensuite, de veiller à ce que chaque compétence soit à la bonne place afin de maximiser son impact. Enfin, de garantir que chaque denier public rémunère un travail effectif au service de la nation », a expliqué le ministre.

Dans la foulée du lancement, les équipes d’auditeurs ont été déployées dans les différentes administrations publiques à travers le pays. Une phase opérationnelle qui repose sur la collaboration des agents de l’État. Le ministre a ainsi appelé secrétaires généraux, directeurs de services et agents publics à réserver un accueil favorable aux équipes sur le terrain, soulignant que la réussite de cette réforme dépendra de l’implication collective.

Au-delà de l’audit, la cérémonie a également été marquée par une séquence de reconnaissance. Le « Prix Fonction publique » a été décerné à 50 agents issus de différents ministères sectoriels. Ces distinctions saluent leur exemplarité, leur professionnalisme et la qualité des services rendus aux usagers.

S’adressant aux récipiendaires, Mamadou Lamine Dianté a souligné la portée symbolique de ces distinctions. En honorant ces agents, a-t-il indiqué, l’État ne célèbre pas uniquement des parcours individuels, mais l’ensemble des valeurs qui fondent le service public. Ces profils exemplaires, a-t-il ajouté, démontrent que l’excellence, l’engagement et le sens de l’intérêt général restent des réalités vivantes au sein de l’administration sénégalaise.

De Berlin à Toronto : diplomatie, football et inquiétudes à la une de la presse sénégalaise

Les quotidiens sénégalais parvenus ce mercredi naviguent entre diplomatie, enjeux sécuritaires et préoccupations sportives. Au cœur de l’actualité, la visite officielle de trois jours du président Bassirou Diomaye Faye en Allemagne continue de susciter de nombreux commentaires, tandis que les performances des Lions à la Coupe du monde 2026 alimentent les inquiétudes et les critiques.

À Berlin, le chef de l’État a bouclé une séquence diplomatique dense marquée par des rencontres de haut niveau avec le chancelier allemand Friedrich Merz et le président fédéral Frank-Walter Steinmeier. Pour plusieurs observateurs, cette visite constitue une étape importante dans le renforcement des relations entre Dakar et Berlin. Le Soleil estime ainsi que ce déplacement a permis de porter la coopération sénégalo-allemande à un niveau supérieur, consolidant davantage le partenariat stratégique entre les deux pays.

Au-delà des questions bilatérales, les échanges ont également porté sur les grands défis régionaux. Selon L’Info, Bassirou Diomaye Faye a profité de son séjour pour plaider en faveur d’un soutien plus important de la communauté internationale aux pays du Sahel confrontés à la menace terroriste et à une situation sécuritaire toujours préoccupante. WalfQuotidien souligne pour sa part que les discussions entre le président sénégalais et le chancelier allemand ont principalement tourné autour des questions économiques, des investissements ainsi que de la stabilité de la région sahélienne.

Mais pendant que la diplomatie occupe une place de choix dans les colonnes des journaux, le parcours des Lions à la Coupe du monde 2026 retient tout autant l’attention. Après deux défaites consécutives face à la France puis à la Norvège, la sélection sénégalaise se retrouve dans une situation délicate, avec une qualification désormais fortement compromise.

WalfQuotidien pointe du doigt ce qu’il considère comme les nombreux dysfonctionnements ayant entouré la participation sénégalaise à cette compétition organisée aux États-Unis, au Mexique et au Canada. Le journal évoque des erreurs de gestion au sein de la Fédération sénégalaise de football et estime que l’instance dirigeante est passée à côté de son sujet dans la préparation de cette campagne mondiale.

Le Quotidien dresse également un constat alarmant. Le journal rappelle que le Sénégal n’avait jamais enregistré deux revers consécutifs dans une phase finale de Coupe du monde, qualifiant cette situation d’historique et préoccupante. Malgré ce contexte difficile, le sélectionneur conserve l’espoir d’un retournement de situation et continue de croire à une qualification lors du dernier match face à l’Irak.

Dans le vestiaire également, le discours reste combatif. Selon Le Quotidien, le capitaine Kalidou Koulibaly et les cadres de l’équipe entendent mobiliser toutes leurs forces avant cette rencontre décisive prévue vendredi à Toronto. Pour espérer poursuivre l’aventure, les Lions devront s’imposer avec au moins trois buts d’écart afin de figurer parmi les meilleurs troisièmes de la compétition.

La tâche s’annonce toutefois encore plus complexe avec l’absence d’Edouard Mendy. Les Échos rapporte que le gardien titulaire du Sénégal sera indisponible pendant au moins dix jours. Une information confirmée par L’As, qui évoque une grave blessure aux ligaments du genou gauche contractée lors de la rencontre contre la Norvège. Ce forfait prématuré prive les Lions d’un de leurs cadres les plus expérimentés et ajoute une nouvelle dose d’incertitude à l’approche du rendez-vous décisif face à l’Irak.

Entre ambitions diplomatiques affichées à Berlin et inquiétudes sportives grandissantes de l’autre côté de l’Atlantique, la presse sénégalaise met en lumière un pays partagé, le temps d’une journée, entre les espoirs de sa politique extérieure et les doutes qui entourent sa sélection nationale.

Révision constitutionnelle au Sénégal : le Forum Civil alerte sur un risque de tension institutionnelle

Dans un contexte politique déjà marqué par des débats intenses autour de la révision constitutionnelle, le Forum Civil, section sénégalaise de Transparency International, est monté au créneau le 22 juin. Dans une déclaration rendue publique, l’organisation de la société civile met en garde contre ce qu’elle qualifie de risque de « transposition d’une divergence politique en crise institutionnelle majeure », appelant à la retenue et au dialogue entre les différentes institutions de la République.

Le Forum Civil replace d’abord le processus dans sa chronologie. Tout commence le 27 avril, lorsque la Présidence de la République annonce quatre avant-projets de lois, parmi lesquels figure un texte portant révision de la Constitution. Ce chantier aurait été conduit avec la participation du président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, selon les éléments rappelés par l’organisation.

Quelques jours plus tard, le 5 mai, le Conseil constitutionnel est saisi pour avis. Il rend sa décision, référencée n°4/C26, le 13 mai, apportant un cadre juridique à la suite du processus engagé.

Le 12 juin marque une nouvelle étape avec la déclaration de recevabilité par le Bureau de l’Assemblée nationale d’une proposition de loi intégrant les observations formulées par le Conseil constitutionnel. Dans la foulée, la Conférence des Présidents fixe un ultimatum au 22 juin, accentuant le rythme institutionnel du dossier. Le président de l’Assemblée nationale annonce ensuite avoir reçu la réponse du chef de l’État, ouvrant la voie à un examen en commission prévu le 24 juin, puis à une adoption en séance plénière le 29 juin.

Mais derrière cette mécanique institutionnelle, le Forum Civil relève ce qu’il considère comme une faille majeure : un manque de transparence dans la communication autour du processus. L’organisation déplore notamment que « ni l’Assemblée nationale ni la Présidence de la République n’ont donné une quelconque information aux Sénégalais sur l’avis du Président de la République ».

S’appuyant sur les dispositions de l’article 103 de la Constitution, le Forum Civil appelle les pouvoirs exécutif et législatif à privilégier le dialogue afin d’éviter tout dysfonctionnement institutionnel. Il invite également les autorités à se conformer strictement aux décisions du Conseil constitutionnel, présenté comme un pilier essentiel de l’équilibre démocratique.

Enfin, l’organisation exhorte l’ensemble des acteurs de l’espace public à renforcer l’esprit républicain dans l’exercice des libertés civiles et politiques, estimant que la stabilité institutionnelle demeure une condition essentielle à la préservation de la démocratie et de la République.

Sénégal-Allemagne : Bassirou Diomaye Faye en mission pour accélérer la Vision 2050

En déplacement officiel en République fédérale d’Allemagne du 21 au 23 juin, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a engagé une nouvelle étape de son offensive diplomatique et économique au service de la Vision Sénégal 2050. À Berlin, le chef de l’État cherche à consolider le partenariat stratégique entre Dakar et la capitale allemande, tout en ouvrant de nouvelles perspectives d’investissement, de croissance et de transfert de technologies destinées à soutenir la transformation économique du pays.

Dès les premières séquences de cette visite, une constante s’est imposée, fidèle aux précédents déplacements du président à l’étranger : la rencontre avec la communauté sénégalaise établie dans le pays hôte. À Berlin, cette tradition s’est une nouvelle fois matérialisée par un échange direct avec les compatriotes vivant en Allemagne, dans un cadre empreint d’écoute et de proximité.

Face à ses concitoyens, Bassirou Diomaye Faye a pris le temps de recueillir leurs préoccupations, tout en réaffirmant les engagements de l’État en matière d’amélioration des services consulaires, de protection des droits des Sénégalais de l’extérieur et de renforcement de leur implication dans le développement national. Une approche qui s’inscrit dans la ligne directrice de la présidence, selon laquelle « où qu’il se trouve, un Sénégalais reste au cœur des préoccupations de la Nation ».

Dans cette dynamique, la diaspora apparaît comme un pilier central de la Vision Sénégal 2050. Au-delà des transferts financiers, elle est désormais envisagée comme un acteur stratégique du rayonnement international du pays et un vecteur de compétences, d’initiatives et d’influence économique.

Parallèlement à ces échanges communautaires, le président sénégalais a multiplié les rencontres économiques de haut niveau. En marge du Forum économique germano-sénégalais, il s’est notamment entretenu avec Marco Linnig, dirigeant de Siemens Healthineers, l’un des leaders mondiaux des technologies médicales.

Les discussions ont porté sur le renforcement des capacités du système de santé sénégalais, notamment à travers l’équipement des infrastructures hospitalières en scanners et appareils d’imagerie médicale. L’ambition affichée est claire : améliorer l’accès au diagnostic médical et réduire les délais de prise en charge des patients, en particulier dans les zones où les équipements spécialisés restent encore insuffisants.

Au-delà de la dimension technologique, Bassirou Diomaye Faye a insisté sur un enjeu fondamental du système de santé : la formation des ressources humaines. Pour le chef de l’État, l’introduction d’équipements modernes ne saurait produire ses effets sans un investissement parallèle dans les compétences des médecins, techniciens et personnels spécialisés. Une exigence qui vise à garantir une appropriation efficace des technologies et une amélioration durable de la qualité des soins au Sénégal.

Petit Mbao : 26 kg de chanvre indien saisis, un réseau de trafic partiellement démantelé par la gendarmerie

La lutte contre le trafic de stupéfiants a connu un nouvel épisode marquant le 21 juin 2026 à Petit Mbao, dans le quartier Goth Beu, où la Brigade de la Zone Franche Industrielle a mené une opération qui a abouti à la saisie de 26 kilogrammes de chanvre indien et à l’interpellation de trois individus.

Tout est parti d’un renseignement transmis aux forces de sécurité, faisant état de la présence suspecte d’un sac contenant du chanvre indien sur la terrasse d’un immeuble de trois étages. Prenant l’information au sérieux, les éléments de la gendarmerie se sont immédiatement rendus sur les lieux pour procéder aux vérifications. Sur place, ils découvrent effectivement le sac signalé, renfermant une quantité importante de drogue, estimée à 26 kilogrammes.

Dans la foulée de cette découverte, les enquêteurs déclenchent une série d’investigations destinées à remonter la filière et identifier les personnes impliquées. Ces recherches aboutissent à l’interpellation de trois ressortissants sénégalais, désormais placés en garde à vue pour trafic présumé de chanvre indien.

Mais malgré la rapidité de l’intervention, le dispositif n’a pas permis d’interpeller tous les membres du réseau. Le principal suspect, présenté comme le cerveau de l’opération, a réussi à prendre la fuite avant son arrestation. Il fait désormais l’objet de recherches actives menées par les autorités.

Au terme de cette opération, les forces de l’ordre ont confirmé la saisie des 26 kilogrammes de chanvre indien ainsi que l’arrestation des trois individus, tandis que l’enquête se poursuit afin de démanteler l’ensemble du réseau et d’identifier toutes les ramifications de ce trafic.

Sénégal : Ousmane Sonko encadre la révision constitutionnelle dans un moment clé au Parlement

Dans l’hémicycle, l’atmosphère était à la fois politique et institutionnelle, alors que l’Assemblée nationale poursuivait l’examen de plusieurs textes majeurs. Profitant de cette séance plénière consacrée notamment au vote des projets de loi sur le Code du travail et la Sécurité sociale, le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a pris la parole pour clarifier la portée de la révision constitutionnelle en cours, tout en réaffirmant la place centrale du Parlement dans l’exercice du pouvoir constituant.

Dès l’ouverture de son intervention, le président de l’institution a insisté sur le cadre de légitimité dans lequel s’inscrit l’action des députés. Selon lui, l’Assemblée nationale agit dans le strict respect du mandat confié par le peuple, en assumant pleinement les responsabilités prévues par la Constitution. Il a rappelé que les élus sont appelés, en vertu de l’article 103, à exercer cette compétence dans le cadre des procédures définies par la loi fondamentale, notamment l’article 79 relatif aux modalités de révision.

Dans un discours dense, Ousmane Sonko a tenu à replacer cette dynamique réformatrice dans une logique de continuité institutionnelle. Il a affirmé que le Parlement n’est pas un acteur isolé, mais l’expression directe de la souveraineté populaire. À ses yeux, les réformes engagées trouvent leur sens dans le contrat politique conclu avec les citoyens, un contrat qu’il décrit comme fondé sur des changements structurels attendus depuis longtemps.

Le président de l’Assemblée nationale a également tenu à lever toute ambiguïté sur le rôle de l’exécutif dans ce processus, rappelant qu’aucun ultimatum n’a été adressé au président de la République. Pour lui, chaque institution doit rester dans le périmètre de ses prérogatives, dans le respect de l’équilibre des pouvoirs. Il a ainsi insisté sur le fait que l’initiative de révision constitutionnelle relève d’un exercice strictement encadré, dont la finalité est déjà, selon lui, en grande partie atteinte par l’engagement du processus lui-même.

Poussant plus loin son argumentaire, Ousmane Sonko a rappelé que, dans l’architecture démocratique sénégalaise, le pouvoir constituant est partagé entre le peuple et la représentation nationale. Dans ce cadre, il a défendu la capacité de l’Assemblée nationale à initier et adopter des révisions constitutionnelles, en soulignant le rôle des majorités qualifiées prévues par les textes, notamment la règle des trois cinquièmes.

Cette prise de position s’est inscrite dans une séance déjà marquée par plusieurs évolutions au sein de l’institution parlementaire. L’Assemblée nationale a en effet enregistré l’arrivée de quatre nouveaux députés, venus compléter sa composition, dans un contexte de recomposition politique lié aux nominations gouvernementales.

Parallèlement, le bureau de l’institution a connu un renouvellement partiel avec l’élection d’El Malick Ndiaye au poste de premier vice-président, une fonction stratégique dans l’organisation interne du Parlement. Ismaïla Diallo a, de son côté, été élu troisième vice-président. Les deux candidats ont recueilli chacun 130 voix, traduisant un large consensus au sein de l’hémicycle.

Dans le même mouvement, certains ajustements institutionnels ont été actés avec la réintégration de figures politiques comme Amadou Ba et Momar Tall Ndao, anciennement membres de l’exécutif. D’autres députés, issus de la majorité, ont également été installés pour remplacer des membres appelés à des fonctions ministérielles.

Au fil de cette séance plénière dense, le Parlement sénégalais a ainsi combiné débats de fond sur les réformes constitutionnelles et réorganisation interne, dans une séquence où les équilibres politiques et institutionnels se sont redessinés sous le regard attentif de l’opinion publique.

Sénégal : Pape Thiaw refuse le renoncement malgré un début de Mondial sous tension

Au lendemain d’une nouvelle désillusion, le sélectionneur des Lions du Sénégal, Pape Thiaw, s’est présenté en conférence de presse avec un discours mêlant lucidité et détermination. Battu une deuxième fois consécutive par la Norvège (3-2) au MetLife Stadium du New Jersey, le Sénégal traverse une zone de turbulences inédite dans son histoire en Coupe du monde, mais son technicien refuse encore de parler d’élimination.

D’entrée, le sélectionneur a tenu à replacer la situation dans le cadre d’une compétition qui laisse encore une marge, aussi mince soit-elle. « Il est très tôt de parler d’échec. Dans une compétition comme celle-ci, l’objectif est de se qualifier pour le tour suivant », a-t-il insisté, comme pour rappeler que le parcours mondialiste n’est pas encore totalement refermé.

Conscient de la gravité du moment, Pape Thiaw n’a toutefois pas cherché à masquer la réalité des chiffres ni la portée des deux revers consécutifs. Pour la première fois de son histoire, le Sénégal a entamé une Coupe du monde par deux défaites, un scénario qui fragilise fortement ses ambitions. « Aujourd’hui, nous ne sommes pas éliminés. Certes, notre situation est compliquée », a-t-il reconnu, tout en maintenant un cap d’espoir.

Dans son analyse, le sélectionneur est revenu sur une rencontre qu’il estime mal récompensée au regard de la préparation effectuée. « C’est dur. Aujourd’hui on s’était bien préparé pour avoir un résultat positif et prendre les trois points. Mais malheureusement, on a perdu ce match », a-t-il confié, traduisant une frustration palpable face à une dynamique qui échappe à son équipe.

Au-delà du résultat, le technicien sénégalais a pointé des fragilités récurrentes qui plombent les Lions depuis le début du tournoi, notamment une défense trop perméable et une inefficacité offensive préoccupante. Avec six buts encaissés en deux rencontres, le constat est lourd. « Il faut être beaucoup plus efficaces dans la surface adverse et éviter d’offrir des opportunités à nos adversaires », a-t-il martelé, appelant à une réaction rapide.

Dans son analyse, Pape Thiaw a également salué la qualité des attaquants adverses, capables de faire basculer un match sur des détails. Il a notamment cité l’exemple d’Erling Haaland, symbole d’une efficacité redoutable. « À ce niveau, les meilleurs attaquants du monde n’ont besoin que de très peu d’occasions pour faire la différence », a-t-il souligné, insistant sur la nécessité d’un ajustement immédiat pour espérer rivaliser à ce niveau.

Malgré ce contexte difficile, le sélectionneur veut encore croire à une issue favorable, à condition de réussir un dernier effort décisif. « Le plus important est désormais de remporter notre dernier match et si possible de marquer plusieurs buts afin d’améliorer notre différence de buts », a-t-il expliqué, esquissant le scénario d’un improbable rebond.

Tout se jouera donc lors de la dernière journée du groupe, face à l’Irak à Toronto. Une rencontre aux allures de finale pour les Lions, contraints à un large succès pour espérer figurer parmi les meilleurs troisièmes. Dans cette perspective, Pape Thiaw a conclu son intervention sur un message simple, presque vital : « Maintenant, il reste un match de groupe, il faut se préparer pour aller chercher les trois points contre l’Irak. Après, on verra la suite. »