Les aveux de la fille de Mame Makhtar Gueye contrediraient son père

Mame Makhtar Gueye de l’ONG Jamra, avait annoncé la disparition de sa fille depuis le soir du 14 février 2020. Alors que la police l’a retrouvée le samedi 15, le Lieutenant Dioum avait confié à la presse qu’il ne s’agissait pas d’un enlèvement. Il était même allé jusqu’à dévoiler que la fille de Mame Makhtar Gueye se trouvait dans une auberge avec son amant. La jeune fille est passée aux aveux lundi.

Mais Mame Makhtar Gueye s’était alors indigné de cette action du Lieutenant.

«Qu’est-ce qui explique cette précipitation suspecte du chargé de la communication de la police nationale, le Lieutenant Ndiassé Dioum, consistant à aller s’épancher dans une radio de la place pour déclarer ceci : « il n’y a pas eu d’enlèvement »! Qui a parlé d’enlèvement? j’ai clairement spécifié dans ma saisine (remise aux commissaires Dramé et Sangaré) que « ma fille a disparu »! ». Expliquait t-il en précisant que sa fille n’était pas vraiment lucide lorsqu’on l’avait retrouvée, et qu’il faudrait donc attendre pour en savoir davantage.

Aujourd’hui il y a donc deux versions avec un seul point commun : Fatou Gueye n’a pas été enlevée.

Selon le journal Le Témoin, la jeune fille aurait déclaré qu’elle avait effectivement un rendez-vous avec son amoureux pour la Saint Valentin. Sachant qu’il faisait déjà tard, elle aurait décidé de passer la nuit avec lui dans une auberge. C’est donc le lendemain (samedi), qu’elle a quitté l’auberge pour se rendre chez une amie qui habite à Yoff. Et c’est d’ailleurs une fois là bas qu’elle a su qu’on était à sa recherche.

Cependant son père soutenait qu’elle avait passé la nuit dans une famille dite Fall. La famille l’aurait contacté peu de temps après avoir signalé la disparition de sa fille sur les réseaux sociaux. Il serait dans l’attente des résultats gynécologiques de Fatou Gueye.

 

Saisie de 9 Kg de chanvre indien à Bokidiawé

La brigade de gendarmerie d’Ourossogui a saisi 9 kilogrammes de chanvre indien à Bokadiéwé. La gendarmerie a retrouvé la drogue enterrée dans une maison à Bokidiawé, une commune du département de Matam, renseigne l’APS.

Toujours d’après l’APS, la saisie a eu lieu dans la nuit du 15 au 16 février, entre 1 heure et 2 heures du matin, suite à un renseignement.

Trois individus interpellés dans cette affaire se trouvent en garde à vue avant de se retrouver au parquet de Matam.

Le trafic et/ou recel de drogue est devenu monnaie courante au Sénégal. Et rien qu’en janvier et février 2020, ce sont plus de 2 tonnes de drogue de genres confondus, que les autorités ont saisies sur le territoire sénégalais

Noo Lank dénonce l’arrestation abusive d’Ardo Gningue

Ardo Gningue, le coordonnateur de « Sénégal va mal », a été arrêté vendredi dernier à Tivaouane avant d’être transféré à Dakar, à la Division des investigations criminelles.

Il a été interpellé suite à la diffusion d’une vidéo de sur Facebook. Il y lançait un appel à se rendre devant les grilles du palais de la République pour dénoncer la détention arbitraire de Guy Marius Sagna. 

 

Le collectif « Noo Lank » a rendu publique un communiqué qui dénonce l’arrestation « arbitraire » d’Ardo Gningue et appelle à le soutenir. Le communiqué détaille également les circonstances et causes de son arrestation.

 

« En violation flagrante des droits et libertés consacrées par la constitution et les lois de notre pays, le régime liberticide, répressif et inique du président Macky Sall vient de prouver encore une fois son mépris pour les droits élémentaires des citoyens. Cet abus manifeste du régime de Macky Sall n’est qu’une forfaiture de plus dans la longue liste de ses dénis de droit qui ont fini de le présenter comme un tyrannosaure précoce de la constitution et de nos lois », déclarent les membres de Noo Lank.

 

« Nous avons récemment déclaré : « Nous dégageons toutes nos responsabilités sur tout ce qui arrivera dans les prochains jours. Nous ne pouvons plus retenir les gens décidés de riposter à la hauteur de l’injustice que les citoyens subissent, par la hausse injustifiée des prix de l’électricité, et par l’incarcération arbitraire et absurde du camarade Guy Marius Sagna », rappellent-ils

« Ces agressions contre les libertés et les droits fondamentaux, loin de la refroidir, décuplent la détermination des sénégalaises et des sénégalais à poursuivre le combat pour l’annulation de la hausse du prix de l’électricité, la libération de Guy Marius Sagna et Ardo Gningue », conclut la note.

 

Un réseau de prostitution démantelé dans un immeuble entier à Ouest-Foire

Les éléments de la 2ème section mœurs du Commissariat central de Dakar ont mis la main sur un vaste réseau de prostitution à Ouest-Foire. Il s’agissait en fait d’un immeuble entier dédié à cette activité.

En effet, des hommes et femmes occupaient cet immeuble en y exerçant le plus vieux métier du monde avec l’accord du propriétaire qui touchait « des commissions ». La perquisition qui a eu lieu a permis de trouver plusieurs preuves de l’exercice de prostitution dans cet immeuble de Ouest-Foire. La police y a trouvé et saisi des sacs remplis de préservatifs, des bouteilles de lubrifiants, des sex toys, et plusieurs autres objets.

La police a donc arrêté le propriétaire de l’immeuble, un certain S.G. qui a reconnu les faits. La prostitution devient monnaie courante dans la capitale sénégalaise. Et on découvre même que la nouvelle tendance est de s’y adonner dans des maisons à louer plutôt que dans les hôtels de passe comme par le passé. Selon plusieurs médias et témoignages de riverains, plusieurs personnes louent des habitations à Dakar pour ce genre de pratique.

 

Une mission de consultation de la BAD et de ses administrateurs à Dakar, à partir de lundi

La Banque africaine de développement (BAD) organise une mission de consultation de ses administrateurs à Dakar, à partir de lundi, a-t-on appris de ses services.

« Cette mission vise, d’une part, à renforcer la coopération entre la Banque et le gouvernement du Sénégal et, d’autre part, à évaluer le portefeuille et les engagements de la Banque dans le pays et constater, sur le terrain, l’état d’avancement de différents projets qu’elle finance’’, précisent-ils.

Dans ce cadre, une réunion est prévue avec le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, et son collègue Abdoulaye Daouda Diallo (Finances et du Budget), ainsi que le représentant de la BAD au Sénégal et son adjoint.
Des rencontres sont également prévues avec plusieurs autres ministres (Agriculture et de Equipement rural, Infrastructures terrestres et Désenclavement, Tourisme et Transports aériens, Développement communautaire, Pétrole et Energies), selon un communiqué.
Les administrateurs de la BAD visiteront par ailleurs l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD) et les réalisations du projet de renforcement de la résilience au Sahel (P2RS) dans la région de Fatick.
Ils rencontreront aussi les partenaires de la BAD au Sénégal, ainsi que des représentants du secteur privé et de la société civile.
Une conférence de presse est prévue à l’issue de cette mission, indique le communiqué. Il rappelle que « la BAD, partenaire du Sénégal depuis 1972, a financé jusqu’à ce jour, 114 opérations pour un montant cumulé d’environ 3,15 milliards de dollars américains (1 878 milliards de FCFA) ».
Les engagements en cours s’élèvent à environ 2 milliards de dollars (1 187 milliards de FCFA) et sont composés de projets du secteur public, d’opérations du secteur privé et d’une garantie partielle de crédit pour la couverture du risque de change toujours, selon la même source.

Macky Sall sur les mutations dans les médias: Pourquoi pas des états généraux de la presse ?

Le chef de l’Etat Macky Sall, soulignant la nécessité de rendre le rôle des médias ’’plus en adéquation avec nos réalités’’, a suggéré la tenue des états généraux de la presse, dans un éditorial publié par le quotidien Le Soleil à l’occasion de ses 50 ans.

« La presse a changé. Avec ce changement, tous les acteurs concernés par son existence, voire sa survie, doivent faire une introspection en vue de la préserver davantage face aux périls qui la menacent« , écrit le président sénégalais.

La presse étant « l’institution non établie dans la structure étatique à la fois la plus indispensable et la plus redoutable pour la démocratie », Macky Sall suggère une réflexion sur « le rôle de la presse dans nos sociétés démocratiques actuelles afin de le rendre plus en adéquation avec nos réalités, nos besoins et nos aspirations ».
« La presse est certes indispensable, car elle structure et anime principalement le débat démocratique qui est, entre autres, la principale sève nourricière de la contradiction démocratique porteuse de progrès pour notre société ».
De cette manière, écrit le chef de l’Etat, elle « assure la production et la circulation des informations, la diffusion et la confrontation des opinions, en un mot, l’institution des conditions d’un débat public nécessaire à la formation des volontés individuelles et collectives des citoyens. »
« La presse est, cependant, redoutable parce qu’elle peut casser l’harmonie sociale, en mettant en péril les équilibres des grandes nations. Elle y arrive facilement surtout quand celle-ci est encore fragile dans ses bases », note-t-il.
Et pour cause : « Il lui suffit de déformer, de désinformer, d’escamoter, de colporter des rumeurs, d’opposer les citoyens les uns aux autres, d’attiser les conflits factices pour manipuler l’opinion et exercer une influence néfaste sur la formation de ces volontés ».
« Tout est ainsi dit ! J’appelle, par conséquent, à la responsabilité de chacun d’entre nous. Prenons garde à ne pas tomber encore davantage dans les pièges que nous tendent quotidiennement la pratique des médias et l’exigence démocratique ! », prévient Macky Sall.
« Une pratique et exigence rendues encore plus redoutables par les nouveaux moyens de communication autour d’un réseau Internet », souligne-t-il, avant d’ajouter que les professionnels du secteur « devront réfléchir avec le gouvernement, pour tenter de mettre davantage à l’abri notre système médiatique et démocratique, ainsi que notre légendaire stabilité sociale. »
« Et pourquoi pas la tenue des états généraux de la presse ? », suggère le président Sall, selon qui le quotidien Le Soleil, créé le 14 février 1970, pour prendre « le relais de Dakar-Matin sorti des entrailles de Paris-Dakar, éléments marquants du vestige colonial légué au jeune Etat indépendant », s’est imposé 50 ans après comme « un symbole reflétant une bonne pratique du métier » de journaliste.
« Il s’agit, naturellement, de reconnaître, d’abord, et de magnifier, ensuite, les multiples et utiles services que cet organe de presse a rendus pendant un demi-siècle au pays. Services rendus avec rigueur, efficacité et régularité, disons avec professionnalisme, dans son rôle affirmé d’accompagner l’entité nationale naissante dans sa quête quotidienne de progrès, d’unité et d’harmonie », écrit le président de la République.
Il a salué le rôle joué par ce journal dans l’information, l’éducation et la sensibilisation des populations et rendu « un hommage appuyé » à son père fondateur, le président Léopold Senghor, ainsi qu’aux directeurs généraux successifs du Soleil, plumes « sublimes, célébrées ou discrètes, qui ont dessiné le parcours élogieux de ce journal ».

Coronavirus : Wade demande le rapatriement immédiat des étudiants sénégalais de Wuhan

L’ex-président sénégalais Abdoulaye Wade a clairement donné sa position quant à la situation des étudiants sénégalais à Wuhan.

Alors que Macky Sall a fait état de l’incapacité du Sénégal à les rapatrier actuellement, l’ex-Chef de l’Etat insiste sur l’urgence. « Il faut rapatrier immédiatement les 13 étudiants sénégalais qui vivent à Wuhan, épicentre de l’épidémie du coronavirus. » a t-il déclaré.

Me Abdoulaye Wade estime en effet qu’il ne faudrait pas laisser plus longtemps ces étudiants, leurs parents et amis dans l’angoisse. « Ce rapatriement doit être entrepris immédiatement. Car, si une maison brûle, on ne dit pas « Je vais réfléchir ».

« Toutefois, on doit prendre des précautions pour que des malades n’importent pas dans notre pays les microbes d’une épidémie dangereuse qui expose la population entière« . A t-il ajouté. Il a également indiqué des mesures à prendre pour éviter que cela n’arrive.

« Envoyer une équipe médicale constituée de médecins sénégalais qui, avec leurs collègues chinois, sélectionnent ceux qui ne sont pas atteints pour un rapatriement immédiat, les autres, s’il y en a, devant être traités sur place dans les hôpitaux chinois jusqu’à leur guérison totale ». Préconise t-il en premier lieu.

Toujours selon Abdoulaye Wade, il faudrait ensuite que « Les autres étudiants doivent être mis en quarantaine dans un pays très chaud car, selon les spécialistes, le risque de propagation au Sénégal est faible du fait que nous sommes un pays chaud ».

Un appel que lance Me Wade à tous les pays africains, « mais particulièrement à ceux de l’Afrique de l’Ouest« .

 

Stabilisation de la brèche de Saint-Louis: Une avance de démarrage de 2,5 milliards dégagée (Maire)

L’Etat du Sénégal a dégagé 2,5 milliards de francs CFA, en guise d’avance de démarrage pour permettre à l’entreprise en charge de la stabilisation de la brèche de Saint-Louis, de commencer les travaux, annonce le ministre de l’Equité sociale et territoriale et maire de la capitale nord, Mansour Faye.
« Ce sera réglé, parce que ministère de la Pêche est là-dessus. L’Etat a dégagé à peu près 2,5 milliards pour avance de démarrage, afin que l’entreprise démarre » les travaux, a dit Mansour Faye, interpellé sur la question.
Il s’entretenait avec des journalistes, à Keur Daouda Cissé, peu après avoir lancé des travaux et inauguré un réseau électrique dans les départements de Thiès et Tivaouane.
Selon le maire de Saint-Louis, les sondages ont déjà commencé au niveau de la brèche, sous la direction du ministère en charge de la Pêche et de l’ANAM.
« J’ai bon espoir qu’au courant de l’année, les travaux de dragage et de balisage vont démarrer et s’achever« , a indiqué Mansour Faye en langue nationale wolof.
La brèche de Saint-Louis a été ouverte en 2003 sur la Langue de Barbarie, une bande de terre séparant la mer du fleuve, pour épargner une inondation à la capitale nord du Sénégal.
Elle ne cesse depuis de s’agrandir, au point de menacer de disparition l’ancienne capitale du Sénégal, sans compter que cette brèche est le théâtre de beaucoup d’accidents de pêcheurs.

Légalisation de l’homosexualité au Sénégal: Macky Sall donne sa position à Justin Trudeau

Macky Sall a déclaré ce 12 février que le Sénégal n’est pas prêt à légaliser l’homosexualité pour le moment, en présence de Justin Trudeau. Le Chef de l’Etat a en effet déclaré que l’interdiction de l’homosexualité au Sénégal relevait de la spécificité culturelle de son pays et n’avait «rien à voir» avec l’homophobie, après que  le premier ministre canadien Justin Trudeau, ait évoqué le sujet.

«Je suis toujours à la défense des droits de la personne et j’amène toujours ces enjeux-là partout où je vais.» avait alors expliqué Justin Trudeau. Le premier ministre canadien a également ajouté « Le président Macky Sall connaît très bien mes perspectives là-dessus et on en a parlé brièvement. »

Cependant, le Sénégal est un pays de droit, de démocratie, mais qui a ses réalités. A précisé Macky Sall, concernant une éventuelle légalisation de l’homosexualité au Sénégal, en présence de Justin Trudeau.

« Cela n’a rien à voir avec l’homophobie. Ceux qui ont une orientation sexuelle de leur choix ne font pas l’objet d’exclusion.(…) Je respecte son choix de défenseur de droit de l’Homme. Je n’en suis pas moins un. Seulement, les lois de notre pays obéissent à des normes qui sont le condensé de nos valeurs de culture et de civilisation« . A souligné Macky Sall lors de la conférence de presse conjointe avec Justin Trudeau le Premier ministre Canadien, en visite officielle au Sénégal.

Le Chef de l’Etat sénégalais a toutefois précisé qu’il est bon que « les gens échangent, sensibilisent. Les sociétés évolueront à leur rythme. Cela prendra le temps que cela prendra. Je le rappelle souvent, chaque pays a son propre métabolisme. Et il travaille selon son système interne. Nous sommes à l’aise avec nos lois »

Scandale à Dakar Sacré Coeur; O.B. Sylvain parle: « Je les adore trop… »

Arrêté pour abus sexuels sur mineurs, O.B. Sylvain, responsable de la cellule de performance de l’académie Dakar Sacré Cœur, a donné sa version des faits. Selon lui, il n’a jamais fait d’attouchements à ces joueurs mineurs. Il parle plutôt de « massage ».

«Je nie les faits qu’on me reproche, dans le cadre de cette enquête concernant des attouchements sexuels que j’aurais eu avec eux. Je peux vous assurer que je n’ai jamais fait ça. Mais par contre, je peux vous confier, en toute franchise, que j’ai eu à m’adonner, avec des enfants du club, à des séances de massage»  a expliqué O.B. Sylvain aux enquêteurs, lors de l’interrogatoire préliminaire.

Un fait qui interpelle tout de même, vu qu’il y a déjà un kinésithérapeute au sein du club. « Je n’ai jamais eu à faire des attouchements sur ces personnes mineurs. Je vous le répète. J’avais de bonnes relations avec tous les enfants. Je les adore trop. Entre nous, il y a une grande complicité » a t-il ajouté.