Sénégal : le secteur secondaire renoue avec la hausse

Le secteur secondaire au Sénégal, après les deux premiers mois de cette année marqués par une baisse consécutive, a renoué avec la hausse en mars dernier, selon une note de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE) reçue mercredi à APA.

Une progression de 11,8% en rythme mensuel a été relevée par la DPEE qui souligne qu’elle a principalement été soutenue par la construction (plus 19,9%), la fabrication de matériaux de construction (plus 14,1%) et la production d’énergie (plus 7%).

« Toutefois, tempère la DPEE, des contributions négatives à l’évolution du secteur sont particulièrement notées dans la production de sucre (moins 22%), les activités extractives (moins 1,1%) et la fabrication de corps gras alimentaires (moins 20,7%) ».

Sur un an, une contraction de 2,2% du secteur secondaire est observée en mars 2018, essentiellement liée aux contreperformances notées dans les conserveries de viande et de poissons (moins 42,4%), l’activité d’ égrenage de coton et fabrication de textiles (moins 56,6%), la fabrication de produits céréaliers (moins 40,7%) et les industries chimiques (moins 13,2%).

De leur coté, la construction (plus 16,9%), la production d’énergie (plus 9,3%), la fabrication de matériaux de construction (plus 7,5%), la métallurgie-fonderie (plus 26,7%) et la fabrication de produits en caoutchouc (plus 15,9%) se sont bien comportées durant la période sous revue

Les quotidiens prolongent les débats sur l’autoroute à péage

La mort accidentelle de Papis Mballo du groupe musical sénégalais Gélongal continue d’alimenter les journaux, les quotidiens parvenus mardi à l’APS revenant pour la plupart sur ce sujet évoqué la veille, en rebondissant sur la sortie du président Macky Sall sur la question.

Enquête campe le débat comme suit : « La mort brutale de l’artiste Papis Mballo sur l’autoroute à péage a remis au goût du jour le débat sur les conditions d’exploitation » de l’autoroute à péage reliant Dakar à l’aéroport international Blaise Diagne de Diamniadio (AIBD).

« Papis Mballo s’en est allé. Mais non sans laisser derrière lui un vif débat autour de l’autoroute qui l’a vu succomber de manière si brutale. Sécurité, tarifs, civisme : tout y passe », rapporte le journal.

Il ajoute que pendant que le président de la République Macky Sall « demande une révision de la concession, certains observateurs, loin de la volée de bois vert contre Eiffage », la société en charge de la gestion de l’autoroute à péage, « interpellent la conscience des citoyens et du gouvernement pour éviter pareils drames à l’avenir ».

« Macky tape sur la table », suite à la mort de Papis Mballo, samedi matin, sur l’autoroute à péage, à hauteur de Toglou 2. Cet accident de voiture, intervenu sur un tronçon mal éclairé, a été provoqué par un troupeau de vaches en divagation, selon des informations de presse.

« Face à l’indignation suscitée par cette tragédie et les conditions dans lesquelles elle est survenue (défaut d’éclairage, irruption de troupeau de vaches sur la chaussée), le chef de l’Etat, Macky Sall, en appelle, une nouvelle fois, à la révision de la concession de l’autoroute à péage et des tarifs », écrit Sud Quotidien.

Selon le quotidien national Le Soleil, le président de la République a « demandé au gouvernement d’accélérer le processus de révision du contrat de concession de l’autoroute à péage et de prendre des mesures fermes pour renforcer la sécurité sur le long du tracé », suite à ce drame.

« Après avoir déploré les morts sur cet axe, le chef de l’Etat a annoncé la prochaine révision du contrat de concession et celle des tarifs », note aussi Le Témoin quotidien.

« C’est vraiment inadmissible de laisser des vaches traverser l’autoroute », déclare le président de la République dans des propos rapportés par le quotidien L’As, selon lequel « menace Senac », du nom de Gérard Senac dont la société, Eiffage, est au tributaire de la concession d’exploitation de l’autoroute à péage.

« L’Etat pompier arrive », estime Walfquotidien. « L’insécurité sur l’autoroute à péage a toujours été dénoncée, non seulement par l’usager lambda, mais par des députés devant le ministre des Infrastructures », renseigne le journal.

« Malgré ces dénonciations, écrit-il, l’Etat n’avait pris aucune mesure pour y remédier. En lieu et place d’une action concrète, l’Etat n’a fait que des promesses ».

« Macky veut freiner Senac », insiste La Cloche à la Une, Tribune parlant de « Péage de réprimandes… ». « Suite au décès accidentel de Papis +Gélongal+, l’autoroute à péage est au cœur de tous les débats », fait d’abord observer ce journal.

Il signale ensuite que les usagers qui « semblaient se retenir de taper » sur Gérard Senac, « n’ont pas hésité à déverser leur trop-plein de mécontentements. Ils ont foutu Senac dans un sac à puces. C’est un péage de réprimandes avant tonnerre ».

Inauguration à Dakar de la maison Ousmane Sow

La maison Ousmane Sow, du nom du sculpteur sénégalais décédé fin 2016 et connu à travers le monde pour ses oeuvres monumentales, a été inaugurée samedi à Dakar, en marge d’une manifestation internationale sur l’art africain contemporain, selon des journalistes de l’AFP.

La maison Ousmane Sow, située à Yoff (banlieue de Dakar) et où le sculpteur a habité jusqu’à son décès en décembre 2016, a été ouverte samedi au grand public, en présence de fans de l’art.

Dans cette maison, seront présentées, selon son entourage, les oeuvres de l’artiste: séries africaines, série en hommage au grands hommes qui marquèrent sa vie, petites sculptures Nouba, oeuvres inédites et oeuvres inachevées.

« Très vite après sa disparition, mon frère et moi avons décidé que la maison allait abriter les oeuvres. Il y avait une notion de continuité. C’est une maison qu’il a bâtie de ses mains, qu’il a pensée, décorée », a affirmé à l’AFP Ndèye Sow, fille du sculpteur.

Cette maison à deux étages, « Ousmane Sow l’avait baptisée Le Sphinx car elle préfigurait pour lui la série qu’il imaginait réaliser sur les Egyptiens. Tête, bras et dos du Sphinx sont représentés symboliquement en une architecture résolument contemporaine », selon un document de présentation de l’édifice.

« C’est comme un livre cette maison aussi. Quelqu’un qui vient ici peut avoir une vision globale de l’oeuvre d’Ousmane », explique Béatrice Soulé, commissaire de l’exposition et ex-compagne du sculpteur.

« C’est fabuleux. Ca confirme justement mes convictions que c’est vraiment un orfèvre de l’art scriptural », a dit à l’AFP Mokhsine Diouf, un visiteur.

L’inauguration de la maison Ousmane Sow a lieu en marge de l’édition 2018 de Dak’Art, lancée jeudi, une des plus importantes manifestations de l’art africain contemporain, organisée tous les deux ans au Sénégal.

Le Dak’Art, qui se tient jusqu’au 2 juin, est une occasion d’un hommage à cette grande figure du Sénégal dans le domaine de l’art. Né le 10 octobre 1935 à Dakar, Ousmane Sow y est décédé en décembre 2016 à l’âge de 81 ans.

Il était connu pour ses sculptures monumentales de guerriers qui ont fait le tour du monde.

Dak’Art 2018 – Exposition internationale: Le public se fait désirer

Hormis le jour du vernissage, ce n’est pas encore la foule des grands jours à l’exposition internationale, « Une nouvelle humanité », qu’abrite l’ancien Palais de Justice de Dakar dans le cadre de la 13ième édition de la Biennale de l’art africain contemporain.

Six jours après l’ouverture officielle de la 13ième édition de la Biennale de l’art africain contemporain Dak’Art, l’affluence n’est pas du tout au rendez-vous à l’ancien Palais de justice de Dakar qui abrite l’exposition internationale intitulée « Une nouvelle humanité ». C’est du moins le constat fait lors de notre passage hier, mardi 8 avril, dans ce bâtiment où des oeuvres d’artistes étrangers, dont cinq sénégalais, sont présentés.

Difficile de rencontrer un Sénégalais venu découvrir la peinture, les installations, le textile travaillé sur le wax, la photographie etc., exposés sur place, sinon que des étrangers originaires surtout d’Europe. « Je n’ai pas encore terminé la visite mais il y a plein de choses que je vois et ce n’est pas mal du tout, il y a une certaine originalité, c’est créatif », explique Monsieur Cissé un des rares nationaux trouvés sur place. Et si ce professeur de sciences physiques fréquente le lieu, c’est parce qu’il « s’intéresse à l’art », nous dit-il.

Plus loin, un couple belge contemple les œuvres exposées. Venu séjourner chez leur fils qui travaille à Dakar, ils en ont profité pour visiter le Sénégal, surtout en cette période de la Biennale. « Nous sommes venus à Dakar depuis quelques jours et on en profite pour visiter tout ce qui est exposé. Que ce soit Ousmane Sow où à la Biennale ici, y compris Gorée », a fait savoir Jean Bonamo. Emerveillé par ce qu’il a trouvé sur place, il laisse entendre que « ça mériterait d’être très connu en Europe parce qu’il y a beaucoup à apprendre ici même si la Belgique est très orientée par l’art moderne ».

Dans le hall de l’ancien Palais de justice de Dakar, on retrouve Marina. Vêtue d’une robe courte de couleur bleue, elle prend des photos en veux-tu en voilà, bref tout ce qu’elle juge important. Cette Allemande qui n’a « qu’un week-end pour visiter Dakar », ne cache pas son admiration au vu des productions artistiques. « On vient de commencer par l’ancien Palais de justice et j’irai dans d’autres lieux, je trouve ça surprenant vraiment même si tout n’est pas forcément facile à comprendre », estime-t-elle. Elle ajoute que sa visite de la Biennale va se poursuivre dans les autres lieux d’exposition, à la rencontre des75 artistes venant de 33 pays dont cinq sénégalais qui ont été sélectionnés pour participer à cette exposition internationale de Dak’Art qui se poursuit jusqu’au 2 juin prochain.

Dak’Art 2018 : « Franc succès » du bilan d’étape (ministre)

Le ministre sénégalais de la Culture, Abdou Latif Coulibaly, après avoir constaté des expositions presque partout dans le pays, s’est félicité du bilan d’étape de la 13e édition de la Biennale de l’Art africain contemporain, Dak’Art-2018, dont le coup d’envoi a été donné jeudi dernier.

« Il existe des expositions dans toutes les régions du Sénégal. A Dakar, Keur Massar, Kaolack, Sédhiou, Bignona, Saint-Louis, partout au Sénégal », a indiqué le ministre qui, dans des propos rapportés par Le Quotidien, fait état de « 312 expositions » organisées jusqu’ici.

Pour M. Coulibaly, ce « franc succès » et cette « réussite » sont le fruit du travail des artistes. « C’est vous qui nous permettez d’aller partout. Merci pour ce travail », a-t-il dit à leur endroit, en marge d’une visite de certains sites d’exposition.

Se disant « confiant » pour la suite du Dak’Art, le ministre de la Culture a noté d’ores et déjà que « la Biennale de cette année est réussie, ou disons tout simplement qu’elle ouvre des perspectives et nous sommes optimistes par rapport à l’avenir ».

Par ailleurs, il a magnifié l’apport économique de la Biennale pour le Sénégal, révélant que « depuis plus de 15 jours, on ne peut plus réserver de chambre d’hôtel à Dakar ».

Avec les bénéfices que vont générer, entre autres, les transports et les locations de lieux d’exposition, le ministre s’est dit persuadé que les 500 millions de FCFA investis par l’Etat sénégalais rapporteront une enveloppe de 3 à 4 milliards de FCFA.

Soutenue à hauteur de 75% (500 millions de FCFA) par l’Etat du Sénégal, la Biennale de Dakar qui prend fin le 2 juin porte sur le thème «L’heure Rouge», une expression empruntée à l’un des pères de la Négritude, Aimé Césaire, et qui renvoie à la liberté et à la responsabilité des individus.

Heurts à Madrid après la mort d’un vendeur à la sauvette sénégalais

Une manifestation de protestation a dégénéré en heurts avec la police, jeudi soir, dans un quartier du centre de Madrid, après le décès d’un vendeur à la sauvette sénégalais, des protestataires accusant des policiers municipaux de l’avoir pourchassé.

Les protestations faisaient suite au décès d’un Sénégalais d’environ 35 ans, Mam M’Baye Diaye, vendeur à la sauvette sur la Plaza de la Puerta del Sol, la plus célèbre de Madrid, selon les témoignages de plusieurs Sénégalais.

Vendredi à 1H00 du matin (0H00 GMT), un hélicoptère survolait encore le quartier populaire et métissé de Lavapiès, dans le centre, où s’est produit le décès, et des voitures de police patrouillaient à toute allure dans les rues voisines.

Vers 21H00, quelques centaines de manifestants en colère étaient rassemblés aux deux extrémités de la petite rue « del Oso » où le mort avait été découvert, invectivant les forces de l’ordre déployées aux cris de « police assassine », a constaté une journaliste de l’AFP.

Vers 21H30 (20H30 GMT), des heurts inhabituels dans la capitale espagnole ont éclaté: des protestataires ont jeté des pierres, pavés, bouteilles sur un camion de pompiers et les forces de l’ordre, qui ont répliqué notamment en tirant des balles en caoutchouc. Dans des rues adjacentes et au-delà, ont été incendiés des éléments de mobilier urbain, poubelles, conteneurs à ordures, vélos et au moins une moto.

Les services d’urgence ont indiqué que l’homme avait été trouvé inconscient dans une rue de Lavapies par une patrouille de police. Quand les secours sont arrivés « il y avait une patrouille de police municipale qui passait par là et qui l’a vu en premier, ils étaient en train de faire des gestes de réanimation », a indiqué à l’AFP un porte-parole des services d’urgence.

« Il était seul et est tombé évanoui », a assuré ce porte-parole.

Mais plusieurs Sénégalais rencontrés par l’AFP ont affirmé que son dècès faisait suite à une course poursuite: « La police municipale l’a poursuivi de Sol jusqu’à Lavapies, avec une moto, tandis que lui courait avec son ballot de marchandises qui pesait très lourd », a assuré un autre vendeur à la sauvette, Modou, 25 ans.

D’autres Sénégalais faisaient le même récit mais aucun n’avait assisté au décès.

« Cela faisait 12 ans qu’il était en Espagne, il était arrivé à bord d’une embarcation de fortune, il n’avait pas de travail et c’est pour ça qu’il était vendeur à la sauvette, il aidait sa famille au Sénégal », a assuré Modou.

Selon un autre proche, Khadim Tchiaw, Sénégalais de 42 ans, Mam M’Baye Diaye avait couru avec sa marchandise parce qu’il ne pouvait se permettre le luxe de « perdre même un euro ».

La maire de Madrid, l’ancienne juge de gauche Manuela Carmena, a publié dans la nuit un message sur son compte Twitter: « Je suis terriblement désolée de la mort d’un habitant de Lavapies. A la mairie, nous enquêterons à fond sur ce qui s’est passé et agirons en conséquence », a-t-elle promis, exprimant « toute sa solidarité » aux proches de l’homme décédé.

La police municipale n’a pu être jointe par l’AFP jeudi soir.

Ismaïla Sarr, le football en héritage (proche)

Ismaïla Sarr, l’attaquant sénégalais de Rennes (élite française) a hérité son talent de sa famille, a rappelé son père, Abdoulaye Sarr Naar Gaad, international sénégalais à la fin des années 80, dans un entretien en langue nationale wolof avec APS-TV.

« Ismaïla, en plus d’être le fils d’un ancien international est aussi le neveu Abdoulaye Ndiawar Ba plus connu sous le pseudonyme de Giresse. Un ancien international qui avait embrassé la carrière d’entraîneur à la fin de sa carrière. Il est décédé récemment », s’est souvenu Naar Gaad, faisant remarquer que son fils n’est qu’à l’entame de sa carrière de footballeur.

« Il sait qu’il doit encore travailler pour progresser », a-t-il insisté, soulignant qu’il a déjà beaucoup de qualités depuis sa tendre enfance.

« Les Saint-Louisiens vous diront qu’ils ne sont pas surpris de sa trajectoire parce qu’il faisait parlé de lui dès son jeune âge », a-t-il par ailleurs ajouté.

Evoquant le parcours de son fils qui est passé par les petites catégories dans sa ville natale de Saint-Louis avant de partir à Génération Foot, « Naar Gaad », ancien attaquant de la Linguère rappelle avoir fait lever les foules à son époque.

« Le parcours d’Ismaïla (Sarr), je ne le perçois pas comme une revanche parce que nous avons vécu deux périodes différentes », a dit le papa de l’attaquant de Rennes (élite), l’une des vedettes du marché estival des transferts en 2017.

« J’ai été un brillant footballeur mais à notre époque, il n’y avait pas d’argent », a-t-il indiqué soulignant avoir eu un soutien populaire que son fils n’aurait jamais.

« On nous donnait tout juste une boisson ou un sandwich à la fin du match mais pas d’argent comme c’est le cas pour la génération d’Ismaïla (Sarr) », a commenté l’ancien attaquant.

« C’est une question d’époque, le football n’était pas un moyen de promotion sociale, on se contentait tout juste des foules qui nous accompagnait », a-t-il dit, soulignant qu’il espère que son fils pourrait bénéficier d’un tel soutien.

« Comme on dit chez nous, j’ai eu l’affection des hommes, le soutien populaire pendant toute ma carrière », a-t-il insisté. Tout l’argent du monde n’arrive pas à bénéficier de tels soutiens qui continuent plusieurs années après la fin de sa carrière, selon lui.

Le solde commercial s’est établi à -157,9 milliards de francs Cfa, en mars 2018

Au mois de mars dernier, le solde commercial s’est établi à -157,9 milliards de francs Cfa, contre -163,7 milliards en février. C’est ce qui ressort du dernier bulletin sur le commerce extérieur de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) publié hier.

Le solde commercial du Sénégal s’est amélioré au mois de mars 2018. Il s’est établi à -157,9 milliards de francs Cfa, au mois de mars 2018, contre -163,7 milliards de francs Cfa au mois précédent, d’après le dernier bulletin sur le commerce extérieur de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) publié hier. ‘’Cette amélioration du solde est expliquée par l’excédent vis-à-vis du Nigeria (+1,4 milliard de francs Cfa contre -27,4 milliards de francs Cfa au mois précédent) et la réduction du déficit vis-à-vis de l’Inde (-4,4 milliards de francs Cfa contre -16,2 milliards de francs Cfa au mois précédent) et de la Belgique (-9,4 milliards de francs Cfa contre -15,1 milliards de francs Cfa au mois précédent)’’, lit-on dans la note.

Cependant, précise la même source, le renforcement du déficit vis-à-vis de la Chine, de -37,6 milliards de francs Cfa contre -15,5 milliards de francs Cfa au mois précédent, a atténué le progrès du déficit de la balance commerciale. Ainsi, le cumul du solde, à fin mars 2018, s’est détérioré. Il s’établit à -558,4 milliards de francs Cfa contre -369,5 milliards de francs Cfa pour la période correspondante en 2017.

Pour ce qui est des exportations, elles sont ressorties, au mois de mars 2018, à 142,5 milliards de francs Cfa contre 119,9 milliards de francs Cfa en février, soit une hausse de 18,9 %. ‘’Ce relèvement est essentiellement dû à l’augmentation des expéditions d’or non monétaire (+41,6 %), de poissons frais de mer (+27,2 %) et de phosphates (3,8 milliards de francs Cfa contre 0,8 milliard de francs Cfa au mois précédent)’’, relève le bulletin de l’Ansd. Par ailleurs, ajoute le document, l’absence d’exportation d’acide phosphorique au mois précédent contre 17,4 milliards de francs Cfa au cours de la période sous revue, a renforcé cette hausse. Toutefois, le repli des exportations d’arachides non grillées (-51,0 %) et d’engrais (-97,5 %) a atténué ce relèvement.

Comparées au mois de mars 2017, les expéditions se sont repliées de 13,6 %. Leur cumul à fin mars 2018 s’est établi à 384,2 milliards de francs Cfa contre 436,0 milliards de francs Cfa pour la période correspondante en 2017, soit un repli de 11,9 %.

Selon l’Ansd, les principaux produits exportés, au cours du mois de mars 2018, sont l’or non monétaire à hauteur de 24,6 milliards de francs Cfa, l’acide phosphorique pour 17,4 milliards de francs Cfa, les poissons frais de mer pour une valeur de 14,1 milliards de francs Cfa, les produits pétroliers pour 12,5 milliards de francs Cfa et le ciment hydraulique à hauteur de 7,9 milliards de francs Cfa.

Les principaux clients du Sénégal sont la Suisse avec 15,0 % de ce volume d’exportation, l’Inde 12,3 %, le Mali 10,9 %, la Chine 5,3 % et l’Espagne 4,0+ %.

Si les exportations ont augmenté de deux chiffres en mars dernier, les importations, elles, ont connu une hausse de 5,9 % sur la même période. Elles sont évaluées à 300,4 milliards de francs Cfa contre 283,6 milliards de francs Cfa au mois précédent. ‘’Cette augmentation est imputable à celle des achats à l’extérieur de blé (8,0 milliards de francs Cfa contre 2,7 milliards de francs Cfa au mois précédent), de maïs (6,1 milliards de francs Cfa contre 1,0 milliard de francs Cfa au mois précédent) et d’autres machines et appareils (+21,4 %)’’, informe la note.

Cependant, le relèvement des importations a été modéré par la quasi-absence des achats à l’extérieur d’huile brute de pétrole en mars 2018 contre 28,9 milliards de francs Cfa au mois précédent. Comparées au mois de mars 2017, les importations ont connu une baisse de 4,3 %. Leur cumul à fin mars 2018 s’est établi à 942,6 milliards de francs Cfa contre 805,5 milliards de francs Cfa pour la période correspondante en 2017, soit une hausse de 17,0 %. L’agence en charge de la statistique précise que les principaux produits importés, au cours de la période sous revue, sont les produits pétroliers finis pour un montant de 37,4 milliards de francs Cfa. Les autres machines et appareils sont estimés à 26,2 milliards de francs Cfa de ce chiffre, le riz 19,5 milliards de francs Cfa, les métaux communs 15,6 milliards de francs Cfa et les produits pharmaceutiques 11,7 milliards de francs Cfa. Les principaux fournisseurs du Sénégal, pendant la période sous revue, restent la France pour 18,5 %, la Chine 15,1 %, l’Inde 7,3 %, les Pays-Bas 5,6 % et la Turquie 4,6 %.

Les jeunes pharmaciens réclament une intégration facile dans leur secteur

L’Union des jeunes pharmaciens du Sénégal appelle les pouvoirs publics à aider à l’intégration de ses membres dans les secteurs public et privé de la pharmacie et à la ‘’valorisation’’ de la profession pharmaceutique.

‘’Nous réclamons la valorisation de la profession, pour que les jeunes pharmaciens puissent s’intégrer rapidement dans la fonction publique comme dans le secteur privé’’, a dit le docteur en pharmacie Babacar Seck, lors d’une marche organisée samedi, à Dakar, par l’Union des jeunes pharmaciens du Sénégal.

La manifestation portait sur le thème : ‘’Non à une formation sans avenir pour le pharmacien’’.

‘’C’est très difficile d’ouvrir une officine de pharmacie quand on est jeune pharmacien, parce qu’il y a des critères d’attribution qui défavorisent les jeunes’’, a dénoncé M. Seck.

Une centaine de pharmaciens, dont des membres de l’ordre de ladite profession et des étudiants, ont participé à la marche.

L’universitaire Ibrahima Sylla candidat à la présidentielle sénégalaise

L’enseignant en Sciences PO à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (nord), Ibrahima Sylla, a déclaré dimanche à Dakar, sa candidature à la présidentielle du 24 février 2019, et promis, une fois élu à la magistrature suprême, à changer la donne politique au Sénégal, a appris APA dimanche de source médiatique.

« J’ai observé qu’il y avait une maldonne, une certaine manière de faire de la politique qui ne me satisfaisait pas. Mon engagement part d’une insatisfaction à l’égard des modes de gouvernementalité, de la manière dont le pays est gouverné. Il y a une responsabilité de l’intellectuel, qui ne se limite pas seulement à dispenser des connaissances », a dit le Pr Sylla, invité de l’émission Grand Jury de la Radio futurs médias (privée).

Né après les indépendances, le docteur en Sciences politiques a emmagasiné un quart de siècle d’expérience en la matière, dont 15 ans en tant qu’enseignant à l’UGB de la région septentrionale de Saint-Louis.

« J’ai souvent été interpellé par les gens et par les étudiants : ‘’Mais pourquoi vous ne faites pas de la politique ? Pourquoi vous ne vous engagez pas ? Servir son pays ne se limite pas à vouloir étaler des propositions ou à écrire des ouvrages. Aussi pertinentes soient-elles, les idées ne suffisent pas à développer un pays’’ », a poursuivi Ibrahima Sylla, pour qui le « déclic » a surtout sonné durant ses années d’enseignant dans « une université française ».

Au Sénégal, il est plus connu comme éclaireur sur les sujets politiques, mais a eu le « sentiment d’avoir été blacklisté par les médias » après avoir déclaré sa candidature, sans savoir « pourquoi ».

Il n’a toutefois « pas peur » du système de parrainage qui réclame aux candidats plus de 60.000 signatures de personnes inscrites sur le fichier électoral, bien qu’il trouve « quelque chose d’antidémocratique dans ce projet ».

« Il y a tellement de paradoxes et de contradictions dans cette loi », critique-t-il, rappelant au passage que la démocratie « n’est pas la dictature de la majorité ».

Pour finir, il a dépeint un tableau sombre de la gouvernance du président Macky Sall, considérant que « le Sénégal va mal et très mal ». Seulement « le désespoir des gens à trouver un emploi » et « le désespoir des femmes obligées d’être conduites par des charrettes pour aller accoucher » sont illustratifs pour le nouveau politicien.

Ligue 1 : Le Jaraaf continue sa marche vers le titre

L’équipe du Jaraaf a continué ce dimanche sa course en tête de la ligue 1 après sa victoire 3-1 aux dépens de la Sonacos consolidant, avec ce succès, sa place de leader.

Classée comme le match phare de la 25-ème journée, l’équipe de Diourbel n’a vraiment pas pesé au cours de la rencontre encaissant 2-0 dans les 20 premières minutes de la partie.

Si elle a essayé de se rebiffer, le Jaraaf a éteint tout suspens en marquant un 3-ème but en milieu de 2-ème période.

L’équipe de la Médina, désormais avec 50 points (+19), est sur une bonne lancée pour s’adjuger le titre en fin de saison.

Elle doit toutefois se méfier du champion sortant, Génération Foot qui a engrangé ce dimanche lors de cette 25-ème journée, une victoire 2-0 contre Guédiawaye FC.

Le champion sortant compte trois matchs en retard.

Voici les résultats enregistrés au cours de la journée qui se termine ce lundi : Niary Tally-Casa Sports : 1-1, Linguère-US Ouakam : 0-0, Teungueth FC-AS Douanes : 0-0, Stade de Mbour-Ndiambour : 2-1, Génération Foot-Guédiawaye FC : 2-0, Jaraaf-Sonacos : 3-1.

Deux Sénégalais tués dans des heurts à Bangui

Deux ressortissants sénégalais établis en République Centrafricaine ont perdu la vie, mardi à Bangui, dans des affrontements entre la Séléka (musulmans) et les anti-balaka (chrétiens).

Selon le quotidien L’Observateur (privé), « les victimes ont été attaquées en plein jour par les anti-balaka, armés de couteaux et de machettes, alors qu’ils partaient acheter à manger ».

« Ils ont été lapidés et brûlés », ajoute le journal, soulignant que les victimes résidaient à Bangui avec leurs familles depuis plusieurs années et s’activaient dans le commerce. Le drame s’est déroulé au PK 5.
La Centrafricaine traverse une crise profonde depuis la destitution du président François Bozizé en 2013. Hier, des heurts ont opposé anti-balaka et Séléka. Le même jour, 16 personnes ont perdu la vie dans l’attaque d’une église à Bangui.

Télécoms: Tigo Sénégal racheté par un consortium comprenant Xavier Niel

Un consortium franco-africain comprenant notamment une société appartenant à Xavier Niel a annoncé mercredi avoir acquis le deuxième opérateur mobile sénégalais, Tigo, filiale du groupe luxembourgeois Millicom.

Les holdings Teyliom, détenue par Yerim Habib Sow, NJJ, qui appartient à Xavier Niel, et le groupe Axian, contrôlé par la famille Hiridjee, ne précisent pas dans leur communiqué les modalités financières de l’opération.

Les nouveaux actionnaires ont par ailleurs annoncé un « projet industriel ambitieux (qui) s’appuie sur des projets d’investissements de l’ordre de 70 milliards de francs CFA (106,7 millions d’euros) » afin de notamment de renforcer le réseau mobile.

« Nous avons un programme d’investissement ambitieux qui fera de Tigo, non seulement l’opérateur leader sur son secteur mais aussi un acteur important du développement économique et numérique du Sénégal », a ajouté Yerim Habib Sow, cité dans le communiqué.

L’opérateur devrait notamment investir pour acquérir des fréquences 4G, que seul Orange a pour l’heure déployé sur le territoire sénégalais.

Tigo, deuxième opérateur du pays derrière Orange, avec près d’un quart du marché, a vu son acquisition marquée par un long feuilleton à rebondissements.

Millicom avait cédé Tigo dans un premier temps, en février 2017, à l’entreprise sénégalaise spécialisée dans le transfert d’argent Wari, avant d’annuler la vente durant l’été, doutant de la capacité financière de l’entreprise, et d’annoncer dans la foulée la cession au trio Teyliom-NJJ-Axian.

Après plusieurs mois de guerre de communication entre les différentes parties et de demande d’arbitrage de l’Etat, un décret du président de la République Macky Sall avait finalement validé la vente le 14 avril, mettant fin aux spéculations autour de l’avenir de l’opérateur.

Wari a d’ores et déjà assigné Tigo Sénégal devant le tribunal de commerce de Dakar, qui ne s’est pas encore prononcé.

Le président bissau-guinéen effectue une visite d’amitié à Dakar

Le président bissau-guinéen, José Mario Vaz, a effectué mardi à Dakar une visite d’amitié de quelques heures, a-t-on appris de source officielle.

Selon la présidence sénégalaise, le président Vaz qui a été accueilli par son homologue sénégalais à l’aéroport militaire Léopold Sédar Senghor, a eu des échanges avec le président Sall.

Ces échanges ont porté sur le renforcement de la coopération bilatérale entre le Sénégal et la Guinée Bissau, deux pays voisins, et sur des questions d’intérêt commun, indique la présidence, sans donner plus de précisions.

Le président sénégalais Macky Sall a participé le 15 avril dernier au sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à Lomé(Togo), consacré à la crise politique en Guinée-Bissau.

Ce sommet a permis à dénouer cette crise qui a plombé pendant plus de deux ans le fonctionnement du pays, en permettant notamment de nommer un Premier ministre de consensus, M. Aristides Gomes.

Crise scolaire: le gouvernement appelle au « sursaut » pour une reprise effective des cours

Le gouvernement a appelé, mardi, dans un communiqué, au « sursaut de tous, pour une reprise effective des enseignements dans tous les établissements publics ».

Le gouvernement a « déjà pris toutes les dispositions utiles pour un réaménagement du calendrier scolaire et en appelle au sursaut de tous, pour une reprise effective des enseignements dans tous les établissements publics », a précisé son porte-parole, Seydou Guèye, dans ce document reçu à l’APS.

« Le gouvernement voudrait aussi rappeler à l’opinion et aux enseignants, sa responsabilité d’assurer le Droit à l’éducation à tous les enfants de notre pays. Aussi, prendra-t-il toutes mesures de sauvegarde nécessaires à la continuité du service public de l’Education », mentionne la même source.

« Au total, le gouvernement voudrait lancer un ultime appel aux enseignants pour une reprise immédiate des cours car le mouvement social risque de mettre en péril, non pas seulement l’année scolaire, mais aussi l’avenir des élèves et du système éducatif de notre pays, nonobstant les immenses efforts déjà réalisés par l’Etat », lit-on dans le texte.

Le communiqué a rappelé les différentes initiatives que le gouvernement a eues à entreprendre, compte tenu du rôle central qu’occupe le secteur de l’éducation dans la vie de la Nation, pour assurer la reprise normale des enseignements sur l’ensemble du territoire national.

Il cite les efforts importants consentis au secteur de l’Education et de la Formation, en termes de réformes et de mobilisation de ressources budgétaires, en vue de promouvoir une école de l’équité et de la réussite des élèves, mais aussi une école viable, stable et pacifiée.

« Pour réussir ce pari, le gouvernement s’est résolument engagé dans une dynamique de promotion du dialogue social et de prise en charge des préoccupations des enseignants. Différentes actions ont déjà été réalisées dans cette perspective », poursuit le communiqué.

Il souligne entre autres, l’extinction progressive des corps émergents par le reclassement et la mise en solde des enseignants contractuels qui a coûté au gouvernement 43 milliards de francs CFA de 2015 à 2017, avec un quota des mises en solde relevé au niveau de 10.000 enseignants par an , la validation des années de volontariat, de vacation et de contractualisation pour un montant de rappels de 18 milliards de FCFA.

Selon le texte, l’institutionnalisation de la Journée mondiale de l’enseignant dans le calendrier républicain et du Grand Prix du Chef de l’Etat pour l’enseignant, l’augmentation de l’indemnité de logement pour la porter de 60.000 FCFA à 85.000 FCFA par mois et par enseignant fonctionnaire ainsi que la revalorisation du traitement de tous les enseignants contractuels pour un montant forfaitaire de 10.000 FCFA.

Le système éducatif sénégalais est paralysé depuis plusieurs semaines par une grève des syndicats d’enseignants qui réclament de meilleures conditions de travail.

Les syndicalistes demandent notamment l’application d’accords déjà signés avec le gouvernement et la revalorisation par exemple de l’indemnité de logement dont bénéficient les enseignants.

Dans son discours à la nation, la veille de la célébration du 58e anniversaire de l’indépendance du Sénégal, le chef de l’Etat a confirmé avoir « décidé de la revalorisation de l’indemnité de logement allouée à tous les enseignants du pays, de 60.000 CFA à 85.000 CFA ».

Cela correspond à « une augmentation de 25.000 CFA, dont 15.000 payables à compter du 1er octobre 2018, et 10.000 à compter de 1er janvier 2019 », a précisé Macky Sall.

« De même, le traitement des professeurs et maîtres contractuels sera revalorisé à hauteur de 10.000 CFA », a-t-il dit, ajoutant : « Ces efforts, parmi d’autres, traduisent mon engagement ferme et constant en faveur de notre système éducatif, à tous les échelons ».

Le chef de l’Etat, Macky Sall a assuré que la communauté éducative et l’école publique restent « au cœur de ses préoccupations », en promettant que le gouvernement « assurera le suivi permanent des engagements » pris vis-à-vis des revendications des enseignants

Deux organisations syndicales membres du G6 ont suspendu leur mot d’ordre depuis lundi.

Le président bissau-guinéen effectue une visite d’amitié à Dakar

Le président bissau-guinéen, José Mario Vaz, a effectué mardi à Dakar une visite d’amitié de quelques heures, a-t-on appris de source officielle.

Selon la présidence sénégalaise, le président Vaz qui a été accueilli par son homologue sénégalais à l’aéroport militaire Léopold Sédar Senghor, a eu des échanges avec le président Sall.

Ces échanges ont porté sur le renforcement de la coopération bilatérale entre le Sénégal et la Guinée Bissau, deux pays voisins, et sur des questions d’intérêt commun, indique la présidence, sans donner plus de précisions.

Le président sénégalais Macky Sall a participé le 15 avril dernier au sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à Lomé(Togo), consacré à la crise politique en Guinée-Bissau.

Ce sommet a permis à dénouer cette crise qui a plombé pendant plus de deux ans le fonctionnement du pays, en permettant notamment de nommer un Premier ministre de consensus, M. Aristides Gomes.

Révision exceptionnelle des listes électorales : Diourbel s’enrichit de 7992 enrôlements

La commission administrative de révision exceptionnelle des listes électorales a enrôlé 7992 citoyens dans le département de Diourbel à la fin des opérations, lundi dernier a déclaré Ibrahima Ndour, l’adjoint au préfet.

« Nous avons enrôlé vers la fin de la révision exceptionnelle des listes électorales quelque 7992 citoyens. Alors que deux mois durant, on enregistrait entre 7 et 20 personnes » a indiqué M. Ndour.

L’adjoint au préfet de Diourbel qui s’entretenait avec la presse a laissé entendre que « cette situation s’explique par l’habitude des sénégalais qui attendent la 25 ème heure pour venir ».

« Lundi, à minuit, fin officielle de la période de révision, des gens étaient encore à l’intérieur de la préfecture pour se faire enrôler mais il ne pouvait pas avoir de prolongement sans un arrêté de la hiérarchie » a souligné M. Ndour.

C’est dire que « l’objectif d’enrôler tous les citoyens qui ont 18 ans n’est pas atteint parce qu’on ne pouvait malheureusement pas aller au-delà de minuit » pour ne pas enfreindre la loi a fait remarquer l’officiel.

Ibrahima Ndour a toutefois indiqué que la commission administrative à réaliser « 4636 primo-inscrits dont 1777 pour la commune de Diourbel, 1260 pour l’arrondissement de Ndindy et 1603 pour l’arrondissement de Ndoulo ».

« Il y a également une autre frange qu’on appelle inscrits en option 2 c’est-à-dire ceux qui ont plus de 18 ans et qui devraient s’inscrire avec leur pièce d’identité numérisée. Pour ceux-là, nous en avons inscrit 2274, soit 1350 pour Diourbel, 410 pour Ndindy et 514 pour Ndoulo », a-t-il poursuivi.

« Quant aux modifications et duplicata c’est-à-dire ceux qui voulaient changer d’adresse ou qui avaient perdu leur pièce d’identité, nous en avons eu 1074 demandes, soit 347 pour Diourbel, 393 pour Ndindy et 331 pour Ndoulo », a souligné Ibrahima Ndour.

En outre l’autorité administrative a fait part de 7 demandes de changement de statut et d’une seule demande de radiation durant les deux mois qu’a duré la période de revision exceptionnelle.

Modernisation de l’agriculture: Macky Sall annonce une subvention de 60 milliards par an

Pour moderniser le secteur agricole, le chef de l’Etat compte créer la direction chargée de la modernisation et de l’équipement rural. Elle sera subventionnée à hauteur de 60 milliards par an.

Pour faire de l’agriculture le moteur du progrès économique et social du Sénégal afin d’assurer la transformation culturelle de l’économie, le chef de l’Etat promet de construire une agriculture moderne, compétitive, durable, apte. C’est ainsi que Macky Sall compte intensifier la mécanisation agricole pour donner un bien-être aux ménages ruraux. Hier, lors de la cérémonie officielle de réception d’équipements agricoles, acquis dans le cadre de la coopération entre le Sénégal et l’Inde, il a soutenu vouloir la modernisation de l’agriculteur à travers un équipement de dernière génération. Ainsi, le chef de l’Etat a décidé de la création au sein du ministère de l’Agriculture, d’une direction chargée de la modernisation et de l’équipement rural.

Selon lui, elle aura pour mission de promouvoir la mécanisation durable de l’agriculture, avec des équipements appropriés en vue d’intensifier les systèmes de production, d’accroître la production et de créer des emplois. ‘’J’ai décidé d’allouer annuellement un budget de 5 milliards de F CFA dédiés exclusivement à l’acquisition de divers matériels de cultures au bénéfice de petites exploitations agricoles et familiales. Cette dotation sert à supporter à hauteur de 60% les subventions et l’acquisition de ce matériel et des outillages agricoles pour les bénéficiaires’’, a promis le président de la République qui a soutenu qu’entre 2013 et 2017, plus de 65 333 unités auprès des industries locales ont été acquises pour les petites exploitations.

Le parc de tracteurs est fort de près de 2 000 tracteurs avec une subvention aussi de 60%. ‘’Ceci va améliorer l’environnement agricole et la promotion des producteurs modernes. A cela s’ajoute l’augmentation de la surface agricole, de la gestion de terre’’, a-t-il précisé.

Dans le secteur de l’élevage, poursuit-il, 700 millions de F CFA seront débloqués la semaine prochaine en vue d’accompagner davantage les acteurs de ce secteur. Cette somme concernera la sécurisation du bétail

‘’Il faut que le Sénégal soit définitivement libéré de la tyrannie de l’importation du riz’’

Le matériel agricole réceptionné est composé de plus de 1 000 unités dont 520 tracteurs équipés, 4 moissonneuses-batteuses, 4 rizeries industrielles, 110 remorques, des engins de génie civil, des motopompes, etc. D’un montant de 32 milliards F CFA, ces outils permettront l’aménagement de 30 000 ha qui entre dans le cadre de l’atteinte de l’autosuffisance en riz.

Par ailleurs, Macky Sall est d’avis que le gouvernement et les organisations agricoles doivent veiller à une utilisation efficiente de ce matériel, notamment par la mise en place d’un dispositif permettant l’entretien et la maintenance. ‘’Le matériel doit rester dans le pays. Il faudra que cela soit clair. On l’a acheté pour les travaux du pays et non d’un autre. Il faut que le Sénégal soit définitivement libéré de la tyrannie de l’importation du riz. Nous voulons devenir un grenier dans ce secteur en Afrique de l’Ouest’’, a soutenu le Président Sall.

Une nouvelle plate-forme politique contre le régime de Macky Sall: L’initiative politique entre dans la danse

Dans le but de proposer aux Sénégalais une alternative véritable «tournant le dos aux pratiques politiciennes en cours», une nouvelle plateforme dénommée “Initiative politique citoyenne“ a vu le jour. Dans une déclaration parvenue à Sud quotidien hier, mardi 24 avril, ladite plateforme qui compte en son sein des personnalités individuelles, ainsi que des membres de mouvements citoyens, d’organisations de la société civile et de formations politiques, entend barrer la route au régime actuel et proposer une «offre politique de rupture».

La situation délétère qui existe dans la sphère politique, avec notamment une rupture du dialogue et un manque de confiance entre acteurs politiques, semble être favorable à la synergie des opposants au régime actuel. C’est le moins que l’on puisse dire au vu de la multiplication des plateformes de lutte contre le régime du président Macky Sall. L’espace politique sénégalais vient d’enregistrer un autre cadre politique, dénommé Initiative politique citoyenne (Ipc).

Dans le communiqué parvenu à Sud quotidien hier, mardi 24 avril, les initiateurs de l’Ipc informent que ledit cadre regroupe des personnalités individuelles, ainsi que des membres de mouvements citoyens, d’organisations de la société civile et de formations politiques.

Dans ce cadre, il faut noter la présence de formations politiques comme la Ld/Debout avec son coordonnateur Souleymane Guèye Cissé et l’ancien Sg de la Ld démissionnaire, Ousmane Ndoye, le Fsd/Bj de Cheikh Bamba Dièye, ou le Pac de Bruno D’Erneville. Sans être exhaustif, on dénombre aussi dans les rangs de l’Ipc, la plateforme « Avenir Senegaal Bi Ñu Bëgg » avec Mohamed Sall Sao, ou encore Leneen Ak Ñeneen, le Mpr, le Mrdp, Mrs, et des personnalités indépendantes tel que l’architecte Jean Charles Tall, etc.

Sur les raisons de la mise sur pied d’une telle plateforme, les initiateurs de l’Ipc partent du constat que le président de la République, Macky Sall, n’a «ni suivi les orientations de la Charte de gouvernance démocratique des Assises nationales qu’il avait signée, ni respecté son engagement à réduire le mandat présidentiel de sept à cinq ans et à se l’appliquer, ni tenu sa promesse de mettre en œuvre une gouvernance «sobre et vertueuse».

Pis, Souleymane Gueye Cissé et compagnie de l’Ipc, qui ont dressé un tableau sombre de la gestion de Macky Sall et, au-delà, des deux alternances au Sénégal, pensent que la situation appelle à une mobilisation de tous les patriotes. C’est ainsi qu’ils se sont fixés comme objectif «de mobiliser tous les citoyens conscients des dérives et méfaits de deux alternances» ratées et désireux de mettre fin à la pauvreté des populations, à l’affaissement de la vie démocratique, à la persistance de la politique politicienne et à la perte des valeurs qu’illustrent, de manière scandaleuse, la transhumance et la corruption». Mieux, l’Ipc compte créer ainsi une vaste plateforme politique pour «une alternative véritable», en élaborant «un plan d’actions» et en formulant «un programme alternatif pour la bonne gouvernance du pays».

La mise en demeure du gouvernement aux enseignants grévistes à la Une

Les quotidiens sénégalais parus mercredi mettent le focus sur la mise en demeure du gouvernement aux syndicats d’enseignants en grève.

Sud Quotidien met en exergue cet « appel du gouvernement en forme d’ultimatum » et note que « Macky met en demeure les enseignants ».

Selon nos confrères, le gouvernement appelle à une reprise immédiate des cours, mais on s’achemine vers le réaménagement du calendrier scolaire.

« Mesures de sauvegarde pour la continuité du service public de l’éducation », précise Sud Quotidien.

« Récurrence des grèves dans l’éducation-L’ultime appel aux enseignants », titre le quotidien national Le Soleil.

Dans ce journal, le gouvernement affirme que « le droit à l’éducation sera assuré ».

« Sauvetage de l’année scolaire : L’ultime appel du gouvernement aux enseignants », renchérit Vox Populi, soulignant que l’Etat égrène les milliards injectés pour satisfaire les enseignants, les supplie d’arrête la grève tout en brandissant le bâton.

Le journal révèle « l’impact désastreux des grèves sur le quantum horaire » et informe que « seules 4 sur 16 Académies ont composé au premier semestre ».

Parlant du réaménagement du calendrier scolaire, Le Quotidien dessine «le plan SMT (Serigne Mbaye Thiam, ministre de l’Education) » qui décale de deux semaines les examens.

Ce qui fait écrire à L’As que « les conséquences de la grève des enseignants font décaler les concours et examens ».

A sa Une, ce journal informe que « le magnat du riz (Bocar Samba Dièye) déballe » suite au rebondissement de l’affaire qui l’oppose à la banque Cbao.

Ce faisant, nos confrères informent que la Cour d’Appel de Dakar demande une nouvelle expertise des créances.

« C’est l’Etat qui protège le Dg de la Cbao. Abdoul Mbaye (ancien Dg de cette banque et ancien Premier ministre) est dans le coup. Je ne dois de l’argent à personne », dit M. Dièye dans L’As.

 

Sénégal : la FEDER déroule son 11e plan d’action à partir de mardi

La Fédération des enseignants du Sénégal (FEDER) a annoncé à APA son rejet des propositions du gouvernement, ajoutant qu’elle va en conséquence enclencher son 11ème plan d’action sous forme d’un débrayage demain mardi ponctué d’une grève totale jusqu’à vendredi.

En agissant de la sorte, la Fédération des enseignants du Sénégal, souligne son Coordonnateur, Dame Mbodj, entend exiger du gouvernement « l’ouverture de négociations sérieuses avec tous les syndicats. »

Il y a de cela quelques semaines, l’Etat du Sénégal a revu à la hausse l’indemnité de logement des enseignants qui est passée de 60.000 à 85.000 FCFA.

Si face à cette mesure, le G6, groupe de 6 syndicats d’enseignants (SAEMS, CUSEMS, SELS, SELS/A, l’UDEN et le SNEELAS/FC), consulte sa base pour l’attitude à tenir, la FEDER, elle, dit ne pas être satisfaite.

En outre, ce syndicat dénonce « avec la dernière énergie la violence exercée sur des enseignants de Ziguinchor » dont la marche non autorisée de la semaine dernière avait été réprimée par les forces de l’ordre.

Café Touba : la boisson ‘’spirituelle’’ des Sénégalais

Hormis le ‘’ceebu jen’’, riz au poisson érigé au rang de plat national, la consommation du café Touba est l’un des traits les plus marquants des habitudes alimentaires des Sénégalais. Ingurgitée en grande quantité presque partout dans le pays, cette boisson serait introduite au Sénégal par le fondateur du mouridisme (l’une des plus grandes confréries soufies du pays), Cheikh Ahmadou Bamba, qui l’aurait ramenée de son retour d’exil au Gabon en 1902.

Durant sa déportation par les colons français, le Cheikh constata que beaucoup de ces  derniers buvaient du café local pour rester éveillés afin de beaucoup travailler. Il en déduisit alors qu’il était bon que les musulmans, surtout ses disciples, devaient dans  leur quête de Dieu par le travail et la prière en faire usage eux-aussi.

Suffisant pour que cette boisson préparée à base du café arabica aromatisé, soit vue par les mourides comme un présent de leur vénéré guide. Aujourd’hui, le café Touba a franchi les frontières de la cité religieuse de Touba (200 km de Dakar) pour essaimer partout jusqu’à ne plus être le seul apanage des disciples du Cheikh.

A Dakar comme dans beaucoup de villes du pays, le café Touba chauffe agréablement le palais des Sénégalais, à leur réveil, durant la journée et le soir, en rentrant au bercail après de longues heures de travail.

Ainsi en est-il de Mamadou Gningue qui ne connait rien de plus tonifiant que le café Touba. « J’en prends au moins 4 dans la journée », confesse ce vendeur de tissus au marché Grand-Yoff (quartier de Dakar), en montrant une tasse à café jetable vide qu’il s’apprête à lancer dans une poubelle.

Fervent mouride, Serigne Saliou Wane, propriétaire du magasin ‘’Daaray Serigne Saliou Mbacké’’ au marché Colobane (périphérie du centre-ville de Dakar) ne voit que du bien dans le café Touba dont il a fait son principal produit de vente. «Ce café fait partie des +bagaas+ (legs) de Serigne Touba », dit-il. A l’étal de son négoce, on voit des sachets de café en poudre et des bouteilles de thermos contenant la chaude boisson.

Vêtu d’un costume et assis au fond de sa cantine tel un chef d’entreprise dans son bureau, Serigne Saliou veille sur le échanges entre ses employés et les clients qui entrent et sortent, tout en prêtant une oreille aux ‘’Khassaides’’ (panégyriques du Cheikh à l’endroit d’Allah et du Prophète, PSL) distillés par une chaîne à musique.

« Les importations de café ont été multipliées par 9 dans un laps de temps très important. Et le café Touba a accentué le phénomène. A Dakar et un peu partout, vous voyez des vendeurs. On n’imagine pas une rue sans vendeur de café Touba », soutient le journaliste Elimane Ndao, un ancien étudiant du CESTI auteur d’un Mémoire intitulé « Le Café Touba : la boisson chaude de tous les excès ».

Bien qu’il provient des pays de la sous-région, Côte d’Ivoire et Bénin, notamment, le café Touba n’a pas moins été « apprivoisé » par les Sénégalais qui, dans le processus de fabrication de la boisson via le moulage et le grillage des grains, y ajoutent du poivre de selim (‘’djar’’ en wolof) et, parfois, des clous de girofle (‘’xorom polé’’ en wolof). Ce qui lui donne son « goût exquis », selon ses inconditionnels.

Cependant, les vendeurs de café Touba n’apportent pas tous le soin nécessaire à sa préparation. D’où l’amertume de certains consommateurs prompts à se tourner vers le café industriel. Selon Serigne Saliou Wane certifiant que son produit est préparé suivant les normes requises, le business de vendeurs comme lui est faussé par des « personnes, motivées par l’appât du gain, qui préparent le café Touba avec des grains de pain de singe, du riz, du mil, … Là quand vous le buvez, vous sentez que ce n’est pas du café, car il y a un arrière-goût »,

Loin de ces états d’âme, Abdoulahat Diop, un vendeur ambulant qui fait chaque le jour le tour des quartiers avec sa marmite de café chauffée continuellement par un fourneau dont l’anse est tenue à bout de bras, confie qu’avec 500 grammes de café Touba achetés à 1200 FCFA, il peut se retrouver avec un seau de 20 litres.

Auparavant, levé à 6h du matin, il fait bouillir une grande quantité d’eau sur laquelle il verse ensuite une poudre de café mélangée à du ‘’djar’’. Après avoir filtré et sucré le liquide noir obtenu, il s’en va avec pour sillonner les rues de Grand-Yoff à la rencontre des clients qui, à l’en croire, affluent et lui permettent de faire de bonnes recettes.

« Sur le plan économique, c’est des milliers de jeunes qui peuvent faire des chiffres d’affaires autour de 10 000 FCFA par jour. Ce n’est peut-être pas fameux, mais c’est une panacée pour beaucoup de jeunes restés sans emploi », estime Elimane Ndao, dont l’élément de 26 minutes sur le café Touba lui a valu le titre de major de sa promotion en section télévision.

En dehors des petits vendeurs, il y a des grossistes qui produisent de grandes quantités de café Touba en employant plusieurs personnes, fait remarquer Elimane Ndao.

Parmi ces ‘’capitaines d’industrie’’, il y a Serigne Saliou Wane. Gérant de PME depuis 2011, il emploie quatre personnes et commercialise, à l’en croire, la « meilleure variété de café Touba nommée +Santos+ ». Il vend le kilogramme à 3000FCFA.

Ses frais mensuels sont estimés à 750 000 FCFA (eau, électricité, employés, …), non compris le loyer estimé à 150 000 FCFA. Malgré toutes ces charges, il s’en sort bien grâce à la « baraka », glisse-t-il dans un sourire.

« Beaucoup de personnes garent leurs voitures pour venir siroter du café. Je reçois aussi des commandes de l’étranger et d’ici même pour certaines cérémonies », renseigne le disciple mouride qui reconnait beaucoup de ‘’vertus’’ à la célèbre boisson.

« Les vertus ésotériques du café Touba sont même plus nombreuses. Comme le filtrage est accompagné de la récitation des cinq premiers versets de la Sourate La Vache du Coran, le buveur de ce café est pardonné de tous ses pêchés », soutient Saliou qui ajoute que grâce au ‘’djar’’ il améliore la vue  et gomme la fatigue.

Même si les nutritionnistes disent que « ce café contient beaucoup d’acides qui sont la base de toutes les maladies », M. Ndao trouve qu’il n’y a « pas encore d’études sanitaires sur le plan national ».

Il confirme ainsi le président du comité scientifique Ignite « Café-santé, un univers à découvrir », Professeur Saïd Nourou Diop, qui, 7 ans auparavant, avait recommandé des études à long terme sur le café Touba pour déterminer sa comestibilité au vu des substances aromatiques auxquelles on lui associe.

« Si on parle de la caféine contenue là-dedans, il n’y a pas de problème, mais les substances qui y sont ajoutées, notamment le djar et le xorom polé, sont utilisées dans la pharmacopée sénégalaise pour des effets stimulants sur certaines affections de la personne comme la toux, les maux de gorge, etc. », expliquait Pr Diop, par ailleurs directeur du centre de diabète Marc Sankalé de l’hôpital Abass Ndao de Dakar.

Malgré les spéculations, le café Touba continue d’occuper une place de choix dans l’alimentation des Sénégalais… Surtout lors des cérémonies religieuses drainant des foules immenses, à l’image du Magal de Touba, un évènement commémorant le départ en exil au Gabon de Cheikh Ahmadou Bamba.

Cinq ans ferme pour Khalifa Sall, l’emblématique maire de Dakar

Après deux mois et demi de procès, Khalifa Sall, maire de Dakar, a été condamné vendredi 30 mars à cinq ans de prison ferme pour escroquerie dans l’affaire de la caisse d’avance de la mairie de la capitale sénégalaise.

“Le verdict du procès de Khalifa Sall et ses coprévenus est tombé net comme un couperet”, rapporte le site d’information sénégalais Rewmi. Khalifa Ababacar Sall, l’emblématique député et maire de Dakar, ainsi que son directeur des affaires financières, Mbaye Touré, ont été jugés par le tribunal coupables de plusieurs délits, notamment ceux d’escroquerie aux deniers publics, de faux et usage de faux. Ils ont également été reconnus coupables de complicité pour faux en écriture privée.

Sur le délit de détournement de deniers publics, le maire a été déclaré innocent. Le tribunal a également rejeté les accusations d’association de malfaiteurs et de blanchiment d’argent. Finalement, Khalifa Sall écope de cinq ans de prison ferme. En plus de sa condamnation, le maire socialiste est sommé de régler une amende de 5 millions de francs CFA (environ 7 600 euros). Sans surprise, ses avocats ont déjà indiqué leur volonté de faire appel de ce jugement.

La décision du juge Malick Lamotte est en deçà des réquisitions du parquet, qui réclamait une peine de sept ans d’emprisonnement ferme, accompagnée d’une amende de 5,5 milliards de francs CFA (environ 8 millions d’euros). L’issue du procès ne faisait aucun doute pour Cheikh Moussa Sarr de Rewmi :

Très tôt, on a senti l’étau se resserrer autour de Khalifa Sall, qui semblait aller inéluctablement vers une condamnation.”
La chute de l’homme politique, élu à la tête de la mairie de Dakar en 2009, populaire auprès des Sénégalais, commence le 7 mars 2017, lors de son incarcération à la prison dakaroise de Rebeuss. Un audit effectué par l’Inspection générale de l’État (IGE) avait conclu que le maire de la capitale s’était allègrement servi, entre 2011 et 2015, dans la caisse d’avance de la ville, alimentée mensuellement de 30 millions de francs CFA (environ 50 000 euros) et normalement utilisée pour répondre aux besoins urgents des populations. Mais le rapport de l’IGE transmis à la justice doute de l’authenticité des factures justifiant l’affectation des sommes. L’accusé, suspecté d’avoir détourné 1,8 milliard de F CFA (2,8 millions d’euros), dort derrière les barreaux depuis.

L’enjeu de la présidentielle de 2019
“Les factures utilisées pour décaisser l’argent déclarées fausses, le chef d‘inculpation portant faux et usage de faux peut entraîner un retrait des droits civiques du candidat potentiel à la présidentielle de 2019”, croit savoir le site d’information Dakar Actu.C’est là que repose le véritable enjeu de ce procès considéré comme une cabale politique pour les avocats du député-maire, qui se disent “convaincus que ce procès avait pour seul but d’écarter le maire de Dakar de la prochaine élection (présidentielle, NDLR)”, poursuit le portail d’actualités Rewmi.

Cette affaire politico-judiciaire tient le Sénégal en haleine depuis plus d’un an. Très attendu, le verdict a failli être reporté à cause de l’appel à la grève du Syndicat des travailleurs de la justice. Mais “le juge Malick Lamotte a manifesté sa volonté de tenir l’audience. Ce, en évoquant une disposition judiciaire qui lui permet d’assurer la continuité du service public de la justice”, rappelle le site La vie sénégalaise.

Sénégal : procès du maire de Dakar, décision le 30 mars

Le jugement en délibéré du procès du maire de Dakar (Khalifa Sall, jugé avec sept de ses collaborateurs pour détournement de fonds publics) aura lieu le 30 mars 2018. La décision d’un tribunal correctionnel de la capitale sénégalaise a été prononcée vendredi soir.

Ce procès occupe l’actualité au Sénégal depuis plus d’un mois, à un an de la présidentielle de 2019 pour laquelle Khalifa Sall, 62 ans et maire de Dakar depuis 2009, est un probable candidat face au président Macky Sall élu en 2012 pour sept ans.

Khalifa Sall et ses co-prévenus (directeur administratif et financier, comptables, secrétaire…) sont jugés pour le détournement présumé d’1,83 milliard de FCFA (2,8 millions d’euros) entre 2011 et 2015.

Ils sont accusés de “faux et usage de faux en écriture de commerce, faux dans les documents administratifs, escroquerie portant sur les deniers, blanchiment de capitaux et association de malfaiteurs, détournement de deniers publics et complicité de détournement de deniers publics”.

Les avocats de Khalifa Sall maintiennent leur argumentation, adoptée depuis le début de ce procès ouvert le 14 décembre qui a effectivement démarré le 23 janvier après plusieurs reports.

Ils ont demandé l’annulation de la procédure, invoquant notamment absence d’un avocat au côté des prévenus en garde à vue, et la libération des accusés.

“Je conçois cette affaire comme étant un soutien que l’on apporte à un gouvernement qui projette de rester au pouvoir” en éliminant un adversaire, a déclaré vendredi Me Abdou Daly Kâne, un avocat de la défense, faisant allusion au scrutin présidentiel de 2019.

Le procureur de la République, Serigne Bassirou Guèye, a réaffirmé que les infractions visant les prévenus étaient constituées quelle que soit la nature des fonds. Pour lui, l’agent judiciaire et les avocats de l’Etat, le maire de Dakar a utilisé de “fausses factures”.

Le procureur avait requis le 16 février sept ans ferme et une amende de 5,49 milliards de francs CFA (8,37 millions d’euros) contre Khalifa Sall et le directeur administratif et financier de la Ville de Dakar, Mbaye Touré.

Il a réclamé des peines de deux ans, dont un avec sursis, à cinq années de prison ferme contre quatre prévenus et la relaxe pour deux autres.

L‘état du Sénégal réclame pour sa part plus de 10 millions d’euros de dommages et intérêts au maire et à ses co-accusés.

Socialiste dissident, le maire de Dakar est en détention provisoire depuis que cette affaire a éclaté en mars, ce qui ne l’a pas empêché d‘être élu député en juillet dernier.

Procès de Khalifa Sall au Sénégal: la mairie de Dakar protège son maire

Le procès Khalifa Sall se poursuit toujours au palais de justice de Dakar. Avec ce vendredi matin, les plaidoiries de la mairie de Dakar. Une mairie qui cherche dans cette procédure à protéger le maire. Khalifa Sall est soupçonné de détournements de deniers publics, mais contrairement à l’Etat qui estime que de l’argent a bel et bien été détourné, la mairie s’estime victime d’un préjudice moral, car l’image de la mairie a été écornée.
C’est une posture particulière, une stratégie judiciaire inédite. Dans le droit, une partie civile revendique normalement un préjudice. Mais dans leurs plaidoiries, les avocats de la mairie n’ont jamais évoqué la question des détournements. Tout l’argumentaire déployé à la barre n’a visé qu’une seule chose : prouver que l’Etat n’a rien à faire dans ce procès.

« Car l’argent du budget n’appartient pas à l’Etat, mais bien à la mairie », affirme l’un des avocats. « Les textes de loi, les règles de la comptabilité publique sont clairs », ajoute un autre. Pour les défenseurs de la mairie de Dakar, les avocats de l’Etat ne sont que « des usurpateurs, car l’Etat n’a pas le monopole de la partie civile ».

Jeudi, l’Etat a demandé dix milliards de francs CFA au titre du préjudice moral et financier. « La justice doit être sereine. Nous avons l‘obligation de faire appliquer la loi », explique l’un des avocats de la mairie qui poursuit : « On ne saurait accepter que sur nos propres fonds, l’Etat vienne, par quelle alchimie d’ailleurs et demande six milliards ».

La mairie défend donc son maire, Khalifa Sall, et devra d’ailleurs attendre le verdict pour savoir si sa présence dans ce procès est valide. En effet, sa demande de constitution de parte civile, déposée huit jours avant le procès, a été versée au fond.

Procès du Maire de Dakar : L’Etat réclame 6,830 milliards à Khalifa Sall et ses co-prévenus

L’Etat du Sénégal a réclamé à Khalifa Sall et ses co-prévenus, 6,830 milliards de FCfa en guise de dommages et intérêts, en réparation d’un préjudice à la fois matériel (1,830 milliard) et moral (5 milliards).

C’est l’Agent judiciaire de l’État (Aje) qui a formulé la demande, au cours de sa plaidoirie ce jeudi. Aux yeux du représentant de l’État, il y a suffisamment d’éléments à charge contre le Maire de Dakar et Cie.

Détournement de deniers publics d’1 milliard 830 millions de F CFA, faux et usage de faux en écriture privée, entre autres infractions. Telles sont les charges retenues contre les prévenus de l’affaire de la caisse d’avance par Antoine Félix Diome.

L’Agent judiciaire de l’Etat a ouvert le bal des plaidoiries, dans le cadre du procès Khalifa Sall. L’ex-procureur spécial près de la Crei est convaincu que l’État a subi un préjudice né directement de l’infraction commise par Khalifa Sall et autres. « Le préjudice est à la fois matériel et moral », si l’on en croit le magistrat. C’est pourquoi l’Etat, dit-il, a bien intérêt à agir dans le dossier.

Les collaborateurs du maire de Dakar en difficulté au procès de Khalifa Sall

Des collaborateurs du maire de Dakar, Khalifa Sall, jugés à ses côtés pour « détournements de fonds publics », ont été mis en difficulté devant le tribunal correctionnel de Dakar, où l’élu dakarois a une nouvelle fois dénoncé un procès à visées « politiques ».

« Il faut cesser de malmener nos clients comme des canards sauvages », a fini par lancer, excédé, un avocat de la défense, après plusieurs de questions du président du tribunal, de l’agent financier et des avocats de l’Etat, qui s’est porté partie civile.

Khalifa Sall, maire de Dakar depuis 2009, et sept de ses collaborateurs doivent répondre de dépenses de plus de 2,7 millions d’euros prélevés sur plusieurs années, selon la justice, dans les caisses de la mairie de Dakar.

Cet argent aurait notamment servi à payer des « réceptions » et des « cérémonies », a rappelé le procureur.

« Il s’agissait de fonds politiques et pour cela nous avons une compréhension », a expliqué l’un des prévenus clé, le directeur administratif et financier de la mairie, Mbaye Touré.

Il a reconnu avoir signé des procès verbaux accusant la réception et le paiement de riz et de mil, tous deux fictifs. « L’objectif n’était pas de réceptionner du riz et du mil », a-t-il dit.

Il a expliqué que les fonds politiques étaient « à la disposition discrétionnaire » des élus mais qu’il fallait néanmoins trouver un moyen d’inscrire ces dépenses dans la comptabilité.

« Tous les acteurs étaient courant de ce mécanisme », qui existait bien avant l’élection de Khalifa Sall, a avancé M. Touré, qui est, comme le maire et une demi-douzaine d’autres prévenus, en détention provisoire depuis mars 2017.

Il a refusé de dire si Khalifa Sall était lui-même au courant de ce mécanisme, mais il l’a désigné comme le gestionnaire réel de ces fonds.

Yaya Bodian, un comptable de la mairie, a reconnu avoir réalisé de fausses factures avec le tampon d’une société disparue depuis des années. « C’était juste pour régler un problème comptable », a-t-il dit à au moins 26 reprises.

Khalifa Sall n’a pas été invité à répondre aux questions du tribunal. Mais, en début d’audience, il assuré n’avoir « commis aucune malversation ».

« Nous n’avons détourné aucun sou. Nous n’avons touché aucun franc de l’Etat », a-t-il dit dans une déclaration liminaire. « Je ne suis pas quelqu’un qui prend et je n’ai jamais pris ».

« L’objet de ce procès est de mener un combat politique contre un adversaire », a accusé le maire de Dakar.

Les partisans de Khalifa Sall, un socialiste dissident, imputent ses déboires judiciaires à sa fronde contre la majorité du président Macky Sall, dont fait partie le PS, et à sa volonté de se présenter à la présidentielle en 2019, des soupçons rejetés par les responsables du pouvoir.