Sénégal : quatre suspects arrêtés à Toubab Dialaw dans une affaire présumée de faux billets

Une opération de la Brigade de recherches de Dakar a permis de mettre la main sur quatre ressortissants sénégalais soupçonnés d’être liés à une affaire présumée de contrefaçon de billets de banque. L’intervention, menée le 29 août 2026, s’inscrit dans le cadre des opérations engagées contre la criminalité financière.

L’enquête a commencé à partir d’un renseignement transmis aux gendarmes. Celui-ci faisait état des activités suspectes d’un groupe qui détiendrait des coupures de 100 dollars américains et chercherait un technicien capable de réaliser leur prétendu « lavage », en échange d’une rémunération importante.

Les enquêteurs ont alors installé un dispositif de surveillance avant de suivre les mouvements des personnes signalées. La piste les a d’abord conduits à Diamniadio, puis jusqu’à Toubab Dialaw, où les suspects se sont retrouvés dans un appartement.

D’après les premiers éléments recueillis, le logement devait servir de laboratoire pour mener l’opération présentée comme un « lavage des billets noirs ». Les gendarmes ont finalement procédé à une intervention coordonnée sur place, permettant l’arrestation des quatre individus.

La perquisition effectuée dans le cadre de l’opération a conduit à la découverte de billets noirs en coupures de 100 dollars. Leur contre-valeur est estimée à 47,76 millions de francs CFA. Deux véhicules de marque Ford, qui auraient été utilisés pour les déplacements des suspects, ont également été saisis.

À l’issue de leur interpellation, les quatre Sénégalais ont été placés en garde à vue. Ils sont soupçonnés d’association de malfaiteurs, de tentative d’escroquerie et de détention de matières destinées à la contrefaçon de billets de banque ayant cours légal.

L’enquête se poursuit désormais à la Brigade de recherches de Dakar. Les investigations doivent permettre de déterminer l’étendue du réseau présumé, de rechercher d’éventuels autres protagonistes et d’établir l’ensemble des responsabilités dans cette affaire.

Sénégal : la nouvelle dégradation de Moody’s domine les unes de la presse quotidienne

La nouvelle dégradation de la note souveraine du Sénégal par Moody’s demeure l’un des principaux sujets de la presse quotidienne de ce lundi. De nombreux journaux reviennent sur le passage de la note de Caa1 à Caa2, une dégradation qui intervient alors que les discussions entre Dakar et le Fonds monétaire international (FMI) arrivent à leur terme.

À sa une, Tribune résume la situation avec ce titre : « Sans accord avec le FMI, la note du Sénégal chute encore ». Le journal rappelle que Moody’s justifie cette décision par « une pression constante sur le refinancement » du Sénégal, mais aussi par l’absence prolongée d’un nouveau programme avec le FMI.

L’As revient également sur cette décision et titre sur la dégradation de la note souveraine de Caa1 à Caa2. Le quotidien souligne surtout le calendrier de cette annonce, intervenue à moins de 24 heures de la fin des discussions entre les autorités sénégalaises et la mission du FMI présente à Dakar.

Pour Les Echos, la situation est d’autant plus préoccupante qu’elle intervient dans un climat marqué par des tensions entre l’exécutif et le législatif. Le journal estime que ces facteurs participent au contexte ayant conduit à cette nouvelle dégradation, qu’il présente comme une plongée du pays « dans les abysses économiques ». Il insiste également sur la persistance des tensions budgétaires, alors que Dakar cherche parallèlement à restaurer la confiance des investisseurs avec la présence des équipes du FMI dans la capitale.

Le Quotidien choisit, comme à son habitude, le jeu de mots pour illustrer la situation. « Un pays toujours Moody’s », affiche le journal, qui considère que le Sénégal se retrouve désormais « coincé au quatrième sous-sol ». La publication souligne que cette nouvelle alerte intervient alors que le FMI séjourne à Dakar, que l’agence Standard & Poor’s reste attentive à la situation et que le coût de la vie demeure élevé. Le journal rappelle surtout l’ampleur de la dégradation enregistrée en une année, la note du Sénégal étant passée de B1 à Caa2, avec une perspective négative.

Dans cette atmosphère, Walfquotidien décrit un Sénégal pris « dans un tourbillon ». Le journal met en parallèle la dégradation de la note souveraine, le renvoi de la Déclaration de politique générale du Premier ministre et le report des élections locales. Selon la publication, le pays traverse une période particulièrement difficile, avec une situation socio-économique marquée par une nouvelle dégradation de sa notation et un front social sous tension. Sur le terrain politique, elle relève également l’incertitude entourant la Déclaration de politique générale et le calendrier des élections locales.

Le tableau dressé par la presse n’est toutefois pas exclusivement négatif. Le Soleil relève notamment que le Sénégal est parvenu, le 28 août, à lever 77 milliards de francs CFA sur le marché des titres publics, malgré un contexte jugé tendu et un marché en resserrement. Le quotidien précise que cette opération porte à 2 075 milliards de francs CFA le montant mobilisé par le pays sur ce marché depuis le début de l’année 2026.

La Déclaration de politique générale du Premier ministre reste par ailleurs au centre des interrogations. Sud Quotidien rapporte les observations du député Amadou Ba, membre de Pastef-Les Patriotes, pour qui aucune date ne peut être retenue avant le respect des procédures prévues par le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

Le juriste-consultant El Amath Thiam apporte une lecture juridique similaire. Interrogé par Sud Quotidien, il estime que le droit ne permet pas de mettre en place une « motion de censure express » à l’occasion de cette Déclaration de politique générale. Le quotidien rappelle, en s’appuyant sur son analyse, que deux jours francs doivent s’écouler entre le dépôt d’une motion de censure, son inscription à l’ordre du jour et son vote.

Ainsi, entre les inquiétudes liées à la notation financière, les négociations avec le FMI, les tensions institutionnelles et les incertitudes sur le calendrier politique, la presse sénégalaise décrit un pays confronté à plusieurs fronts simultanés. La capacité de Dakar à restaurer la confiance financière tout en stabilisant son environnement politique apparaît désormais comme l’un des principaux enjeux des prochains mois.

Le Sénégal réaffirme son soutien à la Palestine lors de la session extraordinaire de l’OCI à Djeddah

À Djeddah, le Sénégal a renouvelé jeudi son engagement en faveur de la cause palestinienne. Le pays a participé à la 23ᵉ session extraordinaire du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Organisation de la Coopération islamique (OCI), avec une délégation conduite par Cheikh Niang, ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur.

Face à ses homologues des États membres de l’organisation, le chef de la diplomatie sénégalaise a rappelé la position de Dakar sur la question palestinienne. Le Sénégal continue de défendre le droit du peuple palestinien à disposer d’un « État indépendant, juste et viable, coexistant en paix avec Israël, conformément au droit international », selon une note publiée par le ministère sur ses réseaux sociaux.

La rencontre de Djeddah a également été marquée par un changement à la tête de l’organisation. Les représentants des États membres ont élu à l’unanimité le diplomate mauritanien Ismail Ould Cheikh Ahmed au poste de Secrétaire général de l’OCI. Âgé de 66 ans, l’ancien ministre mauritanien des Affaires étrangères succède au Tchadien Hissein Brahim Taha, dont le mandat devait officiellement s’achever en novembre.

Le nouveau responsable de l’organisation dispose d’une longue expérience diplomatique. Il a notamment passé plus de trente ans au sein des Nations unies et exercé les fonctions d’envoyé spécial pour le Yémen. Il prend désormais la direction d’une organisation qui compte 57 États membres.

Au nom du président de la République et du gouvernement sénégalais, Cheikh Niang a adressé ses félicitations au nouveau Secrétaire général et lui a souhaité plein succès dans l’accomplissement de ses nouvelles responsabilités.

Cette participation intervient alors que l’OCI examine les derniers développements dans les territoires palestiniens occupés, avec une attention particulière portée à Gaza et à Al-Qods. Pour Dakar, cette présence à Djeddah traduit ainsi la volonté de rester engagé aux côtés de l’organisation dans la défense de ses principes de paix, de solidarité et de coopération.

Sadio Mané veut transformer Bambali en pôle agro-industriel avec un investissement de 8,7 milliards de FCFA

À Bambali, le nom de Sadio Mané pourrait bientôt résonner bien au-delà des terrains de football. L’international sénégalais veut poursuivre son engagement pour le développement de sa région natale à travers un important projet agricole et agro-industriel. Porté par sa marque SM10 Agro, le Parc Agro-Industriel de Bambali représente un investissement annoncé de 8,7 milliards de FCFA, selon plusieurs sources concordantes.

Le projet doit voir le jour dans la zone de Boudhié Mar, à environ cinq kilomètres de Bambali, dans la région de Sédhiou. L’ambition affichée est de créer un vaste complexe dédié à la production et à la transformation des fruits, avec la mangue au cœur du dispositif. Le site devrait s’étendre sur 500 hectares et accueillir notamment une plantation de manguiers de variété Kent ainsi qu’une plateforme industrielle consacrée à la valorisation des récoltes.

Les chiffres annoncés donnent la mesure du projet. Le parc devrait disposer d’une capacité de production annuelle de 50 000 tonnes, tandis que ses installations industrielles pourraient traiter jusqu’à 10 500 tonnes chaque année. La production ne serait donc plus destinée uniquement à la vente sous forme de fruits frais. Une partie pourrait être transformée en pulpe, en mangues séchées ou encore en beurre de mangue, avec des débouchés envisagés au Sénégal comme sur les marchés extérieurs.

Présenté récemment aux populations et acteurs locaux de Sédhiou et de Bambali, le projet entend ainsi s’attaquer à l’un des problèmes récurrents de la filière fruitière : la conservation et la transformation des productions. En développant une chaîne industrielle directement autour des récoltes, SM10 Agro ambitionne de donner davantage de valeur aux productions locales et de diversifier leurs débouchés.

Derrière les hectares de manguiers et les futures unités de transformation se trouve également un enjeu social majeur. Les projections présentées font état de 1 000 emplois dès le démarrage du parc, avec une montée en puissance pouvant porter ce chiffre à près de 2 500 emplois à terme.

La dynamique devrait concerner plusieurs catégories d’acteurs. Producteurs agricoles, transporteurs, techniciens et ouvriers pourraient être mobilisés tout au long de la chaîne de production. Les jeunes, les femmes et les entrepreneurs locaux devraient également pouvoir trouver de nouvelles opportunités dans les activités liées à l’agriculture et à l’agro-industrie.

Le calendrier du projet commence lui aussi à se préciser. La pose de la première pierre est annoncée pour septembre 2026, avant une phase de travaux dont la durée prévisionnelle est fixée à 18 mois.

Mais au-delà des chiffres et des infrastructures annoncées, le véritable défi sera de faire fonctionner durablement cette chaîne de valeur. La gouvernance du projet, la transparence dans la gestion des investissements, la formation et l’insertion des jeunes, l’intégration des producteurs locaux, la préservation de l’environnement et la viabilité économique du complexe seront autant de paramètres déterminants pour sa réussite.

Après avoir construit une carrière au sommet du football africain et international, Sadio Mané veut donc inscrire une nouvelle étape de son parcours à Bambali. Avec le Parc Agro-Industriel, son ambition dépasse désormais le terrain sportif : créer autour de la production fruitière un véritable moteur économique pour sa région natale.

Sénégal : le calendrier des élections locales toujours dans le flou

La question du calendrier des élections territoriales continue de tenir en haleine la scène politique sénégalaise. Ce vendredi 28 août, les quotidiens reviennent largement sur le rejet, la veille, par la Cour suprême, d’une requête visant à contraindre le président Bassirou Diomaye Faye à fixer la date des élections départementales et municipales.

« Le calendrier électoral en suspens », relève Sud Quotidien, qui rappelle que la haute juridiction a rejeté la demande du Collectif Noo Lank. Celui-ci souhaitait que le chef de l’État fixe par décret, avant le 25 août 2026, la date des prochains scrutins locaux. Pour le journal, cette décision entretient le doute sur la possibilité d’organiser les élections avant l’expiration des mandats concernés.

L’Observateur analyse pour sa part la décision sous l’angle du rapport entre la justice et l’exécutif. Le quotidien estime que la Cour suprême refuse de « forcer la main au président Diomaye ». Saisie en référé par le collectif citoyen Ñoo Lank, elle a rejeté la requête qui visait à imposer au pouvoir l’adoption d’un calendrier électoral. En s’appuyant notamment sur la séparation des pouvoirs et l’absence de décret officiel susceptible d’être contesté, la juridiction laisse désormais à la présidence la responsabilité du calendrier.

Cette situation nourrit davantage les interrogations alors que les mandats des conseillers municipaux et départementaux doivent arriver à leur terme en janvier 2027. Le Quotidien parle ainsi de « flou sur le calendrier électoral » et présente Bassirou Diomaye Faye comme le « seul maître du jeu électoral ». Le journal évoque plusieurs hypothèses, dont celle d’une dissolution de l’Assemblée nationale en fin d’année qui pourrait être suivie d’un couplage des élections législatives et territoriales.

La pression ne faiblit pourtant pas autour du pouvoir. L’As souligne que les responsables politiques, les organisations de la société civile et des citoyens continuent de réclamer la fixation de la date du scrutin. Malgré ces appels, le régime conserve sa position et ne dévoile pas ses intentions. Le rejet de la requête introduite par Seydina Mouhamadou Malal Diallo, secrétaire général du Collectif Noo Lank, vient désormais conforter cette posture.

WalfQuotidien va dans le même sens et estime que le président sénégalais dispose désormais d’une marge de manœuvre importante concernant les prochaines élections territoriales. Le journal considère que la Cour suprême a laissé à l’Exécutif la décision concernant la tenue ou le report du scrutin.

La presse ne s’arrête toutefois pas aux questions électorales. Le Soleil emmène également ses lecteurs en Casamance, à la découverte du bolong d’Essaout, présenté comme l’un des trésors naturels de cette partie du Sénégal. Entre les rizières et les palétuviers, ce bras de mer serpente jusqu’à la Guinée-Bissau et accompagne depuis plusieurs générations la vie des populations du département d’Oussouye.

Au fil des marées, le bolong rythme les activités des habitants. Entre février et avril, les femmes y récoltent les huîtres, qui représentent une source importante de revenus. Le reste de l’année, les pêcheurs prennent le relais et y capturent notamment des carpes, des barracudas et des capitaines destinés aux marchés d’Oussouye et de la région de Ziguinchor.

Derrière cette richesse naturelle, Le Soleil met aussi en lumière une autre réalité sociale. Pour une partie de la jeunesse locale, la pêche constitue une véritable alternative au chômage. Le bolong d’Essaout apparaît ainsi à la fois comme un espace de ressources, un patrimoine naturel et un moyen de subsistance pour les communautés qui vivent à ses abords.

Le Sénégal prépare son leadership à la Cédéao autour de l’intégration, de la sécurité et du dialogue avec l’AES

À Dakar, les contours du nouveau leadership sénégalais au sein de la Cédéao commencent à se dessiner. Ce jeudi, le président Bassirou Diomaye Faye a reçu au Palais de la République le général Birame Diop, appelé à prendre les commandes de la Commission de l’organisation régionale le 1er septembre prochain. Les deux hommes ont consacré leur rencontre aux priorités du mandat sénégalais et aux principaux dossiers qui attendent la communauté ouest-africaine.

Le général Birame Diop a profité de cette audience pour remercier le chef de l’État sénégalais pour la confiance placée en lui. Il a également exprimé sa reconnaissance aux chefs d’État et de gouvernement de la Cédéao qui ont confirmé sa désignation à la tête de la Commission pour le mandat 2026-2030.

Sur la table, plusieurs dossiers économiques et institutionnels se sont imposés. Le lancement de l’ECO, projet de monnaie commune, figure parmi les grandes ambitions à concrétiser. Les deux responsables ont aussi évoqué la nécessité d’améliorer le versement des prélèvements communautaires et de faciliter davantage la circulation des personnes et des biens dans l’espace Cédéao.

Mais derrière ces enjeux d’intégration économique se trouve une autre urgence : la sécurité. L’opérationnalisation de la brigade de lutte contre le terrorisme fait partie des chantiers prioritaires évoqués lors de l’entretien. Pour l’organisation régionale, il s’agit de renforcer la capacité de réponse collective face aux menaces qui continuent de peser sur l’Afrique de l’Ouest.

Cette rencontre intervient quelques semaines après la 69e session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Cédéao, organisée à Lungi, en Sierra Leone. Le Sénégal y a obtenu la présidence de la Commission pour la période 2026-2030, avec la désignation du général Birame Diop. Bassirou Diomaye Faye a, lui, été porté à la présidence en exercice de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement. Dakar se retrouve ainsi au centre des deux principaux pôles de décision de l’organisation.

Le dialogue avec l’AES parmi les priorités

Cette nouvelle responsabilité sénégalaise devra également composer avec la rupture provoquée par le départ du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la Cédéao. Réunis au sein de la Confédération des États du Sahel, ces trois pays constituent désormais l’un des principaux dossiers politiques de l’organisation.

Le rapprochement avec l’AES devrait donc compter parmi les chantiers du nouveau président de la Commission. La question vient s’ajouter aux efforts attendus dans la lutte contre le terrorisme et à la nécessité de relancer la dynamique d’intégration régionale.

La crise en Guinée-Bissau a également été évoquée. Dakar ayant été désigné comme facilitateur dans ce dossier, le général Birame Diop estime que les échanges avec Bassirou Diomaye Faye permettront à la Commission de mieux anticiper les évolutions de la situation. Il entend, le moment venu, accompagner le Sénégal de manière « pragmatique et efficace » dans cette mission.

À travers cette première rencontre de travail, le président sénégalais et le futur patron de la Commission ont donc posé les bases de leur collaboration. Depuis Dakar, ils auront désormais la responsabilité de faire avancer des dossiers aussi sensibles que l’ECO, la libre circulation, la lutte contre le terrorisme, les relations avec l’AES et la gestion des crises régionales. Une séquence nouvelle s’ouvre ainsi pour la Cédéao, avec le Sénégal aux commandes de ses deux principaux organes de gouvernance.

MONDIAL 2027 DE BASKETBALL : Le Sénégal défie l’Égypte avec en ligne de mire, la qualification mondiale

Le Sénégal retrouve la compétition avec un objectif clair : continuer à avancer vers la Coupe du monde FIBA 2027. Pour leur première sortie de la quatrième fenêtre des éliminatoires de la Zone Afrique, les Lions affrontent l’Égypte ce jeudi 27 août 2026, à Dakar Arena, à partir de 18 h 30.

Cette quatrième fenêtre, programmée du 27 au 30 août, réunit les sélections africaines engagées dans la course à la qualification. Les rencontres se disputent à Dakar, au Sénégal, et à Radès, en Tunisie, avec 24 matchs prévus sur quatre jours.

Leader du groupe F avec cinq victoires pour une seule défaite, le Sénégal partage le même bilan que la Côte d’Ivoire et le Mali. L’Angola suit avec quatre victoires et deux défaites, tandis que l’Égypte affiche trois succès pour trois revers. La République démocratique du Congo ferme le classement avec deux victoires en six rencontres.

Face aux Lions, les Pharaons arrivent toutefois avec des arguments sérieux. Leur parcours lors de la précédente fenêtre a montré une équipe capable de résister dans les moments difficiles. L’Égypte avait notamment réussi à s’imposer à l’extérieur face à l’Angola, avant de décrocher deux victoires sur trois matchs disputés à Luanda.

Cette dynamique oblige donc les hommes de Brancou Badio à rester particulièrement vigilants. Le Sénégal sort pourtant d’une troisième fenêtre parfaite, avec trois victoires en autant de rencontres. À domicile, les Lions ont également construit une solide réputation, puisqu’ils ont remporté cinq de leurs six matchs disputés au stadium Marius Ndiaye depuis le début de la campagne.

Un autre secteur pourrait peser lourd dans cette confrontation : la domination intérieure. Depuis le lancement des éliminatoires, le Sénégal présente les meilleures statistiques de la compétition dans ce domaine. La sélection affiche notamment une moyenne de 52 rebonds et 7,8 contres par match.

Ces chiffres illustrent la puissance physique d’une équipe qui entend poursuivre sa marche vers la qualification. Mais l’Égypte, tout comme l’Angola et le Mali, possède suffisamment de ressources pour compliquer la tâche des Sénégalais. Les Lions devront donc retrouver l’intensité et la concentration qui leur ont permis de s’installer en tête du groupe.

Cette rencontre revêt également une dimension particulière pour Dakar Arena. L’enceinte accueille pour la première fois des matchs des éliminatoires africains de la Coupe du monde FIBA 2027. La capitale sénégalaise sera ainsi le théâtre de neuf rencontres du groupe F pendant cette fenêtre, tandis que Radès accueillera les matchs du groupe E.

Les douze équipes engagées seront notamment en action lors des journées d’ouverture et de clôture, les 27 et 30 août. Pour le Sénégal, le rendez-vous face à l’Égypte constitue surtout une nouvelle occasion de se rapprocher de son objectif. Avec son bilan de 5-1 et la dynamique affichée depuis le début de la campagne, la sélection possède une marge intéressante. Mais pour conserver son fauteuil de leader et avancer vers le Mondial, elle devra encore franchir l’obstacle égyptien.

L’électricité gagne 15 nouvelles localités de Kolda et Sédhiou grâce à un programme de 10 milliards de FCFA

Dans plusieurs villages de Kolda et de Sédhiou, la nuit ne sera désormais plus tout à fait la même. Les 20 et 21 août 2026, l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (Aser) a procédé à la mise en service de l’électricité dans 15 localités des deux régions, donnant ainsi un nouveau souffle aux populations jusque-là confrontées à l’absence de réseau électrique.

 

La mise en service s’inscrit dans le Programme national d’accès universel à l’électricité, porté par le gouvernement avec l’objectif d’améliorer la couverture du pays à l’horizon 2029. Elle bénéficie d’un financement de 10 milliards de FCFA accordé par la Banque ouest-africaine de développement (Boad) et prévoit, à terme, l’électrification de 63 villages grâce à des minicentrales solaires photovoltaïques.

À la tête d’une délégation de l’Aser, le directeur général Jean-Michel Sène a parcouru plusieurs localités de Kolda et de Sédhiou au cours d’une tournée organisée les 21 et 22 août. Au fil des étapes, 15 villages ont ainsi été raccordés, marquant une nouvelle avancée dans le déploiement de l’électricité en milieu rural.

Le choix du solaire occupe une place centrale dans ce programme. Ces installations viennent compléter les différentes solutions déjà utilisées par l’Aser pour réduire les écarts d’accès à l’énergie entre les grandes villes et les zones rurales éloignées. Extensions du réseau interconnecté, mini-réseaux solaires et partenariats techniques et financiers sont ainsi mobilisés pour rapprocher progressivement l’électricité des populations les plus enclavées.

À Dialadiang, dans la commune de Paroumba, département de Vélingara, cette transformation prend une dimension particulière. Situé près des frontières avec la Guinée et la Guinée-Bissau, le village compte plus de 2 200 habitants. Il dispose désormais d’une centrale solaire photovoltaïque d’une puissance de 185 kWc.

L’arrivée de l’électricité devrait également changer le fonctionnement de plusieurs infrastructures essentielles. Dialadiang abrite notamment une école élémentaire, un collège et un poste de santé. Le village accueille aussi plusieurs services déconcentrés de l’État, parmi lesquels la police des frontières, la brigade des douanes et un cantonnement militaire.

Pour les populations, l’enjeu dépasse donc largement l’éclairage des habitations. La disponibilité de l’électricité doit permettre aux établissements scolaires et sanitaires de fonctionner dans de meilleures conditions, tout en créant un environnement plus favorable au développement des activités économiques. Dans cette zone où l’agriculture et le commerce occupent une place importante, l’accès à l’énergie peut également soutenir les activités génératrices de revenus.

Lors des cérémonies de mise en service, les autorités locales ont salué une étape importante pour les territoires concernés. Elles ont particulièrement insisté sur les effets attendus dans les secteurs de la santé et de l’éducation, mais aussi sur les perspectives économiques ouvertes par l’accès à une énergie régulière.

Le déploiement ne devrait toutefois pas s’arrêter à ces 15 localités. L’Aser annonce la poursuite, dans les prochains mois, des travaux correspondant aux deux autres lots du projet financé par la Boad. L’objectif reste inchangé : achever progressivement l’électrification des 63 villages ciblés et contribuer, à travers l’énergie solaire, à réduire la fracture énergétique entre les territoires sénégalais.

Au Sénégal, le Conseil constitutionnel recadre la majorité parlementaire tandis que Tivaouane appelle à l’unité

La presse sénégalaise revient largement, ce jeudi 27 août 2026, sur deux sujets qui occupent l’actualité nationale : l’irrecevabilité de la proposition de loi sur les crédits spéciaux et les messages délivrés lors de la célébration du Mawlid à Tivaouane.

Le Conseil constitutionnel concentre d’abord l’attention des quotidiens. Saisi par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo, l’institution a déclaré irrecevable, mardi 25 août, la proposition de loi n°36/26 portant sur le régime juridique des crédits spéciaux. Le texte, porté par la majorité parlementaire, avait été adopté en commission avant son inscription à l’ordre du jour d’une séance plénière.

Pour Le Soleil, cette décision constitue un revers pour les députés à l’origine du texte et renforce la position du gouvernement. Le journal rapporte que les Sages ont estimé que certaines dispositions relevaient du domaine de la loi organique et du pouvoir réglementaire. La procédure parlementaire ne pouvait donc pas se poursuivre dans sa forme initiale.

Sud Quotidien parle pour sa part d’un « faux pas de la majorité ». Le quotidien insiste sur le fait que le Conseil constitutionnel ne s’est pas prononcé sur l’opportunité politique des crédits spéciaux ni sur leur principe. Les Sages ont plutôt rappelé les limites qui séparent les compétences respectives de la loi, de la loi organique et du règlement.

Cette distinction est également au cœur de la lecture du Quotidien. Le journal estime que les Sages ont ainsi « recadré » les députés de Pastef en réaffirmant la place du pouvoir exécutif dans l’organisation et la gestion des dépenses publiques. L’As et Les Echos insistent eux aussi sur le coup d’arrêt porté à l’initiative parlementaire.

WalfQuotidien replace cette décision dans une séquence plus large. Le journal relève que le parti au pouvoir vient de connaître un nouveau revers devant le Conseil constitutionnel, après le rejet d’une précédente proposition portant sur une révision de la Constitution. Selon la publication, les parlementaires avaient notamment tenté d’inscrire dans la loi des modalités pratiques liées à l’engagement, au paiement et au contrôle des crédits spéciaux, empiétant ainsi sur des prérogatives réservées à l’Exécutif.

À quelques jours de la Déclaration de politique générale du Premier ministre devant l’Assemblée nationale, cette décision intervient dans un contexte politique particulièrement sensible. Elle intervient alors que les relations entre l’Exécutif et la majorité parlementaire restent marquées par des divergences sur la gestion des ressources publiques et l’équilibre des pouvoirs.

L’autre grande actualité mise en avant par les journaux est religieuse. La célébration du Mawlid a mobilisé les fidèles à Tivaouane, où les autorités religieuses ont placé l’évènement sous le signe de la paix, de l’unité et de la responsabilité citoyenne.

L’Observateur revient sur le message du khalife général des Tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour. À l’occasion du Gamou, celui-ci a articulé son intervention autour de trois valeurs : la paix, l’Amâna et l’unité. Un message qui résonne particulièrement dans un contexte national marqué par les tensions politiques.

Le Soleil souligne de son côté que la cérémonie officielle du Gamou, organisée mardi 25 août dans la cité religieuse de Maodo, a été dominée par les appels à la fraternité et au rapprochement. La veillée du Mawlid s’est inscrite cette année autour du thème du Tawhid, tandis que les fidèles ont communié dans la foi.

WalfQuotidien insiste enfin sur la portée politique du message délivré depuis Tivaouane. Alors que les divergences se multiplient entre les différents acteurs politiques, le khalife général des Tidianes a appelé au dialogue entre le pouvoir et l’opposition. Il a invité les protagonistes à privilégier la concertation et l’apaisement afin de préserver la stabilité et la paix du Sénégal.

Entre le rappel des limites du pouvoir parlementaire par les Sages et l’appel au dialogue lancé depuis Tivaouane, la presse sénégalaise met ainsi en lumière deux enjeux majeurs de l’actualité nationale : l’équilibre institutionnel et la préservation de la cohésion sociale.

L’Association sénégalaise des pétroliers conteste l’application de la convention du pétrole et du gaz à Kédougou

La décision du ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du service public provoque une vive réaction dans le secteur pétrolier sénégalais. L’Association sénégalaise des pétroliers (ASP) s’oppose à l’application de la Convention collective nationale du pétrole et du gaz aux entreprises implantées dans la région de Kédougou.

La mesure découle d’une circulaire de l’Inspection régionale du travail émise le 20 août. Celle-ci demande que les contrats des travailleurs intervenant dans la distribution, le stockage et le transport des produits pétroliers soient désormais rattachés à la convention collective du pétrole et du gaz. Signée en 2019 puis étendue en 2023, cette convention doit ainsi se substituer à celle applicable au secteur du commerce.

Pour l’ASP, cette décision aurait dû faire l’objet d’échanges préalables avec les professionnels concernés. Son président, Ameth Guissé, déplore ainsi l’absence de concertation, alors que la question avait déjà fait l’objet de longues discussions sans qu’un accord ne soit trouvé sur l’opportunité d’une telle application. Le patronat rappelle à ce titre qu’« une disposition légale ne peut être ni partielle ni partiale ».

L’organisation estime surtout que l’application effective de cette convention nécessite de prendre en compte les réalités économiques du secteur. Elle invite notamment le ministre du Travail à considérer la question de la marge des distributeurs, dont la revalorisation est réclamée depuis 2015. Selon l’ASP, cette revalorisation avait fait l’objet d’un engagement de l’État et avait été étayée par une étude réalisée par le cabinet Mazars.

Derrière le débat juridique et social se profile surtout une inquiétude économique. L’ASP estime que l’application de la nouvelle convention pourrait entraîner un doublement des salaires, sans que cette hausse soit intégrée dans la structure des prix des produits pétroliers, laquelle reste fixée par l’État. Une telle situation pourrait, selon le patronat, fragiliser les entreprises de distribution à gérance directe et mettre en danger certains emplois.

Face à ces risques, l’Association sénégalaise des pétroliers appelle les autorités à mesurer les conséquences économiques de la décision. Elle leur rappelle leur responsabilité dans la préservation de la viabilité des entreprises et dans l’évaluation de la soutenabilité des mesures appliquées au secteur pétrolier.