El Hadj Mamadou Diao s’engage pour l’autonomisation des femmes sénégalaises

El Hadj Mamadou Diao, candidat de la coalition Diao 2024 à l’élection présidentielle du 24 mars, a exprimé dimanche son engagement à soutenir activement les femmes, affirmant qu’elles devaient être au centre du développement du Sénégal.

Lors d’un rassemblement à Keur Massar, dans la banlieue dakaroise, organisé par le mouvement national des femmes de sa coalition, Diao a déclaré que « les femmes doivent être au cœur du développement » du Sénégal.

Il a souligné son intention de lutter pour l’émancipation des femmes sénégalaises, en s’engageant fermement à instaurer une stricte parité au sein du gouvernement s’il est élu président de la République le 24 mars.

« Il est temps que les femmes soient de véritables actrices du développement dans notre pays », a-t-il déclaré. Diao a également promis de mettre fin à la pénibilité que vivent les femmes dans les zones rurales.

En tant qu’inspecteur des impôts et domaines, il a assuré qu’en cas de victoire électorale, il créerait une « banque pour le développement des femmes ». Selon lui, cet outil novateur permettrait aux femmes de jouer un rôle actif dans l’économie.

Amadou Bâ appelle à l’unification pour la victoire électorale

Amadou Ba, candidat de la mouvance présidentielle pour l’élection du 24 mars, lance un appel à une « fédération des énergies et des talents » en vue de la victoire.

Après le lancement officiel de sa campagne électorale, Amadou Ba a partagé son message sur les réseaux sociaux, invitant les forces vives à unir leurs efforts vers un objectif commun.

« Sur l’impulsion de mon directoire de campagne et de notre famille politique, la coalition Benno Bokk Yakaar, nous avons donné le coup d’envoi de cette campagne présidentielle 2024 », a-t-il déclaré.

Il a exprimé sa détermination, renforcée par la mobilisation exceptionnelle des militants, à remporter la victoire le 24 mars, assurant que cette victoire serait celle de tous les Sénégalais.

« Nous travaillerons pour assurer un emploi massif aux jeunes et améliorer le pouvoir d’achat des ménages, dans un Sénégal de paix, de stabilité et de prospérité », a-t-il promis.

La campagne électorale pour l’élection présidentielle du 24 mars a officiellement débuté samedi à minuit, avec au programme des caravanes, des meetings, des visites de proximité et la présentation des programmes électoraux par les 19 candidats en lice.

Lancement du Plan de développement de Podor 2024-2025 : Vers une Vision Inclusive

Au cours du week-end, Ousmane Sidibé, adjoint au préfet de Podor, a initié le processus d’élaboration du Plan de développement pour la période 2024-2025.

L’atelier a vu la participation de Moussa Sow, président de la commission des partenariats du Conseil départemental, ainsi que d’Ousmane Sow, directeur de l’Agence régionale de développement (ARD) de Saint-Louis.

Dr Cheikh Oumar Bâ, directeur exécutif de l’Initiative prospective pour le développement agricole et rural (IPAR), et divers représentants d’ONG et d’organisations paysannes étaient également présents.

Moussa Sow, président de la commission des partenariats du conseil départemental, a souligné que le Conseil départemental, en tant que maître d’ouvrage, mettra en place un outil pour piloter le développement de Podor sur la période 2024-2028.

Le délai accordé à l’équipe en charge de ce travail est de quatre mois pour finaliser le document.

Le processus sera inclusif, interactif et vise à définir les axes prioritaires pour guider le développement de la collectivité territoriale, comme l’a expliqué M. Sow à la presse à la fin de l’atelier.

Les participants devront mettre en avant les axes prioritaires du développement durable de Podor pour la période 2024-2028 à différentes étapes.

Ousmane Sidibé, adjoint au préfet, a assuré que l’État sera aux côtés de la collectivité territoriale à travers ses services techniques.

L’IPAR et l’ARD seront responsables de la conduite des travaux.

Amadou Ba se concentre sur la présidentielle après sa démission de Premier ministre

Amadou Ba, récemment libéré de ses fonctions de Premier ministre pour se consacrer entièrement à la préparation de l’élection présidentielle, a adressé un message de gratitude au Président Macky Sall. Dans un communiqué, il a exprimé sa reconnaissance et son engagement envers la nation sénégalaise.

« En quittant le poste de Premier ministre de la République du Sénégal, je tiens à exprimer mes plus sincères remerciements au Chef de l’État, S.E.M. Macky Sall, pour sa confiance et l’honneur qu’il m’a accordés durant toutes ces années de service pour notre pays », a déclaré Amadou Ba.

Il a souligné qu’il avait eu l’opportunité de remplir des missions importantes à un niveau élevé de responsabilité pour le développement du Sénégal et le bien-être de ses citoyens. Il a également remercié le président de l’État de l’avoir désigné comme candidat de l’Apr et de la coalition BBY.

« Dès ce soir, je vais me concentrer pleinement sur la préparation de l’élection présidentielle, avec toutes les équipes en place, dans l’objectif d’une victoire dès le premier tour », a déclaré le candidat à l’élection présidentielle.

Il a souligné l’importance de tirer parti de l’expérience acquise aux côtés du leader de l’Alliance pour la République, son parti, et de la coalition Benno Bokk Yaakaar, le Président Macky Sall, pour unir et mobiliser tous les Sénégalais. Leur objectif principal est de devenir le président de l’emploi et de l’entreprenariat des jeunes et des femmes, du pouvoir d’achat des familles sénégalaises, ainsi que de la paix et de la sécurité du pays.

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 6 mars 2024

Le Conseil des ministres s’est tenu ce mercredi 06 Mars 2024, à partir de 17 heures, au Palais de la République, sous la présidence du Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Macky SALL.

A l’entame de sa communication, le Président de la République est revenu sur la réception, le lundi 04 mars 2024, du rapport du dialogue national et de la saisine pour avis du Conseil constitutionnel.

A cet effet, le Chef de l’Etat a félicité, à nouveau, les participants et les Présidents des deux (2) Commissions, le Ministre de l’Intérieur et le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur (assurant l’intérim du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice), et leurs équipes pour le bon déroulement des travaux.

Après la transmission le même jour au Conseil constitutionnel d’une saisine, pour avis, sur les conclusions, recommandations et propositions du Dialogue national portant sur : (i) la fixation de la date de l’élection présidentielle ; (ii) l’examen éventuel des candidatures à l’élection présidentielle ; (iii) les dispositions à prendre à l’expiration du mandat du Président de la République, le 02 avril 2024, le Chef de l’Etat a pris acte de la décision n° 60/E/2024 du Conseil constitutionnel du 5 mars 2024 .

Le Président de la République a informé le Conseil des Ministres de la fixation de la date de l’élection présidentielle au dimanche 24 mars 2024.

Le Chef de l’Etat a, par ailleurs, félicité l’ensemble des gouvernements qui se sont succédé sous son autorité depuis 12 ans pour les résultats exceptionnels obtenus dans le cadre de la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent.

Le Président de la République a aussi informé le Premier Ministre et les ministres de la formation d’un nouveau Gouvernement.

Le Chef de l’Etat a remercié et félicité le Premier Ministre, Monsieur Amadou BA et l’ensemble des ministres pour le travail remarquable accompli, dans les tous secteurs de la vie économique, sociale et environnementale.

Abordant la journée internationale des femmes, le Président a saisi l’occasion pour adresser ses chaleureuses félicitations aux femmes du Sénégal pour leur engagement permanent au service des familles, mais également leur mobilisation exceptionnelle dans la vie nationale et la pacification de l’espace public.

 Le Chef de l’Etat a, dès lors, demandé au Gouvernement de prendre toutes les dispositions pour le succès des célébrations de la Journée internationale des femmes sur l’étendue du territoire national.

Sur le climat social, la gestion et le suivi des affaires intérieures, le Président de la République s’est incliné devant la mémoire des personnes victimes du chavirement d’une pirogue au large de Saint-Louis, en présentant les condoléances de la Nation aux familles éplorées et en souhaitant prompt rétablissement aux rescapés déjà pris en charge par l’Etat.

Le Chef de l’Etat a appelé à un changement notable de paradigme dans la gestion préventive de la problématique nationale et internationale de l’émigration clandestine face à la recrudescence du phénomène de la migration irrégulière et son développement fulgurant.

Dans sa communication, le Premier Ministre a d’abord réaffirmé son soutien aux décisions du Président de la République suite à l’avis du Conseil Constitutionnel du 05 Mars 2024.

Le Premier Ministre a également réitéré ses remerciements et sa gratitude au Chef de l’Etat pour la confiance placée en sa personne à différentes positions gouvernementales durant les 10 dernières années, avant d’exprimer sa fierté pour sa participation aux différentes réalisations et progrès au bénéfice de notre pays et de nos populations dans le cadre du Plan Sénégal émergent.

Le Premier Ministre est enfin revenu sur le suivi de la coordination de l’activité gouvernementale en évoquant :

  • la visite à Saint Louis après les évènements tragiques en mer ;
  • le Conseil interministériel sur l’évaluation et la définition des priorités des politiques de promotion et de soutien aux femmes ;
  • le Conseil interministériel sur les projets de mobilisation et de valorisation de nos eaux de surface ;
  • la réunion ministérielle sur l’évaluation des engagements du Gouvernement vis-à-vis des revendications syndicales.

AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES

  • le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait une communication sur la situation internationale ;
  • le Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a fait une communication sur la situation pédagogique et sociale dans les établissements d’enseignement supérieur, l’orientation des nouveaux bacheliers;

 AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

 

  • le projet de décret fixant la date de l’élection de l’élection présidentielle ;
  • le projet de décret portant convocation du corps électoral pour l’élection présidentielle du 24 mars 2024 ;
  • le projet de décret abrogeant et remplaçant le décret 2020-2393 du 30 décembre 2020 portant création du Comité interministériel de lutte contre la migration irrégulière (CILMI) en remplacement du Comité interministériel de lutte contre l’Emigration clandestine (CILEC) ;
  • le projet de décret portant transfert du patrimoine du train express régional (TER) à la Société nationale de gestion du patrimoine du TER « SEN-TER S.A » ;
  • le projet de décret portant dénomination du « Campus franco-sénégalais » en « Université Rose Dieng France-Sénégal » ;
  • le projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Conseil National des Femmes du Sénégal (CNF-SENEGAL).

AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES

Le Président de la République a pris les décisions suivantes :

  • Monsieur Abdoulaye FAYE, Administrateur civil principal, est nommé Secrétaire général du Ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, poste vacant ;
  • Monsieur Aliou DIAO, Vice-Consul au Consulat général du Sénégal à Bordeaux, est nommé Consul général du Sénégal à Barcelone, nouvelle création.
  • Monsieur Alioune Badara LY, aménagiste, précédemment Directeur des Paysages urbains et des Espaces publics à la Direction générale du Cadre de Vie et de l’Hygiène publique, est nommé Directeur général du Cadre de Vie et de l’Hygiène publique au Ministère de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique, en remplacement de Monsieur Abou BA, appelé à d’autres fonctions.
  • Monsieur Abou BA, Administrateur civil, précédemment Directeur général du Cadre de Vie et de l’Hygiène publique au Ministère de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique, est nommé Directeur général de la Société nationale de Gestion intégrée des Déchets (SONAGED-SA) au Ministère de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique, en remplacement de Monsieur Mass THIAM, appelé à d’autres fonctions.
  • Monsieur Aboune DIATTA, Inspecteur du Travail et de la Sécurité sociale, est nommé Directeur de la Gestion prévisionnelle des Effectifs, des Emplois et des Compétences à la Direction générale de la Fonction publique au Ministère de la Fonction publique et de la Transformation du Secteur public, poste vacant.
  • Monsieur Amadou NDIAYE, Ingénieur Agronome Zootechnicien, précédemment Coordonnateur de la Cellule des Etudes et de la Planification, est nommé Directeur de la Planification, de l’Evaluation et des Statistiques au Ministère de l’Elevage et des Productions animales, poste vacant.

 Fait à Dakar, le 06 mars 2024

Le Ministre du Commerce, de la Consommation

et des Petites et moyennes Entreprises,

Porte-parole du Gouvernement

Débat houleux sur la procédure d’urgence lors du vote de la loi sur l’amnistie en séance plénière

Lors de la séance plénière de ce mercredi pour le vote de la loi sur l’amnistie, le député Sanou Dione a vivement critiqué la procédure d’urgence adoptée en commission technique. Selon lui, cette dernière ne respecte pas les règlements de l’Assemblée nationale.

« La réponse qui a été donnée par rapport à l’article 13 est la réponse du gouvernement. Le problème est qu’on est saisi en urgence, mais l’Assemblée nationale a son fonctionnement normal, qui est de respecter les textes. La saisine n’est pas conforme aux règlements intérieurs de l’AN », a déclaré le député de Taxawu Sénégal.

Il a ensuite souligné : « La preuve, on vient de recevoir le rapport. Il devait nous le donner 48 h au moins pour nous permettre de bien travailler. On nous saisit le matin la dernière fois à 11 h pour la conférence des président et l’après-midi pour la commission technique ».

Sanou Dione a également remis en question la participation des députés hors de Dakar à ces réunions convoquées en urgence, en demandant : « S’il y a des députés qui sont hors de Dakar comment peuvent-ils participer à une réunion qui est convoquée ? Je pense que la saisine de l’AN, c’est là où on doit travailler normalement quand on reçoit le rapport, on vient de recevoir le texte est en porte-à-faux par rapport au règlement intérieur de l’AN ».

Projet de loi sur l’amnistie des faits politiques en débat à l’Assemblée nationale

La plénière entamant l’examen du projet de loi portant amnistie générale des faits commis entre le 1er février 2021 et le 25 février 2024, liés à des manifestations ou à des motifs politiques, a débuté à l’Assemblée nationale, comme observé par l’APS.

Ce projet de loi, validé mardi par la commission des lois, de la décentralisation, du travail et des droits humains de l’Assemblée nationale, sera présenté par la garde des Sceaux, ministre de la Justice, Aïssata Tall Sall, au nom du gouvernement.

Le ministre du Travail, du Dialogue social et des Relations avec les institutions, Samba Sy, sera également présent lors de cette séance plénière, aux côtés de sa collègue en charge de la Justice.

Par décret du 1er mars, Macky Sall a enjoint à la garde des Sceaux de soumettre aux députés le projet de loi portant amnistie, qui a pour objectif déclaré d’apaiser le climat politique et social, selon le gouvernement.

Ce projet vise également à « renforcer la cohésion nationale et à consolider le dialogue national, tout en permettant à certaines personnes qui ont eu des démêlés avec la justice de participer pleinement à la vie démocratique ».

« Le projet de loi intervient pour amnistier les infractions commises tant au Sénégal qu’à l’étranger et couvrant une période allant de 2021 à 2024 […]. Il permettra à des personnes privées de leurs droits civiques et politiques d’être rétablies dans leurs droits », indique l’exposé des motifs du projet qui sera soumis aux députés.

Le texte stipule que « sont amnistiés, de plein droit, tous les faits susceptibles de revêtir la qualification d’infraction criminelle ou correctionnelle, commis entre le 1er février 2021 et le 25 février 2024, tant au Sénégal qu’à l’étranger, se rapportant à des manifestations ou ayant des motivations politiques, y compris celles faites par tous les supports de communication, que leurs auteurs aient été jugés ou non ».

« L’amnistie entraîne, sans qu’elle ne puisse jamais donner lieu à restitution, la remise totale de toutes les peines principales, accessoires et complémentaires, ainsi que la disparition de toutes les déchéances, exclusions, incapacités et privations de droits attachés à la peine », précise le document.

De nombreuses voix se sont élevées au sein de l’opposition et de la société civile pour désapprouver cette initiative.

Examen du Projet de Loi d’Amnistie par la Commission des Lois de l’Assemblée Nationale

La Commission des lois, de la décentralisation, du travail et des droits humains de l’Assemblée nationale se réunit ce mardi à 9 heures pour examiner le projet de loi portant adoption d’une amnistie générale des faits politiques survenus entre février 2021 et février 2024, selon une source officielle.

À la suite d’un décret du président Macky Sall datant du 1er mars, le Garde des Sceaux a été chargé de présenter à l’Assemblée nationale ce projet de loi visant à apaiser le climat politique et social, renforcer la cohésion nationale et consolider le dialogue national, tout en permettant à certains individus confrontés à la justice de participer pleinement à la vie démocratique.

Le projet de loi vise à amnistier les infractions commises au Sénégal et à l’étranger entre 2021 et 2024, permettant ainsi à ceux privés de leurs droits civiques et politiques d’être rétablis dans leurs droits.

Selon l’exposé des motifs du projet, l’amnistie concerne toutes les infractions politiques commises, jugées ou non, sur le territoire national ou à l’étranger, y compris celles diffusées par tous moyens de communication.

Cette amnistie conduit à la remise totale des peines et à la suppression des restrictions et incapacités liées à la peine, sans possibilité de restitution.

Malgré cela, l’opposition politique et la société civile expriment leur désaccord avec le projet de loi.

Macky Sall reçoit le rapport du dialogue national et envisage l’avis du Conseil constitutionnel

Le président sénégalais, Macky Sall, a reçu lundi au palais de la République le rapport du dialogue national qui s’est déroulé les 26 et 27 février au Centre international de conférences Abdou Diouf de Diamniadio, selon une source officielle.

Après avoir symboliquement reçu le document des mains du ministre de l’Intérieur, Sidiki Kaba, le président a déclaré avoir pris connaissance des recommandations de cette concertation des forces vives de la nation, précise la même source.

Conformément à son engagement pris lors de l’ouverture de cette concertation, Macky Sall a annoncé qu’il saisissait le Conseil constitutionnel pour obtenir son avis sur la date de l’élection et la gestion de l’après 2 avril, date marquant la fin de son mandat.

Il a également loué le travail qui lui a été présenté et salué « le génie sénégalais à surmonter les difficultés pour renforcer davantage notre système démocratique ».

Cette concertation nationale a réuni plusieurs acteurs de la majorité présidentielle, de la société civile ainsi que des candidats non retenus pour l’élection présidentielle, tous invités par le président Macky Sall.

Des leaders religieux et coutumiers ont également participé à cette concertation qui a abouti à la proposition de convoquer le corps électoral le 2 juin prochain pour l’élection présidentielle, initialement prévue le 25 février.

Il a également été suggéré que le président sortant, dont le mandat expire le 2 avril, puisse rester en fonction jusqu’à l’installation de son successeur.

Seize des dix-neuf candidats retenus par le Conseil constitutionnel n’ont pas participé à cette rencontre, de même que plusieurs franges d’acteurs de la société civile, illustrant ainsi la crise politique que traverse le pays depuis l’annonce du report de l’élection présidentielle.

Ce dialogue national a été convoqué par Macky Sall comme étape préalable à la détermination d’une nouvelle date pour l’élection présidentielle, suite à l’impossibilité de la tenir le 25 février, conformément à une décision du Conseil constitutionnel.

Libération d’Activistes et de Militants Politiques après des Violences et des Soupçons de Corruption

Le président a ordonné la libération de plusieurs activistes et militants politiques, le 3 février, évoquant des soupçons de corruption impliquant des magistrats chargés d’examiner les candidatures présidentielles.

Dans une allocution à la nation, le chef de l’État a appelé à un « dialogue national ouvert » pour garantir des élections libres et transparentes dans un Sénégal pacifié.

La législation électorale sénégalaise exige que les candidats à la présidence soient exclusivement de nationalité sénégalaise.

Suite à des allégations de corruption et de « connexions douteuses », le groupe parlementaire Liberté et Démocratie a réclamé et obtenu la création d’une commission d’enquête parlementaire. Cependant, l’ouverture d’une enquête judiciaire a interrompu les travaux de cette commission.

Quatre personnes ont perdu la vie lors de manifestations contre le report de l’élection présidentielle, avec des affrontements entre les protestataires et les forces de l’ordre à Dakar, Saint-Louis et Ziguinchor.

Ces événements ont été suivis par la libération d’activistes et de militants politiques, détenus pour leurs activités politiques, quelques jours plus tard.

La Jeunesse Patriotique Sénégalaise Dénonce les Arrestations et Appelle au Respect du Calendrier Républicain

Alexandre Mapal Sambou, secrétaire général national du bureau exécutif de la Jeunesse Patriotique Sénégalaise (JPS), a débuté la réunion en demandant une minute de silence en mémoire des disparus lors des événements de février dernier, notamment les décès de Modou Guèye à Dakar, Prosper C. Senghor à l’Université Gaston de Saint-Louis et Landing Camara Diédhiou à Ziguinchor. Il a ensuite fermement condamné l’arrestation de Me Ngagne Demba Touré, le patron de la JPS.

Dans son intervention, M. Sambou a souligné les priorités actuelles de la JPS, axées sur trois points : la libération des camarades emprisonnés, le respect du calendrier républicain, et l’objectif ultime de conquérir le pouvoir, en alignement avec les aspirations du mouvement Pastef et des patriotes.

Évoquant le report de l’élection présidentielle, le secrétaire général a déclaré que le refus de fixer une date pour le scrutin est une tentative de confisquer la volonté du peuple, soulignant que ce combat est celui de tout le peuple et non d’un seul parti politique.

Béatrice Germaine Faye, coordonnatrice de la JPS nationale, a lu une déclaration préliminaire dénonçant la politique répressive du président Macky Sall envers la jeunesse, marquée par des arrestations, des tortures et des emprisonnements. Elle a insisté sur la nécessité de libérer tous les camarades détenus, de respecter le calendrier républicain, et finalement, de poursuivre la lutte pour accéder au pouvoir et bâtir un Sénégal meilleur.

Le CUD réagit contre les recommandations du dialogue national et demande une date pour l’élection présidentielle

Le Collectif des universitaires pour la démocratie (CUD) a émis une opposition claire contre les recommandations émanant du dialogue national tenu récemment à Diamniadio. Dans une déclaration, le CUD a pressé le Conseil constitutionnel à fixer une date pour l’élection présidentielle avant la fin du mandat présidentiel actuel, prévue pour le 2 avril.

Lors d’une conférence de presse, les membres du CUD ont insisté sur l’importance d’une action rapide du Conseil constitutionnel. Ils ont souligné que le dialogue national, qui s’est déroulé du 26 au 27 février dernier, n’a pas été en accord avec les décisions constitutionnelles. Selon le CUD, les conclusions du dialogue, notamment la proposition d’une date pour les élections présidentielles le 2 juin et la réintégration des candidats déjà éliminés, ne respectent pas les directives établies par le Conseil constitutionnel.

Pour le CUD, une telle initiative devrait impliquer une consultation plus étroite avec les services concernés du ministère de l’Intérieur, y compris la Direction générale des élections, la Commission électorale nationale autonome (CENA) et les 19 candidats déjà approuvés par le Conseil constitutionnel.

Le président sénégalais consulte le Conseil constitutionnel sur les résultats du dialogue national

Le président Macky Sall va soumettre les conclusions et recommandations du dialogue national au Conseil constitutionnel, selon une source officielle rapportée mercredi. Conformément à l’article 92 de la Constitution, cette démarche vise à recueillir l’avis de l’institution sur les décisions prises lors du dialogue clôturé mardi à Diamniadio.

Les résultats du dialogue seront officiellement présentés au chef de l’État le 4 mars lors d’une audience. Parmi les propositions avancées lors du dialogue, il est question de convoquer le corps électoral le 2 juin prochain pour la tenue de l’élection présidentielle, initialement prévue le 25 février.

Le président sortant pourrait également rester en fonction jusqu’à l’installation de son successeur, conformément aux recommandations des participants. Le président Sall a salué l’esprit constructif et républicain qui a marqué les délibérations, soulignant l’importance d’une approche consensuelle pour préserver la stabilité du pays.

Notons que seize des dix-neuf candidats retenus par le Conseil constitutionnel n’ont pas pris part au dialogue, de même que plusieurs secteurs de la société civile. Cette initiative intervient dans un contexte de crise politique, marqué par le report de l’élection présidentielle et des manifestations ayant entraîné des décès.

Dans un souci de transparence, le président Sall avait annoncé l’organisation d’un dialogue national ouvert pour réunir les conditions d’une élection libre et inclusive. Des enquêtes parlementaires et judiciaires ont été lancées suite à des allégations de corruption, tandis qu’une vague de libérations d’activistes et de militants politiques a suivi les manifestations.

 

Adoption d’un projet de loi d’amnistie par le Conseil des ministres

Le Conseil des ministres a examiné et adopté, mercredi, un projet de loi d’amnistie des faits liés aux violences politiques survenues entre 2021 et 2024.

Cette adoption fait suite à la promesse de Macky Sall, faite lors de l’ouverture du dialogue national lundi dernier, de proposer une ‘’loi d’amnistie générale des faits se rapportant aux manifestations politiques survenues entre 2021 et 2024’’.

Le projet de loi sera transmis à l’Assemblée nationale ‘’dans les meilleurs délais’’, selon le communiqué du Conseil des ministres.

Macky Sall a affirmé à l’ouverture du dialogue national : ‘’Dans un esprit de réconciliation nationale, je saisirai l’Assemblée nationale, après son adoption en Conseil des ministres, d’un projet de loi d’amnistie générale sur les faits se rapportant aux manifestations politiques survenues entre 2021 et 2024’’.

Cette initiative vise à pardonner les violences politiques survenues notamment en 2021 et 2024, au cours desquelles de nombreuses personnes ont été tuées ou blessées.

Communiqué du Conseil des ministre du mercredi 28 février 2024

Le Conseil des ministres s’est tenu ce mercredi 28 février 2024 au Palais de la République, sous la présidence du Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Macky SALL.

A l’entame de sa communication, le Président de la République a remercié et félicité les participants et toutes les parties prenantes au Dialogue national qui ont répondu à son invitation, à l’occasion de cette concertation, tenue les 26 et 27 février, qui a, encore une fois, démontré la grandeur et le sens des responsabilités du peuple sénégalais, ainsi que la vitalité et le rayonnement de notre démocratie.

Le Chef de l’Etat a salué l’esprit constructif et républicain qui a marqué les travaux avec des propositions qui permettent de déterminer dans la convergence de vues, le réalisme et le consensus, un calendrier électoral ajusté, intégrant la nouvelle date de l’élection présidentielle.

Dans cette dynamique, le Président de la République recevra le rapport du dialogue national, lors d’une audience prévue le lundi 04 mars 2024.

Conformément à l’article 92 de la Constitution, le Président de la République saisira le Conseil constitutionnel pour recueillir son avis sur les conclusions et recommandations du dialogue national.

Le Président de la République a, par ailleurs, magnifié la volonté d’apaisement, de pacification de l’espace politique, de réconciliation et de dépassement de l’ensemble des acteurs du dialogue national afin de préserver la stabilité du pays et de consolider un Sénégal uni, résilient et prospère dans la solidarité, l’équité et l’épanouissement de ses populations.

A cet effet, le Chef de l’Etat a rappelé au Conseil sa volonté de faire adopter ce jour un projet de loi d’amnistie, qui sera présenté à l’Assemblée nationale dans les meilleurs délais. En outre, le Président de la République a invité le Gouvernement à mettre en œuvre des mesures d’assistance en faveur des familles des personnes décédées lors de manifestations.

Poursuivant sa communication sur les droits des consommateurs, le Président de la République a rappelé ses orientations et les efforts consentis par l’Etat avec l’application de la loi 2021-25 du 12 avril 2021 sur les prix et la protection des consommateurs.

Dans cette perspective, le Chef de l’Etat a demandé au Premier Ministre et au Ministre du Commerce, de la Consommation et des PME de faire le point sur : (i) l’état d’application des mesures économiques et sociales de lutte contre la vie chère adoptées en novembre 2022, (ii) la politique de maitrise des prix des denrées de consommation courante.

En cette période de Carême et très prochainement de Ramadan, le Président de la République a relevé l’impératif de veiller à l’approvisionnement correct des marchés en denrées et produits de première nécessité à des prix accessibles aux populations.

A ce titre, le Chef de l’Etat a souligné l’importance de la mobilisation des services de l’Etat dans le cadre du contrôle économique notamment, pour assurer l’application stricte des prix homologués.

Le Président de la République a invité, dès lors, le Ministre chargé du Commerce à poursuivre des concertations rapides avec les acteurs de l’écosystème du Commerce, en vue d’anticiper et de juguler toute tendance ou risque de spéculation sur les marchés.

Le Chef de l’Etat a enfin indiqué l’urgence d’asseoir une stratégie de renforcement des droits des Consommateurs dans le contexte de l’organisation de la Journée internationale des droits des Consommateurs, le 15 mars 2024.

Saisissant l’occasion de la célébration le vendredi 1er mars 2024, de la Journée internationale de la Protection civile, le Président de la République a rappelé les réalisations notables constatées, pour renforcer la transformation et la montée en puissance de la Brigade nationale des Sapeurs-pompiers (BNSP), dont la présence territoriale, les équipements, les ressources humaines et la doctrine d’intervention ont été améliorés de façon significative depuis 2012.

Dans cet élan, le Président de la République a demandé au Ministre de l’Intérieur et au Ministre, auprès du Ministre de l’Intérieur en charge de la Protection civile et de la Sécurité de proximité de poursuivre l’accélération de la mise en œuvre territoriale de la Stratégie nationale de la Protection civile en liaison avec les collectivités territoriales, les autorités administratives déconcentrées, les acteurs privés et les communautés.

Au demeurant, le Chef de l’Etat a signalé l’importance de veiller à la sécurité civile des établissements recevant du public, des marchés, espaces commerciaux et édifices publics notamment, mais également à l’audit et aux contrôles systématiques des bâtiments menaçant ruine, ainsi que des établissements et infrastructures classés.

Sur le climat social, la gestion et le suivi des affaires intérieures, le Chef de l’Etat est revenu sur le désenclavement de la région naturelle de Casamance et de la liaison maritime Dakar- Ziguinchor, en demandant au Premier Ministre de prendre avec les Ministres concernés toutes les dispositions urgentes et adéquates en vue d’accélérer le développement des systèmes de transport terrestres, maritimes et aériens desservant les régions de Kolda, Sédhiou et Ziguinchor.

Dans sa communication, le Premier Ministre est revenu sur la coordination de l’activité gouvernementale en évoquant :

  • le Conseil interministériel consacré au pèlerinage aux Lieux saints de l’Islam ;
  • les concertations avec la Communauté universitaire ;
  • la réception de génisses à haut potentiel laitier ;
  • la situation de la mise en œuvre du Programme Spécial de Désenclavement ;
  • la situation du paiement des bourses de sécurité familiale.

AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES

  • le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait une communication sur la situation internationale ;
  • le Ministre de l’Education nationale a fait une communication sur la situation pédagogique et sociale;
  • le Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a fait une communication sur la situation pédagogique et sociale dans les établissements d’enseignement supérieur, l’orientation des nouveaux bacheliers, le démarrage du super calculateur et le lancement du Nano satellite « Gainde-Sat » ;
  • le Ministre de l’Agriculture, de l’Equipement rural et de la Souveraineté alimentaire a fait une communication sur le suivi de la campagne de commercialisation de l’arachide 2023/2024, la campagne de contre saison froide 2023/2024, les exportations de produits horticoles et le matériel agricole.

AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

Le Conseil a examiné et adopté :

 

  • le projet de loi portant amnistie ;
  • le projet de décret modifiant le décret n° 2020 – 1788 du 23 septembre 2020 portant création d’une allocation spéciale de retraite au profit des enseignants et chercheurs titulaires des universités.

 

AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES

Le Président de la République a pris les décisions suivantes :

  • Monsieur Diène NDIAYE, Ingénieur des pêches et de l’Aquaculture, précédemment Directeur de Cabinet du Ministre du Tourisme et des Loisirs, est nommé Secrétaire général du Ministère du Tourisme et des Loisirs, en remplacement de Monsieur Mamadou Bassirou NDIAYE, appelé à d’autres fonctions.
  • Monsieur Mamadou Lamine Bara GUEYE, titulaire d’un Master of Business Administration (MBA) en Qualité Hygiène Sécurité et Environnement, est nommé Directeur général de l’Office de Gestion des Infrastructures sportives.
  • Monsieur Pape Sambare NDIAYE, Administrateur civil principal, est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement au Ministère du Pétrole et des Energies, en remplacement de Monsieur Ibrahima NDIAYE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.

 

Fait à Dakar, le 28 février 2024

Le Ministre du Commerce, de la Consommation

et des Petites et moyennes Entreprises,

Porte-parole du Gouvernement

Date des élections, candidature de Karim Wade et loi d’Amnistie au centre des annonces

Après deux jours de dialogue national entre le chef de l’État Macky Sall et les forces vives de la nation, des conclusions importantes ont émergé. Tout d’abord, la date du 2 juin a été proposée pour la tenue de la prochaine élection présidentielle, répondant ainsi aux recommandations des participants. De plus, la confirmation de la participation des 19 candidats déjà retenus par le Conseil Constitutionnel a été confirmée.

L’une des annonces les plus marquantes est la « réintégration » de la candidature de Karim Wade, qui avait été initialement recalé en raison de sa double nationalité. Cette décision fait suite aux discussions et aux pressions émanant de divers partis, notamment du Parti démocratique sénégalais (PDS).

Ces conclusions seront discutées en Conseil des Ministres ce mercredi 28 février 2024. Deux commissions ont été mises en place pour traiter les questions liées à cette transition politique. La première est dirigée par Sidiki Kaba, ministre de l’Intérieur, et la seconde par Ismaïla Madior Fall, ministre des Affaires étrangères, assurant l’intérim de Me Aissata Tall Sall, ministre de la Justice, actuellement en mission à l’étranger.

Outre ces décisions, il est prévu que les conclusions du dialogue national soient soumises à l’appréciation du Conseil Constitutionnel, soulignant ainsi la volonté d’ancrer ces recommandations dans le cadre juridique.

Par ailleurs, il est annoncé que le Président de la République, Macky Sall, devrait bientôt faire des annonces importantes concernant les résultats du dialogue national. La clôture des travaux est prévue pour aujourd’hui, avec d’autres annonces à retenir pour demain, mercredi, lors du Conseil des Ministres.

Une autre annonce significative concerne l’introduction de la loi d’Amnistie pour son adoption à l’Assemblée nationale dès ce jeudi 29 février, signalant ainsi un effort pour apaiser les tensions et promouvoir la réconciliation nationale dans le contexte politique actuel.

Appel à libérer Amy Dia : Lettre ouverte au président Macky Sall et à la ministre de la Justice

Depuis juillet 2022, Amy Dia de l’ex-Pastef est détenue dans l’affaire de la « Force spéciale ». Récemment, elle a été victime d’un malaise en prison. Pour qu’elle bénéficie d’une libération similaire à celle d’autres détenus récemment élargis, Dabakh Zoumarou, président de la commission communication de l’ex-Pastef à Guédiawaye, a adressé une lettre au président Macky Sall et à la ministre de la Justice Aissata Tall Sall.

Voici le contenu de la correspondance 

Monsieur le Président de la République Macky Sall,

Madame la Ministre de la Justice, Mme Aminata Tall Sall,

Je vous adresse cet appel avec une profonde préoccupation concernant la situation d’Amy Dia, une citoyenne de Guédiawaye qui endure injustement plus d’un an de détention. Son récent malaise et son admission à l’hôpital Abbas soulignent l’urgence de cette demande de libération immédiate.

Amy Dia est bien plus qu’une simple habitante de Guédiawaye ; elle est un pilier de notre communauté, reconnue pour son dévouement envers ses concitoyens et sa générosité sans faille. Son arrestation, basée sur des accusations infondées, est une grave injustice qui doit être corrigée sans délai.

Il est inadmissible qu’une femme aussi intègre et aimée que Amy Dia soit privée de sa liberté pendant une période aussi longue. Chaque jour passé derrière les barreaux est une atteinte à ses droits fondamentaux et une douleur pour ceux qui la connaissent et l’apprécient.

Nous vous exhortons à agir avec célérité pour mettre fin à cette injustice. Amy Dia mérite d’être rendue à sa famille et à sa communauté, où elle peut continuer à apporter sa contribution positive. Sa libération immédiate enverrait un message fort de justice et d’humanité, affirmant notre engagement envers les droits de tous les citoyens.

Monsieur le Président, Madame la Ministre, nous vous demandons instamment de prendre les mesures nécessaires pour rétablir l’intégrité et la dignité d’Amy Dia. Nous ne cesserons pas de réclamer justice tant que cette affaire ne sera pas résolue.

Dans l’at​​tente d’une action immédiate de votre part, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre plus profonde indignation.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre profonde indignation.

Ouverture du dialogue National au Sénégal : Présence de nombreux acteurs politiques

De nombreux acteurs politiques, élus territoriaux et officiels de l’administration sénégalaise ont convergé lundi après-midi vers le Centre international de conférences Abdou Diouf de Diamniadio (CCIAD) pour assister aux travaux du dialogue national. Ces travaux, appelés par le chef de l’État pour résoudre la crise politique découlant du report de l’élection présidentielle du 25 février, débuteront à 16 heures, selon nos sources .

Sur place, des représentants du Parti démocratique sénégalais (PDS) sont présents, ce parti étant à l’origine des accusations contre certains membres du Conseil constitutionnel suite au rejet de la candidature de Karim Wade en raison de sa double nationalité sénégalaise et française.

Le Premier ministre Amadou Bâ, candidat de la coalition Benno Bokk Yaakaar, des candidats recalés et plusieurs autres acteurs politiques ont également fait le déplacement.

L’objectif de cette réunion est de fixer la date de l’élection présidentielle et de discuter de la continuité du pouvoir après l’expiration du mandat présidentiel le 2 avril, comme l’a expliqué le président Macky Sall lors d’un entretien avec des médias sénégalais.

Cependant, seize des dix-neuf candidats retenus par le Conseil constitutionnel ont choisi de ne pas participer à cette rencontre, de même que plusieurs représentants de la société civile.

Les candidats à la présidentielle saisissent le Conseil constitutionnel sur le report du scrutin

Des candidats à l’élection présidentielle prévue au Sénégal ont prévu de déposer des requêtes auprès du Conseil constitutionnel pour dénoncer le non-respect par le président Macky Sall de la décision de fixer une date pour le vote, a annoncé Thierno Alassane Sall, candidat lui-même.

Thierno Alassane Sall a déclaré lors d’une tournée politique à Thiès que les requêtes seraient déposées lundi pour constater le défaut de Macky Sall à respecter les délais fixés pour la tenue du scrutin.

Il a qualifié la journée du 25 février, jour initialement prévu pour les élections, de « triste journée » pour la démocratie sénégalaise, soulignant que le report de l’élection était sans précédent dans l’histoire du pays.

Le Conseil constitutionnel avait ordonné au président de fixer une nouvelle date pour l’élection « dans les meilleurs délais » après avoir annulé la loi reportant le scrutin au 15 décembre.

Macky Sall a déclaré qu’il fixerait une nouvelle date après un dialogue avec les acteurs politiques, mais seize des dix-neuf candidats ont décidé de boycotter ce dialogue, qualifiant la situation de « honteuse ».

Thierno Alassane Sall a accusé Macky Sall d’avoir compromis l’intégrité des institutions du pays et remis en question la démocratie sénégalaise.

La CEDEAO salue les réalisations de Macky Sall et appelle au dialogue au Sénégal

Les dirigeants de la CEDEAO, réunis en session extraordinaire à Abuja, au Nigeria, ont exprimé leur reconnaissance envers le président sénégalais Macky Sall pour ses réalisations en matière d’infrastructures et de développement économique. Ils ont également pris acte de son départ prévu le 2 avril prochain.

Lors de cette réunion, la CEDEAO a appelé les acteurs politiques du Sénégal à favoriser le dialogue pour préserver les acquis démocratiques du pays et garantir la tenue d’une élection présidentielle libre, inclusive et transparente.

Cette déclaration intervient dans un contexte de crise politique au Sénégal, marquée par le report de l’élection présidentielle initialement prévue pour le 25 février. Malgré l’appel au dialogue lancé par le président Macky Sall, seize des dix-neuf candidats retenus par le Conseil constitutionnel ont décliné l’invitation.

Le Conseil constitutionnel avait jugé impossible d’organiser le scrutin à la date initialement prévue et avait rejeté une loi votée par l’Assemblée nationale fixant une nouvelle date au 15 décembre. Cette décision avait été motivée par des accusations de corruption concernant certains magistrats chargés de valider les candidatures.

Ces événements ont été suivis de manifestations ayant entraîné la mort de quatre personnes. En réponse, des activistes et militants arrêtés dans le cadre de ces manifestations ont été libérés.

Macky Sall lance les concertations sur l’avenir électoral du Sénégal

Le chef de l’État sénégalais, Macky Sall, a annoncé jeudi soir lors d’une conférence de presse que les concertations nationales sur le processus électoral débuteront lundi. Ces discussions, initiées par Macky Sall, se dérouleront sur une période de deux jours.

Le président a précisé que c’est à l’issue de ces concertations qu’il prendra un décret convoquant le corps électoral. Il a également rappelé que le 2 avril 2024 marquera la fin de son second mandat présidentiel.

Macky Sall a affirmé son intention de quitter ses fonctions à la fin de son mandat, tout en soulignant l’importance du dialogue pour déterminer les prochaines étapes. Il a également évoqué la possibilité d’une période de transition si le processus électoral actuel ne permet pas une passation de pouvoir fluide.

Le président a réagi aux réactions internationales de condamnation suite au report de l’élection présidentielle initialement prévue le 25 février, exprimant sa peine face à ces réactions qu’il considère injustifiées. Il a appelé au dialogue entre toutes les forces vives de la nation pour résoudre la crise actuelle et fixer une nouvelle date pour les élections.

Macky Sall a souligné son engagement en faveur de l’apaisement politique et social, notamment par la libération de détenus. Il a également insisté sur la nécessité pour le Sénégal de poursuivre sa trajectoire d’émergence au-delà des échéances électorales.

Enfin, le président a annoncé la tenue prochaine d’une concertation avec les forces vives de la nation pour déterminer la date de l’élection présidentielle et la continuité du pouvoir après l’expiration de son mandat.

Guy Marius Sagna met en garde contre tout coup d’État au Sénégal

Guy Marius Sagna a lancé un avertissement sévère ce jeudi 22 février 2024 lors de l’émission « Ndékily » sur Sud Fm, affirmant que tout coup d’État serait poursuivi comme complice de coup d’État et de haute trahison. Il a fermement déclaré que l’armée devrait rester dans les casernes et ne pas tenter de prendre le pouvoir.

Sagna a exprimé son opinion sur la fin du mandat présidentiel de Macky Sall le 2 avril, affirmant qu’il ne reconnaîtrait plus Sall comme le président de la République après cette date. Il a également critiqué les tentatives de dialogue entre Sall et Ousmane Sonko, soulignant que tout dialogue devrait se concentrer sur des questions cruciales telles que la pêche, l’agriculture et l’émigration irrégulière.

Concernant les accusations de corruption au sein du Conseil constitutionnel, Sagna a souligné que le président Sall devrait limoger tout membre soupçonné de corruption pour gagner la confiance du peuple sénégalais. Il conclut en affirmant que tout coup d’État ne réussirait pas et ne serait pas toléré.

Macky Sall s’adresse à la population Sénégalaise ce jeudi soir

Le président sortant du Sénégal, Macky Sall, prendra la parole ce jeudi 22 février à partir de 19 heures. Lors de cet entretien en direct avec la RTS et d’autres médias du pays, il répondra aux questions de quatre journalistes pendant une heure.

Les attentes sont nombreuses quant aux annonces que pourrait faire le président Sall, notamment concernant la nouvelle date de la présidentielle, qui avait été reportée. Les Sénégalais, initialement appelés aux urnes ce dimanche, attendent avec impatience des clarifications sur le déroulement du scrutin, alors que le pays est plongé dans une profonde crise politique depuis l’annonce du report.

Ce report, qualifié de « coup d’État constitutionnel » par l’opposition, a suscité des manifestations et une commotion dans l’opinion, avec quatre morts. Malgré le veto du Conseil constitutionnel et les appels à l’organisation rapide du scrutin, les intentions précises du président Sall demeurent secrètes.

La décision du Conseil constitutionnel annulant le décret de report de la présidentielle a été saluée par le président Sall, qui s’est engagé à organiser l’élection « dans les meilleurs délais », en prenant en compte les recommandations des sept sages. Les consultations avec les acteurs politiques et la société civile sont en cours pour fixer une nouvelle date pour le scrutin.

Annonce de mesures pour la réconciliation et préparation de l’élection présidentielle au Sénégal

Lors du Conseil des ministres du 21 février 2024 , le chef de l’État du Sénégal a chargé la Garde des Sceaux de finaliser les projets de textes visant à concrétiser la volonté de réconciliation et de pardon , dans le respect de l’État de droit et pour consolider la paix 

Lors du Conseil des ministres du 21 février 2024, le chef de l’État sénégalais a chargé le Garde des Sceaux de finaliser les projets de textes visant à concrétiser la volonté de réconciliation et de pardon, dans le respect de l’État de droit et pour consolider la paix sociale durable. Cette initiative s’inscrit dans un contexte de réconciliation nationale et d’apaisement de l’espace public, avec pour objectif de préserver la paix et la stabilité de la nation.

En parallèle, la ministre de la Justice a annoncé la libération provisoire de 344 personnes détenues à Dakar pour des actions liées à des activités politiques, avec 272 autres détenus devant bénéficier de cette mesure dans les prochains jours, également dans les régions.

Par ailleurs, le président Macky Sall a demandé au ministre de l’Intérieur et au ministre des Finances et du Budget de prendre toutes les dispositions nécessaires pour une bonne organisation de l’élection présidentielle, dont la date reste à déterminer après consultation des acteurs politiques, de la société civile et des forces vives de la nation.

Cette décision fait suite à l’annulation du décret présidentiel convoquant les électeurs pour le 25 février par le Conseil constitutionnel, ainsi que la remise en question par cette instance d’une loi votée par l’Assemblée nationale reportant l’élection au 15 décembre. Ces développements font suite aux tensions politiques provoquées par le rejet de la candidature de Karim Wade, leader du Parti démocratique sénégalais, par le Conseil constitutionnel.

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 21 février 2024

Le Conseil des ministres s’est tenu mercredi 21 février 2024 au Palais de la République, sous la présidence du Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Macky SALL.

 A l’entame de sa communication, le Président de la République a évoqué la décision n°1/C/2024 du 15 février 2024 du Conseil constitutionnel et la finalisation du processus électoral, en demandant au Ministre de l’Intérieur de prendre toutes les dispositions en relation avec le Ministre des Finances et du Budget, la Cena et les autorités administratives, pour une bonne organisation de l’élection présidentielle à une date qui sera fixée très prochainement, après les consultations avec les acteurs politiques, les responsables de la société civile et les représentants des forces vives de la Nation.

 Dans cette perspective, le Chef de l’Etat, en sa qualité de gardien de la Constitution et garant de l’Etat de droit, a lancé un appel à toutes les forces vives de la nation pour asseoir le rayonnement de notre démocratie, ainsi que la crédibilité de nos institutions et du processus électoral.

 Dans ce cadre, le Président de la République a également réaffirmé son engagement pour un processus inclusif de concertation et de dialogue afin de bâtir des consensus autour de la réconciliation nationale, de l’apaisement et de la pacification de l’espace public en vue de consolider la stabilité politique, économique et sociale.

 Dans ce contexte, le Chef de l’Etat a demandé au Garde des Sceaux, Ministre de la Justice de finaliser les projets de textes pour matérialiser la volonté de réconciliation et de pardon dans le respect de l’Etat de droit et la consolidation de la paix sociale durable.

 Poursuivant sa communication, le Président de la République s’est réjoui de l’exemplarité des performances économiques du Sénégal, cité parmi les 20 pays à la croissance la plus forte du monde en 2024, avec un taux de croissance projeté à 8,2%, confirmées par le rapport « Performances et perspectives macroéconomiques de l’Afrique » publié le 16 février 2024, par la Banque Africaine de Développement.

 A cet égard, le Chef de l’Etat a demandé au Premier Ministre et au Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération de vulgariser ces résultats notables et encourageants de notre politique économique et sociale qui a comme socle le Plan Sénégal Emergent (PSE).

 Revenant sur l’évaluation des politiques de promotion des femmes et la célébration de la journée internationale des droits des femmes prévue ce 08 mars, le Président de la République a demandé au Gouvernement de saisir l’occasion, pour présenter le bilan exhaustif des réalisations et efforts consentis par l’Etat, depuis 2012, pour promouvoir les droits des femmes et assurer leur autonomisation économique à travers les différents mécanismes de protection, de formation, d’encadrement et de financement.

Le Chef de l’Etat a, en outre, demandé au Ministre chargé de la Femme d’accorder une attention particulière à la situation des femmes rurales pour assurer la mise en œuvre optimale de la stratégie globale d’accompagnement et de soutien qui leur est dédiée en intégrant les interventions des programmes d’inclusion comme le Programme d’Urgence de Développement communautaire (PUDC) et le Programme national de Bourse de Sécurité familiale (PNBSF).

Par ailleurs, le Président de la République a invité le Premier Ministre à tenir, avant la fin du mois de février 2024, un Conseil interministériel d’évaluation et de définition des priorités des politiques de promotion et de soutien aux femmes du Sénégal.

 Abordant l’état d’avancement des réformes du secteur de la santé et du développement de l’industrie pharmaceutique, le Chef de l’Etat a salué le saut qualitatif réalisé par notre système de santé, depuis une dizaine d’années, avec les efforts massifs et inédits consentis par l’Etat pour construire, équiper et doter en ressources humaines de qualité et en moyens logistiques adéquats, notamment des ambulances, les établissements de santé sur l’ensemble du territoire national.

 Dans ce cadre, le Président de la République a demandé au Ministre de la Santé et de l’Action sociale, d’engager sans délai, une vulgarisation adaptée des évolutions notables, dans tous ses compartiments, de notre système de santé.

Dans cet élan, le Chef de l’Etat a indiqué la nécessité d’un suivi spécifique de l’état de mise en œuvre des réformes du système sanitaire et souligné la résilience démontrée par notre système de santé depuis la pandémie de COVID-19 et la dynamique de transformation, avec le développement de la recherche et de l’industrie pharmaceutique, ainsi que la construction en cours d’infrastructures sanitaires de nouvelle génération avec notamment l’ex Hôpital Aristide le Dantec, l’Hôpital Seydi El Hadji Malick Sy de Tivaouane, l’Hôpital de Matam à Ourossogui, la Polyclinique de l’Hôpital principal de Dakar.

 Le Président de la République a aussi invité le Ministre chargé de la Santé à faire la situation et présenter les perspectives de l’industrie pharmaceutique au Sénégal, en intégrant dans ce processus l’évaluation du cadre juridique et des activités de régulation, de supervision et de contrôle de l’Agence de Réglementation Pharmaceutique (ARP) depuis sa création (en 2022).

 Sur le climat social, la gestion et le suivi des affaires intérieures, le Chef de l’Etat est revenu sur les sujets suivants :

  • le suivi des décisions présidentielles consacrées aux daara : en demandant au Gouvernement, au Ministre de l’Education notamment, de tenir avec les acteurs, d’ici début mars 2024, une revue de l’état d’application des décisions présidentielles prises pour asseoir la modernisation des Daara et l’épanouissement des acteurs concernés dans la vie économique et sociale nationale ;
  • le cheptel national, la sécurisation foncière et la modernisation des foirails : en demandant au Ministre de l’Elevage de faire le point sur les recensements dans le secteur de l’Elevage, l’évaluation et la répartition territoriale des ressources animales, ainsi que les résultats de la campagne nationale de vaccination. En outre, le Président de la République a exhorté le Ministre de l’Elevage et des productions animales, de finaliser avec le Ministre des Finances et du Budget, les acteurs territoriaux et les organisations d’éleveurs, le processus de modernisation et de sécurisation foncière des foirails établis sur l’étendue du territoire national. Enfin, le Chef de l’Etat a invité le Ministre de l’Elevage de faire la situation du Fonds de Stabulation (FONSTAB) et de son déploiement effectif vers les acteurs et projets identifiés, dans le cadre du renforcement de la lutte contre la transhumance.

Dans sa communication, le Premier Ministre est revenu sur le suivi de la coordination de l’activité gouvernementale en évoquant :

  • la rencontre avec les représentants des employeurs ;
  • le suivi des travaux du BRT ;
  • le suivi d’Air Sénégal.

Communiqué du Conseil des Ministres du 21 Février 2024

 

 AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES

  • le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait un compte rendu de sa participation à la 37e session ordinaire du Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africaine à Addis Abeba ;
  • le Ministre de l’Education nationale a fait une communication sur la situation pédagogique et sociale du sous-secteur ;
  • le Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a fait une communication sur la situation pédagogique et sociale au sein des établissements publics d’enseignement supérieur ;
  • le Ministre de l’Agriculture, de l’Equipement rural et de la Souveraineté alimentaire a fait une communication sur le suivi de la campagne de commercialisation de l’arachide 2023/2024, la campagne de contre saison froide 2023/2024, les exportations de produits horticoles et le matériel agricole.

 

AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

  • le projet de loi d’orientation relative à la Protection sociale ;

 

 AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES

Le Président de la République a pris la décision suivante :

  • Monsieur Oumar Tidiane  Télémaque SOW, Titulaire d’un Master2 en Gestion des Ressources humaines, précédemment Chef du Bureau de la Formation professionnelle en Élevage, est nommé Inspecteur technique au Ministère de l’Elevage et des Productions animales, en remplacement du Dr Abdoulaye DIAWARA, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;
  • Monsieur Mamadou DIAGNE, Docteur vétérinaire, précédemment Chef de service régional de l’Elevage et des Productions animales de Dakar, est nommé Directeur de l’Elevage au Ministère de l’Elevage et des Productions animales, en remplacement du Docteur Dame SOW, appelé à d’autres fonctions ;
  • Monsieur Moussa DIENG, Expert Financier, précédemment Secrétaire permanent du Cadre national de concertation de la Microfinance, est nommé Directeur de la Microfinance et de l’inclusion financière au Ministère de la Microfinance et de l’Economie sociale et solidaire en remplacement de Monsieur Amadou Aliou SARR appelé à d’autres fonctions ;
  • Monsieur Khadim SYLLA, titulaire d’un Master 2 en Gestion des Projets, est nommé Directeur du Développement communautaire à la Direction générale du Développement communautaire et de la Promotion de l’Equité au Ministère du Développement communautaire, de la Solidarité nationale et de l’Équité sociale et territoriale, poste vacant ;
  • Monsieur Ousmane GUEYE, Économiste de la santé, précédemment Directeur du Centre hospitalier national de Pikine, est nommé Directeur de l’Hôpital général Idrissa POUYE de Grand Yoff, poste vacant ;
  • Madame Fatou DIOP, Administrateur des services de santé, précédemment Directeur de l’Etablissement public de Santé Thierno Mouhamadou Mansour BARRO de Mbour, est nommée Directeur du Centre hospitalier national de Pikine, en remplacement du Docteur Ousmane GUEYE, appelé à d’autres fonctions ;
  • Madame Aïda Babylas NDIAYE, Gestionnaire des programmes de santé, précédemment Directeur du Centre hospitalier régional de Tambacounda, est nommée Directeur de l’Etablissement public de Santé Thierno Mouhamadou Mansour BARRO de Mbour, en remplacement du Docteur Fatou DIOP, appelée à d’autres fonctions ;
  • Monsieur Mamadou SYLLA, Cadre de gestion, précédemment Chef du Bureau Suivi à la Direction générale des Établissements de Santé, est nommé Directeur du Centre hospitalier régional de Tambacounda, en remplacement du Docteur Thérèse Aïda Babylasse NDIAYE, appelée à d’autres fonctions.

 

Fait à Dakar, le 21 février 2024 

Le Ministre  du Commerce, de la Consommation et des Petites et moyennes Entreprises, Porte-parole du Gouvernement

Abdou Karim FOFANA

L’OIF prête à soutenir le Sénégal pour son processus électoral

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), par le biais de sa secrétaire générale Louise Mushikiwabo, s’est déclarée prête à accompagner le Sénégal dans la mise en œuvre du processus électoral en vue de la tenue de l’élection présidentielle. Cette annonce a été faite lors d’une rencontre avec le président Macky Sall à Dakar, où elle a exprimé son soutien à la décision de ce dernier de suivre la décision du Conseil constitutionnel du 15 février.

Louise Mushikiwabo a salué l’engagement du président Sall à avancer rapidement dans le processus électoral afin de donner une visibilité claire aux citoyens sur les prochaines étapes. Elle a également souligné l’importance de restaurer la stabilité au Sénégal, non seulement pour ses citoyens mais aussi pour toute la sous-région déjà confrontée à des crises politiques.

La décision du Conseil constitutionnel du 15 février a annulé le décret présidentiel qui avait initialement reporté l’élection présidentielle prévue le 25 février, tout en jugeant inconstitutionnelle une loi adoptée par l’Assemblée nationale pour un report ultérieur au 15 décembre. Cette situation a provoqué une montée de tension politique, marquée par des manifestations et des affrontements ayant entraîné la perte de vies humaines à travers le pays.

Arrestation du leader de la jeunesse du Pastef Ngagne Demba Touré

Ngagne Demba Touré, opposant politique et leader de la jeunesse de Pastef, le parti d’Ousmane Sonko, a été arrêté mercredi par la Division des investigations criminelles (DIC) à Dakar. Il sera transféré à la maison d’arrêt et de correction de Rebeuss après son audition, a indiqué une source policière à l’APS.

M. Touré, qui était en exil pendant six mois au Mali et est rentré au Sénégal dimanche dernier, a été appréhendé à son domicile pour cinq chefs d’accusation, selon un haut responsable de la Police nationale, qui a requis l’anonymat. Il est notamment accusé d’association de malfaiteurs en rapport avec une entreprise terroriste, d’offense au chef de l’État, d’actes de nature à compromettre la sécurité publique ou ayant entraîné des troubles politiques graves, ainsi que d’atteinte à l’autorité de la justice et d’outrage à magistrat.

Des vidéos publiées par les médias montrent Ngagne Demba Touré acclamé par ses partisans à son retour au Sénégal. Dans l’une d’entre elles, il est vêtu d’un t-shirt floqué du nom d’Ousmane Sonko, et se tient sur le toit d’une voiture au milieu de la foule à Grand-Yoff, un quartier de Dakar.

Le Conseil Constitutionnel Invalide le Rapport de l’Élection Présidentielle au Sénégal

Le Conseil constitutionnel a rendu le 15 février 2024 une décision capitale concernant le report de l’élection présidentielle initialement programmée pour le 25 février. Suite à la saisine par plusieurs députés de l’opposition et candidats à la présidentielle, les sept membres de cette institution ont invalidé la loi ainsi que le décret entérinant ce rapport.

Dans leur décision n°1/C/2024, les membres du Conseil constitutionnel ont d’abord rappelé le contexte des différentes requêtes déposées. Celles-ci contestait, d’une part, la loi n°4/2024 adoptée par l’Assemblée nationale le 5 février, qui dérogeait à l’article 31 de la Constitution sur la durée du mandat présidentiel, et d’autre part, le décret n°2024-106 du 3 février abrogeant le décret de convocation des électeurs.

Concernant la loi, le Conseil constitutionnel a cité diverses précédentes de sa jurisprudence, soulignant notamment que « la durée du mandat du Président de la République ne peut être réduite ou allongée au gré des circonstances politiques » et que « le mandat du Président de la République ne peut être prorogé ». Or, l’article premier de la loi attaquée décalait le scrutin pour l’élection présidentielle au 15 décembre 2024.

Les sept sages ont conclu que la loi était contraire aux dispositions des articles 27 et 103 de la Constitution, arguant que la durée du mandat présidentiel est intangible et ne peut être modifiée. De plus, la loi introduit des dispositions temporaires et personnelles incompatibles avec le caractère permanent et général d’une disposition constitutionnelle.

En ce qui concerne le décret, concernant le report de l’élection présidentielle au 15 décembre 2024 et permettant ainsi  au président en exercice de prolonger ses fonctions jusqu’à l’installation de son successeur, le Conseil constitutionnel a jugé qu’il prorogeait le mandat présidentiel au-delà des 5 ans prévus par la Constitution.

Les membres du Conseil constitutionnel ont donc déclaré la loi contraire à la Constitution et annulé simultanément le décret. Cette décision a été prise à la suite de trois requêtes déposées par des députés et des candidats à l’élection présidentielle, contestant le report de la date du scrutin.

Depuis l’annonce du report de l’élection présidentielle par le président Macky Sall, le Sénégal fait face à une crise politique. La décision du Conseil constitutionnel ouvre la voie à de nouveaux développements politiques, notamment quant aux prochaines étapes à pour assurer un processus électoral conforme à la Constitution et accepté par tous les partis qui participent.

Manifestation prévue par le collectif des familles des détenus politiques contre le rapport de l’élection présidentielle

Le collectif des familles des détenus politiques a annoncé une manifestation qui se tiendra ce samedi 17 à la Place de la Nation (ex obélisque). Cette manifestation vise à protester contre le report de l’élection présidentielle.

Le collectif a également souligné que leurs proches emprisonnés sont opposés au dialogue initié par le chef de l’Etat et au projet de loi d’amnistie évoqué par le gouvernement. Ils estiment que le report de l’élection entraînera une prolongation de dix mois du mandat présidentiel, alors que les politiques détenus n’ont commis aucun acte répréhensible.

Lors d’une conférence de presse, Seyda Ndeye Diop, membre du collectif des familles des détenus politiques, a déclaré : « Nous vivons dans un état de droit où chacun a le droit de militer dans le parti de son choix. Nous ne pouvons pas accepter cette manipulation et nous appelons à une marche le samedi 17 à 15 heures à la Place de la Nation pour manifester notre mécontentement. »Le collectif pour la libération des détenus politiques rejette catégoriquement l’idée d’amnistie pour leurs proches emprisonnés.

Mouhamed Djim, membre dudit collectif, a déclaré : « Pour nous, la prolongation du mandat de Macky Sall signifie également une prolongation de la durée de détention pour les détenus politiques. Nous ne tolérons pas que ces détenus soient utilisés comme monnaie d’échange. J’ai reçu plusieurs appels de détenus politiques, qui tous sont unanimes : l’amnistie que Macky Sall prône à travers les médias, c’est pour lui, pas pour nous. Nous n’avons jamais demandé à être amnistiés. Ils demandent à être jugés car ils savent qu’ils n’ont rien fait de répréhensible. »

Appel à un dialogue national pour des élections transparentes au Sénégal

Les anciens présidents Abdou Diouf et Abdoulaye Wade ont lancé un appel à l’ensemble de la classe politique et de la société civile pour participer au dialogue national initié par le président Macky Sall. L’objectif est d’assurer que l’élection présidentielle prévue pour le 15 décembre 2024 se déroule dans des conditions transparentes, inclusives et incontestables.

Dans une déclaration conjointe adressée à leurs compatriotes, les deux anciens dirigeants ont exprimé leur tristesse face aux récents événements tragiques ayant secoué le Sénégal, marqués par la mort de trois jeunes dans différentes régions du pays.

Ils ont présenté leurs sincères condoléances aux familles des victimes et ont souligné leur responsabilité en tant qu’anciens présidents de la République de garantir la paix et la stabilité du pays. Malgré leurs différences politiques passées, Diouf et Wade ont insisté sur l’importance du dialogue et de la réconciliation nationale pour préserver la démocratie sénégalaise.

Les deux anciens présidents ont également appelé la jeunesse à mettre fin aux violences et à ne pas se laisser manipuler par des forces extérieures. Ils affirment avoir eu des discussions avec le président Macky Sall, qui s’est engagé à organiser un dialogue national dans les plus brefs délais afin de favoriser une réconciliation nationale dans le respect de la Constitution et de l’État de droit.

La crise politique actuelle au Sénégal, déclenchée par l’annulation du décret présidentiel convoquant les élections et le report subséquent du scrutin, nécessite un dialogue inclusif et constructif pour résoudre les tensions et préserver la démocratie du pays.

Une libération d’Ousmane Sonko et compagnie envisagée

Le Président de la République a donné des instructions au ministre de la Justice lors du dernier Conseil des ministres en vue de préparer un projet de loi pour une amnistie générale. Cette mesure devrait conduire à la libération d’Ousmane Sonko et de ses compagnons, ainsi que d’autres personnes arrêtées lors des récentes manifestations.

Au-delà de ces événements récents, cette mesure d’amnistie vise également à traiter des affaires plus anciennes, notamment les condamnations de Karim Wade et Khalifa Sall.

Cette décision intervient dans le cadre du report de l’élection présidentielle et de la volonté du Président Macky Sall de favoriser un climat de dialogue national inclusif. Il souhaite ainsi offrir à chaque acteur la possibilité de participer au processus de dialogue et, pour ceux qui le désirent, de se présenter à la prochaine élection présidentielle.

La proposition de loi d’amnistie devra passer par le Parlement et constituerait la première étape vers un dialogue national constructif et inclusif, selon une source proche du dossier.

Le rétablissement du signal de la chaîne de télévision Walf est également envisagé dans le cadre de cette démarche visant à apaiser les tensions dans le pays.