Sénégal : bientôt une loi sur le droit constitutionnel à la santé

Celui-ci permettra une généralisation de la couverture santé dans tout le pays. Une proposition de loi a déjà été élaborée par les acteurs du secteur de la santé.

 

Un avant-projet de loi portant généralisation de la couverture contre le risque maladie au Sénégal a été élaboré en liaison avec l’ensemble des acteurs du secteur, pour rendre effectif le droit constitutionnel à la santé et en même temps rétablir l’équité dans l’accès aux soins.

« Le texte, aujourd’hui dans le circuit de validation gouvernemental, comporte d’importantes innovations, qui permettront de garantir à chaque sénégalais un paquet minimum pour l’ensemble de la population quel que soit son domaine d’activités », a dit le Directeur général de l’Agence de la Couverture maladie (ACMU), Dr Mamadou Bocar Daff.

Il intervenait lundi à Dakar lors d’une rencontre d’échanges et de partage du projet de loi avec des membres de l’Association des Journalistes en santé population et Développement.

Cette loi devrait ainsi « consacrer un droit à la couverture maladie pour toute personne résidant au Sénégal ; un droit dont le débiteur serait l’Etat ».

« C’est ici la traduction législative du droit à la santé reconnu par la Constitution (article 8) depuis 2001, mais qui jusque-là était théorique pour une grande partie de la population », a-t-il rappelé.

Les personnes couvertes par les régimes obligatoires (IPM, IPRES et imputation budgétaire) constituent 11% de la population. Pour la couverture des 89% restants, l’État du Sénégal a choisi de s’appuyer sur les mutuelles de santé et sur les régimes d’assistance médicale.

Ainsi, pour Dr Daff, « l’atteinte de cet objectif, et, de manière générale, le succès de la politique de couverture maladie universelle, nécessite la définition d’une loi forte, à même d’encadrer le système d’administration et de gestion du programme ».

« La majorité des pays africains qui ont institutionnalisé l’assurance maladie ont, dès les premières années du processus de mise en œuvre de leur stratégie d’extension de la couverture maladie, adopté une loi encadrant les différents aspects de la politique », a-t-il expliqué.

La loi sur la CMU sera ainsi « une véritable avancée sociale pour notre pays en garantissant à toute personne, le droit de se soigner, quel que soit ses moyens, est un réel symbole de progrès ».

Pour le DG de l’Agence de la CMU, un taux de couverture de 75% sera atteint en 2021, rappelant qu’en 2012, le taux était de moins de 20%. « La loi sur la CMU, devrait donner aux autorités plus de moyens d’y parvenir avec un taux actuel de 49,7% au niveau national » a-t-il indiqué.

L’Alliance pour la Couverture maladie universelle regroupant plusieurs acteurs de divers horizons se mobilise également pour l’adoption de la loi en initiant des rencontres avec les parlementaires, les journalistes et d’autres acteurs pour porter le plaidoyer en vue de l’adoption de la loi à la prochaine session de l’Assemblée nationale.

Sénégal : L’ADS réfléchit sur la gestion des aéroports régionaux

Cette réflexion a pour objectif de définir les différents points essentiels représentant les bases de la gestion des aéroports régionaux.

 

La direction générale de l’Agence des aéroports du Sénégal (ADS) a entamé lundi à Dakar une réflexion visant à « définir de manière concertée », les nouveaux axes prioritaires de gestion des aéroports régionaux.

A la suite du transfert des activités aéroportuaires de l’aéroport Léopold Sédar Senghor à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) de Diass, l’ADS n’a plus en charge que la gestion des aéroports régionaux.

Dans le but de « recentrer » ses actions, selon les mots de son directeur général, Pape Mael Diop, l’Agence des aéroports du Sénégal a organisé une journée de réflexion sur le plan d’actions à mener pour le « développement durable et ordonné » des aéroports régionaux.

« L’objectif est de définir de façon concertée, le plan d’actions à mener afin de conserver les avantages concurrentiels de notre pays dans la sous-région en matière de gestion aéroportuaire et faire de Dakar un hub aérien », a indiqué M. Diop.

Les aéroports régionaux, caractérisés par un trafic faible, des ressources « quasi nulles » et des infrastructures et équipements vétustes, étaient jusque-là financés par les recettes tirées des activités de la gestion de l’aéroport de Dakar, a-t-il rappelé.

Selon lui, pour « un regain des activités’’ des aéroports régionaux, « tous les moyens humains et matériels » doivent être mis à contribution.

Dans cette perspective, les différents commandants des aéroports régionaux participant à cette rencontre, vont faire un état des lieux des infrastructures, des équipements, du personnel.

Ils sont également appelés à définir des perspectives et une stratégie de développement des activités aéronautiques et extra-aéronautiques.

« Le Sénégal a consacré cette année 100 milliards de FCFA pour la réhabilitation et la mise à niveau de certains aéroports et aérodromes régionaux », a signalé le directeur général de l’Agence des aéroports du Sénégal rappelé Pape Mael Diop.

Les travaux de réhabilitation vont commencer par les aéroports régionaux de Saint-Louis et Matam (Nord) ainsi que celle de Ziguinchor (sud), compte tenu de leur potentiel touristique.

Les aéroports de de Kédougou et Tambacounda (est), Kolda et de Sédhiou (sud) vont suivre, compte tenu de leur position géographique et des « enjeux sécuritaires » dans ces régions frontalières notamment de la Gambie et du Mali.

 

Le secteur privé israélien prêt à investir au Sénégal, « îlot clé de la stabilité’’

Le secteur privé israélien est disposé à investir au Sénégal, un pays vu dans l’Etat hébreux comme un îlot clé de la stabilité en Afrique de l’Ouest, a révélé vendredi l’ambassadeur d’Israël à Dakar, Paul Hirschson.

M. Hirschson qui s’apprête à quitter le Sénégal au terme d’une mission de trois ans, a indiqué que les agences de son pays en charge de ces questions sont prêtes à accompagner les hommes d’affaires isréaliens dans ce sens.

Le diplomate a souligné que le Sénégal jouit d’une réputation positive en Israël pour sa stabilité. ‘’Tout le monde m’a dit que c’est un îlot de stabilité et qu’il est une clé de la stabilité dans la région, et nous devons le garder’’, a plaidé Paul Hirschson pour qui il faut travailler de manière à ce que cette stabilité fasse tache d’huile.

Même si les deux pays peuvent et doivent mieux faire, le niveau de leurs relations économiques ne peut être qualifié de faible, a estimé le diplomate. Il y a aujourd’hui une diversification, a relevé M. Hirschson qui signale par exemple le début d’exportation du poisson sénégalais sur le marché israélien. Cinq tonnes sont ainsi acheminées vers Israël chaque semaine, et le poisson y est consommé 48 heures, après son débarquement à Dakar.

S’il est clair qu’il est difficile d’avoir des statistiques sur ce plan, il reste que de nombreux produits israéliens arrivent au Sénégal, via des pays comme notamment la France, où exportent des entreprises israéliennes.

Le diplomate a évoqué le secteur des télécommunications où les technologies israéliennes sont largement utilisées, les joint-ventures, les investissements, l’agriculture, comme domaines illustrants ces échanges et la coopération avec Tel Aviv, dont l’une des 11 représentations diplomatiques en Afrique se trouve à Dakar.

Les relations économiques étant le seul secteur où c’est ‘’toujours gagnant-gagnant’’, il a appelé à leur renforcement et à en faire le pilier des liens entre les deux pays.

Il a dans cette perspective suggéré au Sénégal d’ouvrir un bureau économique dans son pays.

Sénégal: Cheikh Hadjibou Soumare à Ndiassane

Après Touba où il a été reçu il y a quelques jours par le Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, l’ancien Premier ministre (2007 à 2009) sous Abdoulaye Wade était hier à Ndiassane, dans le département de Tivaouane. Cheikh Hadjibou Soumaré, qui poursuit sa tournée auprès des chefs religieux, a également été reçu par le Khalife général de ladite cité religieuse.

L’ancien président de la commission de l’Union économique monétaire ouest africaine (Uemoa) va se prononcer sur ses ambitions politiques, le dimanche 22 juillet prochain à Dakar. Au sortir de son entrevue avec le Khalife général de Ndiassane, il a annoncé qu’il rendra visite au Khalife général des Tidianes à Tivaouane, dans les jours qui viennent.

Car d’après lui, nul ne peut dissocier les guides religieux de la chose politique, vu le ‘’rôle important’’ qu’ils jouent. Outre les cités religieuses précitées, Cheikh Hadjibou Soumaré a prévu de rendre visite au clergé. Tout ceci en direction de la Présidentielle de février 2019.

La visite du président chinois au Sénégal sera sa première en Afrique de l’ouest (ambassadeur)

La visite prochaine du président chinois Xi Jinping au Sénégal sera sa première dans un pays de l’Afrique de l’Ouest, a révélé, jeudi, à Dakar, l’ambassadeur de Chine au Sénégal, Zhang Xun.

« Le président Xi Jinping sera bientôt en visite d’Etat au Sénégal. Il s’agit de sa première visite à l’étranger après sa réélection et sa première visite dans un pays ouest-africain », a-t-il dit de lors du lancement de la Revue diplomatique internationale, un magazine d’informations diplomatiques et internationales.

La visite d’Etat au Sénégal du président de la République populaire de Chine, Xi Jinping, est prévue du 21 au 22 juillet prochains.

Selon le diplomate chinois, les deux parties, sénégalaise et chinoise, sont en pleine préparation de cette « visite historique ».

« Je suis convaincu que cette visite portera les relations sino-sénégalaises à un nouveau palier et apportera davantage de fruits à la coopération bilatérale », a-t-il assuré.

Selon Zhang Xun, la Chine et le Sénégal sont deux pays en voie de développement qui font face à de lourdes responsabilités de développement et de réduction de la pauvreté.

Saluant les progrès enregistrés par le Plan Sénégal Emergent(PSE), il souligne que « les échanges sur les expériences en matière de gouvernance et d’administration entre les deux pays sont utiles dans la construction d’un nouveau type de relations internationales et de communauté de destin Chine-Afrique et Chine-Sénégal ».

Il rappelle que l’Afrique demeure « une priorité de la diplomatie chinoise », avant de faire observer que cette année 2018 « est jalonnée d’évènements forts et de visites de haut niveau entre la Chine et l’Afrique ».

Sénégal: jusqu’à cinq ans de prison ferme pour des fraudeurs au bac

Un tribunal correctionnel de Dakar a prononcé jeudi des peines allant jusqu’à cinq ans de prison ferme contre des auteurs de fuites au baccalauréat en 2017 dont un proviseur, des professeurs et des élèves, a-t-on appris auprès d’un avocat de prévenus.

Quarante-deux prévenus étaient jugés pour notamment « association de malfaiteurs, escroquerie, obtention frauduleuse d’avantages matériels indus » après des fuites au baccalauréat en juillet 2017.

Celles-ci avaient entraîné l’annulation d’épreuves de français et d’histoire-géographie à la suite de la diffusion des sujets sur les réseaux sociaux, notamment la messagerie WhatsApp. L’affaire avait été jugée le 24 mai et mise en délibéré à jeudi.

Un proviseur d’un lycée en province a été condamné à cinq ans de prison ferme et 500.000 FCFA (760 euros) d’amende. Un enseignant à Dakar écope de deux ans ferme, d’une amende de 18 millions FCFA (plus de 27.000 euros) en plus d’une confiscation de ses biens, selon un avocat de prévenus.

D’autres peines prononcées, notamment à l’encontre d’élèves et d’un autre enseignant, vont de deux mois avec sursis à un an ferme. Une élève a été
relaxée. Des prévenus en détention préventive depuis plusieurs mois sont
libres.

Le secteur de l’éducation au Sénégal est confronté depuis plusieurs années à des crises marquées par des grèves répétées du personnel éducatif, des étudiants et des élèves.

Ces perturbations récurrentes ont provoqué une baisse de la qualité de l’éducation et particulièrement du niveau des étudiants et des élèves, selon des spécialistes.

Ces crises ont poussé de nombreux parents à se rabattre sur les établissements privés, réputés dispenser un meilleur enseignement.

Vih/sida : environ 43000 personnes infectées (officiel)

Environ quelque 43 mille personnes, dont 70 % ont fait l’objet de dépistage, sont infectées par le VIH/SIDA au Sénégal, a indiqué, jeudi, le Pr Cheikh Tidiane Ndour, chef de la Division Sida et maladies sexuellement transmissibles du ministère de la Santé et de l’Action sociale.

« Il y a un peu moins de la moitié qui est infectée, mais qui l’ignore. Si on positionne le dépistage dans les structures, on va diagnostiquer de façon tardive ceux qui sont déjà malades, car les Sénégalais ne vont presque pas à l’hôpital », a déclaré le Pr Ndour, invité de la rédaction de l’APS.

Parmi les quelque 43 mille personnes infectées, 55% sont sous traitement, a signalé l’infectiologue, ajoutant que l’idéal est d’inclure dans le traitement, les 45 autres pourcents restant pour aller définitivement vers la fin de l’épidémie en 2030.

« Il est confirmé qu’un malade qui prend bien son traitement et qui a une charge virale indétectable, ne peut pas transmettre la maladie », a-t-il poursuivi, avant d’affirmer que le taux de prévalence reste faible au Sénégal.

« La prévalence dans la population générale est basse, on est maintenant à 0,5%. […] », a martelé le médecin-colonel.

Il a rappelé que la pandémie du sida est de type concentré au Sénégal. A titre d’exemple, il a indiqué que chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, la prévalence est de 18%.

« Cela veut dire que sur 200 personnes de sexe masculin qui ont de rapports sexuels avec d’autres hommes, il y a 40 cas positifs », a-t-il expliqué.

Chez les professionnelles du sexe, le taux se situe à 6,6%, contre 9% pour les utilisateurs de drogue par voie injectable.

« Si on veut vraiment dépister un maximum de cas, c’est un dépistage ciblé que nous faisons, car dans la population générale, la prévalence est très faible », a-t-il soutenu.

Pénurie d’eau à Dakar (Sénégal), vers des émeutes de la soif ?

Depuis quelques jours, l’eau ne coule plus à flot à Dakar et sa région.

Depuis quelques semaines, un phénomène déplorable secoue l’agglomération de Dakar. Les populations manquent cruellement d’eau ! Les grandes chaleurs sont imminentes, les populations ont soif et cherchent l’eau à longueur de journée… Ce précieux sésame est encore aux abonnés absents alors qu’en milieu rural et ou urbain l’eau est indispensable pour toute vie.

Cette pénurie d’eau vient s’ajouter à une longue liste de problèmes sociaux et économiques qui gangrènent le bien-être des populations. De fait, le chômage chronique chez les jeunes, reste une bombe sociale à désamorcer. On note la baisse du pouvoir d’achat pour une grande majorité de sénégalais le cortège d’incertitudes de la saison des pluies, qui commence, en termes d’inondations et de fragilisation d’habitations. Ces différents maux assombrissent jour après jour le moral des ménages sénégalais…

Malgré un taux de croissance affiché à plus de 5%, depuis quelques années, faire face à des urgences de survie, est devenu le lot quotidien d’une frange non négligeable de la population L’on peut tour à tour citer la faiblesse des revenus, un accès sporadique à l’eau, chômage persistant inhibant l’accès au logement décent, au système de soins sans omettre l’accès au système éducatif et de formation pour adultes…

« La croissance ne se mange pas et ne se boit », me disait récemment lors d’un récent échange un natif de la zone de Mbeubeuss. Si elle ne revêt pas les habits de l’inclusion, la population, bien qu’étant constituée d’adeptes du « mougne » (supporter en wolof) ne restera, visiblement endormie dans un lit d’opium. C’est la paix sociale qui est en jeu à travers le défi gigantesque que représente une eau potable en quantité et en qualité, à un prix abordable pour tous.

Le défi d’une eau potable en quantité et qualité pour tous

La quête d’efficience dans l’allocation des ressources de l’Etat, obéit certes à des arbitrages complexes toutefois, certaines décisions stratégiques ont vocation à avoir des impacts sur des durées, parfois hors de portée de l’horizon temporel du décideur. L’avoir en tête permet une acuité et une priorisation des chantiers, au-delà de toute logique partisane ou clientélisme. Oui, le réseau d’infrastructures de transports nécessite d’être massifié, oui la construction d’une arène dernière génération peut permettre de professionnaliser l’écosystème de la lutte sénégalaise, ce sport bien de chez nous. Ces investissements ne sont pas de « mauvais » en soi pour bon nombre de citoyens, mais quel est leur degré d’urgence face à des populations qui ont un cruel besoin d’étancher leur soif. Une eau saine, disponible pour tous aussi bien en zone urbaine qu’en zone rurale ne tolère aucune approche en silo.

Au cours des douze derniers mois, il a été donné de constater que dans beaucoup de localités de l’agglomération dakaroise, d’aucuns passent des nuits blanches pour chasser les précieuses gouttes d’eau du robinet. Dans ce grand pôle urbain, où le nombre d’habitants ne cesse de croitre, avec un habitat en immeuble qui s’accélère, il est urgent d’imaginer la corvée que vivent les occupants des étages supérieurs. La pression de l’eau, assez faible, ne favorise pas un accès optimal à l’eau pour ceux qui habitent en hauteur. Combien de ces immeubles disposent de réservoir d’eau pouvant être utilisés par les occupants en cas de coupure ? A cette rareté s’ajoute aussi le déficit de qualité. Dans des localités comme Guédiawaye, l’eau qui coule du robinet est souvent de couleur ocre. Sachant que les populations n’ont pas d’autres choix que de la consommer, le problème de santé publique posé est crucial. La consommation d’une eau malsaine reste la première source de maladies et de mortalité en Afrique Subsaharienne.

La SDE (Sénégalaise des Eaux) en charge de l’exploitation, de la production et de la distribution de l’eau dans l’agglomération dakaroise a remporté le prix de la société de l’eau de l’année en mai 2018. « Water Utility of the Year Awards ». Pendant ce temps, les populations, censées être les premières bénéficiaires des services de la SDE, souffrent du manque d’eau depuis beaucoup trop longtemps. Cette situation interroge d’une part sur les critères d’attribution de ce prix et d’autre part sur les indicateurs de performance et de qualité dudit prix. Cela montre aussi le fossé entre l’expert convaincu de détenir la vérité et l’opinion et d’autres préoccupations des populations confrontées régulièrement à ce problème récurrent de l’accessibilité de l’eau pour les ménages au Sénégal.

Soutenir, accroitre les investissements et accélérer la réalisation des infrastructures, doivent rester au cœur de la stratégie du PSE (Plan Sénégal Emergent) pour éradiquer durablement le déficit d’accès à l’eau potable au Sénégal. La démographie galopante que connaît notre pays fait appel à une nécessaire mise à niveau pour s’adapter et prévoir des plans B. Fournir l’eau en quantité et en bonne qualité devrait être une préoccupation majeure dans nos pays pour nous défaire de toutes ses maladies bénignes qui tuent encore beaucoup trop de personnes en Afrique Subsaharienne. Les investissements et travaux de la SDE, l’Etat du Sénégal et leurs partenaires pour renforcer l’accès à l’eau potable dans la région dakaroise à l’horizon 2025-2030 sont à considérer. En attendant les populations assoiffées sont abandonnées à leur triste sort. Une communication de crise pour les rassurer et leur démontrer que leurs préoccupations sont au cœur des prises de décisions des autorités compétentes, jumelées à des solutions de substitution plus fréquentes et plus justes pourraient en attendant être des éléments de réponse et d’apaisement.

Dans un Sénégal en quête d’émergence, fermer les vannes de l’eau, c’est se priver d’un levier d’essor socio-économique inestimable. Il n’est plus à démontrer que relever ce défi, c’est aussi promouvoir une croissance économique accélérée, un développement durable, une meilleure santé, et la réduction de la pauvreté in fine…

Vers des émeutes de la soif ?

Des scènes de bousculade pour avoir la « chance » de remplir quelques bidons d’eau, se multiplient dans la région dakaroise. On y note des échanges tendus avec les forces de l’ordre et ces populations inquiètes et désabusées par cette désastreuse situation… Celle-ci pourrait dégénérer car elle traduit une profonde lassitude de la population. L’eau est vitale, sans elle, aucun homme ne peut vivre dignement. En être privé, peut générer de violentes manifestations. Les émeutes de la soif pourraient être plus virulentes que celles de la faim, d‘il y a quelques années. Il est de notoriété publique que le Sénégal est un pays de paix, alors qu’il le reste pour l’éternité. Mais soyons conscients qu’il existe un réel distinguo entre une paix clamée et une paix réclamée. Même si le « mougne » est la vertu la mieux partagée, les indignations de ces populations, privées d’un droit fondamental, qui est celui de l’accès à une eau potable, naviguent sur un balancier entre les deux dimensions et semble être un cri de cœur pour inclure leurs attentes, et celles d’une majorité dans les politiques nationales.

N’est-ce pas là tout le challenge du Dirigeant Homme d’Etat dans ses prises de décisions ?

Procès en diffamation: 50 millions réclamés à Aly Haïdar

Après plusieurs renvois, le procès en diffamation opposant le président de l’Union des exploitants forestiers, Abdoulaye Sow, et l’écologiste Haïdar El Ali, plus connu sous le nom de Ali Haïdar, s’est tenu hier. L’exploitant forestier réclame 50 millions de francs CFA à l’ex-ministre de l’Environnement et le franc symbolique aux journalistes qu’il a disculpés à la barre.

Le président de l’Union des exploitants forestiers, Ablaye Sow, s’est senti diffamé par l’écologiste Haïdar El Ali, plus connu sous le nom de Ali Haïdar, qui l’a traité de trafiquant de bois, lors d’émissions diffusées à la Radio futurs médias et à la SenTv, organisées à la suite de l’assassinat de 13 personnes dans la forêt de Boffa Bayote. D’après les termes de la citation à SenTV, le journaliste Fabrice Nguéma a demandé à Haïdar El Ali, ‘’en tant qu’écologiste et ardent défenseur de la nature’’, s’il soupçonnait quelqu’un ou quelque chose. La réponse du prévenu fut : ‘’Le plus grand des trafiquants est pour moi, bien sûr, Ablaye Sow, le président des exploitants forestiers. Il est connu pour ses méfaits. Je l’avais combattu quand j’étais ministre de l’Environnement, mais bon, c’est toute une mafia (…)’’. A El Hadj Assane Guèye de la Rfm, mentionne la citation, il lui a répondu en wolof : ‘’On ne dérange pas les grands trafiquants ; Bouzeina de Suisse et Ablaye Sow de Dakar sont les deux plus grands trafiquants de l’Afrique de l’ouest.’’

Pour laver son honneur, l’exploitant forestier réclame la somme de 50 millions de francs CFA au titre de dommages et intérêts à l’écologiste. Pour la défense, cette demande n’est pas fondée, puisque la citation est nulle. Selon Me Sady Ndiaye, avocat d’Aly Haïdar, le délai de 20 jours (date entre délivrance de la citation et la comparution) n’a pas été respecté et que les faits incriminés ne sont pas articulés dans la citation. Le troisième grief porte sur le non-respect du délai de deux mois nécessaires pour la tenue du procès. Des arguments battus en brèche par Me Ousmane Thiam qui juge les exceptions mal fondées. D’après son argumentaire, le délai a été bel et bien respecté et les faits bien articulés.

Dans le même ordre d’idées, il estime qu’on ne peut pas imputer à la partie civile le retard du jugement, puisqu’elle n’organise pas le procès. Il s’y ajoute qu’aucune sanction n’est attachée à ce retard. Me Thiam a également relevé que la loi ne dit pas que la citation doit être envoyée uniquement au lieu de résidence du prévenu et non à son adresse personnelle. ‘’On s’arcboute sur des exceptions, car on n’a pas de preuve. Le courage dont il a fait montre à la radio doit être exprimé à la barre’’, a conclu l’avocat tout en demandant le rejet des exceptions. Le substitut Seydina Omar Diallo a fait la même remarque, en demandant le rejet. Le tribunal a joint les exceptions au fond et a ordonné la poursuite des débats.

Au cours des débats, l’ex-ministre de l’Environnement a maintenu ses accusations en soutenant que l’exploitant forestier est bel et bien un trafiquant de bois au cœur d’une mafia. Pour étayer ses allégations, il a fait état d’un procès-verbal des Douanes qui met en cause le plaignant. Le prévenu l’a contesté en laissant entendre qu’il est victime d’acharnement de Haïdar. ‘’C’est la quatrième fois qu’il me cite. Il m’a insulté en me traitant de trafiquant, alors que j’ai une famille et je dirige environ 30 000 personnes.

Qu’il sorte les preuves !’’ a soutenu Ablaye Sow qui s’est également mis dans la posture de l’accusateur. ‘’Durant le règne de Wade, on n’a jamais entendu de trafic international. Celui-ci a démarré en 2012, à son arrivée au ministère de l’Environnement’’, a avancé le plaignant. En revanche, celui-ci a disculpé le journaliste de la RFM accusé de complicité de diffamation avec son confrère de Dmédia. ‘’Je reconnais que cela lui a échappé, lorsque Haïdar a parlé de moi. Mais j’avoue qu’El Hadj Assane Guèye ne m’a pas accusé, contrairement à Fabrice qui a voulu qu’il me cite, car il me connaît très bien’’, a soutenu Ablaye Sow en réaction aux déclarations des deux journalistes qui ont soutenu qu’ils n’ont pas prêté attention, lorsque Haïdar parlait du plaignant, puisqu’il a avancé plusieurs autres noms anonymes.

Quoi qu’il en soit, Me Thiam a laissé entendre que l’image de son client a été ternie par des assertions fausses et dénuées de fondement. Et d’ajouter que le sieur Sow ‘’n’est ni un trafiquant de bois encore moins un malfaiteur’’. Le Parquet a requis l’application de la loi. Ce qui équivaut, pour Me Sady Ndiaye, à la relaxe des prévenus. Puisque, d’après Me Bamba Cissé, ‘’il y a un problème de légalité des poursuites’’ et qu’El Hadj Assane n’a jamais eu l’intention de nuire. Mieux, il trouve la poursuite abusive, puisque Ablaye Sow a eu le loisir de s’exprimer à travers un droit de réponse.

Le vent souffle en direction de la paix en Afrique (Sg de l’ONU)

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a déclaré que le vent souffle en direction de la paix en Afrique, faisant référence aux récentes évolutions, dont la visite historique du Premier ministre éthiopien, Abiye Ahmed en Érythrée et les pourparlers de paix au Soudan du Sud.

S’exprimant mardi à Addis-Abeba à la clôture de la deuxième Conférence annuelle ONU-Union africaine, M. Guterres, dont les propos ont été rapportés mercredi à la presse, a affirmé que « le continent africain se dirige de plus en plus dans la bonne direction en matière de paix et de sécurité », soulignant que l’ONU ne peut pas échouer dans ses négociations avec le continent.

Il a insisté sur la nécessité de recourir à plus de financements pour faire respecter la paix et lutter contre le terrorisme notamment au Sahel où sévissent de nombreux groupes armés, dont Boko Haram.

« Nous devons comprendre que lorsque les troupes africaines combattent les terroristes dans le Sahel, elles ne protègent pas seulement les citoyens du Sahel. Elles protègent le monde entier. Et le monde doit être solidaire avec l’Afrique car, les forces africaines nous protègent tous », a encore dit le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres.

Poursuivant, il a également appelé à un plus grand soutien vis-à-vis de l’Agenda 2030 des Nations Unies et l’Agenda 2063 de l’Union africaine qui « traitent tous deux, du développement économique à long terme ».

A ce propos, il a estimé qu’il est du ressort de la communauté internationale de soutenir l’Afrique pour s’assurer que les ressources africaines restent en Afrique et soutenir ainsi son développement.

Bougane traine en justice Bitèye, Adja et Mamadou Awa Ndiaye

Le départ des journalistes Mouhamadou Bitèye, Binta Dior Bitèye et Mamadou Awa Ndiaye pour la 7TV n’a pas été du goût du Président directeur général (Pdg) du groupe D-médias. Bougane Guèye Dany a décidé d’assigner en justice ses désormais ex-employés pour «violation des clauses du contrat de travail».

Le patron de D-médias avait servi le 24 mai dernier une sommation interpellative aux trois journalistes et à la Directrice général de 7TV, Maimouna Ndour Faye. Bougane est revenu à la charge en servant à ses trois ex-employés, une citation à comparaitre. Ainsi, les journalistes Mouhamadou Bitèye, Binta Dior Bitèye (plus connue sous le nom de Adja Bitèye) et Mamadou Awa Ndiaye seront aujourd’hui devant la barre du Tribunal du Travail Hors Classe de Dakar. Il reproche à ces derniers d’avoir violé la clause de «non concurrence», même s’il reconnaît, toutefois, que nos confrères ont déposé leurs lettres de démission. Seulement, d’après Bougane Guèye Dany, ils ont violé «la clause de non concurrence».

Cette clause leur interdit après la démission d’exercer toutes les fonctions similaires, c’est-à-dire de journalisme dans un organe concurrent. Aussi, il leur est aussi interdit d’exercer dans le secteur des médias dans un rayon de 20 Km de SenTv. Ainsi, le tribunal va statuer sur les indemnités de préavis, les dommages et intérêts et violation de la clause de non concurrence.

Saint-Louis: Des mesures prises pour une bonne préparation de la Tabaski

L’adjoint au gouverneur chargé du développement de la région de Saint-Louis, Khadim Hann, assure que les services compétents « sont à pied d’œuvre afin de prendre toutes les mesures nécessaires pour une bonne préparation de la Tabaski », la grande fête musulmane devant être célébrée entre les 22 et 23 août.

M. Hann s’exprimait mardi au cours d’une réunion du comité régional de développement (CRD) préparatoire de la tabaski 2018.

Il a relevé que sur le plan de la sécurité, la police et la gendarmerie vont « prendre toutes les mesures de sécurité nécessaires », avec « l’allégement du contrôle » pour faciliter le transport du bétail.

Selon lui, l’approvisionnement des foirails en eau, l’électrification des sites officiels mais aussi un bon approvisionnement des foirails en moutons à des prix raisonnables comptent parmi les dispositions à prendre.

Faisant le bilan de l’opération tabaski 2017, le chef service régional de l’élevage, docteur Seynabou Diack Sy, a noté que les marchés avaient été bien approvisionnés en moutons, ajoutant que les effectifs présentés sur les marchés avaient « largement satisfait » les besoins des populations.

Pour la préparation de la tabaski 2018, le chef du service régional de l’élevage assure que les dispositions sont en train d’être prises pour « un bon approvisionnement » du marché en moutons et « à des prix accessibles » à toutes les bourses.

Selon elle, l’Etat a pris des mesures pour améliorer l’accessibilité au crédit des opérateurs, faciliter le transport et la sécurité avec l’aménagement de « points de vente adéquats » disposant d’électricité, d’eau et de toilettes.

Saint-Louis: Les producteurs annoncent une perte de 7000 tonnes d’oignon

Le président des producteurs de la filière oignon de Dagana, Mamadou Diop, a lancé un appel à l’Etat afin de sauver le restant de leur production, dont « 7000 tonnes d’oignon ont pourri » lors des pluies du 27 juin dernier.

M. Diop s’exprimait lors d’un point presse tenu mardi pour faire le constat des dégâts occasionnés par les pluies, suite à la mévente de la production d’oignon des producteurs du delta du fleuve Sénégal (nord), notée après la fête de Korité, marquant la fin du jeûne musulman.

« Si l’Etat ne vient pas à notre secours, le reste de notre production va pourrir à la prochaine tombée des pluies », a-t-il prévenu.

Il a signalé que les producteurs du département de Dagana avaient « emblavé » pour cette saison 2200 hectares, en prenant des crédits à la caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (CNCAS).

Relevant que les producteurs ne disposent pas de magasins de stockage, il a aussi expliqué que l’oignon ne « peut être couvert par des bâches ».

« Nous allons bientôt aborder la saison hivernale pour la culture du riz et nous sommes inquiets à cause de nos remboursements de dette à la CNCAS. Si l’on n’arrive pas à sauver le restant de notre production évalué à près de 8000 tonnes d’oignon, ce sera la catastrophe », ajoute le président des producteurs.

Sidiki Kaba va représenter le gouvernement à la fête nationale française

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Sidiki Kaba, va représenter le gouvernement à la réception organisée à l’occasion de la fête nationale française, jeudi, à partir de 19h, annonce un communiqué transmis à l’APS.

Le patron de la diplomatie sénégalaise et l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, prononceront une allocution à l’occasion de cette cérémonie prévue à la Résidence de France, au Cap Manuel, ajoute le communiqué.

L’ambassadeur de France va par la même occasion décorer trois personnalités sénégalaises, selon la même source, qui signale que la fête nationale française va se poursuivre samedi avec un bal populaire prévu au lycée français Jean Mermoz de Dakar, à partir de 19h15.

Lancement du dégroupage de la boucle locale cuivre de la Sonatel

Le directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP), Abdou Karim Sall, a lancé, mardi, à Dakar, l’introduction du dégroupage de la boucle locale au Sénégal, présenté comme un « levier important » de développement de la concurrence et de l’innovation dans les télécommunications et sur le marché de l’Internet.

« Le dégroupage de la boucle locale est une opération essentielle de développement de la concurrence et de l’innovation  dans les télécommunications et particulièrement sur le marché de l’Internet haut débit et très haut débit (HD-THD) », a souligné M. Sall, à l’occasion de la cérémonie de lancement.

En 2017, les derniers chiffres de l’Observatoire de l’ARTP montrent que « le développement des services internet est porté au Sénégal à plus de 98% par le mobile, moins de 2% par le fixe », a indiqué M. Sall.

Selon lui, l’objectif visé à travers cette opération est « la réduction des obstacles techniques et économiques qui peuvent freiner le développement d’acteurs alternatifs sur le marché ».

Il précise que le deuxième objectif est la possibilité donnée aux opérateurs alternatifs d’’’exercer librement leurs activités et de participer au développement du haut et très haut débit fixe dans des conditions viables ».

Le troisième objectif, « c’est la liberté de choix du consommateur, une diversité au niveau des services et une baisse des tarifs de détail », a-t-il ajouté.

« La boucle locale cuivre est une infrastructure qui appartient à l’opérateur historique SONATEL, pour accéder directement aux utilisateurs finaux et leurs offrir des services », a rappelé M. Sall.

Eliminatoires Can U20 : les juniors veulent réussir la première manche (entraîneur)

L’équipe du Sénégal des moins de 20 ans jouera ce vendredi contre celle du Congo avec la volonté de ‘’réussir’’ la première manche aller du dernier tour des éliminatoires de la CAN des moins de 20 ans et assurer au retour la qualification à la phase finale de la compétition prévue en 2019 au Niger, a dit son entraîneur Youssouph Dabo dans un entretien téléphonique avec l’APS.

‘’L’objectif est de retourner en phase finale de la CAN et cela passe par une bonne performance vendredi lors de la manche aller’’, a déclaré le technicien sénégalais.

L’équipe du Sénégal des moins de 20 ans qui ‘’n’a pas véritablement arrêté’’ de se préparer depuis son retour d’Egypte en fin mai dernier, compte principalement sur une base locale pour cette rencontre.

‘’A cette période de l’année, la charge de travail des expatriés est très lourde, ils risquent d’arriver fatigués’’, a expliqué le technicien qui compte sur une base locale avec un milieu officiel venu des Etats-Unis d’Amérique, Ibrahima Maba Diop.

Youssouph Dabo qui a joué et a été entraîneur au Red Star (France), s’attend ‘’à une rencontre relevée contre une équipe qui joue bien au ballon’’.

‘’C’est une équipe qui aime la possession, qui joue beaucoup en une-deux et qui dispose de quelques individualités’’, a analysé le technicien qui a observé la dernière phase éliminatoire de l’équipe congolaise.

Les Diables Rouges juniors, dirigés par le Brésilien Valdo (ancien du PSG), avaient éliminé au précédent tour le Botswana.

Finaliste de la CAN des moins de 20 ans en 2015 et en 2017, le Sénégal avait sorti au tour précédent l’Egypte (0-0 et 0-0 et 6TAB5).

La manche aller contre le Congo aura lieu ce vendredi, au stade Massamba Débat de Brazzaville, et le retour, le samedi 21 juillet au stade Léopold Sédar Senghor de Dakar.

Hafez Ghanem, nouveau vice-président de la banque mondiale pour la région Afrique

L’expert franco-egyptien du développement Hafez Ghanem a été nommé par la Banque mondiale au poste de vice-président pour la Région Afrique, en remplacement de Makhtar Diop, désormais vice-président de la Banque mondiale pour les infrastructures, a appris madi l’APS.

M. Ghanem, qui capitalise ‘’plus de trente années d’expérience’’, a ‘’pris ses nouvelles fonctions le 1er juillet’’, signale un communiqué de presse de l’institution parvenu à l’APS.

Le texte souligne qu’’’il sera responsable d’un portefeuille régional de plus de 600 projets, pour un engagement total supérieur à 71 milliards de dollars’’.

‘’Sous la houlette de M. Ghanem’’, la Banque mondiale s’engage à poursuivre ‘’son ambitieux programme pour le continent, où elle s’attache à promouvoir une croissance inclusive et réduire la pauvreté en finançant des projets visant à valoriser le capital humain, encourager le développement du secteur privé, accroître la productivité agricole, améliorer l’accès aux infrastructures, renforcer la résilience au changement climatique et promouvoir l’intégration régionale’’.

Elle promet qu’’’une importance particulière sera accordée aux programmes et projets offrant des opportunités d’emploi aux jeunes et promouvant l’égalité entre les sexes’’. ‘’La Banque mondiale intensifiera également son action en faveur des pays fragiles ou en conflit.’’

M. Ghanem a ‘’travaillé dans plus de trente pays d’Afrique, d’Europe et d’Asie centrale, du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord et d’Asie du Sud-Est’’.

Avant d’être nommé à ce poste, il était vice-président de la Banque mondiale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord et dirigeait à ce titre le programme de l’institution dans la région, soit un portefeuille de projets, d’assistance technique et de financements représentant plus de 13 milliards de dollars.

Ismaïla Madior Fall : « avec le parrainage, on aura des candidatures d’envergure »

La Loi sur le parrainage permettra d’avoir ‘’des candidatures d’envergure’’ lors de la présidentielle de 2019, a indiqué, lundi, le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Professeur Ismaïla Madior Fall.

‘’On aura bien moins de candidats’’ lors de la prochaine présidentielle, grâce à ce nouveau dispositif législatif, déclare-t-il notamment, en présentant au Théâtre national Daniel Sorano ses deux nouveaux ouvrages publiés chez ‘’l’Harmattan Sénégal’’.

La loi sur le parrainage, adoptée le 19 avril dernier et promulguée récemment par le chef de l’Etat, Macky Sall, rend désormais obligatoire le parrainage d’au moins 0,8 % des électeurs inscrits sur les listes électorales pour toute candidature à une élection au Sénégal.

’’Pour être recevable, toute candidature doit être accompagnée de la signature d’électeurs représentant au minimum, 0,8 % et, au maximum 1 % du fichier électoral général’’, selon le Code électoral révisé.

D’après le document publié dans le journal officiel mercredi et repris en intégralité lundi par le quotidien national Le Soleil, les électeurs signataires doivent être domiciliés dans au moins sept régions à raison de deux mille au moins par région.

‘’On n’aura plus la quinzaine de candidats, les petits candidats fantaisistes. Maintenant, on va avoir des candidatures d’envergure, parce qu’il faut sillonner le territoire national, avoir 0, 8 % de parrainage, dont deux mille dans les régions ; les candidatures seront sérieuses et l’élection présidentielle dans notre pays va devenir plus sérieuse’’, se félicite le constitutionnaliste.

’’Aujourd’hui, a-t-il rassuré, il y a aucun risque qu’il y ait au Sénégal une élection à candidature unique, comme ce fut le cas lors des élections présidentielles de 1963, 1968 et 1973, parce que la configuration politique faisait qu’il y avait un seul parti.’’

’’Le président Léopold Sédar Senghor avait des partis unifiés pour l’embellir, mais en réalité il n’y avait qu’un parti unique’’, souligne l’auteur du livre ‘’Les élections présidentielles au Sénégal (de 1963 à 2012″).

Après l’ouverture démocratique à partir de 1978, a rappelé le ministre de la Justice, ‘’on a eu deux candidats, puis quatre’’. Par la suite, ‘’on est passé à huit, puis à quinze et à quatorze candidats’’, a-t-il indiqué.

Le Sénégal a connu deux alternances démocratiques successivement en 2000 et 2012 avec, respectivement, la victoire du président Abdoulaye Wade sur Abdou Diouf et celle du président Macky Sall face à son prédécesseur Abdoulaye Wade.

Comme l’indique donc clairement le titre de l’ouvrage ‘’Les élections présidentielles au Sénégal (de 1963 à 2012) », le spécialiste du droit constitutionnaliste revient donc sur la ‘’glorieuse histoire politique’’.

Cet essai est, dit-il, ‘’un travail de science politique éclairé par des travaux de sociologie électorale et un peu de chronique politique, parce que ce sont les faits tels que relatés dans la presse, ouvrages, archives ».

Macky Sall appelle à plus de « courage » pour réussir la correction territoriale

La nécessaire correction territoriale demande « beaucoup de courage », a indiqué, lundi à Diamniadio, dans la banlieue de Dakar, le président de la République, Macky Sall.

« Les territoires sont marqués par une anarchie dans leur configuration. Il nous faut beaucoup de courage pour affronter la nécessaire correction territoriale », a notamment dit Macky Sall.

S’exprimant à l’ouverture Conférence nationale sur l’aménagement et l’attractivité du territoire (CNAAT), le président Sall a estimé que « cela ne va pas être facile ».

« Il faudra beaucoup de courage. Parce que chacun à son petit gâteau, ce qui ne va pas régler ce problème », a fait savoir le chef de l’Etat qui appelle à « une analyse scientifique vigoureuse, objective » pour rendre les territoires « viables ».

Le président de la République a, dans son adresse, rappelé la pertinence des réformes entreprises depuis son accession au pouvoir.

« J’ai engagé des réformes majeures articulées à d’ambitieux programmes et projets afin d’atténuer la disparité, d’améliorer la gouvernance territoriale, de stimuler le dynamisme économique des territoires. C’est le sens de l’acte III de la décentralisation qui marque la consolidation de la démocratie locale et la refondation de l’action territoriale de l’Etat », a poursuivi Macky Sall.

Le chef de l’Etat a souligné que « d’importantes infrastructures ont été réalisées pour mieux structurer l’espace, à travers le PUDC (programme d’urgence de développement communautaire), PUMA (programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers), PROMOVILLES (programme de modernisation des villes) ».

Le jeune basketteur sénégalais Madiop Ndiaye sous les couleurs du forez feurs

Le basketteur sénégalais Madiop Ndiaye, qui évoluait à Get Vosges, en France, s’est engagé pour une saison au Forez Feurs basket (National 1, France), a appris dimanche l’APS.

Le Sénégalais de 22 ans évolue au poste d’ailier fort, et a été auteur d’une ‘’très bonne saison sous les couleurs de son club’’. Courtisé par plusieurs clubs, il a porté son choix sur Forez Feurs, promu en National 1 pour la saison 2018-2019.

Du haut de ses 2m08, le jeune Sénégalais est présélectionné parmi les nominés du All star Game de National 1 en France cette saison avec Get Voges.

Formé au Saltigué de Rufisque, Madiop Ndiaye a signé son premier contrat professionnel en 2011 avec le club espagnol Saragosse où il a remporté le trophée MVP avec les juniors, rapporte le quotidien sportif Records.

À la fin de son contrat avec Saragosse, qu’il n’a pas souhaité renouvelé, il a rejoint le club Aix Maurienne (France). Prêté à Get Vosges, en France, pour une saison, le jeune pivot rejoint Forez Feurs basket.

En 20 matchs, Madiop avait une moyenne de 8 point et 6,4 rebonds par rencontre. Il est le 6ème rebondeur de la ligue avec une moyenne de trois rebonds par match.

Madiop Ndiaye, fier de défendre les couleurs de son nouveau club, promet de ‘’rester constant avec son nouveau club et de l’aider à atteindre ses objectifs’’.

Bignona : une Ong locale offre 140 paquets de zinc à 20 familles sinistrées

Nuru Binako, une ONG locale qui œuvre en Casamance, en Gambie et en Guinée Bissau, a offert 120 paquets de zinc à plus de 20 familles sinistrées dans la sous-préfecture de Kataba 1, depuis le passage, le 27 juin dernier, d’un vent fort qui a arraché notamment les toitures de leurs maisons, a appris l’APS.

En présence du sous-préfet de Kataba 1 et du maire de la commune éponyme, le coordonnateur général de cette ONG, Mahfouz Fall, a remis le lot de zinc aux familles sinistrées qui sont localisées dans les villages de Darou Salam Chérif, Darou Khairy, Couram et Birkamading 2.

‘’Le 27 juin dernier, un vent fort suivi d’une pluie avait emporté les toitures de plusieurs maisons dans ces localités. Nous avions procédé au recensement des sinistrés. Nous avions saisi les autorités supérieures pour venir en aide à ces familles. C’est à ce moment que l’ONG Nurul Binako s’était signalée’’, a expliqué l’adjoint au sous-préfet de Kataba 1, Amadou Baba Ndiaye.

‘’Ces 140 paquets de zinc qui sont distribués aux familles, vont soulager ces personnes sinistrées. Beaucoup de maisons sont effondrées, des toitures endommagées dans les communes de Kataba 1 et de Diouloulou’’, a poursuivi M. Ndiaye.

‘’L’Etat ne peut pas tout faire. Ces 140 paquets de zinc nous ont coûté une enveloppe importante. Mais, c’est notre devoir. Nous sommes de la localité. En plus, l’Etat ne peut pas tout faire’’, a réagi le coordonnateur général de l’ONG « Nurul Binako’’.

‘’Nous l’avons fait pour soulager les populations sinistrées. Nous allons aussi poursuivre ces genres d’initiatives. Nous allons aussi trouver des techniciens pour accompagner les populations dans la reconstruction et la réhabilitation des habitations endommagées. Dans le lot des sinistres, il y a cinq maisons qui sont irrécupérables. Nous allons voir comment aider les propriétaires à reconstruire leurs habitations’’, a-t-il assuré.

Le maire de la commune de Kataba 1, Abdoulaye Badji, a plaidé pour ‘’une meilleure collaboration et une meilleure coordination dans les différentes interventions sociales menées par les ONG et les structures de l’Etat dans nos localités’’.

Mame Adama Guèye de « Sénégal Bu Bess » en tournée à Kaffrine

Le leader du mouvement politique « Sénégal Bu Bess » (un Sénégal nouveau), Me Mame Adama Guèye a effectué, dimanche, une tournée politique, à Kaffrine (centre) en vue d’expliquer à ses militants les missions et visions de son dudit mouvement, a constaté l’APS.

Ce mouvement politique a pour entre autres missions de faire du Sénégal, un « pays prospère et fondé sur des valeurs d’éthique » a indiqué Mame Adama Guèye à des journalistes.

« Nous voulons aussi un Sénégal dirigé par des Sénégalais imbus du culte de l’intérêt général et dévoués à la satisfaction des intérêts du citoyen dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’emploi, de la sécurité entre autres » a-t-il ajouté.

Le leader du mouvement « Sénégal Bu Bess » estime que « le problème du Sénégal ce n’est pas un problème d’alternance ou de régime. C’est un problème de système ».

C’est pourquoi, il a préconisé l’instauration d’une « nouvelle République du Sénégal (…) ».

« Nous prônons la réhabilitation de l’école qui est un maillon fondamental de la République. Aujourd’hui, l’école publique est laissée tomber » a dit Mame Adama Guèye.

En outre, le leader de « Sénégal Bu Bess » qui dit être dans une dynamique de construction et d’échange a appelé à « privilégier le secteur privé national ».

Mame Adama Guèye qui promet de dévoiler « dans le meilleurs délais » son programme de gouvernance a également évoqué l’affaire Khalifa Sall, maire emprisonné de Dakar et les inondations à Kaffrine.

Il dit espérer que « la Cour d’Appel de Dakar tirera les conséquences de l’arrêt très clair de la CEDEAO » sur le dossier du maire de Dakar.

Parlant des inondations que vivent les populations de Kaffrine, Me Mame Adama Guèye dit être persuadé que « le gouvernement a des solutions nécessaires pour éradiquer ce phénomène ».

Parution de deux nouveaux ouvrages du professeur Ismaïla Madior Fall, ce lundi

Le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Professeur Ismaïla Madior Fall, publie deux nouveaux ouvrages ce lundi, chez l’Harmattan-Sénégal, a appris l’APS.
‘’La réforme constitutionnelle du 20 mars 2016 au Sénégal. La révision consolidante record’’, est le titre du premier ouvrage.
‘’Adoptée par référendum, cette réforme s’est voulue intemporelle, inclusive et couvre plusieurs aspects fondamentaux de la vie politique et institutionnelle : les droits fondamentaux, le Président de la République, l’Assemblée, les rapports entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif, la justice constitutionnelle, la procédure de révision de la Constitution, la décentralisation et la déconcentration …’’, rappelle la quatrième de couverture du livre.
Le texte souligne qu’’’une des plus grandes originalités de la réforme est l’insertion de clauses d’éternité qui ferment la porte aux révisions déconsolidantes contenues par le passé’’.
Le second ouvrage a pour titre : ‘’Les élections présidentielles au Sénégal (de 1963 à 2012)’’.
‘’Depuis l’origine, le Sénégal a organisé dix élections présidentielles (…). L’étude de ces élections permet de connaître la structure républicaine de l’Etat, de comprendre la culture politique du pays, de tâter le pouls de la société, de connaître le peuple sénégalais, de prendre la mesure de la respiration démocratique et d’évaluer la qualité de la pratique démocratique’’ est-il notamment écrit en guise de résumé.

Ziguinchor : une association veut inciter les filles à embrasser les filières scientifiques

L’Association des femmes pour la promotion des sciences et de la technologie au Sénégal (AFStech/Sénégal) a organisé cette semaine un forum visant à une meilleure implication des jeunes filles dans les filières scientifiques, en vue de relever les défis de la mondialisation, a appris l’APS.
Tenu au lycée Djinabo de Ziguinchor, en présence de plusieurs écolières et d’experts des technologies, ce forum a été axé principalement sur ‘’Le numérique au service des villes et communes’’.
La rencontre a été parrainée par Benoit Sambou, président de la Commission nationale du dialogue des territoires (CNDT), et de Makhtar Wade, directeur général de l’Agence sénégalaise pour la propriété industrielle et l’innovation technologique (ASPIT).
‘’C’est une opportunité donnée aux élèves du lycée de Djinabo de Ziguinchor de bénéficier d’une certaine expertise dans le domaine des sciences avec des panélistes de haut niveau. Cela permettra aux jeunes écolières de contribuer pleinement à relever les défis de la mondialisation. Le numérique est devenu incontournable’’, a déclaré Xavier Diatta, représentant des deux parrains.
Spécialiste des systèmes embarqués à bord des avions et par ailleurs conseiller technique à la CNDT, M. Diatta a encouragé les filles à ‘’avoir le courage d’embrasser les filières scientifiques’’, saluant le fait que ‘’toutes les politiques déclinées par l’Etat ont une composante genre’’.
‘’Les femmes et les filles sont sous représentées dans les matières scientifiques et techniques. C’est pourquoi nous avons créé cette association pour corriger ce déséquilibre. Beaucoup d’efforts sont en train d’être consentis pour promouvoir l’enseignement des filles dans les matières scientifiques’’, a déclaré Aminata Collé Faye Ndiaye, présidente d’AFStech/Sénégal.
‘’Aujourd’hui, le Sénégal compte beaucoup de femmes médecins, professeures dans les matières scientifiques, des ingénieurs en mécanique, en électromécanique et en agriculture’’, s’est félicitée Mme Ndiaye, avant d’inviter les filles à faire ‘’bon usage’’ de l’internet.
‘’Avec le numérique, toutes les opportunités sont offertes. L’internet nous permet de nous soigner même à distance avec la télémédecine, d’acheter et de vendre avec le commerce en ligne. Mais, il faut que les gens, notamment les filles, se connectent utilement, en évitant de passer beaucoup de temps sur certains réseaux sociaux’’, a-t-elle préconisé.

Fleuve Sénégal : deux lamantins sauvés par lIiref de Matam

L’Inspection régionale des eaux et forêts (IREF) de Matam a annoncé avoir sauvé vendredi deux lamantins piégés dans les eaux d’un bras du fleuve Sénégal.

L’opération de sauvetage a été menée par le commandant Lassana Ba et ses équipes, le service de pêche et l’Agence nationale d’aquaculture (ANA), précise-t-elle, dans un communiqué parvenu à l’APS.
C’est après avoir reçu une alerte qu’ils se sont rendus aussitôt sur les lieux ce vendredi soir pour ‘’les sauver et les relâcher’’.
‘’Ces mammifères des eaux douces et marins sont protégés par l’IUCN [Union internationale pour la conservation de la nature] et la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction), signé par notre pays.’’

La Fraak veut favoriser l’exploitation du potentiel économique de Kébémer (Diagne Fada)

La Foire des ressources agricoles et animales de Kébémer (FRAAK) a pour objectif de faciliter l’exploitation du potentiel économique dont regorge ce département, a déclaré le président dudit conseil départemental, Modou Diagne Fada.

‘’Cette initiative vise à favoriser l’exploitation du potentiel dont regorge notre département’’, a déclaré M. Diagne à la presse, samedi, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de cette foire de trois jours, officiellement ouverte par le gouverneur de Louga, Alioune Badara Mbengue.

‘’Le conseil départemental est une collectivité locale créée pour impulser le développement socio-économique du département, et Kébémer a la spécificité d’avoir plusieurs atouts’’, a dit Modou Diagne Diagne.

Parmi ces atouts, il a évoqué‘’la façade maritime’’ et l’’’appartenance’’ de cette zone au bassin arachidier et à la zone sylvo-pastroale. « Ainsi constitué, Kébémer possède des atouts non encore exploités dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche’’, a-t-il encore vanté, avant d’exprimer sa volonté de faire profiter au département de l’énorme potentiel en place.

‘’L’initiative vient à point nommé dans la mesure où les producteurs ont longtemps cherché à faire valoir leur labeur à la face du monde et cette foire va permettre aux différents acteurs de vendre, prendre des contacts et tisser des réseaux de relations pour donner corps à l’économie locale’’, a-t-il magnifié.

Le gouverneur de Louga, Alioune Badara Mbengue, a encouragé une telle initiative et affiché son émerveillement ‘’après avoir visité les différents stands exposant des richesses qui ne demandent qu’à être montrées à la face du monde pour etre valorisées’’.

20 milliards fcfa investis annuellement contre le paludisme (coordonnateur Pnlp)

L’Etat du Sénégal injecte, chaque année, au moins 20 milliards de francs CFA pour accélérer l’élimination du paludisme, a révélé samedi, à Saly-Portudal (Mbour, ouest), le coordonnateur du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), Doudou Sène.

‘’Au total, [ce seront] 65 milliards de francs CFA pour les trois prochaines années pour pouvoir réussir l’élimination du paludisme au Sénégal. Le paludisme est presque cantonné à certaines zones, notamment Tambacounda, Kédougou, Kolda, Diourbel et Kaolack’’, a-t-il expliqué, à l’occasion d’une rencontre politique à Saly-Portudal.

Par contre, dans d’autres zones, seuls quelques cas sont recensés, comme dans la région de Thiès qui, de façon globale, se situe dans la zone verte, avec moins de cinq cas pour mille habitants. La même situation prévaut dans les régions de Matam, Saint-Louis et Louga.

‘’L’utilisation de la moustiquaire imprégnée, c’est l’arme la plus absolue pour se protéger contre le paludisme’’, a indiqué le Dr Doudou Sène, selon qui le Sénégal a enregistré ‘’un recul global’’ du taux de prévalence parasitaire, qui se situe à 0,3% pour l’ensemble du territoire national.

Il a appelé à ’’maintenir les acquis que nous avons obtenus et aussi travailler dans le sens de traduire en acte, au niveau communautaire, la vision du chef de l’Etat’’, Macky Sall. Il a assuré que « le principal intrant de lutte contre le paludisme, la moustiquaire imprégnée, sera disponible en quantité sur toute l’étendue du territoire national, notamment pour les femmes enceintes et les enfants âgés de 0 à 5 ans.

Macky Sall alloue 1 milliard fcfa aux éleveurs victimes des intempéries

Le chef de l’Etat, Macky Sall, a annoncé, jeudi à Bokki Dior, dans la commune de Ribot Escale, département de Koungheul (Kaffrine), sa décision d’allouer une enveloppe d’un milliard de francs CFA aux éleveurs dont le cheptel a été tué par les pluies enregistrées la semaine dernière, a constaté l’APS.

Arrivé à 15h 15 dans ce village de la commune de Ribot Escale pour réconforter les populations, notamment les éleveurs qui ont perdu des milliers de têtes de bétail lors des intempéries de la semaine dernière, le chef de l’Etat a décidé d’allouer un milliard de FCFA aux éleveurs.

Cette enveloppe est destinée aux éleveurs des départements de Kaffrine, Kanel, Koungheul, Koupentoum, Linguère, Louga, Malem Hodar, Matam, Tambacounda, Podor et Ranérou.

Macky Sall a promis que « les sinistrés pourront percevoir leur compensation dès ce vendredi ».

Au total, 22.992 têtes de bétail, dont 12173 dans la région de Kaffrine, ont été perdues lors de cette intempérie, a rappelé le chef de l’Etat.

Dès son arrivée à Bokki Dior, le Président Sall est allé visiter le troupeau du député-maire de Ribot Escale, Yaya Sow, qui a perdu 87 têtes d’ovins et de caprins.

Le chef de l’Etat, accompagné entre autres par les ministres en charge de l’Elevage, Aminata Mbengue Ndiaye, et du Renouveau urbain, Diène Farba Sarr, a engagé le gouvernement à apporter un « appui constant » aux éleveurs en mettant, dit-il, « l’accent sur les mesures préventives ».

Macky Sall a aussi appelé à renforcer les acteurs sur la nécessité de souscrire une police d’assurance dédiée à l’élevage extensif.

Le Président Sall a également souhaité la promotion de la culture fourragère, et invité les commerçants à vendre les aliments de bétail à des « prix raisonnables » pour faciliter l’approvisionnement du bétail.

Casamance : 600 femmes formées au leadership et à la bonne gouvernance

Au total, 600 femmes de trois communes de la région natruelle de Casamance (sud) ont reçu une formation dans les domaines de la bonne gouvernance et du leadership féminin, en vue d’une meilleure implication dans la gestion des collectivités territoriales, a constaté l’APS.

Cette formation entre dans le cadre d’un projet piloté par le Comité régional de solidarité des femmes pour la paix en Casamance/USOFORAL, un groupement de promotion féminin basé à Ziguinchor.

Le projet intervient dans les communes de Djinaky et de Djibidione, dans le département de Bignona et de celle de Diacounda, dans la région de Sédhiou.

‘’Ce projet vise à contribuer au renforcement de la bonne gouvernance et du leadership féminin dans ces trois communes’’, a précisé Aissatou Diallo, chargé de sa mise en œuvre.

« Ce programme permet aussi aux femmes de se former sur les questions de bonne gouvernance, de la certification citoyenne mais aussi sur les questions de gestion des affaires communales’’, a expliqué Mme Diallo, chargée de projets au sein d’USOFORAL.

Le renforcement de la participation et la représentativité des femmes rurales, le développement et le contrôle citoyen au niveau des conseils municipaux des trois communes ciblées, font aussi partie des objectifs principaux de ce programme, a poursuivi Aissatou Diallo.

Dans les différentes communes ciblées, le programme suscite beaucoup d’espoirs chez les femmes et chez les élus locaux qui ‘’sont prêts à accompagner’’ cette initiative d’USOFORAL.

’’Ce programme vient à son heure. Il est important pour les femmes. Nous sommes prêts à accompagner le programme pour une mise en œuvre correcte et efficiente’’, a assuré le maire de Djinaky Moustapha Lo Diatta, par ailleurs secrétaire d’Etat en charge des Organisations paysannes.

L’adjoint au préfet de Kataba (Bignona), Adama Baba Ndiaye, a assuré de ‘’l’accompagnement des autorités administratives pour un meilleur plaidoyer allant dans le sens de résoudre les nombreuses doléances des femmes rurales’’.

« M-jangale », premier prix d’un concours national sur l’innovation

La solution technologique « M-Jangale » (Mobile éducation) a remporté le premier prix d’un concours national sur l’innovation lancé en février dernier par l’opérateur téléphonique Expresso, pour récompenser un projet innovant dans le domaine des technologies de l’information et de la communication.

’’M-Jangale’’ faisait partie des 10 projets retenus pour cette première édition et dont les porteurs ont bénéficié d’un programme de mentorat de membres très influents de l’écosystème entrepreneurial du Sénégal, ainsi que d’un encadrement en business coaching, développement personnel et mise en relation.

’’M-Jangale’’ nourrit l’ambition de vulgariser davantage les nouvelles technologies en les rendant accessibles au plus grand nombre dès le plus jeune âge, selon son concepteur, Babacar Diop.

« On a mis en place un programme très complet de formations dispensé auprès des populations les plus vulnérables économiquement pour leur ouvrir l’accès à terme des carrières professionnelles dans les sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (STEM) », a expliqué le jeune étudiant développeur, mercredi à Dakar, devant le jury avant la délibération.

Pour ce faire, il a préconisé la mise en place de modules de formation pour « mettre l’enfant au cœur de son propre savoir ».

Le deuxième prix attribué à l’issue de cette première session d’incubation est revenu à la solution « Sunubus », une application mobile collaborative et prédictive de géolocalisation de bus.

Avec cette innovation, les utilisateurs des lignes de transport « Dakar Dem Dikk » ou de bus « Tata » peuvent partager « en temps réel », à partir de cette application, l’itinéraire des bus, leur position, entre autres.

La solution « Ayyana Tech », lauréat du 3e prix, consiste en une innovation destinée aux agriculteurs et exploitants d’espaces verts.

Selon la présentation qui en a été faite devant la jury, elle permet, d’une part, de détecter la nature des sols et d’un environnement donné pour conseiller de façon « très précise » les agriculteurs sur le choix et la méthode de culture adaptée.

Cette solution technologique permet d’autre part de gérer à distance le système d’arrosage des espaces en fonction de leurs besoins réels.

Pour la première édition de ce concours dédié aux étudiants et aux jeunes entrepreneurs, près de 500 candidats ont présenté des applications relevant de divers domaines, l’éducation, la santé avec « Senvitale », l’agriculture avec « Ecobuilders » et « Ayyana tech », ainsi que les transports avec « Easytickets » et « Sunubus ».

Selon les organisateurs, ce concours national sur l’innovation visait offrir aux jeunes étudiants l’opportunité de devenir des « acteurs majeurs » des industries des technologies de l’information.

L’objectif du concours consistait ainsi à récompenser un projet jugé innovant, à savoir une innovation technologique ou une idée de nouveaux modes d’utilisation des technologies appliquées à toutes les disciplines.

De cette manière, les promoteurs du concours souhaitaient encourager les candidats de toutes les régions non seulement à innover mais aussi à développer leur sens de l’entreprenariat en profitant de l’occasion pour créer une start-up, a rappelé le directeur de l’Innovation Modou Khaya.

La cérémonie de remise des prix a été précédée d’un forum ouvert au public pour permettre aux porteurs de projets de présenter leurs innovations.