Sénégal : Ousmane Sonko engage une réforme majeure du secteur parapublic

Le gouvernement sénégalais accélère la réforme de l’administration publique. Dix-neuf structures parapubliques vont être supprimées afin de réduire les dépenses de l’État et renforcer l’efficacité de l’action publique.

Le gouvernement sénégalais a engagé une nouvelle étape dans la réforme de l’État. À l’issue du Conseil des ministres du 4 mars 2026, le Premier ministre Ousmane Sonko a présenté un vaste programme de rationalisation du secteur parapublic Sénégal.

L’objectif est clairement affiché : réduire le train de vie de l’État, supprimer les doublons administratifs et améliorer la performance des structures publiques.

Une radiographie critique du secteur parapublic

Ce programme repose sur les travaux d’un groupe chargé d’évaluer l’organisation et le fonctionnement des organismes parapublics. L’analyse menée par cette équipe a révélé plusieurs dysfonctionnements, notamment des chevauchements de missions, des redondances institutionnelles et un coût jugé élevé par rapport aux résultats obtenus.

Au terme de cette évaluation, les autorités ont décidé de supprimer 19 structures publiques et de repositionner 10 autres afin de mieux définir leurs responsabilités.

Au total, ces entités regroupent 982 agents. Elles mobilisent également des ressources importantes, avec un budget cumulé estimé à 28 milliards de francs CFA, une masse salariale de 9,2 milliards de francs CFA et une dette globale évaluée à 2,6 milliards de francs CFA.

Cette restructuration marque une étape importante dans la réorganisation du secteur parapublic Sénégal, considéré par l’exécutif comme un levier clé pour moderniser l’administration.

55 milliards de FCFA d’économies attendues

Le gouvernement espère réaliser une économie nette de 55 milliards de francs CFA sur les trois prochaines années grâce à cette réforme.

Au-delà de l’aspect financier, les autorités souhaitent envoyer un signal fort aux partenaires économiques et aux institutions financières. Le Sénégal entend renforcer la crédibilité de sa gestion budgétaire et améliorer la transparence dans l’utilisation des ressources publiques.

Dans un contexte marqué par des pressions sur les finances publiques et des exigences croissantes en matière de discipline budgétaire, cette rationalisation du secteur parapublic Sénégal vise également à dégager de nouvelles marges de manœuvre pour financer les priorités nationales.

Les économies réalisées pourraient notamment soutenir les investissements dans les infrastructures, les services sociaux et les projets structurants pour l’économie.

Une administration plus efficace et plus lisible

La disparition de plusieurs structures devrait aussi permettre de simplifier l’organisation administrative. En réduisant le nombre d’organismes publics, l’État espère limiter les dépenses de fonctionnement et clarifier la chaîne de décision.

Moins d’entités signifie également moins de conseils d’administration, moins de charges opérationnelles et une gouvernance jugée plus cohérente.

Toutefois, le gouvernement insiste sur la dimension sociale de cette réforme. Des mécanismes d’accompagnement sont prévus pour les agents concernés. L’exécutif envisage notamment un redéploiement du personnel vers des structures jugées stratégiques afin de préserver les compétences et d’éviter des ruptures professionnelles brutales.

Vers un État plus stratège

Au-delà des économies budgétaires, cette réforme traduit une volonté plus large de transformation de l’administration.

L’ambition des autorités est de passer d’un État dispersé à un État stratège, capable de piloter efficacement les politiques publiques.

Dans cette perspective, le repositionnement de dix structures publiques doit permettre de renforcer leur impact et de clarifier leurs missions.

Le gouvernement affirme vouloir rompre avec certaines pratiques du passé marquées par la multiplication d’agences et d’organismes publics, parfois créés sans réelle cohérence stratégique.

Cette orientation s’inscrit dans les engagements pris devant les députés le 22 février 2025, visant à instaurer une gouvernance publique fondée sur la performance, la transparence et la responsabilité.

La réforme devrait ainsi conduire à la fusion de certaines agences et à la suppression d’autres, jugées redondantes ou insuffisamment efficaces.

Si sa mise en œuvre sera observée avec attention, ce plan de rationalisation pourrait marquer un tournant dans la maîtrise du train de vie de l’État et dans la modernisation de l’administration sénégalaise.

L’enjeu sera désormais de transformer cette ambition politique en résultats tangibles pour l’économie et pour les citoyens.

Basket féminin : les Lionnes lancent leur préparation pour la Coupe du monde 2026

L’équipe nationale féminine de basketball du Sénégal entame, ce mardi en soirée, sa préparation en direction des éliminatoires de la Coupe du monde 2026, prévues du 11 au 17 mars à San Juan.

 

À la tête de la sélection, le nouveau coach Cheikh Sarr a convoqué un groupe de 18 joueuses. Il a toutefois choisi de se passer de trois éléments expérimentés ayant pris part à l’Afrobasket 2025 : Cierra Dillard, Madjiguène Sène et Bigué Sarr.

En revanche, deux joueuses évoluant sur le plan local, Ramatoutlaye Sy et Codou Diop, ont été intégrées au groupe. Elles participent au stage de préparation prévu au Stadium Marius Ndiaye, à Dakar.

Logées dans le groupe B du tournoi qualificatif, les Lionnes auront fort à faire face à des adversaires de haut niveau. Elles affronteront notamment la Nouvelle-Zélande, Porto Rico, les États-Unis, l’Espagne et l’Italie.

L’objectif reste clair : décrocher une qualification pour la phase finale de la Coupe du monde féminine FIBA 2026, qui se déroulera à Berlin.

Pour y parvenir, les équipes engagées devront terminer parmi les trois premières de chacun des quatre tournois qualificatifs. La compétition se jouera sous le format “round-robin”, où chaque sélection disputera cinq rencontres.

Dans le tournoi impliquant l’Allemagne, seules les deux meilleures équipes obtiendront leur ticket, aux côtés du pays hôte et d’un vainqueur continental.

Au total, onze places restent à pourvoir pour ce rendez-vous mondial qui réunira 16 nations. L’Allemagne, en tant que pays organisateur, ainsi que les vainqueurs des Coupes continentales FIBA 2025 – l’Australie, la Belgique, le Nigeria et les États-Unis – sont déjà qualifiés, mais prendront part aux tournois de qualification.

Basket mondial 2027 : le Sénégal domine la RDC et rassure à moitié

Solides en première période, les Lions du Sénégal ont maîtrisé la RD Congo (75-56) avant de baisser en régime. Une victoire importante, mais des fragilités persistent à l’approche de la suite des éliminatoires.

 

L’équipe nationale masculine de basketball du Sénégal s’est largement imposée face à la RD Congo (75-56), lors de la troisième et dernière journée de la deuxième fenêtre des éliminatoires de la Coupe du monde 2027 au Qatar.

Grâce à ce succès, les Lions terminent à la deuxième place du groupe B avec cinq points, derrière la Côte d’Ivoire, auteur d’un sans-faute en trois sorties.

Le Sénégal a toutefois montré deux visages dans cette rencontre. Dès l’entame, les hommes de Ngagne DeSagana Diop imposent leur rythme. Plus agressifs en défense, ils corrigent l’un de leurs principaux points faibles depuis le début des qualifications.

Sous le panier, Ibou Dianko Badji s’impose comme un véritable rempart. Avec ses 2,13 mètres, il intercepte, contre et dissuade. Les Congolais peinent à exister dans la raquette.

Offensivement, les Lions déroulent. Brancou Badio prend le jeu à son compte. Le meneur enchaîne les passes décisives et réussit des tirs primés spectaculaires. À ses côtés, Jean-Jacques Boissy et Gora Camara apportent intensité et justesse.

Malgré l’engagement physique des Congolais, le Sénégal remporte logiquement le premier quart-temps (23-16), avant de creuser l’écart dans le deuxième acte. Solides en défense, les Lions limitent leurs adversaires à seulement 10 points, tout en déroulant en attaque.

À la pause, l’écart est conséquent : 49-26.

Le retour des vestiaires est moins convaincant. Le Sénégal met du temps à retrouver son efficacité offensive. Il faut attendre un tir à trois points de Boissy pour débloquer le compteur.

Dans la foulée, Brancou Badio enflamme la salle avec un dunk à une main, symbole d’un sursaut spectaculaire. Mais cette embellie reste de courte durée. Les Lions retombent dans leurs travers, avec une baisse d’intensité et quelques imprécisions.

Malgré cela, ils conservent une avance confortable à la fin du troisième quart-temps (60-38), même si la période est légèrement à l’avantage des Congolais.

Le dernier quart-temps confirme les limites sénégalaises. Plus agressive, la RD Congo gêne la circulation de balle et impose un défi physique. Le Sénégal devient maladroit et moins rigoureux en défense.

Les Lions n’inscrivent que 15 points contre 18 encaissés. Une fin de match peu rassurante, malgré l’écart.

Heureusement, un tir au buzzer à trois points de Brancou Badio, meilleur marqueur avec 20 points, permet de conclure sur une note positive.

Au classement, le Sénégal termine deuxième avec cinq points, derrière la Côte d’Ivoire (6 points). La RD Congo occupe la troisième place avec quatre points, tandis que Madagascar ferme la marche avec trois unités.

Dans le groupe D, disputé à Alexandrie en Égypte, le Mali domine avec six points, devant l’Angola (5 points). L’Égypte et l’Ouganda suivent.

Ces rencontres s’inscrivent dans le premier tour des qualifications africaines pour la Coupe du monde FIBA 2027, qui regroupe seize nations.

Les groupes A et C avaient lancé la compétition en novembre 2025 à Radès, en Tunisie.

À l’issue de ce premier tour, douze équipes seront réparties en deux groupes de six. Les résultats entre équipes qualifiées seront conservés. Chaque sélection disputera ensuite six nouveaux matchs.

Les deux premiers de chaque groupe, ainsi que le meilleur troisième, se qualifieront pour la phase finale.

Au total, cinq nations africaines représenteront le continent lors du Mondial prévu au Qatar, qui réunira 32 équipes.

Le Sénégal vise une sixième participation à une phase finale, après 1978, 1998, 2006, 2014 et 2019.

La prochaine fenêtre internationale est programmée du 2 au 5 juillet 2026.

Sénégal : fausses informations persistantes autour de l’arabe et de l’enseignement islamique

Au Sénégal, de fausses informations liées à la langue arabe et à l’enseignement religieux musulman continuent de circuler sur les réseaux sociaux. Ces rumeurs, régulièrement relancées, entretiennent la confusion autour de décisions pourtant inexistantes des autorités.

 

Des publications trompeuses relatives à la langue arabe et à l’enseignement religieux musulman au Sénégal circulent de manière récurrente sur les réseaux sociaux, tant à l’intérieur du pays que dans plusieurs États ouest-africains.

Diffusées de façon périodique, ces contenus remettent en avant des affirmations infondées. Depuis avril 2024, ils entretiennent un climat de confusion autour des politiques éducatives et religieuses.

La dernière rumeur en date, sans aucun fondement, prête aux autorités sénégalaises la volonté d’introduire le Coran comme matière « centrale » dans les écoles publiques. Apparues à partir du 24 février, ces publications s’accompagnent de visuels associant un exemplaire du Coran à l’image du président Bassirou Diomaye Faye, dans le but de crédibiliser ces allégations.

Une page Facebook dénommée “Islam Religion de droiture” affirme, à tort, que le gouvernement aurait décidé d’intégrer l’enseignement du Coran comme discipline fondamentale dans le système éducatif, dans une logique de renforcement des valeurs culturelles. Dans la même veine, une autre rumeur largement relayée en avril 2024 attribuait au chef de l’État une volonté de faire de l’arabe la langue officielle du Sénégal, en remplacement du français.

Ces fausses informations ont connu une large diffusion, au Sénégal comme dans la sous-région, notamment via certaines plateformes se revendiquant du panafricanisme. La rumeur liée au changement de langue officielle a d’ailleurs refait surface à partir de décembre 2025.

Un cadre constitutionnel clair

Dans un éditorial publié le 1er février 2026, le journaliste Fadel Guèye, directeur de publication du média arabophone Réveil Dakar, est revenu sur ces infox récurrentes. Il indique que plusieurs journalistes étrangers ont sollicité des vérifications face à ces informations affirmant un changement de langue officielle.

Après un démenti formel, il rappelle que le choix des langues officielles relève de la Constitution. Un tel changement ne peut intervenir sans référendum, une procédure lourde et encadrée. Il souligne également que la création d’un département chargé des affaires religieuses vise plutôt à mieux intégrer les diplômés arabophones, longtemps marginalisés.

Si l’arabe occupe une place importante sur le plan socioculturel et religieux au Sénégal, aucun projet de modification du régime linguistique n’a été engagé. Le français demeure la langue officielle, conformément à la Constitution. Ces fausses informations s’apparentent ainsi à des tentatives de manipulation de l’opinion, dans un contexte régional marqué par des recompositions politiques et des discours souverainistes.

Ce qu’il faut savoir sur l’enseignement religieux

Le 17 avril 2024, le président Bassirou Diomaye Faye a annoncé la création d’une Direction des affaires religieuses et de l’insertion des diplômés en langue arabe. Cette structure, officialisée en septembre 2024, est aujourd’hui devenue une Délégation générale.

Contrairement aux idées reçues, cette entité ne se limite pas à l’islam. Elle prend en compte l’ensemble des confessions, notamment le christianisme et les religions traditionnelles. Depuis sa création, aucune mesure n’a été adoptée visant à faire du Coran une matière obligatoire dans les écoles publiques.

Une évolution progressive du système éducatif

L’enseignement arabo-islamique au Sénégal s’inscrit dans une dynamique ancienne. Dès 1977, un département d’arabe a été introduit à l’École normale supérieure, aujourd’hui intégrée à la FASTEF. Cette évolution s’est poursuivie avec l’introduction de l’enseignement religieux à l’école élémentaire en 2002, puis avec l’instauration d’un baccalauréat unifié en 2013. D’autres initiatives ont renforcé cette dynamique, notamment la réouverture d’une section diplomatique à l’ENA en 2016 pour les diplômés arabophones.

Plus récemment, la création d’une Journée nationale des daaras en 2022 et la mise en place d’une structure dédiée aux diplômés arabophones en 2024 témoignent d’une volonté d’intégration progressive. En parallèle, certaines innovations ont été introduites, comme la traduction de communications officielles en arabe et en wolof. La FASTEF a également ouvert, en 2023, une filière dédiée à l’enseignement de l’arabe et de l’éducation religieuse pour les nouveaux bacheliers.

Enfin, la réforme la plus récente du système éducatif reste l’introduction de l’anglais dès le primaire, marquant une diversification linguistique.

Face à la multiplication des fausses informations sur l’arabe Sénégal, la vigilance reste essentielle. La vérification des sources demeure un réflexe indispensable pour éviter la propagation de contenus trompeurs

Sénégal : un emprunt obligataire de 200 milliards FCFA pour lancer 2026

Dakar ouvre sa première levée de fonds de l’année sur le marché financier régional, avec une émission obligataire destinée à soutenir ses priorités économiques et sociales.

Le Sénégal s’apprête à lancer, dès ce jeudi, son premier appel public à l’épargne de l’année 2026. Il s’agit d’une émission obligataire d’un montant de 200 milliards de francs CFA, selon une annonce du ministère des Finances et du Budget.

Dans un communiqué transmis à l’APS, l’administration précise que cette opération, structurée par la société de gestion et d’intermédiation Invictus Capital & Finance, s’inscrit dans la mise en œuvre de la stratégie de gestion de la dette à moyen terme ainsi que dans le plan de financement de l’État pour l’exercice 2026.

La période de souscription, ouverte dans le cadre de cet appel public à l’épargne, s’étendra du 26 février au 19 mars 2026. Cette opération vise également à renforcer la profondeur du marché financier régional.

Les fonds qui seront mobilisés dans le cadre de cet appel public à l’épargne serviront à couvrir les besoins budgétaires de l’État pour l’année 2026. Ils permettront aussi de soutenir les priorités économiques et sociales définies dans l’Agenda national de transformation, conformément aux autorisations prévues par la loi de finances.

À travers cet appel public à l’épargne, les autorités sénégalaises comptent sur la mobilisation des citoyens, des investisseurs institutionnels et de leurs partenaires pour assurer le succès de cette levée de fonds, présentée comme un enjeu collectif.

Sécurité frontalière : la Guinée et le Sénégal renforcent leur coordination militaire à Labé

Face aux défis sécuritaires croissants, les armées de la Guinée et du Sénégal consolident leur coopération. Réunis à Labé, leurs responsables militaires ont harmonisé leurs stratégies pour mieux sécuriser la frontière commune.

Les commandants de région et de zone militaires de la Guinée et du Sénégal ont conclu, mardi à Labé, une rencontre de coordination centrée sur les enjeux sécuritaires transfrontaliers et le renforcement de la coopération entre les deux armées.

Réunis du 24 au 25 février au Bataillon de la portion centrale de Labé, dans le nord guinéen, les responsables militaires ont tenu une session de travail dédiée à la sécurité le long de la frontière commune, selon une information du ministère guinéen de la Défense.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de consolidation de la coopération militaire et sécuritaire entre les deux pays voisins, unis par des liens historiques et culturels forts.

Pendant deux jours, les discussions ont porté sur les principaux défis sécuritaires transfrontaliers, notamment la lutte contre la criminalité organisée, la gestion concertée des frontières, le partage de renseignements opérationnels ainsi que la préparation d’opérations conjointes. La coopération militaire Guinée Sénégal a ainsi été au cœur des échanges.

Les travaux ont permis d’aligner les approches stratégiques et de renforcer les mécanismes de collaboration entre les unités déployées dans les zones frontalières, consolidant davantage la coopération militaire Guinée Sénégal.

Au terme de la rencontre, les responsables militaires ont réaffirmé leur volonté commune d’agir ensemble pour garantir la stabilité, la paix et la sécurité le long de la frontière guinéo-sénégalaise. Cette dynamique confirme la solidité de la coopération militaire Guinée Sénégal.

La session s’est achevée dans une atmosphère de fraternité, marquée par des échanges de présents symboliques illustrant l’estime mutuelle et la qualité des relations entre les Forces armées des deux pays.

Commerce extérieur sénégalais : entre hausse des prix et signaux d’alerte

À la fin de 2025, le commerce extérieur du Sénégal oscille entre hausse conjoncturelle des prix et recul annuel, révélant des équilibres encore fragiles.

À la clôture de l’année 2025, le commerce extérieur du Sénégal présente une dynamique contrastée. D’un côté, les prix enregistrent une progression mensuelle aussi bien à l’importation qu’à l’exportation. De l’autre, les tendances annuelles affichent des évolutions opposées, illustrant la fragilité persistante des équilibres commerciaux.

Dans une note consacrée aux indices mensuels des valeurs unitaires (base 100 en 2014), l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) souligne une hausse de 1,2 % des prix à l’importation en décembre. Dans le même temps, les prix à l’exportation progressent de 1,5 % sur la période.

Cette augmentation mensuelle des prix à l’importation s’explique principalement par le renchérissement des produits minéraux, qui contribuent à hauteur de 1,7 point, ainsi que par la hausse des métaux communs (+0,3 point). Par ailleurs, les produits dits sous-jacents, moins sensibles aux fluctuations, affichent une progression de 1,7 %, traduisant une tendance structurelle plutôt qu’un simple effet conjoncturel.

À l’inverse, certains produits volatils enregistrent un recul. C’est notamment le cas des insecticides, en baisse de 0,8 %, ce qui atténue partiellement la tendance globale à la hausse.

Cependant, une analyse sur l’ensemble de l’année apporte un éclairage différent sur le commerce extérieur Sénégal. En comparaison avec décembre 2024, les prix à l’importation reculent de 3,3 %. Sur l’ensemble de l’année 2025, la baisse cumulée atteint 3,6 %, confirmant une tendance baissière malgré les hausses observées en fin d’année.

Ces évolutions contrastées mettent en évidence les déséquilibres persistants du commerce extérieur Sénégal, partagé entre tensions sur les prix à court terme et ajustements structurels sur une base annuelle.

Indemnité de logement : un rappel historique accordé à 16 000 agents de l’État

Longtemps réclamée par les syndicats, l’indemnité de logement devient une réalité pour près de 16 000 agents de l’État sénégalais. Le président Bassirou Diomaye Faye a décidé d’y adjoindre un rappel remontant à juin 2025, une mesure saluée par les partenaires sociaux.

 

Longtemps attendue par les agents concernés, l’indemnité de logement devient enfin effective pour près de 16 000 agents de l’État, fonctionnaires et non-fonctionnaires, jusque-là exclus de cet avantage. Rendue possible par la signature d’un décret en décembre dernier, cette mesure est largement interprétée comme un signal fort envoyé par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye.

Dans un communiqué rendu public, le Collectif interministériel des agents de l’Administration sénégalaise (CIAAS) a exprimé sa satisfaction et sa reconnaissance à l’endroit des autorités étatiques. Le collectif estime que cette décision vient réparer une inégalité longtemps décriée au sein de l’Administration publique.

Mais au-delà de l’octroi de l’indemnité, c’est surtout la question du rappel qui a été saluée. Alors que le ministère de la Fonction publique envisageait initialement un paiement prenant effet à la date de signature du décret, le chef de l’État a finalement opté pour un rappel remontant à juin 2025. Une période correspondant à l’inscription de l’indemnité de logement dans la loi de finances rectificative, permettant ainsi aux bénéficiaires de percevoir plusieurs mois d’arriérés.

La décision a été officiellement portée à la connaissance de l’opinion par le secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes du Sénégal (CSA), Elimane Diouf, à l’issue de son audience avec le président de la République, le 29 janvier 2026. Une annonce accueillie avec une « immense satisfaction » par le CIAAS, qui y voit un acte fort en faveur de la justice sociale et du dialogue social.

Le collectif n’a pas manqué de saluer l’engagement de la CSA et de son secrétaire général, dont le plaidoyer constant a permis de maintenir cette revendication au cœur des priorités gouvernementales. Pour le CIAAS, cette avancée démontre l’efficacité du dialogue social lorsqu’il s’appuie sur une volonté politique affirmée.

Selon le collectif, cette décision présidentielle est susceptible de contribuer à l’apaisement durable du climat social au sein de l’Administration sénégalaise, pilier central de l’action publique et du développement socioéconomique. Il exhorte toutefois les autorités à assurer une mise en œuvre rapide et effective du paiement des rappels, afin que les 16 000 agents bénéficiaires en perçoivent concrètement les effets.

CAN 2025 : la FSF prête à répondre au Maroc

La Fédération sénégalaise de football (FSF) se dit prête à répondre à toute éventuelle plainte du Maroc concernant la sortie des Lions de la pelouse, lors de la finale de la 35e Coupe d’Afrique des Nations, a annoncé lundi soir Abdoulaye Sow à l’APS.

« Nous sommes prêts à répondre à toute action que pourrait engager le Maroc », a affirmé le secrétaire général de la FSF, à l’accueil des champions d’Afrique à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD).

Les Lions de la Teranga, vainqueurs du Maroc, pays hôte du tournoi, ont été chaleureusement accueillis par le président de la République, le Premier ministre, les membres du gouvernement, ainsi que par des députés de la majorité et de l’opposition.

De son côté, la Fédération royale marocaine de football (FRMF) a indiqué dans un communiqué publié lundi qu’elle envisageait de saisir la Confédération africaine de football (CAF) et la Fédération internationale de football (FIFA) afin de statuer sur le retrait des Sénégalais du terrain lors de la finale.

Selon l’instance marocaine, ce départ momentané des Lions a eu « un impact significatif sur le déroulement normal de la rencontre et sur la performance des joueurs », laissant entendre que cela aurait influé sur le penalty raté par son attaquant Brahim Diaz.

CAN 2025 : Dakar salue l’organisation « parfaite » du Maroc et appelle à la fraternité africaine

Au lendemain de sa victoire face au Maroc en finale de la CAN 2025, le Sénégal a rendu hommage à l’organisation marocaine, soulignant la fraternité, le fair-play et la fierté africaine partagée entre les deux nations.

 

Le gouvernement sénégalais a réaffirmé dimanche que la finale remportée face au Maroc demeurera « un symbole de fraternité, de respect mutuel et de fierté africaine partagée », tout en saluant l’organisation « exemplaire » de la compétition par Rabat.

Les autorités sénégalaises ont adressé, lundi, leurs félicitations au Maroc pour l’organisation « d’un très haut niveau » de la Coupe d’Afrique des Nations, au lendemain de la victoire des Lions de la Téranga en finale, à l’issue d’une rencontre intense disputée à Rabat.

Dans un communiqué rendu public après la finale du 18 janvier, le ministère de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a présenté « ses vives félicitations au Gouvernement et au peuple marocains pour la réussite parfaite de cette compétition continentale de très haut standing ».

Le Sénégal a tenu à mettre en avant « la qualité remarquable des infrastructures, le professionnalisme de l’organisation, ainsi que l’accueil, la disponibilité et l’accompagnement constants » accordés à la délégation sénégalaise, aux équipes participantes et aux supporters durant toute la CAN.

Cette réussite confirme, selon le communiqué, « une fois de plus le savoir-faire reconnu du Royaume du Maroc dans plusieurs domaines et son engagement constant en faveur du rayonnement du sport africain ».

Le département dirigé par Cheikh Niang a également souligné que la finale ayant opposé les Lions de la Téranga aux Lions de l’Atlas a offert « un spectacle de football intense et de grande qualité, à la hauteur du talent et des ambitions des deux nations », rappelant qu’il s’agissait avant tout de « deux pays frères liés par des relations solides et historiques ».

Dans un esprit de fair-play, le communiqué précise que « le succès sportif du Sénégal ne saurait occulter le mérite, la combativité et la valeur de la sélection marocaine, qui a défendu avec dignité et panache les couleurs du Royaume du Maroc ».

Pour les autorités sénégalaises, cette rencontre restera « avant tout un symbole de fraternité, de respect mutuel et de fierté africaine partagée ».

Le gouvernement du Sénégal a renouvelé « ses sincères remerciements au Royaume du Maroc » et exprimé le souhait que cette CAN « demeure un repère fort d’une Afrique capable d’organiser, de produire et de célébrer le sport au plus haut niveau international ».

Le ministère a formulé « le vœu que cette dynamique positive renforce davantage les relations d’amitié et de coopération privilégiées entre le Sénégal et le Maroc », au service d’« une ambition africaine commune, confiante en ses capacités et tournée vers un avenir de progrès, de solidarité et de rayonnement mondial ».

Cette réaction intervient quelques heures après un communiqué publié par l’ambassade du Maroc à Dakar, appelant à la fraternité entre les deux peuples et soulignant que cette finale s’inscrit dans « une relation fraternelle, ancienne et exceptionnelle », qualifiée de « modèle en Afrique ».

CAN 2025 : le Sénégal remporte la finale face au Maroc et décroche son deuxième titre

Le Sénégal s’impose 1-0 face au Maroc en finale de la CAN 2025, grâce à un but de Pape Gueye en prolongations, et remporte son deuxième titre continental.

 

Le Sénégal a été sacré champion d’Afrique pour la deuxième fois de son histoire, dimanche 18 janvier 2026, après sa victoire face au Maroc (1-0) en finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN 2025), disputée au Stade Prince Moulay Abdellah à Rabat.

Le seul but de la rencontre a été inscrit par Pape Gueye à la 94e minute, en prolongations, offrant aux Lions de la Teranga un succès historique. Il s’agit du deuxième titre continental pour le Sénégal, après celui remporté en 2022 face à l’Égypte. Les Sénégalais avaient accédé à cette finale après avoir battu les Pharaons d’Égypte 1-0 en demi-finale, confirmant leur statut de favoris dans cette édition.

La finale a été serrée et intense jusqu’aux ultimes minutes. La controverse est survenue à la 90e+8, lorsque l’arbitre Jean-Jacques Ndala Ngambo, après consultation de l’assistance vidéo (VAR), a accordé un penalty au Maroc pour une faute jugée de Malick Diouf sur Brahim Díaz. Le joueur marocain a malheureusement manqué sa tentative, privant les Lions de l’Atlas du titre.

En prolongations, Pape Gueye a inscrit le but décisif qui a scellé la victoire sénégalaise, au terme d’un match marqué par le suspense, l’intensité et quelques décisions arbitrales contestées.

CAN 2025 : le Sénégal respecte l’Égypte mais vise la finale

À la veille de la demi-finale face à l’Égypte, le sélectionneur sénégalais Pape Thiaw a affiché un discours mêlant respect, confiance et ambition, assurant que les Lions sont prêts à se battre pour décrocher leur place en finale de la CAN 2025.

 

L’équipe nationale du Sénégal abordera avec beaucoup d’humilité la rencontre qui l’opposera mercredi aux Pharaons d’Égypte, tout en restant fermement décidée à décrocher son ticket pour la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), a déclaré mardi à Tanger le sélectionneur Pape Thiaw.

« Nous jouons contre une sélection auréolée de sept titres continentaux, la plus titrée d’Afrique. C’est une équipe très bien organisée, rompue à ce genre de rendez-vous. Nous l’affronterons avec respect, mais avec l’objectif clair de gagner », a indiqué le technicien sénégalais.

En conférence de presse, à la veille de la demi-finale de la CAN, Pape Thiaw a réaffirmé que ses joueurs resteront fidèles à leur style de jeu, qui leur a permis de franchir les différentes étapes du tournoi. Le sélectionneur, accompagné du capitaine Kalidou Koulibaly, a également souligné la progression de la sélection égyptienne, qu’il décrit comme disciplinée et mentalement solide. « C’est une équipe qui défend bien et qui est très dangereuse en transition. Nous avons travaillé pour préserver notre équilibre et éviter de leur offrir des espaces », a-t-il expliqué.

Selon lui, les Lions de la Teranga sont prêts à tout donner pour atteindre la finale de la CAN 2025. « Les joueurs ne pensent pas aux cartons. Leur seule priorité est de jouer et de gagner. Nous nous préparons à toutes les éventualités afin de faire la différence », a-t-il affirmé.

Pape Thiaw a également mis en avant la solidité mentale de son groupe. « Revenir au score après avoir été mené démontre le caractère de cette équipe. C’est une qualité indispensable pour aller loin dans une compétition comme la CAN 2025 », a-t-il souligné.

Évoquant Mohamed Salah et Omar Marmoush, fers de lance de l’attaque égyptienne, il a rappelé que « ce sont de grands joueurs, mais l’essentiel reste le collectif. Nous nous sommes préparés pour les contenir et chercher la victoire dans cette CAN 2025 ». Le technicien sénégalais a enfin mis en lumière le rôle de Sadio Mané, qu’il considère comme « le leader technique, sur le terrain comme en dehors », tout en saluant l’évolution des grandes figures du football africain, notamment Mohamed Salah.

Pape Thiaw s’est également réjoui de la reconnaissance accordée aux entraîneurs africains, soulignant que toutes les équipes encore en lice en demi-finale de cette CAN sont dirigées par des techniciens du continent.-match à Tanger, à la veille de la demi-finale Sénégal-Égypte.

Cédéao : le Sénégal prend les commandes de la Commission en pleine zone de turbulences

Dans un contexte de crises politiques et de fractures régionales, le Sénégal accède à la présidence de la Commission de la Cédéao pour 2026-2030.

Le Sénégal succède à la Gambie à la tête de la Commission de la Cédéao, avec pour mandat de renforcer l’intégration régionale et de faire face aux multiples secousses politiques et sécuritaires. Dans un environnement sous-régional marqué par des transitions anticonstitutionnelles et le retrait de trois États sahéliens, le Sénégal prend la direction de la Commission de la Cédéao pour la période 2026-2030. Une responsabilité majeure pour Dakar, appelée à conduire le processus d’intégration ouest-africain dans un contexte d’instabilité persistante.

La décision a été actée lors de la 68ᵉ session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement, tenue à Abuja. Elle constitue une première pour le Sénégal, désormais chargé de diriger l’organe exécutif de l’organisation communautaire dans une phase particulièrement délicate de son histoire.

Une succession de crises politico-sécuritaires

Cette désignation intervient alors que la Cédéao traverse l’une des périodes les plus critiques de son existence, notamment après le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Ces pays sahéliens accusent l’organisation d’alignement sur les positions françaises, notamment après la menace d’une intervention militaire au Niger pour restaurer l’ordre constitutionnel.

L’espace communautaire a été ébranlé par plusieurs changements anticonstitutionnels ces dernières années. En septembre 2021, la Guinée a vu le président Alpha Condé renversé par le colonel Mamadi Doumbouya, depuis promu général. Plus récemment, la Guinée-Bissau a replongé dans l’instabilité le 26 novembre 2025, lorsqu’un général a interrompu le processus électoral à moins de 24 heures de la proclamation des résultats.

Le 7 décembre, le Bénin, longtemps considéré comme un pôle de stabilité depuis 1972, a frôlé une tentative de coup d’État contre le président Patrice Talon. L’initiative a été rapidement contenue, avec l’appui de la Cédéao, sous l’impulsion du Nigéria, même si la présidence de l’Autorité des Chefs d’État est actuellement assurée par le président sierra-léonais Julius Maada Bio.

La Commission, pilier opérationnel de l’intégration

Dans ce climat de tensions, la Commission de la Cédéao, créée en 2007 pour remplacer le Secrétariat exécutif, s’impose comme l’organe moteur de l’organisation. Basée à Abuja, elle est dirigée par un président, assisté d’une vice-présidente et de cinq commissaires, chargés de mettre en œuvre les décisions des Chefs d’État, de coordonner les politiques communautaires et de conduire les programmes de développement régional.

La Commission prépare les budgets et les plans d’action, supervise leur mise en œuvre et rend compte régulièrement aux instances décisionnelles. Son champ d’action couvre également la prévention et la gestion des crises, avec pour objectif de renforcer la cohésion régionale et d’ancrer l’intégration au bénéfice des quelque 400 millions de citoyens de la Cédéao, dans la perspective de la vision « Cédéao des Peuples : Paix et prospérité pour tous » à l’horizon 2050.

Sous l’autorité de la Conférence des Chefs d’État

La Commission agit sous le contrôle de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement, instance suprême de l’organisation, chargée de définir les orientations stratégiques et de superviser le fonctionnement des institutions communautaires. C’est elle qui nomme le président de la Commission et entérine la répartition des portefeuilles.

À l’issue de cette réorganisation, le Nigéria occupera la vice-présidence, la Sierra Leone prendra en charge les Affaires politiques, la Paix et la Sécurité, tandis que le Libéria pilotera les Affaires économiques et l’Agriculture. La Côte d’Ivoire se verra confier les Services internes, le Ghana les Infrastructures, l’Énergie et la Digitalisation, et le Bénin le Développement humain et les Affaires sociales. L’Organisation ouest-africaine de la Santé sera dirigée par le Togo, le GIABA par la Gambie, et le poste d’Auditeur général reviendra au Cabo Verde.

Une consécration diplomatique pour Dakar

Le ministère sénégalais de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a qualifié cette désignation « d’aboutissement d’un processus complexe de concertations » et d’« une reconnaissance forte du rôle central joué par le Sénégal au sein de l’espace communautaire et sur le continent africain ».

Les autorités sénégalaises ont, par ailleurs, réaffirmé leur engagement en faveur du renforcement de la Cédéao et de la promotion durable de la paix, de la stabilité et du développement régional.

Un ressortissant sénégalais succédera ainsi au Gambien Omar Alieu Touray pour un mandat qui s’étendra de 2026 à 2030. Cette présidence sera observée de près, tant pour sa capacité à relancer l’intégration régionale que pour sa gestion des crises et le renforcement des institutions communautaires.

Diamniadio : le Sénégal inaugure sa première usine de véhicules militaires

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, procédera ce mardi 16 Décembre 2025 à l’inauguration de l’usine d’assemblage de véhicules militaires de la société ISEVEM (Industrie sénégalaise de véhicules militaires), implantée à la Plateforme industrielle internationale de Diamniadio, à une trentaine de kilomètres de Dakar, selon une source officielle.

« La cérémonie d’inauguration de l’usine d’assemblage de la société ISEVEM se tiendra sur le site industriel de l’APROSI, à la Plateforme industrielle internationale de Diamniadio, le mardi 16 décembre 2025 à partir de 15 heures, sous la présidence effective de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar Faye, Président de la République », précise un communiqué conjoint du ministère des Forces armées et du ministère de l’Industrie et du Commerce, transmis lundi à l’APS.

Selon le document, cette inauguration constitue un moment symbolique fort, traduisant la vision stratégique et la volonté affichée des autorités sénégalaises de renforcer l’autonomie nationale et les capacités de projection du pays.

La même source souligne qu’il s’agit d’un « jalon majeur vers la souveraineté industrielle et technologique de défense » du Sénégal. L’événement marque ainsi l’entrée du pays dans une nouvelle phase, où souveraineté et innovation se conjuguent pour poser les bases d’un développement industriel durable.

Vers l’autonomie industrielle, technologique et militaire

« Cette infrastructure stratégique représente la première étape vers une autonomie industrielle et technologique accrue. Il s’agit de la toute première unité industrielle publique-privée dédiée à l’assemblage de véhicules destinés aux Forces de défense et de sécurité », indique le communiqué.

Dans le cadre de ce projet, l’État du Sénégal a confié au Fonds souverain d’investissements stratégiques (FONSIS) la mission d’accompagner le développement d’ISEVEM et d’assurer la participation publique au capital de l’entreprise.

Le texte précise que le FONSIS met à contribution son expertise afin de co-construire un modèle économique viable, aligné sur les priorités nationales, et capable de soutenir l’émergence d’une industrie sénégalaise de défense souveraine et durable.

« Au-delà de sa capacité de production, l’usine ISEVEM se positionne comme une véritable plateforme nationale de montée en compétences. Elle intègre des programmes structurés de formation, de transfert de technologies et de renforcement des capacités », poursuit le communiqué. Ces dispositifs permettront à des ingénieurs et techniciens sénégalais d’acquérir des compétences clés dans les domaines de l’assemblage, du contrôle qualité, des essais techniques et de la maintenance des véhicules produits.

La cérémonie d’inauguration sera ponctuée par la coupure du ruban, suivie d’une visite guidée du site par le chef de l’État, conclut la note officielle.

MelBet : Bats-les-tous ! Sur qui parier du 4 au 11 septembre ?

 

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Football : qualifications pour la Coupe du monde 2026

Du 3 au 9 septembre se dérouleront les matchs des 8ᵉ et 9ᵉ jours des éliminatoires de la Coupe du monde. Nous te recommandons de prêter attention aux matchs suivants :

09/05 : Sénégal – Soudan

Les Sénégalais sont les grands favoris du match avec une cote pour leur victoire qui est de 1,12. Mais est-ce si évident ? La rencontre entre ces deux rivaux au premier tour s’est soldée par un match nul 0-0. Es-tu prêt à parier sur la double chance de la sélection soudanaise à une cote de 4,25 ?

 

Tennis : L’US Open 2025 entre dans sa dernière ligne droite

Chaque jour qui passe, les prétendants à la victoire au dernier tournoi majeur de l’année se font de moins en moins nombreux. Le vainqueur en simple dames sera annoncé le 6 septembre, et le champion en simple messieurs le lendemain.

Aryna Sabalenka et Jannik Sinner parviendront-ils à défendre leurs titres ? Ou Iga Swiatek et Carlos Alcaraz délogeront-ils les champions en titre du podium ? Ou peut-être que le vétéran Novak Djokovic relèvera la barre de son propre record ?

UFC Fight Night à Paris

Le 6 septembre, l’Accor Arena de Paris accueillera la prochaine UFC Fight Night. Au programme : 14 combats, dont deux méritent d’être soulignés.

Benoît Saint-Denis (France) – Mauricio Ruffy (Brésil) en poids légers

Le Brésilien est considéré comme le favori de ce combat ; tu peux parier sur sa victoire à une cote de 1,48. Mais il est peu probable que le Français soit prêt à accepter le rôle d’outsider. Crois-tu au succès du God of War ? Parie à une cote de 2,70.

Nassourdine Imavov (France) – Caio Borralho (Brésil) en poids moyens

La soirée UFC se terminera par une nouvelle confrontation franco-brésilienne. Les experts s’attendent à un combat serré et offrent des cotes à peu près égales sur la victoire d’Imavov (2,03) et celle de Borralho (1,79). Une soirée de septembre torride garantie !

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Sénégal-Mauritanie : le projet gazier Grand Tortue Ahmeyim accélère la coopération énergétique

Le partenariat énergétique entre le Sénégal et la Mauritanie se renforce avec le projet gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA), symbole de la coopération bilatérale et de l’intégration régionale.

 

Le ministre sénégalais de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Birame Souleye Diop, a reçu, pendant deux jours, son homologue mauritanien Mohamed Ould Khaled et une délégation de haut niveau pour discuter des stratégies d’exploitation et d’optimisation des ressources en hydrocarbures du GTA. Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a clôturé ces échanges par une séance de travail. Il confirme ainsi, l’esprit de fraternité et les relations solides entre Dakar et Nouakchott

Ces concertations s’inscrivent dans un contexte plus large de coopération. Lors de la TICAD 9 à Tokyo, les présidents sénégalais Bassirou Diomaye Faye et mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani ont réaffirmé leur volonté de renforcer le dialogue et la concertation entre leurs pays. Ceux-ci étant historiquement partenaires et liés par la géographie et un destin commun.

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Le projet GTA, exploité par BP, Kosmos Energy, Petrosen et la Société mauritanienne des hydrocarbures (SMH), a démarré sa production en janvier 2025.  Et a exporté sa première cargaison de gaz naturel liquéfié (GNL) en avril. La phase 1 prévoit une production annuelle de 2,4 millions de tonnes de GNL. Cette production aura des retombées économiques importantes pour les deux pays.

Au-delà de l’énergie, le projet est un moteur de développement local. Il créera plus de 3 000 emplois. Avec les 300 entreprises locales impliquées depuis 2017, un programme de formation permettra de qualifier 47 apprentis techniciens. Ceux-ci seront les futurs opérateurs offshore. Les opérations de mise en service se poursuivent sur le FPSO, avec pour objectif d’augmenter progressivement la capacité de production.

En juillet 2025, deux nouvelles cargaisons, GTA_2025_005 et GTA_2025_006, ont été finalisées, représentant un volume cumulé de 336 961 m³ de GNL. Le projet confirme ainsi son rôle stratégique dans la sécurisation énergétique et le développement économique des deux pays.

Sénégal-présidentielle 2024 : Amadou Ba candidat du camp présidentiel

Le président de la république Macky Sall a procédé samedi dernier à la désignation de l’actuel Premier ministre du Sénégal pour porter l’ambition de son parti.

 

Dans un peu plus de cinq mois, les Sénégalais iront aux urnes pour désigner le prochain président de la République. A mesure que l’échéance approche, les partis politiques et des coalitions se préparent. Dans le camp présidentiel réuni autour de la coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY), aucune personnalité n’était encore présentée pour succéder au président Macky Sall. Ce dernier, dans un climat politique et social explosif, a déclaré le 03 juillet dernier à ses compatriotes, que sa « décision, longuement et mûrement réfléchie, est de ne pas être candidat à la prochaine élection du 25 février 2024 ».

 

Elu en 2012 et réélu en 2019 il a révisé la constitution du pays en 2016. Cette révision limite la durée au pouvoir du président de la République à deux mandats. Ayant déclaré sa non-candidature, le camp présidentiel ne connaissant aucun dauphin a priori, a fini par présenter Amadou Ba comme son candidat. L’annonce est rendue publique depuis samedi dernier. Elle est du président Macky Sall qui se sachant non partant, appelle ses collaborateurs, militants et sympathisants à soutenir le candidat choisi. C’est lui qui va porter l’ambition de la coalition BBY au scrutin présidentiel du 25 février 2024.

En présentant cette personnalité à l’électorat, le chef de l’Etat a mis l’accent sur ses compétences professionnelles, sa carrière diversifiée et sa capacité à rassembler. Amadou Ba est le Premier ministre du Sénégal depuis le 17 février 2022. Entre avril 2019 et novembre 2020, il a occupé le poste de ministre des affaires étrangères. Avant cela, il a été entre septembre 2013 et avril 2019, ministre de l’Economie et des Finances. A 62 ans, le natif de Dakar la capitale est membre de l’Alliance pour la République (APR-Yaakaar) parti présidentiel, depuis sa création en 2008 par le Premier ministre Macky Sall. C’était alors après son départ du Parti démocratique sénégalais (PDS) créé par Abdoulaye ancien chef de l’Etat de 2000 à 2012.

Le Sénégal dans la crainte d’une nouvelle montée de violences après l’inculpation de Sonko

L’opposant politique de Macky Sall, candidat à la présidentielle de février 2024 a été placé sous mandat de dépôt le lundi 31 juillet.  Déjà deux morts à Ziguinchor.

 

Des heurts sporadiques ont déclenché hier lundi dans les villes de Dakar et de Ziguinchor. La justice a inculpé l’opposant Ousmane Sonko de sept chefs d’accusation dont « appel à l’insurrection et complot contre l’autorité de l’Etat ». L’homme politique récemment condamné dans une affaire à deux ans de prison ferme, a été écroué. Le ministère public soutient que des actes, images, écrits, déclarations et manœuvres de l’opposant étaient constitutifs de faits pénalement repréhensibles. Une inculpation qui, selon son avocat Me Ciré Clédor Ly, est « une farce ».

Peu avant cette décision, le ministre de l’Intérieur a prononcé la dissolution de son parti le Pastef. Comme motifs invoqués, Antoine Diome souligne que le parti a brillé ces derniers temps par des appels fréquents à des mouvements insurrectionnels qui ont entraîné de nombreux morts en mars et en juin 2023, ainsi que des actes de saccages et de pillages. Toutes choses qui ont suscité des réactions dans le camp de Sonko. Lui qui, à 49 ans fait face à une série de décisions judiciaires compromettant son éligibilité à la présidence de la République.

A la suite de cette inculpation et de cette dissolution, les soutiens de l’opposant se sont massés à son domicile à Dakar, pour protester. A Ziguinchor, des jeunes ont entamé des manifestations en scandant comme ils ont l’habitude « libérez Sonko ». Des confrontations avec la police ont suivi. Et de sources officielles, deux personnes ont trouvé la mort. Dans un communiqué, les membres du parti dissous soutiennent que leur président a été arrêté brutalement.

Ils demandent sa libération et appellent les Sénégalais à une résistance constitutionnelle contre la tyrannie. Ils disent attendent la notification de la dissolution du parti pour attaquer la décision par des voies légales. Laquelle vise à mettre de côté leur candidat qu’ils qualifient de favori à la prochaine élection.

Alioune Sall, député du Pastef soutient qu’il y a derrière l’inculpation de Sonko la détermination du système de confisquer la volonté du peuple. D’autres opposants pensent que Macky Sall veut écarter de potentiels candidats sérieux à quelques mois de la présidentielle de 2024. Pour cette élection, l’actuel président a déclaré qu’il ne sera pas candidat.

Le Sénégal accueille la 9e conférence mondiale de l’ITIE

Organisée tous les trois ans, c’est sa 9e édition et la première fois qu’elle se tient en Afrique.

Dakar reçoit la conférence mondiale de l‘Initiative internationale pour la transparence dans les industries extractives (ITIE).

Selon RFI, cet évènement est aussi un gros coup de projecteur sur le Sénégal, qui veut désormais se positionner comme un acteur incontournable du secteur des hydrocarbures. Cette année, le pays va commencer à exploiter son gaz et son pétrole. D’abord avec le gisement gazier offshore sénégalo-mauritanien de GTA au nord du pays, puis dans le gisement de Sangomar au sud de Dakar.

Selon les autorités, ces nouvelles ressources pourraient générer près d’1,5 milliard d’euros de recettes entre 2023 et 2025.

En quatre jour, plus de 1 000 participants venus du monde entier vont se réunir pour promouvoir une gestion ouverte et transparence des ressources pétrolières, gazières et minières. Il s’agit donc d’un des grands rendez-vous pour les professionnels des industries extractives.

 

 

 

Climat : le Sénégal promeut des parcs industriels durables

Le projet « Initiative Villes Durables pour le Sénégal » a permis d’éviter l’émission de plus de 35 000 tonnes équivalent CO2 dans le parc industriel de Diamniadio (Ouest).Diamniadio, la nouvelle ville en construction à la périphérie de la capitale sénégalaise, veut assumer son statut de ville du futur.

Le Bureau de Mise à Niveau (BMN) en partenariat avec l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel accompagne les entreprises installées dans le parc industriel de la cité à promouvoir les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique et la gestion intégrée des déchets grâce à l’« Initiative Villes Durablespour le Sénégal ».

« Pour exécuter ce projet déroulé depuis 2018, le Bureau de Mise à Niveau (BMN) a approuvé des investissements de l’ordre de 1,7 milliards de FCFA dont 700 millions ont été déjà octroyés à 16 entreprises. Ces fonds leur ont permis d’acquérir des systèmes de production d’énergie solaire, mais également à mettre en place des systèmes d’efficacité énergétique », a déclaré la Directrice générale du BMN, Fatou Dyana Ba.

Mme Ba s’exprimait ce jeudi à l’occasion de l’atelier de restitution et de partage des résultats de ce plan dénommé : « Initiative Villes durables pour le Sénégal :Promotion des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique et la gestion intégrée des déchets dans les parcs industriels durables ».

Financé par le Fonds pour l’environnement mondial (Fem), ce programme a favorisé l’installation de 1 974 KWC d’énergie renouvelable, l’économie de 56 524 Mégawatt heure d’énergie, le renforcement des capacités de quelque 200 personnes, la création de vingt-quatre emplois vert et la certification de 5 entreprises en ISO 50 001 et ISO 14 001, a indiqué Mme Ba.

Cette assistance fournie par la BMN a également aidé à éviter le rejet dans l’atmosphère de 35 156,44 tonnes équivalent CO2 et 5,499 mg Tec de polluants organiques persistants (POPs), a poursuivi Fatou Dyana Ba.

Selon le Conseiller technique du ministre du Commerce, Boubacar Sambe, ces importantes initiatives prises par les entreprises contribueront à réduire leurs coûts de production et leur impact écologique, répondant ainsi aux exigences du développement durable.

« Cette phase pilote du projet que nous clôturons ce matin, a donné des résultats très satisfaisants, nous encourageant à aller vers une mise à l’échelle », a-t-il plaidé, appelant à l’engagement de toutes les parties prenantes pour la mise en place d’un programme de grande envergure visant à accompagner les entreprises pour l’adoption des procédés de production propre. Cela, afin de répondre au défi crucial de la préservation de l’environnement.

« Soutenir l’intégration des énergies renouvelables, des ressources économes en énergie et promouvoir des solutions de gestion des déchets écologiquement rationnelles sont des objectifs prioritaires pour accompagner le développement durable du parc industriel de Diamniadio », a relevé, de son côté, le directeur de l’Environnement et des établissements classés, Baba Dramé.

Selon ce dernier, c’est dans cette perspective que le projet « Initiative Villes durables pour le Sénégal » a été développé avec comme objectif d’améliorer la capacité de planification et de mise en œuvre de pratiques de gestion durable au niveau des zones urbaines.

Afrique : ouverture du Sommet Dakar 2 sur l’Agriculture

Co-organisé par le Sénégal et la Banque africaine de développement (Bad), cet événement vise à « libérer le potentiel de production alimentaire » du continent.

Comment nourrir l’Afrique ? Durant trois jours, du 25 au 27 janvier 2023, une vingtaine de chefs d’État et de gouvernement, accompagnés de plusieurs experts dans leurs délégations, tenteront de répondre à cette question, thème du Sommet Dakar 2 qui s’est ouvert mercredi matin au Centre international de conférences Abdou Diouf à Diamniadio, à une trentaine de kilomètres de Dakar.

Au cours de rencontre axée sur l’action, ces dirigeants tiendront des réunions pour mobiliser et mettre en cohérence les ressources gouvernementales, les partenaires au développement et le financement du secteur privé pour libérer le potentiel alimentaire de l’Afrique, lit-on sur le site de la Banque africaine de développement (Bad), co-organisatrice de l’événement.

« Ce ne sera pas un sommet comme les autres », a promis la vice-présidente de la Bad pour l’agriculture, le développement humain et social, Beth Dunford, interrogée par RFI.

Les conséquences de la pandémie de la Covid-19 et de la guerre en Ukraine frappent de plein fouet les pays africains, obligés d’agir. « Nous savons que près de 250 millions d’Africains dorment chaque nuit en ayant faim, et c’est inacceptable. Nous savons aussi que les prix des denrées alimentaires augmentent, donc les populations ont plus de mal à nourrir leurs familles. Le coût des engrais augmente également, les agriculteurs ont des difficultés à produire plus. Donc c’est le moment de se mobiliser pour renforcer la souveraineté alimentaire et la sécurité alimentaire », plaide-t-elle.

Pour y arriver, la Bad compte sur la levée des obstacles au développement agricole et en l’accompagnant d’investissements nouveaux. Cela permettrait de porter la production agricole de l’Afrique de 280 milliards de dollars par an à mille milliards de dollars d’ici 2030.

Selon la Bad, investir dans l’augmentation de la productivité agricole, soutenir les infrastructures, les systèmes agricoles adaptés au climat, avec des investissements du secteur privé tout au long de la chaîne de valeur alimentaire, peuvent aider à faire de l’Afrique un grenier pour le monde.

Durant ce sommet, souligne la Banque africaine de développement, les acteurs du secteur privé s’engageront à développer des chaînes de valeur critiques. Les gouverneurs des banques centrales et les ministres des Finances s’engageront aussi à élaborer des dispositifs de financement pour la mise en œuvre des pactes pour l’alimentation et l’agriculture, en collaboration avec les ministres responsables de l’agriculture, ainsi qu’avec les acteurs du secteur privé, y compris les banques commerciales et les institutions financières.

Le programme du Sommet est axé sur les priorités suivantes : mobiliser un engagement politique de haut niveau autour de la production, des marchés et du commerce pour mettre en œuvre des pactes de livraison de produits alimentaires et agricoles pour certains pays ; mobiliser et aligner les ressources gouvernementales, les partenaires de développement et le financement du secteur privé autour des pactes de livraison de produits alimentaires et agricoles pour atteindre la sécurité alimentaire à grande échelle dans chaque pays.

Les discussions permettront également de partager les expériences réussies en matière d’alimentation et d’agriculture dans certains pays et des plateformes pour intensifier le soutien à l’agriculture.

Cela devrait permettre de doubler la productivité agricole grâce à des technologies de pointe, à l’élevage et à l’aquaculture et à des services consultatifs adaptés au climat. De même, il est attendu un soutien à la recherche et le développement pour un pipeline de technologies agricoles résilientes au climat.

Enfin, la rencontre devrait permettre de développer l’infrastructure et la logistique nécessaires avec les zones spéciales de transformation agro-industrielle pour construire des marchés et des chaînes de valeur alimentaires et agricoles compétitives.

Sénégal : saisie de plus de 800 kg de cocaïne (armée)

L’armée sénégalaise affirme avoir saisi une importante quantité de cocaïne.L’opération s’est déroulée dimanche dernier en haute mer.

« Le 22 janvier 2023, le Patrouilleur de haute mer KEDOUGOU a intercepté un navire avec  805 kilogrammes de cocaïne à 335 kilomètres  au large de Dakar », a indiqué mardi 24 janvier sur sa page Twitter la Direction de l’information et des relations publiques des Armées sénégalaises (Dirpa).

Le 30 octobre dernier, la direction générale des douanes sénégalaises affirmait également avoir saisi 300 kg de cocaïne d’une contrevaleur de 24 milliards de francs CFA à Kidira (est), une ville située à la frontière avec le Mali. « Il s’agit de la plus grosse saisie de cocaïne par voie terrestre jamais réalisée par les douanes sénégalaises », indiquait l’administration douanière du pays dans un communiqué.

Sénégal : l’Etat reste ferme malgré la grogne des transporteurs

La décision de l’Etat du Sénégal de rester ferme dans l’application des dernières mesures pour la sécurité routière en dépit de la grève illimitée décrétée par des syndicats de transporteurs est le sujet qui occupe la Une de la plupart des journaux reçus mercredi.

Sud Quotidien note que la « grève illimitée » des transporteurs débute ce mercredi pour protester contre les dernières mesures de l’Etat visant à renforcer la sécurité routière au Sénégal. Toutefois, le ministre des Transports « Mansour Faye avertit les fautifs », indiquant qu’il « ne lésinera devant aucun effort pour mettre en œuvre les décisions protectrices de la vie des citoyens ».

Malgré les « mouvements d’humeur des transporteurs », Le Quotidien rapporte que « Mansour (Faye est) ferme au volant » estimant que « l’Etat ne recule pas ». En revanche, s’est-il empressé de préciser, « ceux qui veulent ma démission doivent faire preuve d’endurance ».

Après les accidents routiers qui ont coûté la vie à plus de soixante personnes ces derniers jours au centre et au nord du pays, des Sénégalais ont réclamé la démission du ministre des Transports, Mansour Faye. Cependant, « droit dans ses bottes », remarque Bés Bi sous le titre « ministre assurance tous risques », le beau frère du président Macky Sall dit qu’il est « focus sur (ses) missions ».

« Nous, on est dans le temps de l’action et je conseille à ces citoyens qui réclament ma démission d’avoir plus d’endurance. Parce que je me focalise sur les missions que le président de la République a bien voulu me confier, et je ferai de mon mieux pour m’acquitter de mes tâches et essayer d’apporter des solutions par rapport aux préoccupations des Sénégalais », a-t-il rappelé dans le journal.

Sur un autre sujet, L’AS affirme que « le budget de 2022 (a été) exécuté dans de bonnes conditions ». « Procédant hier au lancement officiel de la gestion budgétaire de l’année 2023, le ministre des Finances s’est vanté de la bonne exécution du budget de 2022 qui, selon lui, a connu un taux d’engagement de 95,7% et d’ordonnancement qui s’élève à 95,4% », a souligné le journal à travers lequel le ministre Mamadou Moustapha Ba « rassure (également) sur les orientations prises par le gouvernement pour la mobilisation des crédits » pour l’année budgétaire en cours.

EnQuête se fait l’écho d’un « scandale tentaculaire » en évoquant le dossier Necotrans au sein du Port autonome de Dakar. En effet, « une enquête pour +corruption d’agents publics étrangers+ et +blanchiment de capitaux+ ouverte à Paris par le Parquet national financier contre les frères Grégory et Emmanuel Quérel, anciens président directeur général et directeur général de filiale à Necotrans, secoue le milieu portuaire jusqu’au Port autonome de Dakar », ecrit le quotidien.

En football, Walf Quotidien indique que les Lions locaux sont « à la porte d’une qualification » au second tour du Championnat d’Afrique des nations (Chan), une compétition réservée aux joueurs évoluant dans les championnats de leur pays et organisée cette année en Algérie. Le Sénégal a battu (1-0) samedi la Côte d’Ivoire et va affronter ce soir l’Ouganda pour son deuxième match de poule.

« Nous avons notre plan de jeu », précise le sélectionneur sénégalais Pape Thiaw. Toutefois, « ça va être un match difficile », a-t-il prévenu dans le quotidien sportif Stades dans lequel son homologue, le Serbe Milutin Sredojević, répond que son équipe va « exploiter les failles de l’adversaire ». Malgré tout, l’ancien gardien international local, Mamadou Ba, qui a participé au Chan 2009 avec les Lions, estime que « le Sénégal part largement favori contre l’Ouganda ».

Sénégal : plus de 60 morts sur les routes en une semaine

Le nouvel accident tragique survenu lundi au nord du Sénégal, une semaine après celui de Kaffrine (centre) qui a obligé l’Etat à prendre des mesures rejetées par une partie des transporteurs, préoccupe les quotidiens sénégalais reçus mardi.

Le Soleil indique que le Sénégal est « à nouveau endeuillé » après la collision entre un car de voyageurs et un camion entre Louga et Saint-Louis, au nord du pays, notant que « 22 morts et 23 blessés » ont été enregistrés dont « sept dans un état grave ». Le journal souligne que ces derniers ont été « évacués à Dakar par un hélicoptère affrété par le président de la République ». Au chevet des victimes, le Premier ministre Amadou Ba a rappelé que « les mesures prises par l’Etat seront appliquées dans toute leur rigueur ».

Le Quotidien note que c’est « une semaine sang » pour le Sénégal avec ce nouvel accident qui intervient huit jours après le tragique accident de Kaffrine (centre) qui a tué plus de 40 personnes et fait près de 100 blessés. « Les autorités insistent sur l’application des mesures » dans ce cas. Parce que, dans l’accident survenu hier à Sakal (nord) et qui a coûté la vie à 22 personnes, « 15 personnes de plus (étaient) surchargées » dans le car qui a cogné le camion, fait remarquer Sud Quotidien qui répertorie « 65 personnes tuées et plus de 100 blessés sur les routes, en une semaine ».

Ainsi, face aux accidents routiers, la grève des transporteurs et le rapport accablant de la Cour des comptes, entre autres, le ministre des Transports, Mansour Faye, également beau-frère du chef de l’Etat, est une « surcharge pour Macky » Sall, analyse Bés Bi. Plusieurs Sénégalais estiment qu’il « doit démissionner » alors que l’Association de financement des professionnels du transport urbain (Aftu) « se démarque » de la grève illimitée décrétée aujourd’hui par les transporteurs. Cette organisation « maintient ses tarifs » également après avoir menacé de les augmenter en réaction à la hausse du prix du carburant, ajoute Le Soleil.

En politique, Walf Quotidien flaire un « vent de rébellion dans la majorité » présidentielle contre l’éventuelle troisième candidature de Macky Sall à l’élection présidentielle de 2024. « On est loin de la période où les injonctions de Macky quant à la troisième candidature étaient appliquées au pied de la lettre. Maintenant, dans la coalition Benno Bokk Yakaar (unis pour un même espoir), les notes sont de plus en plus discordantes », remarque le journal alors que Le Soleil note « une floraison de déclarations de candidatures avant l’heure ».

« À presque un an de l’élection présidentielle de 2024, les déclarations de candidatures fusent de partout. Au moins six leaders de l’opposition ont déjà manifesté leur volonté de briguer la magistrature suprême », observe le quotidien national qui craint un « choc des ambitions dans l’opposition » même si on risque de voir « des candidatures farfelues ».

Sénégal : bras de fer entre l’Etat et les transporteurs

Les quotidiens sénégalais parvenus lundi à APA titrent principalement sur le bras de fer entre l’État et les transporteurs sur l’application des nouvelles mesures pour la sécurité routière après que plus de soixante personnes ont perdu la vie en l’espace d’une semaine dans des accidents routiers au centre et au nord du pays.

Bés Bi note que les « transports (sont) en transe » au Sénégal après la hausse du prix du carburant et la prise de vingt-deux mesures par l’État pour renforcer la sécurité routière. Après un conclave tenu samedi, les transporteurs ont « décrété » une « grève illimitée » et « envisagent » d’augmenter le prix des tickets pour les passagers. Toutefois, met en garde dans le journal le ministre des Transports Mansour Faye, « toute hausse unilatérale serait une infraction ».

Le Quotidien souligne que l’Etat, qui veut la « régulation du secteur » des transports, se retrouve « dans un gros bouchon ». Malgré « des concessions sur la vétusté des véhicules », des transporteurs ont fait l’« annonce d’une grève illimitée » pour fustiger les 22 mesures du gouvernement pendant que ce dernier « dit niet » à toute hausse des tarifs des cars et bus de transport en commun.

Sud Quotidien observe que le « bras de fer » continue entre l’Etat et les acteurs du transport qui « décrètent la grève générale dès demain, à minuit ». Selon le journal, ils n’ont pas été dissuadés par le « rétropédalage » du ministre Mansour Faye sur la mesure d’interdiction des porte-bagages et des sièges supplémentaires appelés « Versailles » dans les véhicules de transport en commun.

Le Soleil s’entretient avec le ministre de l’Agriculture, de l’Equipement rural et de la Souveraineté alimentaire, Aly Ngouille Ndiaye. Il affirme que « le président (Macky Sall) réceptionnera 300 tracteurs le 30 janvier ». Dans la même politique, « 83 milliards de FCFA (seront) mobilisés sur trois ans pour l’acquisition de matériel agricole ». « Ce matériel sera composé de 700 tracteurs équipés, 50 moissonneuses-batteuses, 100 magasins de stockage, 20 entrepôts frigorifiques et 70 motoculteurs », a-t-il expliqué avant d’ajouter que Dakar sera la « capitale de la souveraineté alimentaire du 25 au 27 janvier 2023 ».

Le quotidien national se fait également l’écho de l’« entrée en matière réussie pour les Lions locaux » dans le Championnat d’Afrique des nations (Chan), une compétition de la Confédération africaine de football (Caf) réservée aux joueurs évoluant dans les championnats de leur pays et organisée cette année en Algérie. Le Sénégal a battu samedi la Côte d’Ivoire, en match d’ouverture de son groupe, par un but à zéro.

« Le Sénégal comme en 2009 et 2011 ! », s’exclame le quotidien sportif Stades qui magnifie la performance de Lamine Camara, pensionnaire de Génération Foot et « l’homme à tout faire » de cette sélection. Cependant, Pape Thiaw, sélectionneur de l’équipe nationale locale, précise dans Walf Quotidien que, même si « le Sénégal lance idéalement son Chan », « rien n’est encore joué ».

Sénégal : lancement d’un nouveau projet de soutien à l’agriculture

L’initiative portée par l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID, sigle anglais), vise à appuyer les chaînes de valeur agricoles.

Au Sénégal et partout ailleurs dans le monde, la sécurité alimentaire est un défi pressant. Elle l’est devenue encore davantage à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Ce conflit met aux prises deux pays parmi les plus grands producteurs agricoles du monde. Le blocage des ports ukrainiens et les sanctions infligées à Moscou ont empêché la livraison de tonnes de céréales, menaçant de famine des millions d’individus à travers la terre.

Dakar, grand importateur de denrées de premières nécessité, n’a pas échappé à cette nouvelle donne, obligeant les autorités à initier plusieurs programmes pour assurer l’approvisionnement suffisant en ressources alimentaires. De même, les autorités ont encouragé le consommer local mais aussi le développement des chaînes de valeur agricoles.

C’est sur ce dernier volet qu’intervient Feed the future Senegal Doolel Mbay (Nourrir l’avenir en soutenant l’agriculture) lancé ce jeudi 12 janvier 2023. Financée par l’USAID, cette initiative est un appui aux chaînes de valeur agricole qui s’inscrit dans une continuation du Projet Croissance Économique (2009 – 2014) et de Naatal Mbay +améliorer la production agricole+ (2015-2018).

Doté d’un budget de plus de 25 milliards de FCFA, il cible les domaines d’interventions suivants : les systèmes de marché, les systèmes alimentaires et les chaînes de valeur agricoles, leur mise à l’échelle, et le développement positif des femmes et des jeunes.

Feed the future Senegal Doolel Mbay se positionne dans une perspective de renforcement de l’écosystème des affaires grâce à une approche inclusive et durable, la diversification des sources de revenus des ménages et communautés rurales ainsi que la réduction de la pauvreté, la sécurité alimentaire et la résilience aux chocs climatiques.

A terme, il vise à atteindre 170 000 ménages (soit 60 % des ménages agricoles), 100 000 jeunes, 138 000 femmes et 230 000 Micros, Petites et Moyennes Entreprises (MPME) dans les sous-zones géographiques d’intervention que sont : la vallée du fleuve Sénégal (Nord), le sud du Saloum (Centre) et la Casamance (Sud).

« Il est évident que la réduction de la pauvreté demeure l’objectif principal de la coopération entre nos deux pays. Toutefois, ce projet cible le renforcement des marchés de produits alimentaires, de financement, et de services. Concrètement, il s’agit d’aider les agriculteurs à augmenter leurs productions grâce à des semences et des engrais de qualité », a indiqué l’Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique à Dakar, Michael Arthur Raynor.

Selon le diplomate américain, ce projet permettra aussi de nouer des collaborations avec les banques locales pour débloquer des financements et de nouveaux instruments de crédit mieux adaptés aux besoins des producteurs sénégalais.

De plus, a-t-il poursuivi, Feed the future Senegal Doolel Mbay permettra de tirer parti des nouvelles applications informatiques pour fournir de meilleures informations sur les cours du marché et les conditions météorologiques. Et enfin, il aidera à renforcer l’autonomie des femmes et des jeunes.

D’une durée de cinq ans (2022-2027), ce programme mettra particulièrement l’accent sur l’inclusion et l’équité. L’objectif est de réduire les obstacles systémiques qui empêchent les femmes, en particulier, de créer et de gérer des entreprises prospères.

Selon le ministre de l’Agriculture, de l’Equipement rural et de la Souveraineté alimentaire, Aly Ngouille Ndiaye, ce projet privilégie une approche à la fois globale sur les systèmes de marchés, inclusive et innovante pour le développement de six chaînes de valeur (riz irrigué et pluvial, mil, maïs, petits ruminants, légumes et mangues). Il contribue ainsi, d’après lui, à la réalisation des objectifs de Souveraineté Alimentaire Durable déclinés dans le Plan Sénégal Emergent.

L’initiative portée par l’USAID s’appuiera sur trois composantes. La première est l’augmentation de la productivité des petits exploitants le long des chaînes de valeur alimentaires par l’adoption accrue de technologies et de services à valeur ajoutée et l’augmentation de l’accès aux ressources productives, notamment la terre, l’eau et l’énergie ainsi que la mécanisation agricole et les infrastructures post-récolte.

La deuxième composante a trait à l’augmentation de l’emploi et développement des entreprises dans les chaînes de valeur clés par l’accès des Micro Petites et Moyennes Entreprises aux services de développement des affaires ; l’amélioration des compétences entrepreneuriales, managériales et techniques, en particulier pour les jeunes et les femmes en milieu rural et l’accès élargi et amélioré au financement.

La 3e et dernière composante portera sur l’accès accru aux marchés et au commerce à travers l’augmentation des liens commerciaux entre les différents acteurs et le renforcement des capacités des parties prenantes des chaînes de valeur alimentaire à répondre aux demandes du marché.

Sénégal : décès du financier Pathé Dione, patron de Sunu et Bicis

Le financier sénégalais Pathé Dione, 81 ans, est décédé jeudi 12 janvier à Paris, en France, a appris APA de sources médiatiques.

Très célèbre dans le monde des finances en Afrique, le fondateur du groupe d’assurances Sunu est mort ce jeudi en France où il a découvert le métier d’assureur il y a plus de 40 ans. Il a tiré sa révérence à l’âge de 81 ans laissant derrière lui une œuvre colossale pour le secteur des assurances et bancaire.

Ancien professeur de mathématiques, ce docteur en sciences économiques a fondé le groupe Sunu fin 1990 après avoir occupé les fonctions de directeur Afrique de l’Union des Assurances de Paris (UAP). Sunu Group a évolué jusqu’à coiffer aujourd’hui une quinzaine de sociétés d’assurances réparties dans neuf pays d’Afrique francophone.

Six mois avant son décès, M. Dione avait racheté plus de 54% des parts du français BNP Paribas au sein de la Banque internationale pour le commerce et l’industrie du Sénégal (Bicis), faisant de lui l’actionnaire majoritaire de cette filiale bancaire sénégalaise. Pour cette acquisition, il « était en compétition avec Vista Bank Holding, propriété de l’homme d’affaires burkinabè Simon Tiemtoré », rappelle le site d’informations sénégalais IGFM.

Sécurité routière : Macky Sall veut appliquer « sans délais » les mesures

La volonté du président Macky Sall à faire appliquer les dernières décisions du gouvernement sur la sécurité routière est le principal sujet traité par les quotidiens sénégalais parvenus jeudi à APA.

Le Soleil estime que « le gouvernement (est) déterminé » à mettre en œuvre, « sans délais », les « mesures arrêtées lors du conseil interministériel sur la sécurité routière » après l’accident de deux bus au centre du pays qui a tué plus de 40 personnes et fait près de 100 blessés.

« Ainsi, le président de la République a demandé au Premier ministre et aux ministres impliqués (Forces armées, Intérieur, Finances et Budget, Transports terrestres) de mettre en œuvre sans délais, avec l’implication de toutes les parties prenantes, les mesures arrêtées lors du Conseil interministériel sur la sécurité routière. L’application des décisions retenues fera l’objet, en conseil des ministres, d’un suivi et d’une évaluation hebdomadaire », note le communiqué du Conseil des ministres de mercredi repris par le quotidien national, ajoutant qu’un « 41ème décès (a) été enregistré » dans cette tragédie à la suite de laquelle, « le Pape François présente ses condoléances au Sénégal ».

Le Quotidien estime que c’est « l’heure de départ » puisque sept parmi les vingt-deux nouvelles mesures adoptées par le gouvernement pour renforcer la sécurité routière au Sénégal « entrent en vigueur dès aujourd’hui ». « Lors de cette rencontre, instruction a été donnée au ministre de l’Intérieur et à celui des Transports +de prendre dans les 72 heures, un arrêté interministériel portant interdiction de circuler pour les véhicules de transport public de voyageurs sur les routes interurbaines entre 23 heures et 5 heures et rappelant les horaires de circulation des véhicules de transport de marchandises dans Dakar+ », note le journal.

Sur le rapport de la Cour des comptes, EnQuête note que le gouvernement s’est lancé dans une « opération déminage ». Il « multiplie les sorties pour calmer l’opinion et rassurer les partenaires » après que ce rapport a épinglé de supposées malversations dans la gestion des fonds dédiés à la lutte contre la Covid-19 avant de demander l’ouverture de douze informations judiciaires, rappelle le journal. « La bataille de l’opinion publique ne faiblit pas aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale. Après les félicitations des bailleurs, la Cour des comptes peut compter sur le Premier ministre » Amadou Ba, ajoute le journal.

En football, Stades se demande si Iliman Ndiaye, jeune prodige sénégalais évoluant en deuxième division anglaise, n’est pas « le futur grand de la Tanière ». L’attaquant de 22 ans qui a ébloui par son talent la dernière Coupe du monde avec le Sénégal « a tout pour l’être (…) vu son âge, son talent », encense El Hadji Diouf, ancien leader technique de l’équipe nationale qui a conduit le Sénégal à sa première Coupe du monde, en 2002.

Sport en vogue, le teqball se fraye un chemin au Sénégal

Discipline récente, basée sur le football et pratiquée sur une table incurvée, le teqball compte de plus en plus d’adeptes au pays de Sadio Mané.

En ce début de janvier, le ciel est souvent maussade à Dakar. Le froid a fini de s’installer. La banlieue de la capitale sénégalaise est enveloppée d’une couche de nuages qui ne laissent pas passer la lumière du soleil.

Pour Mame Cheikh Fam et Souleymane Diagne, il est alors difficile de transpirer abondamment. Dans la grande cour d’une demeure inhabitée, ils se livrent pourtant à une partie de teqball en se renvoyant un ballon aux couleurs blanche et orange au sortir de gestes techniques.

Nous sommes à Sam Notaire, à Guédiawaye, au fief de Jappo Teqball Club. « C’était une maison abandonnée. Après avoir obtenu l’autorisation du propriétaire, nous avons nettoyé et aménagé la cour. On s’y entraîne depuis 2019 du lundi au vendredi de 17 à 19 heures. On se repose uniquement le week-end. Quand on arrive, on s’échauffe, on effectue des exercices physiques puis on pratique le teqball », explique M. Fam, numéro un de la discipline au Sénégal.

Le teqball, du foot sur table, est à la mode. Il a été créé en Hongrie en 2012 par Gábor Borsányi, ancien joueur de football professionnel, et Viktor Huszár, informaticien. C’est aussi un loisir pour nombre de stars du ballon rond en activité ou à la retraite à l’instar du Brésilien Ronaldinho.

« Il se joue sur différentes surfaces comme le sable, l’acrylique ou en intérieur à deux joueurs (simple) ou à quatre (double), indépendamment du sexe », précise sur son site la Fédération internationale de teqball (Fiteq).

« J’étais un joueur de football. J’ai porté les couleurs du Jaraaf de Dakar en cadets et juniors. J’ai évolué dans les navétanes (championnat de quartiers) avec l’Association Sportive et Culturelle Jappo Sam. En novembre 2019, j’ai découvert le teqball à la plage Malibu de Guédiawaye où il y avait un tournoi. Je m’étais inscrit avec un ami et nous l’avons remporté », se souvient Mame Cheikh, âgé de 19 ans.

Depuis lors, il s’est pris de passion pour ce sport qui, associé à « quelques business », lui permet de « subvenir à (ses) besoins ». Cet athlète « ayant arrêté les études en classe de Terminale à cause du football » compte à son palmarès trois titres de champion du Sénégal en 2019, 2020 et 2021 (single, double et double mixte).

« J’ai aussi participé à deux Championnats du monde. Du 8 au 11 décembre 2021, en Pologne, j’ai signé trois victoires en autant de matchs en phase de groupes. Malheureusement, j’ai été éliminé en huitièmes de finale. En Allemagne, du 23 au 27 novembre 2022, j’ai franchi le premier tour avec deux succès et une défaite. Par la suite, je suis sorti vainqueur de mon seizième de finale. Mais je suis tombé en huitièmes », détaille-t-il.

Deux échecs que le droitier justifie par le manque de compétition : « Je ne prends part qu’aux championnats du Sénégal et du monde. Par contre, les joueurs occidentaux jouent régulièrement. Chaque mois, une ville accueille un tour. Ils augmentent ainsi leurs points pour progresser dans le classement mondial. Le fait de ne pas pouvoir y être, faute de visa ou de prise en charge, me pénalise. Face aux meilleurs du monde, j’ai beau me surpasser, leur forme physique et leur expérience font toujours la différence ».

Le dernier classement mondial de la Fiteq, dominé par le Roumain Apor Gyorgydeak (75.654 points cumulés en 20 évènements), place Mame Cheikh Fam à la 16ème place avec 6608 points récoltés en 4 compétitions seulement. Le Sénégalais est le deuxième Africain dans ce ranking derrière le Tunisien Yassine Sahli, 11ème mondial avec 13.962 points pris en 15 tournois. « Mon souhait est de vivre en Europe. En restant ici, ce sera difficile de participer à toutes ces compétitions. L’année passée, l’ASPTT Mulhouse, un club français, a voulu s’attacher mes services. Hélas, je n’avais pas obtenu un visa », fait remarquer le porte-drapeau du Sénégal.

Voyager, la croix et la bannière

Les conditions pour se rendre légalement en Occident sont très strictes de nos jours avec de nouvelles politiques d’octroi de visas. « Je suis maintenant un arbitre international de teqball. En 2020, j’ai subi une formation théorique et pratique sur la plateforme de la Fiteq. Après, j’ai réussi à un examen qui donne droit à un certificat. J’ai été invité pour officier au Championnat du monde en 2021, en Pologne. N’ayant pas eu de visa, je n’ai pas pu y aller », indique Souleymane Diagne, 29 ans, qui souhaite montrer son savoir-faire sur la scène internationale.

« Afin de disposer d’un visa, il faut que le ministre des Sports écrive à son collègue des Affaires étrangères, qui à son tour contacte l’ambassade concernée. Des visas olympiques de 4 ans pour les athlètes sénégalais de haut niveau et les membres des délégations constantes auraient résolu le problème. Sans cela, c’est impossible de planifier quoi que ce soit », déclare Modou Guèye Seck, le Chargé de développement de l’Association sénégalaise de teqball (Asteq).

En outre, il pointe le statut dont jouit ce sport au plan local : « Le 14 janvier 2021, Matar Ba, l’ancien ministre des Sports, nous avait écrit une lettre pour nous féliciter et nous dire qu’il a donné des directives pour qu’un Comité national de promotion du teqball soit mis en place. Ça fait deux ans qu’on attend. Nous avons saisi le nouveau ministre des Sports, Yankhoba Diatara. On aimerait le rencontrer pour lui demander de matérialiser l’engagement de son prédécesseur. À cet effet, nous lui avons adressé un courrier jusque-là resté sans réponse ».

« Un Comité national de promotion, poursuit M. Seck, c’est en quelque sorte une fédération. Mais c’est le ministre de tutelle qui choisit les dirigeants. Il n’y a pas d’élections. Avec ce statut, le teqball sénégalais sera pris en compte dans la planification budgétaire du département des Sports. En attendant, nous essayons de supporter tous les frais pour les compétitions (billets d’avion, hébergement, restauration…) ».

Si ces difficultés sont dépassées, « on peut vivre du teqball. Tout dépend du niveau de performance. Dans une compétition internationale, de l’argent est distribué aux joueurs en fonction de leurs résultats. Une prime est prévue pour chaque tour. Il y a aussi le sponsoring », souligne Mame Cheikh Fam, non sans parler de quelques spécificités de ce sport qui gagne du terrain dans le monde.

« Le teqball, affirme-t-il, allie technicité et physique. Il faut être agile avec le ballon et savoir bien se déplacer.
Les matchs sont constitués de sets à 12 points remportés par le premier joueur qui atteint ce total.
La partie est pliée si l’un des adversaires domine les deux premiers sets. En cas d’égalité, un troisième set les départage. Un maximum de trois touches est permis avant de renvoyer le ballon.
Il est interdit de toucher la balle ou de la renvoyer avec la même partie du corps deux fois de suite. C’était difficile au début, mais j’ai assimilé le règlement et fait d’énormes progrès dans le jeu. Je veux qu’on m’aide pour représenter dignement le Sénégal à l’international ».

« Il y a deux arbitres dans le teqball : le principal et l’assistant. Tout principal peut être assistant et vice versa. C’est le chef des arbitres qui assigne à chacun un rôle. Le principal fait face à la table. L’assistant, qui se met de l’autre côté, doit être assis ou debout. Ce dernier, avec un tableau de bord, note l’évolution du score », ajoute pour sa part M. Diagne.

Au Sénégal, une dynamique porteuse d’espoir est enclenchée. « Il y a 54 clubs de teqball présents dans 11 régions du pays. On continue à recevoir des demandes d’adhésion. Cependant, il faut des tables adaptées et nous n’en avons plus. Celles reçues de la Fiteq ont toutes été distribuées », fait savoir Modou Guèye Seck.

Selon le Chargé de développement du teqball sénégalais, cet engouement découle de « l’organisation de tournois de démonstration lors des matchs de navétanes, à la plage, dans certains lieux publics. C’est comme ça que le teqball a commencé à intéresser beaucoup de monde. Nous voulons qu’il se joue partout au Sénégal à travers les Associations Sportives et Culturelles, et les clubs affiliés à la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) ».

Le plan stratégique de l’Asteq, couvrant la période 2022-2026, repose sur trois piliers : le développement du teqball scolaire, du teqball féminin et du para-teqball avec l’inclusion des personnes à mobilité réduite.

Le Sénégal adopte 22 mesures pour lutter contre l’insécurité routière

Les quotidiens sénégalais parvenus mardi à APA titrent principalement sur la vingtaine de mesures prises la veille, lors du conseil interministériel sur la sécurité routière, après le tragique accident de Kaffrine (centre) qui a fait officiellement dimanche 39 morts et 100 blessés.

Vox Populi note que le conseil interministériel sur la sécurité routière a adopté lundi « 22 mesures pour en finir avec +l’hécatombe+ routière ». Désormais, il n’y a « plus de transports interurbains de 23h à 5h du matin » et le « port de casque (est) obligatoire pour les 2 roues » alors qu’on va « vers l’interdiction de l’importation des pneus d’occasion ».

Pour renforcer ces mesures, le journal fait état de la « mise en place d’une structure autonome multisectorielle chargée de l’application rigoureuse des dispositions du code de la route ». « Nous serons sans concession avec ceux qui contreviennent aux règles édictées. Ce terrible accident qui a frappé notre pays doit déclencher une prise de conscience pour renforcer les mesures de prévention et de sécurité », a dit Premier ministre Amadou Ba, présidant hier ce conseil interministériel où « vingt-deux commandements » ont été pris d’après EnQuête.

Le Témoin note de son côté que « les 22 nouvelles mesures de 2023 » rappellent « les dix commandements de 2017 » sur la sécurité routière. Cependant, les autorités ont décidé d’interdire cette fois « l’importation des pneus usés ou d’occasion » et exigent « le démantèlement des porte-bagages ou sièges supplémentaires appelés +versailles+ ». Dans la même veine, l’Etat décide de « la limitation à 10 ans de la durée d’exploitation pour les véhicules de transport de personnes et à 15 ans pour ceux de transport de marchandises ».

Au lieu des 22 mesures évoquées par les autres journaux, Le Soleil parle pour sa part de « 23 mesures fortes de l’Etat » et d’un « conseil supérieur de la sécurité et de l’éducation routière pour le suivi des recommandations ». En revanche, Walf Quotidien note un « rituel d’exorcisme du gouvernement » alors que « les khalifes généraux sermonnent tout le monde ».

Pour L’AS, « le chœur des religieux » a parlé après le drame de Sikilo, dans la région de Kaffrine (centre). Serigne Mountakha Mbacké, le khalife général des mourides, forte communauté soufie basée au centre du pays, à la suite des « prières, résignations et recommandations », « offre 40 millions et préconise un récital de Coran ». Serigne Babacar Sy Mansour, son homologue de Tivaouane, une cité religieuse située à près de 100 km de Dakar, a pour sa part fait « de fortes recommandations (…) aux usagers ».

Se faisant l’écho des « graves révélations de l’enquête » sur l’accident meurtrier de Kaffrine, Libération affirme que « le bus, dont le pneu a éclaté, roulait depuis lors sans assurance ». Le journal fait aussi état de « ce +problème+ détecté dans la +visite technique+ des deux bus dont les propriétaires feront face demain (mercredi) aux enquêteurs ».