L’université Alioune Diop célèbre ses meilleurs étudiants

Quatre-vingt-cinq étudiants de l’Université Alioune Diop de Bambey (UADB) ont été primés mardi, à l’occasion de la quatrième édition de la journée de l’excellence de ladite université, a constaté l’APS.

’’Les étudiants primés sont au nombre de 85, dont 42 étudiants pour les licences et 43 étudiants pour les masters’’, a détaillé le Professeur Lamine Guèye, recteur de l’UADB, lors de la cérémonie.

Selon lui, les étudiants ont été distingués sur la base de ‘’critères d’excellence et de citoyenneté’’. ‘’Ils sont majors de leur promotion et n’ont jamais été traduits en conseil de discipline’’, a-t-il précisé. Le diplôme délivré aux étudiants ‘’marque la fin d’une étape importante au terme d’un cursus complet sans faute en licence et en master’’, a relevé l’universitaire.

L’université a primé ‘’les meilleurs étudiants en vue de développer la culture de l’excellence’’, a souligné le Professeur Guèye.

Il a invité les lauréats à s’inspirer des parcours exemplaires des personnalités choisies comme parrains ou marraine : Mouhamadou Maouloud Diakhaté, Cheikh Anta Diop et Dr Khady Seck.

L’occasion a été saisie pour magnifier le travail des enseignants-chercheurs promus au Conseil africain et malgache de l’enseignement supérieur (CAMES) et du personnel promu aux ordres nationaux du Lion et du Mérite.

Cette cérémonie a été présidée par le ministre de l’Enseignement supérieur Mary Teuw Niane, par ailleurs parrain d’honneur de l’édition 2018 de la Journée de l’excellence.

Mort de Fallou Sène : ’’La justice fera son travail’’, dit Mary Teuw

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane, a assuré mardi que la justice fera son travail pour situer les responsabilités dans la mort de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène, tué le 15 mai lors d’une manifestation estudiantine à l’université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis.

’’La justice fera son travail comme elle l’a fait pour Bassirou Faye (étudiant tué à l’UCAD en 2014). Elle le fera, laissons-lui le temps de le faire parce que c’est ça aussi un Etat de droit’’, a dit M.Niane, en répondant à une interpellation du coordinateur des étudiants de Bambey, Abdou Karim Diatta.

Le ministre s’exprimait au cours de la quatrième édition de la journée de l’excellence de l’Université Alioune Diop de Bambey (UADB), dont il est le parrain d’honneur.

Selon lui, ‘’la justice sénégalaise est une justice indépendante’’.

A la demande des étudiants de l’UADB, une minute de silence a été observée à la mémoire de Mouhamadou Fallou Sène.

Le 31e Sommet de l’UA fait avancer l’intégration continentale et la lutte contre la corruption

Les travaux du 31e Sommet de l’Union africaine (UA) se sont achevés lundi soir, avec des efforts déployés notamment pour promouvoir l’intégration continentale, la paix et la sécurité ainsi que la lutte contre la corruption.

A l’issue d’un sommet de deux jours placé sous le thème « Remporter la lutte contre la corruption, une voie durable vers la transformation de l’Afrique », auquel ont participé une vingtaine de chefs d’Etat et de gouvernement africains, plusieurs dossiers régionaux vitaux ont été au centre des délibérations, notamment la réforme institutionnelle de l’UA, les questions de paix, de sécurité et de stabilité, la Zone de libre-échange continentale (ZLEC) africaine, la question migratoire, la lutte contre le terrorisme et la lutte contre la corruption.

Malgré l’absence de déclaration officielle ou de mesures concrètes annoncées à la fin du sommet, on compte quelques avancées non négligeables sur un certain nombre de sujets.

« Globalement, le Sommet de Nouakchott a permis de faire avancer deux grandes questions très importantes », soit celle de la création de la ZLEC africaine et celle de la lutte contre la corruption, a estimé le ministre djiboutien des Affaires étrangères Mahamoud Ali Youssouf.

La lutte contre la corruption a fait l’objet de débats et de discussions à l’issue desquelles des mesures importantes ont été prises pour créer un mécanisme de suivi permettant la lutte contre la corruption à l’intérieur des Etats et à l’échelle transnationale, a-t-il indiqué.

La corruption est un phénomène général et non pas uniquement africain, et le processus de lutte contre ce fléau, sur lequel l’UA travaille en étroite collaboration avec les Etats membres, est extrêmement difficile, a affirmé Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’UA, lors d’une conférence de presse organisée après la clôture du sommet, notant qu’il s’agissait d’un combat de tous les jours et concernant tout le monde.

Il a souligné la nécessité d’une coopération renforcée entre les administrations nationales des pays africains et les institutions financières pour notamment lutter contre les flux financiers illicites.

En ce qui concerne la ZLEC africaine, cinq nouveaux signataires de l’accord, à savoir l’Afrique du Sud, le Burundi, le Lesotho, la Namibie et la Sierra Leone, ont été enregistrés au cours du sommet, alors que le Swaziland et le Tchad ont déposé à l’UA leur instrument de ratification.

Jusqu’ici, 49 Etats membres ont signé l’accord visant la création de la ZLEC africaine et six d’entres eux ont déposé leur instrument de ratification de l’accord, a confirmé Paul Kagame, président rwandais et président en exercice de l’institution panafricaine.

Afin d’assurer l’entrée en vigueur en 2019 de l’accord conclu lors du Sommet extraordinaire de l’UA à Kigali le 21 mars dernier, l’Union a appelé les autres Etats membres à rapidement signer le traité.

Interrogé sur les migrations, le président de la Commission de l’UA a expliqué qu’il s’agissait d’un problème de fond qui demandait du temps et des consultations à l’intérieur du continent comme avec les partenaires extérieurs.

Selon lui, promouvoir l’intégration du continent africain pourrait fait partie d’une solution interne au problème migratoire, avec notamment la ZLEC et le Protocole relatif à la libre circulation des personnes, au droit de séjour et au droit d’établissement.

Le prochain sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA doit se tenir en janvier 2019 au siège de l’UA à Addis-Abeba, en Ethiopie.

Plus de 6 tonnes de chanvre indien incinérées à Mbour

Le préfet du département de Mbour (ouest), Saër Ndao, a présidé mardi, dans la commune de Popenguine-Ndayaane, une cérémonie d’incinération de 6540 kilos de drogue, constituée essentiellement de chanvre indien, a constaté l’APS.

Initialement prévue duarnt la semaine nationale de lutte contre la drogue, cette cérémonie d’incinération a été reportée à cause d’une pluie accompagnée de vent.

L’ancienne carrière de latérite de Sindia, non loin de l’autoroute à péage a abrité la cérémonie, en présence de personnalités administratives et judiciaires.

Les gendarmes, les sapeurs-pompiers, les éléments de la Police, de la Douane et même les agents des eaux, forêts et chasse étaient aussi présents.

« Sky Dakar », le magazine de l’AIBD lancé en septembre

L’aéroport international Blaise Diagne (AIBD) de Diass va lancer en septembre prochain un magazine dénommé « Sky Dakar », pour contribuer à une meilleure promotion de la destination Sénégal, a annoncé, mardi, à Dakar, son directeur général, Xavier Mary.

« Notre objectif est mettre à disposition de chaque passager un exemplaire de ce magasine pour promouvoir la destination Sénégal », a-t-il expliqué lors d’une rencontre avec des journalistes.

Ce magazine trimestriel « gratuit » d’environ 80 pages, en français et en anglais, sera disponible dans les halls d’embarquement au départ et dans les salles de livraison bagages à l’arrivée.

’’Sky Dakar’’ va comporter des infos pratiques sur l’agenda notamment culturel sénégalais, les bonnes adresses ainsi que des reportages sur les destinations desservies depuis Diass. Il sera « un souvenir pour le passager », a ajouté le DG de l’AIBD.

« Sky Dakar » ambitionne « d’aiguiller et d’informer le passager en lui donnant envie de découvrir le pays », avec ’’une place très importante’’ accordée à l’image, selon son concepteur, Laurent Taieb.

Il signale que l’équipe en charge de la réalisation du magazine sera composée de journalistes de diverses spécialités, ainsi que de maquettistes français et sénégalais.

Les artistes du groupe ‘’Now United’’ reçus par Abdou Latif Coulibaly

Le ministre de la Culture, Abdou Latif Coulibaly, a reçu en audience, lundi, les jeunes artistes du groupe de pop ‘’Now United’’ qui effectuent un séjour de six jours au Sénégal, a appris l’APS.

Le groupe, composé de 14 chanteurs et danseurs de nationalités différentes dont la jeune chanteuse sénégalaise Mame Diarra Sylla, lauréate de ‘’Sen petit gallé’’ 2016, a exposé son projet au ministre.

‘’Nous sommes venus rencontrer le ministre, car le groupe est composé de différentes cultures avec 14 nationalités différentes, c’est alors logique de le rencontrer et de lui faire part de notre projet’’, a souligné Mame Diarra Sylla, la porte-parole du groupe.

Le ministre de la Culture Abdou Latif Coulibaly s’est dit ‘’content’’ de cette rencontre et a encouragé les jeunes artistes et leurs responsables.

’‘Cela aide les autorités dans la formation et l’éducation des enfants. (…). Gardez l’esprit de solidarité et de famille’’, a-t-il encouragé.

Abdou Latif Coulibaly souhaite que ces jeunes deviennent plus tard des artistes reconnus dans le monde, comme la chanteurse américaine Rihanna.

La productrice Ngoné Ndour, fondatrice de ‘’Sen petit gallé’’ qui accompagne le groupe, s’est dite ‘’très émue de voir une des lauréates de cette création percer dans le monde’’.

« Mame Diarra, c’est nous qui l’avons formée, elle a été lauréate de +Sen petit gallé All star+, elle a du talent et sait chanter et danser’’, s’est-elle réjouie.

«  »Quand je la vois dans ce groupe représenter toute l’Afrique, c’est une fierté pour l’émission et une opportunité pour le Sénégal de promouvoir sa destination’’, a fait valoir la présidente du Conseil d’administration de la Société de gestion collective (SODAV).

Le groupe musical américain ‘’Now United’’ a été fondé depuis 2017 par l’Américain Simon Fuller, producteur et ancien manager des ‘’Spice girls’’ et ‘’Pop Idol’’.

Il regroupe des jeunes artistes, âgés de 15 à 21 ans, venant de cinq pays de l’Asie (Inde, Corée du Sud, Chine, Philippines et Japon), quatre de l’Europe (Angleterre, Finlande, Russie, Allemagne), quatre de l’Amérique (USA, Canada, Mexique et Brésil) et une de l’Afrique (Sénégal).

Le groupe, qui est en tournée, s’est produit, samedi, en première partie lors d’un concert du chanteur Youssou Ndour, au Centre international du commerce extérieur du Sénégal (CICES).

‘’Now United’’, qui chante en anglais, a déjà enregistré sept chansons pour ses projets d’albums.

Il se veut une plateforme pour jeunes créateurs de contenus. ‘’C’est un groupe mondial qui cherche à concilier dans la diversité les mélomanes du monde’’, lit-on dans une note de présentation.

Selon Mame Diarra Sylla, ‘’le groupe, en tournée, a déjà visité six pays, l’Australie, la Finlande, la Rusie, la Suède, l’Autriche et les USA’’. ‘’La prochaine étape dans quatre jours est la Corée du Sud’’, informe-t-elle.

Transfert de certains ministères à Diamniadio : La Cnts dénonce une précipitation

En conférence de presse samedi, la Cnts a dénoncé le transfert ‘’précipité et non concerté’’ de certains ministères au Pôle urbain de Diamniadio. Elle réclame des mesures d’accompagnement à l’Etat.

La décision de l’Etat du Sénégal de transférer les services publics de certains départements ministériels, ne fait pas que des heureux. Les travailleurs directement impactés par cette mesure se mobilisent et alertent le gouvernement sur leur situation sociale ‘’préoccupante’’. ‘’La Cnts tient à dénoncer vigoureusement la précipitation notée dans le déménagement de certains ministères au Pôle urbain de Diamniadio, sans une prise en charge correcte des préoccupations et attentes des travailleurs qui, à l’arrivée, sont pratiquement laissés pour compte dans un environnement qui ne garantit point le minimum acceptable’’, a fulminé le secrétaire général de la centrale Mody Guiro. Sur ce point précis, la Cnts déplore l’absence de consultations et de concertations sur des questions qui impactent directement les conditions de travail et d’existence des agents qui sont souvent mis devant le fait accompli.

Au regard de cette situation, la Cnts exige du gouvernement le report de sa décision et l’ouverture, dans les meilleurs délais, de concertations franches et sincères avec tous les partenaires sociaux concernés et les usagers du service public sur le déménagement de certains services publics au Pôle urbain de Diamniadio. Mais aussi d’assurer la prise en charge correcte des préoccupations et attentes formulées par les travailleurs et qui tournent essentiellement autour de la subvention de carburant pour ceux qui disposent de véhicules et ne résidant pas à Diamniadio, d’instaurer une politique d’habitat social destinée aux travailleurs pour leur faciliter l’accès au logement, d’assurer la réduction des tarifs du péage et une subvention conséquente des tickets de restauration.

Parallèlement, la Cnts attire l’attention du gouvernement sur la nécessité d’une gestion cohérente du service public qui pourrait être désarticulé avec l’éparpillement de certains services matériels dans un contexte d’achèvement du processus de dématérialisation des dossiers des agents de l’Etat. Le déménagement ne devrait entrainer aucune lenteur, ni lourdeur administrative dans le traitement des dossiers des usagers du service public.

Dans le même sillage, la centrale syndicale continue d’exiger du gouvernement le partage des résultats de l’étude sur le système de rémunération des agents de l’Etat et l’ouverture de négociations sérieuses sur la question avec les partenaires sociaux concernés, afin d’apporter les correctifs nécessaires et instaurer de façon durable l’équité et la justice dans le traitement des agents de l’Etat.

Par ailleurs, la Cnts dit prendre acte de l’ouverture des négociations sur l’augmentation généralisée des salaires dans le secteur privé. Toutefois, elle tient à marquer son désaccord sur les propositions inacceptables et fantaisistes du patronat qui, au demeurant, sont en deçà de ses attentes.

‘’La situation sociale du pays est caractérisée par une dégradation des relations professionnelles entre l’Etat, le patronat et les travailleurs dans plusieurs secteurs et branches, en raison de l’inexistence d’un cadre adéquat de dialogue social sincère ou tout au moins de l’absence de volonté des employeurs de bâtir avec les travailleurs des consensus durables relativement au respect des droits et libertés consacrés dans la législation nationale et les conventions internationales de l’Oit’’, se désole Mody Guiro.

Il s’agit, entre autres de ‘’la violation des droits et libertés syndicaux et la négociation collective, de la persistance des licenciements abusifs dans certaines entreprises. A cela, s’ajoute le travail précaire caractérisé par l’absence de protection sociale et le non respect des normes sur la santé et la sécurité au travail par certains employeurs’’.

Casamance : Des députés rassurés sur la situation sécuritaire

Des députés de l’Assemblée nationale, qui séjournent depuis dimanche à Ziguinchor, se sont dits rassurés par les autorités militaires de la zone militaire n°5 sur la ‘’tendance d’accalmie’’ en Casamance où la situation sécuritaire est ‘’sous contrôle’’, a appris lundi l’APS.

Composée de 25 parlementaires, des conseillers du président de l’Assemblée nationale et de la directrice de la communication de l’institution parlementaire, cette délégation a été reçue lundi par le gouverneur de Ziguinchor, Guédj Diouf.

Membres de la Commission défense et sécurité et de la Commission des lois, de la décentralisation, du travail et des droits humains, ils ont tenu une séance de travail avec le gouverneur autour des ‘’riches potentialités économiques de la région, des défis sécuritaires et des enjeux économiques de la filière anacarde’’.

‘’Nous nous félicitons de cette mission menée par des députés pour s’imprégner des défis sécuritaires en Casamance, mais aussi des défis économiques dans la zone. L’Assemblée nationale doit aussi se féliciter du courage des autorités pour faire transporter les noix de cajou par des bateaux à grand tirant d’eau’’, a déclaré Gueji Diouf.

Après cette rencontre avec le gouverneur, la délégation a rendu visite au commandement de la zone militaire numéro 5, où elle a été reçue par le Colonel Khar Diouf, en présence de Ute Bocandé, de la Fondation Konrard Adenauer, partenaire de cette mission parlementaire à Ziguinchor.

‘’Ici, nous sommes les garants de la sécurité des personnes et des biens. En Casamance, la tendance est à l’accalmie malgré quelques regains de tension et quelques phénomènes récurrents amplifiés par des effets médiatiques’’, a rassuré le commandant de la zone militaire numéro 5, Khar Diouf.

‘’La situation (sécuritaire) est sous contrôle. Il n’y a rien d’inquiétant’’, a poursuivi le Colonel Diouf après être briefé sur les objectifs de cette mission, dont le thème principal tourne autour de la ‘’Sécurité dans les zones frontalières’’.

Awa Guèye, la vice-présidente de l’Assemblée nationale, précise que les députés veulent aussi s’’’imprégner davantage des conditions d’existence, de vie et de travail des militaires qui sont dans les casernes et dans les campements, en vue de mieux formuler les plaidoyers au niveau de l’institution parlementaire’’.

‘’Les conditions de vie des militaires sont acceptables en Casamance. Elles sont vraiment favorables’’, a assuré Khar Diouf, avant de permettre aux parlementaires de visiter le camp militaire de Ziguinchor qui abrite le cinquième bataillon d’infanterie.

Les députés ont aussi visité un cantonnement militaire à Mpack, poste frontalier avec la Guinée Bissau voisine avant de se rendre à l’état-major de la gendarmerie à Ziguinchor en attendant l’ouverture officielle d’un atelier sur la ‘’Sécurité dans les zones frontalières’’ prévu ce mardi à Ziguinchor.

Inflation dans l’UEMOA : 0, 4 % à fin mai contre 1, 3 % en avril

Le taux d’inflation dans la zone de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) s’est établi, en glissement annuel, à 0,4% à fin mai 2018 contre 1,3% enregistré le mois précédent.

‘’La décélération du rythme de progression du niveau général des prix est imprimée essentiellement par la composante « Alimentaire » […]’’, explique le Bulletin des statistiques de la BCEAO du mois de mai, publié vendredi.

Le document précise que sa contribution à l’inflation totale est ‘’ressortie négative à 0,2 point de pourcentage à fin mai 2018 contre 0,7 point de pourcentage un mois plus tôt’’.

Il met cette évolution en lien avec l’amélioration de l’offre de céréales, de tubercules et plantains dans les pays côtiers, notamment en Côte d’Ivoire et au Togo.

Le bulletin indique aussi qu’‘’une baisse sensible des prix des produits de la pêche a été observée au Sénégal en lien avec une forte augmentation des débarquements de produits halieutiques due à des conditions climatiques favorables’’.

‘’La baisse du rythme de progression du niveau général des prix est également liée à des effets de base observés en mai 2017 au Bénin, où un renchérissement des produits de la pêche, des tubercules et plantains ainsi que des fruits avait été enregistré en 2017’’, selon encore le document.

Révision listes électorales : Près de 500 000 inscrits sans Karim Wade

Au total, 495.919 personnes ont été enregistrées lors de la dernière révision des listes électorales sur lesquelles ne figurent pas le nom de l’ancien ministre d’Etat Karim Wade, a appris l’APS.

’’La révision passée a enregistré 495.919 mouvements ou demandes formulées dont 440.547 mouvement enregistré sur le territoire national et 55272 mouvement enregistré à l’étranger’’, a annoncé, lundi, le Directeur de la formation et de la communication à la direction générale des élections, Bernard Casimir Demba Cissé.

M. Cissé s’exprimait lors d’un point de presse sur la publication des listes provisoires issues de la dernière révision exceptionnelle des listes électorales.

A l’intérieur du pays, il a été enregistré dans le détail, 381.052 demandes d’inscriptions, dont 59248 demandes de modification d’adresse électorale, 58 demandes de changement de statut, 189 demandes de radiation.

A à l’étranger, il a noté 58.052 demandes d’inscriptions dont 524 demandes de modification, 6 demandes de changement de statut. Aucune demande de radiation n’a été inscrite à l’étranger.

M. Cissé a souligné qu’après traitement des données, des demandes ont fait l’objet de rejet au motif qu’il y a eu des personnes déjà inscrites sur les listes électorales et celles ne devant pas être inscrites en vertu des articles L31 et L32 du Code électoral.

’’Les motifs de rejet après traitement concernaient aussi, les mineurs’’, a-t-il ajouté.

Interpellé sur le cas de l’ancien ministre d’Etat et candidat du PDS à la prochaine présidentielle, Bernard Casimir Demba Cissé a indiqué qu’il était absent de la nouvelle liste provisoire, pour le simple fait que Karim Wade n’a pas participé à la dernière refonte du fichier électoral.

Il a assuré que les services centraux du ministère de l’Intérieur procèdent au toilettage du fichier général des électeurs en vue de sa consolidation.

Des migrants sénégalais bloqués à Moscou

Une dizaine de candidats sénégalais à l’émigration clandestine sont laissés en rade par leur passeur à Moscou depuis plusieurs semaines, a appris l’APS de sources dignes de foi.

« Il y a un peu plus d’un an, j’ai rencontré un passeur dans la banlieue de Dakar, qui m’a promis, moyennant finances, un voyage au Brésil. Le voyage n’ayant pu avoir lieu, il est venu me voir récemment pour me proposer de venir en Russie. Et une fois arrivé en Russie, selon ses dires, quelqu’un a été désigné pour m’emmener en Espagne », raconte à l’APS un migrant venu du Sénégal, sous le couvert de l’anonymat.

L’homme, qui travaillait dans le secteur informel au Sénégal, s’est vu remettre un « fan ID », une pièce d’identité délivrée aux supporters des équipes nationales prenant part à la Coupe du monde de football 2018 (14 juin-15 juillet), en Russie.

Le sésame lui a été délivré en sa qualité de supporter des Lions – du moins tel qu’il s’est présenté – détenteur d’un billet d’avion, ce qui lui ouvre les frontières russes, même sans visa, explique-t-il.

Le migrant sénégalais dit avoir versé une avance de 1,2 million de francs CFA pour le voyage en Russie.

« Le restant, environ la moitié de cette somme, devrait être versé à mon arrivée à destination », explique le candidat à l’émigration hébergé dans une cité universitaire moscovite par des étudiants sénégalais, grâce à l’entregent d’un responsable de l’Association des supporters du Stade de Mbour, Peul Wade.

A sa descente d’avion à Moscou, il contacte la personne censée venir l’accueillir, mais cette dernière jure la main sur le cœur n’avoir pas été mise au courant de son voyage, témoigne M. Wade.

« On m’a parlé d’une trentaine de personnes étant dans cette situation, mais j’en ai vu huit seulement. Six d’entre elles ont quitté la cité universitaire depuis le 19 juin. Les deux autres sont avec nous parce qu’elles ne savent pas où aller », poursuit le dirigeant des supporters du Stade de Mbour.

es migrants sont tous détenteurs d’un « fan ID », dit-il, affirmant qu’ils sont originaires de la banlieue de Dakar, de Mbour, de Thiès, de Ngaye Mékhé et de Tivaouane (ouest).

Peul Wade se demande comment ces migrants ont pu obtenir ces pièces d’identité censées être délivrées seulement aux supporters des équipes nationales ayant acquis le billet d’avion pour la Russie.

Selon lui, les candidats à l’émigration devaient, de la Russie, se rendre en Italie, en Espagne, en Allemagne et dans des pays d’Europe du Nord.

« Concernant les deux candidats encore logés dans une cité universitaire, je peux vous assurer qu’ils sont sans le sou. Et sans l’aide des étudiants et de notre assistance, ils deviendront des sans-abri », s’inquiète Peul Wade, souhaitant que les autorités sénégalaises leur viennent en aide.

Le migrant rencontré par l’APS a fait une réservation pour regagner Dakar jeudi prochain. L’homme promet déjà, à son retour au bercail, de faire savoir à son passeur de quel bois il se chauffe.

« Si nos compatriotes n’étaient pas là, nous aurions erré comme de pauvres hères dans les rues de cette grande cité, et avec les risques d’être envoyés en prison », dit-il.

Orages et pluies sur le sud, temps plutôt clément sur le littoral (ANACIM)

L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) annonce orages et pluies sur les régions sud du Sénégal au cours des prochaines 24 heures, à partir de dimanche midi, le temps devant être « plutôt clément sur le littoral » au cours de cette période.

« Ces prochaines 24 heures, des orages et pluies se manifesteront probablement sur les régions sud du pays », peut-on lire dans un bulletin portant sur ses dernières prévisions.

« Sur le reste du territoire, le ciel sera passagèrement nuageux », avec un temps plutôt clément sur le littoral’’ et des températures journalières devant être comprises « entre 32 et 36°C avec un maximum de 38°C à Podor », selon l’ANACIM.

« Les visibilités seront bonnes », là où les vents « seront globalement de secteur ouest à sud-ouest et d’intensités faibles à modérées », écrivent les prévisionnistes météo.

Saint-Louis va ’’très bientôt abriter le grand port fluviomaritime’’ de l’Omvs (responsable)

La ville de Saint-Louis « va très bientôt abriter le grand port fluviomaritime » de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), dont l’ambition est de créer de « nouvelles opportunités » pour la capitale ord du Sénégal, a annoncé Babacar Diongue, directeur centre de documentation et des archives (CDA) de l’organisation intergouvernementale.

Saint-Louis « va très bientôt abriter le grand port fluviomaritime de l’OMVS, afin de restaurer la navigation sur le fleuve et créer de nouvelles opportunités » pour la vie économique de la ville tricentenaire, ancienne capitale de l’Afrique occidentale française (AOF), a indiqué M. Diongue, sans plus de précisions.

S’exprimant à l’occasion d’une journée d’information et de sensibilisation sur les activités de l’OMVS, à l’initiative du Réseau des journalistes pour les activités de l’OMVS (REJEAO), en présence de la directrice de la communication de l’organisation, Amayelle Ka Ndiaye.

Il a souligné l’importance de la contribution de l’OMVS à la vie économique des pays membres, à savoir la Guinée, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal.

L’OMVS assure ainsi l’alimentation des villes de Dakar et Nouakchott à hauteur de 60 et 100 pour cent respectivement, ’’grâce au barrage de Diama », a signalé le directeur centre de documentation et des archives de l’OMVS.

De même, l’organisation intergouvernementale contribue-t-elle « de manière décisive » à la vie économique de ses membres, en matière de production d’énergie hydroélectrique et de navigation, mais aussi en mettant à leur disposition de l’eau pour l’agriculture irriguée, a ajouté Babacar Diongue.

Il a par ailleurs évoqué un programme en deux phases mis en œuvre par l’OMVS, pour l’amélioration des conditions de vie des populations des 4 pays concernés.

La deuxième phase de ce programme prévoir d’aider « directement plus de 4,5 millions de personnes » autour du bassin du fleuve Sénégal, notamment les petits exploitants agricoles, les agriculteurs, les acteurs de la pêche artisanale ainsi que les associations d’usagers de l’eau, a indiqué M. Diongue.

Le directeur du CDA de l’OMS a salué la tenue de cette journée de sensibilisation, qui selon lui devrait contribuer à « raffermir le bon voisinage » entre la représentation de l’OMVS et les populations riveraines de Santhiaba, Goxu Mbathie et Guet Ndar, pour « une meilleure appropriation » du patrimoine appartenant aux Etats membres.

A l’occasion de cette journée de sensibilisation à laquelle participaient des jeunes et des élèves de différentes écoles élémentaires, lycées et CEM de Saint-Louis, Babacar Diongue a insisté sur la nécessité de mieux faire connaître « l’utilité du patrimoine » de l’OMVS, que les citoyens des pays membres doivent selon lui aider à protéger et à sauvegarder.

Cette journée est « une première » dans les activités du REJEAO, s’est réjoui son coordonnateur Ahmad Mouslim Diba, selon qui cette initiative vise à amener les populations à adopter « des « comportements citoyens » vis-à-vis de l’OMVS, qui « œuvre pour le bien-être des populations des Etats membres ».

Les journalistes dit-il ont un rôle à jouer pour permettre aux citoyens de mieux connaître « les enjeux économiques » de l’intégration sous-régionale.

Nioro : des « agents d’exécution de la loi » sensibilisés sur la torture

L’Observateur national des lieux de privation de liberté (ONLPL) a organisé jeudi à Nioro, dans la région de Kaolack (centre), un atelier d’information et de sensibilisation des agents d’exécution de la loi sur la torture dans les lieux de privation de liberté.

Cet atelier de formation, d’information et de sensibilisation est destiné aux gendarmes, gardes pénitentiaires, douaniers et autres agents d’exécution de la loi sur la torture.

« Cet atelier entre dans le cadre de notre mission de prevention de la torture et autres peines ou traitement cruels, inhumains ou dégradants dans les lieux de privation de liberté », a ainsi expliqué Josette Marcelline Lopez Ndiaye, Observateur national des lieux de privation de liberté (ONLPL).

Cet atelier a clôturé une tournée de sensibilisation à la torture, entamée lundi à Nioro. Elle a notamment été marquée par des rencontres de sensibilisation et des échanges avec les autorités administratives et les responsables de maisons d’arrêt et de correction de la région, a indiqué Mme Ndiaye.

BAC : 13 226 candidats ont planché sur la philosophie à kaolack (ia)

Quelque 13 226 candidats à l’examen du baccalauréat ont planché vendredi à Kaolack (centre) sur les épreuves anticipées de philosophie organisées simultanément sur l’ensemble du pays, a appris l’APS de l’inspection d’académie (IA).

Les candidats constitués de 6162 filles (46,59 %) et 7064 garçons (51,43 %) ont notamment été répartis au niveau de 34 centres d’examen, a déclaré à l’APS, Bassirou Diouf, chef du bureau de l’enseignement secondaire général de l’académie de Kaolack.

« Toutes les dispositions ont été prises pour que les épreuves se déroulent dans les meilleures conditions malgré une augmentation de 1730 candidats enregistrée cette année par l’académie de Kaolack », a-t-il assuré.

Aliou Cissé remet en question le tirage de la coupe du monde

Aliou Cissé, le sélectionneur national du Sénégal, met en cause le tirage au sort de la Coupe du monde qui, à son avis, défavorise les sélections africaines.

‘’Il faut qu’on discute des chapeaux. Il n’y a pas une seule équipe dans le chapeau 1. On joue contre des champions d’Europe, des champions du monde, c’est pas toujours évident pour nous’’, a argué Cissé.

Pour présenter les poules, la FIFA attribue des coefficients aux équipes qualifiées en fonction de la qualité de leur participation aux précédentes compétitions et de leur classement mensuel.

Pour les tirages au sort des éliminatoires de la CAN et de la phase finale proprement dite, des coefficients sont attribués aux sélections sur la base de leurs performances lors des précédentes éditions.

Selon Aliou Cissé, l’élimination des cinq représentants de l’Afrique dès la phase de poules de la Coupe du monde 2018 n’est pas ‘’un baromètre pertinent’’ pour déterminer le niveau du football africain.

‘’Le football africain avance. C’est la vérité’’, a dit le sélectionneur sénégalais, qui dit rester fier de ses joueurs.

‘’Je suis fier des garçons. Je suis fier du travail qu’ils ont accompli depuis un mois. Ainsi va la vie’’, a réagi le technicien sénégalais,se disant ‘’déçu’’ par l’élimination de ses joueurs qui ‘’se battent tous les jours pour défendre leur pays’’.

Aliou Cissé : « nous ne méritons pas de nous qualifier pour les huitièmes »

L’équipe nationale de football du Sénégal ne « mérite pas’’ de se qualifier pour les huitièmes de finale du Mondial 2018, a tranché le sélectionneur des Lions Aliou Cissé, se disant malgré tout fier de ses joueurs.

« Le Sénégal ne se qualifie pas parce qu’il ne le mérite pas. Ainsi va la vie », a déclaré le technicien sénégalais au cours d’une conférence de presse, jeudi à Samara, peu après la défaite de ses poulains face aux Cafeteros de la Colombie.

Cette victoire permet à la Colombie de terminer en tête du groupe H et de se qualifier pour les huitièmes de finale, en compagnie du Japon, qui a fini 2e à égalité avec le Sénégal mais avec un nombre moins important de cartons jaunes (4 contre 6), suivant la règle du fair-play.

Malgré l’élimination des Lions, Aliou Cissé, capitaine de l’équipe du Sénégal quart de finaliste du Mondial 2002, se dit malgré tout « fier de ses joueurs ».

« C’est la loi du football. On ne se qualifie pas parce qu’on a plus de cartons que le Japon’’, a-t-il dit, avant d’ajouter « Je suis fier de mes garçons », malgré tout.

Il faut juste accepter ce règlement, selon lui. « C’est la règle du jeu. C’était établi par la Fifa donc il faut s’y plier », a indiqué le sélectionneur du Sénégal, qui aurait « aimé être éliminé d’une autre façon, mais c’est comme ça ».

Avec l’élimination du Sénégal, le continent africain ne compte plus de représentant en Coupe du Monde à l’issue du premier tour de cette compétition.

Les Lions, avec quatre points obtenus en trois matchs, terminent à la troisième place de la poule H, qui logeait également la Pologne, outre la Colombie et le Japon.

Eliminatoires Mondial de basketball: les Lions vont tenter de faire respecter la hiérarchie

’équipe nationale de basket-ball du Sénégal va affronter vendredi celle de la Centrafrique, dans le cadre de la phase retour du premier tour des éliminatoires zone Afrique de l’édition 2019 de la Coupe du monde de la discipline, qui se déroulera au stadium Marius Ndiaye (Dakar), avec l’ambition de consolider sa place de leader du groupe D acquise à l’aller.

Les protégés du coach Abdourahlane Ndiaye ’’Adidas’’, leaders de leur poule avec deux victoires et un match nul à l’issue de la première manche, comptent rester sur leur lancée pour faire respecter la hiérarchie sous-régionale.

Après le match contre la Centrafrique, ils vont jouer la Côte d’Ivoire samedi avant de terminer par le Mozambique, dimanche.

A l’issue de cette phase retour, les trois meilleures équipes de chaque groupe se qualifieront pour le second tour des qualifications, qui mettront aux prises 12 équipes divisées en deux groupes (E et F) de 6 équipes chacune.

Les deux meilleures équipes des groupes E et F, tout comme l’équipe classée meilleure troisième valideront leurs billets pour la Coupe du monde de basketball FIBA 2019.

Pour la toute première fois, la compétition phare de la FIBA regroupera 32 équipes et aura lieu du 31 août au 15 septembre 2019 en Chine.

Voici le programme des éliminatoires de la Coupe du Monde :

Vendredi : Côte d’Ivoire-Mozambique (16h) et Centrafrique-Sénégal (19h)

Samedi : Mozambique-Centrafrique et Sénégal-Côte d’Ivoire (19h)

Dimanche : Centrafrique-Côte d’Ivoire (16h) et Mozambique-Sénégal (19h)

Coupe du monde 2018 : le Sénégal quitte la compétition, fauché par les cartons jaunes

Battus lors de leur dernier match de poule par la Colombie (0-1),  les Lions de la Teranga sont éliminés  de la Coupe du monde 2018 pour une histoire de cartons.

Avant le coup d’envoi du match contre le Sénégal avait besoin d’un point pour se qualifier pour les huitième de finale de la Coupe du monde 2018 qui se dispute actuellement en Russie (14 juin – 15 juillet).

Mais les Lions n’ont pas pu faire l’essentiel face à une équipe de Colombie,  ambitieuse. Ces Colombiens qui avaient besoin d’une victoire pour rester dans la compétition n’ont pas failli comme les Lions.

Des Lions ont pourtant malmenés les Cafeteros avant de sombrer à un quart d’heure de la fin du match sur un coup de tête piquée de Mina (74e).

Un penalty accordé au Sénégal… puis annulé

À la 17e minute, l’arbitre du match, Milorad Mazic, a indiqué le point de penalty pour une faute (supposée) de Sanchez sur Mané, lancé par Baldé dans la surface.

Après avoir eu recours à l’assistance vidéo et visionné les ralentis, il s’est finalement ravisé, considérant que le défenseur de Tottenham avait taclé le ballon avant d’emporter son adversaire dans sa chute.

La défaite des Lions profite au Japon, battu par la Pologne dans l’autre rencontre du groupe (1-0), qui se qualifie au nombre de cartons jaunes (quatre contre six).

Il n’y aura pas d’équipe africaine en 8es.

L’ambassade d’Israël offre un lot de 60 chaises roulantes

L’ambassade d’Israël au Sénégal a remis, jeudi, un lot de 60 chaises roulantes aux enfants vivant avec un handicap du centre Talibou Dabo et de trois autres services pédiatriques du pays, a constaté l’APS.

Ce lot a été remis en présence du maire de Grand Yoff, du directeur des établissements de santé du Sénégal, représentant le ministre de la Santé et de l’Action sociale et de l’ambassadeur d’Israël au Sénégal.

Le centre Talibou Dabo a reçu 48 chaises, alors que le centre hospitalier Albert Royer, l’hôpital des enfants de Diamnadio, le service de pédiatrie de l’hôpital Principal ainsi que l’hôpital régional de Saint-Louis, ont reçu chacun trois chaises.

’’Cette action entre dans le cadre de la célébration des 70 ans d’Israël. En effet, une partie de notre budget allouée à la fête nationale du 19 avril, a servi à donner aux enfants plus de mobilité, d’espoir et d’indépendance’’, a soutenu la chef de mission adjointe à l’ambassade d’Israël au Sénégal, Shir Gideon.

Pour elle, ces chaises de l’espoir libèrent doublement les enfants et leur offrent non seulement la mobilité, mais aussi leur facilitent l’intégration sociale et leur ouvrent les portes d’une meilleure éducation.

’’En donnant l’accès à l’éducation, nous créons une nouvelle génération consciente, compétente et confiante’’, a-t-elle fait valoir.

Pour sa part, le directeur du centre Talibou Dabo, Mademba Sow, a souligné que ce don venait à son heure, dans ce sens où il permet de résoudre le problème de la mobilité auquel les pensionnaires du centre ont toujours été confrontés.

Il a noté plusieurs problèmes dont souffrent le centre, notamment ceux liés à l’administration et aux finances, qui constituent, selon lui, des freins dans les actions quotidiennes.

’’Il fallait des fauteuils adaptés aux conditions des enfants pour leur permettre d’être plus automnes dans leur mouvement. Et ces chaises seront données à des enfants ayant moins de 40 kg’’, a-t-il ajouté.

Le port de Dakar veut être ‘’le plus compétitif’’ de la Cedeao à travers un nouveau plan stratégique

Le Port autonome de Dakar (PAD) lance ce jeudi son nouveau Plan stratégique 2019-2023 pour devenir ‘’le moteur de l’émergence, et le plus compétitif de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), à l’horizon 2023’’.

La cérémonie se tient à l’hôtel King Fahd Palace depuis 9h, sous la présidence effective de Amadou Ba, ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, et de Oumar Gueye, ministre de la Pêche et de l’Economie Maritime.

En présence des partenaires et des investisseurs, Aboubacar Sédikh Beye, Directeur général du Port autonome de Dakar, dévoilera les grandes lignes du plan stratégique 2019-2023.

Cette vision ‘’a pour ambition de faire du port de Dakar, un port moteur de l’émergence, et le plus compétitif de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), à l’horizon 2023’’, explique le Port dans un communiqué.

‘’Le but de ce nouveau Plan stratégique est d’améliorer la compétitivité du port et d’attirer beaucoup plus de trafic afin de positionner Dakar comme un hub logistique régional’’, selon le document reçu à l’APS.

Il rappelle que depuis sa création en 1865 sous la forme d’un port de commerce, et ensuite son érection en société nationale, il y a 30 ans, le Port de Dakar a connu ‘’des mutations majeures’’.

Le nouveau Plan stratégique 2019-2023 constitue ‘’une nouvelle étape supplémentaire dans son statut de fleuron de l’économie sénégalaise’’, indique le communiqué, notant que le PAD ‘’joue un rôle essentiel dans l’économie nationale, en contribuant pour 30% dans le budget national et pour environ 90% dans les recettes douanières’’.

Avec ce Plan stratégique, le Port ‘’ambitionne plus que jamais d’être l’un des piliers du Plan Sénégal Émergent (PSE), programme de développement cher au Président de la République Macky Sall’’.

Plus de 14 milliards de la BOAD pour l’école et l’agriculture Sénégalaises

La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a approuvé, mercredi, deux financements de 9,4 milliards de francs CFA et de 5 milliards de francs CFA pour respectivement le projet de construction de 1850 salles de classe et le refinancement d’opérations au titre de la campagne intrants agricoles 2018-2019.

L’opération concernant le Projet de construction de 1 850 salles de classe, en remplacement d’abris provisoires et d’ouvrages annexes au Sénégal, porte sur une deuxième tranche de 500 salles de classe, explique la BOAD, dans un communiqué de presse.

Outre la construction dans les quatorze régions du Sénégal de ces 500 salles de classe équipées, en remplacement d’abris provisoires, elle va permettre la réalisation de 318 bureaux-magasins équipés dans les écoles primaires et de 16 bâtiments administratifs qui le seront également.

Ce financement va en même temps aider à mettre en place 500 mètres de clôtures dans les différents collèges concernés, 10 bâtiments administratifs équipés et 1 000 mètres de clôtures dans les différents lycées.

« Le projet permettra de contribuer à la satisfaction de la demande en salles de classe, de promouvoir l’égalité des chances sur le territoire national et d’améliorer la qualité de l’environnement scolaire », souligne le communiqué.

Le Conseil d’administration de la Banque qui s’est réuni à Lomé, a également donné son feu vert à une ligne à court terme en faveur de la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (CNCAS) pour le refinancement d’opérations au titre de la campagne intrants agricoles 2018-2019.
« Il s’agit de l’octroi d’une ligne de refinancement à court terme destinée à renforcer les ressources financières de la CNCAS, pour lui permettre de soutenir adéquatement les besoins de trésorerie des fournisseurs d’intrants », explique le communiqué de la BOAD.

Il ajoute que « la ligne contribuera notamment à l’acquisition d’environ 40 500 tonnes d’intrants, dont 37 500 tonnes d’engrais NPK et urée, ainsi que 3 000 tonnes de semences de riz ».

Au total, lors de sa 109e session tenue au siège de la BOAD, les administrateurs ont « approuvé onze (11) nouvelles opérations. Il s’agit de sept prêts à moyen et long termes pour un montant total de 90,8 milliards FCFA, d’une ligne de refinancement pour un montant de 10 milliards FCFA, d’un prêt à court terme d’un montant de 5 milliards FCFA et de deux prises de participation pour un montant de 6 milliards FCFA ».

Ces opérations portent à 5201 milliards FCFA, le cumul des engagements (toutes opérations confondues) de la BOAD depuis le début de ses activités.

Aliou Cissé : ’’pas de calcul à faire contre la Colombie’’

L’équipe nationale de football du Sénégal, opposée à celle de la Colombie jeudi à Samara, en match comptant pour la 3e journée des phases de groupe du Mondial 2018, ne fera pas de calcul et va viser la victoire, assure le sélectionneur des Lions, Aliou Cissé.

« Il n y a pas de calcul à faire. Demain, on entre sur le terrain avec la consigne claire de jouer pour gagner », a répondu le sélectionneur sénégalais en conférence de presse, en réponse à la question de savoir s’il va jouer la Colombie pour obtenir un match nul.

Un nul suffit au Sénégal, premier ex-aequo de la poule H avec le Japon (4 points), pour se qualifier pour les huitièmes de finale du Mondial, alors que son adversaire du jour, la Colombie, doit gagner ou faire match nul en comptant éventuellement sur un résultat négatif du Japon pour passer au prochain tour.

L’entraîneur dit s’attendre à « un match disputé » face aux Colombiens qui selon lui « ont un jeu fait d’impact dans les duels’’, sans compter qu’ils disposent également d’une « belle équipe techniquement ».

« Nous savons que c’est un match difficile qui nous attend », mais « on va entrer sur le terrain avec l’intime conviction de nous qualifier », a assuré Cissé, ajoutant ne se focaliser « sur aucun joueur colombien en particulier’’, misant plutôt sur « l’engagement » de ses joueurs.

Le sélectionneur des Lions affirme bien connaître l’équipe de la Colombie qu’il a joué en 2014 en amical et pense que ses joueurs « sont dans le bon tempo ».

L’équipe nationale du Sénégal, arrivée à Samara ce mercredi aux environs de midi (heure locale), s’est entraînée sur le terrain annexe du stade devant abriter le match contre la Colombie, suite à une injonction de la Fifa demandant que la pelouse soit préservée.

Le partenariat douane-entreprise magnifié

Le directeur de la facilitation et du partenariat avec l’entreprise (FPE) a magnifié mercredi l’évolution des relations entre la douane et l’entreprise, saluant des ’’acquis’’ et des ’’avancées’’ régulièrement actualisés.

’’L’évolution des relations de partenariat Douane-Entreprise est faite d’acquis et d’avancées’’, a déclaré le colonel Pape Thialaw Fall lors de l’atelier portant sur le programme des Opérateurs économiques agréés (OEA).

Selon M. Fall, l’objet de cet atelier est le ‘’remplacement du Programme de partenaires privilégiés (PPP)’’, mis en place depuis 2011 par le programme OEA, pour être’’ conforme à l’Accord de facilitation des échanges de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), signé en 2013 et ratifié par le Sénégal en 2016.

‘’L’exercice qui nous réunit consiste à échanger sur les projets de textes et aussi recueillir les avis, observations et suggestions du secteur privé sur l’ensemble du document’’, a-t-il renseigné, assurant qu’en tout état de cause, l’administration des douanes ‘’compte travailler avec les entreprises au cours de l’élaboration du cadre juridique, de sa mise en œuvre ainsi que du suivi évaluation’’.

Concrètement, a-t-il expliqué, ce nouveau programme permettra à la douane ‘’d’octroyer un agrément, gage de sérieux et de conformité aux opérateur économiques comprenant notamment des fabricants, importateurs, exportateurs, agents en douane, transporteurs, agents de groupage, intermédiaires, exploitants de ports, d’aéroports, terminaux, opérateurs intégrés, entrepôts, distributeurs’’.

A l’en croire, un tel programme comporte des avantages certains autant pour la douane que pour les entreprises.

Pour la douane, il s’agit, a-t-il expliqué, de ‘’gérer plus facilement les risques, d’avoir une meilleure utilisation des ressources, d’optimiser la perception des recettes et contribuer à l’amélioration de l’environnement des affaires pour attirer davantage d’investissements directs étrangers au Sénégal’’.

Quant aux entreprises, elles auront ’’un traitement plus rapide des marchandises, gage de réduction du temps et des coûts de passage en douane, mais également une crédibilité et une réputation renforcées grâce à l’agrément’’, a-t-il poursuivi.

Pour sa part, le lieutenant-colonel Birahim Samba Souna Fall a précisé qu’une fois mis en œuvre, le programme OEA ’’se substituera définitivement au PPP, après six mois d’exécution’’.

Mais, ‘’les opérateurs économiques affiliés, disposeront après substitution, d’un délai de grâce supplémentaire de six mois, pour se conformer aux nouvelles dispositions’’a-t-il rassuré.

Plus de 140 kg de chanvre indien incinérés à Kaffrine

Cent quarante kilogrammes de chanvre indien ainsi que des produits impropres à la consommation saisis par les forces de défense et de sécurité dans la région de Kaffrine (centre) ont été incinérés, mercredi, au cours d’une cérémonie présidée par le gouverneur, Jean Baptiste Coly, a constaté l’APS.

‘’Les 140 kg de chanvre incinérés [corespondent] à une valeur de 7 millions et demi de francs CFA. Et les produits pharmaceutiques et les denrées impropres à la consommation [représentent] environ 4 millions de francs CFA’’, a détaillé M. Coly, en marge de cette séance d’incinération.

L’opération de saisie de ces produits, a expliqué Jean Baptiste Coly, a mobilisé à la fois la police, la gendarmerie, le service du commerce, la brigade d’hygiène, les douanes, entres autres services.

Cette cérémonie d’incinération entre dans le cadre de la semaine nationale de sensibilisation et de mobilisation contre la drogue. Elle a enregistré la présence du président du tribunal d’instance de Kaffrine, Samba Sèye, du chef de la brigade régional des stupéfiants, de sapeurs-pompiers, et des quatre préfets des départements de Kaffrine.

Selon Jean Baptiste Coly, les stupéfiants et les produits contrefaits proviennent de différents circuits. ‘’Nous avons deux secteurs difficiles à contrôler, à savoir la frontière et le corridor qui travers la région de Kaffrine, sans citer les autres sources d’approvisionnement’’, a-t-il dit.

Le gouverneur de Kaffrine a, par ailleurs, appelé ses administrés à collaborer, à aider les forces de défense et de sécurité dans la traque des produits impropres à la consommation et des trafiquants de drogues.

‘’Les trafiquants de drogues ne manquent pas à Kaffrine. Nous avons incinérés 140 kg de chanvre. Et, certainement, il y a des trafiquants qui nous passent au nez, à la barbe parce que ces stupéfiants bénéficient des circuits connus par les populations. Mais, malheureusement, ces dernières n’aident pas les forces de défense et de sécurité’’, a-t-il déploré.

‘’Nous demandons aux populations de mettre la main à la pâte, de collaborer et de nous donner les bonnes informations, pour que nous puissions lutter contre le trafic des stupéfiants et des denrées impropres à la consommation’’, a insisté M. Coly.

Lutte contre la drogue : Aly Ngouille Ndiaye prône une réponse holistique

La réponse au caractère complexe et multidimensionnel de la drogue devra être holistique et concerner, entre autres, la prévention et la réduction des risques, a indiqué mardi le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye.

’’En raison du caractère complexe et multidimensionnel de la drogue, la réponse doit être holistique et concerner aussi bien la prévention, la répression, la prise en charge médicale, la réduction des risques et la réinsertion socio-économique’’, a-t-il déclaré, lors de la cérémonie de lancement officiel de la semaine nationale de sensibilisation et de mobilisation contre les drogues à Dakar.

La semaine a été lancée à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de lutte contre la drogue, axée sur le thème ’’Ecoutez d’abord’’. Au niveau national, la journée est célébrée sur le thème : « Le Plan stratégique national de lutte contre la drogue, une réponse globale’’.

Selon le ministre de l’Intérieur, cette journée constitue une importante occasion de sensibiliser largement la population aux dangers auxquels s’exposent les consommateurs de la drogue. Elle permet aussi de mesurer les progrès réalisés par le Sénégal, dans la prévention et la lutte contre la drogue.

M. Ndiaye a estimé qu’en raison de ses conséquences négatives sur le plan tant économique, social que sanitaire, la drogue interpelle tous les citoyens et devra faire l’objet d’une prise en charge concertée et vigoureuse.

Cela permettra, selon lui, de préserver le pays de l’instabilité, du ralentissement économique, du désespoir des familles et de l’augmentation des dépenses de santé dans la prise en charge des consommateurs de drogue.

Le ministre de l’Intérieur a par ailleurs soutenu que l’élaboration du Plan stratégique national de lutte contre la drogue a reçu un écho favorable sur le plan international. D’après lui, cela démontre que le pays reste un modèle dans ce domaine et continue d’honorer son rang dans le concert des nations.

Il a toutefois reconnu que le problème de la drogue restait actuel et très préoccupant, en dépit de tous les efforts consentis par les pouvoirs publics et de l’importante contribution de la société civile.

’’Nous saisissons cette opportunité pour lancer encore une fois de plus, un appel solennel aux autorités pour un soutien conséquent aux organisations de la société civile engagées dans la lutte contre la drogue’’, a pour sa part souligné le représentant de la société civile, Cheikh Diop.

En intervenant dans la prévention et la prise en charge communautaire des consommateurs de drogue, ‘’sans moyen commis à la dimension de leur mission’’, la société civile est parfois confrontée à des difficultés, a-t-il déclaré.

Pour lui, cela explique le caractère ponctuel et éphémère de ses interventions et des limites dans cette lutte.

Commerce illicite : Brima Mangara pour des ‘’solutions technologiques opérationnelles, efficaces et adaptées’’

Le ministre chargé du Budget, Birima Mangara, a réitéré, mardi à Dakar, la volonté de l’Etat sénégalais de discuter avec tous les acteurs, pour mettre en place des ‘’solutions technologiques opérationnelles, efficaces et adaptées’’, en vue de lutter contre le commerce illicite dans la zone CEDEAO.

‘’Je voudrai réitérer la volonté de l’Etat d’ouvrir la concertation la plus large avec tous les acteurs pour la mise en place de solutions technologiques opérationnelles, efficaces et adaptées’’, a-t-il notamment déclaré à l’ouverture des travaux d’une rencontre de haut niveau sur le thème : ‘’Commerce illicite dans la zone CEDEAO : enjeux et perspectives’’.

Environ 75 participants venus du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Mali et du Nigeria prennent part à cette rencontre de deux jours organisée par la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (CNES).

Le ministre a indiqué que les initiateurs de cette rencontre ‘’viennent encore une fois rappeler la nécessité de bâtir entre le secteur privé et l’Etat des coalitions fortes lorsque les fondements de notre économie, voire de nos Etats sont menacés’’.

‘’L’Etat du Sénégal s’engage irrévocablement à cultiver avec tous les acteurs économiques cet esprit de concertation et de dialogue dans la recherche de toutes les solutions permettant aux opérateurs économiques d’exercer leurs activités dans un cadre sécurisé garanti par la puissance publique qui en a la charge régalienne’’, a-t-il assuré.

‘’Des économies animées entre 40 et 80% par le secteur informel et souffrant globalement d’une faible intégration financière, constituent naturellement un terreau favorable aux activités illégales avec des transactions qui se font souvent en liquide, échappant au système de contrôle avec un grand risque de financer des activités terroristes’’, a expliqué M.Mangara.

A ce propos, il a indiqué que ‘’les Etats ont, sous l’égide de la CEDEAO, initié une réflexion pour adopter une directive sur un système de suivi et de traçabilité concernant des produits particulièrement ciblés par le commerce illicite comme le tabac’’.

Outre ses effets de déstabilisation des économies, le commerce illicite a été identifié comme une source majeure de financement du terrorisme, at-il encore expliqué, soulignant que le phénomène intéresse d’autres produits comme les médicaments, ’’les boissons alcoolisées, dont il est enregistré une montée en puissance inquiétante de la consommation chez les jeunes’’.

Citant des conclusions du Rapport de ‘’Global initiative’’ rédigé avec le soutien de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), de la Banque mondiale, de la Banque africaine de développement (BAD), il a fait savoir que ‘’le manque à gagner pour l’Afrique dû au commerce illicite, dépasserait 50 milliards de dollars, soit plus de la moitié de l’aide au développement octroyée aux 15 pays de la région’’.

Pour sa part, le vice-président de la CNES, Aboubacar Sadik Sy, a souligné que le secteur privé souhaite avoir avec les Etats ‘’une vision partagée qui met en avant la concertation et le dialogue dans des dossiers comme celui du commerce illicite qui représente une grande menace de désagrégation de nos économies’’.

Les emplois dans l’aquaculture au menu d’un atelier

Les opportunités d’emploi pour les jeunes dans le secteur de l’agroalimentaire par le biais de systèmes aquacoles sont au coeur d’un atelier de formation qui réunit à Dakar des pays de l’Afrique de l’Ouest.

L’atelier de formation sur la conduite de l’aquaculture comme activité commerciale se tient depuis lundi.

Il est organisé par la FAO et l’Agence nationale de l’aquaculture (ANAT) dans le cadre du le projet GCP/RAF/254/MUL, dénommé ‘’Création d’opportunités d’emploi pour les jeunes dans le secteur de l’agroalimentaire par le biais de systèmes aquacoles et de chaînes de valeur du manioc durable, en Afrique de l’Ouest’’.

Autour de 35 participants de Afrique de l’Ouest venant du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, de la Guinée-Bissau, du Nigeria et du Sénégal, pays bénéficiaires du projet GCP/RAF/254/MUL, prennent part à cet atelier de formation qui prend fin le 29 juin.

L’atelier vise à ‘’renforcer la capacité des agents et des aquaculteurs à développer le sens des affaires en aquaculture, afin de faciliter la transformation de l’aquaculture en Afrique en un secteur économiquement dynamique et durable’’.

L’objectif est d’aider aussi les participants à ‘’évaluer le niveau de rentabilité et le patrimoine financier des exploitations aquacoles afin d’aider à prendre des décisions d’investissement’’.

Le directeur général de l’Agence nationale de l’aquaculture, Dr Magatte Ba, a mis en exergue l’importance de l’aquaculture, capable selon lui de ‘’renforcer la sécurité alimentaire et créer des emplois’’.

Au Sénégal, ‘’le développement de l’aquaculture doit permettre de produire environ 10% du volume de pêche de capture et fournir 20 000 emplois à l’horizon 2023’’, a-t-il dit dans un document reçu à l’APS.

‘’Cet engagement a été conforté par la Lettre de Politique sectorielle de développement de la pêche et de l’aquaculture qui ambitionne de contribuer à l’atteinte de cet objectif du PSE avec une production visée de 40 000 tonnes, à l’horizon 2023’’, a-t-il souligné.

Le représentant de la FAO au Sénégal, Reda Lebtahi, a justifié l’importance de cet atelier par la hausse mondiale de l’aquaculture, qui ‘’contribue actuellement pour plus de 50 % à l’offre en poissons‘’, expliquant ainsi ‘’sa contribution à la sécurité alimentaire et au bien-être humain ‘’.

Les élus locaux : des acteurs clés pour la réalisation de la Cmu (ministre)

Les élus locaux représentent les acteurs clés sur lesquels le chef de l’Etat sénégalais compte pour parvenir à la couverture sanitaire universelle (CMU), avec la nécessité de l’implémentation d’une bonne gouvernance sanitaire, a déclaré mardi le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr.

‘’C’est une question de justice sociale et d’efficacité dans la politique de santé et d’action sociale’’, a-t-il dit lors de la cérémonie de lancement des comités de développement sanitaires, mardi à Dakar.

La réussite de la CMU se fera par la conjugaison des efforts de l’ensemble des  acteurs du système, ‘’une condition sine qua none pour réaliser l’ambition d’une meilleure accessibilité à des services de santé et d’action sociale de qualité et à moindre coût, a-t-il précisé.

Il a souligné que la mise en place de ces CDS, institués par décret en janvier 2018, constituera sas doute ‘’un pas important dans cette amélioration continue de la gouvernance locale’’.

La rencontre contribuera au renforcement du dialogue consensuel et prospectif avec tous les acteurs clés de notre système de santé, a salué Abdoulaye Diouf Sarr. Il s’est félicité des contributions constructives tout au long de ce processus qui a pris le temps utile pour bâtir un large consensus, gage d’une appropriation par tous les acteurs.

Pour le président de l’Union des associations des élus locaux (UAEL), Adama Diouf, la mise en place des CDS, qui remplacent les comités de gestion, est un ‘’ acte important entrant dans le cadre de la gouvernance sanitaire’’. ‘’C’est un secteur qui nous intéresse, du fait de sa place centrale dans les politiques publiques locales’’, a-t-il ajouté.

Il s’agit ainsi d’un processus de révision du système pour adapter les comités de santé au contexte de l’heure. Cela a été ‘’une préoccupation des collectivités locales’’, a rappelé Adama Diouf qui ajoute que ‘’plusieurs tentatives ont été faites, mais on n’est pas arrivé à stabiliser les propositions en incubation depuis dix ans’’.

Le développement du secteur ne peut résulter que des actions concertées entre le niveau central, les élus locaux et les populations bénéficiaires avec une gestion concertée, la couverture sanitaire universelle et la gestion transparente des deniers publics, a affirmé Adama Diouf.

La place des collectivités territoriales est centrale en termes de responsabilisation et de leadership véritable, a ajouté le président du Conseil départemental. Les élus locaux ont dit également leur disponibilité ‘’à l’heure de l’évaluation et des ajustements inhérents à toute réforme majeure’’.

Pêche : plaidoyer pour une harmonisation des politiques en Afrique de l’ouest

Les Etats membres de la Commission sous-régionale des pêches CSRP) doivent privilégier une approche coordonnée des différentes politiques nationales, en vue d’une optimisation de l’impact de leurs ressources halieutiques, a conseillé mardi Babacar Banda Diop, conseiller technique au ministère de la Pêche et de l’Economie maritime.

M. Diop ouvrait, mardi, à Dakar, l’atelier de lancement des activités du Projet d’amélioration de la gouvernance régionale des pêches en Afrique de l’Ouest (PESCAO). Un projet qui a une importance politique, économique et sociale au niveau de l’Afrique de l’Ouest, du point de vue des revenus, de la sécurité alimentaire et de la réduction de la pauvreté, a-t-il indiqué.

‘’Il faut une harmonisation des politiques nationales des pêches pour arriver à cette optimisation’’, a préconisé Babacar Banda Diop. Il a déclaré que l’un des fléaux en Afrique de l’Ouest, est la pratique de la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN).

Pour contrecarrer cette pratique, a-t-il suggéré, il est important d’adopter la convention relative au suivi, au contrôle et à la surveillance (SCS), pour mieux faire reculer la pêche INN.

Elle constitue un écueil pour le continent africain pour avoir représenté près de 37% des débarquements globaux de tous les pays de l’Afrique de l’Ouest, correspondant à près de 3 milliards d’euros.

‘’C’est une pêche nocive, portant atteinte à la biodiversité, à la sécurité alimentaire mais également ne règle pas le problème de la vulnérabilité des communautés côtières’’, a déploré le conseiller technique.

Les pays de l’Afrique de l’Ouest sont des pays côtiers et naturellement des pays de pêche. Ils regroupent les deux grandes zones d’écosystèmes productifs de pêche, notamment les courant de Canaries et de la Guinée.

‘’Ils débarquent en moyenne 2,6 millions de tonnes pour nourrir près de 9 millions de personnes’’, a fait observer Babacar Banda Diop.

Malgré cela, a-t-il signalé, ces pêcheries souffrent de problèmes de stocks, de renforcement de capacités des autorités locales en matière de suivi, contrôle et surveillance, mais aussi il est important de démontrer la valeur ajoutée d’une coopération concertée des politiques nationales pour une meilleure gestion des la pêche.

Sept Etats sont membres de ce projet : Gambie, Guinée, Guinée-bissau, Cap-Vert, Mauritanie, Sénégal, Sierra Léone.