Procès en diffamation: 50 millions réclamés à Aly Haïdar

Après plusieurs renvois, le procès en diffamation opposant le président de l’Union des exploitants forestiers, Abdoulaye Sow, et l’écologiste Haïdar El Ali, plus connu sous le nom de Ali Haïdar, s’est tenu hier. L’exploitant forestier réclame 50 millions de francs CFA à l’ex-ministre de l’Environnement et le franc symbolique aux journalistes qu’il a disculpés à la barre.

Le président de l’Union des exploitants forestiers, Ablaye Sow, s’est senti diffamé par l’écologiste Haïdar El Ali, plus connu sous le nom de Ali Haïdar, qui l’a traité de trafiquant de bois, lors d’émissions diffusées à la Radio futurs médias et à la SenTv, organisées à la suite de l’assassinat de 13 personnes dans la forêt de Boffa Bayote. D’après les termes de la citation à SenTV, le journaliste Fabrice Nguéma a demandé à Haïdar El Ali, ‘’en tant qu’écologiste et ardent défenseur de la nature’’, s’il soupçonnait quelqu’un ou quelque chose. La réponse du prévenu fut : ‘’Le plus grand des trafiquants est pour moi, bien sûr, Ablaye Sow, le président des exploitants forestiers. Il est connu pour ses méfaits. Je l’avais combattu quand j’étais ministre de l’Environnement, mais bon, c’est toute une mafia (…)’’. A El Hadj Assane Guèye de la Rfm, mentionne la citation, il lui a répondu en wolof : ‘’On ne dérange pas les grands trafiquants ; Bouzeina de Suisse et Ablaye Sow de Dakar sont les deux plus grands trafiquants de l’Afrique de l’ouest.’’

Pour laver son honneur, l’exploitant forestier réclame la somme de 50 millions de francs CFA au titre de dommages et intérêts à l’écologiste. Pour la défense, cette demande n’est pas fondée, puisque la citation est nulle. Selon Me Sady Ndiaye, avocat d’Aly Haïdar, le délai de 20 jours (date entre délivrance de la citation et la comparution) n’a pas été respecté et que les faits incriminés ne sont pas articulés dans la citation. Le troisième grief porte sur le non-respect du délai de deux mois nécessaires pour la tenue du procès. Des arguments battus en brèche par Me Ousmane Thiam qui juge les exceptions mal fondées. D’après son argumentaire, le délai a été bel et bien respecté et les faits bien articulés.

Dans le même ordre d’idées, il estime qu’on ne peut pas imputer à la partie civile le retard du jugement, puisqu’elle n’organise pas le procès. Il s’y ajoute qu’aucune sanction n’est attachée à ce retard. Me Thiam a également relevé que la loi ne dit pas que la citation doit être envoyée uniquement au lieu de résidence du prévenu et non à son adresse personnelle. ‘’On s’arcboute sur des exceptions, car on n’a pas de preuve. Le courage dont il a fait montre à la radio doit être exprimé à la barre’’, a conclu l’avocat tout en demandant le rejet des exceptions. Le substitut Seydina Omar Diallo a fait la même remarque, en demandant le rejet. Le tribunal a joint les exceptions au fond et a ordonné la poursuite des débats.

Au cours des débats, l’ex-ministre de l’Environnement a maintenu ses accusations en soutenant que l’exploitant forestier est bel et bien un trafiquant de bois au cœur d’une mafia. Pour étayer ses allégations, il a fait état d’un procès-verbal des Douanes qui met en cause le plaignant. Le prévenu l’a contesté en laissant entendre qu’il est victime d’acharnement de Haïdar. ‘’C’est la quatrième fois qu’il me cite. Il m’a insulté en me traitant de trafiquant, alors que j’ai une famille et je dirige environ 30 000 personnes.

Qu’il sorte les preuves !’’ a soutenu Ablaye Sow qui s’est également mis dans la posture de l’accusateur. ‘’Durant le règne de Wade, on n’a jamais entendu de trafic international. Celui-ci a démarré en 2012, à son arrivée au ministère de l’Environnement’’, a avancé le plaignant. En revanche, celui-ci a disculpé le journaliste de la RFM accusé de complicité de diffamation avec son confrère de Dmédia. ‘’Je reconnais que cela lui a échappé, lorsque Haïdar a parlé de moi. Mais j’avoue qu’El Hadj Assane Guèye ne m’a pas accusé, contrairement à Fabrice qui a voulu qu’il me cite, car il me connaît très bien’’, a soutenu Ablaye Sow en réaction aux déclarations des deux journalistes qui ont soutenu qu’ils n’ont pas prêté attention, lorsque Haïdar parlait du plaignant, puisqu’il a avancé plusieurs autres noms anonymes.

Quoi qu’il en soit, Me Thiam a laissé entendre que l’image de son client a été ternie par des assertions fausses et dénuées de fondement. Et d’ajouter que le sieur Sow ‘’n’est ni un trafiquant de bois encore moins un malfaiteur’’. Le Parquet a requis l’application de la loi. Ce qui équivaut, pour Me Sady Ndiaye, à la relaxe des prévenus. Puisque, d’après Me Bamba Cissé, ‘’il y a un problème de légalité des poursuites’’ et qu’El Hadj Assane n’a jamais eu l’intention de nuire. Mieux, il trouve la poursuite abusive, puisque Ablaye Sow a eu le loisir de s’exprimer à travers un droit de réponse.

Le vent souffle en direction de la paix en Afrique (Sg de l’ONU)

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a déclaré que le vent souffle en direction de la paix en Afrique, faisant référence aux récentes évolutions, dont la visite historique du Premier ministre éthiopien, Abiye Ahmed en Érythrée et les pourparlers de paix au Soudan du Sud.

S’exprimant mardi à Addis-Abeba à la clôture de la deuxième Conférence annuelle ONU-Union africaine, M. Guterres, dont les propos ont été rapportés mercredi à la presse, a affirmé que « le continent africain se dirige de plus en plus dans la bonne direction en matière de paix et de sécurité », soulignant que l’ONU ne peut pas échouer dans ses négociations avec le continent.

Il a insisté sur la nécessité de recourir à plus de financements pour faire respecter la paix et lutter contre le terrorisme notamment au Sahel où sévissent de nombreux groupes armés, dont Boko Haram.

« Nous devons comprendre que lorsque les troupes africaines combattent les terroristes dans le Sahel, elles ne protègent pas seulement les citoyens du Sahel. Elles protègent le monde entier. Et le monde doit être solidaire avec l’Afrique car, les forces africaines nous protègent tous », a encore dit le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres.

Poursuivant, il a également appelé à un plus grand soutien vis-à-vis de l’Agenda 2030 des Nations Unies et l’Agenda 2063 de l’Union africaine qui « traitent tous deux, du développement économique à long terme ».

A ce propos, il a estimé qu’il est du ressort de la communauté internationale de soutenir l’Afrique pour s’assurer que les ressources africaines restent en Afrique et soutenir ainsi son développement.

Bougane traine en justice Bitèye, Adja et Mamadou Awa Ndiaye

Le départ des journalistes Mouhamadou Bitèye, Binta Dior Bitèye et Mamadou Awa Ndiaye pour la 7TV n’a pas été du goût du Président directeur général (Pdg) du groupe D-médias. Bougane Guèye Dany a décidé d’assigner en justice ses désormais ex-employés pour «violation des clauses du contrat de travail».

Le patron de D-médias avait servi le 24 mai dernier une sommation interpellative aux trois journalistes et à la Directrice général de 7TV, Maimouna Ndour Faye. Bougane est revenu à la charge en servant à ses trois ex-employés, une citation à comparaitre. Ainsi, les journalistes Mouhamadou Bitèye, Binta Dior Bitèye (plus connue sous le nom de Adja Bitèye) et Mamadou Awa Ndiaye seront aujourd’hui devant la barre du Tribunal du Travail Hors Classe de Dakar. Il reproche à ces derniers d’avoir violé la clause de «non concurrence», même s’il reconnaît, toutefois, que nos confrères ont déposé leurs lettres de démission. Seulement, d’après Bougane Guèye Dany, ils ont violé «la clause de non concurrence».

Cette clause leur interdit après la démission d’exercer toutes les fonctions similaires, c’est-à-dire de journalisme dans un organe concurrent. Aussi, il leur est aussi interdit d’exercer dans le secteur des médias dans un rayon de 20 Km de SenTv. Ainsi, le tribunal va statuer sur les indemnités de préavis, les dommages et intérêts et violation de la clause de non concurrence.

Saint-Louis: Des mesures prises pour une bonne préparation de la Tabaski

L’adjoint au gouverneur chargé du développement de la région de Saint-Louis, Khadim Hann, assure que les services compétents « sont à pied d’œuvre afin de prendre toutes les mesures nécessaires pour une bonne préparation de la Tabaski », la grande fête musulmane devant être célébrée entre les 22 et 23 août.

M. Hann s’exprimait mardi au cours d’une réunion du comité régional de développement (CRD) préparatoire de la tabaski 2018.

Il a relevé que sur le plan de la sécurité, la police et la gendarmerie vont « prendre toutes les mesures de sécurité nécessaires », avec « l’allégement du contrôle » pour faciliter le transport du bétail.

Selon lui, l’approvisionnement des foirails en eau, l’électrification des sites officiels mais aussi un bon approvisionnement des foirails en moutons à des prix raisonnables comptent parmi les dispositions à prendre.

Faisant le bilan de l’opération tabaski 2017, le chef service régional de l’élevage, docteur Seynabou Diack Sy, a noté que les marchés avaient été bien approvisionnés en moutons, ajoutant que les effectifs présentés sur les marchés avaient « largement satisfait » les besoins des populations.

Pour la préparation de la tabaski 2018, le chef du service régional de l’élevage assure que les dispositions sont en train d’être prises pour « un bon approvisionnement » du marché en moutons et « à des prix accessibles » à toutes les bourses.

Selon elle, l’Etat a pris des mesures pour améliorer l’accessibilité au crédit des opérateurs, faciliter le transport et la sécurité avec l’aménagement de « points de vente adéquats » disposant d’électricité, d’eau et de toilettes.

Saint-Louis: Les producteurs annoncent une perte de 7000 tonnes d’oignon

Le président des producteurs de la filière oignon de Dagana, Mamadou Diop, a lancé un appel à l’Etat afin de sauver le restant de leur production, dont « 7000 tonnes d’oignon ont pourri » lors des pluies du 27 juin dernier.

M. Diop s’exprimait lors d’un point presse tenu mardi pour faire le constat des dégâts occasionnés par les pluies, suite à la mévente de la production d’oignon des producteurs du delta du fleuve Sénégal (nord), notée après la fête de Korité, marquant la fin du jeûne musulman.

« Si l’Etat ne vient pas à notre secours, le reste de notre production va pourrir à la prochaine tombée des pluies », a-t-il prévenu.

Il a signalé que les producteurs du département de Dagana avaient « emblavé » pour cette saison 2200 hectares, en prenant des crédits à la caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (CNCAS).

Relevant que les producteurs ne disposent pas de magasins de stockage, il a aussi expliqué que l’oignon ne « peut être couvert par des bâches ».

« Nous allons bientôt aborder la saison hivernale pour la culture du riz et nous sommes inquiets à cause de nos remboursements de dette à la CNCAS. Si l’on n’arrive pas à sauver le restant de notre production évalué à près de 8000 tonnes d’oignon, ce sera la catastrophe », ajoute le président des producteurs.

Sidiki Kaba va représenter le gouvernement à la fête nationale française

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Sidiki Kaba, va représenter le gouvernement à la réception organisée à l’occasion de la fête nationale française, jeudi, à partir de 19h, annonce un communiqué transmis à l’APS.

Le patron de la diplomatie sénégalaise et l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, prononceront une allocution à l’occasion de cette cérémonie prévue à la Résidence de France, au Cap Manuel, ajoute le communiqué.

L’ambassadeur de France va par la même occasion décorer trois personnalités sénégalaises, selon la même source, qui signale que la fête nationale française va se poursuivre samedi avec un bal populaire prévu au lycée français Jean Mermoz de Dakar, à partir de 19h15.

Lancement du dégroupage de la boucle locale cuivre de la Sonatel

Le directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP), Abdou Karim Sall, a lancé, mardi, à Dakar, l’introduction du dégroupage de la boucle locale au Sénégal, présenté comme un « levier important » de développement de la concurrence et de l’innovation dans les télécommunications et sur le marché de l’Internet.

« Le dégroupage de la boucle locale est une opération essentielle de développement de la concurrence et de l’innovation  dans les télécommunications et particulièrement sur le marché de l’Internet haut débit et très haut débit (HD-THD) », a souligné M. Sall, à l’occasion de la cérémonie de lancement.

En 2017, les derniers chiffres de l’Observatoire de l’ARTP montrent que « le développement des services internet est porté au Sénégal à plus de 98% par le mobile, moins de 2% par le fixe », a indiqué M. Sall.

Selon lui, l’objectif visé à travers cette opération est « la réduction des obstacles techniques et économiques qui peuvent freiner le développement d’acteurs alternatifs sur le marché ».

Il précise que le deuxième objectif est la possibilité donnée aux opérateurs alternatifs d’’’exercer librement leurs activités et de participer au développement du haut et très haut débit fixe dans des conditions viables ».

Le troisième objectif, « c’est la liberté de choix du consommateur, une diversité au niveau des services et une baisse des tarifs de détail », a-t-il ajouté.

« La boucle locale cuivre est une infrastructure qui appartient à l’opérateur historique SONATEL, pour accéder directement aux utilisateurs finaux et leurs offrir des services », a rappelé M. Sall.

Eliminatoires Can U20 : les juniors veulent réussir la première manche (entraîneur)

L’équipe du Sénégal des moins de 20 ans jouera ce vendredi contre celle du Congo avec la volonté de ‘’réussir’’ la première manche aller du dernier tour des éliminatoires de la CAN des moins de 20 ans et assurer au retour la qualification à la phase finale de la compétition prévue en 2019 au Niger, a dit son entraîneur Youssouph Dabo dans un entretien téléphonique avec l’APS.

‘’L’objectif est de retourner en phase finale de la CAN et cela passe par une bonne performance vendredi lors de la manche aller’’, a déclaré le technicien sénégalais.

L’équipe du Sénégal des moins de 20 ans qui ‘’n’a pas véritablement arrêté’’ de se préparer depuis son retour d’Egypte en fin mai dernier, compte principalement sur une base locale pour cette rencontre.

‘’A cette période de l’année, la charge de travail des expatriés est très lourde, ils risquent d’arriver fatigués’’, a expliqué le technicien qui compte sur une base locale avec un milieu officiel venu des Etats-Unis d’Amérique, Ibrahima Maba Diop.

Youssouph Dabo qui a joué et a été entraîneur au Red Star (France), s’attend ‘’à une rencontre relevée contre une équipe qui joue bien au ballon’’.

‘’C’est une équipe qui aime la possession, qui joue beaucoup en une-deux et qui dispose de quelques individualités’’, a analysé le technicien qui a observé la dernière phase éliminatoire de l’équipe congolaise.

Les Diables Rouges juniors, dirigés par le Brésilien Valdo (ancien du PSG), avaient éliminé au précédent tour le Botswana.

Finaliste de la CAN des moins de 20 ans en 2015 et en 2017, le Sénégal avait sorti au tour précédent l’Egypte (0-0 et 0-0 et 6TAB5).

La manche aller contre le Congo aura lieu ce vendredi, au stade Massamba Débat de Brazzaville, et le retour, le samedi 21 juillet au stade Léopold Sédar Senghor de Dakar.

Hafez Ghanem, nouveau vice-président de la banque mondiale pour la région Afrique

L’expert franco-egyptien du développement Hafez Ghanem a été nommé par la Banque mondiale au poste de vice-président pour la Région Afrique, en remplacement de Makhtar Diop, désormais vice-président de la Banque mondiale pour les infrastructures, a appris madi l’APS.

M. Ghanem, qui capitalise ‘’plus de trente années d’expérience’’, a ‘’pris ses nouvelles fonctions le 1er juillet’’, signale un communiqué de presse de l’institution parvenu à l’APS.

Le texte souligne qu’’’il sera responsable d’un portefeuille régional de plus de 600 projets, pour un engagement total supérieur à 71 milliards de dollars’’.

‘’Sous la houlette de M. Ghanem’’, la Banque mondiale s’engage à poursuivre ‘’son ambitieux programme pour le continent, où elle s’attache à promouvoir une croissance inclusive et réduire la pauvreté en finançant des projets visant à valoriser le capital humain, encourager le développement du secteur privé, accroître la productivité agricole, améliorer l’accès aux infrastructures, renforcer la résilience au changement climatique et promouvoir l’intégration régionale’’.

Elle promet qu’’’une importance particulière sera accordée aux programmes et projets offrant des opportunités d’emploi aux jeunes et promouvant l’égalité entre les sexes’’. ‘’La Banque mondiale intensifiera également son action en faveur des pays fragiles ou en conflit.’’

M. Ghanem a ‘’travaillé dans plus de trente pays d’Afrique, d’Europe et d’Asie centrale, du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord et d’Asie du Sud-Est’’.

Avant d’être nommé à ce poste, il était vice-président de la Banque mondiale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord et dirigeait à ce titre le programme de l’institution dans la région, soit un portefeuille de projets, d’assistance technique et de financements représentant plus de 13 milliards de dollars.

Ismaïla Madior Fall : « avec le parrainage, on aura des candidatures d’envergure »

La Loi sur le parrainage permettra d’avoir ‘’des candidatures d’envergure’’ lors de la présidentielle de 2019, a indiqué, lundi, le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Professeur Ismaïla Madior Fall.

‘’On aura bien moins de candidats’’ lors de la prochaine présidentielle, grâce à ce nouveau dispositif législatif, déclare-t-il notamment, en présentant au Théâtre national Daniel Sorano ses deux nouveaux ouvrages publiés chez ‘’l’Harmattan Sénégal’’.

La loi sur le parrainage, adoptée le 19 avril dernier et promulguée récemment par le chef de l’Etat, Macky Sall, rend désormais obligatoire le parrainage d’au moins 0,8 % des électeurs inscrits sur les listes électorales pour toute candidature à une élection au Sénégal.

’’Pour être recevable, toute candidature doit être accompagnée de la signature d’électeurs représentant au minimum, 0,8 % et, au maximum 1 % du fichier électoral général’’, selon le Code électoral révisé.

D’après le document publié dans le journal officiel mercredi et repris en intégralité lundi par le quotidien national Le Soleil, les électeurs signataires doivent être domiciliés dans au moins sept régions à raison de deux mille au moins par région.

‘’On n’aura plus la quinzaine de candidats, les petits candidats fantaisistes. Maintenant, on va avoir des candidatures d’envergure, parce qu’il faut sillonner le territoire national, avoir 0, 8 % de parrainage, dont deux mille dans les régions ; les candidatures seront sérieuses et l’élection présidentielle dans notre pays va devenir plus sérieuse’’, se félicite le constitutionnaliste.

’’Aujourd’hui, a-t-il rassuré, il y a aucun risque qu’il y ait au Sénégal une élection à candidature unique, comme ce fut le cas lors des élections présidentielles de 1963, 1968 et 1973, parce que la configuration politique faisait qu’il y avait un seul parti.’’

’’Le président Léopold Sédar Senghor avait des partis unifiés pour l’embellir, mais en réalité il n’y avait qu’un parti unique’’, souligne l’auteur du livre ‘’Les élections présidentielles au Sénégal (de 1963 à 2012″).

Après l’ouverture démocratique à partir de 1978, a rappelé le ministre de la Justice, ‘’on a eu deux candidats, puis quatre’’. Par la suite, ‘’on est passé à huit, puis à quinze et à quatorze candidats’’, a-t-il indiqué.

Le Sénégal a connu deux alternances démocratiques successivement en 2000 et 2012 avec, respectivement, la victoire du président Abdoulaye Wade sur Abdou Diouf et celle du président Macky Sall face à son prédécesseur Abdoulaye Wade.

Comme l’indique donc clairement le titre de l’ouvrage ‘’Les élections présidentielles au Sénégal (de 1963 à 2012) », le spécialiste du droit constitutionnaliste revient donc sur la ‘’glorieuse histoire politique’’.

Cet essai est, dit-il, ‘’un travail de science politique éclairé par des travaux de sociologie électorale et un peu de chronique politique, parce que ce sont les faits tels que relatés dans la presse, ouvrages, archives ».

Macky Sall appelle à plus de « courage » pour réussir la correction territoriale

La nécessaire correction territoriale demande « beaucoup de courage », a indiqué, lundi à Diamniadio, dans la banlieue de Dakar, le président de la République, Macky Sall.

« Les territoires sont marqués par une anarchie dans leur configuration. Il nous faut beaucoup de courage pour affronter la nécessaire correction territoriale », a notamment dit Macky Sall.

S’exprimant à l’ouverture Conférence nationale sur l’aménagement et l’attractivité du territoire (CNAAT), le président Sall a estimé que « cela ne va pas être facile ».

« Il faudra beaucoup de courage. Parce que chacun à son petit gâteau, ce qui ne va pas régler ce problème », a fait savoir le chef de l’Etat qui appelle à « une analyse scientifique vigoureuse, objective » pour rendre les territoires « viables ».

Le président de la République a, dans son adresse, rappelé la pertinence des réformes entreprises depuis son accession au pouvoir.

« J’ai engagé des réformes majeures articulées à d’ambitieux programmes et projets afin d’atténuer la disparité, d’améliorer la gouvernance territoriale, de stimuler le dynamisme économique des territoires. C’est le sens de l’acte III de la décentralisation qui marque la consolidation de la démocratie locale et la refondation de l’action territoriale de l’Etat », a poursuivi Macky Sall.

Le chef de l’Etat a souligné que « d’importantes infrastructures ont été réalisées pour mieux structurer l’espace, à travers le PUDC (programme d’urgence de développement communautaire), PUMA (programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers), PROMOVILLES (programme de modernisation des villes) ».

Le jeune basketteur sénégalais Madiop Ndiaye sous les couleurs du forez feurs

Le basketteur sénégalais Madiop Ndiaye, qui évoluait à Get Vosges, en France, s’est engagé pour une saison au Forez Feurs basket (National 1, France), a appris dimanche l’APS.

Le Sénégalais de 22 ans évolue au poste d’ailier fort, et a été auteur d’une ‘’très bonne saison sous les couleurs de son club’’. Courtisé par plusieurs clubs, il a porté son choix sur Forez Feurs, promu en National 1 pour la saison 2018-2019.

Du haut de ses 2m08, le jeune Sénégalais est présélectionné parmi les nominés du All star Game de National 1 en France cette saison avec Get Voges.

Formé au Saltigué de Rufisque, Madiop Ndiaye a signé son premier contrat professionnel en 2011 avec le club espagnol Saragosse où il a remporté le trophée MVP avec les juniors, rapporte le quotidien sportif Records.

À la fin de son contrat avec Saragosse, qu’il n’a pas souhaité renouvelé, il a rejoint le club Aix Maurienne (France). Prêté à Get Vosges, en France, pour une saison, le jeune pivot rejoint Forez Feurs basket.

En 20 matchs, Madiop avait une moyenne de 8 point et 6,4 rebonds par rencontre. Il est le 6ème rebondeur de la ligue avec une moyenne de trois rebonds par match.

Madiop Ndiaye, fier de défendre les couleurs de son nouveau club, promet de ‘’rester constant avec son nouveau club et de l’aider à atteindre ses objectifs’’.

Bignona : une Ong locale offre 140 paquets de zinc à 20 familles sinistrées

Nuru Binako, une ONG locale qui œuvre en Casamance, en Gambie et en Guinée Bissau, a offert 120 paquets de zinc à plus de 20 familles sinistrées dans la sous-préfecture de Kataba 1, depuis le passage, le 27 juin dernier, d’un vent fort qui a arraché notamment les toitures de leurs maisons, a appris l’APS.

En présence du sous-préfet de Kataba 1 et du maire de la commune éponyme, le coordonnateur général de cette ONG, Mahfouz Fall, a remis le lot de zinc aux familles sinistrées qui sont localisées dans les villages de Darou Salam Chérif, Darou Khairy, Couram et Birkamading 2.

‘’Le 27 juin dernier, un vent fort suivi d’une pluie avait emporté les toitures de plusieurs maisons dans ces localités. Nous avions procédé au recensement des sinistrés. Nous avions saisi les autorités supérieures pour venir en aide à ces familles. C’est à ce moment que l’ONG Nurul Binako s’était signalée’’, a expliqué l’adjoint au sous-préfet de Kataba 1, Amadou Baba Ndiaye.

‘’Ces 140 paquets de zinc qui sont distribués aux familles, vont soulager ces personnes sinistrées. Beaucoup de maisons sont effondrées, des toitures endommagées dans les communes de Kataba 1 et de Diouloulou’’, a poursuivi M. Ndiaye.

‘’L’Etat ne peut pas tout faire. Ces 140 paquets de zinc nous ont coûté une enveloppe importante. Mais, c’est notre devoir. Nous sommes de la localité. En plus, l’Etat ne peut pas tout faire’’, a réagi le coordonnateur général de l’ONG « Nurul Binako’’.

‘’Nous l’avons fait pour soulager les populations sinistrées. Nous allons aussi poursuivre ces genres d’initiatives. Nous allons aussi trouver des techniciens pour accompagner les populations dans la reconstruction et la réhabilitation des habitations endommagées. Dans le lot des sinistres, il y a cinq maisons qui sont irrécupérables. Nous allons voir comment aider les propriétaires à reconstruire leurs habitations’’, a-t-il assuré.

Le maire de la commune de Kataba 1, Abdoulaye Badji, a plaidé pour ‘’une meilleure collaboration et une meilleure coordination dans les différentes interventions sociales menées par les ONG et les structures de l’Etat dans nos localités’’.

Mame Adama Guèye de « Sénégal Bu Bess » en tournée à Kaffrine

Le leader du mouvement politique « Sénégal Bu Bess » (un Sénégal nouveau), Me Mame Adama Guèye a effectué, dimanche, une tournée politique, à Kaffrine (centre) en vue d’expliquer à ses militants les missions et visions de son dudit mouvement, a constaté l’APS.

Ce mouvement politique a pour entre autres missions de faire du Sénégal, un « pays prospère et fondé sur des valeurs d’éthique » a indiqué Mame Adama Guèye à des journalistes.

« Nous voulons aussi un Sénégal dirigé par des Sénégalais imbus du culte de l’intérêt général et dévoués à la satisfaction des intérêts du citoyen dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’emploi, de la sécurité entre autres » a-t-il ajouté.

Le leader du mouvement « Sénégal Bu Bess » estime que « le problème du Sénégal ce n’est pas un problème d’alternance ou de régime. C’est un problème de système ».

C’est pourquoi, il a préconisé l’instauration d’une « nouvelle République du Sénégal (…) ».

« Nous prônons la réhabilitation de l’école qui est un maillon fondamental de la République. Aujourd’hui, l’école publique est laissée tomber » a dit Mame Adama Guèye.

En outre, le leader de « Sénégal Bu Bess » qui dit être dans une dynamique de construction et d’échange a appelé à « privilégier le secteur privé national ».

Mame Adama Guèye qui promet de dévoiler « dans le meilleurs délais » son programme de gouvernance a également évoqué l’affaire Khalifa Sall, maire emprisonné de Dakar et les inondations à Kaffrine.

Il dit espérer que « la Cour d’Appel de Dakar tirera les conséquences de l’arrêt très clair de la CEDEAO » sur le dossier du maire de Dakar.

Parlant des inondations que vivent les populations de Kaffrine, Me Mame Adama Guèye dit être persuadé que « le gouvernement a des solutions nécessaires pour éradiquer ce phénomène ».

Parution de deux nouveaux ouvrages du professeur Ismaïla Madior Fall, ce lundi

Le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Professeur Ismaïla Madior Fall, publie deux nouveaux ouvrages ce lundi, chez l’Harmattan-Sénégal, a appris l’APS.
‘’La réforme constitutionnelle du 20 mars 2016 au Sénégal. La révision consolidante record’’, est le titre du premier ouvrage.
‘’Adoptée par référendum, cette réforme s’est voulue intemporelle, inclusive et couvre plusieurs aspects fondamentaux de la vie politique et institutionnelle : les droits fondamentaux, le Président de la République, l’Assemblée, les rapports entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif, la justice constitutionnelle, la procédure de révision de la Constitution, la décentralisation et la déconcentration …’’, rappelle la quatrième de couverture du livre.
Le texte souligne qu’’’une des plus grandes originalités de la réforme est l’insertion de clauses d’éternité qui ferment la porte aux révisions déconsolidantes contenues par le passé’’.
Le second ouvrage a pour titre : ‘’Les élections présidentielles au Sénégal (de 1963 à 2012)’’.
‘’Depuis l’origine, le Sénégal a organisé dix élections présidentielles (…). L’étude de ces élections permet de connaître la structure républicaine de l’Etat, de comprendre la culture politique du pays, de tâter le pouls de la société, de connaître le peuple sénégalais, de prendre la mesure de la respiration démocratique et d’évaluer la qualité de la pratique démocratique’’ est-il notamment écrit en guise de résumé.

Ziguinchor : une association veut inciter les filles à embrasser les filières scientifiques

L’Association des femmes pour la promotion des sciences et de la technologie au Sénégal (AFStech/Sénégal) a organisé cette semaine un forum visant à une meilleure implication des jeunes filles dans les filières scientifiques, en vue de relever les défis de la mondialisation, a appris l’APS.
Tenu au lycée Djinabo de Ziguinchor, en présence de plusieurs écolières et d’experts des technologies, ce forum a été axé principalement sur ‘’Le numérique au service des villes et communes’’.
La rencontre a été parrainée par Benoit Sambou, président de la Commission nationale du dialogue des territoires (CNDT), et de Makhtar Wade, directeur général de l’Agence sénégalaise pour la propriété industrielle et l’innovation technologique (ASPIT).
‘’C’est une opportunité donnée aux élèves du lycée de Djinabo de Ziguinchor de bénéficier d’une certaine expertise dans le domaine des sciences avec des panélistes de haut niveau. Cela permettra aux jeunes écolières de contribuer pleinement à relever les défis de la mondialisation. Le numérique est devenu incontournable’’, a déclaré Xavier Diatta, représentant des deux parrains.
Spécialiste des systèmes embarqués à bord des avions et par ailleurs conseiller technique à la CNDT, M. Diatta a encouragé les filles à ‘’avoir le courage d’embrasser les filières scientifiques’’, saluant le fait que ‘’toutes les politiques déclinées par l’Etat ont une composante genre’’.
‘’Les femmes et les filles sont sous représentées dans les matières scientifiques et techniques. C’est pourquoi nous avons créé cette association pour corriger ce déséquilibre. Beaucoup d’efforts sont en train d’être consentis pour promouvoir l’enseignement des filles dans les matières scientifiques’’, a déclaré Aminata Collé Faye Ndiaye, présidente d’AFStech/Sénégal.
‘’Aujourd’hui, le Sénégal compte beaucoup de femmes médecins, professeures dans les matières scientifiques, des ingénieurs en mécanique, en électromécanique et en agriculture’’, s’est félicitée Mme Ndiaye, avant d’inviter les filles à faire ‘’bon usage’’ de l’internet.
‘’Avec le numérique, toutes les opportunités sont offertes. L’internet nous permet de nous soigner même à distance avec la télémédecine, d’acheter et de vendre avec le commerce en ligne. Mais, il faut que les gens, notamment les filles, se connectent utilement, en évitant de passer beaucoup de temps sur certains réseaux sociaux’’, a-t-elle préconisé.

Fleuve Sénégal : deux lamantins sauvés par lIiref de Matam

L’Inspection régionale des eaux et forêts (IREF) de Matam a annoncé avoir sauvé vendredi deux lamantins piégés dans les eaux d’un bras du fleuve Sénégal.

L’opération de sauvetage a été menée par le commandant Lassana Ba et ses équipes, le service de pêche et l’Agence nationale d’aquaculture (ANA), précise-t-elle, dans un communiqué parvenu à l’APS.
C’est après avoir reçu une alerte qu’ils se sont rendus aussitôt sur les lieux ce vendredi soir pour ‘’les sauver et les relâcher’’.
‘’Ces mammifères des eaux douces et marins sont protégés par l’IUCN [Union internationale pour la conservation de la nature] et la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction), signé par notre pays.’’

La Fraak veut favoriser l’exploitation du potentiel économique de Kébémer (Diagne Fada)

La Foire des ressources agricoles et animales de Kébémer (FRAAK) a pour objectif de faciliter l’exploitation du potentiel économique dont regorge ce département, a déclaré le président dudit conseil départemental, Modou Diagne Fada.

‘’Cette initiative vise à favoriser l’exploitation du potentiel dont regorge notre département’’, a déclaré M. Diagne à la presse, samedi, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de cette foire de trois jours, officiellement ouverte par le gouverneur de Louga, Alioune Badara Mbengue.

‘’Le conseil départemental est une collectivité locale créée pour impulser le développement socio-économique du département, et Kébémer a la spécificité d’avoir plusieurs atouts’’, a dit Modou Diagne Diagne.

Parmi ces atouts, il a évoqué‘’la façade maritime’’ et l’’’appartenance’’ de cette zone au bassin arachidier et à la zone sylvo-pastroale. « Ainsi constitué, Kébémer possède des atouts non encore exploités dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche’’, a-t-il encore vanté, avant d’exprimer sa volonté de faire profiter au département de l’énorme potentiel en place.

‘’L’initiative vient à point nommé dans la mesure où les producteurs ont longtemps cherché à faire valoir leur labeur à la face du monde et cette foire va permettre aux différents acteurs de vendre, prendre des contacts et tisser des réseaux de relations pour donner corps à l’économie locale’’, a-t-il magnifié.

Le gouverneur de Louga, Alioune Badara Mbengue, a encouragé une telle initiative et affiché son émerveillement ‘’après avoir visité les différents stands exposant des richesses qui ne demandent qu’à être montrées à la face du monde pour etre valorisées’’.

20 milliards fcfa investis annuellement contre le paludisme (coordonnateur Pnlp)

L’Etat du Sénégal injecte, chaque année, au moins 20 milliards de francs CFA pour accélérer l’élimination du paludisme, a révélé samedi, à Saly-Portudal (Mbour, ouest), le coordonnateur du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), Doudou Sène.

‘’Au total, [ce seront] 65 milliards de francs CFA pour les trois prochaines années pour pouvoir réussir l’élimination du paludisme au Sénégal. Le paludisme est presque cantonné à certaines zones, notamment Tambacounda, Kédougou, Kolda, Diourbel et Kaolack’’, a-t-il expliqué, à l’occasion d’une rencontre politique à Saly-Portudal.

Par contre, dans d’autres zones, seuls quelques cas sont recensés, comme dans la région de Thiès qui, de façon globale, se situe dans la zone verte, avec moins de cinq cas pour mille habitants. La même situation prévaut dans les régions de Matam, Saint-Louis et Louga.

‘’L’utilisation de la moustiquaire imprégnée, c’est l’arme la plus absolue pour se protéger contre le paludisme’’, a indiqué le Dr Doudou Sène, selon qui le Sénégal a enregistré ‘’un recul global’’ du taux de prévalence parasitaire, qui se situe à 0,3% pour l’ensemble du territoire national.

Il a appelé à ’’maintenir les acquis que nous avons obtenus et aussi travailler dans le sens de traduire en acte, au niveau communautaire, la vision du chef de l’Etat’’, Macky Sall. Il a assuré que « le principal intrant de lutte contre le paludisme, la moustiquaire imprégnée, sera disponible en quantité sur toute l’étendue du territoire national, notamment pour les femmes enceintes et les enfants âgés de 0 à 5 ans.

Macky Sall alloue 1 milliard fcfa aux éleveurs victimes des intempéries

Le chef de l’Etat, Macky Sall, a annoncé, jeudi à Bokki Dior, dans la commune de Ribot Escale, département de Koungheul (Kaffrine), sa décision d’allouer une enveloppe d’un milliard de francs CFA aux éleveurs dont le cheptel a été tué par les pluies enregistrées la semaine dernière, a constaté l’APS.

Arrivé à 15h 15 dans ce village de la commune de Ribot Escale pour réconforter les populations, notamment les éleveurs qui ont perdu des milliers de têtes de bétail lors des intempéries de la semaine dernière, le chef de l’Etat a décidé d’allouer un milliard de FCFA aux éleveurs.

Cette enveloppe est destinée aux éleveurs des départements de Kaffrine, Kanel, Koungheul, Koupentoum, Linguère, Louga, Malem Hodar, Matam, Tambacounda, Podor et Ranérou.

Macky Sall a promis que « les sinistrés pourront percevoir leur compensation dès ce vendredi ».

Au total, 22.992 têtes de bétail, dont 12173 dans la région de Kaffrine, ont été perdues lors de cette intempérie, a rappelé le chef de l’Etat.

Dès son arrivée à Bokki Dior, le Président Sall est allé visiter le troupeau du député-maire de Ribot Escale, Yaya Sow, qui a perdu 87 têtes d’ovins et de caprins.

Le chef de l’Etat, accompagné entre autres par les ministres en charge de l’Elevage, Aminata Mbengue Ndiaye, et du Renouveau urbain, Diène Farba Sarr, a engagé le gouvernement à apporter un « appui constant » aux éleveurs en mettant, dit-il, « l’accent sur les mesures préventives ».

Macky Sall a aussi appelé à renforcer les acteurs sur la nécessité de souscrire une police d’assurance dédiée à l’élevage extensif.

Le Président Sall a également souhaité la promotion de la culture fourragère, et invité les commerçants à vendre les aliments de bétail à des « prix raisonnables » pour faciliter l’approvisionnement du bétail.

Casamance : 600 femmes formées au leadership et à la bonne gouvernance

Au total, 600 femmes de trois communes de la région natruelle de Casamance (sud) ont reçu une formation dans les domaines de la bonne gouvernance et du leadership féminin, en vue d’une meilleure implication dans la gestion des collectivités territoriales, a constaté l’APS.

Cette formation entre dans le cadre d’un projet piloté par le Comité régional de solidarité des femmes pour la paix en Casamance/USOFORAL, un groupement de promotion féminin basé à Ziguinchor.

Le projet intervient dans les communes de Djinaky et de Djibidione, dans le département de Bignona et de celle de Diacounda, dans la région de Sédhiou.

‘’Ce projet vise à contribuer au renforcement de la bonne gouvernance et du leadership féminin dans ces trois communes’’, a précisé Aissatou Diallo, chargé de sa mise en œuvre.

« Ce programme permet aussi aux femmes de se former sur les questions de bonne gouvernance, de la certification citoyenne mais aussi sur les questions de gestion des affaires communales’’, a expliqué Mme Diallo, chargée de projets au sein d’USOFORAL.

Le renforcement de la participation et la représentativité des femmes rurales, le développement et le contrôle citoyen au niveau des conseils municipaux des trois communes ciblées, font aussi partie des objectifs principaux de ce programme, a poursuivi Aissatou Diallo.

Dans les différentes communes ciblées, le programme suscite beaucoup d’espoirs chez les femmes et chez les élus locaux qui ‘’sont prêts à accompagner’’ cette initiative d’USOFORAL.

’’Ce programme vient à son heure. Il est important pour les femmes. Nous sommes prêts à accompagner le programme pour une mise en œuvre correcte et efficiente’’, a assuré le maire de Djinaky Moustapha Lo Diatta, par ailleurs secrétaire d’Etat en charge des Organisations paysannes.

L’adjoint au préfet de Kataba (Bignona), Adama Baba Ndiaye, a assuré de ‘’l’accompagnement des autorités administratives pour un meilleur plaidoyer allant dans le sens de résoudre les nombreuses doléances des femmes rurales’’.

« M-jangale », premier prix d’un concours national sur l’innovation

La solution technologique « M-Jangale » (Mobile éducation) a remporté le premier prix d’un concours national sur l’innovation lancé en février dernier par l’opérateur téléphonique Expresso, pour récompenser un projet innovant dans le domaine des technologies de l’information et de la communication.

’’M-Jangale’’ faisait partie des 10 projets retenus pour cette première édition et dont les porteurs ont bénéficié d’un programme de mentorat de membres très influents de l’écosystème entrepreneurial du Sénégal, ainsi que d’un encadrement en business coaching, développement personnel et mise en relation.

’’M-Jangale’’ nourrit l’ambition de vulgariser davantage les nouvelles technologies en les rendant accessibles au plus grand nombre dès le plus jeune âge, selon son concepteur, Babacar Diop.

« On a mis en place un programme très complet de formations dispensé auprès des populations les plus vulnérables économiquement pour leur ouvrir l’accès à terme des carrières professionnelles dans les sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (STEM) », a expliqué le jeune étudiant développeur, mercredi à Dakar, devant le jury avant la délibération.

Pour ce faire, il a préconisé la mise en place de modules de formation pour « mettre l’enfant au cœur de son propre savoir ».

Le deuxième prix attribué à l’issue de cette première session d’incubation est revenu à la solution « Sunubus », une application mobile collaborative et prédictive de géolocalisation de bus.

Avec cette innovation, les utilisateurs des lignes de transport « Dakar Dem Dikk » ou de bus « Tata » peuvent partager « en temps réel », à partir de cette application, l’itinéraire des bus, leur position, entre autres.

La solution « Ayyana Tech », lauréat du 3e prix, consiste en une innovation destinée aux agriculteurs et exploitants d’espaces verts.

Selon la présentation qui en a été faite devant la jury, elle permet, d’une part, de détecter la nature des sols et d’un environnement donné pour conseiller de façon « très précise » les agriculteurs sur le choix et la méthode de culture adaptée.

Cette solution technologique permet d’autre part de gérer à distance le système d’arrosage des espaces en fonction de leurs besoins réels.

Pour la première édition de ce concours dédié aux étudiants et aux jeunes entrepreneurs, près de 500 candidats ont présenté des applications relevant de divers domaines, l’éducation, la santé avec « Senvitale », l’agriculture avec « Ecobuilders » et « Ayyana tech », ainsi que les transports avec « Easytickets » et « Sunubus ».

Selon les organisateurs, ce concours national sur l’innovation visait offrir aux jeunes étudiants l’opportunité de devenir des « acteurs majeurs » des industries des technologies de l’information.

L’objectif du concours consistait ainsi à récompenser un projet jugé innovant, à savoir une innovation technologique ou une idée de nouveaux modes d’utilisation des technologies appliquées à toutes les disciplines.

De cette manière, les promoteurs du concours souhaitaient encourager les candidats de toutes les régions non seulement à innover mais aussi à développer leur sens de l’entreprenariat en profitant de l’occasion pour créer une start-up, a rappelé le directeur de l’Innovation Modou Khaya.

La cérémonie de remise des prix a été précédée d’un forum ouvert au public pour permettre aux porteurs de projets de présenter leurs innovations.

Planification du développement : le Giz veut aider à intégrer le changement climatique

L’Agence allemande de coopération internationale (GIZ) veut apporter sa contribution à la planification du développement au Sénégal, à travers l’intégration de la dimension changement climatique, a indiqué mercredi son conseiller technique, Ndiaga Diop.

‘’On a fait une analyse des processus de planification au Sénégal. Il se trouve que des institutions comme l’Assemblée nationale, le Conseil économique, social et environnemental (CESE), le Haut Conseil des collectivités territoriales (HCCT) et même les élus locaux peuvent jouer un rôle fondamental’’, a estimé M. Diop.

Il s’exprimait à Saly-Portudal (Mbour, ouest) au cours d’un atelier de formation des acteurs institutionnels sur le changement climatique. Cette rencontre est co-organisée par le GIZ et le Fonds des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), à travers le projet d’appui scientifique au processus de plans nationaux d’adaptation du Sénégal (PAS-PNA 2016-2019).

Pour le député Cheikh Seck, président de la Commission développement et aménagement du territoire de l’Assemblée nationale, les parlementaires et autres conseillers territoriaux ont ‘’une reponsabilité grandissante’’ face aux effets du changement climatique’’. Selon lui, ils sont ’’confrontés tous les jours à des interrogations et incertitudes’’.

‘’C’est la raison pour laquelle nous saluons la tenue de cette formation qui est venue à son heure pour nous capaciter et nous mettre au diapason des tenants et aboutissants du changement climatique, qui constitue une actualité brûlante et une préoccupation majeure’’, a dit M. Seck.

Il a souligné que lui et ses collègues ont « besoin d’être armés, outillés’’, pour être à même de « prendre en compte les préoccupations de notre environnement et de nos populations, et d’accompagner l’Etat du Sénégal dans la lutte contre les effets néfastes du changement climatique’’.

Le Sénégal, a-t-il rappelé, a ratifié des accords et autres protocoles et c’est le moment maintenant de s’arrêter pour faire l’évaluation de ce qui a été fait et de voir s’il ne faut pas ‘’accélérer la cadence’’ pour faire face à ce fléau.

Pour Chérif Habib Aïdara, président de la Commision environnement, ressources naturelles et industries extractives du Haut Conseil des collectivités territoriales (HCCT), le Sénégal est confronté à de sérieux problèmes environnementaux.

Il en veut pour preuve l’érosion côtière, la salinisation des terres, la surexploitation des ressources naturelles, entre autres méfaits du changement climatique auquel l’agriculture et l’ensemble des activités économiques doivent s’adapter.

‘’Plus de soixante espèces d’arbres risquent de disparaitre dans la zone sud du pays. On est en train de planter une muraille verte vers le nord, mais, en même temps, on assiste à la déforestation dan le sud’’, a déploré M. Aïdara, maire de Bonconto (Kolda, sud).

Pour Makhfousse Sarr de la FAO, des échanges entre experts en changement climatique et acteurs institutionnels sur notamment les conséquences actuelles et potentielles du changement climatique paraissent pertinents, au regard des enjeux et risques liés au changement climatique ainsi qu’aux engagements au niveau international.

‘’Nous sommes conscients que toute décision de développement durable doit nécessairement être résiliente au changement climatique. Autrement dit, prendre en compte l’adaptation et l’atténuation. La prise en compte de ces deux dimensions dans les décisions de développement ne peut être effective que si la problématique du changement climatique est bien comprise’’, a insisté M. Sarr.

Mbour : une nouvelle structure pour prendre en charge les préoccupations des pêcheurs

Des pêcheurs issus de différentes régions maritimes du pays ont décidé de prendre en charge leurs propres préoccupations, en mettant en place une nouvelle structure dénommée ‘’Union nationale de la pêche artisanale du Sénégal (UNAPAS), a constaté l’APS.

‘’Désormais, nous n’allons plus laisser à d’autres personnes de parler ou d’agir au nom des pêcheurs alors qu’en réalité, ce sont des gens qui ne sont là que pour leurs propres intérêts. Nous allons maintenant prendre en charge nos propres préoccupations’’, a déclaré le président de cette nouvelle structure, Abdoulaye Ndao.

Selon ses initiateurs, qui faisaient face à la presse mercredi à Mbour, l’UNAPAS est mise en place par de ‘’vrais pêcheurs’’ et dans l’optique de promouvoir le développement économique du secteur.

L’une des principales préoccupations de ces pêcheurs et qui figure en pôle position dan les objectifs de l’UNAPAS, c’est la ‘’formalisation du secteur de la pêche’’ qui, selon ses responsables, constitue ‘’le maillon fort’’ de l’économie sénégalaise.

‘’Nous allons travailler à la massification de notre structure et à l’harmonisation de nos efforts pour redorer le blason de ce secteur névralgique de l’économie sénégalaise qui est confronté à de sérieux de problèmes, en plus de la raréfaction de la ressource halieutique’’, a dit Abdoulaye Ndiaye, secrétaire général de l’UNAPAS, section Mbour.

Abdoulaye Ndiaye et ses collègues sont d’avis qu’il faut mettre en place des stratégies allant dans le sens de lutter contre l’insécurité des pêcheurs en mer.

‘’Le seul port du gilet de sauvetage ne garantit pas la sécurité des pêcheurs en mer. Depuis cinq ans maintenant, on nous parle de puces informatisées. Au 21ème siècle, avec les progrès technologiques, la puce informatisée ferait l’affaire face aux nombreux cas de disparition des pêcheurs sénégalais’’, a suggéré M. Ndiaye.

Sortie de « Sunu folk’’, une compilation de dix artistes

Dix artistes de nationalités différentes ont sorti, mercredi, à Dakar, une compilation intitulée ‘’Sunu folk’’ (Notre folk en wolof) et produite par le label ‘’Afrik melo’’, du chanteur sénégalais Yoro Ndiaye.

Autour de ce disque, présenté à la maison de la culture Douta Seck, se sont réunis de jeunes chanteurs et musiciens africains.

Il s’agit du Mauritanien Baba Ciré, qui a interprété la chanson ‘’L’unité africaine’’, de la Camerounaise Sanzy Viany avec le morceau ‘’Ngul Yam’’, du Burkinabé Patrick Kabré (‘’Dunya’’), de Jessica Loren Monteiro, une Sénégalaise d’origines cap-verdienne) avec ‘’Marianne’’.

Des chanteurs sénégalais connus sur la scène musicale en font également partie, notamment Cheikh Diaw Diop (‘’Droit de l’enfant’’) ou encore Demba Guissé (‘’Jam’’).

Yoro Ndiaye, l’initiateur du projet, a expliqué pour cette première expérience, le choix a été fait sur la base de son carnet d’adresse.

‘’Ce sont des artistes que je connaissais déjà, mais il fallait qu’ils jouent un instrument et évoluent dans la musique folk’’, a-t-il justifié.

Outre la provenance diverse des artistes, tous de l’Afrique de l’Ouest, le contenu des chansons renvoie à la paix, à l’unité, l’amour et l’humain.

‘’Les titres n’ont pas été imposés, chacun est venu avec son inspiration. Parfois, il nous arrive de les orienter pour parfaire leur travail. Mais, on a plus travaillé sur l’arrangement’’, indique Yoro Ndiaye.

Débuté il y a un an, l’enregistrement de cette compilation a été réalisé à Dakar.

Le label ‘’Afrik melo’’ de Yoro Ndiaye a bénéficié d’un financement de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) dans sa rubrique ‘’Contrat de confiance’’, en soutien aux initiatives culturelles.

‘’Nous avons reçu un financement de l’Organisation internationale de la Francophonie avec une première phase pour l’extension de notre label +Afrik melo+ et dans la deuxième phase, nous avons décidé d’en faire bénéficier à des jeunes artistes, d’où cette compilation’’, explique l’interprète de ‘’Xaritt’’.

Le festival ‘’Sunu folk’’, d’une durée de deux jours et prévu les 13 et 14 juillet prochains à la maison de la culture Douta Seck, est initié pour accompagner la promotion cette compilation.

Le parrain de cette première édition est le chanteur Ismaïla Lo.

‘’Je suis fier et content de voir que la relève est bien assurée, Alhamdoulilah ! Je leur souhaite longue carrière. Je suis content du choix fait sur ma personne’’, a dit l’interprète de ‘’Tajabonne’’, qui dit être un ‘’fan’’ de Yoro Ndiaye.

Le festival prévoit le 13 juillet une prestation d’artistes interprétant les tubes du parrain Ismaïla Lo, et le meilleur aura un single comme récompense. Le lendemain, les artistes de la compilation et leur mentor Yoro Ndiaye se produiront tour à tour sur la scène de Douta Seck.

Selon Yoro Ndiaye, le ministère de la Culture les accompagne en mettant à leur disposition l’espace de Douta Seck et la sonorisation du FESMAN.

Gestion des ressources naturelles : la tutelle déterminée à enclencher « une dynamique nationale »

Le ministère de l’Environnement et du Développement durable, a réaffirmé mercredi son engagement à susciter « une dynamique nationale » visant l’amélioration de la gestion des ressources naturelles, l’intégration des principes de durabilité dans les politiques et le renforcement de la résilience des populations aux changements climatiques, a indiqué le directeur de cabinet, Cheikh Dieng.

« Une approche basée sur la gouvernance et le renforcement des compétences est une impérieuse nécessité pour l’atteinte de ces objectifs », a indiqué, à ce sujet, le directeur de cabinet du ministère de l’Environnement, Cheikh Dieng.

Il présidait, mercredi la cérémonie officielle d’ouverture d’une session de formation consacrée à la passation de marchés, à l’intention des agents du ministère de l’Environnement et du Développement durable.

Suivant cette nouvelle perspective, « de nouveaux défis s’imposent aux acteurs, dans le cadre de la réforme institutionnelle en cours’’ du département de l’Environnement, a souligné Cheikh Dieng.

Selon M. Dieng, « les documents stratégiques ont montré que le renforcement des capacités et les innovations en matière de passation des marchés, constituent sans nul doute des leviers pour garantir l’efficacité dans nos actions ».

De fait, cette session de renforcement de capacités et de mise à niveau des acteurs de la commande publique permettra de partager des informations utiles sur les marchés publics, a-t-il fait observer.

« Nous devons nous adapter à la dynamique des réformes en cours pour nous mettre à niveau constamment, et garantir notre efficacité », a insisté Cheikh Dieng, selon qui cela passe par une bonne gouvernance et une appropriation des procédures de passation des marchés publics.

L’Ong Tostan sensibilise contre l’excision et les mariages précoces à Tambacounda

L’ONG Tostan a entamé mercredi une campagne de sensibilisation contre les mariages précoces et l’excision dans 12 villages du département de Tambacounda (est), où ces phénomènes existent à une échelle jugée encore préoccupante.

« Les pourcentages d’enfants excisées ou mariées restent encore élevés dans la région de Tambacounda. Beaucoup de communautés ont déjà fait part de leur volonté d’abandonner l’excision, mais le mal est encore là », a constaté Harouna Sy, le coordonnateur de Tostan dans les régions de Kédougou (sud-est) et Tambacounda.

Il prenait part à « un atelier de présentation de la situation des mariages d’enfants et de l’excision » dans ces deux régions.

L’atelier a eu lieu à l’occasion d’une campagne contre ces pratiques par l’Unicef, le gouvernement du Sénégal et le Fonds des Nations unies pour la population.

A Tambacounda et Kédougou, environ 42 % des filles dont l’âge est compris entre neuf et 15 ans ont été excisées ou données en mariage, affirme M. Sy, tout en reconnaissant que les mariages précoces et l’excision sont moins pratiquées qu’auparavant.

« Nous étions à 85 % il y a quelques années. Aujourd’hui, 48 % des filles sont excisées. Et une fille sur trois est mariée avant l’âge de 16 ans », a-t-il précisé, ajoutant : « Les chiffres restent alarmants, ce qui signifie que nous devons persévérer dans la sensibilisation. »

« Beaucoup de communautés ont arrêté ces pratiques néfastes pour la santé de l’enfant. Toutefois, nous devons continuer la sensibilisation jusqu’à leur éradication », a poursuivi Harouna Sy.

C’est une nécessité de former et de sensibiliser les jeunes sur « les méfaits » de la pratique de l’excision, et de leur faire connaître les lois en vigueur interdisant cette pratique, a-t-il dit.

L’Assemblée nationale a adopté une loi interdisant la pratique de l’excision depuis la fin des années 90, mais cette pratique est encore persistante au Sénégal.

CM 2018 : quatre supporters sénégalais manquent à l’appel, au départ de moscou

La délégation officielle sénégalaise à la Coupe du monde 2018 (14 juin-15 juillet) a constaté l’absence de quatre supporters des Lions du Sénégal, lors de son départ de Moscou, mardi, a appris l’APS auprès de ses dirigeants.

« Effectivement, trois supporters du 12e Gaïndé (le club des supporters des Lions, Ndlr) et un [membre] du Stade de Mbour ne sont pas rentrés mardi comme il était convenu », a déclaré le directeur de la Haute compétition au ministère des Sports, Souleymane Boune Daouda Diop.

Le DHC qui était venu accompagner personnellement la délégation à l’aéroport de Moscou-Domodedovo, au moment du départ de la délégation des supporters sénégalais pour Dakar, a tenu à « ne pas aller à des conclusions hâtives » sur leur absence.

« Ils ont le droit de rester en Russie jusqu’au 25 juillet », a-t-il précisé.

L’Association du 12e Gaindé, elle, n’avait pas encore la preuve de l’absence des supporters en question, selon son président, Issa Laye Diop.

« J’ai reçu les supporters hier (mardi). Et jusqu’à ce matin, nous vérifions encore si tout le monde est rentré. Je reviendrai vers vous, dans tous les cas, pour infirmer ou confirmer l’information », a-t-il dit à l’APS.

Peul Wade, vice-président de l’Association des supporters du Stade de Mbour, a rejeté l’éventualité d’une tentative d’émigration clandestine, concernant le membre de son club déclaré absent.

« Au pire des cas, il va rentrer en payant lui-même son billet d’avion », a-t-il dit.

’’Personnellement, j’avais été invité à passer quelques jours en France, mais j’ai préféré retourner au Sénégal avant de repartir, pour éviter les conjectures », a ajouté M. Wade dans un éclat de rire.

Malamine Tamba, le président d’ »Allez Casa », précise que « toutes les 50 personnes » parties représenter ce club de supporters étaient présentes à l’aéroport de Moscou pour regagner Dakar.

« Aucun membre de notre association n’a en tête l’idée de profiter de ce voyage pour faire de l’émigration clandestine », a assuré M. Tamba.

Des témoins ont signalé la présence de candidats à l’émigration clandestine parmi les supporters des Lions du Sénégal. Des médias ont annoncé l’arrestation de sept d’entre eux à la frontière russo-finlandaise.

Accord de pêche avec Nouakchott : un quota de 50.000 t pour les pêcheurs sénégalais (ministre)

Le nouveau protocole d’accord de pêche signé lundi entre le Sénégal et la Mauritanie autorise les pêcheurs sénégalais à capturer 50.000 tonnes de poissons dans les eaux mauritaniennes, a annoncé mardi le ministre sénégalais de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye.

Il en a fait la révélation lors d’une rencontre avec les acteurs de la pêche de Saint-Louis, en présence du préfet du département et du maire de Saint-Louis, Mansour Faye.

Lors de cette rencontre, il a confirmé la signature, lundi, à Nouakchott, d’un nouvel accord de pêche entre les deux pays, dans le cadre duquel la Mauritanie va accorder 400 licences aux pêcheurs sénégalais.

L’accord stipule aussi que ces derniers devront ‘’payer’’ 10 euros par tonne. Cinq autres euros seront supportés par l’Etat sénégalais, a indiqué M. Guèye, qui évoque un montant annuel de 164 millions de francs CFA.

Il a précisé que ‘’la signature de l’accord de pêche’’, prend effet à partir de la date de sa signature. Il a signalé que les pécheurs sénégalais ‘’bénéficient’’ d’une période transitoire d’un an, pour ‘’débarquer’’ leurs produits à Mboyo, village mauritanien situé 2,5 kilomètre de la frontière qui sépare les deux pays.

Selon lui, cette ‘’période transitoire’’ est ‘’accordée’’ aux pécheurs sénégalais, en attendant que les autorités mauritaniennes construisent le port de débarquement de Mboyo, afin que tous les ‘’débarquements’’ se fassent en terre mauritanienne.

Le ministre a aussi demandé aux pécheurs de ‘’respecter l’esprit’’ de cette transition, car tous les produits de pêche feront l’objet d’un ‘’contrôle’’ par les autorités mauritanienne et sénégalaise, tant la quantité, que la qualité des tonnages qui seront débarqués.

Le ministre de la Pêche s’est félicité de ‘’l’engagement’’ des deux chefs d’Etats, Macky Sall et Mohamed Ould Abdel Aziz, qui ont donné des ‘’instructions’’ à leurs deux ministres de la pêche, pour ‘’finaliser’’ ces accords de pêche, au grand bonheur des pécheurs saint-louisiens.

Les différents représentants des pêcheurs de la Langue de Barbarie, au nom des leurs collègues, ont adressé des ‘’remerciements’’ au président Macky Sall et au président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz qui ont, selon eux, ‘’œuvré’’ pour ‘’l’aboutissement’’ de la signature de ces accords.

Ils ont aussi salué ‘’l’engagement’’ du ministre de la Pêche, Oumar Guèye, et du maire de Saint-Louis, Mansour Faye, pour leur ‘’forte implication’’ dans ce dossier.

Vers la création d’une brigade motorisée pour la surveillance douanière sur les autoroutes

Le Groupement polyvalent de recherches et de répression de la fraude (GPR), basé à Thiès (ouest), envisage de créer une brigade motorisée qui devrait permettre aux services des douanes de mieux s’adapter à l’avènement des autoroutes, a annoncé son chef le lieutenant-colonel Mamadou Dieng Sow.

Le chef du GPR a indiqué, dans un entretien avec l’APS, qu’il est prévu dans les locaux en construction de cette structure à compétence nationale, non loin de la légion de gendarmerie de Thiès,une brigade motorisée qui lui sera directement rattachée.

« On a prévu là-bas une brigade motorisée, une brigade cynophile. Nous avons pensé qu’aujourd’hui avec l’avènement des autoroutes à péage, les fonctions de contrôle douanier risquent d’être réduites », a dit le lieutenant-colonel.

Il a souligné la nécessité d’apporter « une réponse » à cette nouvelle situation où la fluidité du trafic, « la priorité en matière d’autoroute à péage », empêche d’ériger des postes de contrôle sur ces infrastructures routières.

« L’ouverture d’Ila Touba c’est pour bientôt. S’il n’y a pas de contrôle de Dakar à Touba, les gens peuvent (convoyer) de la drogue, de la fraude ou des armes sans être inquiétés », a-t-il dit.

« C’est pourquoi, nous avons pensé à créer une brigade motorisée qu’on va rattacher au GPR » et qui sera commandée par un adjudant avec des éléments qui seront « bien formés » à la conduite de motards et qui vont opérer sur ces autoroutes à péages, a-t-il détaillé.

Selon lui, cette brigade qui sera utile « ne serait-ce que pour la dissuasion », pourra faire des ciblages en cas de suspicion, pour suivre les suspects et les contrôler au niveau des aires aménagées à cet effet près des postes de péages.

Le Groupement réfléchit, dans le moyen terme, à l’usage de scanners mobiles, après le déploiement de cette brigade. Il est en outre prévu de créer, dans ses nouveaux locaux, un groupe cynophile avec des chiens renifleurs qui seront formés à la détection de drogues ou d’armes, a ajouté le lieutenant-colonel Sow.

Un abri est prévu dans ce nouveau bâtiment pour ces animaux qui pourront aussi être utilisés au niveau de l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) à chaque fois que de besoin.

« La brigade motorisée et le groupe cynophile sont pris en compte par l’autorité pour permettre à la BPR de mieux remplir ses missions », a dit le lieutenant-colonel.

Ils viendront s’ajouter aux deux brigades polyvalentes dont dispose le GPR, qui va déménager « dans les meilleurs délais » dans son nouveau bâtiment construit non loin de la légion de gendarmerie sur un terrain de 2500 mètres carrés.

Il s’agit d’une ancienne maison des Travaux publics qui a été affectée à la douane, avec l’appui du gouverneur.

Le chantier qui a démarré en mai 2017 « est très avancé », a-t-il signalé, en faisant observer que la lutte contre la drogue « fait partie (du) maillon faible » du GPR, face à la difficulté d’obtenir des renseignements.

« La lutte contre la drogue fait partie de notre maillon faible. Notre problème, c’est le renseignement. Souvent, c’est des informateurs qui nous donnent des renseignements et qui parfois, versent dans le chantage », a-t-il déploré.

Il faut selon lui que l’administration des douanes, « si elle veut vraiment être efficace, mette en place un fonds spécial de renseignement, afin de motiver les informateurs », étant donné le « manque de collaboration » de la part des populations.

« Personne ne donne le renseignement gratuitement », fait-il valoir, avant de préconiser une délocalisation du renseignement vers la direction des opérations avec des agents formés dans ce domaine qui pourraient être affectés à l’étranger pour fournir des bulletins tant sur le plan de la fraude que du trafic.

Autrement, toute réforme dans ce domaine qui « n’intègre pas le renseignement est vouée à l’échec », a-t-il décrété.