Démolition de maisons à Diamniadio : les populations très remontées contre Diop Sy

Les populations de Diamniadio-Sud Extension, très remontées contre le député Démba Diop alias Diop Sy, n’ont pas manqué de manifester leur mécontentement au micro de sunugal24.net.

Pour cause : la démolition d’une trentaine de maisons et autres fondations par des agents de la Direction de la surveillance et du contrôle de l’occupation des sols (DSCOS).

Il disent ne pas comprendre l’attitude de Diop Sy qui les a laissés faire des briques, des fondements et des élévations pour venir démolir leur maisons.

Ils se disent prêts à tout et même des menaces de morts ont été proférées à l’endroit du député Diop Sy qui serait le propriétaire des lieux.

Ousmane Sonko: ‘’Je maintiens mes accusations…’’

Entre le ministre de l’Intérieur et le leader des Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef), il est difficile de savoir qui croire dans l’affaire dite de Ziguinchor. Alors que le premier nommé ne cesse, depuis l’éclatement de cette affaire, de nier toute implication de la gendarmerie nationale dans ce qu’il est convenu d’appeler une tentative d’intimidation, le second contre-attaque.

Invité hier de l’émission ‘’Objection’’ diffusée sur la radio privée Sud Fm, Ousmane Sonko accable de nouveau le ministre de l’Intérieur, avec de nouvelles révélations. Selon le leader de Pastef, les éléments dépêchés au siège de son parti sis à Ziguinchor et dans le domicile de sa maman pour tenter de mettre la main sur leurs fiches de parrainage, sont bien de la brigade de la Section de recherches qui existe bel et bien à Ziguinchor. ‘’Je maintiens qu’Aly Ngouille Ndiaye a raconté des contrevérités, quand il dit que la brigade de recherches n’intervient pas à Ziguinchor. C’est absolument faux et c’est grave de la part d’un ministre. Il est habitué des faits. Il avait inscrit des informations fausses et erronées dans les décrets de présentation pour faire bénéficier à Frank Timis de notre pétrole. Je dénonce les actes posés au nom de l’Etat par Aly Ngouille Ndiaye’’, charge l’ancien inspecteur principal des impôts et des domaines.

A en croire le candidat déclaré à la prochaine élection présidentielle du 24 février 2019, Aly Ngouille Ndiaye a mobilisé tout l’arsenal des renseignements généraux pour essayer de créer des dossiers contre lui. ‘’Vous verrez des développements dans les jours à venir’’. Ainsi, il dénonce un complot ourdi depuis le ministère de l’Intérieur pour, dit-il, ternir sa réputation. ‘’Il raconte des contrevérités, parce qu’il y a une brigade de la section des recherches à Ziguinchor. Je maintiens mes accusations. C’était un complot contre le candidat Ousmane Sonko. Si leur complot avait réussi, je serais aujourd’hui désigné comme complice d’une activité contrevenant aux lois et règlements de ce pays. Ça a été cousu de fil blanc’’, fulmine-t-il.

Revenant sur les faits relatés par son n°2, Birame Soulèye Diop, lors d’une conférence de presse tenue le 18 septembre dernier, il soutient mordicus que des gendarmes de la section de recherches se sont effectivement rendus à trois endroits différents. D’abord, à Lindiane pour, dit-il, interroger le collecteur des signatures de Pastef dépêché sur place devant des témoins et pour réclamer leurs fiches de parrainage, avant de jouer à l’intimidation. Après Lindiane, les éléments incriminés de la gendarmerie se sont, selon lui, déportés à la permanence du parti à Ziguinchor pour aller demander les mêmes fiches de parrainage.

Et ‘’quand on leur a opposé un refus là-bas, ils se sont rendus au domicile de ma maman pour intimider ma famille’’. ‘’Ils ont nié cette intervention, en essayant de nous faire passer pour des menteurs aux yeux des Sénégalais. Mais le lendemain, ils sont revenus au domicile familial pour dire que ceux qui étaient venus n’étaient pas des gendarmes, mais plutôt des usurpateurs de fonction qu’ils ont eux-mêmes identifiés, qu’ils auraient même arrêté et qu’ils convoqueraient les témoins pour venir les identifier’’, souligne-t-il. Relevant, dans la foulée, que le lendemain de la Tamkharit, ils ont convoqué les 5 témoins pour les soumettre à un interrogatoire.

Et c’est sur les lieux que l’un des gendarmes qui étaient venus là-bas a été identifié par les témoins. ‘’Quand le complot a été déjoué, ils ont voulu étouffer cette affaire. Mais ça ne se passera pas comme ça. Notre avocat est en train de faire ce qu’il faut et dans les jours à venir, il y aura des suites judiciaires, parce qu’on ne laissera pas passer’’, fulmine-t-il.

Décès de la députée Khady Ndiaye membre du groupe BBY

Le service de communication de l’Assemblée nationale a annoncé le décès dimanche à Dakar de la députée Khady Ndiaye membre du groupe parlementaire de la majorité présidentielle.

La parlementaire, décédée à l’hôpital Principal de Dakar, sera inhumée dans sa localité natale de Marlodji dans la région de Fatick, à l’issue d’une cérémonie de levée du corps prévue lundi à partir de 10 heures, a indiqué la même source.

La défunte, hôtelière de formation était âgée de cinquante ans. Elle avait été élue sur la liste Benno Bok Yakaar lors des dernières élections législatives organisées en 2017. Elle était également membre de l’Alliance pour la République (APR, au pouvoir).

Sénégal: devant Macky Sall, les étudiants demandent justice pour Fallou Sène

Le président sénégalais a inauguré de nouveaux dortoirs à l’université de Dakar, jeudi 4 octobre. En 2015, Macky Sall avait été accueilli par des jets de pierre. Et il y a six mois, le campus s’embrasait après la mort d’un étudiant à Saint-Louis, tué par les forces de l’ordre. A six mois de la présidentielle, cette visite s’est donc transformée en tribune politique.
« Même quand on jette des pierres, il y a moins de sécurité ». La petite phrase est d’un étudiant tenu à bonne distance de la cérémonie officielle.

A son arrivée, Macky Sall souriant est accueilli par les représentants étudiants. « C’est avec émotion que je me retrouve de nouveau parmi vous », déclare-t-il au micro.

Le chef de l’Etat visite un nouveau dortoir. Il y a en six en tout. Quatre mille nouveaux lits, six par chambres. Des investissements qui montent à 10 000 le nombre de places disponibles à la fac.

Les étudiants saluent ce geste, mais à la tribune, c’est bien la mort de Fallou Sène qui est évoqué par Doudou Diouf. « Les forces de l’ordre nous repoussent jusqu’à notre dernier retranchement pour nous ôter la vie. Il faut que le cancer se soigne, maintenant », lance-t-il.

Macky Sall avait promis une enquête rapide, mais pour le moment, rien n’a fuité sur la mort de Fallou Sène. Et le chef de l’Etat a rappelé que seule la justice pouvait trancher. « Je suis très sensible à votre message sur la justice, bien sûr. Bien sûr que la justice devra s’exprimer, s’exercer. Mais par ceux qui en ont la charge, pas par vous, étudiants, ou par nous, du gouvernement », a-t-il précisé.

Ovationné par une foule visiblement conquise, Macky Sall a en tout cas réussi son pari : revenir à l’université pour réaffirmer son autorité présidentielle.

Les anciens diplômés invités à soutenir la fondation de l’UCAD

Les anciens diplômés de l’Universités Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) ont été invités jeudi par le président Macky Sall à apporter leur soutien aux activités de la Fondation du premier établissement d’enseignement supérieur public sénégalais.

« Je demande à tous les alumnis de l’Université Cheikh Anta Diop d’apporter, à leur tour, leurs contributions aux activités de la Fondation UCAD », a-t-il lancé en présidant jeudi la cérémonie d’inauguration de nouveaux logements destinés aux étudiants.

« Peu importe les montants, nous avons beaucoup d’ingénieurs, d’avocats, de médecins, professeurs etc. qui ont été formés ici. Si chacun faisait un effort, nous pourrions accompagner l’Etat dans la transformation de cette belle université dans sa propreté’’ en vue d’aider à « son rayonnement », a poursuivi le président Sall.

Le chef de l’Etat a annoncé qu’il recevra samedi à 11 heures, le recteur de l’UCAD et les membres de la Fondation pour leur apporter son soutien en faveur de leurs actions portant sur la réhabilitation et le renouvellement de la première université publique sénégalaise.

Conseil des ministres de ce vendredi – Macky Sall va se pencher sur le budget 2019

Le Président de la République Macky Sall va remettre le Conseil des ministres ce vendredi, à la nouvelle salle Bruno Diatta.

La réunion  sera consacrée uniquement à l’examen du budget 2019, le dernier du septennat du président Macky Sall.

L’on apprend d’après Yerimpost que ce budget sera axé sur les urgences sociales et l’aboutissement des grands projets du Plan Sénégal Emergent (PSE) pour impacter son bilan d’ici le 24 février 2019.

 

Basket – Maguette Diop, directeur technique national: ‘’Nous avons senti une faiblesse du secteur intérieur’’

Le directeur technique national du basket-ball sénégalais, Maguette Diop, satisfait de la participation des Lionnes à la Coupe du monde (Tenerife, Espagne-2018), précise qu’il faut renforcer le jeu intérieur de l’équipe nationale féminine. L’instructeur à la Fédération internationale de basket association (Fiba Afrique) décortique, dans cette interview, les performances d’Astou Ndour, les perspectives du basket-ball dans les prochaines compétitions et la détection des basketteuses.

Le Sénégal est classé 12e à la Coupe du monde féminine de basket (Tenerife, Espagne-2018). Etes-vous satisfait de ce rang ?

L’équipe sénégalaise a fait un bon résultat. Je pense aussi que nous méritons ce classement, si on tient compte de notre performance durant le Mondial. L’encadrement technique, les joueuses et les administratifs ont effectué un bon travail permettant à l’équipe féminine sénégalaise de basket de faire une prestation remarquable à cette Coupe du monde 2018. Donc, je pense que cette 12e place est bien méritée, compte tenu de tous ces facteurs que je viens d’énumérer et qui ont contribué à cette place.

Maintenant, au-delà de ce classement général, il faudrait revoir la performance de l’équipe dans ce Mondial. L’équipe n’a jamais été ridicule durant les quatre matches qu’elle a livrés. Nous avons tenu la dragée haute à toutes les formations qui étaient en face de nous. Moi, je pense que c’est ça qu’il faut voir. L’équipe a joué avec le premier pays mondial, les Etats-Unis. Mais, à aucun moment, on n’a pas senti une hégémonie des Américaines. Les Sénégalaises se sont aussi bien comportées face aux Espagnoles championnes d’Europe en titre. Elles ont décroché une victoire contre la Lettonie et fait un jeu égal face à la Chine. Donc, ces différentes prestations prouvent que nos joueuses ont été présentes dans cette compétition. C’est pourquoi il ne faut pas se limiter au classement général, parce qu’au-delà de ce douzième rang, il y a cette performance qui nous satisfait.

Est-ce que l’encadrement technique ne nourrit pas des regrets, après l’élimination du Sénégal en match de barrage des quarts de finale contre l’Espagne, vu que l’équipe sénégalaise pouvait se qualifier ?

Ce sera trop dur de parler de regret. Nous avons été éliminés par l’une des meilleures équipes au monde, l’Espagne. C’était un match très difficile pour le Sénégal, parce que les Espagnoles jouaient devant leur public. L’équipe sénégalaise était aussi diminuée en cours de partie, avec la blessure d’Astou Traoré, l’indisponibilité temporaire de Mame Mary Sy et du forfait de Bintou Diémé. Je crois que tous ces facteurs ont fait que l’Espagne nous a dominés dans les deux derniers quarts-temps. La formation espagnole était plus en jambes. C’est pourquoi l’équipe sénégalaise a été arrêtée en fin de match. Elle ne pouvait plus marquer beaucoup de points dans les troisième et quatrième quarts-temps. On avait atteint nos limites à ce niveau. Ça, il faut le dire. Je ne vais pas parler de regrets. Je dirais plutôt qu’il y a de l’espoir pour cette équipe féminine de basket. On peut espérer encore dans les années à venir.

Mais il y a du travail à faire pour avoir un groupe beaucoup plus compétitif. Cela passe par un renforcement de certains secteurs où l’on a senti des faiblesses. Je pense qu’avec un peu de travail, nous pouvons améliorer notre niveau de jeu et titiller les grandes équipes du monde.

Quels sont les secteurs faibles que la direction technique compte renforcer ? 

Nous avons gagné le match contre la Lettonie grâce au jeu intérieur avec son apport de 14 points. Mais nous avons senti une faiblesse du secteur intérieur dans les autres rencontres. Les grandes équipes ont fait la différence avec leur jeu intérieur. L’Espagne a son Astou Ndour et l’Australie dispose d’un bon pivot, Cambedge. Ces deux joueuses ont largement contribué dans les résultats de leurs équipes respectives. C’est vrai que le Sénégal a un jeu intérieur, mais il faudrait que le travail continue au niveau de ce secteur. Certes, le secteur extérieur marche bien avec Astou Traoré et Yacine Diop, mais nous devons travailler pour être plus présent lors de la prochaine Coupe d’Afrique. Au niveau des arrières aussi, il y a de bons éléments, mais on doit les renforcer. Au niveau de la mène, un problème s’est posé avec la blessure de Bintou Diémé, mais Diodio et Khady Dieng l’ont supplée.

Certains techniciens du basket reprochent à la direction technique de ne pas faire une bonne détection pour assurer la relève ou renforcer l’équipe nationale féminine. Qu’est-ce que vous faites concernant la détection des jeunes talents ? 

Ce n’est pas facile de détecter des joueuses, parce qu’il ne s’agit pas de faire une détection en prenant des joueuses un peu partout au Sénégal. Ce n’est pas ça, en réalité. Les gens pensent qu’il faut parcourir tout le territoire national pour faire des détections. Le plus important, c’est de trouver des basketteuses de niveau mondial. C’est là où se situe le problème. Il faut donc trouver de très bonnes joueuses. Sinon, on va continuer avec l’effectif que nous avons déjà. Pour cela, il faut les renforcer en essayant de leur donner d’autres possibilités pour qu’elles soient encore beaucoup plus performantes.

Moi, je crois à la continuité, c’est-à-dire travailler avec celles qui sont là, voir comment améliorer leurs performances et les rendre beaucoup plus compétitives. La direction technique est déjà près de notre objectif : bâtir un groupe performant, contrairement à ce que pensent d’autres personnes. On peut maintenant faire une bonne détection et continuer à travailler dans le futur. Mais, dans l’immédiat, ce dont nous avons besoin, c’est de pouvoir renforcer le secteur intérieur avant l’Afrobaket-2019. Je pense qu’il faut travailler dur avec celles qui sont là et voir qu’est-ce que la détection nous donnera à long terme.

Quelle est la perspective de cette équipe féminine ? 

L’objectif de l’équipe nationale féminine, c’est la reconquête du titre de l’Afrobasket. Nous en avons déjà parlé avec l’entraineur Cheikh Sarr. Nous lui avons confié l’équipe, mais l’objectif principal, c’est la reconquête du titre en passant par la Coupe du monde pour mieux préparer l’équipe. Et je pense qu’un pas est déjà franchi. L’entraineur va encore travailler avec son groupe, après avoir fait une bonne analyse du Mondial pour voir comment aborder la prochaine Coupe d’Afrique des nations.

Astou Ndour, Sénégalaise naturalisée espagnole, fait partie du cinq majeur du Mondial de basket féminin. Quelle analyse faites-vous de la prestation de cette joueuse ?

Elle a réalisé de bonnes performances. C’est une très grande joueuse. Malheureusement, elle ne joue pas pour le Sénégal. Elle a préféré l’Espagne. Sa désignation dans le 5 majeur de la Coupe du monde honore toute la population sénégalaise. Astou Ndour est une fierté pour le Sénégal. Elle honore notre basket, parce qu’elle a démarré sa carrière à l’As Jaraaf de Dakar. Son transfert en Espagne a été bénéfique pour elle, car c’est là-bas où elle s’est développée et améliorée. Je lui souhaite tout le bonheur pour la suite de sa carrière. Elle a pris la nationalité espagnole, mais elle s’intéresse encore à notre basket.

L’équipe nationale masculine de basket, battue par le Nigeria au tournoi de Lagos, doit attendre encore pour décrocher le deuxième ticket du groupe F. Qu’est-ce qui n’a pas marché ?

La qualification au Mondial-2019 est très compliquée. Elle se joue en six fenêtres. Nous avons joué des matches à Dakar, à Maputo et à Lagos. L’objectif du Sénégal, dans le tournoi du Nigeria, c’était de gagner nos deux premiers matches pour prendre plus de distance sur nos poursuivants : Mali, Rwanda ou la Côte d’Ivoire. Nous l’avons réussi parce que l’équipe avait la possibilité de se qualifier à l’issue de ces deux rencontres. Malheureusement, le dernier match a mal tourné pour nous. L’encadrement technique et l’entraineur ont fait l’évaluation de ce tournoi. Ce qui est important, c’est qu’on a encore la chance de se qualifier. Nous avons encore notre destin en main, parce que nous cherchons une victoire sur nos trois prochaines rencontres.

Maurice Ndour a annoncé son départ de l’équipe nationale masculine sénégalaise. Est-ce que vous allez parler avec lui pour qu’il revienne sur sa décision ? 

Cette retraite, je l’ai apprise à travers les médias. Il ne nous a pas saisis officiellement. Mais je vais en parler avec l’entraineur et les autorités fédérales. Ce qui est sûr, c’est que Maurice Ndour est un patriote. Je demeure convaincu qu’il sera présent à l’occasion des prochaines éliminatoires pour qualifier le Sénégal à la Coupe du monde 2019.

Huile d’arachide: la SNACOS ne réclame que 30% du marché (DG)

La Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (SONACOS) ne réclame que 30 % du marché de l’huile d’arachide, a déclaré jeudi à Dakar son directeur général Pape Dieng.

La SONACOS ne réclame « qu’un quota de 30% réservé à l’huile d’arachide » et souhaite que le marché portant sur les formats d’un quart de litre d’huile d’arachide, un litre et 5 litres lui soit réservé, a-t-il dit.

M. Dieng s’exprimait en marge d’une réunion sur le sujet convoqué par le ministre du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des produits locaux et des PME.

Les différents acteurs du secteur (huiliers, industriels, associations consommateurs et les artisans installés à Touba), ont pris part à cette rencontre qui a permis d’harmoniser les positions et de faire comprendre les enjeux de la commercialisation de l’huile d’arachide.

Le DG de la SONACOS a rappelé que le chef de l’Etat avait donné, lors d’une tournée économique à Kaolack, des instructions portant sur les voies et moyens de mieux vendre l’huile d’arachide produite par le Sénégal.

Le président Macky Sall « avait pris l’engagement d’acheter la totalité des graines qui étaient entre les mains des paysans », a encore souligné le DG de la SONACOS.

De même, a ajouté Pape Dieng, il avait demandé à son gouvernement de prendre les dispositions nécessaires pour la commercialisation de l’huile d’arachide.

D’après lui, suite à ces instructions du chef de l’Etat, le ministre du Commerce a fait signer à l’ensemble des acteurs une plateforme pour que l’huile bruit produite par les artisans soit achetée par les industriels.

Cette huile, a-t-il dit, doit être raffinée avant d’être mise sur le marché. Il en est de même pour les industriels qui, également, doivent presser l’arachide et le raffiner avant sa mise sur le marché.

Candidature de Madické: Wade accuse Macky

Me Abdoulaye Wade accuse Macky Sall d’être derrière la candidature de Me Madické Niang à la Présidentielle de 2019. Il l’assimile à une «candidature de collusion, une candidature téléguidée par Macky Sall qui cherche désespérément, et par tous moyens, un second mandat que les Sénégalais ne sont pas prêts à lui accorder». Très en colère contre son ancien ministre de la justice, il demande à ce que le Pds lui retire son poste de président du groupe parlementaire les «Libéraux et Démocrates». Rewmi.com vous propose in extenso le communiqué de Wade.

«Maître Madické Niang vient de franchir le Rubicon en faisant une déclaration publique annonçant sa candidature à l’élection du président de la République. Lorsqu’il est venu me voir récemment avec un compatriote, je lui avais pourtant dit que je me devais de le conseiller pour le protéger de toute mésaventure. Je lui ai exprimé fraternellement mon opposition totale à son projet qui m’apparaissait suicidaire car, la seule chose qui pourrait le sauver, s’il se présente, ce n’est même pas de faire un bon score mais de gagner, ce qui suppose qu’au premier tour et au second, il se place devant Karim Wade, Pape Diop, Khalifa Sall, Mackcy Sall, Mamadou Lamine Diallo, Abdoul Mbaye, Ousmane Sonko etc., bref devant tout le monde.

S’il ne gagne pas, sa candidature de ‘’substitution’’ n’aura été, en fait, qu’une candidature de diversion destinée à aider Macky Sall en détournant certaines voix acquises au PDS et à Karim Wade. Objectivement, c’est une candidature de collusion, une candidature téléguidée par Macky Sall qui cherche désespérément, et par tous moyens, un second mandat que les Sénégalais ne sont pas prêts à lui accorder. Il faut croire que les pressions qu’exerce Macky Sall sur Madické Niang sont irrépressibles au point que notre ami accepte le suicide politique. Je n’ai pas manqué de lui demander ce qu’il ferait s’il ne gagnait pas puisqu’il n’avait pas d’autre alternative. Il m’a répondu calmement : «J’abandonnerai la politique» !

Le Parti démocratique sénégalais (PDS) informe aussi bien l’opinion publique nationale qu’internationale, et rappelle qu’un congrès régulièrement tenu le 21 mars 2015 avait pris la décision de proposer et de soutenir la candidature de Karim Wade à la prochaine élection présidentielle. Madické Niang avait participé pleinement à ces assises, occupant même une position de pointe. Le Congrès, connaissant la position intransigeante de Macky Sall, avait décidé que si, par ses manigances et intrigues, il empêchait notre candidat de se présenter, il n’y aurait pas d’élection présidentielle au Sénégal.

Dans ces conditions, aucune autre candidature de quelque bord qu’elle provienne, ne saurait ni être soutenue, ni engager le PDS. Au demeurant toute candidature en dehors du parti ou tout soutien apporté à un candidat autre que celui régulièrement désigné par les instances du parti constitue un cas d’indiscipline majeure et d’incompatibilité flagrante entraînant la perte de qualité de membre par démission de fait, en application des articles 4 et 5 de ses statuts.

Bien que la jurisprudence ne soit jamais démentie sur le traitement à infliger aux députés qui quittent délibérément le parti ou en sont exclus, le secrétaire général national du PDS va demander au Parti de laisser à Madické Niang son poste de député, comme il l’avait fait pour Iba der Thiam parce qu’il était une personnalité, mais qu’on lui retire la présidence du Groupe parlementaire.

À la suite des élections législatives marquées par un indescriptible chaos du fait des fraudes massives, et à la suite des manipulations de la Constitution et du fichier électoral, le PDS avait pris la décision irrévocable d’écarter toute candidature alternative ou de substitution.

Ni le PDS, ni son secrétaire général national ne cautionne une candidature solitaire au moment même où les Sénégalais font preuve de détermination pour sauver notre modèle de démocratie que des mains inexpertes et sans vertu sont en train de transformer en système autoritaire et violent.»

Me Abdoulaye Wade,

secrétaire général national

Khalifa Sall dépose une requête devant la Cour suprême

Khalifa Sall a attaqué devant la Cour suprême l’arrêt de la Cour d’appel confirmant sa condamnation en première instance à 5 ans de prison ferme.

D’après Les Échos, qui donne l’information, l’ex-maire de Dakar a déposé son recours au début de cette semaine. Le journal indique que Yaya Bodian, condamné en même temps que Khalifa Sall, aussi bien en première instance qu’en appel, a introduit la même requête.

Et que l’État, pour sa part, n’a pas introduit de pourvoi.

Regain de tension en Casamance: Tension autour des ressources naturelles

La longue acalmie constatée depuis 2012 en Casamance, a vite été ébranlée par des événements malheureux et regrettables qui ont marqué l’année 2018. Actes isolés ou regain de violence ? Dans l’un comme dans l’autre, les tensions et les convoitises autour de l’exploitation des ressources naturelles expliquent, en grande partie, cette recrudescence de la violence qui a jalonné cette année.

Plus qu’une polémique, la tension née de l’exploitation du zircon de Kabadio et d’Abéné, dans le département de Bignona, a très vite été releguée au second plan lorsqu’éclata, le 6 janvier 2018, la tuerie de Boffa-Bayottes qui a fait 14 morts dans le département de Ziguinchor. Une « expédition plus que punitive » contre des exploitants forestiers et des coupeurs de bois qui, malgré les injonctions et les mises en garde aussi bien des populations environnantes que des bandes armées, s’entêtaient à fréquenter cette zone pourtant abandonnée par les autochtones, du fait notamment de l’insécurité. Violant, du coup, une bonne partie de cette « ligne Maginot » ou « zone rouge » tracée par « Atika », la branche armée du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc) en son Front Sud.

C’est dans ce cadre qu’il faut inscrire la disparition, depuis le 5 août dernier, de quatre individus qui s’étaient rendus dans la forêt de Boussoloum, à la recherche de Saba senegalensis (fruits forestiers communément appelés « maad »), dans ce village fantôme, comme la centaine de villages abandonnés du fait de la crise en Casamance. Le chômage et la pauvreté poussent, en période de forte cueillette, de nombreux jeunes et pères de famille dans ces milieux à la recherche de produits forestiers. Ce qui, forcément, du fait d’intérêts divergents, suscite beaucoup de tensions et de convoitises. Lesquelles versent, très souvent, dans la violence, notamment quand des bandes armées s’y mêlent. Comme ce fut le cas le 24 mai 2018 à Samick, où un enfant de 6 ans a perdu la vie, suite à une incursion d’individus armés.

Le journaliste-consultant Aliou Cissé explique : « Dernier bastion forestier du pays en proie à un conflit armée vieux de plus de trente ans, son statut de région en reconstruction dotée de ressources naturelles riches et variées constitue un autre facteur explicatif de la forte convoitise qu’elle suscite, aussi bien dans le pays qu’au niveau de la sous-région. Nous assistons à une multitude d’acteurs avec des statuts, des méthodes et des approches aussi divers que divergents. » D’ou, dit-il, la grande tension notée dans la région autour de l’exploitation de ces ressources.

Cette tension, selon lui, est nourrie par l’appât du gain, les intérêts individuels ou des groupes antagoniques autour des valeurs marchandes que constituent ces ressources. Ces tensions sont perceptibles dans les zones où la présence du Mfdc est forte. Il s’agit particulièrement des zones frontalières de la Gambie et de la Guinée-Bissau où il est très souvent noté un regain de violence, à chaque période de cueillettes.

Quand les bandes armées font la police

L’attaque du pont de Niambalang, survenue le 3 mai 2018, s’explique difficilement. Mais tout porte à croire qu’il s’agit d’une expédition punitive contre les pêcheurs implantés sur ce site. Et non à une réaction « épidermique » suite au ratissage de l’armée après les événements de Boffa-Bayottes. Selon nos sources, il n’existe aucun représentant des services de pêche sur toute l’étendue de l’arrondissement de Nyassia. L’Inspection régionale du service de pêche de Ziguinchor a tout le temps attiré l’attention des autorités compétentes sur l’existence d’une pêche « sauvage », notamment au niveau de la rive gauche du pont de Niambalang qui mène vers Youtou, et sollicité un représentant dans cette zone. Une demande qui est restée sans suite, depuis.

La nature ayant horreur du vide, ce sont, la plupart du temps, ces bandes armées qui y font la police. Après plusieurs injonctions et menaces, elles finissent par agir contre ceux-là qu’elles considèrent comme des déprédateurs des ressources naturelles. « On coupe de plus en plus. On saccage. La forêt recule. Cela crée des conflits pour l’accès à cette ressource qui se raréfie. Il y a des gens qui en ont marre de tout cela et qui prennent les armes. Ce n’est pas la solution, mais ça fait longtemps que ça dure », déplore l’ancien ministre de l’Environnement Ali Aïdar.

Les combattants du Mfdc, en plus de leur volonté déclarée de protéger la forêt et les ressources naturelles de la Casamance en général, dit Aliou Cissé, tirent une grande partie de leur économie de l’exploitation de ces ressources. D’où les nombreuses attaques dont sont souvent victimes les populations civiles. L’armée, de son côté, toujours selon M. Cissé, en plus de l’exploitation clandestine dont elle est accusée, à tort ou à raison, veille à la sauvegarde de ces ressources forestières, eu égard à ses missions régaliennes, non sans priver le Mfdc de sa principale source de revenus.

Les autres acteurs du champ de bataille autour de l’exploitation des ressources naturelles sont, naturellement, les populations. Celles-ci, de façon autorisée ou clandestine, s’activent autour de ces richesses, contribuant grandement à la dégradation et à la raréfaction des ressources naturelles.

C’est ainsi qu’en Casamance, les produits naturels favorisant le coût relativement bas de la vie sont devenus des denrées rares et chères qui renchérissent le coût de la vie. Lorsque l’Etat y va avec ses nombreux codes, les populations, elles, tentent de s’organiser en comités de lutte pour veiller sur ce qu’elles considèrent comme leurs propres richesses. Malheureusement, la mise en application de ces mesures normatives et non réglementaires qui, à priori, devraient être complémentaires, parce que visant les mêmes objectifs de transparence et de bonne gouvernance, constituent, aujourd’hui, les principales sources de conflits sociaux menaçant, du coup, la sécurité transfrontalière. Comme en attestent la tuerie de Boffa-Bayottes et le regain de violence noté en 2018 dans la région de Casamance.

Ucad: Cérémonie officielle d’inauguration des nouveaux pavillons par Macky Sall

Cérémonie officielle d’inauguration  des nouveaux pavillons par le président de la République, Macky Sall, à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad).

Sans doute, cette visite va jeter les bases d’une réconciliation avec les étudiants. Car, la mort de Bassirou Faye en 2014 à l’Ucad et  celle de Fallou Sène à l’Ugb en 2018, restent toujours en travers de leur gorge…

Même si, entre temps, en matière d’amélioration des conditions sociales, le Gouvernement a fourni beaucoup d’efforts (augmentation des Bourses, constructions de nouveaux pavillons, baisse des tickets de restaurant…)

1749 migrants sénégalais rapatriés depuis janvier

En provenance de la Libye, 120 Sénégalais ont foulé hier le sol de leur pays d’origine après des mois d’aventure. Leur retour a été facilité par le Comité national chargé de la gestion des réfugiés, des rapatriés et des personnes déplacées, avec l’appui de l’Organisation internationale pour les migrations.

Ces Sénégalais, informe L’As, ont été identifiés par la représentation consulaire du Sénégal pour la Libye, basée en Tunisie. Ils seront accompagnés jusqu’à leur localité de provenance par les autorités sénégalaises.

Et devaient bénéficier d’une assistance pour leur réintégration. Le confrère de rappeler que de janvier à août 2018, ce sont 1749 migrants sénégalais qui ont été assistés dans leur retour volontaire et humanitaire au Sénégal.

Installation du conseil d’administration de l’UVS le 11 octobre 

L’Université virtuelle du Sénégal (UVS) annonce procéder à l’installation officielle de son conseil d’administration, jeudi 11 octobre, à partir de 9h, à l’hôtel Terrou-Bi, « sous la présidence effective » du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Mary Teuw Niane.

« La mise en place de ce conseil d’administration composé essentiellement de membres externes issus du milieu socio-économique, permettra de relever les défis d’une bonne gouvernance et d’optimiser les actions inhérentes à l’amélioration continue de son organisation », explique l’UVS dans un communiqué.

Selon le communiqué, « l’UVS est la première université publique du pays dont le système pédagogique innovant, repose essentiellement sur un enseignement au moyen de technologies de l’information et de la communication ».

« Ce modèle matérialise la volonté affirmée des autorités étatiques de démocratiser l’accès à la formation », en misant sur les acquis du modèle représentée par l’UVS, présentée comme la deuxième université du Sénégal en termes d’effectifs, note le communiqué.

L’ANACIM annonce une accalmie des pluies à courte échéance

L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) annonce dans ses prévisions à « très courte échéance », une accalmie des pluies « sur la quasi-totalité du territoire hormis dans les régions sud-ouest » du Sénégal, au cours des prochaines 24 heures, à partir de mercredi, 21 heures.

« Une accalmie sera notée sur la quasi-totalité du territoire hormis dans les régions sud-ouest où des pluies et orages isolés pourraient être observés par endroits au cours de ces prochaines 24 heures », écrivent les prévisionnistes météo.

Ils annoncent que la sensation de chaleur « sera davantage marquée sur une bonne partie du pays notamment sur les localités nord où des maxima varieront entre 34 et 36 °C ».

« Les visibilités seront généralement bonnes », avec des vents « de secteur nord-est et d’intensités faibles à modérées », ajoutent-ils.

Uemoa : la création d’une banque de finance islamique bientôt bouclée (Acteur)

Le projet de la création d’une banque de finance islamique dans la zone de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), large de huit pays partageant le franc cfa, est « très avancé », a annoncé mercredi à Dakar, le président directeur général de l’Institut africain de finance islamique (AIIF, sigle anglais), le Sénégalais Mouhamadou Lamine Mbacké.

« On est très avancé dans ce projet. On travaille là-dessus depuis deux ans. Et là, on est presque sur la phase de déposer l’agrément pour mettre en place une banque islamique complètement conforme » aux principes de l’Islam dans l’espace Uemoa, a indiqué M. Mbacké dans un entretien avec APA, soulignant que cette institution financière « aura une dimension sous-régionale ».

Le 7 mai dernier 2018, le fondateur de l’AIIF (en 2009) avait annoncé « la création imminente » de cette banque avec l’Uemoa dans le cadre d’un partenariat avec un groupe d’experts disposant de plusieurs années d’expérience en finance internationale.

En présence du chef de l’Etat sénégalais Macky Sall, il avait fait cette annonce lors du 5e Forum international sur la finance islamique de l’Afrique de l’Ouest, tenu à Dakar, et qu’organise son institut.

Ainsi pour M. Mbacké, cette banque aura les mêmes objectifs que ses paires de la finance conventionnelle… sauf sur le point de vue de « l’éthique ».

« L’islam considère que la manière de faire dans la finance conventionnelle n’est pas éthique parce qu’il y a une partie qui lèse l’autre », a expliqué Mouhamadou Lamine Mbacké, citant par exemple les cas où les banques classiques « gagnent à tous les coups » après avoir prêté de l’argent à des investisseurs sans se préoccuper toutefois de leurs pertes ou profits.

« Donc la banque ne prend pas risques, et l’islam pense que ce n’est pas équitable. C’est juste la manière de faire qui diffère mais les objectifs sont les mêmes », a précisé le PDG de l’AIIF.

Sénégal: Karim Wade doit-il payer son amende pour candidater à la présidentielle?

De nombreux ténors de la majorité affirment que le fils de l’ex-président doit régler ses près de 200 millions d’euros d’amende pour participer au scrutin de février. Et que s’il ne le fait pas, il retournera en prison. Des balivernes estiment au contraire les soutiens de Karim Wade.

Appliquer le droit et rien que le droit, c’est l’argument phare de la majorité qui ajoute que la CREI, la cour de répression de l’enrichissement illicite qui a condamné Karim Wade, l’a fait dans les règles. Pour Aminata Touré, ancienne première ministre, ancienne garde des Sceaux, proche de Macky Sall, le fils de l’ex-chef de l’Etat « évidemment, quand il reviendra, devra passer au niveau du Trésor et s’acquitter de son amende ».

Et s’il ne le fait pas, « il y a la possibilité d’une contrainte par corps si le paiement n’est pas fait dans les trois mois de la décision définitive ». C’est-à-dire qu’il pourrait devoir retourner en prison.

Amadou Sall, lui aussi ancien ministre de la Justice, est toujours aujourd’hui un intime des Wade père et fils. Il affirme que Karim Wade ne paiera pas son amende « parce que le monde entier s’accorde aujourd’hui pour dire que le jugement qui a été rendu est un jugement de circonstance rendu par des juges aux ordres ».

Pour lui, pas de doute : « Il ne doit rien, il ne paiera rien. Il viendra, il sera candidat et il va gagner. Le reste, c’est de la littérature ».

En conflit avec la majorité, le PDS doit aussi faire face à ces conflits internes. Car la candidature de Karim Wade divise, Madicke Niang, cadre du parti, pourrait ainsi annoncer dans les prochains jours sa candidature.

Le communiqué du Conseil des ministres du 03 octobre 2018

Le Président Macky SALL a réuni le Conseil des ministres, mercredi 03 octobre 2018 à 10 h, au Palais de la République, à la Salle Bruno DIATTA dont la plaque de baptême a été dévoilée en présence des membres du Conseil.
Entamant sa communication autour de la rentrée des classes prévue jeudi 04 octobre 2018, le Chef de l’Etat adresse ses vives félicitations et ses encouragements à toute la communauté éducative du Sénégal, exhorte le Gouvernement, les collectivités territoriales, les enseignants, les élèves et apprenants, ainsi que les parents d’élèves à ne ménager aucun effort pour consolider l’excellence de l’école sénégalaise.

A cet égard, le Chef de l’Etat invite le Gouvernement et l’ensemble des acteurs du système éducatif, à redoubler d’efforts et d’engagement, à cultiver en permanence un sens élevé des responsabilités afin d’assurer le déroulement normal de l’année scolaire, dans un climat social serein.

Enfin, le Président de la République souhaite une excellente réussite aux élèves du Sénégal, à leurs enseignants, formateurs et encadreurs.

Poursuivant sa communication autour du pilotage cohérent des réformes de modernisation du système d’enseignement supérieur, de recherche et d’innovation, pilier stratégique solidaire du processus de transformation porté par le Plan Sénégal Emergent (PSE), le Chef de l’Etat rappelle au Premier ministre l’urgence de finaliser l’évaluation des cinq années de mise en œuvre des réformes issues des concertations nationales sur l’avenir de l’enseignement supérieur et de la recherche, tenues en 2013.

En outre, le Président de la République indique le prix qu’il attache à la modernisation consensuelle et dynamique de la gouvernance de nos universités et instituts de recherche, qui doivent travailler en parfaite synergie avec les industries nationales et le secteur privé, afin de soutenir une politique de formation et d’emploi efficace, en cohérence avec les réalités et les besoins de l’économie nationale.

Dans cette perspective, le Chef de l’Etat demande au Gouvernement de mieux impliquer nos universitaires et chercheurs dans l’élaboration et l’évaluation des politiques publiques, en particulier, dans la finalisation de la conception des actions prioritaires de la deuxième phase du PSE.

Abordant la territorialisation dynamique des politiques publiques et l’évaluation finale des Conseils des ministres délocalisés, le Président de la République réaffirme son engagement permanent, depuis son accession à la magistrature suprême, à renforcer et accélérer le développement territorial participatif, inclusif, équitable et durable de toutes les localités du Sénégal.

A ce titre, le Chef de l’Etat rappelle au Gouvernement son attachement à l’amélioration soutenue du bien – être des populations, notamment celles des zones périurbaines et rurales, à travers, l’exécution des programmes spéciaux et innovants (Bourses de Sécurité Familiale, CMU, PUDC, PUMA, PROMOVILLES…), ainsi qu’à la dynamique de territorialisation de l’action publique, impulsée par l’organisation des conseils des ministres délocalisés dans les 14 régions.

Dans ce cadre, le Président de la République demande au Premier Ministre de présenter, à partir de la situation de référence de 2012, le rapport exhaustif, par région, département et arrondissement, de l’état d’exécution des programmes d’investissements prioritaires validés lors de ces rencontres et d’évaluer, en rapport avec le Haut Conseil des Collectivités territoriales, la première phase de l’Acte III de la Décentralisation.

Appréciant l’état d’avancement satisfaisant des négociations avec le Millénium Challenge Corporation (MCC) pour la signature du second compact, le Chef de l’Etat félicite la délégation sénégalaise qui vient de finaliser les négociations et remercie les autorités du MCC et du Gouvernement américain.

Ainsi, le Président de la République demande au Gouvernement de lever toutes les contraintes sectorielles identifiées afin d’accélérer la signature prochaine du Second Compact qui va soutenir, avec les financements exceptionnels attendus, le démarrage, dans les meilleures conditions, de la deuxième phase du PSE.

Le Chef de l’Etat a terminé sa communication par son agenda diplomatique marqué par sa participation à la célébration du 60ème anniversaire de l’indépendance de la République sœur de Guinée et le suivi de la coopération internationale en mettant l’accent sur les diligences requises pour une mise en œuvre optimale du projet Smart Sénégal, coordonné par l’ADIE.

Le Premier ministre a axé sa communication autour de la rentrée scolaire et universitaire 2018 – 2019, l’exécution budgétaire en cours, la mise en œuvre des projets et programmes d’électrification rurale, le suivi de la campagne agricole ainsi que la situation dans les secteurs sociaux, avant de rendre compte de la coordination de l’activité gouvernementale.

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a fait le point de la conjoncture économique nationale et internationale.

Le ministre auprès du Président de la République en charge du Suivi du PSE a rendu compte l’état d’avancement des projets et réformes.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le conseil a examiné et adopté :

– Le projet de décret modifiant le décret n°2018-803 du 30 avril 2018 portant création du Certificat d’aptitude aux fonctions de professeur de collège d’enseignement moyen en éducation physique et sportive (CAPCEM-EPS) ;
Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :

– Monsieur Mamadou FAYE, Ingénieur géologue de conception, titulaire d’un master en transports logistiques et d’un certificat d’études supérieures routes de l’Ecole nationale des ponts et chaussées de Paris est nommé Administrateur du Fonds d’Entretien routier autonome (FERA) poste vacant ;

– Monsieur Ousmane WADE, Economiste, précédemment Directeur de la Promotion de l’Habitat Social (DPH) est nommé Directeur général de la Construction et de l’Habitat au ministère du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de Vie ;

– Monsieur Abdoulaye DIOUF, Aménagiste-Planificateur est nommé Directeur du Développement urbain durable, de la Planification urbaine et de la Réglementation à la Direction générale de l’Urbanisme et de l’Architecture au ministère du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de Vie ;

– Monsieur Moussa SARR, Ingénieur en Génie civil, est nommé Directeur de l’Urbanisme à la Direction générale de l’Urbanisme et de l’Architecture au ministère du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de Vie ;

– Monsieur Mandiaye NDIAYE, Géographe-urbaniste, Planificateur, est nommé Directeur de la Promotion des Pôles urbains à la Direction générale de l’Urbanisme et de l’Architecture au ministère du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de Vie ;

– Madame Catherine Marie Thérèse FAYE, Architecte, est nommée Directeur de l’Architecture à la Direction générale de l’Urbanisme et de l’Architecture au ministère du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de Vie.

Le Secrétaire général du Gouvernement,
Porte-parole

Maimouna Diarra démarre bien avec son nouveau club!

Une nouvelle aventure pour Maimouna Diarra! L’intérieure sénégalaise retourne en Espagne. L’ancienne joueuse de l’Asc Ville de Dakar qui s’est engagée avec le CDB Adelantados a même fait ses débuts.

« La lionne, qui a tapé dans l’oeil des dirigeants, a déjà pris ses marques avec un premier match en pré-saison. Restée en Espagne après le Mondial 2018, l’intérieure des lionnes a fait ses débuts face au CD Magectias (66-72). Maimouna Diarra a participé à la victoire de son équipe avec 12 points inscrits dans cette rencontre », informe le site spécialisé Basket221 visité par Senego.

Maimouna Diarra connait bien le championnat Espagnol puisque le CDB Adelantados n’est pas son premier club. Elle a aussi évolué aux Etats-Unis, où elle portait les couleurs des Los Angeles Sparks en WNBA en 2017.

UCAD : Des étudiants bloquent l’avenue

Les étudiants sont divisés sur la venue du président Sall demain, à l’université cheikh Anta Diop, livre la Rfm. Certains dénoncent leur non implication dans la visite du Chef de l’Etat. Et estiment que la priorité est que justice soit faite pour leur camarade Fallou Sène tombé au front, en mai dernier.

Soutien à Macky: Le PIT jusqu’au bout de l’aventure

Comme le Parti socialiste et les autres partis alliés de la mouvance présidentielle, le Parti de l’indépendance et du travail (Pit) a décidé de porter la candidature de la coalition Benno Bokk Yaakaar.

Le Comité central de ladite formation qui était en réunion le 30 septembre dernier en entériné ce soutien à l’endroit du président Macky Sall en présence de responsables du parti dont l’ancien ministre Mansour Sy. D’ailleurs fera savoir l’actuel secrétaire général du Pit, Samba Sy, «l’ancien ministre Mansour Sy n’est pas militant d’aujourd’hui. Il est au front avec nous». Sans entrer dans le secret des délibérations, il a soutenu qu’il n’y a pas eu de voix dissonante sur notre soutien au président Macky Sall.

En conférence de presse hier à leur permanence sise à Khar Yallah, le secrétaire général du Pit a exposé les conclusions issues de cette rencontre. Evaluant les réalisations du président Macky Sall, examinant particulièrement les défis auxquels le Sénégal fait face, le Comité central du Pit, précise-t-il, a décidé de faire du président Macky Sall le candidat du parti à l’élection présidentielle de février 2019. «Un choix que le Comité central ne fait pas seulement par souci de cohérence. Il le fait avec la volonté assumée de continuer à réduire la fracture sociale et, par des politiques publiques pertinentes», a souligné Samba Sy qui ajoute que le Comité central le fait aussi pour maintenir la cohésion sociale, la stabilité politique, la paix civile au Sénégal. Autant d’atouts précieux pour continuer à engranger, en les amplifiant, les incontestables performances économiques et réalisations sociales à l’actif de Bby.

A ce titre, le Comité central engage toutes les structures du parti à s’investir de leur mieux dans les batailles électorales en cours. Pour Samba Sy, «Il s’agit, avec le peuple sénégalais, de continuer à cheminer résolument pour plus d’indépendance nationale, davantage de prospérité dans un contexte sous régional, africain et mondial, d’une redoutable complexité». «Le comprendre, agir pour qu’il en soit ainsi, c’est assurément se donner les instruments pour affronter les défis du millénaire que sont l’emploi des jeunes, l’émigration clandestine, l’insécurité, la dégradation de l’environnement, les guerres économiques imposées», philosophe Samba Sy.

Education nationale: Le financement fait débat

Des économistes et spécialistes de la question éducative se sont retrouvés, ce week-end, sous l’égide de la Cosydep qui tient la 2e édition de la Foire des innovations de l’éducation et de la formation (Fief), pour discuter du financement de l’éducation, lors d’un panel.

Le Sénégal fait partie, selon l’économiste et enseignant Mamadou Ngom, des pays qui ont décidé de prendre en charge l’éducation qui nécessite un investissement à long terme. Selon son constat, ‘’les ressources sont disponibles. Ce qui pose problème, c’est la répartition qui doit être bien projetée et bien définie’’. Cette année, dit-il, il y a d’autres sources de financement qui sont nées de la loi de finances rectificative 2018-24 qui porte sur un prélèvement spécial du secteur des télécoms (Cst), sur les compagnies d’assurance de 1 % du chiffre d’affaires hors taxe, sur les opérations consignation de produits pétroliers de 10 F Cfa par kg net de produits pétroliers et sur l’exploitation de l’or non monétaire.

L’enseignant, qui prenait part au panel sur le financement de l’éducation organisé par la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’école publique (Cosydep), est d’avis ‘’qu’au Sénégal, le financement est prévu’’. Car, hormis les impositions, il y a la contribution forfaitaire à la charge des employeurs de 3 % du revenu brut du salariat. ‘’Ça prête à confusion, mais l’Etat est exonéré. En moyenne, on recouvre 1 milliard 500 millions de francs Cfa par mois. On projette quelque 18 à 20 milliards de francs Cfa. C’est insuffisant. L’assiette est trop faible, dans la mesure où nous avons des régimes d’exonération exagérés. Certaines entreprises qui sont en mesure de contribuer se voient exonérées au détriment d’autres’’, peste-t-il.

‘’Problème d’efficacité et d’efficience’’

La spécialiste en éducation, Khady Ndiaye, va dans le sens de l’enseignant, en soulignant que les solutions résident dans la mise en œuvre des Odd 4 et 5 et l’agenda 20-63. Des pays comme le Sénégal, dit-elle, ont décidé d’injecter 4 à 6 % du produit intérieur brut, en rapport avec le volume des ressources nécessaires. ‘’Le Sénégal a atteint moins de résultats, contrairement aux pays qui ont le même volume de financement. C’est un problème d’efficacité et d’efficience qui se pose’’, dit-elle. Elle suggère de faire en sorte que le volume des ressources soit utilisé de manière rationnelle. ‘’Il faut vraiment que le plaidoyer soit construit pour attirer des ressources et les verser dans l’éducation. Le secteur privé se débrouille pour financer les activités autour de l’école’’, soutient-elle.

Khady Ndiaye révèle que, durant les 10 dernières années, le système éducatif a reçu 6 % du Pib. De 2009 à 2015, la part des dépenses publiques en éducation est allée de 23 à 25 %. Les dépenses publiques sont passées de 375,9 milliards de francs Cfa en 2009 à 585,33 milliards de francs Cfa. Elle trouve que les outils sont disponibles, et l’existence de cadre harmonisé suivi-évaluation des politiques publiques est nécessaire.

Natation – traversee Dakar – Goree Adama Thiaw Ndir reconquiert le titre

Amadou Ndiaye, vainqueur de l’édition 2017 de la traversée Dakar – Gorée, a perdu hier son trophée devant Adama Thiaw Ndir, un habitué de la compétition.

Adama Thiaw Ndir, sociétaire de l’Association sportive des forces armées (Asfa), a reconquis le titre de champion de la traversée Dakar – Gorée (5,2 km). Le soldat, vainqueur des éditions 2015 et 2016, n’a pas eu de peine à s’imposer devant son challenger Amadou Ndiaye. Il a réalisé un temps de 1 h 15 mn et 27 s pour battre le champion en titre, qui a franchi la ligne d’arrivée après 1 h 20 mn et 35 s de nage. Ce dernier avait créé la sensation, l’année dernière, en surprenant le nageur du club militaire au sprint final.

Mais les données ont changé lors de cette 31e édition. Thiaw Ndir n’a laissé aucune chance au binational (franco-sénégalais). Il a étalé son talent dans les 500 derniers mètres pour battre le sociétaire de Mont-Rouge (Paris, France) et ses autres poursuivants. Les avances de 5 minutes sur Amadou Ndiaye et 13 minutes sur le troisième, Ousseynou Diop (1 h 28 mn 12 s) témoignent de l’hégémonie de ce soldat dans la plus grande compétition organisée par la Fédération sénégalaise de natation et de sauvetage (Fsns).

Il y a tout de même un changement par rapport au podium de l’année dernière. Ousseynou Diop, pensionnaire du club de la Langue de Barbarie Connexion (Saint-Louis), a éjecté François Malack de la 3e place.

Du coté des dames, les sœurs Diagne, Ndèye Tabara (1 h 41 mn 13 s) et Fatou Bintou (1 h 53 mn 45 s), se sont illustrées. Les sociétaires d’Atlantique olympique club ont pris respectivement les 1re et 3e places. Yaye Diadou Diagne (1 h 20 mn 35 s) a terminé 2e.

La Fédération sénégalaise de natation et de sauvetage (Fsns) a remis un trophée symbolique à El Hadj Salif Ndiaye, le nageur le plus ancien de la compétition. Le doyen, né en 1949, a devancé des centaines de jeunes dans la course de 4,5 km réservée aux amateurs (nageurs non affiliés à un club).

Pds – Plan B à la candidature de Karim Wade à la présidentielle: Me Madick Niang tisse sa toile à Touba

Me Madické Niang, patron du groupe parlementaire libéral, serait-il en train de se libérer progressivement de son mentor Abdoulaye Wade et de donner corps à un plan B à la candidature de Karim Wade pour la présidentielle de février prochain ? En tout cas, tout porterait à le croire après l’entretien que l’ancien ministre des Affaires étrangères, fidèle parmi les fidèles de Me Wade, a eu à Touba hier, lundi 1er octobre 2018, avec le Khalife Général des Mourides. Selon certaines informations, Me Madické Niang aurait tout simplement échangé avec Serigne Mountakha Mbacké sur sa candidature à la présidentielle de 2019.

C’est apparemment à la tête d’une forte délégation composée d’hommes politiques assez connus dans la capitale du Mouridisme, à l’instar de Serigne Modou Bousso Dieng, de Serigne Assane Mbacké et de plusieurs autres chefs religieux dont Serigne Cheikh Moustapha Massamba, que Me Madické Niang s’est entretenu avec le Khalife Général des Mourides hier, lundi 1er octobre 2018. Selon la presse qui relaie l’information, c’est aux environs de 13 heures que le patron du groupe parlementaire libéral aurait échangé avec Serigne Mountakha Mbacké, relativement à sa volonté de briguer les suffrages des Sénégalais à la présidentielle du 24 février prochain.

Selon toujours ces sources, Me Madické Niang aurait déclaré au Khalife : « Suite à la demande de plusieurs Sénégalais, j’ai pensé utile de poser ma candidature à la prochaine présidentielle. C’est la raison pour laquelle j’ai tenu à vous en parler dès à présent ». On rapporte qu’après avoir attentivement écouté l’avocat saint-louisien, ancien ministre des Affaires étrangères, Serigne Mountakha Mbacké a formulé des prières en ces termes : « Que Serigne Touba vous accompagne dans cette nouvelle entreprise ! ». Auparavant, la délégation a été reçue par Serigne Moussa Nawél. Me Niang présentait des condoléances au chef religieux qui a récemment perdu sa mère.

Vraisemblablement, ce nouveau pas posé par Me Madické Niang à Touba, s’il est avéré, marquerait un tournant dans le présumé bras de fer qui l’oppose à son mentor, Me Abdoulaye Wade. Lequel est réfractaire à tout Plan B du Pds à la candidature de son fils Karim Wade pour la présidentielle de 2019. D’ailleurs, dans cette opposition presque frontale depuis la parution de la lettre de certains responsables du Pds exigeant un Plan B à Me Wade, la réplique de ce dernier contre Me Madické Niang qualifié de commanditaire de la lettre en question, et pour finir les tentatives de conciliation entre les deux bords, tout arguerait pour un clash imminent.

Selon ainsi certaines informations, Me Wade ne serait pas parvenu à apaiser les velléités et ambitions présidentialistes de son ex-chef de la diplomatie. On rapporte même que celui-ci s’est radicalisé à la suite de l’échec des conciliabules avec son mentor d’ancien président de la République. De suite, il aurait même décroché, selon certains quotidiens, 13 sections libérales sur 16 dans le département de Pikine, alors qu’à Touba, il aurait déjà obtenu le nombre requis pour le parrainage de sa candidature. De là à imaginer que Me Madické Niang a cessé de promouvoir sa candidature en tapinois et qu’il s’évertue de plus en plus avec ses soutiens, à porter l’alternative à Karim Wade, il n’y a qu’un pas que beaucoup de militants libéraux franchiront aisément. Reste à savoir si le « Pape du Sopi », stratège politique de première heure, ne va pas sortir de son armada une botte secrète et de dernière minute pour asseoir, définitivement et contre tous les pourfendeurs, la candidature de son fils Karim Wade.

Présidentielle de 2019 : Abdoul Mbaye décline les grands axes de son projet de société

Officiellement investi candidat à la prochaine élection présidentielle de 2019 par son parti, à l’issue d’un congrès extraordinaire tenu hier à la place du Souvenir africain, Abdoul Mbaye a dévoilé son projet de société contenu dans un document d’une trentaine de pages. Devant ses militants, il a délivré un véritable cours magistral qui n’a épargné aucun secteur de la vie nationale. ‘’EnQuête’’ vous livre quelques extraits de ce discours prononcé sur plus de deux tours d’horloge.

Procès du régime de Macky Sall

‘’Des pratiques politiques étalées dans la durée sur plus d’un demi-siècle ont largement contribué à abîmer de façon progressive et insidieuse le socle de nos valeurs. Elles l’ont fait à un point tel que la restauration de ces dernières, plus qu’un impératif politique, est devenue une forte exigence citoyenne, sociale et identitaire pour ne pas perdre notre âme et voir notre peuple voué à la décadence.

La restauration de ces valeurs concerne aussi bien la sphère politique que sociale. Elle doit être comprise comme correspondant à une requête des populations sénégalaises en situation d’éveil de conscience politique après plusieurs années de vécu politique et le passage de deux alternances. Les valeurs les plus malmenées, ces dernières années, et en particulier par le présent régime, sont : la vérité, l’amour de la patrie, le respect de la parole donnée et de l’engagement public et solennel, la justice (à comprendre au sens large comme fin des injustices de toute sorte), le respect du principe de solidarité dans la réalisation de la croissance économique et dans son partage rationnel, juste et efficient. Ce sont les vertus de ‘’jom’’, de ‘’ngor’’, de ‘’mougne’’ assises sur la foi profonde ancrée dans nos cœurs et nos esprits ainsi que sur un remarquable consensus politique, œuvre d’hommes et de femmes de grande qualité, qui ont fait que notre pays a toujours évolué en paix et en totale harmonie.

Quelques furent les soubresauts, le Sénégal pouvait compter sur le comportement de dirigeants chevaleresques qui savaient, au nom de l’éthique, jusqu’où ne pas aller. Quand donc des travers mesquins, opportunistes, rétrogrades et exclusivistes visent à travestir la loi, à instrumentaliser des pouvoirs – singulièrement le Judiciaire – à brimer et à humilier des adversaires, à chercher à mettre une chape de plomb sur les hommes libres et sur la société, juste pour permettre à la famille et au clan d’accumuler, d’encore accumuler, de toujours accumuler au détriment d’un peuple presque devenu exsangue ; alors, face à la gravité d’une telle situation qui peut durablement affecter l’équilibre de notre pays aujourd’hui et demain, oui, ces hommes et ces femmes ou leurs successeurs, comme des millions de Sénégalais, doivent se lever et, debout, faire barrage à la mise à mort de notre grand et beau pays pour des intérêts bassement matériels, personnels et claniques.’’

Restauration des valeurs

‘’Notre premier engagement était, est et restera celui de demeurer fidèle à notre parole donnée. Nous faisons et ferons preuve de constance dans son renouvellement. Nous l’avions exprimé lors de notre décision d’entrer en politique en 2016, lorsque les premiers compagnons de l’Act nous avaient fait l’honneur de nous confier la direction de notre parti. Nous ne prendrons que des engagements que nous nous soucierons de respecter et de faire respecter. Nous redonnerons à la parole politique le respect qu’elle doit susciter lorsqu’elle s’exprime sous la forme d’un programme de parti ou de coalition de partis ; lorsqu’elle est propos d’un leader politique dépositaire de la confiance des membres de son parti ou de la coalition qui le soutient. Le ‘’wax waxeet’’, presque devenu une norme de la pratique politique au Sénégal, doit disparaître de nos mœurs politiques.

Les Assises nationales ont été trahies par certains de ses signataires et l’esprit du 23 juin par plusieurs figures politiciennes participant aux manifestations. Le programme ‘’Yoonou Yokete’’ a été vite versé aux oubliettes, en même temps que les slogans forts qui nous ont fait rêver d’une rupture véritable en 2012. Rappelons ‘’la gestion sobre et vertueuse des affaires publiques’’ ou ‘’la patrie avant le parti’’. Or, l’Histoire nous enseigne que la paix sociale craint les espoirs déçus. C’est pourquoi nous avons pris l’engagement de ne créer l’espoir dont notre peuple a grand besoin que par un discours de vérité. Et la vérité, en politique, est d’abord dans le parler vrai consistant à ne dire que le possible ; elle est ensuite dans le respect des engagements pris. A l’opposé, le mensonge et la trahison commencent avec le reniement d’engagements rendus publics sur la base desquels le citoyen vous avait attribué le bénéfice de son vote.

L’heure est venue de créer la rupture avec l’habitude devenue insistante de la parole non respectée. 2019 devra être une année d’alternance par sa quête de porteurs de paroles de vérité, par la sanction de ceux qui se seront singularisés par reniements et mensonges. C’est à ce prix que la démocratie sénégalaise aura enfin réussi un saut qualitatif digne de son histoire. Un saut qui la libérera des rets dans lesquels la retiennent les politiciens professionnels de notre pays depuis de trop nombreuses années. Car, que l’on ne s’y trompe pas : un engagement de nature politique est pris pour gagner la confiance populaire ; une fois ce but atteint, son reniement a pour rationalité de prendre ce qui appartient au peuple au profit de l’auteur de l’engagement, de sa famille, de son clan. Il ne s’agit point d’un mensonge gratuit, mais plutôt planifié et associé à de la spoliation. Il s’agit de parjure. Nous avons cru à ‘’la patrie avant le parti’’. A l’inverse, la politique mise en œuvre a profité à la famille, puis au clan, confisquant ressources naturelles, deniers publics, fonctions de responsabilité, emplois dans le secteur public, ne laissant que portions congrues et pauvreté au reste de la nation.’’

Transformation structurelle de l’économie sénégalaise

‘’L’organisation du développement agricole de notre pays engendrera le recul de la pauvreté dans les zones rurales. Mais vous n’ignorez point que l’échec du développement économique du Sénégal ne réserve pas la pauvreté aux seules zones rurales. Elle est également très présente dans les zones urbaines et semi-urbaines où elle sera combattue par la création d’activités et d’emplois. Elle le sera par notre conception de l’émergence que nous ne faisons pas reposer sur une logique de grands projets ayant le défaut d’être gourmands en ressources budgétaires et d’emprunts, d’une part, et aussi celui de privilégier leur réalisation par des entreprises étrangères, d’autre part. Nous construirons l’émergence du Sénégal autour d’une transformation de la structure de son économie, en faisant évoluer son artisanat vers la semi-manufacture, puis la manufacture et, enfin, l’industrie. Les secteurs devant accueillir la croissance sont identifiés comme ceux déjà fortement utilisateurs de main-d’œuvre, capables de productions de qualité, renfermant des processus de formation par l’apprentissage et susceptibles de renforcement. L’émergence passe par une transformation structurelle d’une économie. Elle est celle du constat de son évolution vers une économie de manufacture, de production de biens et services contenant davantage de valeur ajoutée pour couvrir des besoins nationaux et alimenter des exportations.’’

L’émergence à travers une nouvelle politique locale

‘’La gestion du développement local requiert de nouveaux paradigmes, de nouvelles compétences de management. La mise en place d’un Conseil économique social et environnemental par pôle économique permettra de mobiliser les compétences citoyennes aujourd’hui empêchées de jouer un rôle actif dans le développement de leurs terroirs. Créés dans une logique de développement solidaire et partagé, également de nécessaire aménagement du territoire, un effort particulier sera consacré aux 6 pôles suivants : pôle Ouest-Littoral : Dakar, Mbour et Thiès ; pôle Centre avec le Sine-Saloum et la région de Diourbel ; pôle Vallée du Fleuve avec les régions de Matam, Saint-Louis et le département de Bakel ; pôle Sénégal oriental avec les régions de Tambacounda et Kédougou ; pôle Sud avec les trois régions de la Casamance, Ziguinchor, Kolda et Sédhiou ; et pôle Zone sylvo-pastorale du Ferlo et Louga.

C’est aussi le lieu de dire que nous accorderons un poids particulier aux contrôles citoyens par les populations, aux budgets participatifs, à de nouvelles formes de certification et de rating. Ainsi sera bâti un leadership nouveau avec des politiques et non des politiciens, des élus et managers désintéressés et motivés par la seule prospérité des populations au niveau local, tous résistant face aux pressions politiques ou autres conduisant à gonfler inutilement les charges de fonctionnement des collectivités, à une mauvaise utilisation des ressources au gré d’intérêts politiques, à l’inflation de personnels sans rapport avec les métiers, la compétence et le mérite.’’

Energie

‘’A la faveur du démarrage des productions de pétrole et de gaz, il conviendra d’aller très vite vers une énergie compétitive à l’échelle mondiale comme soutien majeur à l’amélioration de la productivité de l’économie sénégalaise. La faiblesse de cette dernière est sans doute l’obstacle majeur à son émergence. Cela commencera par une énergie subventionnée en faveur des ‘’villages de métiers’’, point clé de notre projet. Nous mettrons, par ailleurs, en œuvre un mix énergétique dynamique qui prendra en compte le caractère épuisable des ressources en hydrocarbures et fera une place de plus en plus importante aux énergies renouvelables (solaire en particulier, éolien).’’

Industrie numérique

‘’La transformation de l’économie sénégalaise ne concernera pas uniquement les secteurs traditionnels de la révolution industrielle. L’accélération significative du développement de l’industrie numérique devra également être engagée. Le Sénégal attend de pouvoir libérer la créativité de sa jeunesse et créer de la compétitivité économique par une plus grande accessibilité et une réduction des coûts de l’Internet. Cela passera par un renforcement de la régulation des oligopoles, notamment au niveau de leurs tarifs de facturation. L’absence d’une vision stratégique basée sur une approche parfaitement intégrée de la révolution numérique n’a pas permis de mieux appréhender la façon dont elle transforme la vie des citoyens, non plus d’en tirer le meilleur parti et d’aider ceux qui risquent d’être laissés pour compte afin d’éviter un gap numérique entre citoyens sénégalais.

Ce gap s’est malheureusement parfois creusé au-delà du raisonnable, entre le Sénégal et le reste du monde, notamment plusieurs pays d’Afrique. La faiblesse, voire la quasi-inexistence du soutien au renouvellement des compétences à la recherche et à l’innovation freine le développement d’une industrie du numérique au plan national pouvant assurer la compétitivité du secteur de l’économie numérique sénégalaise. C’est dans le cadre d’un partenariat visant une collaboration durable au travers d’une approche Ppp (partenariat public-privé) et la mobilisation de fonds de soutien à l’innovation, que sera organisée la gouvernance opérationnelle de notre vision de l’économie digitale.

Ce partenariat inclura le secteur privé national et international, les institutions académiques, les collectivités locales et les partenaires internationaux dans la mise en œuvre d’un plan directeur national des Tic sur une période de 5 ans. Il est essentiel de quitter la logique du secteur des télécommunications ‘’vache à lait fiscale’’ pour résolument faire le choix du développement du secteur transformé en locomotive de la plus grande partie du reste de l’économie.’’

Sources de financement

‘’Une politique d’endettement extérieur agressive, menée par le régime actuel, malgré les nombreux avertissements du Fond monétaire international, de la société civile et des économistes sénégalais, laissera peu de marge au gouvernement de la prochaine alternance. L’absence de croissance suffisante a limité celle des recettes publiques. En outre, ce régime a donné la priorité au remboursement de la dette extérieure. Cette attitude a eu pour conséquence l’augmentation de la dette intérieure. Les difficultés vécues par les entreprises nationales qui portent trop longtemps des créances au titre de la commande publique, ont eu des incidences sur l’activité économique du Sénégal et, subséquemment, un resserrement des recettes budgétaires.

La mauvaise gouvernance a régulièrement, et dans la durée, affaibli les capacités à gérer des organisations et services d’une certaine taille et/ou complexes. Le Sénégal est devenu un pays où on ne peut prétendre à des fonctions de direction (Administration, parapublic) si vous n’avez pas la carte du parti au pouvoir et si vous ne faites pas de bons résultats aux élections ; ce qui leur est toujours rappelé par le chef de l’État à la veille des scrutins. Le sous-développement relatif du Sénégal s’est aggravé, gonflant les besoins de progrès dans une mondialisation vécue et créant un besoin d’accélération de croissance. Sans risque de caricature, deux constats s’imposent : ou l’État ne peut plus ou l’État ne peut plus tout seul. De mauvais choix et des contraintes budgétaires et managériales l’engagent dans un processus d’enfermement progressif et durable, dans une situation de stagnation économique. Dès lors, les apports majeurs et significatifs des privés nationaux et étrangers sont devenus indispensables à la création de richesse, très souvent par substitution à l’État.

Ce dernier doit toutefois demeurer arbitre, régulateur et veiller à ce que le renforcement de la qualité des services assurés par le secteur privé ne soit pas accompagné de l’exclusion des citoyens les moins nantis. Bien au contraire, l’objectif recherché devra également être l’extension de l’accès à des services de meilleure qualité. Le Sénégal a déjà mis en place le dispositif légal et réglementaire permettant le recours au Ppp. Le réexamen de l’ensemble des textes permettra son réaménagement et son alignement sur les meilleurs standards internationaux.’’

Profession de foi

‘’L’heure de se redresser et se tenir debout pour une refondation en profondeur : celle dont notre pays a besoin. Menons le Sénégal sur une route des possibles, une route sur laquelle nous ont déjà précédé des pays comme le Cap-Vert, le Rwanda ou le Ghana. Une route de citoyenneté active qui renforcera notre profonde et féconde adhésion aux valeurs qui nous rattachent à notre cher pays en réactivant notre sentiment d’identité nationale et en cimentant notre partage d’un destin commun pour lequel s’engager, donner et servir devrait être le meilleur viatique.

Une route où le travail sera élevé au rang de priorité et d’institution, capable de conférer ou de restaurer chez l’individu son être social, capable de ranimer son éminente dignité et de lui donner des raisons de croire en lui, en sa communauté, en son pays et d’y vivre en paix et en harmonie en contribuant positivement à son développement et à son rayonnement. Ce défi nous interpelle tous. Il interpelle plus encore les jeunes générations héritières d’un pays aux grandes et anciennes traditions qui doivent se lever comme un seul homme pour construire et défendre un avenir à la mesure de leurs espérances. Compagnons de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail, aujourd’hui, Sénégalaises et Sénégalais, demain, il me revient l’honneur de solliciter votre confiance, pour reconstruire ensemble le Sénégal. Devant Dieu, je fais le serment de ne jamais faiblir face à l’exigence de la mériter.’’

Une candidature de Daesh est inacceptable au Sénégal

Le titre de ce présent article renvoie au contenu. Il ne s’agit pas de viser la personne de Sonko mais d’éviter le sankou pour le Sénégal. En effet, le salafisme est une idéologie qui renvoie tout autre musulman à l’apostat. Voire à l’assassinat. Il appelle à liciter son sang, aliéner ses biens et disloquer sa famille. Sonko lui-même serait condamné ipso facto s’il rasait sa barbiche ou s’il permettait à ses épouses de s’habiller autrement que par une burqa.

Il y a lieu de savoir que l’idéologie de Sonko est la même qui a sévi à Grand Bassam, dans la zone de Mopti et au nord du Mali. Elle a ouvert un front au Burkina Faso, ancienne Haute Volta. Toutefois au Sénégal le salafisme a utilisé le langage dit de la Taquya qui était l’apanage du chiisme, c’est-à-dire celui du double langage.

Ousmane Sonko a dit lui-même qu’il a préparé avec beaucoup de patience son départ de la Fonction Publique même si, en réalité, on l’a préparé.

Daesh alias Al Qaeda alias Boko Haram est en mesure de frapper au Sénégal quand il veut. S’il ne l’a pas fait c’est pour faire miroiter le genre de chef d’Etat idéal pour lui. C’est-à-dire celui qui fera de Kaolack, Touba et Tivaoune ce qu’il a déjà fait à Tombouctou.

Cependant si compromis il y a eu au sein de Daesh pour utiliser la manière douce au Sénégal, le faible score que Sonko aura réalisé pourra être utilisé pour que la partie invisible de l’iceberg puisse émerger. Sonko ne reconnaitra pas les résultats en sa défaveur. L’on répétera que la majorité a été volée. On s’attaquera aux magistrats et au système auquel Sonko a déjà dit ne pas appartenir. Le système n’étant pas bon, cela va de soi, il y aura, alors, lieu de changer de système.

Daesh ne manque ni d’argent ni d’armes ni de combattants, encore moins de réseaux ou de cibles. Ce qui est étonnant dans cette affaire c’est ce modus vivendi entre le régime et le Daesh dormant. Le Daesh dormant est celui qui prêche et qui entraine la troupe avec des bâtons. L’autre Daesh lui c’est la bazooka et toutes les autres catégories d’armes supérieures.

L’utilisation de la passerelle ethnique pour faire nommer des membres de l’intelligentsia salafiste dans la diplomatie n’innocente pas le régime. Surtout quand il fait bénéficier Sonko-sankou (c’est au choix) du plus fort reste pour le placer dans le système parlementaire. Sonko n’a pas atteint les 55 000 voix pour être élu député d’office, mais a bien bénéficié d’une règle de la loto apportée au Code électoral dite du « Plus Fort Reste ».

Le quotient national pour la députation correspond au même nombre de voix que nécessite le parrainage pour la Présidentielle. On peut considérer que Sonko a atteint le maximum de ses réserves d’électeurs. En obtenant 33 000 voix, correspondant au nombre de wahhabites et salafistes au Sénégal. Son combat est donc un match de classement pour savoir où il va trouver un nombre de voix pour améliorer son médiocre score de zéro-virgule-quelque chose pourcent qu’il a eu l’année dernière aux Législatives

Ce qui est étonnant en plus c’est que le groupe salafiste auquel appartient Sonko n’est que la ramification de celui des cheikhs récemment mis hors d’état de nuire par le très clairvoyant Mohamed Ben Salman (M.B.S). Il s’agit de Salman Al Ouda (condamné à mort) et Al Karni (en voie de l’être). D’ailleurs, dans leurs réunions son nom de code est Karb (calamité).

Autant la Mauritanie qui ne badine pas avec la sécurité vient, manu militari, de fermer les écoles salafistes autant leurs équivalentes sénégalaises ne font que prospérer.

Notre Président ne doit montrer aucune faiblesse. Même si ethniquement il a un petit faible pour l’ethnie.

M.B.S, le premier, doit prendre les mesures nécessaires pour qu’une femme habillée d’une burqa, comme celle des dames Sonko, ne se transforme un jour en bombe humaine sur le tracé de son cortège. En provenance du Sénégal devenu, alors, un Sonko-sankou Land.

Cheikh Yérim Seck est passé à côté de la pertinence en lui posant la question de savoir s’il était Ibadou ou pas. Alors que les Ibadou sont une ramification du Tabligh pakistanais et n’ont rien à voir avec Daesh. La bonne question aurait été de savoir s’il était salafiste comme Daesh ou si c’est Daesh qui est salafiste comme lui. Cheikh Yérim est encore allé à l’encontre des règles de la déontologie en l’interviewant sous la pression de milliers de ses partisans. Au lieu de le faire en tête-à-tête dans une enceinte privée.

L’autre mensonge appartenant au double langage est de dire que Serigne Touba et El Hadj Malick, entre autres, sont des musulmans, mais ce sont des musulmans rejetés comme tels par les salafistes auxquels appartient Sonko. Les salafistes ont pour premier credo de rejeter les saints, les confréries et même les versets coraniques où le Prophète (Psl) est réputé magnanime et miséricordieux. Et les versets qui disent : « Ce que Dieu vous a donné ainsi que son Prophète (Psl) ».

En considérant cette assimilation, bien qu’appartenant au sens figuré, comme verset classé illisible. Et dont la lecture, même si vous ne comprenez pas la langue, vous fait délivrer un bon pour la potence.

Sonko n’a pas volé, peut-être Sonko est homophobe, peut-être… Mais toutes ces choses-là c’est bien mineur lorsqu’on pose la question de savoir s’il est salafiste. C’est-à-dire quelqu’un qui trouve normal de faire couler le sang de tout musulman qui n’est pas salafiste.

La chose est grave, comme disait l’autre : « Restez avec nous, il se fait tard. La nuit descend sur le monde. »

Je le défie de déclarer, la main sur le Coran, que tuer un mouride ou un tidjane n’est pas un acte sacré selon l’enseignement salafiste.

Le mot Pasteef ou Fasteef, lui-même, signifie foi. Donc c’est un appel masqué à la foi salafiste. C’est-à-dire des exécutions en pleine rue, la mutilation des pauvres pour filouterie d’aliments. Le vestimentaire, aussi bien celui des hommes que des femmes, est strictement au nom du Pasteef ou pass pass.

Attention, il y a certes un mécontentement contre le système. Mais un mécontentement orienté peut devenir simplement un suicide collectif.

En Mauritanie, l’université salafiste vient d’être fermée par les autorités. Elles avaient remarqué qu’elle avait créé la coalition Tawasoul dont les militants sont retournés au front de Daesh au nord Mali dès le lendemain des élections.

Tawasoul (connexion) en Mauritanie, Pasteef au Sénégal. Il ne s’agit que de miroir aux alouettes d’Al Qaeda–Daesh.

Environnement des affaires en Afrique : Vera Songwe salue le dynamisme des indices

La Secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), Vera Songwe s’est réjouie du dynamisme des indices du commerce en Afrique qui se manifeste notamment par une « amélioration de l’environnement des affaires ».

« Les pays africains ont régulièrement figuré dans le top 5 des pays ces dernières années, ce qui signifie qu’ils ont maintenant compris qu’il est essentiel d’améliorer l’environnement des affaires pour attirer le secteur privé », a souligné Mme Songwe, s’exprimant en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies (AGNU) dans un évènement parallèle intitulé « Africa Open for Business Forum ».

L’objectif de cette cérémonie, selon un communiqué dont APA a obtenu copie lundi, était de présenter le leadership du continent africain face au Programme de développement durable à l’horizon 2030 et à l’Agenda africain 2063.

Ainsi, selon la Camerounaise, « une grande partie de ces progrès provient de la croissance des PME, qui contribuent à 64% de la croissance du PIB des pays ».

« Les petites entreprises seront le moteur du continent », a-t-elle poursuivi, soulignant qu’il existe une connectivité énergétique importante sur le continent et ce depuis les 10 dernières années.

« Nous sommes passés de 700 millions de personnes sans accès à l’énergie à 520 millions de personnes. De plus, a-t-elle ajouté, dix pays ou plus ont accès à 70% à l’énergie ».

Ainsi avec les « défis majeurs à relever » dans ce secteur, Vera Songwe prend « le Kenya, la Mauritanie et le Sénégal comme exemples à suivre dans leurs efforts pour améliorer leur environnement afin de soutenir l’investissement dans l’énergie ».

Innocence Ntap Ndiaye: «Ce que m’avait conseillé Bruno»

La Présidente du Haut Conseil du Dialogue social a été, ce samedi, l’invitée du Grand Oral. Sur les ondes de la 97.5 Rewmi FM, Innocence Ntap Ndiaye est revenue sur plusieurs sujets d’actualité, notamment le décès de Bruno Diatta et les syndicats qui menacent d’aller en grève, à quelques jours seulement de la rentrée des classes 2018-2019. Morceaux choisis.

« Bruno m’a conseillé de m’engager politiquement pour… »

Vous me donnez l’occasion de renouveler mes condoléances à l’endroit du peuple sénégalais. Par devoir de mémoire, je voudrais, au nom de tous les membres du Haut Conseil du Dialogue social et en mon nom propre, présenter mes sincères condoléances à la famille de feu le Ministre Bruno Diatta, Chef du Protocole à la Présidence de la République, à son épouse, ses enfants, frère et sœur. Mais sa famille, c’était le Sénégal tout simplement. C’est pour cela qu’il a servi tous les Chefs d’Etat, de feu le Président Senghor à Son Excellence Monsieur Macky Sall, en passant par les Présidents Abdou Diouf et Maître Abdoulaye Wade. De mémoire de citoyen, la journée que j’ai vécue, jeudi dernier, est une journée exceptionnelle. Et aujourd’hui, les dés sont jetés, Bruno nous a quittés et repose pour l’éternel au cimetière de Bel-Air, à côté de ses parents. Nous rendons grâce à Dieu qui nous a permis de le connaître, de partager avec lui quelque chose et de pouvoir témoigner pour la postérité. En ce qui me concerne, j’ai connu Bruno quand j’avais 33 ans. Ce n’est pas le moment où j’étais dans les arcanes du pouvoir. Bien au contraire, je sortais de mes études de droit à l’UCAD et j’avais des engagements pour ma région qui était en train de connaître une crise de plusieurs années. J’ai intégré l’Association des cadres casamançais au sein duquel j’avais des prises de position qui n’étaient pas souvent partagées. Mais, j’étais soutenue par le ministre Landing Sané, au moment où je rencontrais Bruno Diatta puisque c’est lui qui m’a amené chez lui. Je ne sais pas si c’est ma jeunesse ou c’est parce que j’étais une femme, en tout cas il a estimé qu’il fallait qu’on m’écoute quelque part. Il m’a conduite un soir chez Bruno Diatta et j’ai exposé ma vision de ce qu’il faut faire de cette crise. J’ai dit que si on ne le faisait pas, cette crise pouvait être trop longue (…). C’est ainsi que le Président Abdou Diouf m’a reçu. Bruno m’a conseillé de m’engager politiquement pour ma région. Je pense qu’il a joué un rôle dans tout ce qui m’est arrivé. C’est une marque de reconnaissance, de gratitude que depuis vendredi, jour de son décès, j’ai essayé d’être présente à côté de sa famille, de son épouse, de ses enfants, de son frère, de sa sœur à qui je présente mes sincères condoléances. Et je pense que toute la Casamance devrait lui exprimer une profonde gratitude.

« ABC devrait parler au Président plutôt que de… »

Il y a beaucoup de polluants dans la communication. Je vais devoir recadrer avec beaucoup de regret Monsieur le Médiateur de la République. Je pense que même si au cours d’une mission vous êtes confrontés à certaines réalités, parce que nous tous avons des parents partout dans le Sénégal, sa posture, sa mission, sa position font qu’il devrait, par une note, informer le chef de l’Etat. Je ne vais pas lui apprendre le travail parce que je sais que c’est un homme de qualité. J’ai été véritablement attristée par sa sortie. Je voudrais profiter de cette occasion solennelle pour lui lancer un appel parce que c’est mon frère. C’est une sœur qui parle à son frère et je lui dis que ce n’est pas sa mission. Il ne devrait pas l’exécuter comme ça. S’il veut se présenter lors des prochaines élections, mais il est libre, même si tout le monde n’est pas Macky Sall. Il a un parcours, il a eu un cursus, il y a eu des élections transparentes et il est là. Mais qu’on le fasse avec élégance, d’autant plus qu’ils sont des amis de la première heure. Il a fait un choix très tôt d’accompagner le Président. Il devrait parler au Président.

Préavis de grève des syndicats d’enseignants : Innocence ne comprend pas !

Au niveau du Haut Conseil, nous sortons d’une session pré-rentrée. Et, cette session est organisée pour qu’on puisse faire une revue de l’état d’exécution des accords qui ont été signés le 30 avril dernier. Nous avons aussi eu un autre volet qui est un renforcement de capacités. Nous avions tenu cette session avec les représentants des 7 syndicats les plus représentatifs, en présence des institutions de la République. Je veux nommer le Conseil économique, social et environnemental, le Haut Conseil des Collectivités locales et la Présidence de la République. Nous avons fait une revue point par point sur l’exécution des accords. Il faut dire que des recommandations ont été formulées pour chaque point dans le sens d’accélérer la mise en œuvre. Déjà, ce qui a été fait a été magnifié par les syndicats présents. Une motion de félicitation a été même adressée au Ministère des Finances pour le dispositif mis en place pour gérer toutes les questions liées aux relations avec les partenaires. Certains points des accords ont été respectés. Sur les points qui n’ont pas été respectés, ou partiellement, sur notre demande, le Premier ministre a réuni tous les secrétaires généraux pour le monitoring. Nous, notre activité est une activité normale inscrite dans l’agenda du Haut Conseil du Dialogue social. Mais nous ne pouvons pas participer à un renforcement des capacités des partenaires sans pour autant faire la revue des points. C’est pour cela que nous avons deux volets, notamment la formation et la revue des points. Le volet formation porte sur la retraite des enseignants, sur la dématérialisation qui est en cours au niveau de la fonction publique et sur la fiscalité sur les salaires de façon générale. A ma grande surprise, j’ai entendu ici et là quelques menaces, mais je suis habituée aux stratégies des partenaires sociaux. Je me réjouis du fait que les partenaires sociaux qui ont été présents à la réunion de monitoring du Premier ministre ont dégagé des pistes. Et que les pistes, c’est que le Premier ministre les reçoit le 22 novembre. Lors de cette réunion, le Premier ministre a aussi donné des directives pour les ministres afin qu’ils continuent de recevoir les syndicats. Donc, je ne comprends pas qu’on puisse menacer par le dépôt de préavis de grève.

Un rapport sur le gaz et le pétrole remis au président Sall

Je ne pense pas qu’on soit au cœur du dialogue. Nous avons voulu en tant que structure nationale de dialogue national, la seule qui soit tripartite où siège le gouvernement, le secteur privé et les employeurs, donné notre modeste contribution pour féliciter aussi le Président de la République pour l’initiative qu’il avait prise d’organiser la concertation nationale. Cela fait suite à cela. Nous avons estimé en tant qu’institution tripartite, que nous ne pouvons pas aller à cette concertation et de donner un avis sans avoir au préalable réuni les différents représentants de ces segments qui siègent au sein du Haut Conseil du Dialogue social. C’est ainsi que nous avions organisé une session dédiée à cette thématique qui a vu la participation des experts. Aujourd’hui, nous connaissons le potentiel gazier et pétrolier du Sénégal et nous avons réfléchi suivant plusieurs axes. Nous avons un rapport où toutes les questions liées à l’emploi, aux conditions de travail, la formation professionnelle, au dialogue social,… ont été visitées et des recommandations ont été formulées. Le rapport a été remis au Président de la République. Il a été remis aussi au Premier ministre, au ministère du pétrole et des énergies (…). Mais dans une séance de partage que nous voulons faire avec la presse et les différents acteurs, nous allons dévoiler ce rapport.