Sénégal : la réforme du Code électoral est adoptée malgré les tensions politiques qu’elle augure

L’Assemblée nationale sénégalaise a adopté une modification du Code électoral, au terme d’un vote marqué par de vives oppositions. Une réforme qui reconfigure les règles d’éligibilité et relance le débat politique.

Dakar, 29 avr : La presse quotidienne sénégalaise s’est largement intéressée, ce mercredi, à l’adoption par l’Assemblée nationale d’une proposition de loi modifiant le Code électoral. Le texte, porté par le groupe parlementaire majoritaire Pastef-Les Patriotes, a été approuvé mardi en séance plénière. D’après Le Soleil, 128 députés ont voté pour, 11 contre et 2 se sont abstenus sur un total de 141 votants.

Selon Les Echos, malgré les appels de l’opposition à suspendre la procédure, l’examen du texte est allé à son terme, consacrant son adoption. Le Quotidien évoque un « bras de fer victorieux » pour la majorité parlementaire, qui a réussi à faire passer cette réforme face à une opposition déterminée, dénonçant un texte jugé « personnel ».

Au cours des débats, le ministre de l’Intérieur a tenté de rassurer en revenant sur les craintes liées à une éventuelle rétroactivité. Il a soutenu que cette réforme ouvre une nouvelle phase où les antécédents judiciaires ne suffiront plus systématiquement à écarter des candidats. La proposition de loi vise à revoir les articles L.29 et L.30 du Code électoral afin de préciser et d’assouplir les conditions d’inscription sur les listes électorales. Elle limite notamment les cas de perte des droits civiques liés à certaines condamnations pénales.

D’après Le Soleil, les députés de la majorité estiment que ces dispositions avaient, par le passé, permis d’exclure des candidatures jugées crédibles dans des conditions contestées. Pour le quotidien Yoor-Yoor, cette adoption marque la fin d’un système d’exclusion automatique, ouvrant la voie à un modèle d’inéligibilité plus ciblé.

Toutefois, la réforme continue de susciter des critiques. Sud Quotidien souligne qu’elle ravive les tensions politiques, tandis que WalfQuotidien parle d’un « diktat de la majorité ». Le groupe parlementaire Takku Wallu a annoncé son intention de saisir le Conseil constitutionnel. Sa présidente, Aïssata Tall Sall, citée par Tribune, estime que cette loi présente des risques pour la démocratie.

Dans les colonnes de L’As, elle dénonce un texte à portée potentiellement rétroactive, susceptible de fragiliser les décisions de justice. Certains opposants considèrent que cette réforme vise indirectement le Premier ministre Ousmane Sonko. Cependant, le ministre de l’Intérieur, cité par Libération, a précisé que ce dernier est déjà inscrit sur les listes électorales.

Ousmane Sonko avait été écarté de la présidentielle de 2024 après une condamnation pour diffamation, confirmée par la Cour suprême en janvier 2024, puis réexaminée sans succès en juillet 2025. Par ailleurs, les journaux annoncent la libération provisoire du député Mouhamadou Ngom, dit Farba. La Cour suprême a confirmé cette décision, mettant fin à plus de quatorze mois de détention. Poursuivi notamment pour blanchiment de capitaux présumé, il a été placé sous contrôle judiciaire. Pour L’As, cette décision marque « la fin d’un long combat judiciaire ».

Performance statistique : le Sénégal en tête en Afrique

Le Sénégal occupe la première place en Afrique en matière de performance statistique selon la Banque mondiale.

 

Le Sénégal s’impose désormais comme le pays le plus performant du continent en matière de statistiques publiques. Selon les derniers résultats des Indicateurs de Performance Statistique (IPS) publiés par la Banque mondiale, le pays arrive en tête en Afrique avec un score de 81,4 sur 100 pour l’année 2024.

Il devance légèrement l’Afrique du Sud (81,3), suivie de l’Île Maurice (80,4) et de l’Égypte (78,1). Une progression notable, puisque le Sénégal occupait encore la quatrième place lors des deux années précédentes, indique le rapport relayé par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).

Ce classement met en lumière les progrès du Système statistique national, renforcé ces dernières années grâce à des réformes structurelles, une meilleure coordination des institutions et une modernisation des outils de collecte et de production des données.

Les IPS couvrent 188 économies, représentant plus de 99 % de la population mondiale. Ils évaluent la performance des systèmes statistiques à travers cinq critères essentiels : l’utilisation des données, leur accessibilité, la qualité des produits, la diversité des sources et la solidité des infrastructures.

La donnée au cœur des politiques publiques

Cette distinction traduit l’engagement des autorités sénégalaises en faveur d’une statistique publique fiable et accessible, au service de la prise de décision. Elle confirme également que l’investissement dans les systèmes d’information constitue un levier stratégique pour orienter les politiques de développement. Les avancées observées reposent notamment sur une exigence accrue de rigueur méthodologique, des investissements continus dans les dispositifs statistiques et un renforcement des compétences techniques.

Dans cette dynamique, le Sénégal entend consolider ses acquis en développant davantage les capacités des acteurs du secteur, en améliorant la régularité des enquêtes, en valorisant les données administratives et en intégrant les innovations technologiques dans les processus statistiques. Cette performance intervient dans un contexte symbolique, marqué par les 20 ans de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie et de la réforme du système statistique national.

En accédant à la première place en Afrique, le Sénégal confirme ainsi son positionnement de leader et renforce sa crédibilité sur la scène internationale en matière de production statistique.

Sénégal : quatre projets de réformes institutionnelles finalisés

La Présidence sénégalaise annonce la finalisation de quatre textes majeurs pour réformer le système politique et renforcer la démocratie.

La Présidence de la République du Sénégal a annoncé l’achèvement de quatre avant-projets de lois issus des dialogues nationaux inclusifs de 2024 et 2025. Une étape importante dans la dynamique de réformes institutionnelles engagée par les autorités.

D’après le communiqué officiel, ces textes concernent plusieurs chantiers majeurs. Il s’agit notamment de la révision de la Constitution, de la réforme de la Cour constitutionnelle, de l’adoption d’un nouveau Code électoral avec la création d’une Commission électorale nationale indépendante (CENI), ainsi que de la réglementation des partis politiques. L’objectif affiché est de moderniser le système politique et de renforcer les fondements démocratiques.

Dans une logique de transparence, les avant-projets sont désormais mis à la disposition du public à travers une plateforme numérique dédiée. Les autorités invitent les citoyens, les acteurs politiques et la société civile à s’approprier ces réformes et à prendre part au débat public.

Dans son message, le président de la République Bassirou Diomaye Faye a salué l’implication des différentes parties prenantes, notamment les forces vives de la Nation, les facilitateurs des dialogues et les experts ayant assuré la mise en forme juridique des recommandations.

Il a également félicité le comité de relecture, mis en place sous l’impulsion du Premier ministre Ousmane Sonko, pour son travail dans la finalisation des textes. Selon la Présidence, ces réformes devraient contribuer à consolider l’État de droit, à favoriser une meilleure inclusion politique et à garantir davantage de transparence dans les processus électoraux.

Le Chef de l’État a, par ailleurs, réaffirmé son attachement au dialogue et à une approche inclusive des transformations en cours, estimant qu’elles sont essentielles pour une stabilité démocratique durable au Sénégal.

Sénégal : les réformes institutionnelles demeurent au cœur de la presse

Les quotidiens sénégalais mettent en lumière les avant-projets de réformes politiques, entre avancées annoncées et tensions autour du Code électoral.

À Dakar, les réformes politiques et institutionnelles dominent largement l’actualité à la une des journaux parus ce mardi. Selon le quotidien Le Soleil, la présidence sénégalaise a rendu publics, lundi, quatre avant-projets de loi majeurs portant sur la Constitution, la Cour constitutionnelle, le système électoral et les partis politiques. Le journal évoque à ce sujet un « tournant majeur » dans l’évolution institutionnelle du pays.

Ces textes, indique la publication, traduisent la volonté des autorités de concrétiser les engagements pris lors des dialogues nationaux. Ils devraient contribuer à consolider l’État de droit, renforcer l’inclusion et améliorer la transparence du processus électoral.

Dans la même dynamique, Sud Quotidien parle de « l’heure des réformes », soulignant que ces avant-projets sont le fruit des concertations tenues en 2024 et 2025 sur la justice et le système politique. Pour le journal, leur publication marque le démarrage effectif d’un vaste chantier institutionnel.

De son côté, Le Quotidien estime que le Sénégal s’engage dans une refonte profonde de son système démocratique. Le journal met en avant la création envisagée d’une Commission électorale nationale indépendante (CENI) et l’introduction d’un financement public des partis politiques, des mesures perçues comme une rupture significative.

Le quotidien L’As note également une accélération du processus de réforme, avec la finalisation de plusieurs textes structurants, notamment la révision constitutionnelle et la refonte du système électoral. Toutefois, le journal appelle à la vigilance quant au respect de l’équilibre des pouvoirs et à la nécessité d’un consensus élargi.

Dans un registre plus critique, Walfquotidien estime que cette dynamique pourrait créer des tensions au sommet de l’État. Le journal évoque un possible « court-circuit » entre le président de la République Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko, notamment dans le contexte de l’examen, ce mardi, d’une proposition de loi portant modification de certains articles du Code électoral.

Alors que l’Assemblée nationale s’apprête à se prononcer sur les articles L.29 et L.30, visant notamment à rétablir certaines conditions d’éligibilité, des voix s’élèvent pour dénoncer une démarche jugée unilatérale.

Selon plusieurs journaux, cette réforme suscite des critiques aussi bien au sein de l’opposition que dans certains cercles proches du pouvoir. Les reproches portent notamment sur un manque de consensus et une précipitation dans le processus législatif.

Au-delà des divergences, les observateurs s’accordent à dire que ces initiatives traduisent une mutation en profondeur du paysage politique sénégalais, avec des enjeux majeurs pour l’avenir démocratique du pays.

Sénégal : les avant-projets de réformes institutionnelles rendus publics

La Présidence sénégalaise publie plusieurs avant-projets de lois issus des dialogues nationaux, ouvrant une nouvelle phase de réformes politiques.

La Présidence de la République du Sénégal a annoncé la mise en ligne de plusieurs avant-projets de lois issus des dialogues nationaux organisés en 2024 et 2025. Ces textes portent sur des transformations majeures du système politique, notamment la révision de la Constitution et la refonte du dispositif électoral. Ils sont désormais accessibles au public à travers une plateforme numérique dédiée.

Selon les autorités, ces avant-projets sont le fruit d’un processus de concertation élargi. Ils traduisent les recommandations formulées lors des dialogues nationaux, ensuite structurées juridiquement par des comités d’experts et de représentants institutionnels.

Parmi les principales mesures envisagées figurent la création d’une Cour constitutionnelle indépendante et la mise en place d’une Commission électorale nationale indépendante. La révision du Code électoral ainsi que la redéfinition du statut des partis politiques sont également prévues. Ces réformes s’inscrivent ainsi dans une volonté affichée de renforcer la transparence et l’équilibre des institutions.

Le Dialogue national sur le système politique, tenu en 2025 à Diamniadio, constitue le socle de ces propositions. Cette rencontre, qui s’est déroulée du 28 mai au 4 juin, a réuni plusieurs acteurs politiques et sociaux autour de discussions approfondies.

Selon le facilitateur général, Cheikh Gueye, les échanges ont permis d’aboutir à des consensus importants, notamment sur les réformes institutionnelles. Un accord de 94 % a également été enregistré sur les questions électorales. Plus de 15 000 contributions citoyennes ont été recueillies via la plateforme Jubbanti, traduisant une forte implication des populations dans ce processus.

À l’époque, le ministre de l’Intérieur, Jean-Baptiste Tine, avait salué la qualité des débats et évoqué plusieurs avancées, dont la création de la CENI et la dématérialisation du processus électoral. Il a depuis été remplacé par Bamba Cissé. La Présidence appelle désormais les citoyens, les acteurs politiques et la société civile à s’approprier ces textes. Elle invite à un débat ouvert et constructif en vue de leur mise en œuvre.

Le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, réaffirme pour sa part son engagement en faveur d’un processus inclusif, estimant que ces réformes doivent consolider l’État de droit et renforcer la gouvernance démocratique.

Mali : solidarité régionale après des attaques coordonnées

Après les atroces attaques survenues au Mali ce samedi, plusieurs pays de la sous-région, dont le Sénégal et la Mauritanie, ont exprimé leur soutien à Bamako, tandis que la situation sécuritaire reste encore sous tension.

 

Face aux attaques simultanées qui ont secoué le Mali samedi, plusieurs pays de la sous-région ont rapidement réagi pour afficher leur soutien. Parmi les premières voix, le Sénégal et la Mauritanie ont exprimé leur solidarité avec Bamako, dans un contexte marqué par la revendication de la prise de Kidal par le Front de libération de l’Azawad.

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a condamné avec fermeté ces attaques qu’il qualifie de terroristes, visant la République du Mali. Il a, au nom du peuple sénégalais, réaffirmé le soutien de Dakar aux autorités maliennes, aux forces de défense et à l’ensemble de la population. Le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’une action concertée entre les pays de la région pour restaurer la paix et la sécurité.

Une solidarité exprimée par Nouakchott

Du côté de la Mauritanie, les autorités ont également réagi. Dans un communiqué officiel, le gouvernement mauritanien a indiqué suivre avec inquiétude la situation au Mali. Nouakchott a exprimé son soutien total au peuple malien et réaffirmé son engagement en faveur de la stabilité régionale.

Les autorités mauritaniennes ont insisté sur les liens historiques et fraternels qui unissent les deux pays. Elles ont également souhaité un retour rapide à la normale, tout en appelant à des efforts continus pour préserver la paix dans la sous-région.

L’Union africaine condamne les attaques

Cette vague de réactions a été renforcée par la position de Union africaine. Son président de Commission, Mahmoud Ali Youssouf, a fermement condamné les attaques et réaffirmé l’engagement de l’institution en faveur de la stabilité au Sahel.

Des attaques revendiquées par des groupes armés

Sur le terrain, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) a revendiqué plusieurs opérations menées samedi. Le groupe affirme avoir ciblé des sites stratégiques, notamment la résidence présidentielle, des infrastructures militaires et l’aéroport international de Bamako.

Dans le même temps, le Front de libération de l’Azawad (FLA) a annoncé avoir pris le contrôle de la ville de Kidal. Le mouvement évoque une action coordonnée avec d’autres groupes armés et appelle à un changement politique au Mali.

L’armée malienne se veut rassurante

Face à ces revendications, l’armée malienne affirme maîtriser la situation. L’état-major annonce avoir neutralisé plusieurs centaines d’assaillants et engagé des opérations de sécurisation dans plusieurs zones du pays, notamment à Bamako et ses environs.

Les autorités appellent à la vigilance, alors que des unités spéciales sont déployées dans la capitale.

Un couvre-feu instauré dans la capitale

Dans ce contexte tendu, les autorités ont instauré un couvre-feu de 72 heures à Bamako. La mesure, en vigueur de nuit, pourrait être prolongée selon l’évolution de la situation sécuritaire.

D’autres régions du pays sont également concernées par des restrictions similaires. Les transports restent perturbés et plusieurs représentations diplomatiques ont recommandé à leurs ressortissants de limiter leurs déplacements.

Sénégal : réforme du Code électoral et tensions politiques au cœur de l’actualité

La presse sénégalaise revient largement sur l’examen imminent d’une réforme du Code électoral, dans un climat politique tendu. Entre débats parlementaires, enjeux religieux et souveraineté énergétique, l’actualité reste dense.

Dakar, 27 avr – La parution de lundi de la presse quotidienne sénégalaise met en avant plusieurs sujets majeurs, notamment la proposition de loi introduite par le groupe parlementaire majoritaire visant à modifier deux articles du Code électoral. Après plusieurs jours d’attente dans le circuit parlementaire, cette proposition de loi portant révision des articles L29 et L30 du Code électoral doit être examinée en séance plénière ce mardi 28 avril, dans un contexte politique particulièrement tendu, rapporte Sud Quotidien.

Selon le journal, cette réforme, qualifiée d’initiative “unilatérale” par l’opposition, relance les inquiétudes liées à d’éventuels calculs politiques autour des questions d’inéligibilité, à quelques jours d’un dialogue déjà sous pression entre le pouvoir et les acteurs politiques.

De son côté, Tribune indique que l’Assemblée nationale a convoqué les députés pour cette plénière, alors même que le ministre de l’Intérieur a invité partis politiques et société civile à des concertations prévues le 30 avril autour du Code électoral.

Par ailleurs, Le Soleil revient sur la visite du président Bassirou Diomaye Faye au Daaka de Madina Gounass, une cité religieuse située dans la région de Kolda, qui accueille chaque année des milliers de fidèles pour une retraite spirituelle. Le journal met en avant une rencontre symbolique entre le chef de l’État et le khalife Thierno Amadou Tidiane Bâ, au cours de laquelle des prières ont été formulées pour la paix et la prospérité du pays. Le président a également souligné le rôle essentiel des guides religieux dans le maintien de la cohésion nationale, tout en annonçant des mesures de soutien au secteur religieux.

Dans la même dynamique, Le Quotidien rapporte que le chef de l’État a promis un appui financier pour finaliser la construction de la résidence du khalife sur le site du Daaka, une initiative qui, selon Walfquotidien, devrait se concrétiser dans les meilleurs délais.

Sur le plan économique, Walfquotidien évoque la récente orientation des autorités vers la nationalisation et la renégociation des contrats énergétiques. Le journal estime que ces décisions pourraient produire des effets contrastés, avec un impact potentiellement négatif à court terme, mais bénéfique sur le long terme. Il souligne notamment que l’acquisition complète de la centrale West African Energy par la Senelec constitue une avancée significative pour les entreprises et les ménages. La société nationale d’électricité devient ainsi l’unique actionnaire, reprenant les parts précédemment détenues par plusieurs opérateurs privés. Une évolution perçue comme un pas important vers la souveraineté énergétique du pays.

Enfin, la presse s’intéresse à la situation sécuritaire au Mali, marquée par des attaques attribuées à des groupes rebelles et djihadistes. Le Soleil évoque notamment la mort du ministre de la Défense, le général Sadio Camara.

Selon L’As, des groupes indépendantistes touaregs, soutenus par des combattants djihadistes, ont pris le contrôle de la ville de Kidal, abandonnée par les autorités civiles et militaires ainsi que par les éléments d’Africa Corps à l’issue de négociations.

Malgré cette situation, Walfquotidien estime que le Mali reste fragilisé mais résilient, évoquant des attaques coordonnées menées dans plusieurs localités par des groupes armés, dont le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans.

Sénégal : retrait de Kosmos du projet gazier Yakaar-Teranga

Le Premier ministre Ousmane Sonko annonce le retrait de Kosmos Energy du bloc Yakaar-Teranga, désormais confié à PETROSEN.

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a annoncé jeudi soir le retrait de la compagnie américaine Kosmos Energy du projet gazier Yakaar-Teranga, situé au large de Cayar. Selon le chef du gouvernement, cet accord a été conclu entre l’État du Sénégal, Kosmos Energy et PETROSEN, sans aucune compensation financière pour la partie sénégalaise.

La décision sera entérinée par un arrêté ministériel et ouvre la voie à l’attribution d’une licence exclusive à PETROSEN, qui devient ainsi l’unique opérateur du bloc. Ousmane Sonko a qualifié la date du 22 avril 2026 de « moment historique », évoquant une « victoire majeure » issue d’un processus de renégociation engagé par les nouvelles autorités. Le bloc Yakaar-Teranga, considéré comme l’un des plus importants gisements du bassin sédimentaire sénégalais, avait été attribué dans un contexte jugé controversé par le pouvoir actuel.

Le Premier ministre a inscrit cette décision dans une stratégie globale de révision des contrats extractifs, visant à renforcer la souveraineté de l’État sur ses ressources naturelles. Dans cette dynamique, un comité chargé de l’audit des contrats pétroliers et gaziers a été mis en place au niveau de la Primature afin d’examiner les accords conclus sous les précédents régimes. Le chef du gouvernement a également salué l’implication du ministre de l’Énergie, Birame Souleye Diop, ainsi que du directeur général de PETROSEN, Alioune Guèye, dans la conduite des négociations.

Avec ce retrait, l’État sénégalais consolide son contrôle sur un actif stratégique, dans un contexte marqué par le développement accéléré de son industrie gazière.

La tournée de Diomaye Faye à Kolda et le retrait de Kosmos sont au cœur de la presse Sénégalaise

La presse sénégalaise revient sur la tournée économique de Bassirou Diomaye Faye à Kolda et le retrait de Kosmos du bloc gazier Yakaar-Teranga.

 

Les quotidiens sénégalais parus ce vendredi s’intéressent principalement à la tournée économique du président Bassirou Diomaye Faye dans la région de Kolda, ainsi qu’au retrait de la compagnie américaine Kosmos Energy du projet gazier Yakaar-Teranga.

Selon Le Soleil, le chef de l’État a entamé une première journée particulièrement dense, marquée par plusieurs étapes, notamment une immersion dans le bassin agricole de l’Anambé, la visite de la SODEFITEX à Vélingara, l’inauguration du SAMU régional et le lancement du pôle mère-enfant de l’hôpital de Kolda.

De son côté, Sud Quotidien souligne que le président a rassuré les producteurs de coton quant à l’engagement de l’État à soutenir davantage la filière.

Pour L’As, cette tournée s’inscrit dans une logique stratégique axée sur le développement agricole, la souveraineté alimentaire et l’amélioration de l’offre sanitaire. Cependant, Le Quotidien met en avant un climat plus nuancé, évoquant les attentes pressantes des populations locales, notamment sur les questions d’infrastructures et d’enseignement supérieur. Parallèlement, la presse revient largement sur l’annonce du retrait de Kosmos Energy du bloc gazier Yakaar-Teranga, situé au large de Cayar.

Le Premier ministre Ousmane Sonko a indiqué que cet accord a été conclu sans compensation financière pour l’État sénégalais, marquant, selon lui, une étape importante dans la maîtrise des ressources énergétiques nationales.

Plusieurs journaux, dont L’Info, y voient une avancée majeure dans la stratégie de souveraineté énergétique du Sénégal, avec une reprise en main du projet par la société nationale Petrosen. Les Échos souligne que le chef du gouvernement a qualifié cette évolution de « victoire majeure », tout en critiquant la gestion passée du dossier sous l’ancien régime.

Dans l’ensemble, la presse sénégalaise met en perspective ces deux actualités comme révélatrices des priorités actuelles des autorités : développement territorial, souveraineté économique et gestion stratégique des ressources naturelles.

Sénégal : Diomaye Faye en tournée à Kolda pour lancer l’agropole sud

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye entame une tournée économique à Kolda, marquée par l’inauguration du parc agro-industriel de l’agropole sud.

 

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a entamé ce jeudi 23 avril 2026 une tournée économique dans la région de Kolda, au sud du pays. Ce déplacement sera marqué, vendredi, par l’inauguration du parc agro-industriel de l’agropole sud, une infrastructure présentée comme un levier stratégique de transformation économique.

En amont de cet événement, le Bureau de mise à niveau a mis en avant le rôle central de la modernisation des entreprises dans la réussite de ces pôles agro-industriels. Selon ses responsables, la mise à niveau des entreprises constitue un facteur clé pour améliorer la compétitivité des petites et moyennes entreprises évoluant dans des filières prioritaires telles que la mangue, l’anacarde, le maïs, la pêche et l’élevage.

Placée sous la tutelle du ministère de l’Industrie et du Commerce, cette structure accompagne les entreprises à travers des diagnostics, des programmes de modernisation, des appuis financiers et un suivi technique.

Dans le cadre de l’agropole sud, 53 entreprises ont bénéficié d’un accompagnement global estimé à près de 598 millions de francs CFA. Ces financements ont permis de mobiliser plus de 1,2 milliard de francs CFA d’investissements.

Les appuis ont porté sur les études de diagnostic, l’acquisition d’équipements, les aménagements ainsi que les investissements immatériels, notamment la formation et les outils de gestion. Sur le plan social, ces investissements ont contribué à consolider plus de 1 200 emplois et à en créer plus de 200 nouveaux dans la zone sud, selon les données disponibles.

Fort de ces résultats, le BMN ambitionne d’étendre ce dispositif à l’ensemble des agropoles du pays, avec un accent particulier sur l’accès au financement et l’attraction d’investisseurs, y compris issus de la diaspora. Les autorités sénégalaises considèrent cette dynamique comme un pilier de leur stratégie de transformation économique et de souveraineté alimentaire. En marge de cette tournée, le chef de l’État doit également inaugurer l’antenne régionale du Service d’aide médicale urgente, destinée à couvrir les régions de Kolda, Sédhiou et Ziguinchor.

Il est aussi prévu la pose de la première pierre d’un pôle mère-enfant au centre hospitalier régional de Kolda, ainsi que le lancement des travaux d’un centre de santé à Médina Yoro Foula. Arrivé dans la matinée à Vélingara, première étape de son déplacement, le président a visité l’usine d’égrenage de coton de la SODEFITEX, avant de se rendre dans les périmètres agricoles de l’Anambé.

Selon plusieurs sources, il devrait également effectuer une visite au Daakaa de Médina Gounass avant la fin de sa tournée dans le sud du pays.