Auteur/autrice : Aminata Gbane
Le financement de la sécurité est une question de survie, selon Macky Sall
’’Un impératif existentiel’’, c’est ainsi que Macky Sall a décrit l’investissement dans les forces de défense et de force de sécurité. Le Chef de l’Etat sénégalais estime que c’est ’’une question de survie’’ face à des ’’groupes terroristes armés et déterminés’’.
’’Face à des groupes terroristes armés et déterminés, l’investissement dans les forces de défense et de force de sécurité devient non pas option mais, un impératif existentiel, une question de survie’’, a déclaré le chef de l’Etat sénégalais.
’’Tout pays est obligé de s’équiper face à une agression. Il nous faut donc trouver des mécanismes afin de prendre en compte, la situation exceptionnelle qui fait que des ressources en principe dédiées au développement, financent l’effort sécuritaire ou l’effort de guerre’’, a-t-il ajouté.
Le chef de l’Etat présidait, lundi au Centre de Conférences Abdou Diouf de Diamniadio (CICAD), la conférence sur ’’Développement durable et dette soutenable : le juste équilibre’’, en présence de plusieurs chefs d’Etat de la sous région. ’’Le présent et l’avenir ne sauraient se concevoir sans sécurité. Il n’ya pas d’Etat sans sécurité, ni de liberté, sans sécurité pas de démocratie. Sans sécurité, il ne peut y avoir de développement’’, a souligné Macky Sall.
Selon lui, ’’nul besoin d’insister sur le défi sécuritaire que nous imposent le terrorisme, l’extrémisme violent et le trafic transfrontalier de tous genres. L’Afrique n’y échappe pas et la situation au Sahel, en dit long’’.
’’Le réflexe naturel de tout corps agressé est de répondre comme le font tous les pays exposés’’, a indiqué le Président Sall.
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Un dépassement de budget plus de 2 milliards dénoncés par le rapport de l’ARMP
L’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP) a publié son rapport 2017. Et les auditeurs ont souligné «un dépassement du budget de 2 milliards 263 millions 285 mille 158 francs Cfa».
En effet, pour les travaux et l’aménagement du nouveau marché de Thiaroye dans le cadre du recasement des places d’affaires affectées par le Ter, le budget initial d’après les résultats du rapport d’audit a été évalué à 6 milliards de francs Cfa. Mais dans le cadre de la mission de revue de ce marché, les auditeurs de l’APIX se sont rendus compte que «le contrat est signé pour un montant de 8 milliards 263 millions 285 mille 158 francs Cfa, soit un dépassement du budget de 2 milliards 263 millions 285 mille 158 francs Cfa».
De plus, il est mentionné dans ce rapport qu’il s’est écoulé « un délai de 11 jours entre l’ouverture des plis et l’attribution du marché, en violation de l’article 73, alinéa 2.a.3 du Cmp qui préconise un délai de 3 jours ouvrables au plus. Le dossier type de l’Armp mis à jour en juin 2017 n’a pas été utilisé par l’Apix. En effet, les articles 42.1 et 42.3 des Ic relatif au recours disposent que la Prm est tenue de répondre à la réclamation dans un délai de cinq jours ouvrables. Or le Cmp, en ses articles 89 et 90, dispose que ce délai doit être de trois jours.
Le délai de 5 jours francs pour la convocation des membres de la commission des marchés aux différentes réunions n’est pas respecté, en violation de l’article 39 alinéa 1 du Cmp (ouverture des plis 29 septembre 2017- convocation le 25 septembre 2017 ; réunion de validation du rapport d’évaluation prévue le 10 octobre 2017, convocation envoyée par mail le même jour)».
Toujours au titre des irrégularités, le rapport stipule ceci «les soumissionnaires non retenues ont été informés 17 jours après l’attribution provisoire, en violation de l’article 84 alinéa 3 du Code des marchés publics. L’ouverture des plis est intervenue le 29 septembre 2017 et l’évaluation le 10 octobre 2017, soit un délai de 11 jours. En outre, le marché a été signé le 29 novembre 2017 et approuvé le 21 décembre 2017, soit un délai de 22 jours. La procédure a ainsi duré 83 jours entre l’ouverture des plis et l’approbation du contrat. Ce délai est anormalement long pour un marché passé en procédure d’urgence.
Les états financiers déposés par les soumissionnaires ne sont pas certifiés par un commissaire aux comptes».
L’affaire des talibés enchaînés fait grand bruit
Les forces de l’ordre ont arrêté Khadim Gueye, un maître coranique qui enchaînait ses élèves, ainsi qu’un soudeur metallurgique et des parents d’élèves, pour maltraitance sur mineur.
Selon les informations recueillies, Khadim Gueye a été arrêté par la gendarmerie de Coki pour maltraitance sur ces enfants en même temps que le forgeron qui fabriquait les menottes artisanales et quatre parents, qui semble t-il étaient complices. Déférés ce lundi devant le procureur qui a requis une condamnation de 2 ans dont 2 mois ferme. Leur procès a eu lieu le mercredi 27 novembre. En attendant le verdict prévu le 4 décembre prochain, le Palais de justice de Louga a été saccagé par des personnes soutenant K. Gueye.
Les cas de maltraitance sur talibés sont malheureusement légions au Sénégal, selon un rapport datant de 2018, Human Rights Watch estimait que plus de 100 000 talibés vivant en internat daara à travers le Sénégal sont contraints par leur maître coranique, ou marabout, de mendier de l’argent, de la nourriture, du riz ou du sucre. Des milliers de ces enfants vivent dans une misère abjecte, privés d’une nourriture suffisante et de soins médicaux. Un grand nombre d’entre eux font également l’objet d’abus physiques, comme ça a été le cas de ces enfants.
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