Auteur/autrice : Aminata Gbane
Éliminatoires mondial 2022: Le Sénégal avec le Congo, la Namibie et le Togo
Le Sénégal partage la poule H du second tour des éliminatoires de la Coupe du monde 2022 avec le Congo, la Namibie et le Togo, selon le tirage au sort effectué mardi au Caire.
Les Congolais font partie de leurs adversaires pour les préliminaires de la CAN 2021.

300 kilos de chanvre indien saisis à la gare routière de Pikine (police)
Au moins 300 kilogrammes de chanvre indien ont été saisis mercredi à la gare routières des Baux maraichers à Pikine, dans la banlieue dakaroise, a appris l’APS de source policière.
La drogue avait notamment été dissimulée dans un bus en provenance du Mali, a précisé la Police dans un communiqué.
Deux individus ont été interpellés et placés en garde à vue tandis que conducteur du bus de même que le propriétaire de la drogue ‘’sont activement recherchés’’, a indiqué la même source.
Tout est parti de l’exploitation par des éléments du commissariat d’arrondissement de Pikine, d’informations faisant état d’un déchargement de sacs contenant du chanvre indien à la gare routière des Baux maraichers dans un bus en provenance du Mali, selon la Police.
Le transport rapide sur les lieux et les investigations menées sur place ont permis de découvrir effectivement cette drogue soigneusement dissimulée des sacs, a précisé le communiqué.
Le Parquet a été avisé et l’enquête se poursuit, alors que la drogue a été mise sous scellé et le bus immobilisé au Commissariat de Pikine, a assuré la Police.
L’activiste Guy Marius Sagna reste en prison, ses partisans en colère
Interpellé fin novembre 2019 lors d’une manifestation interdite devant le palais présidentiel à Dakar, Guy Marius Sagna restera en prison. En effet, la nouvelle demande de libération provisoire du leader du mouvement « Frapp-France Dégage » a été rejetée ce 21 janvier. Deux militants arrêtés en même temps que lui ont par contre été libérés.
La colère pour les partisans de l’activiste Guy Marius Sagna. Pour eux, la décision des juges de le maintenir en détention, tout en libérant ses camarades, est bien le signe qu’il dérange.
« Les masques sont tombés, depuis le début le schéma était clair, c’était de museler Guy Marius Sagna, surtout pour son engagement panafricain. C’est ça qui fait vaciller le pouvoir en réalité. Deux poids, deux mesures, qu’est-ce que c’est ça? On est tous Guy », commente le rappeur Thiat du mouvement « Y’en a Marre ».
Guy Marius Sagna ne compte plus ses séjours en prison. Régulièrement arrêté, le travailleur social est sur tous les fronts : contre « l’impérialisme » dit-il, le francs CFA ou la mauvaise gouvernance.
« Tout a commencé à partir de la mauvaise gestion des hôpitaux sénégalais et jusqu’aux APE, les Accords de partenariat économique, lutter à côté du peuple opprimé, et pas mal d’autres luttes encore… même nous un moment donné on se perd. En tout cas grâce à lui, la plateforme du Frapp est devenue la plateforme de revendications des Sénégalais », explique Daouda Togola dumouvement Frapp(Front pour une révolution anti-impérialiste populaire et panafricaine).
Le Sénégal et l’AFD signent un prêt de politique publique
Amadou Hott, ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération et Alexandre Pointier, directeur de l’Agence Française de Développement (AFD) ont paraphé à Dakar, un prêt de politique publique d’un montant de 50 millions d’euros, soit 32,8 milliards F CFA pour le renforcement de la gouvernance financière au Sénégal.« Cette opération permettra d’accompagner la mise en œuvre des réformes budgétaires de la loi organique relative aux lois de finances, en particulier le passage en mode budget-programme en cours, de favoriser un accroissement de la mobilisation des recettes intérieures notamment par le recours aux télé-procédures et l’intensification des travaux de renseignement et de recouvrement puis de renforcer la gestion des activités de l’Etat », a informé jeudi dernier Amadou Hott.
En outre, le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération a indiqué qu’ « une première tranche de 20 millions d’euros (13,1 milliards F CFA) sera décaissée dans les meilleurs délais et une seconde tranche de 30 millions d’euros (19,7 milliards F CFA) sera libérée en fin 2020 ».
Ce faisant, l’argentier de l’Etat du Sénégal a souligné que « l’Etat disposera de moyens efficaces pour améliorer la réalisation des investissements publics, mieux encadrer les établissements et entreprises publics et optimiser la mobilisation des recettes fiscales ».
De son côté, Philippe Lalliot, ambassadeur de la France au Sénégal, a affirmé que « ce financement, sous forme d’appui budgétaire sectoriel, vise à accompagner les efforts du gouvernement sénégalais dans la mise en œuvre de sa stratégie de réforme budgétaire et financière afin de lui permettre d’atteindre les objectifs ambitieux de la seconde phase du Plan Sénégal Emergent (2019-2023) ».
A en croire le diplomate, « la convention signée comprend à la fois un transfert de ressources financières mais aussi un dialogue sur la politique de réforme publique ». Concluant son propos, M. Lalliot est convaincu que « cette nouvelle dynamique contribuera à enrichir encore nos relations avec nos partenaires sénégalais qui sont déjà à un niveau exceptionnel d’intimité et de confiance ».
Enfin, M. Lalliot a déclaré : « Je peux dores et déjà vous annoncer que le financement du projet d’appui à la Justice civile et commerciale sera la prochaine opération dans le secteur de la gouvernance qui nous réunira dans les mois à venir ».
Le prêt de politique publique contribuera à renforcer l’exhaustivité et la transparence du budget de l’Etat à travers la mise en place effective de la budgétisation en mode programme et une meilleure communication de l’information budgétaire au niveau public.
L’exclusion de Moustapha Diakhaté de l’APR alimente la presse sénégalaise
Les journaux sénégalais, parvenus mercredi à APA, traitent essentiellement de l’exclusion de Moustapha Diakhaté de l’Alliance Pour la République (APR, au pouvoir) et des adversaires des Lions au deuxième tour des éliminatoires du Mondial 2022.Le Quotidien, sous le titre « C’est fini ! », informe que « Moustapha Diakhaté n’est plus membre de l’APR. La Commission de discipline a entériné (hier mardi) la proposition du président du parti, Macky Sall, après avoir constaté des agissements et propos séditieux, fractionnistes et récurrents ».
Dans les colonnes de ce journal, l’ex-député a tiré à boulets rouges sur ses anciens camarades : « Je considère ce que vous appelez une exclusion comme une non-décision, une farce, une provocation, une tentative de diversion (pour) me faire perdre (du) temps ».
L’Observateur révèle « les secrets de l’exclusion expéditive de Moustapha Diakhaté ». En effet, l’ancien ministre-conseiller a annoncé, lundi dernier sur sa page Facebook, la création du mouvement Mankoo Taaxawu Sunu APR (Se rassembler pour sauver notre APR, en langue wolof).
« De Londres (Angleterre) où il se trouve pour participer au Sommet Royaume-Uni-Afrique sur l’investissement et ulcéré par cet acte jugé de trop de son ancien chef de cabinet, Macky Sall a contacté le président Abdoulaye Badji afin que la Commission de discipline se réunisse », rapporte L’Observateur.
A en croire Le Soleil, « Moustapha Diakhaté (est) emporté par son courant ». Le quotidien national rappelle que l’ex-président du groupe parlementaire Benno Bokk Yaakar (Unis pour le même but en langue wolof), invité du Jury du dimanche d’I-Radio (privée), avait annoncé une initiative, dans les prochains jours, au sein de l’APR » puisque selon lui, il « faut refonder le parti dans sa structuration, son organisation, son fonctionnement et même dans son idéologie ».
En tout cas, WalfQuotidien estime que « Macky (Sall est) dans le pétrin ». Poursuivant, ce journal indique qu’ « à l’intérieur de sa formation politique, un vent de révolte souffle. A l’extérieur, la colère populaire gronde en raison (notamment) de la hausse du prix (de l’électricité). C’est dire que le chef de l’APR ne sait plus où donner de la tête ».
Pour sa part, EnQuête note que « pour certains observateurs, l’ancien parlementaire a cherché et obtenu cette exclusion de l’APR à cause de ses nombreuses sorties à l’encontre du régime de Macky Sall ».
Moustapha Diakhaté, cité par L’AS, soutient : « La vie continue. Je poursuivrai mes activités comme si de rien n’était. C’est ridicule ce qui se passe. C’est n’importe quoi ».
Sur un tout autre sujet, Le Soleil fait savoir que « le Sénégal croisera le Congo, la Namibie et le Togo » au deuxième tour des éliminatoires de la Coupe du monde Qatar 2022. Pour Stades, « les Lions s’en sortent bien » là où Record souligne que les protégés d’Aliou Cissé « (affronteront) de vieilles connaissances ».
Eco : Divergences en Afrique de l’ouest !
L’annonce de l’Eco comme monnaie unique de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a suscité des avis divergents, notamment avec son rejet par cinq pays anglophones ouest africains et la Guinée.Le Nigeria, le Ghana, le Libéria, la Sierra Leone, la Guinée et la Gambie, ces six pays membres de la Zone monétaire ouest-africaine (ZMOA) ont récemment condamné ce qu’ils ont appelé « la déclaration unilatérale des membres francophones de la Cedeao », selon laquelle l’Eco, monnaie unique va supplanter le franc CFA en juillet 2020.
Depuis l’annonce de la création future de la monnaie Eco, le 21 décembre 2019 à Abidjan, par les présidents ivoirien Alassane Ouattara et français Emmanuel Macron, des voix se sont levées contre ce « nouveau » projet de monnaie commune au sein des huit pays de l’Uemoa.
Or, le projet de cette même monnaie unique qui germait depuis le début des années 2000, a été déjà lancé lors d’un Sommet de la Cedeao à Abuja en 2019.
Au fil des années, la date de son introduction a été reportée plusieurs fois, notamment en 2005, 2010 et 2014.
Certains observateurs ont expliqué ce blocage par les critères de convergence fixés par l’Institut monétaire ouest africain que n’ont pas été remplis par les Etats membres. Ces exigences comprennent un taux d’inflation inférieur à 10%, un déficit budgétaire inférieur à 3% et une dette évaluée à moins de 70% du PIB national.
La Cedeao, zone à plusieurs monnaies
Le passage majeur du CFA à l’Eco a soulevé plusieurs interrogations dans les cercles économiques. Hormis les huit membres de l’Union monétaire ouest-africaine (Uemoa), à savoir le Sénégal, la Guinée Bissau, le Niger, le Mali, la Côte d’Ivoire, le Bénin, Togo et le Burkina Faso, d’autres pays de la Cedeao (Ghana, Guinée, Nigeria, Ghana, Sierra Leone, Liberia) ont leur propre monnaie nationale.
Pour Momodou Dibba, un expert fiscal travaillant avec la Banque centrale de Gambie, l’idée que ce nouveau projet de monnaie commune sera exclusivement destiné aux pays francophones de la région est légèrement illusoire, voire carrément erronée.
« L’idée d’une monnaie commune pour les 15 pays de la région était et reste un projet régional soutenu par la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest », a-t-il confié à APA.
Cependant, il semble que l’Afrique de l’ouest francophone s’est emparée de l’idée d’un projet de monnaie commune, laissant en rade ses voisins anglophones.
L’expert gambien soutient que si cette thèse s’avérait vraie, cela aurait encore beaucoup de sens, étant donné que les nations francophones sont déjà dans une zone monétaire qui fonctionne depuis des décennies.
Le fait qu’aucun des membres anglophones de la Cedeao qui ont leur propre monnaie ne fasse partie de ce nouveau projet de monnaie commune annoncé par le président ivoirien, Alassane Ouattara, a néanmoins laissé de nombreux observateurs perplexes.
L’Eco comme nom proposé d’une future monnaie commune pour les 15 pays de la région n’était jusqu’à récemment pas breveté.
Cependant, un avis d’un responsable de l’Institut monétaire ouest-africain (IMOA) suggère, sous le couvert de l’anonymat, qu’il ne peut s’agir d’un arrangement sectaire et vague, qui est légèrement plus qu’un changement symbolique de nom du CFA à l’Eco.
Il a déclaré que des progrès avaient été accomplis depuis que l’idée d’une monnaie commune pour remplacer le CFA avait été présentée pour la première fois à des étapes tangibles pour la concrétiser après des années d’obstruction systématique par les six membres initiaux du système de devise Eco.
« L’Eco héritera de certains bienfaits du CFA, dont l’un sera le taux de change fixe, et cet arrangement ne causera aucun choc aux huit économies concernées », a-t-il ajouté.
Cependant, a-t-il expliqué, certaines questions délicates restent d’actualité, notamment celle de savoir si la France, qui contrôle toujours les réserves des pays membres du franc CFA, donnera accès à leurs réserves restantes sans intérêt.
Alors que les militants contre l’utilisation continue du franc CFA peuvent se réjouir de cette « victoire » sur « un symbole de l’esclavage colonial de l’Afrique » par la France, certains experts économiques pensent qu’il y a encore des craintes persistantes que le statu quo soit maintenu, à moins que des questions sans rapport direct, notamment concernant la sécurité fiscale ne soient résolues.
Mais selon eux, l’avantage de ce passage du CFA à l’Eco, c’est que l’on ressent moins le fait que la France détient tous les atouts pour la stabilité budgétaire des économies de la zone Uemoa, bien que la nouvelle monnaie, si elle entre en circulation en 2020, sera arrimée à l’euro, à l’instar du CFA.
« Ils ont cédé à l’opinion populaire de leurs peuples et cela prend également un caractère régional », explique un économiste gambien.
Les membres de la ZMOA ont depuis appelé à une réunion des pays membres de la Cedeao pour en discuter les détails. Les pays de l’Uemoa n’ont pas répondu officiellement à la position des membres de la ZMAO ni à leur appel pour une réunion parrainée par la Cedeao au sujet de l’Eco.
En attendant, si le projet se concrétise, pour beaucoup, l’Eco se sentira toujours comme une entreprise inachevée, tant que le grand frère nigérian, le géant économique de l’Afrique qui représente 60% des réserves totales en Afrique de l’ouest et environ 70% du PIB de la région est absent du jeu.
Une délégation de Médina Baye attendue à une conférence sur le terrorisme à Nouakchott
Cheikh Mahy Aly Cissé, porte-parole du khalife général de Médina Baye (centre), va diriger la délégation chargée de représenter la communauté « niassène » à la conférence internationale prévue à partir de mardi, à Nouakchott, la capitale de la Mauritanie, sur « le terrorisme et l’extrémisme », annonce un communiqué reçu lundi à l’APS.
Djilor Saloum étrenne une ambulance d’une valeur de 12 millions de francs
La commune de Djilor Saloum, dans le département de Foundiougne (centre), dépourvue d’ambulance depuis près de six ans, en a réceptionné, lundi, une nouvelle acquise sur fonds propres, a constaté l’APS.
‘’Avec l’acquisition de cette ambulance, nous venons de satisfaire une demande sociale qui date de 2014’’, a ainsi souligné son maire, Lassana Sano lors de la cérémonie de réception.
‘’Djilor Saloum n’avait plus d’ambulance depuis 2014 et les évacuations sanitaires se faisaient souvent par charrettes vers le centre de santé de Passy’’, a-t-il rappelé lors de cette manifestation présidée par le sous-préfet de l’arrondissement éponyme, Yoro Dia Fall.
‘’Pour satisfaire cette vieille demande sociale, nous avons puisé dans le budget municipal à un montant de 12 millions de francs CFA pour acquérir cette ambulance et lutter davantage contre la mortalité infantile et maternelle’’, a fait valoir le maire.
L’édile de Djilor Saloum a par ailleurs indiqué que l’équipe du conseil municipal a depuis 2014 fait d’importants efforts pour améliorer la carte sanitaire communale.
‘’La commune de Djilor Saloum a investi depuis 2014, dans la construction de structures sanitaires, de dotations et subventions, une enveloppe de 52 millions de francs CFA’’, a-t-il indiqué.
La commune de Djilor Saloum compte 21 000 habitants répartis dans 43 villages.
