Grève à l’agence de presse sénégalaise (APS) – Le ministère de la Communication au banc des accusés

En mouvement d’humeur depuis le 6 septembre dernier, les travailleurs de l’Agence de presse sénégalaise (Aps) ne comptent pas lâcher du lest. Le secrétaire général de la section Synpics, Bamba Kassé, l’a rappelé hier, au cours d’un rassemblement de solidarité à la Maison de la presse.

‘’Je vous demande d’accélérer le processus de modernisation de l’Aps’’, instruisait le président de la République, Macky Sall, au cours d’un Conseil des ministres. Cela avait suscité de l’espoir chez les agents de l’Agence de presse sénégalaise (Aps) qui étaient alors en plein mouvement d’humeur. Seulement, neuf mois après, rien n’a été fait dans ce sens. La situation s’empire et semble laisser de marbre l’autorité.

En mouvement depuis la semaine dernière, les membres du Syndicat national des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (Synpics) section Aps, ont annoncé, lundi dernier, 10 jours de grève, après les 96 heures qui semblent n’avoir pas eu d’effets sur la tutelle. Touchées par ce que vit le ‘’grossiste’’ de l’information, toutes les organisations professionnelles de la presse ont tenu à leur apporter main-forte, hier, au cours d’un rassemblement tenu à la Maison de la presse. Toutes les organisations (patronat, syndicat, la Convention des jeunes reporters, journalistes, etc.) de la presse ont répondu présent à l’appel des agenciers.

D’après le secrétaire général du Synpics/Aps, Bamba Kassé, si rien n’est fait jusque-là, c’est à cause d’une lenteur du ministère de la Communication. Cette inaction est due à la mise à disposition tardive de la Lettre de politique sectorielle à la Direction du secteur parapublic (Dsp) qui s’occupe de la question. Cette dernière est une entité du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan.

Quoi qu’il en soit, il est urgent que les autorités réagissent maintenant. A court terme, si rien n’est fait, cette situation va mener, selon Bamba Kassé, à ‘’la mort programmée de l’Aps qui est en train d’être exécutée’’.

Le secrétaire général du Synpics, Ibrahima Khaliloulah Ndiaye, est du même avis : ‘’Il y a un dilatoire qui s’est installé depuis belle lurette. On a eu à rencontrer notre ministre de tutelle, le ministre de la Communication, vendredi dernier, pendant une longue séance. Mais jusqu’à présent, on n’arrive pas à redonner à l’Aps toute sa dignité’’, se désole-t-il.

Face à cette situation, les agents de l’Aps, soutenue par toutes les entités de la presse, entendent accélérer le processus. Car ils notent une négligence des autorités. ‘’Il n’est pas étonnant que l’Aps soit dans cette situation parce que la politique de communication du Sénégal, en réalité, n’existe pas. Nous ne comprendrons pas que l’Etat puisse laisser une institution comme l’Aps dépérir’’, regrette le président du Conseil des éditeurs et diffuseurs de la presse (Cdeps) Mamadou Ibra Kane.

‘’Dignité’’ et ‘’respect’’ étaient les maîtres-mots de la mobilisation. D’après Bamba Kassé, en janvier 2019, l’Aps aura 60 ans. ‘’L’Agence de presse sénégalaise a traversé tous les régimes, mais c’est toujours les mêmes problèmes. Rien n’a changé’’, déclare-t-il. Avant d’ajouter : ‘’Il est donc plus que temps de revoir les choses. Nous sommes la voix des sans voix. Nous devons continuer cette mobilisation. Nous le ferons jusqu’à ce qu’on nous donne ce qui nous revient de droit. Nous ne sommes pas dans une logique politique, ni dans des calculs. Nous pensons que la presse mérite le respect qui lui est dû’’, plaide Ibrahima Khaliloulah Ndiaye.

Dr en Sciences politiques, Cheikh Diallo : « Macky Sall, est «condamné» à gagner au premier tour, sinon… »

Le candidat sortant, Macky Sall, est «condamné» à gagner au premier tour, sinon il pourrait facilement perdre au second. » C’est du moins ce que soutient le juriste, Cheikh Omar Diallo qui dit que le 1er mandat présidentiel se gagne, généralement au second tour.

« Dans mes recherches doctorales, j’ai fait le monitoring d’une cinquantaine d’élections présidentielles en Afrique sur les 20 dernières années, je suis arrivé à une conclusion partielle : le premier mandat présidentiel se gagne, en règle générale, au second tour. Et, lorsque le Président sortant est candidat à sa propre succession, soit il l’emporte au premier tour, soit il perd au second. Regardons autour de vous. Avec des exceptions qui font la règle. C’est ce que j’appelle «la loi de la gravité électorale en Afrique », dit-il selon L’Observateur.

 

 

Présidentielle 2019 : Bougane Guèye Dany renforce sa cellule de Com

Le président du mouvement Gueum sa bopp a mis en place une cellule de communication pour la prochaine présidentielle. Cette équipe est composée de spt membres aux profils divers.

Il s’agit des professeurs Ludovic Rosner, Malick Ndiaye, Babacar Sèye et Mara Wade, du juriste Maguette Niang, de Pape Thioune et de Cheikh Saadbou  Diop.

Selon une note du mouvement, cette cellule de com a pour mission de permettre aux Sénégalais de mieux comprendre la philosophie et le programme de Gueum sa bopp et répondre aux sollicitations de la presse nationale et internationale.

 

Foot: Sadio Mané explique son dribble … sur Neymar!

Sadio Mané livre ses dribbles favoris. Entre passement de jambes, feinte du corps, etc. Sadio Mané dit tout dans cette vidéo. L’international sénégalais a d’ailleurs utilisé un de ces gestes techniques hier mardi contre le PSG en Ligue des Champions, a constaté Senego. Et c’est malheureusement Neymar qui en a fait les frais. La vidéo de ce dribble est devenue virale!

Des “policiers“ débarquent chez la mère de Ousmane Sonko, Pastef s’insurge

Des responsables de PASTEF ont fait face, cet après-midi, à la presse pour faire cas d’agissements de policiers qui sont allés perturber ce mardi la quiétude de la mère de leur leader à Ziguinchor.

Selon ces proches d’Ousmane SONKO, ces agents du ministère de l’Intérieur ont réclamé des fiches de parrainage à la dame.

Selon Birame Souleye DIOP, la mère de SONKO n’a pas donné suite à la requête de ses visiteurs. « Elle leur a rétorqué que de toute façon, chez elle il n’y a même pas de fiche de parrainage », explique le secrétaire exécutif de PASTEF.

Le parti d’Ousmane SONKO se réserve, toutefois, le droit de déposer une plainte auprès du procureur dans les prochains jours.

Goupe Vicat : Youga Sow passe Pdg de la Sococim

Youga Sow a été nommé Président Directeur Général de la Sococim ! Selon une source proche de la première cimenterie du Sénégal, l’information devrait être confirmée dans les jours à venir.

Ingénieur-géologue, formé à l’Institut des Sciences de la Terre (IST) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) –comme le président de la République, Macky Sall – M. Sow était jusque-là directeur général. Une fonction qu’il occupe d’ailleurs 2012, après avoir remplacé Gilles du Manoir, promu Directeur général de la filiale de Vicat-Industries en Inde.

Ce qui constitue une belle promotion pour ce cadre sénégalais. Mais aussi un énorme challenge. Il aura la lourde tache de maintenir Sococim à la position de leader par sa capacité de production, leader par la qualité de ses produits avec du ciment labélisé ; mais aussi leader en termes de volume et de parts de marché, etc, rapporte Sud Quotidien.

Affaire des médicaments saisis à Touba Belel : Me Babou reçoit des menaces de mort

Maître Abdoulaye Babou, avocat de la partie civile dans le dossier des faux médicaments saisis à Touba Belel, noir a révélé devant le tribunal de grande instance de Diourbel, avoir reçu des menaces de mort.

«Nous avons reçu des menaces. Un certain Khadim Mbacké que se dit professeur, a lancé un Fatwa dans les réseaux sociaux contre moi-même. Il a lancé un cri de meurtre», déclare Me Babou sur les ondes de la Rfm.

A en croire l’avocat, 3 individus non identifiés l’ont intercepté alors qu’il s’apprêtait à aller à Mbacké, et lui ont proféré des menaces de mort. Il a donc avisé le Tribunal.

Garga Mbossé s’est marié

Le pensionnaire de l’écurie Door Dorrat Garga Mbossé a trouvé chaussure à ses pieds en se mariant ce lundi avec une belle dame du nom de Néné. La nouvelle épouse est domiciliée à Pikine et le mariage traditionnel a même eu lieu la bas.

Zoss qui est le grand frère de Garga a été honoré d’être le parrain de Garga car c’est lui qui a été mandaté pour demander la main de la belle femme qui est devenue depuis ce lundi Madame Ngom.

Tous les amis de Garga étaient bien présents pour partager ce moment de bonheur avec Garga Mbossé. Heureux ménage aux deux tourtereaux.

Plage de Malibu: Déguerpissement des occupations anarchiques

La plage de Malibu a été vidée de ses occupants et autres vendeurs, ce mercredi, nous rapporte seneweb. En effet, c’est à la suite d’une opération de déguerpissements menée par les forces de l’ordre que les commerçants ont été délogés. Ces derniers qui sont déguerpis indexent la mairesse de la commune de Golf Sud (Aïda Sow Diawara) sur Zik fm. De son côté, la Mairie explique son action par la simple « réorganisation » des lieux.

«Nous avons organisé cette opération de déguerpissements pour réorganiser les occupants. Ces gens occupaient la plage de manière anarchique sans aucun papier ni autorisation. Et, on les (occupants) a convoqués à maintes reprises mais ils ne veulent rien entendre. Et du chanvre indien est même vendu sur place», lance l’adjoint du maire.
Selon notre source, les commerçants campent pour l’instant sur leurs positions et refusent qu’un projet soit établi sur la plage sans leur implication.

Insalubrité à Fass: Les laveurs de voitures sèment le désordre

Très remontés contre les laveurs de véhicules, les riverains de la rue 22, à Fass, crient leur désarroi. Ils dénoncent le désordre, l’insalubrité et le laisser-aller, en sus d’interpeller la mairie.

Les laveurs de véhicules ont élu domicile sur l’allée de la rue 22 qui mène vers l’hôpital Abass Ndao. Ils sont, pour la plupart, des jeunes venus du village de Ngoundiane, situé à 25 km de Thiès. Les autres sont des jeunes de Médina-Fass, des élèves surtout, qui embrassent ce métier de laveur pendant les vacances. Du fait de leur nombre et de l’activité avec l’occupation anarchique de l’espace public par les véhicules, ils ont fini par faire de cette rue très fréquentée un no man’s land. Puisque les populations riveraines et autres passants rechignent, maintenant, à l’emprunter.

‘’Personne ne peut passer sur cette allée, il y a tout le temps de l’eau et les laveurs ne se soucient pas des riverains qui traversent cette route. C’est tous les jours le même cirque’’, fulmine la jeune Fatou Ndiaye, sac à la main, s’apprêtant à affronter le chemin. Elle n’est pas la seule exaspérée par ce phénomène. Les femmes sont obligées, explique-t-elle, de relever leur boubou, quand elles passent. Ainsi, elles sont nombreuses à faire un long détour pour passer leur chemin.

Ce que confirme Maïmouna, une jeune riveraine. ‘’Nous faisons un détour, parce qu’ils nous versent l’eau. Ils ne se soucient pas des gens qui passent’’. Très désolée de ce calvaire qui indispose la population, elle interpelle la mairie qui, selon elle, ne joue pas son rôle devant cette situation. ‘’Chaque jour, nous vivons ce calvaire, nous voulons que la mairie apporte des solutions à cela. C’est regrettable’’, martèle la jeune Maïmouna, qui est d’avis que cette route n’a plus sa raison d’être, car les laveurs l’ont transformée en garage. Un autre, sous le couvert de l’anonymat, indique que cette situation peut provoquer des accidents.

‘’Les accusés se défendent’’

De l’eau qui ruisselle, des ustensiles, des seaux, des morceaux, des brosses à laver sont éparpillés un peu partout. Impossible de passer sans jeter un regard de dépit sur ces lieux. Ce sont des taxis, bus et voitures particulières qui se garaient sur cette voie de la rue 22 qui mène vers l’hôpital Abass Ndao, pour profiter de quelques minutes de lavage. Au fil du temps, les laveurs de véhicules ont fini par y installer leur loi, voire le désordre.

Lacoste bleu, jean serré, un style afro, ce jeune laveur renseigne qu’il gagne sa vie grâce à ce métier. ‘’Je n’ai pas encore fait huit mois dans ce métier. Je suis originaire de Ngoundiane. J’étais commerçant au village, mais j’ai préféré laisser tomber et venir dans la capitale’’, explique Modou. Il dit quitter la Médina pour venir, chaque matin, à son lieu de travail. Apparemment, les affaires roulent. Il ne se plaint pas dans son nouveau métier qui rapporte 8 000 F Cfa la journée. Les propriétaires de 4×4 déboursent 1 000 F Cfa et les taximen 800 F Cfa. Des fois, les gains peuvent baisser. L’obtention du permis de conduire est facile, dans ce milieu, un fait qui les pousse à venir en masse.

A propos de l’insalubrité, il dit qu’ils n’ont pas le choix. ‘’La mairie est, une fois, venue ici pour nous déguerpir. Nous n’avons pas le choix. Nous n’avons pas où aller. Nous gagnons notre vie honnêtement’’, se défend-il. Ce boulot, confie-t-il, leur permet de s’occuper, en attendant d’avoir mieux. ‘’Si nous avons autre chose, nous allons abandonner ce métier. Nous demandons à la mairie de négocier, au lieu de nous intimider. Nous leur avons dit cela’’, poursuit-il. Son camarade Daouda Sène, élève en classe de terminal l’année prochaine, vit à Ngoundiane. Il profite des vacances scolaires pour se faire de l’argent. ‘’Nous pouvions aller prendre les biens d’autrui, mais nous ne le faisons pas. Nous provoquons de l’insalubrité, mais aussi, il y a la pluie. Les agents de la mairie, pour nous empêcher de faire notre boulot correctement, viennent poser des sabots aux véhicules en stationnement’’, lance-t-il.

L’élève va même jusqu’à rejeter la faute sur les autorités qui, dit-il, n’ont pas pensé à aménager des espaces pour ces cas de figure. ‘’L’environnement est sale et nous devons le préserver. C’est important d’avoir un environnement sain. Chacun doit jouer son rôle, mais nous n’y pouvons rien. Les autorités ne peuvent rien dire, parce que nous lavons, chaque jour, leurs véhicules’’, souligne-t-il. Daouda Sène leur demande de leur trouver un emplacement avec des égouts d’évacuation pour mener à bien leurs activités. Il donne une solution : ‘’Je propose aux autorités de nous demander des cotisations pour que nous trouvions un espace qui sera aménagé.’’

En attendant, ils ont fort à faire avec les agents de la mairie.

Jeu du chat et de la souris avec la mairie

‘’Des fois, des agents viennent la nuit confisquer nos seaux et brosses. Nous sommes obligés, le lendemain, d’acheter d’autres matériels’’, renseigne un laveur. Ce dernier dit avoir abandonné le métier de tôlier pour se joindre à ces jeunes. Modou, un autre élève venu du même village que les autres, se défend. Accusés d’être à l’origine de comportements déplorables, il rétorque ceci : ‘’Nous ne faisons pas exprès d’indisposer les passants. Si nous voyons quelqu’un venir, nous le laissons passer, après nous continuons notre boulot’’, se dédouane-t-il. Le jeune homme peut compter sur ce taximan quinquagénaire qui s’apprête à quitter les lieux. ‘’Nous garons nos véhicules là où ils se sont installés. Les autorités peuvent les aider en leur trouvant des lieux adéquats. Cela va nous arranger, nous aussi’’, dit-il.

Samba, un autre taximan, se met aussi du côté des laveurs. Il attend de faire réparer un pneu au garage mécanique d’à côté. ‘’Nous ne nous garons pas sur la route. Les riverains ne veulent pas de cette eau souvent mélangée avec du détergent. Mais s’il y a la pluie, ils sont obligés de faire avec’’, fulmine le transporteur qui en profite pour porter une autre doléance : ‘’Nous payons, chaque fin du mois, 3 000 F Cfa, alors que nous subissons les sabots partout. Les autorités doivent régler ça d’abord, avant de faire quoi que ce soit. La mairie ne peut rien faire contre ces laveurs, car il n’y a pas d’espaces à Dakar. Ils nous arrangent.’’

Mais Adama Sène, mécanicien, n’est pas de cet avis. Il souligne qu’il y a possibilité d’avoir des espaces pour les laveurs de véhicules. Il constate que cette situation contribue à l’insalubrité du quartier et à l’encombrement de la voie. Son collègue Aliou Faye préfère interpeller la mairie. ‘’Elle a l’obligation de nettoyer les rues. Ce manque de volonté de la municipalité amplifie ce phénomène déjà inquiétant’’, ajoute-t-il.

Microfinance en Afrique : Amifa lance sa 4ème filiale au Sénégal

Atlantic Microfinance for Africa (AMIFA), la holding créée par le groupe Banque Centrale Populaire (BCP) pour piloter son ambitieux programme de microfinance en Afrique, obtient l’agrément des autorités sénégalaises pour exercer ses activités via sa nouvelle filiale AMIFA Sénégal.

AMIFA Sénégal rejoint ainsi trois autres filiales opérationnelles de la holding, à savoir : AMIFA Côte d’Ivoire, AMIFA Guinée et AMIFA Mali.

Pour rappel, AMIFA Sénégal est le fruit d’un partenariat stratégique conclu en 2016 entre la BCP et le Crédit Agricole du Maroc. L’objectif de cet accord est de contribuer à un développement équilibré et inclusif de la microfinance au Sénégal à travers la mise en place d’un dispositif de financement et d’accompagnement en faveur de la microentreprise, de la petite agriculture et du monde rural.

A noter que dans le cadre du développement de son programme de microfinance en Afrique, visant à favoriser le partage de l’expertise et le savoir-faire du Maroc avec ses pays voisins dans la région, AMIFA holding ambitionne de s’étendre dans d’autres pays de l’Afrique de l’Ouest et de l’Est à l’horizon 2020.

A PROPOS DE AMIFA : Atlantic Microfinance for Africa (AMIFA) est une holding, sous forme de société anonyme, créée par le groupe Banque Centrale Populaire pour conduire et piloter son programme pour la promotion de la microfinance en Afrique. Couvrant à ce stade 4 pays de l’Afrique de l’Ouest (Côte d’Ivoire, Guinée, Sénégal et Mali), la holding AMIFA a pour objet la gestion et le développement des Institutions de Microfinance créées par elle-même où celles dont elle détient le contrôle.

Indemnisation des victimes de longue détention: Les contours de la Commission juridictionnelle

Désormais, les personnes victimes de longue détention, qui se voient blanchies, relaxées ou acquittées, peuvent maintenant se consoler avec une compensation financière. La Commission juridictionnelle est fonctionnelle et a commencé à tenir ses audiences.

Pendant longtemps, des Sénégalais, en conflit avec la loi, ont été emprisonnés durant de longues années, avant d’être blanchis et libérés. Face aux nombreuses récriminations des victimes et des organisations de défense des droits humains, le législateur sénégalais a décidé de réhabiliter les victimes par l’indemnisation. A cet effet, une commission juridictionnelle a été créée à travers la loi organique n°2008-35 du 7 août 2008 portant création de la Cour suprême. Mais cette structure n’a jamais fonctionné. Et c’est tout récemment que les victimes de longue détention ont commencé à voir le bout du tunnel. Car le législateur a créé une nouvelle loi. Il s’agit de la loi organique n°2017-09 du 17 janvier 2017 sur la Cour suprême, qui a abouti à la mise sur pied de la Commission juridictionnelle.

Les articles 107, 108, 109 et 110 permettent de mieux comprendre les contours de cette commission. En fait, l’article 107 stipule : ‘’Sans préjudice d’autres voies de recours, une indemnité peut être accordée à la personne ayant fait l’objet d’une détention provisoire au cours d’une procédure terminée à son égard par une décision de non-lieu, de relaxe ou d’acquittement devenue définitive, lorsque cette décision lui a causé un préjudice manifestement anormal et d’une particulière gravité.’’

L’article 108 renseigne que ‘’l’indemnité est allouée par décision d’une commission juridictionnelle fonctionnant auprès de la Cour suprême qui statue souverainement’’. Quid de la composition de la commission ? Celle-ci est constituée du Premier président ou de son représentant et de deux magistrats du siège de la Cour suprême. Ils sont désignés annuellement, en même temps que trois suppléants. Le ministère public y a sa place avec le procureur général ou son remplaçant. Le greffier en chef de la Cour suprême est le greffier de la commission. Lors des débats, l’Etat, pris en sa qualité de débiteur prétendu, est représenté par l’agent judiciaire.

Pour ce qui est de la saisine de la commission, l’article 109 donne des indications à ce propos. Il renseigne que la personne qui s’est sentie lésée peut faire la saisine par voie de requête accompagnée de toutes pièces justificatives dans le délai de six mois de la décision devenue définitive. Cependant, le texte précise que la procédure a le caractère d’une procédure civile. Donc, il appartient au requérant de démontrer le préjudice causé par sa détention. Il faut également relever que la commission procède ou fait procéder à toutes mesures d’instruction utiles.

‘’L’indemnité est payée comme frais de justice criminelle‘’

En outre, sur les différentes péripéties concernant la saisine, le texte précise que ‘’dans le délai de 15 jours de la réception de la requête, le greffier en chef transmet copie au procureur général et par lettre recommandée avec accusé de réception à l’Aje ou par tout moyen laissant trace écrite’’. La loi de poursuivre : ‘’Dans le délai de deux mois à compter de la réception de la requête transmise par lettre recommandée ou tout laissant trace écrite, l’Aje dépose ses conclusions au greffe de la commission.’’ Quant au greffier, il transmet le dossier au Pg lorsque l’Aje a déposé son mémoire ou à l’expiration du délai de 2 mois. La loi dit que le Pg dispose d’un délai d’un mois pour déposer ses conclusions. Après son dépôt, le demandeur n’est plus recevable à déposer une pièce. C’est à la suite des dépôts que s’ensuit le débat qui est oral. Pour boucler la boucle, la décision est rendue en chambre de conseil. Elle est non motivée et n’est susceptible d’aucun recours.

S’agissant de l’article 110, elle donne des indicateurs sur qui doit payer l’indemnisation. A ce propos, l’article précise que c’est à la charge de l’Etat, sauf le recours de celui-ci contre le dénonciateur de mauvaise foi ou le faux témoin dont la faute aurait provoqué la détention ou sa prolongation. Dans ce cas, l’indemnité est payée comme frais de justice criminelle. Si la requête est rejetée, le demandeur est condamné aux dépens, à moins que la commission ne l’en décharge d’une partie ou de la totalité.

An 16 Le Joola : Les familles des victimes veulent l’institutionnalisation du 26 septembre

Un programme sera déroulé du 22 au 27 septembre prochains dans le cadre de la commémoration de l’an 16 du naufrage du bateau le Joola. L’assurance est donnée par le président de l’association des familles des victimes, Moussa Cissokho, sur Radio Sénégal.

Cissokho qui se prononce après le Comité régional de développement (Crd) qui s’est tenu à Ziguinchor pour faire l’état des préparatifs du douloureux anniversaire, indique que dans le cadre de ce programme, il est prévu le désherbage du cimetière de Kantène, des veillées de prières avant le 26, la date commémorative. Et, comme chaque année, une cérémonie de dépôt de gerbes de fleurs aura lieu au Port de Ziguinchor.

De son côté, Mbaye Dione, l’adjoint au gouverneur-chargé des affaires administratives assure sur les mêmes ondes que « le travail de coordination va continuer. Dès la semaine prochaine, on va convoquer une réunion restreinte où on va débattre des questions relatives à l’organisation matérielle surtout ce qui concerne le chronogramme et le protocole pour qu’on puisse éviter les couacs notés lors de la commémoration de l’année précédente. »

Les membres des familles des victimes souhaitent que la journée du 26 septembre soit institutionnalisée par le Chef de l’Etat, Macky Sall. « C’est une demande qui est légitime parce que le naufrage du bateau le Joola est un des drames les plus graves qu’on a notés à travers le monde. Il n’y a pas de mal qu’à chaque 26 septembre que toute la nation puisse se souvenir de quelle que manière que ce soit la mémoire des disparus. On a mentionné toutes ces propositions-là dans le compte-rendu et les mettre à la disposition de l’autorité », explique Cissokho.

L’an 16 sera marqué, rapporte le correspondant de Radio Sénégal, par la mise à neuf effective du projet de construction du mémorial du bateau Le Joola.

Présidentielle 2019 : Serigne Modou Kara soutient Idrissa Seck

En cette veillée de Tamkharite, le marabout a fait des sermons pour la communauté musulmane. Faisant une pierre deux coups, le marabout a ouvert une brèche en faveur de « Ndamal Kadjoor » dont il affiche son soutien indéfectible. Il aime Idy et l’apprécie le chef de file du parti Rewmi pour son amour des Khassidas de Serigne Touba.

En outre, il s’est plaint de la campagne du parrainage qui selon le marabout, fatigue les candidats et qu’on pourrait trouver d’autres procédés.

Ainsi, l’ancien Pm bénéficie d’un soutien de taille en la personne de Serigne Modou Kara Mbacké qui promet d’autres déclarations dans les jours à venir. A quelques encablures de la présidentielle, une tectonique des plaques va s’opérer dans le landerneau politique.

Selon nos sources, Idy est en train de tisser sa toile en douce loin des écrans en transformant sa maison de Point E en « Quartier général » où il reçoit ses visites.

Mamadou KASSE : « L’opposition se salon fait enfin face à la dure réalité du terrain »

Responsable de l’Apr à Tambacounda, Mamadou Kassé considère les propos du leader de Pastef qui accuse Macky Sall de se préparer à falsifier les résultats de la présidentielle comme un aveu de défaite.

«Je perçois sa déclaration comme celle d’un candidat ayant la certitude d’être battu et qui livre son pronostic, notamment une brillante réélection du président Macky Sall au premier tour», dit-il. En outre, Mamadou Kassé rappelle à Ousmane Sonko qu’il est député par le jeu du suffrage universel et, à la faveur d’une élection régulière dont il n’a pas contesté l’issue étant donné qu’il siège à l’hémicycle. «Il est révolu au Sénégal le temps de la manipulation vulgaire du suffrage populaire vu le degré de maturité des citoyens, l’expérience des acteurs et l’intégrité de l’administration», poursuit Mamadou Kassé qui indique que ce qui est nouveau, c’est le parrainage désormais élargi démocratiquement à tous les prétendants. Et d’après lui, sur ce volet, les Sénégalais sont convaincus parce qu’il y a en vue une «amélioration» de la qualité du vote et une occasion pour le citoyen d’avoir un double degré de participation au choix.

En outre, le Directeur général de la Sn Hlm balaie d’un revers de main les accusations d’achats de conscience. Il affirme que l’opposition est dépitée par le rejet des citoyens de ses requêtes de parrainage auprès des électeurs. «Sans arguments face à cette situation extrêmement défavorable à son endroit et peinant à convaincre les maîtres du jeu que sont les honnêtes citoyens, elle rue dans les brancards. En clair, ce sont des arroseurs arrosés», dit-il, ajoutant qu’à Tambacounda, où il collecte des signatures pour le compte de son candidat Macky Sall, il a constaté que l’opposition dispose de moyens et tente en vain de monnayer les signatures précieuses des citoyens contre des espèces sonnantes et trébuchantes.

«C’est peut-être la fin de non recevoir servie par ces dignes citoyens convaincus par le bilan positif à tous les niveaux du président qui est la base de ces fausses allégations. La conscience ne peut être achetée. La réalité réside dans le fait que le nombre impressionnant de signatures recueillies en faveur du candidat fait peur à cette opposition de salon qui fait enfin face à la dure réalité du terrain. En somme, elle vit au quotidien une flagellation citoyenne aiguë tant le rejet est profond. Sa posture est simplement pitoyable», conclut Mamadou Kassé.

Succession à Khalifa Sall à la tête de la ville de Dakar: La guerre des conseillers

La succession de Khalifa Ababacar Sall à la ville de Dakar aiguise bien des appétits entre les tenants du pouvoir et les partisans de l’édile socialiste. Mais, dans ce duel politique, seule la voix des conseillers est déterminante.

La bataille pour le contrôle de la ville de Dakar fait rage. En sourdine, la coalition au pouvoir et celle qui a porté Khalifa Sall à la ville de Dakar, en 2014, fourbissent leurs armes. Si au sein de la coalition Benno Bokk Yaakaar des tractations sont en cours pour décliner une stratégie concertée et consensuelle, en face, les pro-Khalifa Sall déploient toute une armada pour lancer la contre-offensive en jouant sur leur majorité. Même si, entre 2014 et 2018, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts, Taxawu Dakar reste toujours debout. Mais que reste-t-il, aujourd’hui, de la coalition de Khalifa Sall ?

Malgré les quelques défections notées entre-temps, les partisans de l’édile socialiste pensent toujours détenir la majorité au sein du Conseil municipal de la ville de Dakar. ‘’Au total, les conseillers de l’Apr et ceux qui ont fait défection dans nos rangs ne font même pas 30 sur les 100 que compte le conseil municipal. Je me demande d’ailleurs quel culot ils ont pour oser présenter un candidat, parce qu’ils savent qu’ils ne peuvent, en aucun cas, gagner’’, fulmine un haut responsable de Taxawu Dakar approché par ‘’EnQuête’’. La preuve, renchérit notre interlocuteur, depuis un an et demi que Khalifa Sarr est incarcéré, le conseil municipal s’est toujours réuni, a toujours eu le quorum et a toujours voté ses délibérations sans aucune difficulté. ‘’S’ils avaient la majorité, ils auraient provoqué un blocage durable du conseil municipal pour nous amener vers une délégation spéciale. Ils ne peuvent compter que sur le pouvoir de l’argent pour inverser la tendance’’, déclare notre interlocuteur, tout en se gardant d’épiloguer sur leur stratégie.

‘’Un plan de guerre n’est jamais dévoilé à l’avance. Comme nous sommes dans une posture de combat, on n’est pas là à admettre ce décret et ses implications. On les laisse définir leur stratégie. Mais ce qui est sûr, c’est qu’on ne se laissera pas faire’’, confie un autre cadre de Taxawu Dakar sous le couvert de l’anonymat.

Composé de 100 conseillers, le Conseil municipal de Dakar n’a jamais fonctionné sur la base de la règle de la majorité. Entre Khalifa Sall et ses conseillers, tout est d’habitude discuté en amont, de sorte que le vote s’est toujours fait presque à l’unanimité. D’ailleurs, en 2014, lors de l’installation du conseil municipal, sur les 100 conseillers votants, les 98 se sont prononcés en faveur de l’élection de Khalifa Sall en tant que maire, contre 2 bulletins nuls. Sa première adjointe, Soham Wardini, a été élue avec 93 voix, 0 suffrage contre et 7 bulletins blancs.

C’est dire que le Conseil municipal de Dakar a toujours fonctionné sur la base d’un consensus, de sorte qu’il est parfois même difficile de déterminer l’appartenance politique des uns et des autres. Dans le bureau du maire Khalifa Sall qui est un socialiste, on y retrouve Soham Wardini, première adjointe au maire, qui est de l’Alliance des forces du progrès (Afp) de Moustapha Niasse ; Moussa Sy, deuxième adjoint qui, lui, est une personnalité indépendante. Le seul socialiste présent dans le bureau municipal est le maire de la Médina, Bamba Fall.

Cela découle, en effet, d’une entente trouvée en 2014 entre les différents maires des communes d’arrondissement de Dakar.

Taxawu Dakar face aux défections

Ecartés des listes de Benno Bokk Yaakaar qui a voulu coûte que coûte mettre la main sur la ville de Dakar, Khalifa Sall et certains des maires sortant des communes d’arrondissement ont mis en place une liste commune sous la bannière de la coalition Taxawu Dakar. A l’issue du scrutin municipal de cette année, ils ont opéré une razzia, en raflant 16 des 19 communes d’arrondissement de Dakar devenues, entre-temps, communes de plein exercice avec la réforme de l’Acte 3 de la décentralisation. Seules les communes de Ouakam, Ngor et Yoff ont échappé à leur contrôle.

Ils ont ainsi gardé cette homogénéité jusqu’aux élections du Haut conseil des collectivités territoriales où ils ont enregistré des défections. Etant donné que c’étaient les conseillers municipaux qui devaient choisir les hauts conseillers des collectivités territoriales, la coalition de la mouvance présidentielle a manœuvré de fort belle manière pour retourner certains maires de commune contre Khalifa Sall. Ainsi, bon nombre d’entre eux ont fait défection. Il s’agit, entre autres, de Jean-Baptiste Diouf (Grand Dakar/Ps) ; Doudou Issa Niasse (Biscuiterie/Ps) ; Alioune Ndoye (Plateau/Ps), Santhi Agne Sène (Sicap-Liberté/Afp) ; Babacar Mbengue (Hann-Bel air/Afp) ; Pape Seck (Hlm/Afp) ; Samba Bathily Diallo (Ouakam/Ex-Bokk Gis Gis) ; Me Augustin Senghor (Gorée/Indépendant) ; Ousmane Ndoye (Fass-Colobane-Gueule tapée/Indépendant).

En plus de ces maires qui ont fait défection, la coalition au pouvoir a également d’autres conseillers au sein du Conseil municipal de la ville de Dakar. Le mode du scrutin proportionnel fait que même si Khalifa Sall et sa coalition ont opéré une razzia à Dakar, la coalition Bby a pu glaner des conseillers dans certaines communes. Aux Parcelles-Assainies, par exemple, sur les 7 conseillers qui siègent à la ville de Dakar, les 5 sont de Taxawu Dakar et les 2 autres de Bby. A Yoff, dans le fief d’Abdoulaye Diouf Sarr, la coalition de la mouvance présidentielle a raflé les trois conseillers sur les quatre qui siègent à la ville de Dakar. A la commune de Mermoz Sacré-Cœur, le seul conseiller que Bby a pu décrocher, il est de l’Afp et c’est Zator Mbaye. A Dakar-Plateau, les deux conseillers qui siègent à la ville de Dakar sont l’un de l’Apr et l’autre du Pvd de Serigne Modou Kara Mbacké.

Pour la succession de Khalifa Sall, la règle de la majorité va désormais s’appliquer à la ville de Dakar. Le camp qui aura le plus de conseillers dirigera la mairie de la capitale. Même si la coalition Taxawu Dakar semble avoir une longueur d’avance jusque-là, Bby peut inverser la tendance avec le soutien d’une vingtaine de conseillers. Mais pour les soutiens de Khalifa Sall, ce ne sera pas aussi facile que cela. ‘’Certes, les conseillers qui sont dans les communes ne sont pas forcément gérables. Mais ceux qui sont à la ville de Dakar le sont. Je sais que le régime peut déployer beaucoup de moyens financiers pour tenter de les acheter. Mais ce sera peine perdue, puisque la plupart d’entre eux sont avec Khalifa Sall et ils tiennent à leur dignité qu’on ne peut pas acheter’’, estime un proche de l’ex-édile de la capitale.

Zator Mbaye (Bby) : ‘’Les rapports de force ont changé’’

Toujours est-il que dans cette bataille politique, tout est aujourd’hui possible. Si, jusque-là, les pro-Khalifa Sall rechignent à dévoiler leur stratégie, c’est parce que le risque est trop grand pour que la coalition au pouvoir sorte les gros moyens pour provoquer de nouvelles défections dans les rangs de Taxawu Dakar. Déjà, relève Zator Mbaye, plus d’une dizaine de maires de Taxawu Dakar ont tourné le dos à Khalifa Sall. ‘’Il y a, aujourd’hui, 12 ou 13 maires sur 19 qui sont avec nous dans Bby. Les rapports de force ont changé, parce qu’en cinq ans, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts’’, déclare le partisan de Moustapha Niasse. Son allié Mamadou Wane du Parti socialiste de renchérir : ‘’Nous sommes actuellement en ballottage à la ville de Dakar. Et la situation est plus défavorable actuellement à Taxawu Dakar qu’à la coalition Bby. Sur les 19 maires de Dakar, les 11 ne sont plus avec eux. Si les conseillers des différentes communes suivent, Bby sortira victorieuse de ces élections. Mieux, si nous parvenons à décrocher d’autres maires comme Moussa Sy, c’est sûr qu’on va gagner.’’

Revenant à la charge, Zator Mbaye relève que dans le cas d’espèce, il n’y a pas de forces centrifuges. ‘’Le conseil municipal va voter pour une personne qui fera l’unanimité. Ce sera la personne en qui la majorité des conseillers aura investi de sa confiance. Pour le moment, les forces sont égales. Les conseillers sont des amis, des gens qui sont là et qui, à un moment ou à un autre, vont mettre l’intérêt exclusif de la collectivité devant’’, estime-t-il.

Au-delà de l’élection d’un nouveau maire, Zator Mbaye estime que la guerre entre la ville de Dakar et l’Etat n’a que trop duré. ‘’Il est temps d’arrêter les hostilités et de travailler pour l’intérêt exclusif des Dakarois. Je suis persuadé que la majorité des conseillers municipaux iront dans ce sens’’.

Quid du candidat qui sera désigné ou de son profil ? Réponse du conseiller membre de Bby : ’’Ça, c’est autre chose. Ce qui est clair est qu’un autre maire sera élu pour parachever le travail qui est enclenché depuis 5 ans et de faire bouger les projets. Parce que rien ne marche. Il y a eu une situation stationnaire.’’ Tout en estimant que la révocation de Khalifa Sall est une mesure de protection d’abord de l’institution municipale et de Khalifa Sall. Parce que, dit-il, ‘’on ne peut pas gérer 57 ou 60 milliards depuis une cellule de Rebeuss’’. ‘’Pour l’intérêt même des Dakarois, l’institution municipale devrait avoir un maire issu de la mouvance présidentielle, pour être en osmose avec la politique centrale de l’Etat. On ne saurait toujours avoir à la ville de Dakar des forces qui se neutralisent. Ça n’a aucun sens’’, déclare-t-il.

MainOne et Orange signent un accord pour améliorer l’accès à Internet en Afrique de l’Ouest francophone

La société française de télécommunications Orange   et le principal fournisseur de services de connectivité et de centre de données en Afrique de l’Ouest, MainOne  ont conclu un partenariat qui permettra au géant français des télécoms de co-investir dans deux nouvelles stations d’atterrissement à Dakar au Sénégal et à Abidjan en Côte d’Ivoire. Ce partenariat permettra à Orange d’acquérir plus de capacité, renforçant ainsi la position des deux sociétés dans l’écosystème africain des télécommunications grâce au fournisseur d’infrastructures à large bande, MainOne qui fournira des capacités supplémentaires via son système de câble sous-marin de 7 000 km entre l’Europe et l’Afrique avec des stations d’atterrissement au Nigeria, au Ghana et au Portugal.

Grâce à cette nouvelle connexion par câble, les populations locales pourront bénéficier d’une meilleure connectivité, de prix plus abordables et l’accès à de nouveaux services. Orange bénéficiera de plusieurs térabits par seconde de bande passante supplémentaire pour le développement des services fixes et mobiles en Afrique. Plus concrètement, cette extension de câble offre l’opportunité d’améliorer la connectivité et de proposer une gamme de services plus étendue pour Orange Côte d’Ivoire et Sonatel Sénégal. Par ailleurs, les pays voisins comme le Burkina Faso, le Mali et la Mauritanie bénéficieront d’une capacité renforcée.

Pour MainOne, ce partenariat montre la vision de la société pour une région mieux connectée. Son PDG, Funke Opeke déclare : « MainOne continue de mener la transformation numérique de notre sous-région en investissant dans une connectivité abordable pour stimuler le développement économique. Notre objectif est de combler le fossé numérique entre l’Afrique de l’Ouest et le reste du monde. Nous nous engageons à développer la pénétration du haut débit en Afrique et pensons que nos investissements dans les infrastructures sous-marines à la pointe de la technologie continueront à libéraliser le marché international de la bande passante, soutenir davantage Orange et autres partenaires opérateurs et enfin aboutir à une amélioration des services numériques dans la région’’.

Alioune Ndiaye, PDG d’Orange Moyen Orient et Afrique, a déclaré à propos de cet accord stratégique : « Le développement de nouveaux services numériques en Afrique a suscité d’énormes développements sociaux et économiques au cours des dernières années. Alors que les barrières à l’accès continuent à diminuer avec l’amélioration des réseaux et des équipements plus abordables, Orange, dans le cadre de sa stratégie multiservices, cherche à se positionner comme un partenaire important dans la transformation numérique du continent.

A travers ce nouveau partenariat Orange devrait assurer et améliorer l’accès direct aux services à haut débit dans ces deux pays importants, le Sénégal et la Côte d’Ivoire.”

Le système de câble sous-marin MainOne relie l’Afrique de l’Ouest à l’Europe, apportant une bande passante ultra-rapide dans la région. Il va de Seixal au Portugal en passant par Accra au Ghana à Lagos au Nigéria, avec des possibilités d’atterrissement au Maroc, aux îles Canaries, au Sénégal et en Côte d’Ivoire. Le système de câble sous-marin, qui a maintenant une capacité évolutive de plus de 10 TBPS, a été mis en service en juillet 2010, devenant ainsi le premier câble sous-marin privé à offrir une capacité large bande en accès libre à l’Afrique de l’Ouest.

 

Birahim Seck, nouveau Coordonnateur du Forum Civil

Le Forum civil a élu son nouveau Coordonnateur général. Birahim Seck a été désigné par ses pairs à la tête de l’organisation de la Société civile. La décision a été prise, dimanche, au terme de l’Assemblée générale qui avait été convoquée à Saly. La désignation de Birahim Seck a la tête du Forum civil a été faite de façon consensuelle. Les délégués venus des 14 régions du Sénégal ont unanimement plébiscité Birahim Seck.

Il prend ainsi la succession de Feu Mouhammadou Mbodj. Le Forum Civil est la section sénégalaise de Transparency International.

Le concurrent de Birahim Seck à la tête du Forum Civil, Me Moussa Félix Sow s’est désisté au dernier moment.

Le Forum civil était sans coordonnateur depuis la disparition de Mouhamadou Mbodj, le 10 mars 2018. Son successeur Birahim Seck est connu pour ses sorties intransigeantes dans la presse et son attachement à la bonne gouvernance.

Cet anniversaire, Sokhna Aidara ne l’oubliera jamais grâce à sa belle mère

Ces mots de Diaga toucheront à vie Sokhna Aidara. Lors de son anniversaire la mère de son époux a fait éruption dans sa fête d’anniversaire pour un beau témoignage sur sa belle fille.

« Sokhna, tu es ma fille et non ma belle fille. Depuis, que là tu fais tout pour me faire plaisir et je t’en remercie… », dit Diaga devant les proches et amis présents à la fête.

Bébé Tamkharite – Inconnu pour beaucoup de Musulmans

Détrompez vous, le bébé de l’an pour les musulmans ce n’est pas le 31 Décembre.  Beaucoup de musulmans ignorent cette vérité.

C’est pourquoi,  Lamp Fall communication à travers « Ganuk Achoura, »  célèbre le  « bébé de l’an »  ce mercredi, coïncidant au dixième  jour de la date hégirienne à l’image du  31 Décembre.

Selon Ndoumbane Seck, porte-parole du jour, vingt (20) nouveaux nés seront célébrés pour cette quinzième édition. L’objectif consiste à encourager la communauté musulmane à mieux s’imprégner dans la religion.

Depuis 2003, le groupe oeuvre dans ce volet  social, des innovations de tailles seront attendues pour cette édition. Voici Ndoumbane Seck au micro de Senego.

25 ans d’existence de l’AEEMS : Le culte de l’excellence et la citoyenneté

‘’L’Aeems, 25 ans de promotion de l’islam du juste milieu, de l’excellence et de la citoyenneté’’. C’est le thème du 12e Congrès ordinaire de l’Association des élèves et étudiants musulmans du Sénégal, tenu du 13 au 16 septembre au lycée franco-arabe de Keur Massar. De l’avis du président du comité préparatoire El Hadj Diouf, la structure, qui fête ses 25 ans d’existence, ‘’prône la pratique de l’islam sans complexe dans les écoles et les universités’’, domaine de prédilection de ses membres, sans oublier l’excellence.

‘’Même dans nos orientations, on parle de constituer un pôle d’excellence. L’excellence fait partie de notre credo et la citoyenneté vient renforcer ces éléments-là’’.

Ainsi, dans ce contexte de perte de valeurs qui gangrène la société sénégalaise, l’Aeems a dégagé des programmes visant à renforcer la citoyenneté chez les jeunes Sénégalais. ‘’C’est pour cela que nous menons des activités chaque année avec un plan stratégique 2013-2017 et un autre plan qui sera confectionné. Dans ces plans, il y a des programmes exclusivement réservés à la citoyenneté. Nous avons même un département action citoyenne’’, renseigne l’étudiant en droit des affaires.

Par ailleurs, l’Aeems est actuellement forte de 2 500 membres, selon El Hadj Diouf qui précise que le fichier des membres est mis à jour chaque année. ‘’Nous les canalisons afin de connaitre vraiment nos membres. Le monde est aujourd’hui un peu bouleversé et les structures religieuses sont vues d’un certain œil’’. Ce qui d’ailleurs fait que, poursuit-il, ‘’l’Aeems a su former des citoyens modèles qui se trouvent aujourd’hui dans toutes les sphères de l’Administration sénégalaise. Dans le secteur privé comme public, ils sont en train de rendre un excellent service à ce pays’’.

Le président de l’association, Fodé Mouhamadou Coly, précise que l’accent est mis sur la formation non seulement spirituelle et religieuse, mais aussi sur la formation pédagogique. En fait, l’Aeems essaie d’offrir une formation diversifiée à ses membres, pour leur permettre d’être des citoyens avertis pouvant participer au développement du pays.

France : Un footballeur sénégalais décède à l’entrainement

Mamadou Camara, jeune défenseur sénégalais évoluant au club normand de l’Us Mondeville (National 3), en France, a perdu la vie, samedi, en pleine séance d’entraînement.

Selon Les Échos, qui donne la triste nouvelle, Camara, 26 ans, est victime d’un arrêt cardiaque. Il n’a pu être réanimé par les secours.

Père de famille, Mamadou Camara était également éducateur au sein des équipes de jeunes de Mondeville.

Mbour : La colère des pêcheurs contre Oumar Guèye

Les prêcheurs de la Petite côte sont très remontés contre leur ministre de la Pêche, Oumar Gueye. Ils se sont donné rendez-vous à Joal pour manifester leur colère.

Lors de leur rassemblement, ils ont reproché au patron de la tutelle d’avoir signé un arrêté qui aura, disent-ils, « de lourdes conséquences sur leurs activités ». Ledit arrêté prolongera la période de la veillée nocturne de six à huit mois, à partir du mois d’octobre prochain.

« Les pêcheurs ne sont pas d’accord, assène Ahmed Wade, l’un des pêcheurs repris par la Rfm. Parce qu’on a remarqué que la ressource se fait rare. Nous sommes contre l’augmentation de la durée de pêche nocturne. »

Il ajoute : « Au moment où la mer est houleuse et tue nos enfants, ils veulent qu’on passe la nuit en mer. C’est inadmissible, c’est contradictoire parce qu’on avait instruit les six mois pour éliminer la veillée nocturne pour la saison des pluies. »

Ces pêcheurs dénoncent également un projet d’usine sur la plage de Mbour : « Qui parle de plage, parle de là où on doit mettre les pirogues à terre pour les réparations. Et, il y a un espace que l’Etat veut prendre par la force pour y faire une usine. »

Déterminés à mener le combat, ils invitent le chef de l’Etat, Macky Sall, à réagir, rapporte le correspondant de la Rfm.

Dépollution de la baie de Hann: Plus de 13 milliards de francs Cfa alloués à l’Etat

Dans le cadre du projet de dépollution de la baie de Hann, le gouvernement a bénéficié d’une enveloppe de plus de 13 milliards de francs Cfa des Pays-Bas. Les autorités des deux pays ont procédé, hier, à la signature de la convention de don.

Le projet de dépollution de la baie de Hann est en bonne voie. Il vient d’être doté d’une subvention d’un montant d’environ 13,119 milliards de francs Cfa, octroyée au Sénégal par le Royaume des Pays-Bas. Un concours auquel s’ajoute, selon le ministre de l’Economie, le financement de plus de 19,678 milliards de francs Cfa conclu avec l’Agence française de développement (Afd). Ce qui permet de prendre en charge, de ‘’manière durable’’, la question de la dépollution et de la valorisation de la baie de Hann. ‘’La réalisation de ce projet, pour lequel nos partenaires des Pays-Bas engagent d’importantes ressources financières, est devenue une nécessité, au regard du niveau de pollution de la baie de Hann et de ses impacts nocifs sur l’environnement’’, a soutenu Amadou Ba, en procédant, hier, à la signature de la convention de don Drive relative à ce programme.

En réalité, d’après le ministre en charge du Plan, le chef de l’Etat Macky Sall leur a demandé, dans les ‘’meilleurs délais’’, de boucler son financement. Mais aussi de mettre en œuvre toutes les activités devant permettre d’améliorer le cadre de vie et d’assurer le bien-être des populations riveraines. Et, en particulier, par la dépollution et la décontamination de la baie de Hann, à travers une ‘’meilleure gestion’’ des eaux usées déversées sur la baie par les industries établies dans cette zone. ‘’Cette volonté politique s’est déjà manifestée à travers, notamment, l’engagement de l’Etat du Sénégal à couvrir des dépenses d’un montant de 2,2 millions d’euros (soit 1,443 milliard de francs Cfa) pour des coûts imprévus lors de la mise en œuvre de la phase 1 du projet. Ces fonds seront réservés sur le budget national’’, a renchéri le ministre des Finances.

De même, il a indiqué que l’Office national de l’assainissement (Onas), en sa qualité de maitre d’ouvrage, veillera à la maintenance durable des installations et ‘’ne ménagera aucun effort’’ pour un ‘’suivi correct’’ du projet.

Le principe pollueur-payeur

Pour sa part, l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, a estimé que la baie de Hann est un projet ‘’très important’’. Ceci pas uniquement pour le développement du tourisme, mais pour les activités économiques qui y sont développées. ‘’C’est aussi pour des raisons de santé des populations. Donc, c’est urgent de redonner à la baie de Hann son lustre d’antan. Nous ferons en sorte que les travaux puissent commencer beaucoup plus tôt et notamment en 2019’’, a-t-il promis.

Le principe pollueur-payeur va être appliqué, avec la mise en œuvre de ce projet ‘’innovant’’, selon l’ambassadeur français. ‘’C’est la première fois qu’on l’applique. Ceci signifie que ceux qui polluent doivent assumer les coûts, soit sur la forme de redevance ou d’un équipement qu’il faut payer’’, a-t-il souligné.

A ce propos, le directeur général de l’Onas, Lansana G. Sakho, a signalé que, dans le principe pollueur-payeur, il ne faut pas oublier que l’économie d’un pays est portée par le secteur privé. ‘’Nous ne devons être dans une logique de taxation abusive de ce secteur pour impacter négativement sur sa productivité. Nous ne sommes pas dans une logique policière. Mais plutôt celle inclusive, de discussion’’, a-t-il alerté. Sur ce, il a expliqué que 80 % des rejets de la baie de Hann sont industriels. Sur l’ensemble de ces industriels, 10 polluent pour plus de 70 %. Pour ce qui est du volet social de ce programme, il a rappelé que 500 000 personnes vont avoir accès à un système d’assainissement collectif.

Néanmoins, il convient de noter que ce projet a traversé presque tous les gouvernements du Sénégal. D’ailleurs, le maire de la commune de Hann Bel-Air, Babacar Mbengue, a relevé qu’il y a un partenaire stratégique, à savoir la Banque européenne d’investissement, qui s’est retiré. ‘’Aujourd’hui, c’est les Pays-Bas qui viennent en appui financier important.

Nous ne pouvons que nous en réjouir et espérer que, dans les prochains jours, le projet va enfin démarrer. La volonté de tout un chacun, c’est d’avoir une plage assainie et qui répondrait aux normes internationales’’, a-t-il dit. Mais, pour lui, le principe pollueur-payeur ‘’n’est pas une taxe, mais une pénalité’’. C’est une sanction aux entreprises qui polluaient la baie. De ce fait, il trouve l’initiative intelligente. Car elle permet aux entreprises de respecter les normes environnementales. Avant d’être connectées à l’inter-secteur, d’avoir une unité de prétraitement.

Parrainage : Macky constitue son équipe de campagne

Macky Sall s’organise pour la campagne pour le parrainage. Selon Le Soleil, le chef de l’État a désigné une équipe de 15 délégués régionaux, qui est chargée de coordonner les opérations de collecte de signatures dans les régions (y compris la diaspora).

L’ÉQUIPE DE CAMPAGNE

Tambacounda : Sidiki Kaba (ministre de la Justice)

Kaolack : Moustapha Niass (Président de l’Assemblée nationale)

Thiès : Ousmane Tanor Dieng (Président du HCCT)

Ziguinchor : Robert Sagna

Louga : Aminata Mbengue Ndiaye (ministre de l’Elevage)

Diourbel : Pape Diouf

Dakar : Amadou Ba (Ministre de l’Economie)

Sédhiou : Abdoulaye Diop (ministre de l’Emploi)

Kolda : Abdoulaye Bibi Baldé

Saint-Louis : Mansour Faye (Ministre de l’Hydraulique)

Matam : Mamadou Talla

Kaffrine : Abdoulaye Sow

Kédougou : Aissatou Aya Ndiaye

Diaspora : Alioune Ndao Fall

Fatick : Mouhamed Boun Abdalla Dionne (Premier ministre)

Le président Lamine Diack encore mis en examen

L’ex-patron de l’athlétisme mondial, Lamine Diack, déjà mis en examen dans l’enquête en France sur un système de corruption pour couvrir des cas de dopage en Russie, est désormais poursuivi pour avoir fait profiter son fils de fonds issus des droits TV et des sponsors, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.
Trois ans après des premières accusations de « corruption », l’ancien président de l’IAAF, la fédération internationale d’athlétisme, de 1999 à 2015, le Sénégalais Lamine Diack, 85 ans, a été de nouveau mis en examen le 26 juin à Paris pour des soupçons d’ »abus de confiance », selon deux sources proches du dossier. Contactés, ses avocats n’ont pas répondu.

La justice française lui reproche d’avoir permis à l’un de ses fils, Papa Massata Diack, « de s’approprier des recettes de la fédération internationale provenant de sponsors », tels que la banque d’Etat russe VTB, le géant coréen Samsung, la société chinoise Sinopec, Abu Dhabi Cooperation ou la télévision chinoise CCTV.

Une vaste enquête sur un système de corruption
Ces nouveaux soupçons ont été révélés grâce à la coopération de l’IAAF qui avait interpellé la justice en juillet 2017 sur les conditions douteuses de contrats de droits télévisés et de sponsoring, passés de 2008 à 2015, entre la fédération et le géant japonais de la publicité Dentsu, chargé de commercialiser les droits. Papa Massata Diack, puissant conseiller marketing de la fédération, y figurait en première ligne.

Depuis octobre 2015, trois juges d’instruction financiers mènent une vaste enquête sur un système de corruption présumée pour étouffer des cas de dopage en Russie et pour faciliter des négociations avec des sponsors et des diffuseurs russes, avant les JO de Londres 2012 et les Mondiaux d’athlétisme à Moscou en 2013. La justice française, compétente parce que des fonds ont pu être blanchis sur son territoire, avait été saisie par l’Agence mondiale antidopage (AMA).

Lamine Diack, qui a cédé la présidence de l’IAAF à l’été 2015 au Britannique Sebastian Coe, est mis en examen pour « corruption passive » au côté de son conseiller de l’époque Habib Cissé et de l’ancien chef de l’antidopage de l’IAAF, Gabriel Dollé. Depuis Dakar où il est installé, Papa Massata Diack, visé par un mandat d’arrêt, a toujours refusé de répondre à la justice française.

Dans un autre volet, le père et le fils Diack sont aussi dans le viseur d’une enquête en France et au Brésil sur fond d’achats de voix présumés en marge de l’attribution des Jeux Olympiques de Rio de 2016. La justice française enquête aussi sur l’attribution des JO à Tokyo en 2020.

Wade n’est pas politiquement sénile,il sait ce qu’il fait

Wade rejette toute idée de plan B du PDS aux élections de février 2019. La candidature de Karim aux élections de 2019 n’est donc plus un débat au sein du PDS. La dévolution de la légitimité a donc été achevée. Avec l’affaire Madické Niang, Wade a réglé un problème politique au sein du PDS, mais aussi pour le pays tout entier. La présupposition de laquelle nous partons pour une autre compréhension du problème est que la meilleure façon pour le PDS d’avoir un plan B et d’en tirer le maximum de profit, c’est de ne point en avoir.

En politique, même dans les pays et les partis les plus démocratiques, les stratégies ne sont jamais démocratiques. Les « Think tanks » (réservoirs de pensée) officient dans l’ombre et les décideurs agissent comme des joueurs d’échecs. La politique spectacle, c’est juste la scène, mais la vraie politique, c’est le « behind the scene ». Et dans une démocratie comme la nôtre, qui n’est démocratie que de nom, ce serait suicidaire de marcher à visage découvert. Il faut paramétrer son agenda politique dans le double langage, le double jeu et la duplicité temporelle. Agir dans un temps pour récolter dans un autre, évoquer le passé pour rendre flou le présent, se projeter dans le futur pour être maitre du présent : tels sont les différents éléments du paramétrage politique.

Or qu’arriverait-il aujourd’hui si le PDS déclarait publiquement qu’il a un plan B ? Ce serait non seulement une capitulation politique, mais aussi un la mort politique et du PDS et de son candidat, Karim Wade. Convoquer un congrès extraordinaire pour choisir un autre candidat à six mois des élections serait une bombe qui éclaterait définitivement ce parti. C’est évident aujourd’hui que les « Karimistes », devenus très importants dans le parti, pourraient être tellement affligés qu’ils s’abstiendraient d’accompagner le parti et de voter pour le néo-candidat de celui-ci. Pire, parmi les éventuels prétendants qui, aujourd’hui, pourraient se prévaloir de plus de légitimité que Karim ?

La légitimité ne s’obtient que deux façons : par la popularité ou par l’héroïsme. Les vétérans de la guerre de Corée bénéficient d’une légitimité naturelle aux Etats-Unis. La popularité n’a qu’un seul baromètre : les élections ou l’engouement populaire (les masses) encore qu’il peut être artificiel. Au sein du PDS y a-t-il objectivement plus populaire que Karim Wade ? Du point de vue de l’héroïsme, c’est-à-dire la lutte et de la résistance face aux exactions du pouvoir, qui a enduré plus que Karim ? Il faut rappeler que 23 hiérarques du régime de Wade étaient sur la liste du procureur spécial Alioune Ndao. Seul Karim a été jugé et envoyé en prison ! Pourquoi et comment les autres ont réussi à s’extirper de cette machine infernale, de ce monstre juridico-politique qu’on appelle CREI ? Pourquoi, par solidarité, par esprit de lutte et par conviction, les autres n’ont pas demandé à être jugés pour au moins laver leur honneur ? Peuvent-ils aujourd’hui faire face aux soupçons qui pèsent sur certains d’entre eux d’avoir transigé, aux sobriquets et aux quolibets de leurs adversaires politiques ? Karim au moins a enduré trois ans de prison, et même si la façon dont il en est sorti laisse à désirer, il est considéré comme une victime de l’in-justice de Macky Sall.

Le fait que partout ailleurs il gagne ses procès contre le Sénégal a contribué à semer définitivement le doute sur sa culpabilité ; et sur le plan de la notoriété internationale, il est largement au-dessus des autres. Dans un tel contexte, déposer les armes à ce stade de la lutte délesterait Karim et le PDS d’un capital de sympathie et de légitimité très difficiles à résorber d’ici à 2019.

En revanche, si la candidature de Karim est maintenue et ancrée dans la conscience et des libéraux et des Sénégalais, le processus de parrainage devient un test grandeur nature en même temps qu’un levier politique extrêmement fécond. Supposons que le candidat Karim réussisse à glaner 500.000 ou 1000.000 de signatures et que sa candidature soit rejetée dans les conditions et pour les raisons qu’on évoque ! Quelle résonnance aurait un tel rejet dans la communauté internationale ? Il y a des modes de communication que seuls les choix politiques permettent : Wade sait ce qu’il fait même s’il joue un jeu dangereux. Cette ultime injustice décrédibiliserait davantage le régime et augmenterait le capital de sympathie au profit de Karim. Entre 2019 et 2024, l’éventail des possibilités est large et la conquête du leadership dans l’opposition sera stratégique. Et surtout si l’on sait que Khalifa Sall pourrait être exclu de la course, l’ébullition du champ politique serait telle que les cartes pourraient être favorables à un rapport de force direct, à une confrontation pré-électorale et post-électorale. Ce serait très difficile à Macky Sall de remporter le combat qui l’oppose à Wade et à Khalifa aussi bien sur le plan juridique que sur celui politique.

Supposons que Karim soit écarté malgré un mini triomphe pré-électoral avec ce parrainage loufoque : le mécontentement serait tel que soit la rue ferait basculer le pays soit un plan B de facto serait un très grand danger pour le régime. Qui pourrait faire croire aux Sénégalais qu’il a gagné au premier tour malgré les cinq cent mille à un million de parrains de Karim (donc contre Macky) et ceux de Khalifa ?

C’est évident que le régime va tout faire pour décrédibiliser la candidature de Karim au sein du PDS, et il actionnera pour cela ses leviers internes avec des moyens colossaux. Déjà la presse a enregimenté le lexique sur la problématique de la candidature de Karim : on parle déjà de candidature invalidée par la cour suprême !? Face à tous ces fronts, le PDS se suiciderait en parlant publiquement de candidature de substitution et ça, Wade est suffisamment outillé pour le savoir. Mais l’agenda du chef est-il compris par les troupes ? Celui de certains soldats dans les troupes n’est-il pas de saboter les calculs de Wade ?

Alassane Khodia KITANE.
Professeur au Lycée Serigne Ahmadou Ndack Seck de Thiès
Président du Mouvement citoyen LABEL-Sénégal

Le Sénégal face à une pénurie de poissons

Pays où le poisson est roi, au cœur des traditions culinaires, le Sénégal fait actuellement face à une quasi-pénurie. Saison des pluies, pollution, surpêche, les causes sont multiples et les temps sont donc difficiles pour les pêcheurs.
Cela fait deux heures qu’ils tirent l’immense filet sur la plage de Colobane. La pêche à la senne est épuisante. Le résultat pour Seydina Diene, le patron des pêcheurs, est bien maigre : « En ce moment, on ne peut pas avoir beaucoup de poissons. Après la saison des pluies, on aura beaucoup plus de poissons que maintenant ».

Sur le sable, les femmes attendent. Lorsqu’il y a peu de poissons, explique Benga Mbaye, un tirage au sort est organisé : « Il y a dix poissons, eux ils sont 15. Ils ont mis toutes leurs chaussures au milieu. Si ta tong tombe sur un poisson, tu as le poisson ».

Les bateaux étrangers pillent la ressource

A la pointe des Almadies, Omar Sarr dit Oscar, travaille dans une importante poissonnerie. Des tonnes de poissons passent ici chaque jour. Mais en ce moment, rien.

Les responsables pour le mareyeur, ce sont les bateaux étrangers qui pillent la ressource : « Les licences qu’on octroie aux bateaux étrangers qui viennent, qui pêchent les poissons au large. Ça aussi, c’est un gros problème. Donc les bateaux, on ne peut pas les contrôler, c’est au niveau de l’Etat qu’il faut régler cela ».

La filière attend aussi avec impatience le retour des pêcheurs de Saint-Louis qui prennent leur pause annuelle après la Tabaski. Ils seront à nouveau en pêche dans quinze jours.