Retour annoncé de Wade-fils: Madior menace Karim de prison

La communication gouvernementale ne s’embarrasse pas de protocole. Ismaël Madior Fall, le Ministre de la Justice, vient encore de démontrer cela. Surtout quand il s’agit de Karim Wade.

Invité à hier Sentv, il l’a clairement laissé entendre : ‘’L’Etat a une responsabilité qui est très claire, qui est de faire respecter la loi. L’application sera respectée dans toute sa vigueur. Quand il (Karim) arrivera au Sénégal, il faudra qu’il passe au Trésor pour payer les 138 milliards. Il n’a pas le choix parce que c’est la procédure. Il doit payer ou purger la peine. »

Cette déclaration est une mise en garde claire. Il répond à ceux qui parlent du retour du fils de l’ancien Président pour leur dire simplement qu’il a intérêt à rester au Qatar.

Là-dessus, nous avons quelques questions à poser au Ministre.

La première est de se demander si Karim Wade doit 138 milliards au Trésor sénégalais, c’est-à-dire au peuple, pourquoi l’Etat l’a gracié et accepté qu’il se rende au Qatar ?

L’autre question est la suivante : Est-ce que cette sortie signifie que l’Etat du Sénégal est dans l’incapacité de poursuivre Karim là où il se trouve pour recouvrer ses 138 milliards ?

Est-ce que cela veut dire que le Procureur du Qatar, qui était présent lors de son départ devant le Directeur de l’administration pénitentiaire et de la prison de Rebeuss, a emmené Karim de force ?

La réponse à ces interrogations coule de source : C’est l’Etat du Sénégal qui a laissé Karim Wade partir au Qatar sur la base d’un Protocole que certains proches du Président Macky Sall disent avoir vu.

En conséquence, de qui se moque-t-on ?

Si ce citoyen doit autant d’argent, non pas à Macky Sall, mais à l’Etat du Sénégal (la nuance est importante), ce dernier n’avait pas le droit de le laisser partir. La grâce relève certes du pouvoir discrétionnaire du Président de la République dans certaines conditions réglementées par la loi, mais cela ne dispense nullement l’ancien détenu de payer les sommes dues comme le Ministre semble vouloir nous le dire.

Cette sortie de Ismaël Madior Fall sonne comme un aveu : Les plus hautes autorités de l’Etat sont en train de reconnaitre d’avoir signé un deal sur le dos du peuple sénégalais, en parfaite violation de nos textes et en complicité avec le clan Wade qui, sans son acceptation, n’aurait pu être exécuté.

Et tant que les conditions politiques du deal, qui est un pacte moral et non juridique, sont respectées, il n’y a pas de bruit, mais dès qu’elles sont violées ou sont dans les dispositions de l’être, on agite la contrainte pécuniaire et la nécessité de rembourser.

Ce que je ne comprends pas, c’est qu’un spécialiste comme le Ministre puisse ainsi raisonner en politicien pur et dur. Comment peut-on faire dépendre le remboursement au fait de retourner au Sénégal ou de ne pas retourner au Sénégal ? Alors qu’ils étaient parfaitement au courant de son départ qu’ils ont organisé.

Je dois répéter ce que nombre de spécialistes ont toujours dit : La politique et le droit ne font pas bon ménage. On ne peut pas dire que tant que Karim reste au Qatar, il ne nous doit rien, mais dès qu’il veut retourner au Sénégal, il faudra qu’il paie. Ce raisonnement n’est pas digne d’un Professeur en droit. Si le fils de l’ancien Président avait organisé son évasion et son départ au Qatar, on l’aurait accepté. Si une demande d’extradition avait été envoyée à Doha et que les autorités qataries avaient refusé, on aurait compris. Mais, là, le raisonnement est trop tiré par les cheveux.

Certes, cet argumentaire n’est pas nouveau. L’ancien Premier MINISTRE Aminata Touré l’a maintes fois dit et répété. Mais venant du Ministre de la Justice, de surcroit universitaire, il y a de quoi hésiter à entrer en politique. Elle semble faire croire à ses adeptes que non seulement ‘’tous les moyens sont bons’’, mais qu’aussi, ‘’tous les raisonnements sont acceptables’’, pourvu d’avoir raison.

Nous ne disons pas que Karim Wade ne doit pas de l’argent ou qu’il ne doit pas payer. Nous nous demandons simplement pourquoi l’Etat qui le savait l’a laissé partir. Et pourquoi rien n’est tenté pour le faire revenir ? Et que c’est plutôt la perspective du retour qui fait peur ?

Sencafeactu du 28 septembre 2018: les 7 tendances de l’actualité au Sénégal

A la une : La dengue s’installe à Fatick, Bruno repose au cimetière de Bel air, controverse autour des stars Eudoxie Yao ak Diaba Sora, Soham El Wardini pressenti mairesse de Dakar, le vol de retour des lionnes du Sénégal du Basket attendu aujourd’hui

1-La Dengue rend dingue la ville de Fatick: de 4 le nombre est passé à 12 cas de Dengue dans la ville de Fatick

2-Bruno Diatta reussit une dernière prouesse: Opposition et pouvoir du Sénégal étaient réunis hier devant le Palais pour rendre hommage à Bruno Diatta.

3-Après Atepa et Sonko, Pape Diop fait son town hall meeting : Les acteurs politiques semblent opter pour le format de Town hall meeting à l’américaine pour annoncer leur candidature. Pape Diop est le dernier en date hier

4-Euxodia ak Diaba Sora nieuwnaniou : les starlettes ivoirienne et malienne enveloppées avec leurs rondeurs ont été accueillies hier en grande pompe au Sénégal. Invitées au sabar de Pape Diouf, leur arrivée est très controversée

5-Soham El Wardini plébiscitée pour remplacer Khalifa Sall : les partisans de Khalifa Sall de Taxawu Dakar vont tout faire pour élire sa première adjointe Soham Wardini samedi prochain

6-Le militaire français qui a agressé le jeune Oumar Watt envoyé à la prison de Rebeuss depuis hier

7-Les lionnes du Sénégal de basket attendues à Dakar ce vendredi à 13h après leur élimination prématurée.

Les cinq policiers fraudeurs fixés à leur sort aujourd’hui

Selon les informations de Libération, le parquet a requis le mandat de dépôt contre les cinq policiers fraudeurs, démasqués lors du concours, mais aussi contre X. L’information judiciaire a été confiée au juge du huitième cabinet d’instruction mais, en faveur d’un retour de parquet, c’est aujourd’hui que les mis en cause présumés seront édifiés sur leur sort.

Un atelier sur l’économie solidaire a été tenu pour les régions du bassin arachidier

Dans le cadre de l’élaboration de la lettre de politique sectorielle de développement de l’économie solidaire, le département ministériel dirigé par Aminata Angélique Manga organise des ateliers d’échange avec les acteurs des régions de Kaolack, Fatick, Kaffrine et Diourbel pour recueillir les préoccupations et partager les expériences des acteurs, afin que la lettre sectorielle ne soit pas une copie des textes et standards internationaux.

Pour Alioune Badara Wagué directeur de cabinet dudit ministère, il faut clarifier les concepts comme : qu’est ce qui relève de l’économie solidaire et qui est acteur dans ce secteur ou tout prête à confusion ?

Le morcellement du secteur, les concepts mal définis en plus de l’absence du cadre local. L’économie solidaire est un désordre total. Pour remédier à ces maux et mettre de l’ordre que ces ateliers sont tenus, informe l’obs.

Journée mondiale de l’avortement : La loi sur l’avortement médicalisée pas encore votée

La journée mondiale du droit à l’avortement est célébrée ce vendredi 28 septembre. Et pourtant la loi sur l’avortement médicalisé n’est toujours pas votée au Sénégal malgré le plaidoyer des associations de femmes pour la légalisation de l’avortement en cas de viol, inceste ou autre acte réprimé par la loi.

« On est en train de travailler avec la société civile, les femmes juristes et d’autres acteurs pour la défense des droits de l’homme. Mais, ce n’est pas facile du tout », assure Mously Diakhaté, membre de la commission santé de l’Assemblée nationale, sur la Rfm reprise par seneweb. A elle d’ajouter que tout le monde doit tomber d’accord pour une telle loi. « Pour adopter une loi comme ça, il nous faut un consensus national. Faire un plaidoyer chez les chefs religieux et coutumiers. En même temps, essayer de prendre des sanctions sévères contre les hommes coupables de violences contre les femmes », a-t-elle laissé entendre. Le blocage est culturel avec des parlementaires qui craignent que l’adoption de cette loi soit une porte ouverte pour faciliter toutes sortes d’avortements.

Agression du Sénégalais Oumar Watt: Le soldat français sous mandat de dépôt

Demain fera jour, a-t-on coutume de dire. Dans le dossier Oumar Watt, du nom de ce Sénégalais agressé par des militaires français, chaque jour apporte plus de précision. L’un d’eux, arrêté avant-hier par la gendarmerie et déféré au parquet, a été placé, hier, sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du 2e cabinet pour coups et blessures volontaires. Il a donc passé sa première nuit en prison à Rebeuss, après un retour de parquet.

L’affaire remonte à deux semaines environ. Des militaires français sont accusés d’avoir battu le jeune Sénégalais de 31 ans plongé dans le coma depuis lors. Le journal ‘’Libération’’, citant les résultats de l’enquête menée par la brigade prévôtale, avait renseigné que les mis en cause étaient arrivés, ivres, dans un restaurant dakarois sis aux Almadies. Invité à rejoindre leur table par un ami de Watt, ils avaient commencé à le provoquer en voulant parler de force avec sa sœur.

Lorsqu’Oumar Watt a protesté, l’un des militaires lui a asséné un coup qui l’a mis Ko, avant de le rouer de coups. D’après ‘’Libé’’, voulant prendre la poudre d’escampette, les Français en ont été empêchés par la foule avant l’intervention de la gendarmerie de Ngor. L’armée française avait démenti et promettait une plainte. La suite semble loin de donner raison aux soldats de l’Hexagone.

Lancement officiel au Sénégal de l’Assurance-Crédit Inter-Entreprises

La compagnie d’assurance Askia, en collaboration avec la Lebanese Credit Insurer (LCI), +compagnie spécialisée en Assurance Credit au Liban et au Moyen Orient+, a lancé jeudi soir à Dakar le produit Assurance-Crédit Inter-Entreprises « afin de permettre aux petites et moyennes entreprises (PME) de pouvoir s’étendre et développer leurs activités ».

« L’assurance-crédit a pour particularité d’assurer le défaut de paiement des acheteurs vis-à-vis d’un fournisseur local. Ce dernier peut avoir des clients au niveau local comme à l’export et l’assurance-crédit participe à sécuriser les ventes de ces entreprises », a expliqué le secrétaire général d’Askia Assurance, Mouhamed Dièye.

Selon lui, assurer le crédit qui est un élément constitutif de l’actif d’une entreprise au même titre que les immobilisations, c’est l’aider à développer son activité et à sécuriser ses transactions. Et c’est ce rôle que compte jouer ce nouveau produit, a-t-il ajouté.

Un document distribué à la presse informe que les solutions de ce produit seront adaptées aux besoins des entreprises et offriront un moyen simple et rentable de s’assurer que l’entreprise soit payée pour les produits et services qu’elle fournit à d’autres entreprises.

En outre, souligne le document, l’Assurance-Crédit encore appelée Assurance des créances commerciales va couvrir les entreprises contre les risques de non-paiement de leurs comptes clients avec des acheteurs domestiques ou internationaux.

Présidant la cérémonie de lancement de ce produit, le ministre du Budget, Birima Mangara a salué « l’esprit d’innovation » de Askia Assurances qui, d’après lui, vient accompagner les efforts fournis par l’Etat pour booster le développement des PME « qui constituent plus de 99% des entreprises sénégalaises ».

Il a, par ailleurs, réitéré l’engagement de l’Etat à accompagner l’industrie des assurances pour la concrétisation du marché communautaire des assurances.

Troubles à La Poste: Eclairages sur une dette croisée

La paix sociale a pris un sacré coup, ces temps-ci, à La Poste. Hier, lors d’une conférence de presse, le secrétaire général du Comité d’entreprise Apr de La Poste, Lansana Sarr, est monté au créneau pour pourfendre les syndicalistes grévistes et apporter des éclairages sur les créances et la dette de la boite.

Le troc n’est pas seulement une simple affaire d’échange de biens. Il peut être une aubaine dans la politique d’un Etat. En ce sens, l’Etat du Sénégal a signé, en décembre 2017, une convention de dette croisée avec le groupe Sn Poste. Ce faisant, au mois d’août dernier, l’Etat devait 40 milliards de francs Cfa à La Poste qui, en retour, devait 1 milliard à l’Etat, selon le secrétaire général du Comité d’entreprise Apr de La Poste, Lansana Sarr. Ainsi, un plan stratégique 2017-2021 a été élaboré pour régler la question, poursuit le Sg. Lansana Sarr a animé, hier, une conférence de presse au Magic Land, dont l’objet était d’apporter des ‘’clarifications’’ sur la crise qui secoue La Poste.

L’avant-veille, il y a eu des heurts entre des membres du Syndicat national des travailleurs de La Poste (Sntp) et des travailleurs de la boite. Selon Lansana Sarr, des politiciens sont derrière cette affaire dont le dessein est de s’opposer à la modernisation de l’établissement bancaire. ‘’La Poste qui, depuis 2012, avait retrouvé la paix sociale et s’est engagée résolument dans la poursuite de sa modernisation, fait l’objet d’attaques coordonnées de l’intérieur comme de l’extérieur par des pseudo-syndicalistes, des politiciens surgis de nulle part et de petits cadres complices sans envergure’’, affirme-t-il. Le secrétaire général de dire que ‘’les postiers ne sont pas dupes et l’ont récemment prouvé, en se dressant en rempart de leur entreprise’’.

Revenant sur le plan stratégique, le collaborateur du directeur général Pape Siré Dia a soutenu que l’Etat a décidé de donner 1 milliard 300 millions de francs Cfa tous les ans. Ladite convention est une solution pour en finir avec cette question qui a fini par installer la confusion, à cause de la mésentente sur l’exigibilité. L’exigibilité étant le caractère d’une dette qui est arrivée à son terme et qui, de ce fait, en cas de non-paiement, peut faire l’objet d’une mise en demeure préalable à l’engagement d’une action en paiement et éventuellement d’une mesure conservatoire.

La convention a donc mis fin à une créance de 174 milliards de francs Cfa contractée entre 1996 et 2017, à en croire le secrétaire général du Comité d’entreprise Apr de La Poste. Suite à sa signature, les choses ont pris une autre tournure, avec l’option de la compensation bancaire. Celle-ci est une technique mise en œuvre par les banques pour compenser les créances et dettes qu’elles détiennent les unes envers les autres.

De ce fait, l’accord stipule que l’Etat du Sénégal paie la compense et, en retour, La Poste se charge de payer certains fonctionnaires, le 25 de chaque mois, et les bourses familiales. Dans ce même sillage, renseigne-t-il, le Fmi a octroyé 5 milliards au Sénégal pour l’accompagner. La Poste n’étant pas encore un établissement financier, elle est représentée par le Trésor public à la Bceao, qui est le garant en termes d’opération. Entre 2003 et 2006, il y a eu une période transitoire pour organiser les relations entre La Poste et le Trésor.

Lansana Sarr a aussi abordé la question des recrutements qui fait débat. Selon lui, il y avait un gap, et le Dg de La Poste l’a comblé. Ce qui lui fait dire qu’il y a une politisation de la question par ces ‘’syndicalistes’’.

Mondial Basket: Les Lionnes à Dakar, aujourd’hui

Eliminées en huitièmes de finale, ce mercredi, par le pays organisateur, l’Espagne, les Lionnes du basket regagnent le bercail, ce vendredi. Elles sont attendues en début d’après-midi.

Première équipe africaine (dames) à enregistrer une victoire en phase de poules, le Sénégal s’est incliné face aux Espagnoles (48-63), synonyme d’élimination de la compétition.

Marché du secteur postal : Des revenus estimés à plus de 34 milliards de F Cfa en 2017

Le chiffre d’affaires du marché postal est estimé à plus de 34 milliards de francs Cfa en 2017, soit une hausse de 28 % par rapport à 2016. L’annonce a été faite par le chef du service Contrôle tarifaire et Audit de la Direction de la régulation postale, Omar Diop, lors d’un atelier de sensibilisation organisé à l’endroit des journalistes, à Saly.

Le marché postal est loin du déclin. Il avance ‘’lentement, mais sûrement’’, selon le chef du service Contrôle tarifaire et Audit de la Direction de la régulation postale (Drp). En réalité, les revenus de ce secteur sont estimés à plus de ‘’34 milliards de francs Cfa en 2017, soit une hausse de 28 %’’, par rapport à 2016. ‘’78 % de ces revenus sont générés par l’opérateur public, les 13 opérateurs titulaires de licence contribuent à hauteur de 22 % des revenus du secteur postal. Sur le segment de marché de l’express, l’activité des opérateurs titulaires de licence a généré des revenus estimés à 7,566 milliards de francs Cfa. Une hausse du chiffre d’affaires de 8 % est notée par rapport à 2016’’, a indiqué Omar Diop.

Il s’exprimait, hier, à Saly, lors d’un atelier de formation de l’Autorité de régulation des télécoms et des postes (Artp) organisé à l’endroit des journalistes. En effet, M. Diop a précisé que les revenus des activités d’envois internationaux constituent 90 % du chiffre d’affaires global du segment de l’express. Avec 13 acteurs, cette section du marché postal détient un vaste réseau de 347 points d’accès répartis sur le territoire national dont 63 % sont localisés à Dakar.

Il convient de noter que le marché des activités postales des objets adressés (envois de correspondance, colis) s’élève à plus de 800 000 unités en 2017, avec un taux de croissance de 11 %. La répartition des envois de courriers montre que 64 % des envois concernent les envois inférieurs à 500g, 19 % portent sur les envois de 500 g à 2 kg et 17 % représentent des envois de colis postaux. Selon la destination, 80 % de ces envois sont acheminés vers le marché domestique, contre 20 % vers l’international. ‘’Il est ressorti de l’analyse globale des volumes d’envois du marché postal que les courriers postaux adressés sont en majorité acheminés par l’opérateur historique. Cela s’explique, en partie, par l’effet combiné de l’ouverture partielle du secteur à la concurrence et le poids des services réservés. Les envois nationaux restent dominants avec plus de 80 % dont 20 % d’objets adressés acheminés à l’international’’, a expliqué le chef du service Contrôle tarifaire et Audit de la Drp.

Pour sa part, le directeur de la Régulation postale au sein de l’Artp a estimé que ce secteur est celui de ‘’l’avenir’’. ‘’Le développement du pays doit passer par le secteur postal. Il joue un rôle crucial dans le développement du commerce électronique, l’inclusion sociale et financière. La génération future ne connaîtra pas les supermarchés. Ces jeunes vont faire toutes leurs commandes via le net et le service postal sera là pour assurer la livraison’’, a fait savoir Adama Diouf. Pour lui, le développement du commerce électronique mondial dépend de la performance des entreprises postales.

Cependant, M. Diouf a souligné que des défis restent encore à relever. Il s’agit notamment de la révision de la législation qui régit ce marché, du système d’adressage pour faciliter les échanges, mais aussi de la comptabilité analytique de La Poste. Il faut noter que 565 établissements postaux sont dénombrés à travers le pays, dont 43 % répartis à Dakar.

Les Cadres de Rewmi battent le rappel des troupes ce samedi à Rufisque

La CECAR (Cellule des cadres de Rewmi) compte organiser une grande conférence ce samedi au niveau de Rufisque. A l’approche de la Présidentielle, le pole des compte mettre en exergue la vision de leur mentor, Idrissa Seck.

Ainsi, cette rencontre sera dirigée par le porte-parole du parti et coordonnateur de la Cecar, le Dr Abdourahmane Diouf. De même, le thème de la rencontre portera sur « Quelle régulation commerciale pour le Sénégal ? ».

Succession de Khalifa Ababacar Sall à la Mairie de Dakar: Ces pièges à éviter

Amadou Sène Niang, spécialiste en décentralisation dessine dans cet entretien avec Sud Quotidien, les contours de l’élection prochaine du successeur de l’ex-maire de la ville de Dakar, Khalifa Abacar Sall, révoqué par un décret présidentiel le 31 août dernier. Prenant le cas du Conseil régional de Dakar, placé sous délégation spéciale en 2008 par le président Wade, le spécialiste de la décentration met ainsi en garde tous les Conseils municipaux de Dakar contre toute tentative de blocage ou de sabotage de la session prochaine.

Le conseil municipal de la Ville de Dakar est convoqué le samedi prochain pour élire le successeur de Khalifa Ababacar Sall, révoqué par un décret présidentiel, le 31 août dernier. Quelles sont les étapes prévues à cet effet par la loi ?

L’élection du successeur de Khalifa Sall se fera dans les mêmes conditions et mêmes formes qui ont abouti à sa désignation en 2014 par les conseillers élus de la Ville. Autrement dit, le Préfet convoque le collège électoral, c’est-à-dire les conseillers élus. Tous les conseillers doivent recevoir une convocation du Préfet, y compris celui qui doit remplacer le maire révoqué. Le plus ancien des conseillers préside la réunion et le plus jeune sera désigné secrétaire de séance. Les conseillers seront appelés à élire un nouveau Maire. Il sera élu à la majorité absolue. C’est-à-dire cinquante et un (51) conseillers. Si, à la sortie de ce premier tour, la majorité absolue n’est pas atteinte, un second tour ; puis, un troisième peuvent être organisés. Cependant, à l’issue du troisième tour, si les votes ne départagent pas les candidats, la loi prévoit que le plus âgé passe.

Qui peut-être candidat ?

Tous les conseillers peuvent briguer le poste de maire y compris même le remplaçant du maire révoqué. Cependant, si au bout du processus de vote, un des adjoints au Maire est élu, son élection va créer un vide. Donc, le conseil municipal devra dans la foulée de son élection au poste de Maire, choisir un autre pour remplacer l’adjoint qui est devenu Maire. Car, la révocation du maire n’entraine pas la déchéance des autres postes du bureau municipal.

En cas de blocage de la session municipale prévue pour l’élection du maire que prévoit la loi ?

Il y a deux possibilités dont le premier est relatif à l’atteint du quorum qui est la moitié des conseillers en exercice. Je précise à ce niveau que le générique de conseillers en exercice regroupe tous les conseillers municipaux qui ne sont pas en mission de la ville à l’extérieur. Les conseillers malades ou en prison font partis des conseillers en exercice. Si Conseil municipal compte 100 conseillers et que trois soient en mission à l’extérieure, il faudra déterminer le quorum à partir de 97. Il est rare que ce cas de figure arrive, mais c’est ainsi que le prévoit la loi. Maintenant, si le quorum n’est pas atteint, le Conseil municipal sera convoqué, une seconde fois à trois jours d’intervalle. Après cette deuxième convocation, si le quorum n’est toujours pas atteint, on convoque une troisième session à laquelle, le Conseil se réunit valablement au ¼ au moins et ses délibérations sont valables. Donc, il ne devrait pas en principe se poser un problème de quorum.

La dernière possibilité est relative au blocage des trois sessions d’affilée du Conseil municipal comme c’était le cas en 2008 au Conseil régional de Dakar. Suite à la démission du président, Abdoulaye Faye, nommé par le président Wade, des candidatures se sont déclarées comme celle de Joseph Sarr, Kader Sow et moi-même. Après deux tours, l’élection a été perturbée par les partisans de Kader Sow tout simplement parce qu’ils avaient compris qu’à partir du troisième tour, c’était la majorité relative et Joseph Sarr pourrait passer. Maintenant, si un tel scénario venait de se reproduire, samedi prochain lors de l’élection du successeur de Khalifa Sall, on va certainement aller vers une délégation spéciale.

Je veux dire si, après une, deux et, trois blocages de la session du Conseil municipal, le code général des collectivités locales prévoit dans ce cas, qu’on aille vers une délégation spéciale. Car, la loi prévoit la délégation spéciale si la tenue du conseil municipal se révèle durablement impossible. Les textes n’ont pas indiqué c’est quoi «durablement» et il y a beaucoup d’écrits de la jurisprudence sur ce terme là.

Concernant le cas du Conseil régional, on est resté trois à quatre mois sans que ne conseil ne puisse trouver un remplaçant à Abdoulaye Faye. C’est ainsi que le Président Wade avait pris un décret pour dissoudre le Conseil régional et installer une délégation spéciale. Maintenant, j’espère qu’on ne va pas en arriver à cette situation à la ville de Dakar.

Personnellement, je milite pour un bon fonctionnement du Conseil municipal. Les gens doivent arrêter de faire de la politique politicienne au niveau des instances. L’Etat se doit d’aider la Ville de Dakar à réaliser ses projets, les conseillers qui sont restés à s’acquitter convenablement à la tache que leur assigne la loi pour répondre aux aspirations de la population. Il ne doit pas y avoir de tentatives de blocage, de sabotage ou d’incitation, pour arriver à une délégation spéciale. Le faire serait faussé le jeu de la démocratie et de la gouvernance locale. Les observateurs attendent, et moi j’en appelle à la vigilance de tous les élus locaux, qu’ils ne prêtent pas le flanc, car c’est possible que l’un d’entre eux, devienne le maire de Dakar.

L’inimitable Bruno Diatta! (Par Abdoulaye Wade)

Étant hors du pays, je me suis fait représenter aux obsèques de Bruno Diatta et j’ai voulu attendre quelques jours, le temps que la clameur s’apaise, pour être mieux entendu car mon témoignage de 12 ans de collaboration avec l’un des plus grands serviteurs de l’Etat est, je crois, important et doit être entendu.

Lors de la cérémonie de remise des clefs de la Présidence, en me quittant, le Président Abdou Diouf m’a dit : ‘’Ablaye, comme il m’a toujours appelé affectueusement, je te conseille de garder Bruno.’’

j’ai gardé Bruno Diatta à mon service pendant mes douze ans de mandat présidentiel et je ne le regrette pas.
A mon tour, en quittant le Palais j’ai rappelé à mon successeur ce que m’avait dit le Président Diouf et je lui ai répété la même chose.

Bruno Diatta, diplômé de l’ENAM, Section diplomatique, est ambassadeur dans l’âme et appartient au corps des ambassadeurs de la République dépendant du Ministère des Affaires étrangères. Détaché tôt à la Présidence de la République par le Président Senghor qui l’avait remarqué, pour exercer les fonctions de Chef du Protocole, il y a passé toute sa carrière et vient, comme on dit, de mourir à la tâche car, jusqu’au dernier moment, demeurant en activité au-delà de l’âge normal de la retraite, Bruno était un homme dont on ne pouvait pas se détacher, non point parce qu’il était irremplaçable – personne n’est irremplaçable- mais parce qu’il était inimitable

L’homme est un être délicat, parlant peu, efficace, gros travailleur de jour et de nuit. Son égale humeur rendait sa compagnie toujours agréable.
Les Chefs d’Etat qu’il nous a aidé à recevoir se souviennent de lui et demandent de ses nouvelles en utilisant familièrement son prénom : Et M. Buno ?

Il n y a pas de race Bruno Diatta car il est exceptionnel. Aucun chef du protocole de la présidence ne fera encore 4 présidents et, peu ou prou, 50 années de service.

Un jour, regardant cet homme qui travaillait plus que tout le monde j’ai pensé améliorer sa condition en le nommant Ministre Chef du protocole d’Etat de la Présidence de la République, il a souri et a décliné poliment : M. le Président, vous savez, ‘’je ne suis pas comme ça, je ne tiens pas aux titres’’.
Pour moi, ce n’était pas seulement une question de titre mais un moyen de rémunérer plus équitablement l’immense travail qu’il accomplissait.
Je l’ai quand même hissé au-dessus de ‘’simple ambassadeur’’ en lui adjoignant le titre de Ministre.
En renouvellent mes condoléances à sa famille qui trouvera toujours en moi un père et un grand-père, je prie Dieu de recevoir son serviteur Bruno Diatta en son Paradis.

​​​​​​​​Dakar, 24 septembre 2018

Abdoulaye Wade
Ancien Président de la République du Sénégal

Ambassade Soudan à Dakar : La chancellerie accusée d’esclavagisme

« Huit employés de nationalité sénégalaise licenciés sans droit, humiliés par l’ambassadeur du Soudan au Sénégal ». L’As quotidien qui donne l’information relaie également le coup de colère de ces Sénégalais qui assimilent leur travail à de l’esclavagisme.

« L’ambassadeur nous a licenciés, sans nous donner des explications plausibles et sans motiver la lettre de licenciement », dénonce G. Ndiaye, ménagère au sein de la résidence de l’ambassadeur pendant plus d’un an.

« Si je vous renvoie, je n’aurai aucun mal à trouver d’autres personnes qui seraient prêtes à travailler pour moi », a l’habitude de dire l’ambassadeur Youssouf Adil Bannaga à ses employés, souligne le journal. Qui prête ses colonnes aux travailleurs licenciés. « Nous voulons aussi que tous les Sénégalais sachent que les conditions de travail à l’ambassade sont pires que l’esclavagisme. On travaille de 8 h à 22 h sans pause. En plus on n’a ni jour de congé ni repos », dénonce la Sénégalaise licenciée.

« Les conditions de travail à l’ambassade ne sont pas dignes d’un être humain. Nous sommes en train de subir l’esclavage dans notre pays. Et même si nous ne travaillons plus là-bas, nous voulons alerter les Sénégalais sur cette situation scandaleuse qui se passe dans notre pays », confie un traducteur en service depuis des années dans la chancellerie, licencié lui aussi. « Nous n’avons ni CDI ni CDD. Et pour nous payer nos salaires, ils nous entassent dans une chambre comme si nous sommes en train de quémander », proteste ce dernier.

Lancement au Sénégal d’une Assurance-Crédit Interentreprises

La compagnie Askia Assurances a lancé l’Assurance-Crédit Interentreprises au Sénégal, en partenariat avec The Lebanese Credit Insurer (LCI), a appris APA mardi à Dakar.

« En partenariat avec The Lebanese Credit Insurer (LCI), Askia Assurances lance l’Assurance-Crédit Interentreprises au Sénégal qui est un service innovant pour accompagner le secteur privé national. L‘Assurance-Crédit Interentreprises couvre les fournisseurs contre les risques de non-paiement de leurs créances par leurs clients-débiteurs-acheteurs locaux et étrangers », explique Askia Assurances dans un communiqué reçu à APA.

Ce produit qui sera présenté jeudi à la presse sénégalaise aide, selon ses initiateurs, à protéger les activités de l’assuré, élargit la portée de son entreprise, favorise une croissance rentable et aide à gérer les risques et à éviter les pertes.

« Il s’agit d’un outil essentiel pour développement des Petites et Moyennes Industries (PME/PMI) qui sont les réelles pourvoyeuses d’emploi au Sénégal. Le nouveau service proposé par Askia Assurances, l’assurance crédit inter- entreprise couvre les créances commerciales du fournisseur qui est l’assuré. En d’autres termes, quand une entreprise qui fournit des biens et services souhaite accorder des facilités de paiement à ses clients, l’assurance-crédit interentreprises sécurise ces facilités au niveau du fournisseur afin de le prémunir contre le risque de non-paiement de sa creance », note notre source.

Selon elle, à terme cette offre va favoriser la création d’emplois au Sénégal car, ce sont les PME et PMI qui sont les véritables pourvoyeuses d’emploi dans le pays.

Le Rp exclut Baye Mamoune Niasse

Baye Mamoune Niasse a été exclu du Rassemblement pour le peuple (RP). Le bureau national du Rp a voté son exclusion, hier, au cours d’une assemblée générale.

La raison? Selon L’As, il lui est reproché d’avoir enfreint l’article 7 du règlement du parti, en déclarant sa candidature à la présidentielle de 2019.

Ce n’est pas tout. Le Rp accuse le président du mouvement « And ak askan wi natal Senegaal, Bennal Afrique » d’utiliser les logos du parti.

Liliane Maroun en tenue aguicheuse !

Son père DJ Eduardo n’est plus à présenter au Sénégal. Il s’est fait connaître dans le milieu musical avec une solide réputation avant de décentraliser ses activités et de s’essayer au cinéma notamment avec un rôle dans la série à succès “Un café avec”. Elle, Liliane Maroun, s’est fait connaître hors du Sénégal, en France où elle réside, avec un rôle principal dans un des derniers clips de l’artiste Dadju qui est actuellement au sommet de son art.

Très séduisante, elle a décidé de faire parler sa beauté et de ne plus se limiter à ses magnifiques photos sur les réseaux sociaux. Aujourd’hui au-devant de la scène, la magnifique perle fait assurément la fierté de son père qui doit être ravi de voir sa fille chérie prendre son envol dans le domaine qu’elle aura choisi.

 

Taxée de « khéssaleuse » par Queen Biz, Aida Samb livre une réponse très classe

Taxée de « khéssaleuse » par Queen Biz, Aida Samb réagit sur Instagram.

En apercevant son post sur le réseau social, Aida snobe Queen Biz et déclare « Music is my life ! » (La musique est ma vie !). On peut comprendre par ce propos que la chanteuse est seulement préoccupée par sa musique.

Importation de riz en Afrique: 4 milliards de dollars américains dépensés par an

Dakar abrite, depuis hier, la Conférence ministérielle de haut niveau sur le riz. Il ressort de la rencontre que les pays africains ont importé environ 36 % de leurs besoins en riz en 2015, totalisant ainsi plus de 4 milliards de dollars américains par an.

Selon le responsable du Programme régional de la Fao pour l’Afrique, Abebe Haile-Gabriel, aujourd’hui, plus de la moitié des 43 pays producteurs de riz en Afrique sont des importateurs de cette céréale, avec des niveaux variant entre 10 et 93 %. C’est pourquoi il a appelé les pays africains à s’engager à créer et à appliquer rigoureusement des politiques favorables à l’autosuffisance en riz et à soutenir la croissance de l’industrie africaine du riz. Cette action, indique-t-il, aide à réduire de manière significative le risque de crises alimentaires et à contribuer à l’atteinte de l’objectif ‘’Faim Zéro’’. ‘’Nous avons besoin d’engagements politiques et d’investissements des secteurs public et privé, et nous devons nous concentrer sur au moins trois domaines prioritaires : améliorer les systèmes de semences de riz et les intrants agricoles associés, développer les technologies et les innovations rizicoles, et vulgariser la mécanisation à petite échelle’’, a-t-il souligné.

Pour soutenir la transformation du secteur rizicole en Afrique, la Fao consolide activement les partenariats avec les partenaires au développement régionaux et mondiaux, en stimulant la productivité, en renforçant les chaînes de valeur du riz et en appuyant une meilleure coordination des marchés régionaux. Selon certains de ses fonctionnaires, le renforcement des liens avec d’autres organisations telles que AfricaRice, Coalition pour le développement du riz en Afrique, Banque africaine de développement, etc., pour promouvoir et diffuser les meilleures pratiques sur le riz auprès des pays, se déroule efficacement.

Il faut relever que cette conférence organisée par la Fao, la Banque africaine de développement, AfricaRice, et le gouvernement du Sénégal, vise à générer une orientation et un soutien politique plus collectif. Elle est, en effet, une plateforme de discussion sur la mise en œuvre de programmes d’investissement sur la réalisation de l’autosuffisance en riz dans les pays africains et la création d’emplois rémunérateurs pour les jeunes et les femmes tout au long de la chaîne de valeur du riz.

Une Sénégalaise égorgée par son mari en Espagne

Tristesse et désolation sont les sentiments les mieux partagés chez la communauté sénégalaise en Espagne à l’annonce du drame qui a eu lieu hier, mardi 25 septembre, à 13h 30, à Bilbao, en Espagne. Une Sénégalaise est égorgée par son mari sous les yeux de leurs deux enfants dans leur appartement sis à 25th Street Olerias Atlas.

Le mari, d’origine sénégalaise qui était en cavale est mis aux arrêts par la police espagnole et a été mis en examen pour homicide et meurtre par conjoint.

Le journal révèle que la victime avait porté plainte contre son mari pour violences conjugales.

Pape Cheikh Diop ne jouera pas pour le Sénégal, il a choisi l’Espagne

Le Lyonnais Pape Cheikh Diop a décidé de porter les couleurs de l’Espagne contre ceux de son Sénégal natal.

Le milieu de terrain de 21 ans, originaire de Dakar, a déménagé en Espagne à 14 ans où il a évolué dans les catégories jeunes. Il les a aidés à remporter la Coupe d’Europe des moins de 19 ans en 2015. Il a également joué avec l’équipe des moins de 21 ans.

Il a révélé que la Fédération sénégalaise de football (FSF) avait tenté de le persuader de jouer pour les Lions de Teranga.

« J’ai été appelé par le Sénégal à plusieurs reprises, mais je reste engagé en Espagne« , a déclaré Pape Cheikh au journal sportif espagnol Marca.

« Bien sûr, je ne peux jamais oublier mon origine, je suis sénégalais, mais je me sens aussi espagnole.

« L’Espagne m’a tout donné et je veux rendre en retour. Je suis très heureux de la décision que j’ai prise. »

En vertu des règles de la FIFA, il peut toujours changer son choix, car il doit encore disputer un match en compétition officielle avec l’équipe senior d’Espagne.

Pape Cheikh a impressionné avec Lyon en la Ligue 1 française et en Ligue des champions de Lyon. L’équipe française a battu Man City à l’Etihad la semaine dernière lors de la première journée de la phase de poule.

Malgré sa remarquable ascension dans la compétition d’élite européenne, Pape Cheikh n’a pas oublié ses débuts modestes au Solar FC dans son pays natal, où il jouait auparavant pieds nus.

« Le Solar FC est là où tout a commencé pour moi et j’ai encore des souvenirs intéressants« , a-t-il rappelé.

« Maintenant, j’essaie d’aider avec tout ce que je peux: avec des maillots, des kits, des balles et tout ce que je peux. Les conditions ne sont pas faciles là-bas et nous devons les aider. »

Sa carrière de footballeur en Espagne a débuté au Club Internacional de la Amistad (CIA) et a également impressionné un an plus tard à Montañeros CF, avant de passer en 2013 à l’équipe de jeunes Celta de Vigo.

Il a progressé vers l’équipe senior de Celta et a fait ses débuts en décembre 2015, où il a marqué un but en 27 matches avant de déménager à Lyon l’été dernier.

CAN 2019: programme des 3e et 4e journées en éliminatoires

Les 3e et 4e journées des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2019 de football vont s’enchaîner du 10 au 16 octobre 2018. Voici le programme des 48 matches.
CAN 2019 : PROGRAMME DE LA 3e JOURNÉE

Mercredi 10 octobre –

Ethiopie-Kenya, à Bahir Dar [groupe F]
Zambie-Guinée-Bissau, à Lusaka [groupe K]

Jeudi 11 octobre –

Ghana-Sierra Leone, à Kumasi [groupe F]
Congo-Liberia, à Brazzaville [groupe G]

Vendredi 12 octobre –

Cameroun-Malawi, à Yaoundé [groupe B]
Mali-Burundi, à Bamako [groupe C]
Gabon-Soudan du Sud, à Libreville [groupe C]
Algérie-Bénin, à Blida [groupe D]
Togo-Gambie, à Lomé [groupe D]
Nigeria-Libye, à Kaduna [groupe E]
Guinée-Rwanda, à Conakry [groupe H]
Côte d’Ivoire-Centrafrique, à Bouaké [groupe H]
Angola-Mauritanie, à Luanda [groupe I]
Egypte-Swaziland, au Caire [groupe J]
Cap-Vert-Tanzanie, à Praia [groupe L]

Samedi 13 octobre –

Sénégal-Soudan, à Dakar [groupe A]
Guinée équatoriale-Madagascar, à Bata [groupe A]
Maroc-Comores, à Casablanca [groupe B]
Afrique du Sud-Seychelles, à Johannesburg [groupe E]
RD Congo-Zimbabwe, à Kinshasa [groupe G]
Burkina Faso-Botswana, à Ouagadougou [groupe I]
Tunisie-Niger, à Radès [groupe J]
Mozambique-Namibie, à Maputo [groupe K]
Ouganda-Lesotho, à Namboole [groupe L]

CAN 2019 : PROGRAMME DE LA 4e JOURNÉE

Dimanche 14 octobre –

Kenya-Ethiopie, à Kasarani [groupe F]
Guinée Bissau-Zambie, à Bissau [groupe K]

Lundi 15 octobre –

Libye-Nigeria, en Tunisie [groupe E]
Sierra Leone-Ghana, à Freetown [groupe F]

Mardi 16 octobre –

Soudan-Sénégal, à Khartoum [groupe A]
Madagascar-Guinée équatoriale, à Antananarivo [groupe A]
Comores-Maroc, à Mitsamiouli [groupe B]
Malawi-Cameroun, à Blantyre [groupe B]
Burundi-Mali, à Bujumbura [groupe C]
Soudan du Sud-Gabon, à Juba [groupe C]
Bénin-Algérie, à Cotonou [groupe D]
Gambie-Togo, à Bakau [groupe D]
Seychelles-Afrique du Sud, à Victoria [groupe E]
Liberia-Congo, à Paynesville [groupe G]
Zimbabwe-RD Congo, à Harare [groupe G]
Rwanda-Guinée, à Kigali [groupe H]
Centrafrique-Côte d’Ivoire, à Bangui [groupe H]
Botswana-Burkina Faso, à Francistown [groupe I]
Mauritanie-Angola, à Nouakchott [groupe I]
Niger-Tunisie, à Niamey [groupe J]
Swaziland-Egypte, à Manzini [groupe J]
Namibie-Mozambique, à Windhoek [groupe K]
Lesotho-Uganda, à Maseru [groupe L]
Tanzanie-Cap-Vert, à Dar es salaam [groupe L]

Patte d’Oie : Repêchage du corps d’un garçon mort noyé dansnoyé

Parti chercher son ballon de foot sorti du périmètre de jeu, Pape Mamaye Coulibaly, 8 ans, avait rendez-vous avec la mort. Il glisse et tombe dans une énorme ouverture du chantier de la CSE.

Sans doute ne sachant pas nager, il se noie dans l’étendue d’eau de pluie qui a rempli l’ouverture, nous informe seneweb.

Le drame s’est produit ce mardi à la Patte d’Oie. Il pose une nouvelle fois la lancinante question de la sécurité des chantiers ouverts au milieu des habitations où sur les voies de passage des populations, sans respect des normes de sûreté les plus élémentaires.

https://youtu.be/dEu-lJCKTYo

Agence de presse sénégalaise: Les anciens se joignent au combat

Mamadou Koumé ainsi que d’autres journalistes qui ont occupé de hautes fonctions à l’Agence de presse sénégalais, préoccupés par la situation dans leur ancienne maison, ont sorti une déclaration pour inviter l’Etat à honorer ses engagements.

En grève depuis quelques semaines, les employés de l’Agence de presse sénégalaise (Aps) ont reçu un nouveau soutien, et pas des moindres. Il s’agit de deux anciens directeurs généraux de l’agence, Mamadou Koumé et Abdou Gningue, ainsi que d’autres journalistes qui ont occupé des postes de responsabilité. Parmi eux, il y a Mamadou Amat, Serigne Adama Boye, Assane Diagne et Souleymane Guèye qui ont tous été des rédacteurs en chef. Il y a également Ibrahima Bakhoum, ancien chef de desk, mais aussi Cheikh Tidiane Ndiaye, ex-directeur de la rédaction. Ils sont au total 13 personnes qui ont publié hier un texte dans lequel ils soulignent que le plan de modernisation de l’agence promis par le chef de l’Etat et qu’appellent de tous leurs vœux le personnel, les professionnels de l’information et les milliers de visiteurs du site, doit s’appliquer sans délai, pour que ‘’notre agence nationale reprenne dans la sérénité sa sacerdotale mission d’informer’’.

Dans le texte parvenu hier à ‘’EnQuête’’, les signataires disent suivre avec beaucoup de peine la situation que vit l’Agence de presse sénégalaise (Aps). Un organe où chacun d’entre eux, à des degrés divers, a passé une partie de sa carrière journalistique. ‘’Pour avoir contribué au fonctionnement de l’Aps, nous sentons, aujourd’hui, que l’heure est grave, le devoir d’exprimer notre agissante solidarité à la juste lutte que mènent nos cadets pour le rayonnement d’une entreprise de presse qui fut une école pour nous tous. Au demeurant, la grève n’est pas inédite à l’Aps, mais la durée de celle qu’observent nos jeunes confrères est une première pour cette entreprise de presse du service public qui a besoin de faire un saut qualitatif au moment où elle s’apprête à fêter, en avril prochain, ses 60 ans’’, ont-ils fait savoir.

C’est ça la quintessence de la revendication formulée par le personnel de l’agence en direction de l’Etat, créateur et propriétaire de l’Aps, rappellent Koumé et Cie. ‘’Revendication on ne peut plus légitime quand on sait le travail fourni dans l’anonymat par des générations de journalistes pour la vulgarisation des politiques de l’Etat auprès des confrères et du simple citoyen’’. Du reste, disent-ils, c’est l’une des raisons d’être d’une entreprise de presse publique et l’Aps s’en acquitte fort bien, tout comme elle rayonne dans les autres nobles missions de l’information. ‘’Avec juste raison, les confrères ont toujours reconnu et salué ce travail ; en atteste la journée de mobilisation organisée mardi en sa faveur par le Syndicat national des professionnels de l’information (Synpics)’’, relève-t-on.

Les signataires révèlent, par ailleurs, que la Francophonie avait, au terme d’une enquête menée en 2005, désigné l’Aps l’agence de presse leader en Afrique de l’Ouest francophone. Depuis lors, le flambeau est tenu par les jeunes, malgré les soubresauts. De ce fait, les anciens pensent que les agenciers de l’Aps méritent ‘’un rapide et conséquent soutien de l’Etat’’, à l’image de leurs homologues des agences de presse du Maghreb ou même de l’Agence France presse.

Elzo Jamdong soutient Nitdof pour son évènement

« Show of The Year », Elzo Jamdong soutient son frère, Nitdof.  Pour prêter une main forte à  Nitdof,  l’auteur de « Sai Sai », Elzo Jamdong a partagé sur sa page Facebook la publication du rappeur.

Des innovations de tailles seront attendues pour la 8eme édition.

Créé depuis 2001, « Show Of The Year »  est un événement à ne plus présenter aux mélomanes.

Entre Queen Biz et Aida Samb, il n’y a pas de problème mais…

Tout est parti d’une interview accordée par  Queen Biz au journal les Echos. Commentant son habillement dans son clip « Takma, l’intervieweur en a profité pour rappeler à la chanteuse la sortie de Aida Samb visant les artistes qui s’habillent sexy pour faire le buzz.  « Cette fois-ci,  (parlant du clip Takma) l’habillement est moins sexy, d’ailleurs d’aucuns pensent que vous faites partie des chanteuses qui exposent leurs formes pour faire le buzz… Des gens pensent même que Aïda Samb vous a clashé à ce propos », demande le journaliste à Queen Biz .

Ainsi, la chanteuse s’est sentie indexée et a employé le conditionnel pour répondre à l’interprète de « Saraba » :  » si Aida Samb parle de moi, je lui dirai qu’elle a raison parce que la graisse, ça ne s’expose pas, sinon elle risque de fondre. Il faut reconnaître qu’il fait chaud ces temps-ci. Si elle avait une belle forme, elle allait s’exposer, mais tel n’est pas le cas », dit-elle

Avant de préciser : « Aïda Samb est ma sœur, mais dans la musique, il y a le showbiz et un côté artistique. Libre à elle d’avoir cette opinion, mais je le répète, trop de graisse ne s’expose pas. Si nous nous habillons de la même façon, cela n’aura pas de sens. Aida Samb, si elle dit  qu’elle ne veut pas faire le buzz, ce n’est pas vrai. Sinon elle n’allait pas se dépigmenter. Elle pouvait rester naturelle, mais si elle s’est dépigmentée, c’est pour que les gens la remarque. Comme elle ne montre pas ses formes, elle n’a qu’à s’habiller comme Soda Mama. Je ne blâme pas les gens qui ont choisi de se dépigmenter, mais sa sortie ne m’a pas plu. En tout cas, je n’ai pas de graisse ».

Toutefois, selon quelques proches de Queen Biz accrochés par Senego, il n’y a jamais eu de problèmes entre la Queen et Aida Samb. Les deux (2) chanteuses n’ont certes pas de relations amicales, mais elles ne se détestent  pas non plus. « Elles se respectent mutuellement. Ce n’était pas l’ intention de Queen Biz d’attaquer ou de dire du mal sur Aida Samb. Comme elle l’a dit, Aida Samb est sa sœur. », témoignent -t-ils.

Pratique du “ndiggel“ électoral: Touba laisse le flambeau à Tivaouane

Au Sénégal, la ligne de démarcation entre le spirituel et le temporel est souvent violée de part et d’autre. Le soutien revendiqué du porte-parole du khalife général des tidianes à Macky Sall vient ressusciter une vieille pratique en voie de disparition chez les représentants officiels des deux plus grandes confréries du Sénégal.

Tivaouane lance son appel. Cette fois, ce n’est pas pour célébrer Maodo. Pas non plus pour magnifier Serigne Babacar Sy, Mame Dabakh et autres vénérés descendants du fondateur de l’une des confréries les plus puissantes du Sénégal et de l’Afrique de l’Ouest, voire de l’Afrique toute entière. Mais pour inciter ses talibés à ’’soutenir’’ le président de la République Macky Sall, à la prochaine présidentielle. Et l’auteur n’est pas n’importe qui dans la famille d’El Hadj Malick Sy, puisqu’il s’agit du porte-parole du khalife général, Serigne Pape Malick. Il affirme : ‘’Nous devons accompagner le président pour qu’il achève les chantiers qu’il a entamés.’’ Le soutien est donc loin d’être fortuit. Dans son développement, le guide religieux n’a pas manqué de revenir sur le bilan reluisant de l’actuel chef d’Etat dans la ville sainte. ’’De Senghor à Wade, en passant par Diouf, poursuit-il pour se justifier, ce qu’il a fait pour Tivaouane, aucun autre président ne l’a fait. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de le soutenir’’.

Ainsi, la messe semble dite au sein de l’establishment de la Tijaniyya, en direction de la présidentielle de 2019. Les gardiens du temple roulent pour Macky Sall. Du moins, le khalife général qui avait théorisé le ’’jamais un sans deux’’ et son porte-parole attitré qui vient en remettre une couche ne veulent pas en finir avec la saga Macky Sall.

La rupture de Touba

De la sorte, rejaillit sous les tropiques une vieille pratique qui avait tendance à disparaitre depuis les règnes d’un certain Serigne Abdoul Ahat à Touba et Serigne Mansour Sy à Tivaouane. Le journaliste Cheikh Yérim Seck apporte son témoignage : ’’D’abord, il ne faut pas perdre de vue que le fait confrérique est central, au Sénégal. Les confréries occupent une place très importante dans la vie des Sénégalais. Il fut un moment où les consignes étaient plus efficaces. De nos jours, leur efficacité est mise à rude épreuve. Les disciples ont tendance à ne plus s’en occuper.’’ Parmi ces consignes qui sont rentrées dans les annales, nombre d’observateurs reviennent sur celle de Baye Lahat, 3e khalife de Bamba, en 1988. Il avait dit, de manière claire, non équivoque, que ’’quiconque voterait un candidat autre qu’Abdou Diouf, trahirait Serigne Touba’’.

Quel a été l’impact d’une telle fatwa lors de ce scrutin historique ? L’histoire retiendra que le résultat sorti des urnes avait donné largement vainqueur le candidat socialiste, avec un score de 73,20 % contre 25,80 % pour son concurrent Abdoulaye Wade. Maître Babacar Niang du Parti pour la libération du peuple et Landing Savané du Mouvement révolutionnaire pour la démocratie nouvelle avaient respectivement obtenu 0,75 et 0,25 %.

Un an plus tard, en 1989, Baye Lahat partit. Et Touba, depuis cette date, est restée aphone en matière électorale. Ni son successeur direct et éphémère Serigne Abdou Khadre ni Serigne Saliou qui a fait près de 20 ans à la tête de la confrérie n’ont donné de consignes. ‘’Loudoul mbirou Yala amou maci deffar, amoumaci yaakh…’’ (nos actes et paroles ne s’orientent que vers Dieu), clamait sans cesse Serigne Saliou. Malgré la surenchère des hommes politiques qui, à chaque scrutin, font des pieds et des mains pour décrocher un soutien de la plus haute autorité mouride. Mais, jusque-là, les khalifes à Touba, même s’ils sont prompts à saluer vivement les représentants du pouvoir pour leurs réalisations, n’ont jamais franchi le Rubicond. Que ça soit sous Diouf (depuis 1989) Wade ou Macky Sall.

Politiciens manipulateurs

A défaut d’une prise de position claire et sans équivoque du khalife, les politiques sont très prompts à se livrer à une manipulation savamment orchestrée de ses sorties. Ainsi sont-ils prêts à communiquer outrancièrement sur une image ou des prières à eux accordées par le khalife.

Cependant, si à Touba, les plus hautes autorités se gardent d’officialiser leur soutien à une quelconque candidature, les ’’maraboutons’’, eux, ne se font pas prier. A chaque élection, il y en a qui montent au créneau pour marchander leur hypothétique représentativité. Parmi les marchands d’illusions, on peut citer Serigne Béthio Thioune et Serigne Modou Kara qui avaient promis, en 2012, une victoire sans bavure à Abdoulaye Wade. Au finish, le ‘’Pape du Sopi’’ a été laminé presque partout au Sénégal. Bien avant ces consignes de 2012, Serigne Mansour Sy, alors khalife général des tidianes, avait prédit, en 2000, la victoire d’Abdou Diouf devant son ’’éternel’’ opposant Abdoulaye Wade. C’était une véritable douche froide pour les défenseurs du ’’ndiggel’’. Diouf avait, en effet, été humilié par son challenger.

Depuis lors, les pro-‘’ndiggel’’ s’étaient repliés dans leur coquille. Cet antécédent avait fait que tous les chefs se méfiaient des consignes. ‘’De plus en plus, ça revient à la mode, constate Yérim Seck. On a vu la sortie de Serigne Bass Abdou Khadre autour du bilan de Macky. Il a résisté face à l’adversité pour parler du bilan de l’actuel régime’’.

En fait, le marabout réagissait aux reproches que lui aurait faits une certaine aile dure qui ne veut le voir du tout se prononcer sur un quelconque bilan du président actuel. Il répondait : ’’En tant que porte-parole de tous les disciples, je me dois de remercier quiconque montre un certain égard à Touba. Et force est de constater que le président Macky Sall a fait beaucoup de réalisations à Touba. Je vais continuer à le dire, même si certains désapprouvent. Je ne ferais pas moins que les khalifes qui ont toujours eu de la reconnaissance pour tous ceux qui oeuvrent au rayonnement de la ville.’’

Mais, contrairement à son homologue de Tivaouane, lui n’a pas encore franchi le Rubicond, en appelant simplement à voter Macky Sall. Le journaliste-chroniqueur, Pape Samba Kane, rectifie et précise : ’’Je ne pense pas que c’est une consigne que Serigne Pape Malick a donnée. Ce qu’il a fait, c’est louer ce que Macky a fait pour Tivaouane. Et compte tenu de cela, il dit que, lui, il va le soutenir. On ne peut lui dénier ce droit. En tant que gardien du temple, si ce temple est enrichi par le président, il a le droit de lui témoigner sa reconnaissance. Et cela est valable pour tous les autres chefs religieux, pour tous les individus, pour faire simple. Si quelqu’un se montre généreux à votre égard, c’est normal que vous le lui rendiez.’’

L’ancien dirpub du ‘’Populaire’’, à l’instar de Yérim, estime que les consignes, qui sont une tradition dans ce pays, n’ont plus la même splendeur. Il n’empêche, s’empresse-t-il d’ajouter : ’’Ceux qui le font, on ne peut les blâmer si leur volonté est de rendre l’ascenseur à leur bienfaiteur. Par contre, il y en a qui en font un fonds de commerce, un moyen de trafic d’influence et de marchandage… Ceux-là sont répréhensibles. Sinon, remercier quelqu’un, c’est dans notre culture.’’

Toutefois, une telle prise de position n’est pas sans risque, à en croire nos interlocuteurs. Cheikh Yérim Seck : ‘’Je pense que c’est un vrai risque. Si le candidat gagne, tant mieux, sinon bonjour les dégâts. C’est vraiment un très gros risque pour eux. Et l’exemple de Serigne Mansour Sy l’illustre éloquemment. Comme je l’ai dit, c’est compte tenu de ce que cela avait impliqué que les marabouts rechignaient, depuis lors, à se prononcer de la sorte’’. Mais le risque le plus immédiat, selon M. Kane, ce sont les réactions irrévérencieuses sur les réseaux sociaux. ‘’Que ceux qui donnent des consignes le sachent : s’ils le font, ils vont récolter des insultes sur les réseaux sociaux. Et cela n’est pas reluisant pour leur image et pour l’imaginaire dont ils sont les gardiens. Mais on constate que ces insultes ne gênent pas certains qui ont opté de manifester publiquement leur soutien à un camp au détriment des autres’’.

Menace sur le statut d’arbitre du guide religieux

Toutefois, Cheikh Yérim n’est pas de ceux-là qui estiment que les marabouts doivent rester à l’écart du jeu politique. ’’Nous sommes, dit-il, dans une société ouverte. Les chefferies religieuses sont des citoyens. Ils ont le droit de se prononcer si, de bonne foi, ils pensent qu’untel fait mieux les affaires du Sénégal. Cela ne me choque point. Ils peuvent le faire à leurs risques et périls, parce qu’ils sont quand même des citoyens. Mieux, ils représentent des pans entiers de la population’’. Ce qui peut être problématique, d’après lui, c’est que ce soutien n’est jamais au profit de l’opposition. Mais il dit comprendre cette attitude. ’’De par leur configuration, leur histoire, ils ne peuvent être contre le pouvoir. D’autant plus que ce sont des entités qui considèrent que celui qui est là est l’émanation de la volonté divine. C’est une philosophie bien encrée. Je ne vois aucune confrérie du pays prendre l’option directe contre le pouvoir. Soit elles le soutiennent soit elles se taisent’’.

Est-ce que ceux-là qui prennent publiquement partie pour un camp ne se disqualifient pas, en cas de crise, quant à leur rôle d’arbitre ? L’histoire, si l’on en croit Psk, a montré que ce sont des personnalités qui se sont montrées à équidistance des parties qui ont joué le rôle de conseil et de conciliateur avec beaucoup de crédit. ‘’On ne peut faire de tous les fils de marabouts des hommes sages, neutres, désintéressés. Ce sont des êtres humains comme nous autres. Certains d’entre eux savent s’élever au-dessus de la mêlée et des avantages qu’ils peuvent obtenir à partir de leur naissance. Ils vont regarder le chef de l’Etat comme ils regardent son opposant le plus irréductible. D’autres vont utiliser leur statut pour leurs propres privilèges. C’est un fait avec lequel il faut composer’’. Pour le journaliste, de tels actes ne sont pas à encourager. ‘’Il faut, suggère-t-il, une organisation politique et sociale pour que ce type d’intervention n’ait plus sa raison d’être’’. Pape Samba Kane de renchérir : ‘’Que ceux qui gèrent notre destin commun aient conscience qu’en agissant de la sorte, ils sapent la construction d’un Etat moderne laïc. En laissant prospérer ce genre de pratique, on peut voir des partis se réclamer une certaine orientation religieuse.’’

Coupe du monde féminine de Basketball: Le Sénégal perd face à la Chine 66-75

Le Sénégal a perdu son deuxième match dans la Coupe du monde dames de basketball qui se tien actuellement en Espagne. Les Lionnes ont été battues par les Chinoises (66-75).

Le Sénégal affrontera ce mercredi en match de barrage soit contre l’Espagne ou le Japon.

Maintenant,  même si le Sénégal n’est pas éliminé, les joueuses de Cheikh Sarr vont devoir essayer de se qualifier en affrontant l’Espagne, le pays organisateur ou le Japon.

Le signe indien n’a pas été vaincu et c’est le quatrième revers du Sénégal devant la Chine. Astou Traoré finit meilleure marqueuse côté Sénégal avec vingt et uns (21) points, suivie de Yacine Diop (13) et Mame Marie Sy Diop (12).

Assurés de finir premiers du groupe, seuls les Etats-Unis sont déjà qualifiés pour les quarts de finale. La Chine et le Sénégal devront passer par les matchs de qualification pour passer au second tour.

Deuxièmes, les Chinoises joueront contre le troisième du groupe C, celui du pays organisateur. Tandis qu’Astou Traoré et ses co-équipières feront face au deuxième dudit groupe.

Sénégal: à Dakar, des habitants délogés attendent leur indemnisation

Le président Macky Sall poursuit le plan « Sénégal Emergent » : après l’inauguration du nouvel aéroport de Dakar l’année dernière, le train express régional doit être inauguré en janvier 2019. Une ligne qui reliera l’aéroport au centre-ville. 115 000 passagers sont attendus dans les nouveaux trains. Pour faire de la place aux voies ferrées, certaines habitations ont dû être démolies et des habitants expropriés.

Dans le quartier de Hann, à l’ouest de la capitale, plusieurs habitants ont été délogés ou le seront d’ici quelques semaines. Sur ce qui ressemble à un long chemin de terre, les ouvriers posent les rails du futur train. Les travaux ont lieu 7 jours sur 7.

« Notre maison est condamnée »

A quelques mètres, derrière un mur, la maison d’Allé Guéye est encore debout : « C’est sûr qu’on va dégager tout ça, c’est sûr. Notre maison est condamnée ». Le jeune homme en est convaincu : un jour, les forces de l’ordre viendront pour les déloger lui et sa famille.

Il attend une indemnisation. « Ils nous disent qu’ils vont nous donner un chèque. C’est sûr mais ce chèque-là tarde à venir. En tout cas, s’ils viennent, il faut qu’ils viennent avec le chèque. S’ils ne viennent pas avec le chèque, ils vont passer sur nos cadavres pour nous déguerpir, c’est sûr ». D’après lui, l’État leur a proposé une indemnisation de 20 millions de francs CFA, environ 30 000 euros.

« Tout le quartier souffre des travaux »

Dans une autre maison, même sursis. Cette mère de famille est installée ici depuis 1953 : « Tout le monde est fatigué ». Pour son mari, c’est tout le quartier qui souffre des travaux. « On a vécu ici, on est né ici, on a travaillé ici. C’est difficile même avec un milliard de dédommagements, ça ne règle pas le problème. Tu vas perdre une vie qu’on avait depuis sa naissance. Les gens du quartier, les habitants, on vivait tranquillement, une vie vraiment tranquille, en communauté ».

En avril, le préfet de la ville avait prévu de revaloriser le montant des indemnisations, en assurant accompagner la population.

Nitdof en spectacle au Stade Iba Mar Diop le 15 Décembre

Nitdof  va encore exploser le Stade Iba Mar Diop ce 15 Décembre. Accoutumé des faits, le rappeur hardcore  prépare la 8em  édition du « Show Of The Year ».

Avec des invités  de marque, chaque année, l’événement s’est ancré dans l’agenda culturel du rap sénégalais. Lancé depuis 2011, Show Of The Year regroupe toutes les couches de la culture urbaine.