Sénégal : l’école sous tension et un ancien ministre dans le viseur de la justice

Au Sénégal, la crise entre syndicats d’enseignants et autorités s’intensifie, tandis que la procédure visant l’ex-ministre Moussa Bocar Thiam relance le débat judiciaire et politique.

SENEGAL-REVUE de PRESSE

Dakar, 27 février. La montée de la colère des syndicats d’enseignants, susceptible d’aboutir à une paralysie du système éducatif, et la procédure de mise en accusation de l’ancien ministre Me Moussa Bocar Thiam devant la Haute Cour de justice dominent l’actualité des quotidiens reçus ce vendredi.

Dans le secteur éducatif, Le Quotidien évoque un ‘’bras de fer désormais engagé’’. À l’issue d’une réunion du Bureau de coordination nationale élargie aux secrétaires généraux, le G20 a décidé de durcir son plan d’actions. En cause : des retenues importantes sur les salaires qui ont exacerbé les tensions, installant une véritable crise enseignants Sénégal.

‘’Ponctions des salaires : des enseignants en colère mais déterminés’’, titre Les Echos. Le journal rapporte que le G20 annonce une reprise prochaine du mouvement, tandis que le secrétaire général du Sudes dénonce des retenues jugées excessives, voire injustifiées.

Pour L’As, ‘’le système éducatif sénégalais se dirige vers une impasse avec la radicalisation des syndicats’’. La réduction des salaires a fortement irrité le G7, soutenu désormais par le G20, qui annonce des perturbations dans les semaines à venir, accentuant la crise enseignants Sénégal.

WalfQuotidien estime que la décision des autorités de ponctionner les salaires a touché un point sensible. Les enseignants s’organisent pour riposter et la situation pourrait impacter les élèves, pris au cœur de cette crise enseignants Sénégal qui se durcit.

Le journal souligne que les enseignants constituent une force sociale importante au Sénégal et disposent de leviers capables de peser sur l’action gouvernementale. Dans ce contexte, les élèves risquent d’être les premières victimes, privés de cours et susceptibles de manifester pour défendre leur droit à l’éducation.

Source A rapporte que le Mouvement national des enseignants patriotes (Monep), proche du parti Pastef, a exprimé son inquiétude face aux retenues salariales. Tout en reconnaissant l’application des textes, le mouvement alerte sur des cas où des enseignants non grévistes auraient également été affectés.

Dans un communiqué, le Monep se dit prêt à jouer un rôle de médiation afin de favoriser un consensus autour des réformes et des conditions de travail, dans un esprit de dialogue, de justice et de stabilité du système éducatif.

Sur un autre registre, Sud Quotidien indique que l’ancien ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Moussa Bocar Thiam, pourrait être traduit devant la Haute Cour de justice dès ce vendredi 27 février.

Le journal précise qu’après l’aval unanime de la Commission des Lois, les députés devront se prononcer sur sa mise en accusation dans l’affaire du fonds Force Covid-19.

En réaction, Moussa Bocar Thiam a saisi plusieurs juridictions, dont le Conseil constitutionnel, la Haute Cour de justice, le Procureur général et le président de la Cour d’appel, pour dénoncer ce qu’il considère comme une violation de la Constitution par l’Assemblée nationale.

Sénégal : salaires amputés, tensions sociales et nouvelles priorités de l’État

Entre ponctions sur les salaires des enseignants et nouvelles orientations présidentielles, la presse sénégalaise met en lumière un climat social tendu et une gouvernance en mutation.

SENEGAL-REVUE de PRESSE

Dakar, 26 février – Les retenues opérées sur les salaires des enseignants ainsi que les nouvelles orientations du chef de l’État en matière de protection civile, de mobilité et de valorisation du patrimoine historique figurent parmi les principaux sujets à la Une des quotidiens parvenus ce jeudi.

La question des ponctions salaires enseignants Sénégal cristallise particulièrement les tensions dans le secteur éducatif.

Selon le journal L’As, la situation s’est brusquement détériorée mercredi, à l’ouverture de la plateforme eSolde. De nombreux enseignants en grève ont constaté avec surprise d’importantes retenues sur leurs salaires du mois de février. Le quotidien barre sa Une avec : « l’État serre la vis ».

S’appuyant sur des sources syndicales, le journal indique que les montants prélevés varieraient entre 100 000 et 200 000 F CFA. Des sommes jugées « drastiques » par les concernés. Cette situation alimente davantage la polémique autour des ponctions salaires enseignants Sénégal.

Dans la même veine, Le Quotidien estime que ces mesures ont refroidi les espoirs d’un règlement par le dialogue. La publication souligne que la diffusion des bulletins de salaire a ravivé les tensions dans un climat social déjà fragile.

De son côté, WalfQuotidien évoque un durcissement de la position de l’État face aux syndicats. Le journal précise que ces retenues correspondent aux jours de grève observés entre janvier et février, avec un impact également sur certaines indemnités. Une décision qui renforce le débat autour des ponctions salaires enseignants Sénégal.

Par ailleurs, Sud Quotidien attire l’attention sur la montée des violences et des intrusions dans certains établissements scolaires de Dakar-Plateau. Le ministère de l’Éducation nationale annonce des mesures de sécurisation renforcées, accompagnées de poursuites judiciaires et de sanctions administratives à l’encontre des élèves impliqués.

Le journal met également en avant la volonté des autorités de consolider les mécanismes de contrôle parlementaire. Depuis l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko, l’exécutif multiplie les initiatives visant à renforcer la transparence et la redevabilité, notamment à travers des séances régulières de questions d’actualité.

Enfin, Le Soleil revient sur les orientations du chef de l’État en Conseil des ministres. Le président a insisté sur la nécessité de promouvoir une culture nationale de protection civile pour prévenir les risques d’incendies et d’accidents.

Il a également appelé à une stratégie de valorisation et de préservation du patrimoine historique national, notamment les sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Autre priorité évoquée : la mobilité sécurisée des personnes et des biens, présentée comme un levier essentiel du développement économique et social du pays.

Sénégal : Ousmane Sonko assume et s’impose face aux députés

Face à une Assemblée nationale mobilisée, le Premier ministre Ousmane Sonko a livré un exercice de vérité. Pendant plus de trois heures, il a répondu sans détour aux préoccupations majeures du moment, entre tensions sociales, défis économiques et dossiers sensibles.

 

SENEGAL-REVUE de PRESSE

Dakar, 25 février  Les interventions du Premier ministre Ousmane Sonko lors de la séance des questions d’actualité au gouvernement dominent largement l’actualité relayée par les quotidiens parvenus, ce mercredi.

Le journal Le Soleil met en avant un chef du gouvernement qui n’a éludé aucun sujet sensible. « Supporters sénégalais au Maroc, grève, université, homosexualité, dette… Ousmane Sonko sans détour », souligne le quotidien. Interpellé sur plusieurs dossiers brûlants, le Premier ministre s’est voulu direct et assumé, se présentant comme le « gardien de la Révolution » et réaffirmant sa volonté de poursuivre les réformes, malgré un contexte politique agité.

Dans la même dynamique, Libération évoque un « grand oral » du chef du gouvernement. Face aux députés pour la quatrième fois en un an, Ousmane Sonko a répondu à l’ensemble des préoccupations, allant de la dette publique à la crise universitaire, en passant par la situation des supporters sénégalais détenus au Maroc, la filière arachidière ou encore les enjeux liés à la Sonacos. Il a également insisté sur le contrôle des ressources stratégiques, notamment le phosphate, tout en reconnaissant certaines lenteurs dans les processus de reddition des comptes.

Pour Sud Quotidien, cette séance, qui a duré plus de trois heures, a permis au Premier ministre de défendre l’action gouvernementale devant une Assemblée particulièrement attentive. Les échanges ont porté sur des sujets au cœur de l’actualité nationale : la crise dans les universités, la dette, les relations avec le FMI ou encore les tensions sociales. Le journal titre ainsi : « Les urgences nationales en mode décodage ».

De son côté, L’Observateur estime que « Sonko fixe la ligne ». Durant près de trois heures et demie, le chef du gouvernement a détaillé les orientations de son action, revenant sur les principaux défis économiques et sociaux du pays.

Le quotidien Yoor Yoor reprend une déclaration forte du Premier ministre : « Je suis le gardien de la Révolution pour le progrès du Sénégal et de l’Afrique ». Dans un face-à-face qualifié de tendu mais maîtrisé, Ousmane Sonko a affiché une posture ferme, se voulant à la fois pragmatique et républicaine face aux attentes des parlementaires.

Sur les questions sociétales, notamment le projet de loi visant à durcir la lutte contre l’homosexualité, Le Quotidien évoque une ligne mêlant fermeté et rappel au respect du secret médical.

Concernant les tensions à l’université, notamment à Université Cheikh Anta Diop de Dakar, le Premier ministre a assumé l’intervention des forces de l’ordre tout en dénonçant des « abus inadmissibles ». Il a annoncé des mesures conservatoires, cherchant ainsi à concilier impératif sécuritaire et apaisement du climat social.

À travers cette prestation, Ousmane Sonko tente visiblement de reprendre la main sur des dossiers sensibles, tout en consolidant son image auprès d’une opinion publique attentive aux réponses concrètes face aux défis du moment.

Sénégal : entre tensions politiques, scandales sociaux et drame dans le football

Au Sénégal, l’actualité reste marquée par une recomposition politique autour du pouvoir, une recrudescence de la fraude à l’état-civil et un drame qui secoue le monde du football. La presse nationale revient largement sur ces faits qui agitent l’opinion.

 

L’audience accordée aux coordonnateurs départementaux du Pastef par le président Bassirou Diomaye Faye, la fraude à l’état-civil ainsi que le décès du joueur de l’AS Saloum, El Hadji Youssou Diouf, à la suite d’un malaise, figurent parmi les principaux sujets traités par les quotidiens reçus ce lundi.

« Un climat nouveau semble s’installer entre le président de la République et sa formation politique, le Pastef, après les tensions observées à la suite du meeting du 8 novembre 2025 », rapporte Sud Quotidien.

À en croire le journal, le chef de l’État, également ancien secrétaire général du parti, a rencontré, le vendredi 20 février, les coordonnateurs départementaux du Pastef autour d’un ndogou, dans un cadre d’échanges.

Intervenant dans ses colonnes, Ayib Daffé, responsable du groupe parlementaire du Pastef, a précisé que cette rencontre visait à « renforcer la concertation interne et faire le point sur la situation nationale ». Il a, par ailleurs, rejeté les rumeurs évoquant une absence du Premier ministre Ousmane Sonko à cette réunion.

Sous le titre « Bassirou Diomaye Faye sur deux voix », Le Quotidien souligne que cette rencontre a fortement animé le débat public, dans un contexte marqué par des divergences au sommet de l’État. Le journal indique que cette séance, tenue au Palais, s’inscrit dans une démarche de dialogue direct avec la base militante ayant soutenu la candidature présidentielle de 2024.

Pour certains observateurs, cette rencontre, qualifiée de « ndogou politique », pourrait contribuer à resserrer les rangs entre le président et son Premier ministre. Toutefois, des interrogations persistent quant à la solidité de cette entente et à la restructuration en cours de la coalition « Diomaye Président ».

De son côté, L’As évoque un « flou stratégique » au sein du tandem exécutif. Le journal estime que les divergences apparentes entre les deux têtes de l’Exécutif pourraient relever d’une stratégie politique difficile à décrypter.

Même lecture chez WalfQuotidien, qui affiche à sa Une : « La rupture attendra ». Le journal s’interroge sur la tenue régulière de rencontres politiques au Palais présidentiel, estimant qu’elles s’éloignent de la promesse de rupture portée par les autorités actuelles.

Par ailleurs, L’Observateur met en lumière les conséquences sociales de l’affaire d’homosexualité présumée qui agite le pays. Selon le journal, plusieurs personnalités publiques citées dans ce dossier subissent une forme de condamnation sociale avant même toute décision judiciaire.

Sur un autre registre, Le Soleil alerte sur la multiplication des cas de fraude à l’état-civil. Sous le titre « Faux actes, vrai péril », le quotidien évoque des réseaux organisés, impliquant parfois des agents administratifs. Face à cette situation, l’État entend renforcer les mécanismes de contrôle, notamment par des solutions numériques.

Enfin, L’Info rapporte un drame survenu dans le football local. L’attaquant de l’AS Saloum, El Hadji Youssou Diouf, est décédé dimanche à Thiès après un malaise, à l’issue d’un match contre Amitié FC. Ce décès relance le débat sur la prise en charge médicale des joueurs dans les stades sénégalais.

Universités en crise et presse en deuil : les sujets au cœur des quotidiens sénégalais

REVUE DE PRESSE

Entre gouvernance des universités publiques, tensions sur les campus et hommages au journaliste Georges Déthié Diop, la presse sénégalaise fait écho à une actualité dense et marquée par l’émotion.

Les orientations arrêtées en Conseil des ministres sur la gouvernance des universités publiques, dans un climat marqué par des tensions persistantes, ainsi que les hommages rendus au journaliste de la Radio Futurs Médias (RFM), Georges Déthié Diop, figurent parmi les principaux sujets traités par les quotidiens parvenus jeudi à l’Agence de presse sénégalaise (APS).

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a présidé mercredi la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres. Celle-ci s’est tenue deux jours après le décès de l’étudiant Abdoulaye Ba, survenu lundi lors d’affrontements à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Le chef de l’État a rendu hommage à la mémoire de l’étudiant disparu et a appelé à l’instauration d’un dialogue constant entre les différents acteurs du secteur universitaire.

Selon Le Soleil, Bassirou Diomaye Faye a insisté, au cours de cette rencontre, sur la nécessité d’accélérer la validation consensuelle des recommandations issues des concertations menées dans le cadre de l’Agenda national de transformation de l’enseignement supérieur.

Le président de la République a également instruit le gouvernement de mettre en place un dialogue permanent avec l’ensemble des communautés universitaires. L’objectif, précise le journal, est de garantir le respect des calendriers académiques, du système LMD, ainsi que des règles de gouvernance administrative, budgétaire et financière des universités publiques et des centres des œuvres sociales. Le Soleil titre à ce propos en Une : « Le Président insiste sur le consensus ».

De son côté, L’As rapporte que le chef du gouvernement a souligné l’importance de poursuivre les réformes engagées dans le secteur de l’enseignement supérieur.

Le journal indique qu’il a encouragé le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation à accélérer les chantiers en cours, tout en demandant au ministre de l’Intérieur de veiller à la sécurisation et à l’apaisement des espaces universitaires. La publication note qu’au lendemain des tensions enregistrées dans les universités publiques et du décès de l’étudiant Abdoulaye Ba, une large part du Conseil des ministres a été consacrée à la situation du campus de Dakar.

L’As souligne par ailleurs que le gouvernement a promis des suites judiciaires rigoureuses, tout en réaffirmant sa volonté de conduire une réforme structurelle et consensuelle de la gouvernance universitaire.

Dans un autre registre, la même publication consacre un hommage appuyé au journaliste et présentateur de la Radio Futurs Médias, Georges Déthié Diop, décédé mercredi à Dakar, sous le titre : « La presse pleure un pro ».

Georges Déthié Diop, journaliste du Groupe Futurs Médias, est décédé à la suite d’un malaise. Il exerçait à la RFM depuis près de vingt ans, où il s’était imposé par son professionnalisme et une voix devenue familière des auditeurs. Il a occupé plusieurs postes au sein de la rédaction, notamment dans les services culturel et politique. Ces dernières années, il animait l’émission politique dominicale « Le Grand jury ».

« Adieu cher confrère et repose en paix », écrit Les Échos. « Adieu Mister Georges ! », s’exclame L’Observateur, soulignant que le journaliste est décédé alors qu’il était en plein travail, provoquant une vive émotion à travers le pays.

« À la RFM, au sein du Groupe Futurs Médias, comme dans l’ensemble de la presse, confrères et auditeurs ont salué la voix, l’éthique et la rigueur d’un journaliste resté fidèle à son métier jusqu’au bout », écrit L’Obs.

« Georges Déthié Diop de la RFM tombe micro à la main », titre Vox Populi.

Sur le plan sportif, WalfQuotidien met en avant le retour de Cheikh Sarr à la tête de la sélection nationale féminine de basket-ball. Le journal indique que l’entraîneur a quitté le Rwanda, où il encadrait les équipes nationales féminine et masculine, pour reprendre les commandes des Lionnes, un poste qu’il avait déjà occupé entre 2017 et 2019.

« Cheikh Sarr retrouve le banc des Lionnes », annoncent également Le Quotidien et Le Soleil.

Le Sénégal adopte 22 mesures pour lutter contre l’insécurité routière

Les quotidiens sénégalais parvenus mardi à APA titrent principalement sur la vingtaine de mesures prises la veille, lors du conseil interministériel sur la sécurité routière, après le tragique accident de Kaffrine (centre) qui a fait officiellement dimanche 39 morts et 100 blessés.

Vox Populi note que le conseil interministériel sur la sécurité routière a adopté lundi « 22 mesures pour en finir avec +l’hécatombe+ routière ». Désormais, il n’y a « plus de transports interurbains de 23h à 5h du matin » et le « port de casque (est) obligatoire pour les 2 roues » alors qu’on va « vers l’interdiction de l’importation des pneus d’occasion ».

Pour renforcer ces mesures, le journal fait état de la « mise en place d’une structure autonome multisectorielle chargée de l’application rigoureuse des dispositions du code de la route ». « Nous serons sans concession avec ceux qui contreviennent aux règles édictées. Ce terrible accident qui a frappé notre pays doit déclencher une prise de conscience pour renforcer les mesures de prévention et de sécurité », a dit Premier ministre Amadou Ba, présidant hier ce conseil interministériel où « vingt-deux commandements » ont été pris d’après EnQuête.

Le Témoin note de son côté que « les 22 nouvelles mesures de 2023 » rappellent « les dix commandements de 2017 » sur la sécurité routière. Cependant, les autorités ont décidé d’interdire cette fois « l’importation des pneus usés ou d’occasion » et exigent « le démantèlement des porte-bagages ou sièges supplémentaires appelés +versailles+ ». Dans la même veine, l’Etat décide de « la limitation à 10 ans de la durée d’exploitation pour les véhicules de transport de personnes et à 15 ans pour ceux de transport de marchandises ».

Au lieu des 22 mesures évoquées par les autres journaux, Le Soleil parle pour sa part de « 23 mesures fortes de l’Etat » et d’un « conseil supérieur de la sécurité et de l’éducation routière pour le suivi des recommandations ». En revanche, Walf Quotidien note un « rituel d’exorcisme du gouvernement » alors que « les khalifes généraux sermonnent tout le monde ».

Pour L’AS, « le chœur des religieux » a parlé après le drame de Sikilo, dans la région de Kaffrine (centre). Serigne Mountakha Mbacké, le khalife général des mourides, forte communauté soufie basée au centre du pays, à la suite des « prières, résignations et recommandations », « offre 40 millions et préconise un récital de Coran ». Serigne Babacar Sy Mansour, son homologue de Tivaouane, une cité religieuse située à près de 100 km de Dakar, a pour sa part fait « de fortes recommandations (…) aux usagers ».

Se faisant l’écho des « graves révélations de l’enquête » sur l’accident meurtrier de Kaffrine, Libération affirme que « le bus, dont le pneu a éclaté, roulait depuis lors sans assurance ». Le journal fait aussi état de « ce +problème+ détecté dans la +visite technique+ des deux bus dont les propriétaires feront face demain (mercredi) aux enquêteurs ».

Les quotidiens commentent le plan de Macky Sall pour éradiquer les inondations

Les journaux commentent, pour leur livraison de mercredi, le plan d’urgence de 10 milliards de francs CFA annoncé la veille par le président de la République pour venir en aide aux victimes des inondations.
Sud Quotidien, après avoir publié l’information, se veut interrogatif : ‘’Quid du bilan des 767 milliards de francs CFA du Plan national décennal de lutte contre les inondations, lancé en 2012. Sachez juste qu’il y a quelques infrastructures qui ont été réalisées’’, commente le même journal.
Il soutient mordicus qu’il n’y aura pas de ‘’bilan de exhaustif et détaillé’’ du plan gouvernemental destiné à éradiquer les inondations.
‘’Réagissant aux dégâts causés par les fortes pluies tombées dans le pays, samedi dernier, Macky Sall se dédouane et accuse les changements climatiques’’, écrit Le Témoin Quotidien.
Il fait allusion à cette phrase du chef de l’Etat, qui a prononcé un discours à la suite d’une réunion consacrée aux inondations : ‘’Nous sommes dans le cadre du dérèglement climatique, qui est un phénomène mondial, global, qui fait que nous aurons (…) des inondations [ou] des sécheresses.’’
Le Soleil fait état d’‘’aides d’urgence exceptionnelles du couple présidentiel [destinées] aux populations impactées par les inondations’’.
Tribune déduit du discours du président de la République que ‘’les coupables sont à chercher entre le dérèglement climatique et le comportement des Sénégalais’’.
Kritik’ semble être satisfait de l’aide annoncée par le chef de l’Etat en estimant que ‘’solidarité, compassion, aide et assistance sont les plus grandes attentes des citoyens sinistrés’’. ‘’Une meilleure gestion de l’argent du contribuable aiderait à atténuer la colère des [sinistrés]’’, ajoute-t-il.
‘’Du baume au cœur de ceux qui souffrent’’, écrit-il, expliquant que 7 milliards seront octroyés aux services techniques impliqués dans la lutte contre les intempéries, 3 milliards aux sinistrés, à quoi s’ajoute une assistance fournie par l’épouse du chef de l’Etat aux victimes des inondations.
‘’Marième Faye Sall est allée offrir aux 16 communes de Pikine 24 motopompes, 16.000 litres de carburant, 50 tonnes de riz, 5.000 litres d’huile et 25 tonnes de sucre’’.
‘’La première dame fait merveille dans le département de Pikine’’, lit-on dans le même journal, selon lequel l’épouse du chef de l’Etat était dans ce département de la région de Dakar, ‘’où ses actions humanitaires ont fait tache d’huile’’.
Lii Quotidien semble se livrer à la caricature. ‘’Sept milliards (…) dans les eaux, 3 milliards aux sinistrés’’, écrit-il, faisant allusion aux montants alloués aux services techniques chargés de venir en aide aux victimes et l’aide financière destinée à ces derniers.
‘’Macky [Sall] dit tout sauf l’essentiel’’, lit-on dans Source A, qui déplore qu’il n’y ait eu, venant du président de la République, ‘’aucune explication concernant 750 milliards de francs CFA [alloués au] plan décennal de lutte contre les inondations’’.
‘’Mobilisation des gouverneurs, des préfets, des sapeurs-pompiers, et de l’armée au besoin’’, rapporte EnQuête, ajoutant que Macky Sall a annoncé ‘’un nouveau schéma de financement du plan décennal de lutte contre les inondations’’.
Il relaye la réaction du coordonnateur du Forum civil, la section sénégalaise de l’ONG Transparency International, lequel soutient que ‘’les structures étatiques ont failli dans la gestion des inondations’’.
L’As regarde dans le rétroviseur en affirmant que ‘’Juste après son arrivée au pouvoir en 2012, le président Macky Sall avait fait supprimer le Sénat pour lutter efficacement contre les inondations’’. ‘’Mais huit ans après, poursuit-il, le problème reste entier.’’
‘’Macky [Sall] se jette à l’eau’’ en annonçant un ‘’plan d’urgence’’ de 10 milliards de francs CFA, affirme Le Quotidien, ajoutant que le chef de l’Etat ‘’a salué l’efficacité des ouvrages’’ d’assainissement construits pour endiguer les inondations.
WalfQuotidien affirme que la ‘’colère’’ des sinistrés ‘’s’exprime virtuellement dans les réseaux sociaux, et concrètement sur le terrain’’.

Le maintien de l’Hydroxychloroquine dans le protocole des soins Covid à la une

La décision des autorités sanitaires de maintenir le protocole de soins à base d’hydroxychloroquine pour le traitement des patients atteints de Covid-19 est un des sujets en exergue dans les quotidiens reçus jeudi à l’APS.
Le journal Enquête souligne que le Sénégal ‘’maintient son protocole de soins à base d’hydroxychloroquine’’. “Le traitement avec l’hydroxychloroquine va continuer au Sénégal. L’équipe du Pr. Seydi maintient son protocole thérapeutique’’, a déclaré le docteur Abdoulaye Bousso, interrogé par l’Agence française de presse (AFP), rapporte Enquête.
Une étude de la revue scientifique The Lancet a dénoncé l’inefficacité voire la mortalité dans certains cas de l’utilisation de l’hydroxychloroquine. Dans la foulée, l’OMS a décidé de l’arrêt des essais cliniques et plusieurs pays dont la France ont arrêté le médicament de leur protocole de soins.
Selon Enquête, ‘’le directeur du Centre des opérations d’urgence sanitaire (COUS) au ministère de la Santé et de l’Action sociale a réaffirmé que les résultats de l’utilisation de l’hydroxychloroquine sont encourageants et que le Sénégal a décidé de continuer avec le même protocole’’.
Le Quotidien note que le Sénégal ‘’ne change pas de protocole’’. ‘’(….) le personnel médical ne veut pas renoncer à un protocole qui fait encore des miracles’’, selon le journal.
Dans L’Observateur, le Pr Moussa Seydi, Coordonnateur national de la prise en charge médicale des patients, assure qu’aucun décès ‘’n’est lié à hydroxychloroquine au Sénégal’’.
Pendant ce temps, la mortalité liée au Coid-19 est en hausse , s’inquiète Source A.
‘’Comme on pouvait s’y attendre, le nombre de cas graves, qui a augmenté ces derniers jours, n’est pas sans conséquences. Car la liste macabre se poursuit toujours’’, écrit le journal. Un homme âgé de 68 ans est décédé, ce mercredi 27, à l’Hôpital Aristide le Dantec, ce qui porte à 39 le nombre de décès enregistré, depuis le début de la pandémie au Sénégal.
Le Témoin signale que le virus ‘’poursuit sa propagation inquiétante et son lot de décès’’.
‘’Hier (mercredi), il a fait son 39ème décès depuis son apparition dans notre pays le 02 mars dernier. Il s’agit d’un homme âgé de soixante-huit ans. Il est décédé ce mercredi 27 mai au centre de traitement de l’hôpital Aristide le dantec, selon le communiqué de presse du ministère de la santé. Depuis un mois, le coronavirus a accéléré la cadence’’, selon le journal.
walfadjiri relève que ‘’les cas graves augmentent crescendo’’. ‘’La situation des cas graves de Covid-19 empire. Au nombre de 18, le mardi 26 mai 2020, ils sont passés à 20, hier, dans les services de réanimation, selon le bulletin quotidien du ministère de la Santé et de l’Action sociale’’, relève la publication.
Sud Quotidien aborde la distribution des kits alimentaires et souligne que ‘’des populations (sont) toujours en attente des vivres’’.
’’Démarrée depuis le 11 avril (pour le riz) et le 2 mai pour les autres denrées (savon, pâtes, huile, sucre), la distribution de l’aide alimentaire n’a couvert pour l’instant que 7 régions (Ziguinchor 90%, Kolda, Sedhiou, Kédougou, Tambacounda, Matam et Saint-Louis)’’, écrit Sud.

’’Et quand on fait une différence entre l’effectivité de l’expédition assurée avec brio par les hommes du Général François Faye et la réception qui relève de la compétence de l’Exécutif local, on peut dire sans risque de se tromper que les populations devraient encore garder leur mal en patience avant d’assister à la distribution de cette +aumône+ de l’Etat’’, ajoute le journal.

Tribune rapporte que ‘’les populations empêchent un enterrement covid-19’’ à Diamaguène, dans la banlieue de Dakar. ‘’ La tension était vive hier, à Diamaguène Sicap Mbao (département de Pikine, Banlieue de Dakar). Les populations de la localité se sont opposées catégoriquement à l’enterrement d’un individu dans leur cimetière’’, dit le quotidien.
L’As souligne que ’’pour s’opposer a l’inhumation d’un mort du covid-19 Diamaguène éconduit le cortège funèbre à coup de gourdins’’.
’’C’est à croire que la banlieue dakaroise est un no mans land où les populations font la loi impunément. Après Malika, hier des populations de Diamaguène ont refusé qu’un mort du covid-19 soit enterré dans leur cimetière. Conséquence, elles ont attaqué le cortège funèbre à coup de pierres et de gourdins, et saccagé l’ambulance des sapeurs-pompiers, le véhicule des agents du service d’hygiène et une voiture de la Croix Rouge Internationale’’, lit-on dans le journal.