Les États-Unis soutiennent des élections libres et équitables au Sénégal

La Ministre de la Justice clarifie les enjeux autour du report des élections au Sénégal

Dans un entretien exclusif avec le journal français « Le Figaro », la ministre de la Justice et garde des sceaux, Me Aïssata Tall Sall, revient sur les tensions entre le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire au Sénégal. Alors que l’Assemblée nationale a voté en faveur du report des élections suite à la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire, la ministre rejette toute implication de l’exécutif dans cette décision.

Selon Me Aïssata Tall Sall, le report des élections est le résultat d’une initiative de l’opposition, préoccupée par le traitement réservé à son candidat, Karim Wade, par le Conseil constitutionnel. Elle insiste sur le respect de la séparation des pouvoirs et décline toute responsabilité de l’exécutif dans cette affaire.

La ministre rappelle également que le président Macky Sall, en tant que garant de l’ordre constitutionnel, ne pouvait pas intervenir dans le différend entre l’Assemblée nationale et le Conseil constitutionnel. Elle souligne que la durée du mandat présidentiel demeure inchangée, conformément à l’article 27 de la Constitution sénégalaise.

Malgré les critiques émanant de l’opposition et de la société civile, qualifiant la situation de « coup d’État constitutionnel », Me Aïssata Tall Sall défend la légalité des actions entreprises par le gouvernement. Elle affirme que le Sénégal reste une démocratie solide où la primauté de la loi est respectée.

La ministre assure également que le dialogue est engagé avec la communauté internationale pour expliquer la situation et garantir le déroulement pacifique et inclusif des élections à venir. Elle réaffirme l’engagement du gouvernement à maintenir l’ordre public dans le calme et la stabilité, conformément aux principes démocratiques du pays.

Déclaration d’inconstitutionnalité : Loi n°04/2024 contestée par des parlementaires

Après la contestation de la loi n°04/2024 par le groupe parlementaire Yewwi Askan Wi, une nouvelle requête a été déposée devant le Conseil constitutionnel le jeudi 8 février.

Les députés Thierno Alassane Sall de la République des Valeurs, Papa Djibril Fall du mouvement les Serviteurs, Ndèye Fatou Guisse du mouvement politique Fékke Ma Ci Boole, ainsi que 14 parlementaires de Taxawu Senegal ont soumis un recours en inconstitutionnalité contre la loi n°2024-04 du 5 février 2024. Le document a été publié sur Facebook par Babacar Abba Mbaye.

Concernant la recevabilité du recours, les députés ont agi conformément à l’article 74 de la Constitution, qui stipule que le Conseil constitutionnel peut être saisi d’un recours par au moins un dixième des membres de l’Assemblée nationale dans les six jours suivant l’adoption définitive d’une loi. La requête, signée par 18 députés, a été déposée dans le délai imparti et est accompagnée de deux copies de la loi en question.

La compétence du Conseil constitutionnel est incontestée dans ce domaine, étant la juridiction chargée de veiller au respect de la Constitution. La décision précédente du Conseil constitutionnel a clairement établi que la durée du mandat présidentiel ne peut être ni abrégée ni prorogée, quelle que soit la raison. Ainsi, toute loi dérogeant à cette règle est contraire à la Constitution.

Par conséquent, le Conseil constitutionnel a jugé la requête recevable et a déclaré la loi n°2024-04 du 5 février 2024 contraire à la Constitution, celle-ci ayant été adoptée en séance plénière de l’Assemblée nationale le 5 février 2024.

Renouvellement de la confiance et du dialogue politique lors du conseil des Ministres

Lors du conseil des ministres qu’il a présidé hier , mercredi 7 février 2024 , le président de la République , Macky Sall a réaffirmé sa confiance envers son Premier ministre Amadou Ba et l’ensemble des ministres . Le communiqué du conseil des ministres précise

Lors du conseil des ministres qu’il a présidé hier, mercredi 7 février 2024, le président de la République, Macky Sall, a réaffirmé sa confiance envers son Premier ministre Amadou Ba et l’ensemble des ministres. Le communiqué du Conseil des ministres précise que le chef de l’État a notamment demandé au gouvernement de prendre toutes les dispositions nécessaires pour organiser dans les meilleures conditions le scrutin présidentiel à la nouvelle date fixée.

Le texte indique que le président Sall est revenu sur le vote par l’Assemblée nationale de la proposition de loi fixant la nouvelle date du scrutin présidentiel au 15 décembre 2024, réaffirmant sa décision de ne pas participer à l’élection. Il a également souligné sa détermination à poursuivre le dialogue avec tous les acteurs politiques et les forces vives de la Nation, dans le but de renforcer notre démocratie à travers un processus électoral transparent, libre et inclusif, ainsi que la crédibilité de nos institutions.

De son côté, Amadou Ba a renouvelé son engagement envers Macky Sall. Le Premier Ministre a réitéré sa loyauté envers le Président de la République et soutenu sa décision du 3 février 2024, tout en exprimant sa gratitude pour la confiance renouvelée à son égard et envers le gouvernement. Il a exhorté les ministres à prendre les mesures nécessaires pour une bonne organisation du dialogue national et la conduite efficace du processus électoral.

Candidats à la Présidence 2024 dénoncent un prétendu “Coup d’État constitutionnel” de Macky Sall

Les candidats à l’élection présidentielle 2024, regroupés sous le collectif « Collectif des Candidats de l’Opposition à la Présidentielle 2024 », ont tenu une conférence de presse pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « coup d’État constitutionnel » orchestré par le Président Macky Sall et ses alliés.

Thierno Alassane Sall, candidat ayant contesté la candidature de Karim Meissa Wade, a vivement critiqué le chef de l’État et ses « complices constitutionnels ». Il a salué la réaction de la communauté internationale face aux événements récents au Sénégal, notamment la récente suspension de l’accès à Internet mobile.

Selon M. Sall, les actions de Macky Sall et de ses partisans représentent l’un des épisodes les plus sombres de l’histoire politique du pays. Il a souligné que cette tentative de coup d’État a été unanimement condamnée, isolant le président Sall et ses alliés.

Évoquant les réactions des autorités morales du pays, Thierno Alassane Sall a salué la position ferme de l’Archevêque de Dakar, déclarant que la paix repose sur la vérité, actuellement bafouée au Sénégal.

Dans des termes incisifs, le président de la République des Valeurs a affirmé que Macky Sall était désavoué par la majorité des constitutionnalistes du pays, à l’exception de ses partisans. Il a qualifié ces derniers de « petits hommes entourés de petits hommes », soulignant la nécessité de nommer les choses telles qu’elles sont.

Le Député-Maire de Tivaouane justifie l’amendement de la Date de l’Élection présidentielle

Demba Diop Sy, député-maire de Tivaouane et initiateur de l’amendement fixant la date de l’élection présidentielle au 15 décembre 2024, explique sa proposition adoptée par les groupes parlementaires « Benno Bokk Yakaar » et « Wallu Sénégal ».

Dans une interview accordée aux Échos, Diop Sy évoque les fêtes religieuses du Magal et du Gamou, respectivement prévues pour le 24 août et le 15 septembre prochains, pour justifier son choix.

Il souligne que le mandat du président de la République s’achève le 2 avril prochain et non le 25 février, donc les 6 mois proposés devraient être calculés à partir du 2 avril.

Le député explique que cela signifierait que le mandat pourrait prendre fin le 2 octobre, mais que le calendrier électoral serait également impacté par le Magal de Touba et le Gamou.

Diop Sy mentionne également le soutien de certains députés de l’opposition à sa démarche, soulignant qu’ils ont approuvé la décision pour éviter une reprise des manifestations si l’élection était fixée au-delà de l’année électorale.

Il conclut en affirmant que son principal objectif est la paix et la stabilité du pays.

La CEDEAO appelle à un rétablissement urgent du calendrier électoral au Sénégal

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) exhorte la classe politique sénégalaise à rétablir rapidement le calendrier électoral conformément à la Constitution. Dans un communiqué publié mardi, l’organisation régionale promet son soutien pour maintenir la tradition démocratique du pays.

La CEDEAO met en garde contre toute action ou déclaration allant à l’encontre de la Constitution et rappelle à tous leur responsabilité dans le maintien de la paix et de la stabilité. L’Assemblée nationale du Sénégal a adopté lundi soir une proposition de loi reportant l’élection présidentielle du 25 février au 15 décembre 2024.

Le président Macky Sall a également abrogé le décret convoquant le corps électoral en raison d’un différend entre le Conseil constitutionnel et l’Assemblée nationale concernant la liste définitive des candidats à la présidentielle.

Plaidoyer pour l’élargissement de l’OHADA : Vers un univers juridique élargi en Afrique

La Garde des Sceaux et ministre de la Justice, Me Aissata Tall Sall, a appelé à l’expansion de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA) vers de nouveaux États, lors de la 57ème session du Conseil des ministres de l’OHADA qui s’est ouverte ce mardi.

« Plus nous serons grands plus nous serons élargis, plus l’OHADA marchera ; nous voulons enregistrer des adhésions parce que notre organisation marche, elle fait des émules, des pays veulent nous rejoindre et nous ne pouvons que nous en féliciter », a déclaré Me Aissata Tall Sall.

Actuellement composée de 17 pays, l’OHADA accueille des nouveaux membres tandis que d’autres expriment leur intérêt. Me Sall a souligné l’importance de dissiper tout doute dans l’esprit des États potentiels pour les inciter à rejoindre l’organisation.

Le Sénégal, qui assure la mandature de l’OHADA pour 2024, s’est engagé à soutenir l’organisation dans ses défis actuels et futurs. Me Sall a identifié plusieurs défis, notamment la réunion des chefs d’État et de gouvernement, qui ne s’est pas tenue depuis 11 ans, et la nécessité de moderniser le fonctionnement des organes de l’OHADA.

Moustapha Ba, ministre des Finances et du Budget, a souligné que l’harmonisation du droit des affaires reste un travail continu, compte tenu de l’évolution économique et sociale. Des réformes sont nécessaires pour adapter l’OHADA à un monde globalisé et numérique en perpétuel changement.

En maintenant le flambeau et en poursuivant les réformes, le Sénégal s’engage à consolider les acquis de l’OHADA et à promouvoir un environnement juridique favorable au développement des activités économiques en Afrique.

Démission de Awa Marie Coll Seck

Le Professeur Awa Marie Coll Seck a officiellement remis sa démission de ses postes de ministre d’État et de présidente du Comité national de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (CN-ITIE), selon un communiqué émanant de son service de communication daté de mardi.

Le communiqué rapporte que « Ce jour, le Professeur Awa Marie Coll Seck a présenté au Président de la République, Macky Sall, sa lettre de démission de ses fonctions de ministre d’État et de présidente du Comité national de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives ».

L’ex-ministre de la Santé a déclaré son retrait de ses fonctions officielles afin de rester en cohérence avec ses convictions personnelles et ses valeurs, indique la source.

Madame Seck, dans ses remerciements au président Macky Sall, reste convaincue que « le Sénégal mérite de voir son calendrier républicain respecté même si notre processus électoral reste à parfaire ».

La Coalition Gakou 2024 dénonce un coup d’État constitutionnel et réclame le respect du calendrier électoral

Dans un communiqué publié aujourd’hui, la Coalition Gakou 2024 exprime son indignation face au vote de la proposition de loi par l’Assemblée nationale et à la publication du décret 2024-04 du 03 février 2024, abrogeant le décret 2023-2283 du 29 novembre 2023 et fixant la date de l’élection au 15 décembre 2024.

Malick Gakou, leader de la coalition, dénonce fermement cet acte, le qualifiant de forfaiture et de coup d’État constitutionnel. Il appelle toutes les forces vives de la nation à se mobiliser pour exiger le respect du calendrier électoral initial et la tenue de l’élection le 25 février 2024.

La Coalition Gakou 2024 a pris des mesures concrètes en déposant une requête ce lundi 05 février auprès du greffe du Conseil constitutionnel, enregistrée sous le numéro J/C/24 du 05 février 2024. Cette requête vise à demander la poursuite du processus électoral et à contester la légalité de la proposition de loi et du décret en question.

La coalition en appelle au Conseil Constitutionnel pour qu’il use de ses prérogatives régaliennes et traite avec diligence les requêtes des candidats à la présidentielle. Elle demande également au Conseil de déclarer la proposition de loi et le décret comme étant anticonstitutionnels, afin de rétablir l’intégrité du processus électoral.

L’opposition dénonce les agissements de Macky Sall et exige la liberté d’expression

Dans une déclaration poignante, Mamadou Diallo, délégué régional de Thiès, a pointé du doigt le président Macky Sall, l’accusant de priver l’opposition de tout moyen d’expression légitime. Cette réaction fait suite à l’interpellation de leur leader, Madame Anta Babacar Ngom, présidente d’ARC, le dimanche 4 février 2024, alors qu’elle exerçait ses droits constitutionnels.

Les partisans d’Anta Babacar Ngom insistent sur le respect du calendrier électoral et condamnent fermement la décision unilatérale d’annulation du processus électoral.

« Nous mettons en lumière les actes de violence infligés à notre leader, Madame Anta Babacar Ngom, présidente de l’ARC, devant l’opinion nationale et internationale. Nous demandons instamment la tenue rapide de l’élection présidentielle pour sortir de cette crise délibérément entretenue par Macky Sall et ses partisans. Nous userons de tous nos droits pour garantir l’expression démocratique », a souligné Diallo.

Cette déclaration met en lumière les préoccupations croissantes concernant la liberté d’expression et le respect des droits démocratiques fondamentaux dans le pays.

Abrogation du décret de convocation électorale pour l’élection présidentielle du 25 février 2024

Le projet de décret annonçant l’abrogation du décret N°2023-2283 qui avait convoqué le collège électoral pour l’élection présidentielle du 25 février 2024 a été rendu public lundi soir.
Selon l’article premier daté du 03 février, contresigné par le Premier ministre Amadou Ba, « le décret 2023-2283 du 29 novembre 2023 convoquant le corps électoral pour l’élection présidentielle du 25 février 2024 est annulé ».
L’article deux précise que « le ministre de l’Intérieur, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, le Ministre des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur ainsi que le Ministre des Finances et du Budget sont chargés, chacun dans leur domaine de compétence, de mettre en œuvre le présent décret qui sera publié au journal officiel ».
Le rapport accompagnant le texte indique que « par décret en date du 29 novembre 2023, les électeurs sénégalais, qu’ils résident sur le territoire national ou à l’étranger, avaient été convoqués pour l’élection présidentielle du dimanche 25 février 2024 ».
« Cependant, ajoute le rapport, après avoir pris connaissance de la proposition de loi constitutionnelle visant à déroger à l’article 31 de la Constitution, dont vous avez été saisis pour avis, il est proposé d’annuler le décret 2023-2283 du 29 novembre 2023 convoquant le corps électoral pour l’élection présidentielle du 25 février 2024 ».

Affaire Rose Wardini : La famille réfute les accusations de fraude sur la nationalité

L’affaire entourant Rose Wardini suscite des réactions, notamment  de la famille de la gynécologue, son frère, le colonel à la retraite Antoine Wardini, a tenu à clarifier les accusations portées contre elle. Rose Wardini est accusée de fraude sur sa nationalité, affirmant détenir la nationalité française en plus de la nationalité sénégalaise.

Le colonel Antoine Wardini, ancien directeur de la direction des relations publiques de l’armée (Dirpa), a formellement contesté ces allégations en déclarant : « Je le jure sur ma vie, Rose Wardini, accusée de ceci ou de cela, n’a pas de père français, n’a pas de mère française, n’a aucun frère français et n’a aucune sœur française. »

En outre, l’ancien ambassadeur du Sénégal au Brésil a rappelé les liens de sa sœur avec le Sénégal : « Si vous voulez savoir qui est Rose Wardini, allez à Mbacké et au village de Latmingué. Rose n’a jamais vécu en France, n’a jamais travaillé pour la France, n’a jamais servi les intérêts des Français. »

Malgré ces déclarations, Rose Wardini demeure en garde à vue, et la gynécologue devrait comparaître devant le procureur de la République ce lundi.

Report de l’élection présidentielle au Sénégal suite à des préoccupations d’intégrité électorale

Dans un discours adressé à la nation le samedi 3 février , le président sénégalais Macky Sall a annoncé le report indéfini de l’élection présidentielle prévue initialement le 25 février. Cette décision intervient juste avant le début de la campagne électorale, suite à la mise en place d’une commission parlementaire enquêtant sur des allégations d’atteinte à l’intégrité électorale impliquant deux juges du Conseil constitutionnel.

Le chef de l’État sénégalais a déclaré avoir abrogé son décret fixant la date du scrutin présidentiel au 25 février 2024, soulignant la nécessité de garantir un processus électoral transparent et libre. Il a annoncé son intention d’engager un dialogue national ouvert pour réunir les conditions nécessaires à une élection inclusive, mais n’a pas précisé de nouvelle date.

Le président Macky Sall a expliqué que le différend entre l’Assemblée nationale et le Conseil constitutionnel, lié à des allégations de corruption de juges, ne doit pas conduire à une nouvelle crise, rappelant les troubles meurtriers survenus en mars 2021 et juin 2023. Il a réaffirmé son engagement à ne pas être candidat et a promis de remettre le pouvoir au président élu début avril, conformément à ses précédentes déclarations en décembre.

Le contexte électoral était déjà complexe, marqué par des dissensions entre l’Assemblée nationale et le Conseil constitutionnel, qui avait validé un nombre record de vingt candidatures en janvier. L’élection, présentée comme la plus indécise depuis l’indépendance du pays en 1960, a suscité des doutes quant aux chances du Premier ministre Amadou Ba, choisi comme candidat du camp présidentiel en septembre, provoquant des divisions au sein de son propre camp.

Le Conseil constitutionnel a exclu de nombreux prétendants, y compris deux figures de l’opposition majeures : Ousmane Sonko, candidat antisystème en prison depuis juillet 2023 et disqualifié pour diverses raisons, et Karim Wade, ministre et fils de l’ancien président Abdoulaye Wade (2000-2012).

Karim Wade réagit à la création d’une commission électoral et appelle à une réforme démocratique au Sénégal

Karim Wade a salué une première victoire cruciale dans la lutte contre le coup d’État électoral au Sénégal. L’Assemblée Nationale a donné son aval à la création d’une commission d’enquête chargée d’examiner les circonstances entourant son élimination injuste, ainsi que celle d’autres candidats, lors de l’élection présidentielle du 25 février 2024. Pour lui, cette avancée est essentielle pour prévenir le chaos et protéger la démocratie.

Dans une déclaration, M. Wade a souligné que la prochaine bataille consistera à reporter cette élection présidentielle, qu’il considère comme un simulacre. Il a insisté sur la nécessité de mettre en place une Cour Constitutionnelle véritablement indépendante, composée de juges impartiaux, honnêtes et dévoués aux intérêts nationaux, à l’image des grandes démocraties mondiales. Il a plaidé en faveur de l’accès de chaque citoyen sénégalais à cette cour pour défendre ses droits.

Karim Wade a dénoncé l’utilisation du Conseil Constitutionnel pour exclure un candidat ayant renoncé à sa double nationalité, tout en autorisant d’autres candidats binationaux à participer. Il a qualifié cette disparité d’intolérable et d’injuste, soulignant le scandale qui en découle. Il a exprimé son impatience d’attendre les conclusions de la commission d’enquête, considérant ce moment comme décisif pour la démocratie sénégalaise et le début d’une ère de justice et d’équité dans le système électoral du pays.

120 députés sont favorables à l’adoption de la commission d’enquête parlementaire

Lors de la séance à l’Assemblée Nationale, le vote sur la création d’une commission d’enquête parlementaire a été approuvé par 120 députés, tandis que 24 ont exprimé leur opposition à cette initiative.

La commission, formée suite à ce vote, devra rapidement mettre en place son bureau et entamer ses travaux dans les prochains jours.

Rappelons que lors de la plénière du mercredi 31 janvier, les députés se sont penchés sur la proposition de création de cette commission d’enquête parlementaire, initiée par le groupe Liberté, démocratie et changement (PDS et Cie). L’objectif de cette commission est de faire la lumière sur les soupçons d’irrégularités dans le processus de vérification des parrainages en vue de la présidentielle du 25 février prochain, notamment des allégations de « corruption » impliquant directement deux membres du Conseil constitutionnel, à savoir le président Cheikh Tidiane Coulibaly et Cheikh Ndiaye.

Les membres désignés pour faire partie de la commission d’enquête parlementaire sont : Abdou Mbow, Ibrahima Baba Sall, Astou Ndiaye, Seydou Diouf, Cheikh Seck, Moussa Diakhate, Mamadou Lamine Thiam, Saliou Dieng, et Sira Ndoye Sall.

Il est à noter que le groupe YEWWI a décidé de ne pas siéger au sein de cette commission.

La Liberté de campagne en péril pour Bassirou Diomaye Faye : Refus de liberté provisoire

La Coalition « Diomaye Président » exprime son mécontentement face au rejet de la demande de liberté provisoire de Bassirou Diomaye Faye par le doyen des juges, Oumar Maham Diallo. Ce refus compromet la participation du candidat détenu à la campagne électorale débutant le 3 février 2024.

La Coalition affirme que le régime persiste dans une politique visant à priver les droits des opposants, soulignant que le doyen des juges a émis cette décision le 30 janvier 2024.

En réaction, les partisans de Bassirou Diomaye Faye insistent sur sa nécessité de bénéficier de la liberté provisoire pour assurer sa participation à la campagne électorale, en accord avec le principe d’égalité entre les candidats, tel que stipulé par le code électoral.

Malgré les déclarations du Président Macky Sall le 24 janvier 2024, affirmant qu’il ne s’opposerait pas à la liberté provisoire de Bassirou Diomaye Faye, et les propos du ministre de la justice le 27 janvier 2024, indiquant que la démarche devait être effectuée par les avocats pour convaincre le juge, la demande a été rejetée le 30 janvier.

La Coalition souligne l’injustice de priver un candidat, non encore jugé, de sa capacité à mener une campagne politique, qualifiant cet acte d’inexplicable et le considérant comme l’aboutissement d’une longue série d’atteintes aux libertés fondamentales survenue au cours des 12 dernières années.

Dans leur communiqué, les membres de la Coalition « Diomaye Président » préviennent que cette atteinte aux droits politiques de Bassirou Diomaye Faye prendra fin dans 25 jours, marquant ainsi une échéance critique pour la situation politique en cours.

Guy Marius Sagna dénonce le traitement sélectif des dossiers à l’Assemblée Nationale

Le député de la coalition Yewwi Askan Wi, Guy Marius Sagna, a vivement critiqué le traitement sélectif des dossiers à l’Assemblée nationale, en particulier ceux relatifs à la mise en place de commissions d’enquête parlementaire. Lors de son intervention, il a exprimé son indignation face à ce qu’il considère comme un non-respect de l’article 60 du règlement intérieur, qualifiant l’Assemblée nationale d’anti-démocratique.

Guy Marius Sagna a pris la parole immédiatement après la lecture du rapport portant sur le projet de résolution visant la création d’une commission d’enquête parlementaire sur les circonstances entourant l’élimination de Karim Wade de l’élection présidentielle. Il a souligné que, selon le rapport, entre décembre 2022 et août 2023, au moins dix (10) projets de résolution ont été déposés et classés sans suite par le Bureau de l’Assemblée nationale.

La dénonciation de Guy Marius Sagna met en lumière une préoccupation majeure concernant la transparence et la démocratie au sein de l’Assemblée nationale. Son constat pointe vers une apparente partialité dans le traitement des dossiers, mettant ainsi en question l’équité et la justice dans le processus décisionnel.

La critique du député souligne l’importance de respecter les procédures parlementaires, en particulier dans le contexte sensible des commissions d’enquête. Cette affaire risque de raviver le débat sur la nécessité de garantir un fonctionnement démocratique et équitable au sein de l’Assemblée nationale.

Les propos de Guy Marius Sagna soulèvent des interrogations quant à la manière dont les dossiers sont gérés à l’Assemblée nationale et soulignent la nécessité d’une réflexion approfondie sur les mécanismes internes afin de garantir la crédibilité et l’impartialité de l’institution parlementaire.

Diomaye Président : Une coalition qui s’affirme et sévit contre les traîtres

Dans la foulée de la déclaration d’Ousmane Sonko, désignant Bassirou Diomaye Faye comme son choix présidentiel pour février prochain, la coalition Diomaye président gagne en ampleur avec l’adhésion de candidats recalés et de mouvements politiques indépendants.

Lors de la cérémonie de signature de la charte de convention de cette coalition, tenue mardi, Mamadou Lamine Dianté, porte-parole du jour, a clarifié les règles du jeu. Il a souligné que toute personne coupable de faute au sein de la coalition pourrait faire l’objet d’une mise en demeure, d’un avertissement, voire d’une exclusion, selon la gravité de son acte.

La charte stipule clairement que toute négociation, compromis, ou divulgation de données à une partie adverse sans l’approbation de la coalition sera considérée comme une auto-exclusion, confirmée par délibération de la conférence des leaders.

Par ailleurs, Mamadou Lamine Dianté a annoncé que la coalition Diomaye président reste ouverte à tous les partis, mouvements politiques, citoyens, et personnalités indépendantes, tant au niveau national que dans la diaspora, à condition qu’ils acceptent les dispositions de la charte en vigueur.

Tension explosive à l’assemblée nationale : Thierno Alassane Sall défend sa cause et promeut la bonne gouvernance

Une séance parlementaire à l’Assemblée nationale du Sénégal a pris une tournure dramatique alors que le leader de la République des valeurs, Thierno Alassane Sall, s’est retrouvé au cœur d’une confrontation houleuse avec les députés du Parti Démocratique Sénégalais (PDS). Les événements ont révélé des échanges tendus, frôlant même l’affrontement physique et mettant en péril la sécurité du député.

Face à cette montée de tension, les députés de l’ex-Pastef ont joué un rôle décisif en intervenant rapidement. Craignant le pire, ils ont pris en charge Thierno Alassane Sall, l’escortant hors de la salle pour le protéger d’une éventuelle agression. Cette intervention a permis d’éviter un scénario potentiellement dangereux et a souligné l’importance de la solidarité au sein de l’Assemblée nationale.

La séance a été suspendue par le président de l’Assemblée nationale, conscient de la nécessité de ramener le calme et de préserver l’intégrité des débats parlementaires. Cette suspension met en lumière l’importance cruciale du respect des règles et du maintien de la discipline au sein de l’institution législative.

Suite à cet incident, Thierno Alassane Sall a annoncé son intention de porter plainte contre ses agresseurs, en particulier Mame Diarra Fam et d’autres députés du PDS. Ces derniers ont perturbé son discours en lui lançant des piques et des propos aigre-doux, créant ainsi un climat hostile au sein de l’Assemblée nationale.

Malgré cet épisode tumultueux, Thierno Alassane Sall réaffirme son engagement en faveur de la bonne gouvernance. Il a signé le Pacte de bonne gouvernance démocratique issu des conclusions des Assises nationales du Sénégal et encourage tous les leaders politiques du pays à adopter ces conclusions. Ces mesures visent à assurer la transparence et une gestion vertueuse des institutions de l’État, défiant ainsi les défis anciens qui entravent le bon fonctionnement du pays.

Neuf candidats à la présidentielle s’engagent pour la bonne gouvernance démocratique au Sénégal

Neuf des 20 candidats autorisés à participer à l’élection présidentielle du 25 février 2024 ont officialisé leur engagement envers la démocratie en signant  “le Pacte national de bonne gouvernance démocratique » lors d’une cérémonie à Dakar, mardi.

Les candidats Boubacar Camara, Mamadou Lamine Diallo, Thierno Alassane Sall, Khalifa Ababacar Sall et Cheikh Tidiane Dièye ont personnellement apposé leur signature sur le pacte, tandis que d’autres candidats tels que Bassirou Diomaye Faye, Malick Gakou, Anta Babacar Ngom et Serigne Mboup ont été représentés par des mandataires.

Dior Fall Sow, s’exprimant au nom des initiateurs du pacte, a souligné que l’application des conclusions des Assises nationales et des recommandations de la Commission nationale de réforme des institutions était cruciale pour garantir des institutions robustes, constituant ainsi un gage de bonne gouvernance démocratique.

Les Assises nationales du Sénégal font référence à des consultations citoyennes organisées entre le 1er juin 2008 et le 24 mai 2009, visant à trouver une solution consensuelle aux problèmes du pays dans divers domaines tels que l’éthique, la politique, l’économie, le social et le culturel.

La Commission nationale de réforme des institutions, mise en place en 2023, a élaboré un rapport proposant un ensemble de mesures destinées à renforcer la bonne gouvernance, l’État de droit, l’équilibre des pouvoirs, l’indépendance de la justice, les libertés publiques, et bien plus encore.

La société civile appelle à maintenir le calendrier électoral malgré les manquements

La Synergie des organisations de la société civile pour la paix (SOS/Paix) a émis une déclaration publique à Dakar, exprimant son opposition catégorique à tout report de l’élection présidentielle prévue le 25 février prochain au sein du pays. Malgré les « manquements » constatés dans la gestion du processus électoral, tels que la confusion des rôles entre l’administration et le Conseil constitutionnel, l’incapacité de la justice à faire respecter ses propres décisions, et le manque de transparence dans la gestion du fichier électoral, la société civile insiste sur le respect du calendrier électoral et des délais légaux.

Dans leur déclaration, les acteurs de la société civile reconnaissent que la Direction Générale des Élections (DGE) et l’administration n’ont pas exprimé d’incapacité à organiser le scrutin matériellement. Cependant, ils expriment leur préoccupation quant à une enquête parlementaire initiée par un parti dont le candidat a vu son dossier de candidature rejeté, contre deux membres du Conseil constitutionnel, « soupçonnés d’avoir été corrompus ». Ils mettent en garde contre les conséquences potentielles de telles actions, telles que la perte de crédibilité du Conseil constitutionnel, des contestations postélectorales, et un recul de la démocratie et de l’État de droit.

Les 23 organisations regroupées au sein de la SOS/Paix ont formulé six recommandations pour une meilleure gestion du processus électoral. Elles appellent à la publication de la carte électorale, à la sécurité des candidats, au respect des dispositions du Code électoral, à la séparation des pouvoirs, à l’accès équitable aux médias publics, et au respect du droit des citoyens à l’information et à l’accès à l’Internet. Cette prise de position vise à garantir l’intégrité du processus électoral tout en soulignant l’importance de maintenir la stabilité démocratique dans le pays.

Renforts importants pour Bassirou Diomaye Faye : Des leaders politiques et candidats rallient sa candidature

Bassirou Diomaye Faye, le candidat choisi par Ousmane Sonko pour la présidentielle de 2024, voit son camp se renforcer considérablement. Des leaders de partis, des candidats recalés et des mouvements politiques rejoignent massivement la coalition du président de l’ex-Pastef.

Mimi Touré a ouvert la voie, et désormais le Dr Cheikh Dieng et Aida Mbodji intègrent la coalition Diomaye 2024. Le Dr Cheikh Dieng, après une rencontre avec une délégation d’alliés d’Ousmane Sonko dirigée par Birame Souleye Diop, annonce publiquement son soutien au candidat Bassirou Diomaye Faye.

De son côté, Aida Mbodji, candidate recalée lors des contrôles de parrainages, prend un tournant politique en décidant de soutenir, pour cette présidentielle, le candidat choisi par le maire de Ziguinchor.

Notons qu’en 2019, Aida Mbodji avait exprimé son soutien à Idrissa Seck, qui est également candidat à la présidentielle de février 2024.

En parallèle, le Dr Cheikh Tidiane Dièye tiendra une conférence de presse cet après-midi. La question qui se pose est de savoir s’il renoncera à sa candidature, comme il l’avait précédemment déclaré, pour apporter son soutien au candidat choisi par Ousmane Sonko, soulignant ainsi l’unité entre Sonko et Diomaye.

Signature du Pacte National pour une gouvernance Démocratique : Neuf candidats s’engagent formellement

Le Juge Constitutionnel Cité dans une Affaire de Corruption Porte Plainte contre le Parti Démocratique Sénégalais

Dans une nouvelle évolution de l’affaire impliquant des allégations de corruption citées par le Parti démocratique sénégalais (PDS), le juge constitutionnel Cheikh Ndiaye a décidé de réagir en déposant une plainte. En date du 29 janvier 2024, Cheikh Ndiaye a soumis sa plainte au Parquet de Dakar, mettant en avant des accusations d’outrage à magistrat, diffamation, discrédit sur une décision de justice, et d’autres infractions.

La plainte, déposée par l’avocat de Cheikh Ndiaye, Me Bamba Cissé, vise explicitement les auteurs non identifiés d’une déclaration non signée provenant d’un parti politique. Cette déclaration allègue des faits de corruption et de collusion avec certains hommes politiques, mettant en cause la réputation du juge constitutionnel. De plus, la plainte inclut également toute personne ayant relayé directement ou indirectement ces accusations diffamatoires et mensongères à l’encontre de Cheikh Ndiaye.

À noter que le PDS a initié une procédure à l’Assemblée nationale, demandant la création d’une Commission d’enquête parlementaire pour examiner les circonstances de l’invalidation de la candidature de Karim Wade par le Conseil constitutionnel. Alors que la Commission des Lois de l’Assemblée nationale se réunit pour discuter de cette commission d’enquête, les accusations de corruption présumée, de connexions douteuses et de conflits d’intérêt portées contre certains juges du Conseil constitutionnel prennent une nouvelle tournure avec la plainte déposée par le juge Cheikh Ndiaye.

Appels Croissants au Report de l’Élection Présidentielle : Positions Fortes du Parti Démocratique Sénégalais

Ousmane Sonko dévoile son As dans la course présidentielle : Bassirou Diomaye Faye, le visage de l’alternative sénégalaise

Dans le cadre de sa stratégie électorale pour l’élection présidentielle de 2024, Ousmane Sonko a récemment levé le voile sur son candidat de prédilection lors de la diffusion de sa dernière vidéo ce dimanche. L’appel vibrant du leader de Pastef à soutenir Bassirou Diomaye Faye a marqué une étape cruciale dans la politique sénégalaise, créant un élan d’enthousiasme et d’intérêt parmi les citoyens du pays.

Bassirou Diomaye Faye incarne la nouvelle voie que souhaite ouvrir Sonko, offrant une alternative fraîche au statu quo politique qui a prévalu dans le pays pendant des années. Le candidat choisi est perçu comme un leader capable de transformer le Sénégal, répondant ainsi aux besoins et aspirations profondes de la population.

Ousmane Sonko, réputé pour ses positions tranchantes et son opposition farouche au régime en place, a présenté Bassirou Diomaye Faye comme le catalyseur d’une transformation majeure. L’accent est mis sur la rupture nécessaire avec les pratiques politiques traditionnelles, en faveur d’un gouvernement axé sur la transparence, la justice sociale et le progrès économique.

La déclaration récente d’Ousmane Sonko sur sa page Facebook, en date du 28 janvier, officialise le choix de Bassirou Diomaye Faye comme candidat principal du projet de l’Ex Pastef. Un choix motivé, selon l’opposant incarcéré, par le profil intellectuel et le parcours exceptionnel du candidat.

Dans une vidéo préenregistrée en juillet 2023, Ousmane Sonko, barricadé chez lui à la Cité Keur Gorgui, a expliqué les raisons de son choix en se basant sur quatre critères fondamentaux : le profil intellectuel, le parcours, l’implication dans le projet et la conformité avec l’architecture du parti Pastef.

Selon Sonko, qui affirme avoir préparé quatre vidéos présentant les profils de différents candidats au cas où le sien ne serait pas retenu, le choix de Bassirou Diomaye Faye est pragmatique, basé sur la raison plutôt que sur l’émotion. Ce tandem représente ainsi l’espoir d’une ère politique nouvelle et innovante pour le Sénégal.

Ousmane Sonko évoque sa stratégie électorale pour les élections de 2024

Dans une vidéo enregistrée avant son arrestation, Ousmane Sonko, leader de l’ex-Parti Pastef, expose sa stratégie électorale pour 2024, malgré sa détention au camp pénal.

Il évoque la pluralité de candidatures autour du projet, parlant d’une « stratégie pour faire passer le projet dès 2024 » et de la nécessité d’avoir un « passeur » en cas d’empêchement. Sonko envisage d’aller à la rencontre des Sénégalais en cas de parrainage, sinon il choisira des militants et alliés pour passer le cap du parrainage.

Après le parrainage, deux options se présentent selon Sonko : le retrait des autres candidats ou la participation collective avec un candidat désigné. Il assure que les candidats acceptent de se retirer si sa candidature est choisie. Le leader ne révèle pas encore qui « portera le projet » mais appelle ses militants à travailler en ce sens, promettant de dévoiler la décision au « moment opportun ». Sonko tend également la main à toutes les franges de l’opposition pour faire partir le régime actuel.

Rencontre entre le Président Macky Sall et les candidats recalés : Interpellations sur les irrégularités électorales et les cas emblématiques

Le Président Macky Sall a rencontré hier le collectif des candidats recalés de l’élection présidentielle du 25 février prochain. Cheikh Bamba Dieye, Alioune Sarr et d’autres ont saisi cette occasion pour exposer au chef de l’État les failles constatées dans le processus de parrainage, soulignant notamment plus de 500 000 électeurs non identifiés sur le fichier électoral.

Le collectif, formé en réponse aux graves irrégularités observées dans le processus électoral et de parrainage, a exposé au Président les manquements. Alioune Sarr, candidat de la coalition CAP24, a déclaré : « Nous avons considéré que tout cela doit être exposé au président de la République pour qu’il intervienne en tant que garant des institutions. »

En plus des irrégularités liées au parrainage et aux « clés non-exploitées », les membres du collectif ont abordé la situation de Bassirou Diomaye Faye, candidat de Pastef actuellement en prison. Cheikh Bamba Dieye a souligné l’absurdité que les autres candidats préparent leur campagne alors qu’il est incarcéré, demandant sa libération provisoire pour qu’il puisse mener sa campagne comme les autres. La situation du candidat Karim Wade a également été évoquée par Dr Alioune Sarr et ses camarades recalés au parrainage.

Les candidats ont rappelé au chef de l’État l’importance de préserver la paix et la stabilité, bien que la question d’un éventuel report de l’élection présidentielle n’ait pas été débattue.

Révélation des participants du Collectif des Candidats Spoliés en vue de l’entrevue avec le Président de la République Macky Sall

Le président Macky Sall a accepté de rencontrer le collectif des candidats spoliés ce mercredi à 18 heures. Le collectif enverra une délégation de 15 personnes pour cette entrevue. La liste des participants, publiée par le journal « L’Observateur », comprend des noms tels qu’Amdy Diallo Fall, Amadou Aly Kane, Alioune Sarr, Aida Goudiaby, Alpha Thiam, Cheikh Tidiane Gadio, Cheikh Bamba Dieye, Mouhamet Ben Diop, Ibrahima Cissokho, Aliou Camara, Issa Sadio Kanoute, Mansour Ndiaye, M. Diop, Babacar Gueye, Samba Ndiaye.

Cependant, des candidats dont les candidatures ont été validées par le Conseil constitutionnel craignent que le président utilise cette réunion comme prétexte pour reporter l’élection présidentielle et prolonger son mandat. Certains signataires initiaux de la lettre refusent désormais de rencontrer le président. Ousmane Sonko, dans un communiqué, a déclaré ne pas être associé à la lettre, affirmant que le président n’a plus de prérogatives sur le processus électoral.

Dr Abdourahmane Diouf, le député Abdou Mbacké Bara Doly, Aminata Touré et le professeur Amsatou Sow Sidibé ont exprimé leur désintérêt pour une rencontre avec le président, s’opposant à un éventuel report de l’élection présidentielle. Cheikh Hadjibou Soumaré, ancien Premier ministre et candidat recalé, ne participera pas non plus à cette rencontre, mettant en garde contre toute discussion concernant un report de l’élection présidentielle.

Bougane Gueye Dany a réservé sa décision. L’influence de ces candidats sur la décision présidentielle reste à déterminer, compte tenu de leur représentation dans l’électorat sénégalais.