Sénégal : la Cour suprême suspend provisoirement la licence de Starlink

La Cour suprême du Sénégal a ordonné un coup d’arrêt provisoire à Starlink. Lundi 7 septembre 2026, la haute juridiction a décidé de suspendre l’exécution de la licence accordée à l’opérateur d’internet par satellite de SpaceX, à la suite d’un recours introduit par Sonatel.

La décision porte sur un arrêté ministériel du 6 novembre 2025 ayant autorisé Starlink Sénégal SUARL, filiale de Space Exploration Technologies Corp. (SpaceX), à exploiter pendant cinq ans, renouvelables, un service d’accès fixe à internet par satellite sur le territoire sénégalais. Le service avait commencé à être commercialisé dans le pays en 2026.

L’arrivée de Starlink avait été présentée par les autorités sénégalaises comme une solution complémentaire aux réseaux terrestres, notamment pour améliorer la couverture des zones moins bien desservies. Mais l’opérateur historique Sonatel a contesté les conditions dans lesquelles cette autorisation a été délivrée.

Dans son recours, Sonatel rappelle son statut de titulaire d’une licence individuelle de premier rang et les obligations qui en découlent. L’entreprise met notamment en avant les droits et redevances déjà acquittés ainsi que ses engagements en matière de couverture du territoire, de service universel, de continuité et de qualité des services.

L’opérateur estime que l’autorisation accordée à Starlink est susceptible de porter atteinte à ses intérêts économiques, aux règles de concurrence ainsi qu’à ses droits de défense.

Le contentieux avait franchi une première étape en mai 2026, avec le rejet par le ministre chargé de la Communication, des Télécommunications et du Numérique du recours gracieux introduit par Sonatel. L’opérateur s’était alors tourné vers la Cour suprême.

Après examen des arguments présentés, la juridiction estime, « en l’état de l’instruction », que les moyens soulevés par Sonatel sont susceptibles de faire naître un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. Elle a donc ordonné la suspension provisoire de l’arrêté autorisant Starlink à fournir ses services au Sénégal.

Cette décision ne constitue toutefois pas une annulation de la licence. La Cour suprême n’a pas encore statué sur le fond du recours. La suspension constitue une mesure conservatoire destinée à geler provisoirement les effets de l’autorisation dans l’attente du jugement définitif.

La situation des abonnés de Starlink au Sénégal reste donc à préciser. À ce stade, il serait prématuré d’affirmer qu’ils seront privés de connexion. Les modalités concrètes d’application de l’ordonnance doivent encore être clarifiées par l’opérateur et les autorités sénégalaises.

Le dossier intervient alors que Starlink occupait une place dans la stratégie numérique du Sénégal, notamment à travers le New Deal Technologique. Le gouvernement avait annoncé avoir négocié l’acquisition de 5 000 kits à tarif préférentiel. Ces équipements devaient notamment contribuer à la connexion de zones blanches, au développement de réseaux Wi-Fi communautaires ainsi qu’à la connexion d’établissements scolaires et de collectivités territoriales.

Pour les autorités, Starlink devait donc compléter les infrastructures télécoms traditionnelles. Mais la suspension prononcée par la Cour suprême ouvre désormais une période d’incertitude juridique autour de son activité dans le pays.

Le prochain enjeu sera désormais le jugement sur le fond. La juridiction devra déterminer si l’autorisation accordée à Starlink respecte effectivement les règles applicables. En attendant cette décision, la licence de l’opérateur reste suspendue à titre provisoire au Sénégal.

CAN 2027 : Sénégal-Mozambique délocalisé à Maputo

Le Sénégal débutera finalement sa campagne pour la CAN 2027 loin de ses bases. Prévue initialement à Dakar le vendredi 25 septembre 2026, la rencontre entre les Lions et le Mozambique se disputera finalement à Maputo, au Mozambique, à la même date.

La décision a été actée par la Confédération africaine de football (CAF) et la Fédération mozambicaine de football (FMF), après une demande formulée par la Fédération sénégalaise de football (FSF). La principale raison avancée par la FSF concerne l’indisponibilité des infrastructures sportives de la capitale sénégalaise à cette période. Le stade Me Abdoulaye Wade de Diamniadio, qui accueille habituellement les rencontres des Lions, sera mobilisé pour la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026.

Le stade Léopold Sédar Senghor ne constitue pas non plus une solution satisfaisante pour la Fédération. Selon la FSF, l’état actuel de sa pelouse ne permet pas de garantir les conditions optimales nécessaires à l’organisation d’une rencontre officielle de cette importance.

Face à ces contraintes, la Direction technique nationale (DTN) a recommandé à la Fédération de privilégier une délocalisation. L’objectif est notamment de préserver la santé des joueurs et de leur assurer des conditions de jeu adaptées.

La FSF affirme ainsi avoir choisi de « ne prendre aucun risque » à l’heure où les Lions s’apprêtent à lancer leur parcours dans les qualifications de la prochaine Coupe d’Afrique des nations. Ce changement de dernière minute prive toutefois le Sénégal de l’avantage de recevoir pour cette première journée. Au lieu d’évoluer devant son public, la sélection sénégalaise devra se déplacer à Maputo pour affronter le Mozambique sur son terrain.

La Fédération sénégalaise de football a enfin salué la collaboration de la CAF et de la Fédération mozambicaine dans la validation de cette nouvelle programmation. Elle précise que les informations complémentaires concernant la rencontre seront communiquées ultérieurement.

JOJ Dakar 2026 : le Sénégal s’apprête à écrire une première page olympique en Afrique

Le compte à rebours vers une première historique pour le continent africain est désormais lancé. La cérémonie d’allumage de la flamme des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026 s’est tenue ce jeudi 10 septembre au Stade panathénaïque d’Athènes, en Grèce, en présence d’une délégation sénégalaise conduite par la ministre de la Jeunesse et des Sports, Djirèye Clotilde Coly.

La présidente du Comité international olympique (CIO), Kirsty Coventry, et le président du Comité d’organisation des JOJ Dakar 2026 (COJOJ), Mamadou Diagna Ndiaye, ont également pris part à cette cérémonie présentée et coordonnée par Pénélope Gkioni, journaliste et présentatrice grecque spécialisée dans le sport.

Après cette étape symbolique dans la capitale grecque, la flamme olympique doit rejoindre Dakar vendredi. Elle sera officiellement présentée samedi 12 septembre à la Place du Souvenir africain, avant de commencer son périple à travers le Sénégal.

Le relais mobilisera environ 450 personnes, parmi lesquelles des sportifs, de jeunes talents, des acteurs de la société civile et des figures issues des différents terroirs du pays. La commune de Dakar Plateau donnera le coup d’envoi de cette tournée nationale le 14 septembre.

Pendant plus d’un mois, la flamme traversera les 14 régions du Sénégal. Elle passera d’abord par la région de Dakar du 14 au 27 septembre, avant de poursuivre son parcours du 29 septembre au 24 octobre à travers Thiès, Louga, Saint-Louis, Matam, Diourbel, Fatick, Kaolack, Kaffrine, Tambacounda, Kédougou, Kolda, Sédhiou et Ziguinchor. Le relais passera également par Saly, dans le département de Mbour, puis reviendra dans la région de Dakar du 28 au 30 octobre.

Parmi les porteurs annoncés figurent notamment l’acteur Omar Sy, l’influenceur Khaby Lam, ainsi que plusieurs grandes figures du sport sénégalais comme Amadou Dia Bâ, Amadou Gallo Fall et Isabelle Sambou. De jeunes talents et des personnalités engagées dans leurs territoires participeront également au relais.

Pour le COJOJ, cette diversité traduit l’identité même du Sénégal. À travers leurs parcours et leurs engagements, les différents porteurs doivent incarner les valeurs de partage, d’inclusion et de transmission associées aux JOJ Dakar 2026.

Le parcours prendra fin le 30 octobre à la Place de la Nation, à la veille de l’ouverture des Jeux. La flamme servira alors à allumer la vasque olympique lors de la cérémonie d’ouverture, marquant officiellement le début de la compétition. Elle restera allumée pendant toute la durée des Jeux.

Prévus du 31 octobre au 13 novembre 2026, les JOJ Dakar 2026 seront les premiers Jeux olympiques organisés sur le continent africain. Quelque 2 700 athlètes sont attendus dans une vingtaine de disciplines sportives. Avec pour slogan « L’Afrique accueille, Dakar célèbre », le Sénégal entend ainsi faire de ce rendez-vous sportif mondial un moment de célébration nationale et continentale.

La flamme qui vient d’être allumée à Athènes ne marque donc pas seulement le début du relais vers Dakar. Elle matérialise le passage d’un symbole de l’olympisme vers l’Afrique, quelques semaines avant que le Sénégal n’accueille à son tour la jeunesse sportive mondiale.

Sénégal : Yakaar-Teranga et les JOJ Dakar 2026 au cœur des journaux

Les révélations du Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô sur le dossier Yakaar-Teranga continuent d’alimenter les débats au Sénégal. Les quotidiens de ce jeudi 10 septembre accordent une large place aux 55 millions de dollars, soit près de 30 milliards de francs CFA, que le chef du gouvernement estime liés à des « manquements » dans le retrait de la compagnie américaine Kosmos Energy du bloc gazier.

Mardi, devant l’Assemblée nationale, Ahmadou Al Aminou Lô avait évoqué des « manquements à corriger » dans la gestion du retrait de Kosmos de l’exploitation de Yakaar-Teranga, situé au large de Cayar. Il avait notamment pointé le recouvrement d’indemnités devant revenir à l’État à l’expiration du contrat en juillet 2026, pour un montant estimé à 55 millions de dollars.

WalfQuotidien constate que « la polémique enfle ». Le journal rapporte les réactions suscitées par les déclarations du Premier ministre et relève notamment la demande de la société civile, qui souhaite que l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) s’autosaisisse afin de faire la lumière sur cette affaire. Le quotidien donne également la parole à l’ancien directeur général de Petrosen, Alioune Guèye. Celui-ci conteste frontalement l’existence d’une dette de 55 millions de dollars envers l’État. « Les 55 millions de dollars n’existent pas. Ce n’est pas vrai », affirme-t-il, selon les propos rapportés par WalfQuotidien.

Alioune Guèye explique que le montant évoqué correspondrait plutôt à un engagement minimum de dépenses prévu à l’article 4 du décret n° 2024-713 du 13 mars 2024, pour la période de prorogation consacrée aux études de développement. Selon lui, un engagement de dépenses ne peut être assimilé à une créance due à l’État.

Le Quotidien relève lui aussi une « vive polémique » autour du retrait de Kosmos Energy. Le journal revient sur les accusations portées par le Premier ministre contre l’ancienne direction de Petrosen et souligne la riposte d’Alioune Guèye. Mis en cause à propos du manque à gagner de 55 millions de dollars, l’ancien responsable dit vouloir répondre point par point à ce qu’il considère comme des « contrevérités ».

L’Observateur donne une dimension judiciaire potentielle à cette affaire. Pour le quotidien, la révélation faite par le Premier ministre devant les députés pourrait constituer le début d’une séquence susceptible d’aboutir devant les tribunaux. Le journal rappelle que l’Inspection générale d’État (IGE) a été saisie sur instruction du chef de l’État. Elle devra, selon L’Observateur, reconstituer la chaîne des responsabilités dans la gestion du dossier.

La controverse repose ainsi, dans les différents journaux, sur une divergence fondamentale concernant la nature même des 55 millions de dollars. Pour le Premier ministre, des manquements auraient privé l’État de recettes qui lui revenaient. Pour l’ancien directeur général de Petrosen, le montant évoqué correspond à un engagement de dépenses et non à une somme due au Sénégal. Entre ces deux lectures, la question de la responsabilité et de la gestion du dossier Yakaar-Teranga pourrait désormais prendre une nouvelle dimension avec les investigations annoncées.

Sur un tout autre registre, Le Soleil consacre sa principale mise en avant à un autre événement marquant de l’actualité sénégalaise : la remise de la flamme olympique des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026. À Athènes, le stade Panathénaïque a accueilli mercredi 9 septembre la répétition générale de la cérémonie d’allumage et de remise de la flamme. Pendant plus de deux heures, les différents tableaux de cette cérémonie historique ont été répétés en présence de plusieurs officiels sénégalais, notamment Ibrahima Wade et Louis Lamotte.

Entre la polémique financière autour de Yakaar-Teranga et les préparatifs des JOJ Dakar 2026, les journaux sénégalais mettent ainsi en avant deux séquences aux enjeux très différents : d’un côté, la recherche de responsabilités dans la gestion des ressources publiques ; de l’autre, les préparatifs d’un rendez-vous présenté comme historique pour le Sénégal et le continent africain.

Sénégal : le ministère de la Santé maintient le dialogue malgré la grève de 48 heures du SAMES

Le bras de fer entre le ministère sénégalais de la Santé et le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (SAMES) se poursuit. Alors que le syndicat observe une grève de 48 heures les 8 et 9 septembre, le département ministériel assure que le dialogue reste ouvert.

Dans un communiqué publié mardi, le ministère affirme avoir pris les mesures nécessaires pour garantir la continuité des soins dans les structures publiques de santé à travers le pays. Cette position intervient après une tentative de rencontre avec le syndicat. Une réunion technique avait été organisée lundi afin d’examiner les différents points de la plateforme revendicative du SAMES.

Pour ces discussions, le ministère avait mobilisé une délégation de haut niveau. Elle comprenait notamment le Secrétaire général du ministère, le Directeur de cabinet ainsi que plusieurs directeurs et coordonnateurs des entités concernées. Le ministre de la Santé n’était pas présent au début de la réunion. Le communiqué précise qu’il était retenu par d’autres obligations liées à ses fonctions, mais qu’il devait rejoindre les participants avant la fin de la rencontre.

Une condition posée par le SAMES a toutefois empêché les discussions de débuter. Le syndicat exigeait la présence du ministre dès l’ouverture des échanges. Sa délégation a finalement décidé de se retirer avant le début de la réunion. Le ministère regrette cette situation. Il affirme néanmoins rester disposé à reprendre les négociations « dans les meilleurs délais ».

Pendant cette période de grève, le département de la Santé assure avoir anticipé les conséquences du mouvement. Des dispositions ont été prises pour maintenir le fonctionnement des services et assurer la prise en charge des patients dans les établissements publics.

« Dans l’immédiat, sa priorité demeure la continuité des soins et la prise en charge des populations », souligne le communiqué.

Parallèlement, le ministère affirme vouloir poursuivre ses efforts pour améliorer les conditions d’exercice des professionnels de santé. Il entend inscrire cette démarche dans le cadre d’un dialogue social qualifié de constructif. Le SAMES a entamé mardi son mouvement de grève de 48 heures.

Les revendications du syndicat portent notamment sur les conditions d’exercice et différentes préoccupations professionnelles du personnel médical. Malgré les tensions entre les deux parties, le ministère considère que la voie des négociations reste ouverte. Il appelle ainsi à la poursuite des échanges afin de trouver une issue aux revendications en cours.

« Le dialogue reste ouvert et la continuité des soins demeure notre priorité », conclut le département de la Santé.

La flamme olympique des JOJ Dakar 2026 sera allumée jeudi au stade Panathénaïque avant de je rejoindre Dakar Samedi

Le Sénégal s’apprête à franchir une nouvelle étape dans l’histoire olympique du continent africain. À moins de deux mois de l’ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026, une délégation sénégalaise s’est rendue ce mardi à Athènes, en Grèce, pour prendre part à la cérémonie officielle d’allumage et de remise de la flamme olympique, prévue jeudi 10 septembre au stade Panathénaïque.

C’est dans cette enceinte historique, entièrement construite en marbre, que le Sénégal recevra officiellement la flamme. Le geste revêt une portée particulière puisque Dakar 2026 doit devenir le premier événement olympique organisé sur le continent africain.

La délégation sénégalaise réunit des représentants de l’État, du mouvement sportif, du Comité national olympique et sportif sénégalais (CNOSS), du Comité d’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse (COJOJ) et des médias. Elle est conduite par Mamadou Diagna Ndiaye, président du CNOSS, et Ibrahima Wade, président du COJOJ.

Baidy Agne, vice-président du CNOSS, Abass Sall, maire de Dakar, Augustin Senghor, maire de Gorée, Lamine Niang, directeur général de la SSPP Le Soleil, et Pape Alé Niang, directeur général de la RTS, figurent également parmi les membres du déplacement.

Arrivée à Athènes dans la nuit de mardi à mercredi, vers 2 h 30 heure locale, la délégation poursuivra dès mercredi les préparatifs de la cérémonie. Après la remise officielle, la flamme prendra le chemin du Sénégal pour entamer un parcours qui doit la conduire dans les différentes régions du pays.

À partir du 14 septembre et jusqu’au 30 octobre, elle traversera les 14 régions, avec une trentaine d’étapes programmées. Ce périple donnera ainsi à l’événement une dimension nationale, avant l’arrivée de la flamme à Dakar pour la cérémonie d’ouverture des JOJ, prévue du 30 octobre au 13 novembre 2026.

Au-delà du protocole olympique, cette remise de flamme marque donc le passage du témoin vers un pays qui s’apprête à accueillir un rendez-vous inédit pour l’Afrique. Après plusieurs années de préparation, le Sénégal entre dans la dernière phase de son projet avec l’ambition de faire de Dakar 2026 un événement à la fois sportif, culturel et populaire.

L’enjeu dépasse ainsi les seules compétitions. Le pays entend également mettre en avant son savoir-faire, son hospitalité et sa Teranga, alors que les regards du mouvement olympique se tourneront vers Dakar pour cette première historique sur le sol africain.

Sénégal : la presse revient sur une DPG d’Al Aminou Lô marquée par les joutes politiques

La Déclaration de politique générale du Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô occupe largement les unes et les pages politiques des quotidiens sénégalais parus ce mercredi 9 septembre 2026. Pendant près de douze heures, le chef du gouvernement a défendu sa feuille de route devant une Assemblée nationale où les échanges avec les députés de Pastef et de l’opposition ont été particulièrement animés.

« Une DPG électrique : entre coups de boutoir des députés et flèches assassines du Premier ministre », titre Vox Populi. Le journal insiste sur la combativité affichée par Al Aminou Lô, présenté comme ayant su contenir la vague d’attaques venues des députés de Pastef et de l’opposition.

WalfQuotidien retient lui aussi le caractère mouvementé de la séance. « La Déclaration de politique générale n’a pas été un long fleuve tranquille », constate le journal, qui rapporte les joutes verbales entre le Premier ministre et les députés de Pastef. Les deux camps, écrit-il, ont défendu leurs positions sans concession.

Le Soleil s’attarde davantage sur la durée et le contenu des débats. Le quotidien relève que le chef du gouvernement a décliné sa feuille de route pendant près de douze heures. Les discussions ont notamment porté sur la dette, le secteur primaire, l’énergie, les mines, la sécurité et la protection sociale.

Le journal souligne également les références faites par Al Aminou Lô à l’Agenda 2050 et au Masterplan 2025-2034, présentés comme les socles de l’action gouvernementale. Selon Le Soleil, le Premier ministre entend maintenir le cap tout en changeant de méthode afin de restaurer la confiance et la crédibilité du pays.

Cette volonté de continuité dans les orientations, mais de changement dans la manière de gouverner, est également relevée par Le Quotidien. « Il n’y a pas de différence entre le projet qui était coordonné par l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko et celui de son successeur Al Aminou Lô », rapporte le journal. Al Aminou Lô affirme ainsi que le cap demeure inchangé, même si la méthode évolue.

Sud Quotidien place, pour sa part, la DPG dans le contexte économique et financier difficile que traverse le pays. Le journal estime qu’Al Aminou Lô a présenté une déclaration placée sous le signe d’un équilibre délicat entre ambition et contrainte.

La poursuite de l’Agenda Sénégal 2050, la création d’emplois, la baisse du coût de la vie et la souveraineté économique doivent ainsi composer avec une dette élevée, des marges budgétaires réduites et la nécessité d’assainir les finances publiques. Pour Sud Quotidien, le gouvernement cherche donc à maintenir ses ambitions tout en adaptant son action aux réalités économiques du pays.

L’Observateur insiste davantage sur la méthode revendiquée par le nouveau chef du gouvernement. Le journal décrit une DPG à la fois « programmatique et méthodologique ». Sans remettre en cause le référentiel Sénégal 2050 ni les orientations du programme Diomaye Président, Al Aminou Lô revendique une inflexion dans la conduite de l’action publique.

Selon L’Observateur, cette nouvelle approche repose sur « moins de projets annoncés, davantage de projets préparés, financés, exécutés et évalués ». Le quotidien souligne également que le Premier ministre assume le traitement de la dette, la rationalisation des subventions, le recours au FMI et la recherche de financements extérieurs.

Dans le même temps, Al Aminou Lô promet de renforcer la protection sociale, de réduire le coût de l’énergie, d’accroître la production, de créer des emplois et de corriger les déséquilibres territoriaux. À travers ces différentes lectures, la presse sénégalaise retient donc une DPG à double visage. Elle a été marquée par des confrontations politiques parfois vives à l’Assemblée nationale, mais elle a aussi permis au Premier ministre de préciser sa méthode de gouvernement. Le cap affiché reste celui du Sénégal 2050 et du programme présidentiel, tandis que l’exécutif entend désormais privilégier une action publique davantage préparée, financée, exécutée et évaluée.

Sénégal : devant les députés, Al Aminou Lo détaille sa feuille de route pour redresser les finances publiques

Les finances publiques sénégalaises occupent désormais une place centrale dans la feuille de route du gouvernement. Face aux inquiétudes sur la situation financière du pays, le Premier ministre Al Aminou Lo a choisi, mardi devant l’Assemblée nationale, de défendre une série de mesures destinées à restaurer les marges de manœuvre de l’État. Au cœur de cette stratégie figurent la rationalisation des dépenses, la réforme des subventions et le traitement de la dette.

Lors de sa Déclaration de politique générale, le Premier ministre a présenté les mesures prévues dans le programme conclu avec le Fonds monétaire international comme largement alignées sur les orientations déjà retenues par le gouvernement et les engagements antérieurs de l’État.

La première priorité concerne la maîtrise des dépenses. Al Aminou Lo a notamment cité la masse salariale, l’optimisation des dépenses de biens et services ainsi que l’amélioration de l’efficacité des investissements publics. Cette démarche s’inscrit également dans le projet de rationalisation du secteur parapublic présenté en Conseil des ministres le 4 mars 2026. Celui-ci prévoit notamment la suppression de 19 agences et la fusion de plusieurs structures et entités.

Mais c’est la question des subventions qui devrait particulièrement retenir l’attention. Le gouvernement prévoit une réduction « graduelle, prévisible et différenciée » de leur charge, avec l’objectif de la ramener à 1 % du PIB à l’horizon 2029. Cette enveloppe représenterait environ 250 milliards de francs CFA.

L’approche annoncée consiste surtout à modifier la manière dont les aides publiques sont orientées. Le gouvernement souhaite privilégier les personnes vulnérables plutôt que les produits. « On ne supprime pas des subventions. On les rationalise », a expliqué Al Aminou Lo. La réforme concernera notamment les subventions à l’électricité et aux carburants.

Sur la dette publique, le gouvernement entend également changer de méthode. Le Premier ministre a assuré vouloir restaurer sa viabilité, rétablir la confiance et créer les conditions d’une relance économique. Pour y parvenir, Dakar privilégiera un « reprofilage » de la dette plutôt qu’une restructuration plus profonde.

Cette approche devrait notamment passer par un allongement des maturités et une renégociation des intérêts. Al Aminou Lo a précisé que le processus sera accompagné par le FMI, la Banque mondiale et d’autres partenaires multilatéraux. Il a parallèlement assuré que les intérêts des populations, en particulier ceux des plus vulnérables, seront préservés.

La situation financière du pays reste également liée à la dégradation de sa notation. Le Premier ministre a évoqué les cinq dégradations enregistrées, estimant qu’elles traduisent les incertitudes entourant la capacité du Sénégal à redresser ses comptes publics. « Nous avons pris nos responsabilités », a-t-il affirmé devant les députés.

La stratégie gouvernementale dépasse toutefois la seule question budgétaire. Al Aminou Lo veut également utiliser les ressources énergétiques du pays pour réduire les coûts et soutenir l’industrialisation. Il a annoncé que l’approvisionnement de la Senelec en gaz naturel liquéfié devrait commencer à partir de janvier 2027.

Le Premier ministre souhaite aussi parvenir à un accord avec la Mauritanie et BP afin que le Sénégal puisse utiliser une partie du gaz provenant du projet Grand Tortue Ahmeyim, à des conditions conformes aux accords conclus entre les parties.

Le secteur minier doit lui aussi contribuer à cette nouvelle trajectoire. Un nouveau code minier devrait être adopté avant la fin de 2026. Le gouvernement prévoit également un fonds de réhabilitation des sites et carrières ainsi qu’un cadastre minier. L’ambition affichée est de porter les recettes annuelles du secteur à 600 milliards de francs CFA d’ici 2029.

Dans l’agriculture, le gouvernement entend renforcer la souveraineté alimentaire en augmentant la couverture des besoins nationaux. Les objectifs fixés pour 2029 sont de 64 % pour le riz, 114 % pour les pommes de terre, 100 % pour les oignons, 96 % pour la viande et 40 % pour le lait.

Al Aminou Lo a enfin rattaché cette recherche de souveraineté économique aux enjeux de sécurité et de défense. Il a annoncé la nécessité d’accélérer l’adoption de la loi de programmation militaire et de la loi d’orientation sur la base industrielle et technologique de défense. Le gouvernement entend également renforcer la protection des infrastructures critiques, notamment dans les secteurs pétrolier, gazier, électrique et numérique.

À travers cette feuille de route, l’exécutif sénégalais assume donc une ligne combinant discipline budgétaire, réforme des soutiens publics et gestion plus soutenable de la dette. L’enjeu est désormais de restaurer les marges de manœuvre financières de l’État sans alourdir davantage la pression sur les ménages, tout en transformant les ressources du pays en leviers de croissance et de souveraineté.

Senegal : le Conseil constitutionnel valide la réforme de l’article 118 sous plusieurs réserves

Le Conseil constitutionnel du Sénégal a rendu sa décision sur la réforme de l’article 118 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Dans sa décision n°8/C/2026 du 7 septembre 2026, les Sages valident la régularité de la procédure d’adoption de la loi organique, mais censurent plusieurs dispositions et encadrent le pouvoir du Bureau concernant les absences des députés.

Saisi le 27 août par le président de la République, le Conseil devait examiner la conformité à la Constitution de la loi organique adoptée par l’Assemblée nationale le 8 mai 2026. La juridiction constitutionnelle a d’abord confirmé la régularité de la saisine, malgré les arguments avancés par le président de l’Assemblée nationale sur un éventuel dépassement du délai de six jours.

Le Conseil constitutionnel rappelle que les lois organiques ne peuvent être promulguées sans avoir été déclarées conformes à la Constitution. Il considère donc que les délais prévus pour les recours en inconstitutionnalité ne s’appliquent pas au contrôle obligatoire de ces textes. La saisine du président de la République est ainsi jugée régulière.

Les Sages ont ensuite examiné les conditions d’adoption de la loi organique. La Constitution exige une majorité absolue des membres composant l’Assemblée nationale pour voter ou modifier une loi organique. Lors de la séance du 8 mai, le texte avait recueilli 127 voix pour, 3 contre et 2 abstentions.

Avec une Assemblée nationale composée de 165 membres, la majorité absolue s’établit à 84 députés. Le Conseil en conclut que la loi organique a été adoptée conformément aux exigences constitutionnelles. C’est toutefois sur le contenu du dispositif que la décision introduit plusieurs restrictions. Les Sages se sont notamment penchés sur la disposition prévoyant la perte du mandat parlementaire en cas d’absence à dix séances plénières consécutives suivies de vote.

Le Conseil rappelle que la Constitution prévoit déjà certains cas de perte du mandat d’un député, notamment en cas de démission de son parti en cours de législature ou de condamnation pénale définitive. Selon les Sages, le règlement intérieur peut organiser le régime disciplinaire des députés, conformément à l’article 62 de la Constitution, mais il ne peut pas créer un nouveau cas de perte du mandat qui n’est pas prévu par la loi fondamentale.

La disposition relative aux dix absences consécutives est donc déclarée contraire à la Constitution. Cette censure entraîne également celle de plusieurs passages faisant référence à la « constatation de démission d’office ». Le Conseil estime que ces dispositions découlent directement du mécanisme de perte du mandat qu’il vient d’écarter. Les occurrences concernées des alinéas 7, 8 et 9 de l’article 118 sont donc elles aussi déclarées contraires à la Constitution.

Le Conseil constitutionnel ne remet toutefois pas en cause l’ensemble de la réforme. Il maintient notamment la possibilité pour le Bureau de l’Assemblée nationale de fixer, à travers une instruction générale, certaines règles particulières concernant les absences des députés élus dans les circonscriptions situées à l’étranger.

Cette compétence est cependant soumise à une réserve d’interprétation. L’instruction générale ne pourra servir qu’à prendre en compte les contraintes et caractéristiques propres à ces circonscriptions. Elle devra également respecter le principe d’égalité des citoyens devant la loi.

Le reste du texte est ainsi préservé. Les dispositions censurées étant séparables du reste de la loi organique, leur retrait ne remet pas en cause les autres modifications apportées à l’article 118 du règlement intérieur.

Dans son dispositif, le Conseil constitutionnel déclare donc régulières la saisine du président de la République et la procédure d’adoption de la loi organique. Les dispositions relatives aux nouveaux cas de perte du mandat sont écartées, tandis que les autres dispositions sont déclarées conformes à la Constitution, sous la réserve concernant l’instruction générale du Bureau.

La décision doit désormais être publiée au Journal officiel de la République du Sénégal. Elle dessine ainsi une réforme de l’article 118 maintenue dans son ensemble, mais dont les dispositions les plus sensibles sur le mandat parlementaire ont été précisément limitées par le Conseil constitutionnel.

Sénégal U17 : les Lionceaux s’imposent 4-0 face à la Mauritanie

Les Lionceaux ont dominé la Mauritanie 4-0 pour leur premier match du Tournoi UFOA-A U17 2026, avec notamment un doublé de Cheikh Oumar Sy.

Le Sénégal n’a pas manqué son entrée dans le Tournoi UFOA-A U17 2026. Face à la Mauritanie, les Lionceaux ont livré une prestation convaincante pour s’imposer largement 4-0. Après une première demi-heure équilibrée, les Sénégalais ont débloqué la rencontre à la 35e minute. Servi par Amsatou Diouf, Cheikh Oumar Sy a trouvé le chemin des filets d’une frappe bien ajustée.

Les Lionceaux ont ensuite accéléré dès la reprise. Deux minutes après le retour des vestiaires, Souleymane Commissaire Faye a doublé la mise. Il a une nouvelle fois été servi par Amsatou Diouf, déjà décisif sur le premier but. Malgré les changements effectués par le staff, le Sénégal a conservé son rythme. Les jeunes Sénégalais sont restés offensifs et ont continué à mettre la défense mauritanienne sous pression.

Cette domination s’est concrétisée à la 68e minute. Cheikh Oumar Sy a inscrit son deuxième but de la rencontre après une passe de Mamadou Bangoura, lui aussi champion d’Afrique U15. Les Lionceaux n’ont pas relâché leurs efforts en fin de match. Amadou Ndiaye, entré en seconde période, a ajouté un quatrième but et définitivement scellé le succès sénégalais.

Avec ces trois premiers points, le Sénégal prend un départ idéal dans le groupe A. Les Lionceaux retrouveront la Sierra Leone jeudi pour leur deuxième match, avec un nouvel enjeu important dans la course à la qualification.