Sénégal : Diomaye Faye dresse le bilan de deux ans de pouvoir

Deux ans après son accession à la magistrature suprême, le président sénégalais a dressé un état des lieux de son action, tout en appelant à accélérer les réformes engagées pour transformer durablement le pays.

À l’occasion du deuxième anniversaire de son investiture, le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a présenté un bilan des actions entreprises par son gouvernement, mercredi, lors du Conseil des ministres tenu à Dakar.

Deux ans après sa prestation de serment du 2 avril 2024, le chef de l’État a salué les premiers résultats enregistrés et a exhorté l’exécutif à accélérer la mise en œuvre des réformes inscrites dans son programme de transformation nationale.

Revenant sur son accession au pouvoir, il a rappelé le contexte particulier de son élection, remportée dès le premier tour du scrutin présidentiel du 24 mars 2024. À l’époque, alors en détention, il avait été désigné candidat par Ousmane Sonko, avant d’être libéré quelques jours avant le vote. Il a réitéré sa gratitude au peuple sénégalais pour la confiance accordée autour de son projet de « Sénégal souverain, juste et prospère ».

Le président sénégalais a également salué l’engagement du Premier ministre et des membres du gouvernement, tout en soulignant les efforts déployés pour améliorer les conditions de vie des populations, malgré un contexte économique et social qu’il qualifie de difficile, hérité de l’ancien régime.

Des bases jugées structurantes

Parmi les réalisations mises en avant, Bassirou Diomaye Faye a cité plusieurs initiatives structurantes, notamment l’audit des finances publiques, la publication de la vision « Sénégal 2050 », ainsi que l’élaboration du Masterplan et de la Stratégie nationale de développement.

Ces documents, selon lui, constituent les fondements d’une transformation en profondeur de l’économie et des institutions du pays.

Le plan d’actions quinquennal 2025-2029, doté de plus de 18 000 milliards de francs CFA, représente la première phase opérationnelle de cette ambition. Il repose sur une mobilisation conjointe des ressources publiques, privées et des partenariats public-privé.

Le PRES comme levier immédiat

En complément, le Plan de redressement économique et social (PRES), présenté en août 2025 par le Premier ministre Ousmane Sonko, constitue le socle immédiat de la stratégie gouvernementale.

Ce programme vise à répondre aux urgences économiques, tout en jetant les bases d’une souveraineté renforcée. Il prévoit une mobilisation de plus de 5 600 milliards de francs CFA sur la période 2025-2028, en grande partie issue de ressources internes.

Le plan repose notamment sur des réformes fiscales, la rationalisation des dépenses publiques et la valorisation des ressources nationales, avec pour objectif de réduire le déficit budgétaire et stimuler la croissance.

Numérique et réformes institutionnelles au cœur des priorités

Dans cette dynamique, les autorités ont récemment lancé un New Deal technologique destiné à accélérer la transformation numérique du pays. Ce dispositif prévoit la digitalisation des services publics, la création d’infrastructures numériques souveraines et le renforcement de l’inclusion digitale.

Sur le plan institutionnel, le chef de l’État a réaffirmé sa volonté de renforcer la transparence dans la gestion publique, la modernisation de la justice et la reddition des comptes.

Des objectifs économiques ambitieux

Le gouvernement ambitionne d’atteindre une croissance économique de 7 % à l’horizon 2029, tout en réduisant le déficit budgétaire à 3 % du PIB d’ici 2027.

Par ailleurs, plusieurs secteurs stratégiques ont été identifiés comme moteurs de la relance, notamment l’agriculture, l’énergie, le numérique et le tourisme.

À travers ces orientations, Bassirou Diomaye Faye entend inscrire le Sénégal dans une dynamique de transformation durable, malgré les défis économiques et sociaux persistants.

Sénégal : des discussions engagées pour suspendre la grève des transporteurs

Le gouvernement sénégalais annonce l’ouverture de discussions avec les transporteurs en grève, sous la supervision du Premier ministre Ousmane Sonko, pour trouver une issue à la crise.

 

Le ministre des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, a annoncé l’ouverture de discussions ce jeudi matin afin de parvenir à des mesures fortes susceptibles de mettre fin à la grève des transporteurs. Ces échanges se tiendront sous la supervision du Premier ministre Ousmane Sonko.

Dans une déclaration, le ministre a souligné que la situation actuelle appelle à un sens élevé de responsabilité de la part de tous les acteurs. Il a insisté sur la nécessité de concilier les libertés individuelles avec l’intérêt général, dans un contexte marqué par de fortes perturbations.

Yankhoba Diémé a également indiqué avoir tenu des échanges avec les ministres en charge de la Défense et de la Sécurité. Ces concertations visent à mieux encadrer le mouvement de grève et à prévenir tout risque de débordement.

Le membre du gouvernement assure que des mesures appropriées seront prises en collaboration avec les autorités compétentes, afin de garantir l’ordre public tout en maintenant le dialogue avec les transporteurs.

Dans cette dynamique, il prévoit de reprendre contact avec les grévistes dès ce jeudi, après la réunion avec le chef du gouvernement. L’objectif est de poursuivre les discussions déjà entamées, qui ont permis à une partie des syndicats de reprendre leurs activités.

La grève, lancée pour une durée initiale de 72 heures par la Fédération des syndicats des transports routiers du Sénégal, a fortement impacté la mobilité dans plusieurs régions du pays. Toutefois, son effet est resté limité dans la capitale, grâce au maintien du service assuré par certains opérateurs.

Malgré ces discussions en cours, les syndicats ont décidé de prolonger leur mouvement pour 72 heures supplémentaires, de jeudi à samedi. Ils expliquent cette décision par l’absence de réponses jugées satisfaisantes à leurs revendications.

Sénégal : polémique autour d’un projet d’électrification rurale

La controverse autour d’un projet d’électrification rurale refait surface au Sénégal. La plupart des quotidiens revenus jeudi sur cette affaire mettent en avant les 37 milliards de francs CFA déjà décaissés, au lendemain d’une prise de parole du directeur général de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER).

 

D’après plusieurs journaux, cette affaire suscite de vives réactions. Le directeur général de l’ASER, Jean-Michel Sène, est monté au créneau lors d’une conférence de presse, adoptant un ton ferme face aux critiques. Il a évoqué un dossier sensible marqué par des accusations et des soupçons d’irrégularités portant sur un contrat estimé à 91 milliards de francs CFA.

Au cours de cette sortie médiatique, le responsable a apporté des précisions sur ce projet devenu au fil des semaines un sujet central dans le débat public. Il a notamment insisté sur l’existence d’irrégularités, tout en affirmant disposer d’éléments concrets pour étayer ses propos.

Dans sa défense, Jean-Michel Sène a tenu à rappeler que les 37 milliards de francs CFA mentionnés avaient été engagés avant l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye. Une précision visant à situer les responsabilités dans le temps et à répondre aux critiques.

Par ailleurs, cette affaire met en cause plusieurs acteurs. Selon certaines sources, des chefs d’entreprises ainsi que des responsables politiques sont cités dans les échanges. Le directeur général de l’ASER a accusé certains d’entre eux de tenter d’influencer l’opinion publique et de discréditer l’institution.

Il a également dénoncé ce qu’il qualifie de système de détournement impliquant plusieurs intervenants, tout en rejetant les accusations dirigées contre lui. Cette confrontation entre les différentes parties contribue à alimenter la polémique autour du projet.

En parallèle, d’autres sujets retiennent l’attention de la presse, notamment les deux années de gouvernance du président Bassirou Diomaye Faye. Les journaux évoquent un bilan marqué par des réformes, des tensions sociales et des enjeux économiques persistants.

À cette occasion, le chef de l’État a salué l’action de son Premier ministre Ousmane Sonko. Un geste interprété comme un signal politique dans un contexte où des interrogations subsistent sur les équilibres au sommet de l’exécutif.

Classement FIFA : le Sénégal recule malgré ses performances mais reste 2e en Afrique

Le Sénégal perd deux places au classement FIFA après une décision de la Confédération africaine de football liée à la finale de la CAN, tout en conservant son rang sur le continent.

Le Sénégal enregistre un léger recul au dernier classement FIFA. Les Lions occupent désormais la 14ᵉ place mondiale, soit une perte de deux rangs, après la prise en compte d’une décision du comité d’appel de la Confédération africaine de football. Cette évolution intervient en attendant le verdict du Tribunal arbitral du sport.

Malgré ce repli, la sélection sénégalaise conserve sa deuxième position sur le continent africain. Une situation paradoxale pour une équipe qui s’était imposée sur le terrain lors de la dernière Coupe d’Afrique des nations. Toutefois, une décision administrative liée à la finale a entraîné une révision de ses points, impactant directement son classement mondial.

Les hommes de Pape Thiaw avaient pourtant affiché un niveau solide lors de la dernière trêve internationale. Ils se sont illustrés avec deux succès convaincants face au Pérou (2-0) et à la Gambie (3-1), confirmant leur dynamique positive.

Sur le plan africain, le Sénégal reste derrière le Maroc, qui conserve sa place de leader du continent et occupe le 8ᵉ rang mondial. Les Lions gardent néanmoins une avance sur leurs poursuivants. Le Nigeria suit à la 26ᵉ place mondiale, tandis que l’Algérie se positionne au 28ᵉ rang. L’Égypte arrive juste derrière à la 29ᵉ place.

La Côte d’Ivoire progresse pour sa part à la 34ᵉ position mondiale, confirmant une dynamique ascendante. La Tunisie occupe le 44ᵉ rang, devant le Cameroun qui recule dans la hiérarchie.

Plus loin, la République démocratique du Congo gagne du terrain et se hisse à la 46ᵉ place. Le Mali suit à la 52ᵉ position. Certains pays qualifiés pour la prochaine Coupe du monde enregistrent également un recul, notamment le Cap-Vert et le Ghana.

Au niveau mondial, la hiérarchie reste dominée par la France. Elle devance l’Espagne, l’Argentine et l’Angleterre, qui complètent le quatuor de tête.

Sénégal : renforcement de la coopération éducative avec l’ICESCO

Le président Bassirou Diomaye Faye a échangé avec le directeur général de L’Organisation du monde islamique pour l’éducation, les sciences et la culturE ICESCO autour d’un partenariat stratégique visant à moderniser les Daaras et renforcer le système éducatif sénégalais.

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a accordé une audience, mardi à Dakar, au directeur général de l’ICESCO, le Dr Salim M. AlMalik. En déplacement dans la capitale sénégalaise dans le cadre de la Journée nationale des Daara, l’hôte a échangé avec le chef de l’État sur les perspectives de consolidation de la coopération entre les deux parties.

Au cours de cette rencontre, les discussions ont permis de réaffirmer une volonté commune de bâtir un partenariat stratégique orienté vers les secteurs de l’éducation, des sciences et de la culture. Les deux responsables ont notamment abordé les moyens d’accompagner les réformes éducatives engagées au Sénégal, avec un accent particulier sur la valorisation et la modernisation des Daaras.

Les autorités entendent ainsi structurer ces centres d’enseignement traditionnel afin d’en faire de véritables outils de développement social et intellectuel. Dans cette dynamique, les échanges ont également porté sur la mise en œuvre de programmes destinés à améliorer les conditions d’apprentissage et à renforcer la qualité des contenus pédagogiques.

À travers ce rapprochement avec l’ICESCO, le Sénégal affiche son ambition de promouvoir un modèle éducatif ancré dans ses valeurs culturelles et religieuses, tout en restant ouvert aux évolutions du savoir. Ce partenariat devrait déboucher sur des actions concrètes, intégrant des innovations pédagogiques adaptées aux Daaras, dans le respect de l’identité du pays.

Mondial 2026 : les 48 équipes qualifiées et les groupes sont connus

Le tableau de la Coupe du monde 2026 est complet. Les 48 sélections et les 12 groupes sont désormais fixés.

 

Le tableau de la Coupe du monde 2026 est désormais complet. À l’issue des derniers barrages intercontinentaux disputés dans la nuit de mardi à mercredi, les 48 nations qualifiées ainsi que la composition des 12 groupes sont officiellement connus.

Parmi les dernières équipes à valider leur qualification, la RD Congo s’est imposée au terme des prolongations face à la Jamaïque (1-0), tandis que l’Irak a décroché son ticket en dominant la Bolivie. Ces résultats viennent finaliser la liste des participants à cette édition élargie.

Le tournoi, coorganisé par les États-Unis, le Canada et le Mexique, débutera le 11 juin 2026. Le match d’ouverture opposera le Mexique à l’Afrique du Sud, donnant le coup d’envoi d’une compétition élargie à 48 équipes.

Dans ce nouveau format, les deux premières équipes de chaque groupe accéderont directement aux seizièmes de finale, accompagnées des huit meilleurs troisièmes.

Voici la composition des groupes :

Poule A : Mexique, Afrique du Sud, Corée du Sud, République tchèque

Poule B : Canada, Qatar, Suisse, Bosnie-Herzégovine

Poule C : Brésil, Maroc, Haïti, Écosse

Poule D : États-Unis, Paraguay, Australie, Turquie

Poule E : Allemagne, Curaçao, Côte d’Ivoire, Équateur

Poule F : Pays-Bas, Japon, Tunisie, Suède

Poule G : Belgique, Égypte, Iran, Nouvelle-Zélande

Poule H : Espagne, Cap-Vert, Arabie saoudite, Uruguay

Poule I : France, Sénégal, Norvège, Irak

Poule J : Argentine, Algérie, Autriche, Jordanie

Poule K : Portugal, Ouzbékistan, Colombie, RD Congo

Poule L : Angleterre, Croatie, Ghana, Panama

Sénégal : Daddy Bibson, pionnier du hip-hop Sénégalais, s’éteint

Le Sénégal perd une figure emblématique du hip-hop. Daddy Bibson, cofondateur de Pee Froiss, laisse un héritage artistique et engagé majeur.

Le ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme a annoncé, avec une vive émotion, le décès de Daddy Bibson, de son nom civil Cheikh Bounama Coly. Considéré comme l’un des pionniers du hip-hop sénégalais, l’artiste a profondément marqué la scène musicale nationale.

Dans un communiqué officiel, le département dirigé par Amadou Ba a salué la mémoire d’une voix engagée, dont l’influence s’est étendue sur plusieurs générations. De Rufisque aux scènes internationales, Daddy Bibson a su faire de la musique un canal d’expression sociale, donnant une tribune aux populations marginalisées.

Cofondateur du groupe Pee Froiss aux côtés de Xuman, et membre actif du collectif Rap’Adio avec Keyti et Deug Iba, il a contribué, durant plus de trente ans, à structurer et à affirmer l’identité du rap sénégalais.

Ses titres emblématiques, notamment Ku weet xam sa bopp, Wala Wala Bokk ou encore Abul Faydu, sont aujourd’hui considérés comme des références majeures du patrimoine culturel du pays.

Le ministère a également mis en avant la dimension spirituelle de l’artiste, qui s’était rapproché de la foi ces dernières années, sans jamais renier son engagement artistique et social.

En conclusion, les autorités culturelles ont présenté leurs condoléances à la famille du défunt, à ses proches ainsi qu’à toute la communauté hip-hop. Elles ont rendu hommage à un artiste dont l’empreinte continuera d’inspirer durablement.

ONU : Macky Sall maintient sa candidature malgré l’absence de soutien de l’UA

Malgré le rejet de l’Union africaine, l’ancien président sénégalais reste en lice pour diriger l’ONU. Son camp assure que sa candidature demeure valide.

Malgré l’absence de soutien de l’Union africaine, Macky Sall maintient sa candidature au poste de secrétaire général des Nations unies. Le successeur de António Guterres sera désigné en fin d’année 2026, et l’ancien chef de l’État sénégalais entend toujours briguer cette fonction, en dépit des obstacles rencontrés au sein de l’organisation continentale. Au niveau de l’Union africaine, la procédure visant à apporter un soutien officiel à sa candidature n’a pas abouti. Au total, 20 États membres, dont le Sénégal, ont exprimé leur opposition, dépassant le seuil requis pour valider un consensus.

Pour autant, l’équipe de Macky Sall assure que cette situation ne remet pas en cause la validité de sa candidature. Dans un communiqué, elle affirme que le processus reste en cours et que l’ancien président bénéficie du soutien d’une majorité de pays africains.

S’exprimant sur la question, Seydou Guèye a relativisé la portée de cette absence de soutien formel. Selon lui, les procédures des organisations internationales permettent à un candidat de poursuivre sa démarche même sans l’appui officiel de son organisation régionale. Il a notamment indiqué que 36 pays africains sur 54 auraient exprimé un avis favorable, soit environ 61 % de soutien, ce qui, selon lui, conforte la légitimité de la candidature.

Par ailleurs, le camp de Macky Sall souligne une évolution dans les positions initiales. Selon ses services de communication, certains pays, dont l’Égypte et le Liberia, se seraient retirés de la liste des États opposés ou ayant demandé un report. Le nombre total d’objections et de demandes d’extension serait ainsi ramené à 18. Cette situation permettrait, selon ses partisans, de maintenir la candidature dans les délais et les règles fixés par la procédure.

Du côté des États opposés, certaines réserves reposent sur le principe de rotation géographique. Des pays comme le Nigeria estiment en effet que le poste devrait revenir, cette fois, à un représentant de l’Amérique latine ou des Caraïbes. Malgré ces divergences, Macky Sall reste donc en course dans un processus où la décision finale reviendra au Conseil de sécurité, avant validation par l’Assemblée générale de l’ONU.

Le mandat d’António Guterres, entamé en 2017, prendra fin en décembre 2026.

JOJ Dakar 2026 : Khaby Lame lance sa mission d’ambassadeur du Sénégal

L’influenceur le plus suivi au monde sur TikTok a entamé sa mission pour promouvoir le Sénégal à l’international, en visitant un site clé des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026.

 

Le créateur de contenu Khaby Lame, figure la plus suivie sur TikTok, a officiellement lancé sa mission d’ambassadeur du Sénégal à l’international, à travers une visite d’un site emblématique des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026. L’influenceur s’est rendu à Ouakam pour découvrir « Ker Ayo », futur village destiné à accueillir les athlètes. Ce site, aménagé sur une ancienne base militaire française, constitue l’un des points stratégiques de l’organisation de l’événement.

Vêtu d’une tenue traditionnelle sénégalaise, Khaby Lame a parcouru les installations avant de rencontrer AYO, la mascotte officielle des Jeux, représentée par un lion. La séquence, largement relayée sur les réseaux sociaux par les organisateurs, vise à associer l’identité culturelle sénégalaise à la visibilité mondiale de l’influenceur. Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un partenariat conclu le 27 mars 2026 à Dakar entre Khaby Lame et le ministère sénégalais de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur. À travers cet accord, signé à titre bénévole, l’influenceur est chargé de promouvoir l’image du Sénégal ainsi que ses projets à l’international.

Les Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 se dérouleront sur trois sites principaux : Dakar, Diamniadio et Saly. Au total, environ 2 700 jeunes athlètes sont attendus pour participer à une vingtaine de disciplines. Prévue du 31 octobre au 13 novembre 2026, cette édition marque une première historique, avec l’organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse sur le continent africain, sous l’égide du Comité International Olympique.

ONU : la candidature de Macky Sall fragilisée par des divisions au sein de l’UA

La candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’ONU n’a pas obtenu de soutien au sein de l’Union africaine. Des tensions diplomatiques, notamment entre le Rwanda et le Burundi, ont pesé sur le processus.

La candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies a été fragilisée au sein de Union africaine, révélant des lignes de fracture entre États membres.

Portée par le Burundi, alors président tournant de l’UA, cette candidature n’a pas réussi à obtenir un soutien continental formel. En cause, l’échec de la procédure dite du « silence », initiée début mars 2026 pour valider une position commune.

Plus de vingt États membres ont exprimé des réserves, rompant ainsi le consensus nécessaire. Le Rwanda a notamment contesté la démarche, la jugeant contraire aux règles encadrant les candidatures africaines. Kigali a dénoncé une procédure jugée précipitée et insuffisamment concertée.

Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a critiqué ce qu’il qualifie de « diktat », visant le président burundais Évariste Ndayishimiye. En réponse, le représentant burundais auprès de l’UA, Willy Nyamitwe, a défendu la légalité du processus, rejetant les critiques formulées par Kigali.

Ces divergences diplomatiques s’inscrivent dans un contexte régional tendu. Le Burundi est engagé militairement aux côtés des forces de la République démocratique du Congo dans l’est du pays, notamment face aux rebelles du M23, souvent accusés d’être proches du Rwanda. Cette situation alimente les tensions entre Kigali et Gitega et rejaillit sur les équilibres au sein de l’UA.

Dans ce contexte, le Sénégal n’a pas officiellement soutenu la candidature de son ancien président, laissant Macky Sall sans appui institutionnel clair à l’échelle continentale. La course à la succession de António Guterres, dont le mandat s’achève en décembre 2026, reste ouverte. D’autres candidats sont en lice, notamment Rafael Grossi et Rebeca Grynspan.

Les auditions publiques des candidats doivent débuter le 20 avril 2026, dans un processus qui s’annonce particulièrement disputé sur fond de rivalités diplomatiques et d’enjeux géopolitiques.