Le général Mamadou Sow n’est plus ambassadeur du Sénégal en Espagne

Il a été remplacé par Mariame Sy. Selon Le Témoin, l’ancien Cemga n’a pas été relevé de ses fonctions, il a rendu le tablier pour « convenance personnelle ».

Le journal signale avoir appris, il y a six mois, que  Sow avait envoyé sa lettre de démission et qu’ayant pris acte de la décision du général, le chef de l’État était dans l’optique de lui trouver un remplaçant. C’est chose faite.

Le Témoin parie que le général Mamadou Sow a quitté ses fonctions en raison des manifestations de Sénégalais d’Espagne, il y a quelques mois, suite à la mort de deux des leurs.

Lors de ces événements, l’ancien Cemga a été insulté et pris à partie par ses compatriotes en colère. Il dut son salut à l’intervention de la police espagnole, qui l’a exfiltré du lieu des manifestations.

« Madické Niang et le Président Macky Sall complotaient contre Abdoulaye Wade »

L’affaire des lettres entre le Pape du Sopi Abdoulaye Wade et son ancien ministre de la justice défraie toujours la chronique. Selon le professeur de communication politique, Domingo Mané, l’ancien président, un fin politicien a eu écho d’un complot qui se trame contre lui entre son lieutenant Madiké Niang  et le président Macky Sall. Et  pour couper court à ces tractations, cette lettre a été écrite.

« Je soupçonne  un coup de poker du Président Abdoulaye Wade. L’ancien chef d’Etat a eu vent que Madické Niang était en contact avec le Président Macky Sall.  Il y a également d’autres libéraux plus ou moins proches de Karim qui sont aujourd’hui dans le camp du pouvoir et qui participent à ce travail de sape« , a révélé le journaliste .

Sur ce, Domingo Mané d’expliquer que pour « couper court à ce complot contre la candidature de Karim Wade au profit d’un plan B, Abdoulaye Wade, en fin stratège, a choisi ce mode de communication pour accentuer la stratégie de victimisation dans le but d’avoir l’opinion de son côté dans la lutte à mort contre son ancien Premier ministre« .

Dans le même sens,  il soutient que l’ancien président a attaqué sciemment Madiké Niang . « Il s’est, délibérément, attaqué à un symbole de loyauté et de fidélité du Parti Démocratique sénégalais (PDS), en l’occurrence Me Madické Niang. Et cela se comprend dans un contexte de saignée, avec le départ de la plupart de ses lieutenants« .

Poursuivant l’ancien rédacteur en chef précise qu’en s’attaquant à ce symbole, Me Wade a surfé sur la vague émotive pour créer les conditions d’une résonance au sein de la population. « Sa sortie médiatique fonctionne aussi comme alerte en direction de ceux qui sont restés au sein du Pds et seraient tentés de faire le saut qualitatif dans les prairies marron-beige« .
Avec ce coup de maître, dit-il, Wade a mis le parti au cœur de l’actualité politique. « Les médias ne parlent que de cette affaire au détriment du travail de parrainage qui se fait sur le terrain« .

Revenant sur les  conséquence de cette lettre sur  la candidature de Karim  Wade, le professeur declare que le parti démocratique sénégalais (PDS) sait bien que les carottes sont cuites pour la candidature de Karim Wade. « Aujourd’hui, les libéraux ont choisi la posture de faiseur de roi. Autrement dit, ils vont au parrainage avec la candidature de Karim Wade pour voir ce qu’il pèse. En même temps, cela va permettre aux Karimistes  de régler la question de la légitimité  au sein du parti  en face des légitimistes ».

D’apres lui , si le parti parvient à obtenir un million de signatures, comme les libéraux le disent,  lors du parrainage, Karim va gagner définitivement le combat de la légitimité au sein du parti.  Donc, le combat est double, au-delà du bras de fer avec le Président sortant.

La tête décapitée du vieux Assane Sène retrouvée dans le même puits

Vingt quatre heures (24) après son assassinat par des individus non encore identifiés, la tête du vieux Assane Sène, emportée par ses meurtriers a été retrouvée dans le même puits où étaient jetés le corps de sa belle fille et de son petit fils. Trois (3) de ses fils sont aux arrêts à la gendarmerie de Tivaouane.

Un sacrifice mystique ou des règlements de compte? Ce sont des faits assez troublants qui ont mis en émoi la localité de Keur Assane. La tête du vieux de 71 ans a été retrouvée par un cultivateur qui revenait des champs, attiré par la tête humaine qui flottait.

C’est dans ce même puits que les corps sans vie de sa belle fille et de son petits fils, tués la veille de la Korité qu’on a retrouvé la tête du vieux. L’enquête suit son corps avec une interpellation de trois (3) personnes, qui sont les fils du défunt.

Le Sénégal est en demi-finales du Tournoi UFOA U17

L’équipe nationale U17 du Sénégal a décroché son billet pour les demi-finales du tournoi de l’UFOA Zone A, qualificatif à la Coupe d’Afrique de cette catégorie prévue en Tanzanie en 2019, nous informe igfm.

Une qualification acquise grâce à sa large victoire (4-0) devant la Sierra Léone, jeudi, au stade Alassane Djigo de Pikine.

Avec six points en autant de sorties, les Sénégalais terminent premiers de leur poule.

Un Sénégalais se fait couper le sexe par un chien en Espagne

Modou Diouf, un Sénégalais vivant en Espagne, s’est retrouvé avec un pénis déchiqueté en voulant s’en prendre à un chien qui faisait trop de bruit à son goût. Ulcéré par les aboiements de l’animal, il décide de parler à son propriétaire.

En se rendant chez son voisin, il croise le chien et lui saute dessus. L’animal s’accroche à ses parties intimes et lui inflige de graves blessures.

Selon Les Échos, qui donne l’information, Modou Diouf devra subir une intervention chirurgicale pour recouvrer son organe.

Air Sénégal fait plier Corsair sur la liaison Dakar-Paris

La liaison aérienne Dakar-Paris est considérée comme l’une des plus rentables au monde. Chaque jour, deux aller-retour sont assurés par la compagnie Air France et en début d’année prochaine par Air Sénégal. La toute jeune compagnie vient en effet de confirmer qu’elle prendrait la place du transporteur français Corsair en février prochain.
Affaire juteuse, Corsair a tout fait pour garder la ligne Dakar-Paris. Mais après quatre ans d’exploitation, l’accord signé avec l’Etat sénégalais est clair : la compagnie nationale, Air Sénégal, récupère la licence dès qu’elle le souhaite.

Les dirigeants de la compagnie privée française ont visiblement essayé de convaincre les autorités sénégalaises de prolonger le contrat jusqu’en octobre 2019 pour assurer une transition dans les meilleures conditions. Les dirigeants d’Air Sénégal ont alors proposé de rompre le contrat dès octobre 2018.

Au final, toutes les parties se sont donc accordées pour fin janvier. Hasard où pas, la date fixée tombe trois semaines avant le premier tour de l’élection présidentielle.

Lancer une ligne intercontinentale en 5 mois ? Au sein de la compagnie sénégalaise, on indique que tout est mis en oeuvre pour réussir ce défi.

Les plus sceptiques spécialistes du secteur aérien doutent. Notamment car la compagnie n’a pas encore reçu ses avions et cherche des pilotes. Corsair transportait entre les deux capitales près de 135 000 passagers chaque année, 45% du marché. Pour Air Sénégal, la course contre la montre est désormais lancée.

Me Alioune Abatalib Guèye: Madické a mal, ses amis et ses parents aussi…’’

Aux dires de l’avocat et ami de Me Madické Niang, ce dernier a mal, suite à la lettre incendiaire que lui a adressée le leader du Parti démocratique sénégalais, Me Abdoulaye Wade. Me Abatalib Guèye demande par ailleurs au Président du groupe parlementaire des Libéraux de déclarer sa candidature pour la Présidentielle de février 2019.

Dans son différend avec Me Abdoulaye Wade, le président du groupe parlementaire des Libéraux peut compter sur le soutien de son ami Me Abatalib Guèye. Face à la presse hier à Saint-Louis, ce dernier n’a pas mis de gants pour clamer haut et fort son message de soutien. ‘’Madické a mal, ses parents et ses amis ont eux aussi mal’’, a déclaré tout de go l’avocat et ancien député à l’Assemblée nationale.

Selon lui, Me Madické Niang n’a pas besoin de sous-fifre pour s’adresser à Me Wade. Explications : ‘’Le 3 septembre dernier, il avait adressé une lettre confidentielle à Me Wade pour lui expliquer la situation de la candidature du PDS.’’ Me Guèye de préciser que rien n’atteste que cette lettre qui s’attaque à Me Madické Niang porte la signature du pape du Sopi. ‘’Le ton est nul et le contenu est vide et on a mis Dubai alors que Wade vit présentement à Paris’’, a-t-il fait remarquer.

Témoin des relations entre les deux hommes, Me Abatalib Guèye se rappelle les sacrifices, les peines et joies de son ami avec l’ancien chef de l’Etat du Sénégal du temps que ce dernier était dans l’opposition. ‘’Madické avait mis en danger sa vie et celle de sa famille pour défendre Me Wade devant les cours et tribunaux sous l’ère Diouf’’, a-t-il tenu à rappeler. L’avocat de dire qu’il ne faut pas occulter le débat. ‘’La candidature de Karim Wade est déjà hypothéquée, il n’est pas électeur et ce n’est pas demain la veille que le Conseil constitutionnel va valider sa candidature’’, croit-il savoir. Aussi, à l’en croire, toutes les requêtes formulées ont été refusées. Il pense ainsi que même si Karim Wade requiert toutes les signatures nécessaires, le Conseil constitutionnel aura du mal à valider sa candidature. Partant de ce fait, Me Guèye estime que soutenir qu’on doit accepter la candidature de Karim Wade par A ou par B, c’est mettre le pays en feu.

‘’La politique de la terre brûlée ne servira à rien. Karim a été emprisonné et il ne s’est rien passé. Les religieux censés être des régulateurs ont été saisis sur le dossier de sa non-inscription et ils n’ont pas bougé d’un iota. Face à cette situation, ce sera un gâchis si le PDS n’a pas de candidat’’, a-t-il avancé.

S’adressant à son ami Me Madické Niang, il lui demande de déclarer sa candidature car à ses yeux, celui-ci remplit les conditions ‘’de par sa loyauté, son savoir-faire, son parcours politique et de par sa stature d’homme d’Etat’’.

Me Abatalib Guèye de révéler enfin que des responsables du PDS dont il préfère taire les noms se sont approchés de Me Madické Niang pour qu’il soit candidat.

Réduction des risques: Pour la décriminalisation de l’usage de la drogue

La réduction des risques (Rdr) est une approche qui se concentre sur les conséquences sanitaires et socio-économiques chez les consommateurs de drogue. Accusée de faire la promotion de l’usage, la méthode est ici défendue par le Docteur Hubert Traoré.

En matière de consommation de drogue, mieux vaut prévenir. Car, une fois que l’individu a goûté au ‘’fruit interdit’’, il lui est difficile de s’abstenir. Les premiers centres de soins spécialisés ont vu le jour dans les années 1970, en marge du système de santé. C’est l’épidémie galopante du Vih/sida, dans les années 1980, qui impose la réduction des risques (Rdr) comme l’approche la plus évidente et plus efficace pour lutter contre les dommages causés par l’usage de stupéfiants.

Selon le médecin en santé publique au Burkina Faso, Docteur Hubert Traoré, il n’y a pas de stratégie de prévention ou de traitement qui fonctionne sur tous les usagers. Il estime que l’important, c’est de proposer des options et de faciliter l’accès à un large panel d’interventions qui répondent aux besoins des usagers et les aident à rester en vie. ‘’Les individus et les communautés affectés ont besoin d’être impliqués dans l’élaboration et la mise en œuvre des stratégies de réduction des risques. Il ne s’agit pas de n’importe quels risques, mais ceux liés aux effets des produits consommés, au mode de consommation et les risques sociaux. Nous luttons pour que la loi soit plus flexible avec les consommateurs, pas pour les dealers’’, explique le Dr Traoré.

S’agissant des risques liés aux effets des produits utilisés, il y a les overdoses avec de multiples symptômes en fonction de la drogue consommée. S’agissant des conséquences, ils peuvent aller jusqu’au décès, en passant par la baisse de la vigilance pouvant conduire à des prises de risques sexuels susceptibles de découler sur les Ist/Vih/Vhb/Vhc (plus fréquent avec la cocaïne et ses dérivés), la dénutrition par manque d’appétit et le mauvais état bucco-dentaire. Il y a également la rétention urinaire, les troubles de la libido, la perturbation de cycles menstruels (héroïne), les complications cardiovasculaires, pulmonaires, neurologiques, rénales et oculaires (cocaïne) et les troubles psychologiques : altération du sommeil, troubles de l’humeur, troubles bipolaires, troubles psychotiques. Pour ce qui est des risques liés au mode de consommation, ils sont relatifs aux problèmes dermatologiques et cardiovasculaires. Il y a aussi les infections (bactériennes, virales, etc.) à transmission sanguine ou cutanée Vih, Vhb, Vhc, Tb, etc., du fait du partage du matériel de consommation. Les problèmes pulmonaires sont également notés avec des coupures, des brûlures, des ulcères, des plaies au niveau Orl et digestif.

Approche controversée

Concernant les risques sociaux, on peut citer les comportements antisociaux, les risques d’exclusion (familiale, amicale, professionnelle, sanitaire), l’itinérance et la stigmatisation, les risques judiciaires (incarcérations) et ceux liés au trafic et au deal (violences, répression policière, etc.) et à la pauvreté. A en croire le docteur Hubert Traoré, de prime abord, les gens sont sceptiques sur l’efficacité d’une approche comme la réduction des risques.

C’est pourquoi de nombreuses barrières persistent pour sa mise en œuvre. ‘’Beaucoup de gens soutiennent que la Rdr incite les usagers de drogues à en consommer, que son coût peut être utilisé pour réduire la consommation ou lutter contre les drogues ou soigner des personnes qui le méritent plus’’. D’après le médecin, il y a d’autres qui disent que c’est une approche qui ne facilite pas l’abstinence et met en danger la sécurité publique. Ainsi, certains individus ne manquent pas de les inviter à s’adresser à des personnes responsables et non à des usagers de drogue. Il y a aussi l’aspect juridique qui est reproché à la Rdr. ‘’Ceux qui disent que ce que nous faisons est une légitimation de l’usage de la drogue en contradiction avec les lois n’ont pas compris la valeur et l’importance de cette lutte que nous menons’’, se défend-il.

Historiquement, affirme-t-il, les programmes qui se focalisent sur la réduction ou l’arrêt de la consommation n’ont pas montré des résultats constants et satisfaisants. L’approche de la réduction des risques, par contre, est reconnue aujourd’hui comme une méthode efficace dans des contextes économiques, culturels et politiques variés, sauvant, du coup, d’innombrables vies.

Un mort et 40 blessés dans un accident à Goudiry

41 victimes dont un corps sans vie. C’est le bilan de l’accident survenu sur la Route nationale (Rn) n°1, sur le tronçon Goudiry-Tamba. Un bus malien s’est renversé vers 16 heures à trois kilomètres de Goudiry. Le bus évitait un camion qui venait dans le sens inverse.

Le correspondant de Radio Sénégal, qui donne l’information, précise que les sapeurs-pompiers viennent de boucler les opérations d’évacuation des blessés vers l’hôpital régional de Tamba.

Agé de 48 ans, le défunt est un homme de nationalité malienne. Parmi les blessés, 10 sont dans un état grave et 30 présente des blessures légères, rapporte la même source.

Démantèlement d’un réseau de trafic de migrants

La division de lutte contre la cybercriminalité de la Police nationale a démantelé un réseau de cybercriminels. Ils sont cinq (5) individus, tous des non-sénégalais à être arrêtés depuis le 8 septembre dernier et déférés au parquet.

Selon le lieutenant Mbaye Sady Diop qui animait une conférence de presse ce jeudi, la bande recrutait des candidats à l’émigration moyennant une somme allant de 500 mille à 1 million de fcfa. Elle utilise de faux papiers: passeport, visas cartes commerçant ou bulletin de salaire.

Une bande très organisée avec des filiales un peu partout dans la sous région et leur mode d’opérations est exclusivement sur les réseaux sociaux.

Macky Sall, le Libéralisme, et la BCEAO

Le Président Macky Sall poursuit l’inclinaison libérale de sa politique en fin de mandat et en perspective de la Présidentielle. Que ses alliés ou l’opinion publique le sachent ou non, cette option devient de plus en plus claire.  Son opposition peut se saisir du socialisme, libéralisme social ou socio-libéralisme qui perdent du terrain dans sa mutation ou comme nous le disions dans notre précédente contribution (Macky et Wade à la Croisée des Chemins) s’allier ou s’opposer à lui sur ce même registre du libéralisme. S’opposer ou s’allier sur ce même registre, car les alternatives ci-dessus mentionnées ont toutes déjà été essayées par tous les régimes y compris le sien lors de son premier mandat sans succès et avec comme résultat l’endettement et la vulnérabilité extérieurs qu’on a que trop bien connus dans les années 80-90.

La BCEAO, élément central qui accommode, accompagne, ou contrarie ces options stratégiques n’est malheureusement pas suivie et comprise par la classe politique et l’opinion. Elle a accompagné le financement indirect de nos déficits budgétaires avec une croissance par l’endettement sans progrès social significatif et avait entrainé le secteur bancaire dans cette option à travers le refinancement de leurs souscriptions aux titres d’états.  Elle est elle-même en train d’opérer la même mutation (nous y reviendrons) pour accompagner la nouvelle option libérale prise par les deux locomotives de l’UEMOA que sont la Côte d’Ivoire et le Sénégal.  Cette mutation est imposée par l’atteinte des limites du financement du leadership d’état de nos ambitions d’émergence, ce qui fait que des solutions au financement du secteur privé national et local, particulièrement des PMEs, sont devenues nécessaires.

En effet, dans le sillage de la dernière déclaration de politique générale du Premier Ministre, Macky Sall poursuit son changement de cap vers davantage de libéralisme et le confirme avec force dans le communiqué du conseil des ministres du 12 septembre 2018 en disant : «Le Président de la République insiste sur l’impératif stratégique de renforcer le rôle moteur et la place centrale du secteur privé, notamment local, dans le pilotage, le financement et l’exécution effective des projets et réformes du PSE ».

Auparavant, lors du Forum sur la réforme de l’administration en 2016, il mettait en avant son socio-libéralisme ou socialisme tout court, en interpellant son auditoire en ces termes : « On dit, avec raison d’ailleurs, que l’administration est le point cardinal de toutes les politiques de développement. Celui duquel partent toutes les dynamiques et celui vers lequel évidemment elles aboutissent…il me faut rappeler que le PSE a pour ambition de promouvoir une croissance économique forte et inclusive par une meilleure répartition des richesses nationales et une plus grande protection des couches vulnérables…S’adapter pour être une Administration de développement afin de mieux assumer son rôle de locomotive, vecteur de compétitivité et de performance ».

Le Président Macky Sall a donc changé de conviction par rapport au moteur de l’émergence. Nous disions déjà en 2014 suite à la première déclaration de politique générale du Premier Ministre Dionne que: «la transformation structurelle de l’économie sénégalaise ne se fera pas sous le leadership et l’impulsion de l’Etat mais bien celui du secteur privé national appuyé ».  Comment appuyer le secteur privé dans un système monétaire et financier où ni les banques, ni l’état n’ont les moyens de cet appui ? c’est l’extérieur avec l’endettement que cela induit (d’où les groupes consultatifs et les émissions d’eurobonds) et/ou c’est la BCEAO dans les contraintes actuelles de son régime de change où tout argent injecté à une forte chance de se retrouver en importations sans impacter le bien-être général.

Les émissions d’eurobonds du Sénégal et de la Côte d’Ivoire comme nous l’avions dit sont venues au « secours de la BCEAO et des banques » car elles ont permis de renflouer les réserves de change perdues par le BCEAO du fait de sa politique de financement indirect des états et la dépense des FCFA correspondants par les états est entrain de permettre aux banques de reconstituer leur liquidité propre. Dans ce contexte, l’endettement extérieur du Sénégal et de la Côte d’Ivoire va devoir se poursuivre jusqu’à ce que les réserves de la BCEAO et la liquidité propre des banques comme en 2010-2011 soient complétement reconstituées à leurs bons niveaux.  Il se posera alors la question de savoir comment financer l’économie si les banques n’ont pas l’intention de donner cette liquidité excédentaire aux PMEs du fait de contraintes objectives de risque de non remboursement effectivement constaté?

La BCEAO dans son activisme habituel et en réponse aux injonctions des états vient de créer un guichet de refinancement des crédits bancaires aux PMEs.  Comme pour le refinancement des titres d’états qui eux au moins seront toujours remboursés, ce financement des PMEs va également alimenter les importations et à terme des pertes de réserves de change et des crédits non performants dans le bilan de la banque centrale. Cette situation sera accompagnée d’une vulnérabilité extérieure de l’union car ce sont nos états qui auront financé cette option en donnant à la BCEAO les réserves de change nécessaires au financement de cette option et en entrainant une nouvelle fois les banques dans cet activisme socialiste.

Nous affirmons avec force que la BCEAO ne doit pas accompagner cette option stratégique dans son cadre institutionnel actuel.  Il lui faut d’abord une autonomie d’objectif sur le taux de change du FCFA qu’elle n’utilisera pas comme instrument de dévaluation compétitive mais comme instrument devant nous éviter des importations inutiles tout en garantissant la stabilité des prix. Dans ce cadre institutionnel nouveau, elle accompagnera la diversification progressive de nos économies et leur industrialisation. Le risque de crédits PMEs non performants sera réduit et pris en charge par les banques elles-mêmes et/ou les états par leurs propres mécanismes de garantie. C’est ça la responsabilité.

A défaut, nous exhortons les membres du comité de politique monétaire de la BCEAO et le Monsieur le Gouverneur de méditer les lignes qui suivent. Vous savez que les banques avaient en 2010-2011 de la liquidité bien au-delà des réserves obligatoires exigées et ne les prêtaient pas aux PMEs. Vous aviez l’option d’éponger cette liquidité avec des titres BCEAO ce qui vous aurait couté de l’argent et affecté vos revenus nets mais au moins vous auriez un peu plus d’influence sur les taux d’intérêt du marché comme vous le souhaitez.

Vous avez opté plutôt de laisser les banques prêter cet argent aux états pour ensuite les refinancer ce qui leur a permis de toujours garder de la liquidité au-delà du nécessaire chez vous mais cette fois-ci rémunérée.  Du fait de réserves de change perdues à cause de cette politique, vous avez réduit le volume de votre refinancement ce qui a crée en partie des tensions de liquidité sur le marché et les états sont venus à la rescousse en empruntant massivement à l’extérieur.  Ces emprunts en injectant de la liquidité sur le marché sont entrain de baisser les taux d’intérêt à vos adjudications en réduisant les besoins qu’avaient les banques à vos guichets.

Dans le même temps vous nous annoncez des taux directeurs de 2.50 minimum et 4.50 maximum à vos adjudications hebdomadaires de liquidité qui ne correspondent pas aux taux du marché monétaire libre qui sont au-dessus de vos taux car votre guichet marginal à taux 4.50 n’est pas automatique d’accès en dernier recours.  Même les taux que vous annoncez guider hebdomadairement montent et descendent en moyenne (4.10, 4.50, 3.77, 2.95 en 2018) de manière trop significative d’un trimestre à l’autre au grès de facteurs que vous ne maitrisez pas.  Vous ne contrôlez en réalité que votre volume de refinancement hebdomadaire qui suit la demande non maîtrisée des banques et bientôt les banques n’en auront presque plus besoin comme en 2010-2011.  A ce moment-là, vous devrez à défaut de déstabiliser le marché à nouveau vous en arrêter à presque un rôle de caisse d’émission que vous ne voulez pas accepter.

Il y a mieux à faire, mais malheureusement, cela relève du pouvoir politique. Le libéralisme est effectivement ce qu’il nous faut, mais il doit s’accompagner de la libération du FCFA et du libéralisme du pouvoir politique que nous n’avons jamais connu et qui semble enclenchée par nécessité. Pour une fois, anticipons avec vision plutôt que de corriger après erreur comme nous l’avons fait de 1975 à 2017.

Librement

Dr. Abdourahmane SARR

Président du CEFDEL/MRLD

Moom Sa Bopp Mënël Sa Bopp

Un immeuble de la cité Aliou Sow démoli par la Direction de la surveillance et de l’occupation des sols

La Direction de la surveillance et de l’occupation des sols (Dscos) a procédé, ce jeudi à la Cité Aliou Sow de Guédiawaye, à la démolition d’un immeuble. Le bâtiment a été entièrement réduit en débris, a constaté le correspondant de la Rfm. Au grand bonheur des habitants de la cité.

Ils jubilent : « Ils n’ont pas d’autorisation de construire et nous n’accepterons pas l’encombrement, a déclaré une habitant de la cité Aliou Sow. Nous ne serons jamais d’accord pour la construction de cet immeuble. Nous n’avons pas d’espace vert où peuvent jouer nos enfants. Ils veulent nous obstruer alors que l’on a droit un environnement sain. »

Un autre résident : « La Dscos était venue, il y a deux jours, pour les sommer d’arrêter le chantier, mais en vain. »

Du côté des victimes de la Dscos, c’est le désarroi : « On a acheté nos maisons à 28 millions hors taxe », s’esclaffe une propriétaire.
Selon la Rfm, la Société immobilière en charge de la construction de l’immeuble, s’est refusée à tout commentaire.

Fallou Sène : La veuve de l’étudiant et deux membres de sa famille recrutés

La veuve de Fallou Sène, l’étudiant tué par balles lors de manifestations à l’Ugb, a été recrutée à l’université de Bambey. Bineta Niang a signé un Contrat à durée indéterminée (Cdi) pour un poste de lingère au Centre des œuvres universitaires sociales (Crous). Elle commence au bas de la hiérarchie : Classe 1, niveau 1, 1re catégorie et 1er échelon.

Deux autres membres de la famille de l’étudiant tué ont également bénéficié d’un contrat de travail de l’État. Il s’agit de Moussa Sène, engagé comme commis administratif (Classe 2, niveau 1, 1re catégorie, 1er échelon) au Crous de Bambey, et de Serigne Fallou Sène (différent, bien sûr, du défunt), recruté comme agent d’entretien au Crous de l’université de Thiès.

Selon L’AS, qui donne ces informations dans son édition de ce jeudi, les contrats en question sont entrés en vigueur au début du mois de septembre.

Le journal signale que le dossier de l’enfant de Fallou Sène, qui doit bénéficier du statut de pupille de la Nation, est dans le circuit. Le retard pour son enrôlement s’explique, selon des sources de L’AS, par le fait qu’il n’avait pas été déclaré à la naissance.

Tivaouane : Un homme de 60 ans décapité

Assane Seck, la soixantaine environ et habitant au village de Keur Assane Ndiaye, dans la commune de Tivaouane, a subi une mort atroce. Il a été agressé mardi par des individus non encore identifiés, battu à mort et décapité. Sa tête a été emportée par ses bourreaux.

D’après L’AS, qui donne l’information, Assane Seck, a été attaqué alors qu’il se rendait à un baptême dans un village voisin, tôt le matin le jour des faits.

Son corps, gisant dans une mare de sang, a été retrouvé par des passants, selon le journal. Qui indique qu’alertés, la police et les pompiers se sont déployés sur les lieux pour faire les constats d’usage avant de déposer la dépouille à l’hôpital Abdoul Aziz Sy Dabakh de Tivaouane.

L’AS informe qu’une enquête est ouverte.

L’Artp remporte deux prix aux « Awards » de l’UIT

L’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP) a été honorée, une nouvelle fois, par l’Union Internationale des Télécommunications (UIT).

En effet, l’UIT a décerné à l’ARTP, pour la deuxième année consécutive, un «AWARD» de Reconnaissance de l’Excellence pour la promotion de l’innovation des solutions TIC à fort impact social.
L’Institution internationale des télécommunications a également attribué à l’ARTP un Certificat d’honneur en tant que partenaire privilégié de «ITU Telecom World», rapporte un communiqué dont copie nous a été parvenu.
Ces distinctions ont été remises, ce mercredi 12 septembre 2018, par le Secrétaire général de l’UIT, M. Houlin ZHAO à M. Ousmane NDIAYE, Directeur de la Stratégie et des Relations Internationales, représentant du Directeur général, M. Abdou Karim SALL.

Il est également important de noter que le Secrétaire général de l’UIT, accompagné d’une forte délégation, a effectué une visite de courtoisie et d’amitié au Pavillon Sénégal.

L’édition 2018 prend fin, ce jeudi 13 septembre, sur une note de satisfaction pour la délégation sénégalaise au regard des avancées notables enregistrées dans la campagne pour la réélection du Sénégal au Conseil de l’UIT.

Le PS annonce le renouvellement de ces instances

Selon le  journal Quotidien, c’est au mois d’octobre prochain que le Parti socialiste (PS) va lancer les opérations de renouvellement de ses instances.

Les Verts comptent profiter de la campagne de collecte de parrainages pour vendre encore plus de cartes, après que le secrétaire général du parti, Ousmane Tanor Dieng, a constaté la bonne évolution de la vente des cartes de membre du Ps.

Une femme enterre son nouveau-né à la plage de Bceao

Selon Vox Populi, une dame  a fait enterrer son nouveau-né à la plage de Bceao. Elle a été dénoncée par des gens qui savaient qu’elle était enceinte.

Arrêtée, elle a d’abord nié les faits avant d’avouer et d’indiquer aux enquêteurs le lieu où le sac contenant le bébé a été enfoui par un homme qu’elle aurait payé.

Le corps a été exhumé par les sapeurs-pompiers.

Elle a été arrêtes avant-hier, mardi 11 septembre par le  commissariat des Parcelles Assainies . Elle attend d’être déférée au parquet pour infanticide

Eau à Touba : Pourquoi Mansour Faye s’oppose à la gratuité

Source A a levé le voile sur la volonté affichée du ministre de l’hydraulique de facturer l’eau à Touba. Selon les sources du journal, rien que pour l’électricité qui permet d’assurer la distribution de l’eau à Touba, l’Etat débourse plus d’un milliard 200 millions de francs Cfa.

Pour les factures d’eau, l’Etat décaisse mensuellement 100 millions Fcfa ou plus. Pour le Magal de 2017, la facture d’eau est évaluée à 500 millions. Et ce n’est pas tout.

L’Etat investit 800 millions pour l’approvisionnement en eau lors du Magal de Touba. Voilà toutes ces raisons qui sous-tendent la « rébellion » de Mansour Faye.

Ce dernier soutenait récemment que l’eau doit être payante à Touba.

Les populations de Yeumbeul dans la rue le 15 septembre prochain

Une marche le 15 septembre dans les rues de Yeumbeul jusqu’au niveau de la Sous-préfecture de l’Arrondissement des Niayes.

C’est ce qu’envisagent les habitants des Communes de Yeumbeul-Nord et Sud pour dire non à un découpage administratif envisagé par l’Etat du Sénégal qui veut éclater les deux localités entre Guédiawaye et Keur Massar dont la départementalisation est en gestation. «Nous allons marcher pacifiquement le 15 septembre prochain pour montrer aux autorités que nous sommes contre leur projet en gestation. Nous allons remettre aux autorités un mémorandum», a fait savoir El Hadji Ibrahima Diop, le porte-parole des chefs de village de la localité.

Montrant leur opposition au projet, Gora Mbaye, un jeune de la localité dénonce : «C’est une insulte à l’histoire de vouloir nous rattacher à Keur Massar et à Guédiawaye. C’est Yeumbeul, qui est plus vieux de plus de 300 ans, qui a donné son espace à Guédiawaye pour qu’il construise son lycée et qui a vu naître Keur Massar. Donc comment l’Etat peut-il venir nous dire de nous ranger derrière Keur Massar ? Nous disons non à cette injustice». Ibrahima Diop de renchérir : «Ce projet que l’Etat veut nous imposer est inacceptable car ça dépasse l’entendement. Et pour ça, nous interpellons directement le chef de l’Etat».

Pour Docteur Ndèye Soukèye Gueye, juriste fiscaliste, membre du Collectif de défense des intérêts de la localité, «Yeumbeul mérite autre chose que ce qu’on veut lui octroyer. Nous attendons des autorités l’érection de Yeumbeul en Département ou celle de l’Arrondissement des Niayes en Département puis la mise en place d’un pôle urbain pour notre localité». Et Khadim Thioune Mbengue, urbaniste d’ajouter : «Nous voulons également un projet de planification pour les besoins de la restructuration de Yeumbeul». Gora Mbaye de lui emboiter le pas en soulignant que «la restructuration de Yeumbeul et son érection en Département sont devenues des demandes sociales. Nous adressons ce message solennel au président de la République».

La réhabilitation de la route numéro 3 n’a pas été en reste dans les complaintes des populations de Yeumbeul qui faisaient face à la presse à la grande place publique du village. Et c’est le chef de village El Hadji Ibrahima Diop qui interpelle le président de la République sur les risques de la réalisation de ce projet sans concertation préalable.

UE-Afrique: Jean-Claude Juncker plaide pour une «nouvelle alliance»

« Une nouvelle alliance entre l’Afrique et l’Europe », voilà ce que propose Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, ce mercredi 12 septembre. Un projet qui, selon lui, permettrait de créer jusqu’à dix millions d’emplois, en cinq ans. Pour cela il plaide pour un accord de libre-échange de continent à continent. Il faut, selon lui, faire évoluer les nombreux accords commerciaux entre les pays africains et l’Union européenne. Mais ce sont justement ces accords de libre-échange qui posent problème.

Jean-Claude Juncker annonce une ambition : créer dix millions d’emplois en Afrique en cinq ans. Il propose pour cela une politique d’investissements, mais il ne donne pas beaucoup de détails. Qui va investir ? Est-ce la Commission elle même ? Va-t-elle plutôt se reposer sur les politiques de ses pays membres ? C’est encore très flou. Mais il donne cependant une idée de sa philosophie.

De continent à continent

En bon libéral, Juncker plaide pour un accord de libre-échange, de continent à continent. Il prend donc en compte une demande de l’Union africaine qui vient de lancer sa zone de libre-échange continentale, et souhaiterait que l’Europe intègre cette donnée, plutôt que de vouloir faire signer à chaque pays africain, région par région, des accords de partenariat économique, les fameux APE.

Aller au-delà des mots

Mais Juncker ne répond pas aux inquiétudes des Africains qui pointent les danger d’une ouverture de leurs marchés, notamment agricoles, aux produits européens. Juncker sait très bien que l’Afrique redoute de perdre des filières entières et donc des emplois. Et s’il ne le sait pas, l’ouverture du marché européen aux produits africains depuis trente ans n’a pas donné les résultats escomptés : 7% seulement des importations européennes viennent d’Afrique. Alors, le libre-échange pour développer l’Afrique et y créer des emplois ? Peut-être bien, mais il va falloir autre chose que des mots pour en convaincre les partenaires africains.

Jusqu’à aujourd’hui, la relation UE-Afrique se basait sur trois piliers (…). Aujourd’hui ce que Juncker a annoncé c’est de ne prendre que le pilier économique, c’est-à-dire adopter les codes chinois…
La gauche européenne critique: réaction de Maria Arena, député socialiste belge.

Les Nominations du Conseil des ministres du 12 juillet 2018

Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :

Madame Mariame SY, Conseiller des Affaires étrangères principal est nommée Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Sa Majesté Felipe VI, Roi d’Espagne, en remplacement du Général, d’Armée (2S) Mamadou SOW ;

Madame Safiatou NDIAYE, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal en Afrique du Sud, est nommée, cumulativement avec ses fonctions, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Emmerson MNANGAGWA, Président de la république du Zimbabwe, avec résidence à Pretoria ;

Madame Fatou Danielle DIAGNE, Analyste financier et expert en développement, est nommée Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de sa Majesté Yang Di-Pertuan Agong XV Sultan Muhammad V, Roi de la Malaisie, avec résidence à Kuala Lumpur, en remplacement du Docteur Adrienne DIOP ;

Monsieur Talibouya BA, titulaire d’un Master en ressources humaines du centre Africain d’Etudes Supérieures en Gestion (CESAG), est nommé Secrétaire général de l’Agence sénégalaise pour la Propriété industrielle et l’Innovation technologique, en remplacement de Monsieur Ibrahima DIOP, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.

 

Démarrage campagne parrainage PDS: Karim Wade, option unique des ‘‘Libéraux’’

Le Parti démocratique sénégalais (Pds) a calmé la tempête qui s’apprêtait à se lever dans ses rangs, avec la ‘‘sortie’’ de Me Madické Niang. Il a démarré sa campagne de collecte des parrainages pour porter Karim Wade à la tête du pays.

Ce qui était jusque-là un entêtement militant, verbalement revendiqué, est devenu une réalité électorale : Karim Wade est bel et bien le candidat des libéraux du Pds. Au point que les opérations de collecte des parrainages en sa faveur ont été lancées officiellement hier à la permanence Oumar Lamine Badji. Le parti se fixe comme objectif ‘‘200 000 signatures d’électeurs parrains’’, d’ici le 4 novembre prochain, et tout au plus ‘‘1 à 3 millions de soutiens’’, selon le coordonnateur chargé de la campagne de parrainage, Cheikh Dieng. Ce dernier, par ailleurs secrétaire national chargé des élections du Pds, est catégorique sur la candidature du fils de l’ancien président. ‘‘Aucune élection ne se tiendra dans ce pays, si Macky Sall s’arrange pour invalider la candidature de Karim Wade’’, a-t-il prévenu.

Une mise en garde que reprendront de manière plus radicale le secrétaire général de l’Union des jeunesses travaillistes libérales et le secrétaire général du Mouvement des élèves et étudiants libéraux (Meel), Toussaint Manga et Victor Sadio Diouf respectivement. Ces derniers sont allés jusqu’à proférer des menaces de perturbation de la campagne du (futur) candidat Macky Sall, ainsi qu’un sabotage des bureaux de vote, si Karim Wade n’était pas aligné sur les starting-blocks pour le 24 février 2019. Ils ont également sensibilisé la jeunesse du parti sur le fait qu’elle va constituer la cheville ouvrière de ce parrainage. D’après les explications de Cheikh Dieng, la stratégie du Pds consiste à mettre sur pied une commission nationale de collecte des parrainages qui va comprendre un bureau, sous la supervision d’Omar Sarr, le secrétaire général national adjoint. Un secrétariat permanent est également ouvert tous les jours de 9h à 22h pour que les militants et sympathisants du parti soient informés et formés aux modalités du parrainage.

Avec des spécimens aux couleurs du parti distribués, le Pds prévoit d’entamer une campagne demain dans les 45 départements et de sillonner toutes les autres collectivités pour mailler le territoire. En dépit de la réticence initiale à observer cette formule du parrainage, Oumar Sarr n’en estime pas moins qu’il faut descendre sur le terrain. ‘‘Nous avons le devoir de lui montrer (Macky Sall) que même sur son propre terrain, on peut le battre’’, a-t-il lancé.

‘‘On n’a pas de plan B ni de plan Z’’

Investi par le Pds deux jours avant sa condamnation à 6 ans par la Crei, en mars 2015, Karim Wade est actuellement au Qatar, depuis son élargissement de prison, en juin 2016. Des menaces pèsent sur sa participation à la Présidentielle du 24 février 2019. Mais ses partisans ne l’entendent pas de cette oreille. ‘‘Kaaariiiim moy sunu président !’’ ; ‘‘Karim dey bokk ! Par la force dey bokk !’’ ont été les cris de ralliement durant le lancement des opérations de collecte d’hier. L’ambiance était festive avec les vuvuzelas et le fameux jingle sonore de Pape et Cheikh ‘‘Gorgui’’. Mais pas au point de détendre la lourde ambiance née de la nouvelle tension entre le fondateur du Pds Abdoulaye Wade et l’un de ses (ex ?) plus fidèles lieutenants, Me Madické Niang. Ce dernier étant accusé par son mentor de trahison après qu’il a demandé, via une lettre, la possibilité d’étudier une candidature du Pds autre que celle de Karim Wade.

Les responsables du parti se sont arrangés dans leur communication d’hier pour faire passer ce malaise comme un épiphénomène sans graves conséquences sur la candidature de Karim Wade. La seule évocation de cette affaire, par Victor Sadio Diouf, sans citer nommément Me Niang, a même agacé certains responsables. Mais le jeune libéral a déclaré qu’il n’y a ‘‘ni plan B, ni Plan Z’’. La quinzaine d’intervenants qui l’ont devancé ou lui ont succédé sur le présidium ont été du même avis. Tous ont martelé qu’une alternative à la candidature de Karim n’est pas envisageable pour le Pds. ‘‘C’est notre plan A A A A’’, s’enflamme Woré Sarr. Le numéro 2, Oumar Sarr, a quant à lui annoncé que leur candidat allait incessamment débarquer au Sénégal et qu’ils se préparent en conséquence. ‘‘Dans les prochains jours, il dira quand il viendra ; et nous vous dirons quand l’accueillir’’, s’est-il réjoui en ajoutant que l’actuel président et futur candidat n’a pas à choisir de candidat pour eux.

Mamadou Diop Decroix : ‘‘Il faut s’organiser’’

Le parti n’a pas abandonné pour autant ses anciennes réclamations comme celle de porter une autorité indépendante à l’organisation des élections, ou l’accès au fichier électoral. Mais pour le moment, il pèche par défaut d’organisation. La cérémonie d’hier a été marquée d’un désordre indescriptible où des altercations ont éclaté çà et là au point d’indigner l’un des porte-parole du parti, Babacar Gaye. ‘‘Arrêtez avec ce charivari ! Abdoulaye Wade ne mérite pas ça ! Karim Wade et les responsables ici présents non plus ! Laissez la presse faire son travail !’’ s’est-il époumoné sans grand succès sur le micro. Après le même constat d’Oumar Sarr sur la nécessité d’être mieux organisé, ce sera le responsable du parti allié le plus en vue, Mamadou Diop Decroix, de se faire plus alerte sur la discipline.

‘‘Le Parti démocratique sénégalais a une force militante authentique que j’ai rarement vu en politique. Ce qui manque, c’est la discipline et l’organisation. Le parti de Macky Sall est organisé, la police est organisée, la gendarmerie est organisée, l’armée est organisée et disciplinée. Nous avons tout aussi intérêt à l’être. Je ne m’adresse pas à vous uniquement, mais à toute l’opposition. Pour l’amour de Dieu, organisez-vous !’’, a-t-il exhorté après avoir reçu une standing ovation en guise de triomphe. Decroix a même attribué les brimades contre l’opposition, lors de la marche du 4 septembre dernier, à un manque d’organisation de celle-ci. Redoutant le précédent des Législatives, il a appelé les militants de l’opposition à se rallier au parti majoritaire d’une localité pour affaiblir le camp adverse.

Karim Wade est le péché mignon de son père !

Décidément ! Le grand philosophe chinois Confucius en français et ironie du sort “K’ung³-tzu³” en Wade [1], considéré comme le premier « éducateur » de la Chine avait bien raison de dire dans son oeuvre intitulée “Le livre des sentences” – VIe s. av. J.-C, que : “Qu’il est ou non du talent, chaque père reconnaît toujours son fils pour son fils” !

Que dire de cette réflexion empreinte de sagesse de la romancière britannique George Eliot considérée comme un des plus grands écrivains victoriens[2], tous sexes confondus indiquant que : « les ressemblances de famille contiennent souvent une profonde tristesse, la nature cette immense dramaturge tragique nous lie ensemble par nos os et nos muscles mais nous divise par le tissu subtile de nos cerveaux. »

Analyse faite, nous pouvons dire que la première citation reflète l’attitude protectrice saupoudrée d’une bonne dose d’imagination toujours positive qu’un père, dans certaine situation, est appelé indépendamment de sa volonté voire en toute inconscience à avoir envers sa progéniture notamment son fils, alors que la seconde nous renvoie à la différence, si minime soit-elle qui pourrait néanmoins exister entre des membres d’une même famille ; fussent – ils des siamois. À cela s’ajoute le fait qu’il est, par ailleurs, psychologiquement démontré qu’à tout  moment de survie donné, un parent est instinctivement toujours prêt à tout pour sauver son enfant, quitte à se sacrifier à la place. Ce que demande de faire avec plus de modération le grand psychologue français Moussa Nabati, spécialiste de la famille et auteur de “Le père, à quoi ça sert ?” [3], en ces mots : « Malheureusement, ils oublient que, pour grandir de manière équilibrée, les petits ont besoin de sentir qu’ils ne représentent pas l’unique centre de préoccupations de leur géniteur. »

Remarque, bien qu’elles soient toutes prononcées dans des périodes démunies de moyens de vérification scientifique, l’histoire avait fini par leur donner raison. Comme quoi, l’histoire ne ment jamais, même si elle peut, pour une raison ou une autre être amenée, de temps à autre à balbutier.

Et très honnêtement, nous pensons en toute empathie que le clan Wade est en train de subir les affres du temps et de la démesure.

L’affaire qui défraye actuellement la chronique sénégalaise et que nous nous permettrons d’appeler “le K des Wade”, qui, à y voir de près avait timidement démarré en 2002 lorsqu’il s’agissait de mettre enfin “le fils biologique” sur orbite afin de mieux assurer sa réussite, en gardant la certitude que son arrière serait plus sécurisée, est là pour en témoigner. Pourvu que la vitesse requise dans son orbite elliptique ne dépasse pas la moyenne au risque de se griller comme l’a été Icare avec le soleil. Icare, pour certains, était dans la mythologie grecque le fils adoré  Dédale, un architecte, sculpteur, inventeur athénien légendaire et réalisateur, à la demande du roi Minos de Crète du fameux labyrinthe qui devait servir de cachot où personne ne pouvait en principe s’en échapper ou échapper au monstre mangeur d’hommes, moitié homme, moitié taureau, Minotaure. Par imprudence, Dédale révéla le secret du labyrinthe qu’à Ariane, fille de Minos, qui voulant aider coûte que coûte son amant prisonnier, le héros athénien Thésée, à tuer le monstre et à s’échapper. Mis en rage par cette fuite, Minos tient Dédale pour responsable et comme connaissait l’amour immodéré qu’il portait à son fils Icare, l’enferma avec lui dans le labyrinthe. Les deux prisonniers ne trouvèrent pas la sortie, mais Dédale, en bon génie de toute circonstance fabriqua des ailes de plumes et de cire pour qu’ils quittent le labyrinthe en s’envolant. Dédaignant les conseils de son spécialiste de père en s’approchant trop du soleil, les ailes d’Icare fondirent et il se noya dans la mer. Dédale, le père, plus meurtri que jamais vola jusqu’en Sicile, où il fut accueilli par le roi Cocalos. Minos, en roi orgueilleux poursuivit malheureusement Dédale mais fut tué, à son tour par les filles de Cocalos.

En corollaire aux deux citations martelées plus haut, tout porte navrement à croire que la famille Wade nagent péniblement dans l’erreur pour ne serait que ces deux raisons référentes : D’une part, nonobstant le fait qu’ils aient le même sang qui coule dans leurs veines, ils (Wade père et fils) ne se sont jamais rendu compte qu’ils n’ont point ni les mêmes aptitudes l’un et l’autre encore moins le même niveau d’appréhension. Comme ce fut le cas avec (Icare et Dédale) au moment de prendre l’envol. En revanche, tout en faisant mine de ne pas avoir d’ambition successorale pour son fils, Wade père ne s’est néanmoins jamais fixé de limite pour le choyer, si dans une moindre mesure, il ne le placerait pas indécemment par-dessus tout à chaque fois qu’une occasion lui est profitable, d’autre part. Et cela, malgré ses nombreuses carences notées durant son ”parcours d’ascenseur” à la tête de l’État – pardon – des différentes structures qui lui ont été confiées, en bon père, Wade n’a jamais voulu douter des imaginaires capacités de son fils ni hésiter à l’adouber à la face du monde. Qui n’a pas souvenance de sa phrase entrecoupée volontairement que d’aucuns qualifièrent par fanatisme de fibrique lâchée lors de la cérémonie d’inauguration des travaux de la Corniche : “ je dirai à ta mère que tu as bien travaillé”, mais qui, en réalité cachait une fin plus flatteuse que le début. En fait, celle-ci est une réplique sincère d’un chausseur à son apprenti qui s’appelait Karim dans le livre fiction publié en 1995 – Éditions Plon, intitulé “La Loi des incroyants” [4] de l’Algérien Saïd Amadis et dont la narration intégrale est relatée comme suit : “Tu sais Karim, je dirai à ton père que tu as bien travaillé, que je suis content de toi. Pour te remercier, je vais t’offrir une paire de chaussures robustes et solides qui te feront toute l’année, car ta mère m’a dit que tu étais un brise-fer ? Nous connaissons la suite car le fer était au contact plus dure que ça en avait l’air !

Bien avant cela, sa conférence de presse d’après élection présidentielle de 2007 au cours de laquelle, il n’avait pas tari d’éloges envers son fils sans manquer de brocarder ses vaincus de l’époque est également un autre élément à charge pour le peuple.

Preuve supplémentaire qu’il n’a jamais eu d’autres yeux et d’oreilles que pour son fils, après cet épisode cauchemardesque à l”ANOCI, celui que son père de Président décrivait comme le plus intelligent et le meilleur de tous, n’a étatiquement depuis lors ni chômé ni connu de sanctions à part celle infligée par le peuple. De plus, depuis 2009, il ne ratait aucunement l’occasion de procéder lentement mais sûrement à travers sa “Génération du Concret” à la “desabdoulayisation pour la Karimisation” de la formation politique de son bien aimé père. Buur Buur la, Dommi Buur Buur la !

Par la seule volonté de son père président, il est bombardé en mai 2009 Ministre d’Etat, ministre de la Coopération internationale, de l’Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures “manam ci gataal” “Ministre du Ciel et de la Terre” alors que moins d’un mois auparavant en mars de la même année, il venait d’être laminé dans son propre bureau électoral avant d’être réduit en simple conseiller municipal d’opposition. Poste qu’il n’a jamais occupé d’ailleurs car “le prince héritier autoproclamé” avait déjà jeté son dévolu sur plus côté que ça à savoir le poste de vice-président qui devait lui faire un bon tremplin pour occuper le moelleux fauteuil du roi sans effort apparent par le biais du fameux projet de réforme constitutionnelle taillé sur mesure prévoyant qu’un tandem président/vice-président pourrait être élu au premier tour de la présidentielle avec seulement 25 % des suffrages exprimés. La goutte d’eau de trop qui a fait déborder rapidement le vase. Le 23 juin 2011 est par la suite passé par là !

Rappelez-vous que depuis l’immixtion de wade fils dans les affaires de l’État, politique et famille s’imbriquent et s’entrecroisent au point de ne faire qu’une. Car là où une organisation politique normale essaye, tant bien que mal de faire respecter les droits et devoirs de ses membres que leur confère leurs statuts et règlement intérieur, au Parti Démocratique Sénégalais, nous avons comme l’impression que les droits comme les devoirs se résument au bon vouloir de son chef, Me Abdoulaye Wade ou pire encore à la gestion des “caprices” du fils prodige. Kou ñep tufli nga toy naak – Wayé taam beut loukoy faat douko guiss !

Sinon comment comprendre le fait que depuis sa création en 1974 jusqu’à nos jours, tous les problèmes structurels voire managériaux auxquels le Parti Démocratique Sénégalais est souvent confronté en son sein tournent autour soit d’un différend entre sa “constante” de secrétaire général et l’un de ses véritables adjoints ou prétendus, soit d’une expression libre d’un membre ou d’un groupe de membres contraire à celle de son chef ou de son hyper protégé de fils. Ce ne seront pas Fara Ndiaye, Serigne Diop,  Me Ousmane Ngom, Jean Paul Dias, Idrissa Seck, l’actuel Président M. Macky Sall,  Modou Diagne Fada, Pape Samba Mboup, Aida Mbodji, Habib Sy, Farba Senghor ou très récemment notre ami Thierno Birahim Thiobane et son fidèle ami et confident d’hier devenu supposé pourfendeur d’aujourd’hui Me Madicke Niang qui nous dementiront.

Au regard de tout ce qui précède, nous pouvons dire haut et fort sans risque d’être contredit que l’ancien président Abdoulaye Wade est victime à la fois de sa propre intelligence et de la fameuse légende de la mythologie grecque à savoir du dieu Cronos (roi des Titans) qui, averti par une prophétie qu’un jour l’un de ses enfants le détrônerait, engloutissait systématiquement toute sa progéniture naissante sauf une dénommée Zeus, le dieu des dieux. Ironie du sort, ce dernier dissimulé à son père pour lui éviter ce sort tragique avait fini par l’éliminer. Suivez notre regard ! Cet adage pathétique qu’il aurait lâché en confidence “Le destin d’un dauphin, c’est de s’échouer sur le rivage » appuyé par cette prière “Je n’ai pas de dauphin et je prie pour ne jamais en avoir », veut tout dire ! Son entêtement de voir la réalité en face sur la candidature déjà  entachée de son fils Karim Wade à la prochaine élection présidentielle de février 2019, itou.

À force d’être résolument tourné vers la démesure, Abdoulaye Wade risque non seulement de perdre le PDS, mais aussi de commettre le crime d’orgueil communément appelé l’hubris dans l’Antiquité.  Et, « Le ciel rabaisse toujours ce qui dépasse la mesure », écrit Hérodote.
Qu’Allah SWT accorde, malgré tout le Maître longue vie et veille sur NOTRE CHER Sénégal … Amen

Par Elhadji Daniel SO,
Président d’En Mouvement ! Défar Sénégal
Ensemble, Construisons le Sénégal !

Kaolack : échange de coups de feu entre malfaiteurs et policiers lors d’un cambriolage

Des hommes armés ont tenté de cambrioler le bureau de poste du quartier de Ndorong dans la nuit de mardi. Mais leur action a été vouée à l’échec puis que les policiers, alertés sur le coup, sont arrivés sur les lieux à temps.

Selon la radio  RFM qui rapporte l’information, un échange de coups de feu a eu lieu entre policiers et malfaiteurs.

Ces derniers ont tout de même réussir à s’échapper sans rien emporter quoique ce soit. Il n’y a pas de mort non plus.

Les policiers sont lancés à la poursuite des  malfaiteurs.

Sénégal: de l’usage du mobile et de l’internet dans le secteur informel de Dakar

Pour The Conversation, des chercheurs ont mené une enquête concernant l’usage d’internet et du mobile dans le secteur informel à Dakar, au Sénégal. Ainsi que les profils de leurs usagers.

Depuis le début des années 2000, le continent africain connaît une révolution numérique qui modifie en profondeur aussi bien le quotidien de ses populations que l’environnement des affaires. Principal moteur de cette transformation : la diffusion rapide des usages d’Internet et surtout du téléphone mobile». Le nombre d’abonnés uniques en Afrique est en effet passé de quelques milliers au début des années 2000 à 420 millions en 2016. Quant au nombre d’utilisateurs de smartphones, il devrait passer de 200 millions en 2016 à 500 millions en 2020.

Pour autant, cette révolution se déroule dans un contexte économique caractérisé par une forte prépondérance des activités informelles. Il nous invite donc à nous interroger sur les usages spécifiques du mobile par ces entrepreneurs informels : quels types d’usages du mobile privilégient-ils dans le cadre de leurs activités ? Quel est l’impact de cette nouvelle technologie sur la productivité et les performances de leurs unités de production ?

Ces questions font l’objet d’un projet de recherche ambitieux lancé en 2016 par le laboratoire « Les Afriques dans le Monde » (LAM–CNRS–Sciences Po Bordeaux), avec le soutien d’Orange Labs, dont nous restituons ici les premiers résultats. Par ailleurs, précisons qu’en amont du travail présenté ici, nous avons réalisé en 2017 un état de l’art détaillé de la littérature portant sur l’usage des TIC dans le monde en développement. Objectif : identifier les canaux à travers lesquelles ces dernières peuvent avoir un impact sur la dynamique et les performances de micro et petites entreprises informelles.

Révolution numérique en contexte informel
Selon le Bureau international du travail, près de 70 à 80 % des emplois non-agricoles s’exercent dans le secteur informel, où l’on retrouve principalement des indépendants et des microentreprises. Partiellement conduites en dehors des réglementations publiques, ces activités informelles, extrêmement hétérogènes (artisanat, réparation, restauration, petit commerce, etc.), ont connu une croissance rapide au cours des dernières décennies, en particulier en milieu urbain. Selon le FMI, elles pèseraient aujourd’hui entre 25 et 65 % du PIB dans les économies subsahariennes. Dans ce contexte particulier, l’arrivée du téléphone mobile nourrit beaucoup d’espoir quant à ses potentielles retombées en termes de croissance, d’innovation et de transformation des structures productives sur continent.

Le Sénégal illustre bien cet entrelacement entre informel et numérique, avec d’une part un nombre de lignes de téléphonie mobile actives équivalent à la population du pays, et d’autre part un secteur informel qui regroupe 97 % des unités de production (ANSD 2017). C’est pourquoi nous avons choisi d’y réaliser, en 2017, une enquête quantitative inédite, sur échantillon représentatif de 500 entreprises du secteur informel de la région de Dakar (sont considérées ici comme informelles, les unités de production non enregistrées et/ou dépourvues de comptabilité formelle écrite).

Cette enquête a permis notamment de reconstituer, de manière détaillée, le chiffre d’affaires, la main d’œuvre, et le capital d’entreprises dépourvues de comptabilité formelle. Les sondés ont, par ailleurs, été longuement interrogés sur leur équipement et leurs usages en matière de téléphonie mobile et d’Internet.

Les premières analyses nous ont permis d’identifier et de caractériser les différents segments du secteur informel dakarois, et les différents types d’usage du mobile par les entrepreneurs.

Des « gazelles » au potentiel non exploité ?
Une première analyse statistique, centrée sur les caractéristiques des entrepreneurs et des établissements, nous a permis de mettre en évidence la grande hétérogénéité du secteur informel dakarois. Plus spécifiquement, quatre segments d’unités de production informelles ont été identifiés.

Une première distinction oppose très clairement le « petit informel de survie » (29 % de l’échantillon) aux « top performers » de l’informel (22 %). Le premier groupe, très présent dans la vente de produits alimentaires, est constitué majoritairement d’indépendants peu performants (en termes de chiffre d’affaire ou de rentabilité) et disposant de locaux très précaires.

Le second segment regroupe des établissements de grande taille et disposant d’un niveau de capital élevé. On les retrouve surtout dans le secteur de la production. Ce sont des établissements bien établis qui tiennent souvent une comptabilité relativement élaborée et atteignent des performances économiques élevées. Les chefs de ces établissements ne disposent pas forcément d’un niveau d’éducation élevé, mais ils ont réalisé les meilleurs scores aux tests cognitifs et de comportement entrepreneuriaux effectués dans le cadre de l’enquête.

Entre ces deux extrêmes, l’analyse statistique révèle l’existence d’un segment intermédiaire de « gazelles », évoluant avec un niveau de capital comparable à celui des top performers, mais avec des niveaux de performance bien moindres.

Ce segment intermédiaire se divise en deux sous-groupes :

Le premier, celui des « gazelles inexpérimentées » (21 %), réunit des entrepreneurs plus jeunes, mais au niveau d’éducation élevé. Leurs activités sont plus récentes et on les retrouve souvent dans le commerce.

Le second sous-groupe, celui des « gazelles matures » (28 %), est constitué d’entrepreneurs plus âgés, avec des activités plus stabilisées et anciennes. On les retrouve souvent dans les activités de services.

Quatre profils d’usages entrepreneuriaux du mobile dans l’informel Dakar
Nous avons mené séparément, sur notre échantillon de 500 entreprises de l’informel dakarois, une analyse statistique des usages professionnels du mobile. La diversité des usages a été appréhendée à partir de plusieurs dimensions :

l’équipement (téléphone GSM simple ou téléphone tactile et smartphone) ;

les grandes fonctions professionnelles pour lesquelles le mobile est utilisé : (1) coordination, en one-to-one ou en one-to-many avec les fournisseurs, clients, partenaires ou concurrents ; (2) recours aux services de mobile money (paiement, envoi et réception d’argent, épargne) ; (3) utilisation du mobile pour la gestion interne (comptabilité, gestion des comptes et des stocks, gestion du personnel).

la diversité et l’intensité des usages (fréquence). La diversité est appréhendée par le nombre d’applications et d’interfaces qu’un entrepreneur utilise (voix, messagerie instantanée, réseaux sociaux, appels vidéo, etc.)

L’analyse statistique des variables associées à chacune de ces dimensions a permis d’identifier quatre profils d’usagers bien distincts, illustrés dans le graphique ci-dessous.

Sur le premier axe du graphique on distingue nettement l’opposition entre les « usagers simples » du mobile et les « entrepreneurs digitaux de l’informel ». Les entrepreneurs du premier groupe ne disposent que très rarement d’un smartphone (moins d’un sur quatre), et n’utilisent que très peu leur mobile à des fins professionnelles.
À l’opposé, les « entrepreneurs digitaux » ont des usages extrêmement avancés et intensifs de leur mobile dans le cadre de leur activité. Ils disposent tous d’un portable tactile ou d’un smartphone. Près des deux tiers d’entre eux vont même jusqu’à promouvoir leur activité et vendre leurs biens et services sur Internet.

En position intermédiaire en termes d’intensité et de diversité des usages, nous identifions les « entrepreneurs réseauteurs » et les « entrepreneurs connectés », qui s’opposent sur le second axe du graphique. Les premiers sont particulièrement dynamiques en ce qui concerne la coordination avec leurs clients, leurs fournisseurs et leurs partenaires. Autrement dit, ils utilisent leur téléphone quotidiennement pour communiquer, en one-to-one, par voix ou par écrit, avec leurs interlocuteurs professionnels.

Les entrepreneurs connectés sont largement équipés en téléphones tactiles. Ils se distinguent surtout par l’utilisation d’Internet à des fins professionnelles : 90 % d’entre eux l’utilisent pour s’informer, vendre et promouvoir leur activité. À cet effet, leurs usages de Facebook et de WhatsApp sont particulièrement développés.

La téléphonie mobile au secours des « gazelles » ?
Ces premiers résultats apportent finalement quelques éléments de réponse concernant l’articulation entre usages du mobile et performances des micro et petites entreprises informelles dans un contexte africain. Lorsque l’on croise nos deux typologies, on observe une forte polarisation, avec d’un côté des usagers simples très représentés au sein de l’informel de survie et, de l’autre, des entrepreneurs digitaux qui se retrouvent principalement parmi les top performers.

Cela suggère donc que tout le monde ne bénéficie pas de la même façon du potentiel que représente le téléphone mobile, parce que des barrières existent dans la capacité d’adoption des différentes fonctions offertes par ce dernier. Ces barrières peuvent être financières quand il s’agit d’accès au smartphone, ou cognitive pour ce qui est de la maîtrise des savoirs et des compétences pour l’utiliser pleinement.

Soulignons enfin que les usages du mobile sont plus contrastés parmi les « gazelles ». On retrouve chez nos « gazelles » inexpérimentées autant d’entrepreneurs connectés que d’entrepreneurs digitaux. C’est probablement le signe de leur jeunesse et de leur haut niveau d’éducation. Du côté des « gazelles » expérimentées, il n’est pas non plus surprenant que le profil des « entrepreneurs réseauteurs » y apparaissent plus souvent, compte tenu de leur insertion plus avancée sur le marché. Mais il n’en demeure pas moins que ces « gazelles » souffrent de performances économiques qui les éloignent nettement des top performers. Preuve s’il en faut que le mobile à lui seul ne fournit pas de solutions miracles pour accroître les performances économiques des entreprises de l’informel et lever les contraintes auxquelles elles font face.

Me Babacar Ndiaye: « Dakar n’est pas la capitale du Basket sénégalais »

La saison de basketball 2017-2018 a fermé ses rideaux le samedi dernier. Au menu de cette journée, la finale de Coupe du Sénégal chez les hommes, entre l’AS Douane et le Saint Louis Basket Club. Les saint Louisiens ont remporté leur premier titre majeur dans l’élite (54-53).

Le président de la fédération sénégalaise de Basketball, a tenu à rendre hommage aux dirigeants du Basketball Saint Louisiens qui, selon lui ; sont entrain d’abattre un travail remarquable sur la formation des jeunes.

Parlant de l’exploit de SLBC, Me Babacar Ndiaye déclare « le basket maintenant ne se concentre pas uniquement à Dakar »

Le deuxième congrès régional des experts comptables l ‘UEMOA aura lieu à Dakar

Dakar abrite les 20 et 21 septembre prochains, le deuxième congrès régional des experts comptables de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Un évènement dont l’organisation a été confiée à l’Ordre national des professionnels du Sénégal, l’ONECCA.

Cette manifestation « sera l’occasion de mettre en lumière, toute l’utilité de l’expert-comptable, pour les entreprises du secteur privé et public, pour l’Etat, pour les citoyens, dans le processus de création de valeur », selon Marie Ba, la présidente de l’Ordre National des Experts-Comptables et des Comptables Agréés du Sénégal (ONECCA). Et d’inviter les autorités de tutelle, partenaires et clients à prendre part à la rencontre, compte-tenu de son « importance » pour la profession.

Le congrès de Dakar, deuxième du genre après celui tenu à Abidjan en 2017 par les experts comptables de l’UEMOA, représente une importante occasion d’échanger et de réfléchir à la contribution des professionnels de la comptabilité au processus de développement économique du continent africain, d’après les organisateurs. Estimant qu’il s’agira, au-delà de cet aspect technique, de promouvoir la profession comptable sous-régionale auprès des pouvoirs publics et du secteur privé.

Définie comme «le rendez-vous économique incontournable de tous les experts de la profession comptable de l’espace UEMOA», la rencontre annoncée pour se tenir au King Fahd Palace Hôtel sera axée sur le thème central « l’Expert-Comptable Créateur de Valeur ».

Selon les organisateurs, le choix de ce thème s’explique, entre autres, par le caractère « multidimensionnel » du concept de « création de valeur ». L’on indique, en effet, qu’on peut viser, dans la pratique, la création de la valeur pour le client avec comme objectif l’accroissement de ses avantages compétitifs, la création de la valeur pour l’actionnaire, la valeur partenariale, etc.

Mais « les fondamentaux de cette transformation doivent être bien appréhendés et les contingences spécifiques à chaque secteur d’activité prises en compte. Cela ouvre, plus que jamais, à l’expert-comptable, la recherche appliquée pour créer ou adapter les outils de création de la valeur, voire la recherche fondamentale pour adapter et faire évoluer la normalisation en place », explique-t-on.

Toussaint Manga avertit le régime en cas de rejet de la candidature de Karim Wade

Dans le cadre des parrainages des candidatures, le Parti Démocratique Sénégalais (Pds) a organisé une grande rencontre au niveau de la Maison du parti, sise à la Vdn pour lancer sa collecte de signatures. Toutefois, à cause des déboires de Karim Wade avec la justice, sa candidature pourrait être réellement compromise.

Conscients du risque, les responsables libéraux n’entendent pas trouver un plan B à leur candidat déclaré, Karim Meïssa Wade. Ils refusent non plus que sa candidature soit invalidée au nom de quelque loi que ce soit.
Au cas échéant, certains responsables du parti appellent à la contestation et au sabotage de l’élection présidentielle qui se tiendra le 24 février prochain.
« Si la candidature de Karim Wade est invalidée, je demande aux militants de saccager les bureaux de vote afin que le scrutin ne puisse se tenir », a déclaré l’honorable député libéral Toussaint Manga.

L’Etat sénégalais se dote d’un nouvel outil de communication

L’Etat du Sénégal compte mettre à profit ses réalisations et se défendre face aux critiques qui lui sont faites. Dans ce dessein, le régime en place a mis sur pied, hier, une nouvelle entité dénommée Bureau d’information gouvernementale (Big). Elle vise à renforcer la communication du gouvernement.

Le porte-parole du gouvernement, qui a présidé la rencontre, a expliqué qu’il s’agit de la continuité d’une mission ‘’exaltante’’ engagée aux côtés du président de la République. D’après Seydou Guèye, le chef de l’Etat a demandé au gouvernement de lui proposer une doctrine de communication afin, dit-il, de valoriser davantage l’essence de ses réalisations au niveau national et au plan international.

Ainsi, pour Seydou Guèye, il s’agira ’’d’organiser la communication gouvernementale, à travers la mise en place du Bureau d’information gouvernementale (Big), de rendre disponible l’information publique et faire comprendre les messages de la communication institutionnelle et, enfin, de vulgariser les réalisations, les projets et politiques publics’’. Le ministre, Secrétaire général du gouvernement, pense que l’atteinte de ces objectifs s’appuie sur ‘’une bonne planification et une coordination efficace des actions de communication avec les conseillers techniques en communication des ministères et des administrations publiques, pour servir de plateforme à la prise en charge sectorielle des nouvelles exigences communicationnelles du gouvernement’’.

D’après Seydou Guèye, le Big doit créer les conditions d’une interaction, grâce à des outils à la fois performants, pertinents et didactiques pour mettre à disposition l’information publique. Il s’agit donc, à ses yeux, de réécrire les termes d’un nouveau partenariat médiatique, en parfaite intelligence avec les conseillers techniques en communication des ministères.

Le directeur général du Bureau d’information gouvernemental, Doudou Sarr Niang, a indiqué, pour sa part, que le défi à relever est de faire en sorte que l’information gouvernementale soit au cœur des préoccupations des Sénégalais.