Seydi Gassama: «La classe politique est de mauvaise foi»

Le directeur exécutif d’Amnesty international section Sénégal a été, ce samedi, l’invité du Grand Oral. Devant Fatou Thiam Ngom sur les ondes de la 97.5 Rewmi Fm, il a abordé plusieurs sujets d’actualité, notamment l’abrogation de l’arrêté Ousmane Ngom, le respect des droits humains au Sénégal, l’affaire Khalifa Ababacar Sall, entre autres. Morceaux choisis.

Pourquoi avez-vous jugé utile d’attaquer l’arrêté Ousmane Ngom devant la Cour suprême ?

Nous comptons attaquer l’arrêté Ousmane Ngom devant la Cour suprême. Certains membres de l’Apr ou de l’Etat pensent que les Ong n’ont pas le droit de saisir cette institution pour demander l’abrogation dudit arrêté. Je leur rappelle que ce n’est pas la première fois que les organismes de droits humains, y compris Amnesty, saisissent la Cour suprême du Sénégal. Nous l’avons fait plusieurs fois sous le régime d’Abdoulaye Wade. Nous le faisons sous le régime de Macky Sall, donc ce n’est pas une nouveauté. Nous avons eu parfois gain de cause devant cette Cour. Les partis politiques auraient dû faire des recours contre cet arrêté, ils ne l’ont fait. L’arrêté était devenu inattaquable et nous n’avions pas arrêté de réfléchir sur comment l’attaquer. Depuis lors, nos avocats étaient en train de réfléchir et je pense que nous avons maintenant les arguments juridiques pour l’attaquer. Et, nous allons l’attaquer. Si la Cour suprême dit le droit, je pense que l’arrêté sera abrogé. Car, cet arrêté viole plusieurs textes internationaux ratifiés par le Sénégal. Ces textes internationaux ont une valeur supérieure sur toutes les lois nationales. C’est la constitution qui le dit. L’arrêté viole la constitution et le code électoral ainsi que tous les textes internationaux. Il est malsain et déplorable que dans tout ce pays, des autorités actuelles qui avaient combattu cet arrêté, s’accrochent aujourd’hui à cet arrêté. Les autorités s’accrochent à cet arrêté illégal pour empêcher aux citoyens de manifester. Quand vous manifestez, vous le faites devant l’institution étatique qui est chargée de vous écouter. Donc, nous avons manifestement une classe politique (pouvoir comme opposition) de mauvaise foi dans ce pays. Ils jouent avec la liberté des Sénégalais et ils ne font pas avancer le pays. Aujourd’hui, le Sénégal qui était le phare de l’Afrique en matière de démocratie, en matière de droits et libertés, est dépassé par beaucoup de pays à cause de la mauvaise foi de cette classe politique qui ne voit dans le pouvoir qu’une manière de jouir des ressources du pays.

Donc vous notez des régressions par rapport au respect des droits humains au Sénégal ?

Il y a absolument régression et nous l’avons dit dans notre dernier rapport. Tous les jeunes qui ont été tués dans les commissariats depuis 2014 et personne n’a été arrêté. Le dernier policier qui a été arrêté c’est Boughaleb. Depuis lors, il y a eu près d’une dizaine de morts dans les commissariats et brigades de gendarmerie. Personne n’a été arrêté et personne n’a été inquiété. Les membres des forces de sécurité qui ont tiré sur des manifestants en 2012, à la demande des gens qui sont au pouvoir aujourd’hui, ces jeunes-là, à part ceux qui sont interpellés dans le cadre du meurtre de Mamadou Diop, qui n’ont jamais fait la prison, personne n’a été poursuivi. Quand on parle de cela, on parle de la douleur des familles et pas la douleur des communautés. Et le gouvernement dit qu’il ne faut pas en parler. Je précise que nous ne cherchons pas à plaire à un gouvernement. Nous sommes là pour accomplir une mission pour la population sénégalaise. C’est le jugement que les Sénégalais portent sur nous qui est important. Ce n’est pas le jugement des politiciens et d’ailleurs toute organisation de droits humains qui est ami d’un pouvoir en place est suspecte. Tous les pouvoirs du monde font des dérives. Aucune menace ne peut nous faire reculer. Nous défendons les droits des Sénégalais. Vous savez, les gens du pouvoir actuel sont tellement sectaires que lorsque vous n’êtes pas avec eux, vous êtes contre eux. Lorsque vous défendez le droit de manifester des opposants, vous êtes avec les opposants. Ils oublient que le droit de manifester et le droit à un procès équitable, c’est la loi qui le dit. Ce n’est pas à eux de nous dire ce que nous devons faire. Nous savons ce que nous faisons et nous le ferons avec détermination.

Si la Cour suprême n’abroge pas l’arrêté Ousmane Ngom, qu’est-ce que vous comptez faire ? 

Nous saisirons la Cedeao et nous irons devant la Cour des droits de l’homme des Nations unies. Je vous assure que le Sénégal sera désavoué. Car, les traités internationaux ratifiés par l’Etat du Sénégal sont juridiquement contraignants. En droit international, vous avez les « soft low » et les « hard low ». Et les « hard low » sont les traités internationaux ratifiés. Les autres, c’est des déclarations. Lorsque vous signez un traité, il devient obligatoire pour vous. Tout droit qui est dans ce traité et que vous ne respectez pas, est un manquement grave. Par ailleurs, tout Etat responsable doit respecter les décisions de la Cour de justice de la Cedeao. Maintenant, si un Etat fait preuve d’irresponsabilité, la Cour n’a pas de tribunal, d’armée pour venir imposer à cet Etat là ses décisions. Vous savez comment ça fonctionne en Afrique. Ce n’est pas la Cedeao qui va expulser le Sénégal de la Cedeao. J’espère que les gens vont se ressaisir. Le malheur dans ce pays, c’est que nous avons un Ministre de la Justice qui pense qu’il a toutes les lumières alors qu’il se trompe tout le temps. Chaque fois que le régime actuel veut atteindre un objectif du point de vue de la justice, ils piétinent tout.

Etes-vous d’avis avec ceux qui disent que la révocation du maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, est valide ?

Le Président de la République a le droit de révoquer le maire de Dakar. La révocation est bien prévue par les textes que chacun interprète à sa manière. Ce qui est clair, c’est que le décret vise l’arrêté de la Cour d’appel de Dakar. Mais l’arrêté de la Cour d’appel personne ne l’a encore vu. Cet arrêté était susceptible de recours devant la Cour suprême qui était un recours suspensif. Donc, le Président de la République pouvait attendre. Même le délai de pourvoi suspend la décision de la Cour d’appel. C’est ça la vérité juridique mais, comme toujours, le Garde des Sceaux il vous expliquera qu’une chose est vraie et son contraire également vraie. Il va activer à ses côtés d’autres juristes qui vont également aller dans son sens. Vous savez, dans les pires dictatures au monde, ils avaient des juristes comme ça qui expliquaient tout. Donc, faisons très attention dans l’interprétation des lois. Les lois doivent toujours être interprétées dans le sens de protéger les droits humains et des personnes.

Au moins 26 disparus dans un naufrage en Casamance

Le bilan du chavirement d’un chalutier et d’une embarcation Ghanéenne en haute mer vendredi dernier, au niveau de l’embouchure du fleuve Casamance, s’alourdit.

De 15, le bilan est porté à 26 personnes disparues et 8 rescapés secourus par l’équipage du bateau Aline Sitoe Diatta, renseigne L’Observateur. Le journal indique que l chalutier à l’enseigne « Orno » avait quitté Dakar alors que l’embarcation ghanéenne avait quitté l’île Elinkine pour pêcher des ailes de requins.

Elim. CAN 2019 – Le Sénégal tenu en échec à Madagascar

Le Sénégal a été accroché à Madagascar (2-2), dans un match comptant pour les qualifications à la CAN 2019 et marqué par de graves incidents avant son coup d’envoi.

Le score final, entre le Sénégal et le Madagascar, a été anecdotique. Accrochés à l’extérieur (2-2), dans une rencontre qui les aura vus mener à deux reprises par Moussa Konaté et Keita Baldé, les Lions ont conservé la tête du groupe A des qualifications de la CAN 2019, à égalité de points avec leur adversaire du jour.

Classement du Groupe A
1er – Sénégal 4pts +3
2e –  Madagascar 4pts +2
3e –  Guinée Equa. 3pts -2
4e –  Soudan 0pts -3

Aliou Cissé écoute mais n’entend point

Au regard de la piètre prestation des Lions face à Madagascar, les Sénégalais ont eu le sentiment de déjà vu.  La rencontre entre le Sénégal et Madagascar qui s’est soldée par deux buts partout rappelle un certain Sénégal-Japon que l’on regrette encore et encore.

Chez Aliou Cissé,les mauvaises habitudes ont la vie dure. A l’heure où l’on doit voir l’équipe passer un cap, on revit les mêmes bêtises, comme en atteste ce deuxième but malgache qui ressemble à celui pris face à l’Afrique du Sud (lors du match perdu et rejoué, lors des éliminatoires de la coupe du Monde 2018). Tout part d’une faute, l’arbitre ne siffle pas et les joueurs perdent leur concentration, la défense devient une passoire fluide pour les « Baréas ». Ou encore ce gardien Alfred Gomis qui fait une bourde d’appréciation, rappelant un certain…Khadim Ndiaye encore contre… le Japon.

Ce dimanche, le Madagascar n’a pas été excellent, c’est le Sénégal qui a été mauvais dans ses dispositions, jouant un bloc très bas et attentiste là où il devait aller à l’assaut de l’adversaire. Les Lions ont laissé les malgaches avancer, prendre confiance et installer leur jeu sans jamais frémir. Même lorsqu’ils encaissent le premier but ou encore le deuxième. Le pays hôte aurait pu obtenir plus avec un peu plus d’audace face à une équipe sénégalaise sans rigueur et complètement à la rue au niveau du milieu. Même en marquant sur « un deuxième ballon » son premier but, le Sénégal n’a pas compris qu’il pêchait dans son jeu à ce niveau là. Et les erreurs de positionnement se multiplient comme lors qu’à plusieurs reprises on retrouve Moussa Konaté obligé d’aller sur les flancs pour chercher lui-même le ballon, alors qu’il doit être le finisseur des actions sensées venir des deux « flèches » excentrées Ismaïla Sarr et Diao Baldé. Ce dernier a été toutefois l’une des rares satisfactions sénégalaises de cette rencontre. Il aurait pu être auteur d’un doublé s’il n’avait pas été très solidaire avec Sadio Mané. L’attaquant des Reds est franchement une star utile partout ailleurs dans le monde sauf pour l’équipe du Sénégal. Ce qui amène à remettre sur la table cette « Sadio-dépendance » qui ne fait que desservir le Sénégal.

La « Sadio-dépendance » n’apportera rien. Il faut s’y résoudre.

Aliou Cissé devrait prendre exemple sur Klopp et faire vivre à Sadio Mané l’expérience du banc le temps de quelques matchs avec comme luxe des piges. Il doperait la responsabilisation de son équipe. Mais comme on le sait, Aliou Cissé s’entête et reste calfeutré dans une suffisance coutumière,  avec « ses » certitudes, lesquelles sonnent creux dans les oreilles de tout le monde sauf dans celles de ses thuriféraires qui refusent de voir la réalité en face et rêvent de miracle.   L’équipe a depuis un moment des lacunes au milieu. Avec la complicité du staff et de la fédération, l’équipe du Sénégal s’est dégarnie de joueurs de valeur au milieu sans explications plausibles. On regrette les absences de Pape Alioune Ndiaye, Henri Saivet, Papa Kouly Diop, Momo Diamé.

Idrissa Gana Guèye (même s’il était là) et Cheikhou Kouayaté sont en baisse de régime depuis quelques temps. Il faut se l’avouer. Et Cheikh Ndoye doit rester un remplaçant de luxe et confiné à un certain rôle bien défini. On connaît ses qualités et ses limites. Lorsque l’opinion réclame – à juste titre parce que connaisseur – certains éléments et qu’Aliou Cissé s’y résout, c’est pour ensuite les laisser moisir sur le banc et leur offrir que de petites piges de 5 minutes, comme en attestent les cas les exemples les plus récents : Mbaye Diagne, Amath Ndiaye Diedhiou… On revit les scenarii des éliminatoires et du mondial durant lesquels certains joueurs comme Papa Kouly Diop, Diao Baldé ou encore Famara Diedhiou ont été frustrés de cirer le banc de la sélection nationale alors que leur talent pouvait leur donner droit à plus de considération.

Mbaye Diagne est plus performant que Konaté en club et pourrait être meilleur en sélection. Mais cela, on pourrait ne jamais le savoir si Aliou Cissé s’obstiner à nous imposer son « chouchou » de toujours, qui marque un but tous les six matchs. Avec ce style de jeu et un milieu bricolé, il sera difficile de mettre en valeur des avant-centres. Aussi talentueux qu’ils puissent être.

Autres vérités dans la tanière, l’épineuse question de leadership. Et ne parlez pas de Sadio Mané. Un leader, c’est avant tout celui qui sort son équipe de situation. Cette question de leadership se fait sentir sur toutes les balles arrêtées. Il n’y a pas de tireur désigné. A chaque faute, trois à quatre joueurs se disputent le ballon et au finish il  y’a un ou deux qui en ressortent frustrés aux yeux de tous, sans que le staff ne bronche. Le pis c’est que toutes les balles arrêtées sont dilapidées parce que les spécialistes du genre ne sont pas sélectionnées pour des raisons floues et subjectives. Le seul tireur valable (Salif Sané) est confiné à une mission défensive assez prenante.

L’autre vérité concerne le duo axial « Koulibaly – Sané ». Il y a certes de la qualité, mais il faut reconnaître que la paire « Koulibaly-Kara » reste meilleure.  « Koulibaly – Sané » doit être sur solution B pas celle de base. Il faut alors se résoudre à œuvrer pour récupérer Kara Mbodj et utiliser Salif Sané un peu plus en avant. Libéré de la tache défensive Salif Sané peut apporter une peu plus de densité offensive et même exécuter  les balles arrêtées. Son utilisation actuelle est un gâchis. Il faut voir combien de buts le Sénégal prend depuis qu’on les aligne ensemble (2 contre la Croatie, 1 face à la Pologne, 2 contre Japon, 1 contre la  Colombie et 2 aujourd’hui face au Madagascar). Le duo « Koulibaly-Kara » en prenait moins.

A ceux qui demande si Aliou Cissé à un style. Je leur réponds oui. Aliou Cissé a un style, celui de prendre le temps d’écouter pour ne pas vouloir entendre. Il fait semblant d’écouter pour ensuite n’en faire qu’à sa tête. Il reprend à ce sujet les mêmes erreurs que Lamine Ndiaye et Amara Traoré (dans leur dernière moitié de leur mandat). On aime bien Aliou Cissé, mais on n’aime le Sénégal et l’Equipe nationale plus. Et il faut qu’il sache qu’il n’a plus droit à l’erreur. Le temps de grâce est révolu pour lui et pour la fédération. Il faut dès aujourd’hui se donner les moyens d’aller chercher le trophée continent en 2019. Et a ce sujet seul le Sénégal compte.

Cheikh Mbacké SENE, journaliste et écrivain, auteur du livre « Lions de la Téranga: vérités et contre-vérités sur les échecs répétés 2003-2013 »

Assises économiques du Meds: Dionne décline les grands projets de l’Etat

Le Premier ministre a présidé, hier, la 18e Session des Assises économiques du Meds. Boun Abdallah Dione a saisi l’occasion pour rappeler les attentes du Gouvernement au secteur privé pour le financement de l’économie nationale.

Le satisfecit du Pm au Meds et à son président

Le Mouvement des entreprises du Sénégal (Meds), à travers son président Mbagnick Diop, a fait tache d’huile dans les actions du Gouvernement du Sénégal. Ce n’est pas le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, qui dira le contraire. Hier, à l’ouverture de la 18e Session des Assises économiques annuelles du Meds, sur le thème « Financement de l’économie sénégalaise (Etat, PME, Grandes entreprises) : Quel modèle de système de financement de l’investissement de l’économie sénégalaise pour la réalisation des opportunités de croissance ? », le PM a déclaré : « votre soutien à l’égard de la politique du Gouvernement que j’ai l’honneur de diriger, reste constant. Nous savons pouvoir compter sur le Meds et son dynamique président ». M. Dionne a salué les excellentes relations entre le Mouvement des entreprises du Sénégal et l’Etat du Sénégal. « C’est l’occasion pour moi de féliciter et d’encourager le président Mbagnick Diop pour le brillant travail abattu depuis près de deux décennies pour le rayonnement du secteur privé nationale, et le développement socio-économique du Sénégal», a dit Dionne.

300 millions de dollars pour financer le PUDC II

Parlant des grands programmes de l’Etat du Sénégal, qui présentent des opportunités à saisir pour le secteur privé national, ce dernier a annoncé qu’il y a plus de 300 millions de dollars signés et acquis pour faire le PUDC II. Concernant des infrastructures routières, il a cité les autoroutes AIBD-Mbour, qui sera bientôt inaugurée, et Thiès-Touba. « Nous avons deux grands chantiers qui arrivent. Il s’agit de l’autoroute Mbour-Fatick-Kaolack, sur 100 km, qui va démarrer dès janvier 2019. Il y a la côtière qui est le prolongement de la VDN sur 195 km jusqu’à Saint-Louis », a-t-il informé.

Projet «Autoroutes du Sénégal» en gestation

Mahammed Boun Abdallah Dionne a annoncé la réalisation des Autoroutes du Sénégal qui appartiendront à 100% à la nation sénégalaise. « Un chantier des Autoroutes du Sénégal est en gestation et sera ouvert à l’actionnariat», révèle-t-il. Avant de s’adresser au président du Meds. « Mbagnick Diop, préparez-vous pour être dans ces autoroutes du Sénégal». S’agissant du financement du programme de développement économique et social, l’Etat attend beaucoup du secteur privé. En effet, dans son discours, le chef du gouvernement a fait savoir que l’Etat a jusqu’ici assuré la plus grande part du financement du PSE à travers les importants investissements publics. Ce qui a permis de relancer l’économie avec les effets induits dans les différents secteurs, mais aussi de développer le secteur privé sénégalais, bénéficiaires de marchés sur les grands travaux. Donc, soutient-il, il faut désormais s’attendre à un retour sur nos investissements, avec une inversion de la tendance grâce à un financement majoritaire de notre économie par le secteur privé.

Le privé national attendu pour le financement de la phase II du PSE

Sur ce, M. Dionne a précisé que le privé étranger s’est déjà fortement illustré par des investissements directs étrangers qui ont fortement contribué au financement de la phase 1 du PSE. Le privé national est donc fortement attendu sur le terrain de la phase II pour un financement massif dans les programmes sectoriels de développement. S’adressant aux chefs d’entreprises du MEDS sur le thème de la 18e session, le Premier ministre ajoute : « Vous avez compris car en invitant à la réflexion sur le sujet du jour, vous avez certainement posé les premiers jalons de solution sur les différentes stratégies de financement de notre programme ». Ainsi, il les a exhortés à pousser cette réflexion avec les experts et les acteurs économiques et sociaux pour identifier les pistes de solutions concrètes et réalisables. Le Gouvernement, pour sa part, s’engage à les étudier minutieusement pour leur prise en compte dans les politiques publiques.

Facebook veut aider ses utilisateurs sénégalais à surfer sans danger

Facebook veut aider ses utilisateurs sénégalais à surfer sur le réseau social en toute sécurité. Pour ce faire, il a lancé, ce vendredi, une campagne axée sur la sécurité. Laquelle le mènera aussi dans plusieurs pays africains francophones comme la Côte d’Ivoire et le Cameroun.

«Cette tournée va réunir plusieurs organisations et associations de la société civile, autorités publiques et communautés à travers le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Cameroun, et mettra un accent particulier autour de la fourniture de conseils pratiques pour garantir une sécurité en ligne, et sur la sensibilisation des utilisateurs de la plateforme à ses normes communautaires», renseigne un communiqué de presse du réseau social de Mark Zuckerberg.

Aïda Ndiaye, chargée des politiques publiques pour Facebook en Afrique francophone, souligne: «Nous voulons que tout un chacun se sente en sécurité lorsqu’il utilise notre plateforme. Facebook est un espace où l’expression individuelle, la mise en relation et le partage sont favorisés, et la sécurité est prioritaire lors de la conception de nos produits».

Lutte contre la corruption: Birima Mangara plaide pour des solutions africaines

Les chercheurs africains doivent, eux-mêmes, trouver des réponses scientifiques pour lutter efficacement contre la corruption sur le continent, selon le ministre sénégalais en charge du Budget, Birima Mangara. Il l’a dit à l’ouverture, hier, de la 8ème Conférence annuelle africaine de la Comptabilité et de la Finance à Dakar.

La corruption est un fléau mondial qui frappe l’Afrique de plein fouet. D’ailleurs, selon l’Indice de perception de la corruption 2017, environ ‘’23 sur les 54 pays africains, soit 43%’’, se situent dans la dernière partie des pays à forte prévalence de corruption. Hier, profitant de l’ouverture de la 8ème Conférence annuelle africaine de la Comptabilité et de la Finance qu’il a présidée, le ministre du Budget, Birima Mangara, a interpellé les experts en comptabilité et en finance sur la question, d’autant qu’à son avis, ils ‘’connaissent la conséquence des activités de corruption’’. Ainsi, le ministre estime qu’ils ont l’obligation de développer des mécanismes et dispositifs contribuant à lutter contre ce mal. ‘’Pendant de nombreuses années, dit-il, nous avons reçu des prescriptions provenant de l’étranger pour lutter contre la corruption. Mais elle est toujours présente. La question est donc de savoir si les chercheurs africains travaillant spécifiquement sur cette question, au niveau local, sont à même de trouver des solutions plus efficaces.’’

Mais ce n’est pas tout, Birima Mangara souligne qu’un autre challenge se pose pour le continent noir : le partage des résultats de recherches provenant des pays utilisant des langues différentes. Car, en raison de la barrière linguistique, il est fréquent que ceux qui résident dans les pays anglophones effectuent des recherches exclusivement dans les pays parlant la même langue et vice-versa. Ainsi, il a exhorté l’Association africaine de la Comptabilité et de la Finance (Aafa), initiatrice de ce rendez-vous, à briser cette barrière. Pour lui, cette association a un rôle ‘’considérable’’ à jouer dans le développement du continent. Dès lors, le ministre du Budget a rappelé que l’Organisation des Nations unies a établi les 17 Objectifs de développement durables (Odd). Au niveau continental, l’Union africaine a adapté son agenda 2063 dans ce sens. ‘’Cependant, le rôle et l’implication de la finance, particulièrement de la comptabilité, à la réalisation de ces initiatives restent à établir. Je vous invite donc en tant qu’association panafricaine à voir comment contribuer en termes de recherches et de pratiques à la réalisation des Odd en Afrique’’, a-t-il plaidé.

Selon Birima Mangara, la communauté universitaire a aussi un rôle ‘’crucial’’ à jouer pour offrir un leadership fondé sur des recherches ‘’équilibrées’’ et un savoir-faire qui aident le continent à répondre à ces aspirations. Donc, pour lui, l’impératif réside dans la saisie de l’opportunité qui s’offre à eux pour fournir des recherches adaptées aux besoins de l’Afrique. ‘’La recherche en Afrique est particulièrement importante. La plupart des références de recherches effectuées sur les questions et les enjeux du continent sont essentiellement d’initiatives hors-africaines. Cette posture doit changer’’, a-t-il insisté.

D’ailleurs, le directeur du CESAG, le Professeur Bayala Balibé Serge Auguste, a indiqué que l’objectif avec cette rencontre est de voir comment ces acteurs peuvent impacter sur les pratiques de management, de gouvernance pour réduire au maximum les phénomènes tels que la corruption. Mais également, améliorer la gouvernance des finances publiques et impulser le développement et l’émergence des pays africains. ‘’Nous assistons à l’évolution de notre union (Union économique et monétaire ouest-africaine, Uemoa) vers une réforme globale des finances publiques, pour aller vers une gestion axée sur les résultats. Ce qui va impacter, en termes budgétaires, les programmes où on va mettre l’accent sur la finalité, les objectifs, les résultats. A travers ces échanges, nous aurons, à l’issue, des recommandations qui peuvent aider à l’élaboration des politiques publiques afin de pouvoir répondre aux atteintes de nos autorités’’, a-t-il relevé.

En cette édition 2018, la quintessence des trois jours de réflexions va tourner autour de la gouvernance en Afrique à l’aune d’une croissance équitable et soutenue. En effet, pour les initiateurs, la résilience de l’espace communautaire passera ‘’inexorablement’’, non seulement, par un système financier comptable ‘’fort, structuré et inclusif’’, mais également par l’adoption et l’adaptation de cadres institutionnels ‘’propres’’ au continent.

Révocation de Khalifa: décret de Macky validé par les avocats de l’Etat

Les avocats de l’Etat du Sénégal ont fait face à la presse, hier, pour se prononcer sur l’arrêt rendu le 30 août 2018 par la Cour d’appel de Dakar, statuant en matière correctionnelle dans l’affaire ministère public contre Khalifa Ababacar Sall et autres. D’autre part, ils ont aussi parlé du décret de révocation du maire de la ville de Dakar, apportant ainsi leur réplique aux avocats de la défense.

Les avocats de l’Etat du Sénégal ont apporté, hier, la réplique aux avocats de Khalifa Sall qui avaient attaqué, lors d’une conférence de presse, l’arrêt de la Cour d’appel et le décret de révocation du maire de Dakar. Me Moussa Félix Sow a ouvert le bal pour se prononcer d’abord sur l’arrêt. Il a d’emblée renseigné que l’arrêt rendu le 30 août par la Cour d’appel de Dakar n’est pas encore disponible. « Il le sera certainement dans la semaine. Il est, dans ces conditions, osé, voire prématuré de pouvoir faire des commentaires sur l’arrêt allant jusqu’à estimer que c’est une honte, une insulte. Cela est excessivement grave, et très grave, de faire de pareilles affirmations », a-t-il déclaré. Selon lui, l’honnêteté aurait voulu de reconnaître que cet arrêt a annulé les procès-verbaux d’enquête préliminaire. « Le délibéré l’a bien mentionné et il faut que l’on dise aux Sénégalais que les décisions se font sur la base de texte de loi et de la procédure qui est prévue par le code de procédure pénale. Et dans le cadre de l’appel, la Cour d’appel avait la possibilité même dans tous les cas sur la base de l’article 508. Si elle décidait même d’annuler tout, elle avait la possibilité d’évoquer sur le fond. Dans tous les cas, la Cour a annulé les procès-verbaux et a estimé pouvoir considérer que la procédure pouvait continuer et analyser le fond sur la base du rapport de l’IGE », a-t-il déclaré. Avant de poursuivre : « parce que le réquisitoire du procureur avait visé deux actes : le procès-verbal d’enquête préliminaire et le rapport de l’IGE. Et même en tant qu’avocats de l’Etat, on avait attiré l’attention de la Cour que les avocats de Khalifa Sall s’étaient trompés sur les références du procès-verbal qu’il fallait annuler. Ils avaient visé un procès-verbal du 17 février alors que le procès-verbal dont il s’agissait était un procès-verbal du 2 mars. Donc, c’est pour dire que vouloir attaquer l’arrêt de cette façon, sans le lire, ne relève que de la politique politicienne. Ça n’a rien à voir avec le droit et je pense qu’avant d’attaquer une décision, il faut d’abord la lire ».

« Il faut aller vers les articles 135 et 140 du code des collectivités locales »

Sur le décret de révocation, les robes noires se posent la question de savoir si l’Etat du Sénégal, en l’occurrence le Chef de l’Etat, peut prendre un décret pour sanctionner un maire qui a commis des faits qui sont répréhensibles ? Me Sow explique : « là, il a été évoqué l’article 36 de la loi organique de 2017 portant sur la Cour suprême. Pour être juste, je voudrais vous lire ce que dit exactement cette loi : « le délai de recours et le recours ne sont suspensifs que dans les cas suivants. Premièrement, en matière d’Etat. Deuxièmement, quand il y a incident. Troisièmement en matière de vente immobilière. Quatrièmement, et c’est le cas qui nous concerne, en matière pénale sauf, d’une part, en ce qui concerne les condamnations civiles, et d’autre part, l’existence de disposition législative contraire ». Ça veut dire, selon lui, que pour cela, il faut aller vers les dispositions des articles 135 et 140 du code des collectivités locales. En effet, lorsque vous allez à l’article 135, il vous est dit que lorsque le maire ou tout autre conseiller municipal est condamné pour crime, sa révocation est de droit. Tel n’est pas le cas ici. « Les maires et adjoints, après avoir été entendus et invités à fournir des explications écrites sur les faits, peuvent être suspendus par un arrêté du ministre chargé des collectivités locales pour un temps qui n’excède pas un mois, et qui peut être porté à 3 mois. Il ne peut être révoqué que par décret. L’arrêté de suspension et le décret de révocation doivent être motivés. L’article 140 va citer les faits pour lesquels on va appliquer l’article 135 et parmi ces faits, il y a 7 faits qui font que l’article 140 dit que dans les 7 premiers cas, la sanction administrative ne fait pas obstacle aux poursuites judiciaires », a dit la robe noire. Donc, pour Mes Yérim Thiam, Samba Bitèye, Ousmane Sèye, il s’agit d’une sanction administrative, bien que l’on a dû entendre les avocats de Khalifa dire que comment il se fait que Khalifa, qui n’est pas un fonctionnaire, puisse subir une sanction administrative.

« L’arrêt qui a été rendu le 30 août par la Cour d’appel de Dakar a l’autorité de la chose jugée »

« Les poursuites se font, mais ça n’empêche pas que l’autorité administrative, en l’occurrence le Chef de l’Etat ait pu prendre un décret de révocation. Nous avons ici une jurisprudence du conseil d’Etat qui concerne exactement le cas de Khalifa Sall. Dans un arrêt en date du 12 juin 1987, le conseil d’Etat dit ceci : considérant que l’arrêt du 29 novembre 1985 de la Cour d’appel de Nîmes, condamnant Messier X à la peine susmentionnée, bien qu’il ait fait l’objet d’un pourvoi en cassation à l’autorité de la chose jugée, qu’il pouvait dès lors légalement servir de fondement à la mesure de révocation prononcée le 6 mars 1986 à l’égard de Messier X, lequel ne saurait utilement se prévaloir dans ces conditions de ce que cette mesure méconnaitrait le principe de la présomption d’innocence dont doit bénéficier le prévenu », a rappelé Me Sow. A l’en croire, c’est pour dire que l’arrêt qui a été rendu le 30 août par la Cour d’appel de Dakar a l’autorité de la chose jugée. « Sur ce fondement, le Chef de l’Etat peut tout à fait prendre un décret de révocation qui ne porte nullement atteinte aux principes de la présomption d’innocence. Le décret ne se limite pas seulement d’évoquer l’arrêt, il rappelle également que Khalifa Sall a fait l’objet d’une inspection générale d’Etat qui a révélé des manquements qui ont été faits. Le décret de révocation se justifie amplement du point de vue des faits de détournement qui lui sont reprochés », a précisé l’avocat. Même son de cloche chez l’agent judiciaire de l’Etat, Antoine Diome, selon qui le dernier alinéa de l’article 140 est très clair sur la question. « Ça signifie en réalité que pour un seul fait, il peut faire l’objet d’une sanction administrative ou d’une sanction pénale. Maintenant, la sanction administrative, lorsqu’elle est prononcée, ne fait même pas obstacle aux poursuites judiciaires. Il y a une sorte de déconnection ici opérée par la loi elle-même, des sanctions administratives par rapport aux sanctions pénales. Et si le Sénégal était un cas isolé, on aurait pu dire qu’on ne voit ça que dans notre pays. Mais en France, vous pouvez faire des recherches sur la révocation du Maire de « saint priva » dans le Rhône », a-t-il dit. Il poursuit que dès après l’audition d’un maire ou que l’occasion lui a été donnée de se prononcer sur des faits qui lui sont reprochés, le Président de la République peut prendre valablement et en droit une décision pour le sanctionner en le révoquant de ses fonctions de maire. « On tente de créer un lien entre la procédure judiciaire et la sanction administrative, or le texte dit que la sanction administrative ne fait pas obstacle à la procédure judiciaire. Ce qui signifie qu’après le rapport de l’IGE, le Président était fondé à prendre cette mesure de révocation. Par ailleurs, il ne faut pas déplacer le débat. On veut nous déplacer sur un terrain qui n’a rien à voir avec les faits de la cause. Le débat sur la déclassification du rapport de l’IGE n’a rien d’importance », a-t-il conclu.

Manœuvres pour le contrôle de la mairie de Dakar : Banda Diop lâche Khalifa

Fidèle parmi les fidèles de Khalifa Sall, Banda Diop était lundi dernier chez Ousmane Tanor Dieng avec d’autres maires de Benno bokk yaakaar. Les sujets tournaient autour de la succession de Khalifa Sall révoqué récemment de la mairie par le Président Sall.

Khalifa Sall révoqué, Benno bokk yaakaar tient une occasion en or de contrôler la mairie de Dakar. Alors que le Conseil municipal consacré à la succession de Khalifa Sall est prévu à la fin de ce mois, la coalition Benno bokk yaakaar manœuvre pour faire main basse sur la stratégique Ville de Dakar, à 6 mois de l’élection présidentielle. Lundi dernier, Ousmane Tanor Dieng a reçu les conseillers municipaux de Dakar du camp présidentiel. Une rencontre qui a enregistré la présence des maires Abdoulaye Diouf Sarr (Yoff), Alioune Ndoye (Dakar-Plateau), Amadou Guèye (Ngor), Amadou Samba (Cambérène), Jean Baptiste Diouf (Grand-Dakar), Pape Seck (Hlm), Santy Agne (Sicap), Samba Bathily Diallo (Ouakam) et des conseillers comme Zator Mbaye et Ndiaga Dieng, premier adjoint à la mairie de Biscuiterie. Auparavant une autre rencontre s’est tenue entre les maires Bby de Dakar dimanche à la mairie de Dakar Plateau. Cependant, la réunion organisée chez Tanor a curieusement enregistré la présence de Banda Diop. Le maire de Patte d’Oie, un des plus grands fidèles de Khalifa Sall, se rapproche du camp de Bby.

Bataille Alioune Ndoye-Zator Mbaye

Un acte qui fragilise davantage le camp de l’ex-maire de Dakar dans sa lutte pour préserver la Ville de Dakar. De l’autre côté, Ousmane Tanor Dieng a démarré la stratégie de recrutement des «maires» de Khalifa Sall. «Au-delà de Banda Diop, d’autres maires vont nous rejoindre. Beaucoup de ces gens qu’on présente comme proches de Khalifa Sall ne le sont pas en réalité. Ils savent que Khalifa est en train de tout perdre et ils négocient avec Bby», a signalé un conseiller ayant pris part à la rencontre. En septembre 2016, lors des élections du Haut conseil des collectivités territoriales, Abdoulaye Diouf Sarr s’était employé pour casser le bloc de Taxawu Dakar qui s’était adjugé 15 des 19 communes en juin 2014. De plus de 800 conseillers, le camp de Khalifa Sall a remporté les trois sièges du Hcct à Dakar avec 517 voix contre 442 pour Bby qui n’avait qu’une centaine de conseillers après les Locales. Une différence de 75 voix.
Par ailleurs, d’après une autre source, deux candidats se dégagent aujourd’hui au sein de la coalition de Benno bokk yaakaar. Il s’agit de Alioune Ndoye et Zator Mbaye. «La logique voudrait que Khalifa soit remplacé par un maire Ps», souffle un conseiller socialiste. Dans cette bataille, Macky Sall est attendu pour trancher après son retour de la Chine. D’ailleurs, il est prévu dans les jours à venir une rencontre entre le président de la coalition présidentielle et ses conseillers municipaux.

Banda Diop, maire de Patte d’Oie : «Personne ne gère mon agenda»

«J’ai participé à cette rencontre parce que cela concernait des activités municipales. Mon agenda professionnel est géré par moi-même. Si dans le cadre de mes activités, il m’arrive d’aller ici ou là-bas, c’est mon activité et mon agenda de maire. Personne ne le gère à ma place. Le moment opportun où je déciderai de quitter Khalifa Sall, je ferai un communiqué. Pour l’instant, je ne peux pas répondre à des spéculations.»

Le Sénégal accueillera la première édition du prix Galien international en Afrique

Sénégal va abriter pour la première fois en Afrique le prix Galien international.

Ce prix considéré comme l’équivalent du prix Nobel de la recherche bio pharmaceutique, reconnaît les réalisations exceptionnelles qui contribuent à l’amélioration de la condition humaine grâce au développement des traitements innovants.

La capitale sénégalaise sera le point de convergence de plusieurs personnalités experts, praticiens et chercheurs, y compris des lauréats du prix Nobel de médecine, renseignent les organisateurs.

Venue présider la conférence de presse en prélude de ce forum, l’ancienne ministre de la santé, Madame Awa Marie Coll Seck estime que « la tenue en terre sénégalaise de cet événement s’inscrit dans les efforts que le  pays accorde aux politiques de santé publique ».

Le prix Galien international encourage l’amélioration de la condition humaine pour la santé.

Ce forum Galien international se tiendra en Novembre prochain.

Pour rappel, ce prix fût créé en 1970 en l’honneur de Claude Galien, le père de la médecine moderne…

Crash Sénégal Air : Les dégâts collatéraux d’une catastrophe aérienne

3 ans déjà. C’est ce mercredi l’anniversaire du crash de l’avion de la compagnie Sénégalair, survenu exactement le décembre 2015.

7 personnes avaient trouvé la mort alors que ce drame aurait dû être évité si un des techniciens de l’avion, Al Hassane Hane, avait été écouté.

Au contraire, voilà 5 ans que cet homme avait été licencié dont justement 2 ans avant le drame. Parce que, justement, il avait osé avertir des défaillances du système de maintenance (vétusté des locaux, manque d’outillages techniques, insuffisance de formation du personnel, etc.).

Un avion ‘’Ndiaga-Ndiaye’’ qui avait été mis en service et qui a coûté la vie à tous ces individus.

Malheureusement, depuis lors, le technicien qui avait alerté est resté en chômage. Pis, il est victime de stigmatisation, de discrimination à l’embauche et se trouve dans l’impossibilité d’obtenir la licence qui lui aurait permis de bénéficier d’un emploi hors du pays.

Marié et père de 6 enfants, il ne cesse de mener ce combat qu’il a pourtant gagné en justice sans pourtant entrer dans ses droits.

Car, le 12 mars 2014, le Tribunal Hors Classe de Dakar a rejeté le ‘’motif économique’’ fallacieusement invoqué par la compagnie pour le licencier en 2013. Il s’agissait en réalité d’une punition pour avoir osé mettre le doigt sur des dysfonctionnements internes.

Jamais l’exécution n’a eu lieu. Il a saisi le Médiateur de la République, la Ligue sénégalaise des droits de l’homme (LSDH) qui a écrit une lettre au Président de la République à la date du 30 novembre 2017, en vain.

La Commission d’enquête qui s’est occupé de l’enquête l’a entendu après avoir requis sa collaboration, en vain.

Il en est ainsi des autorités judiciaires françaises qui ont eu à agir dans le cadre d’un crash qui a impliqué un de leurs ressortissants.

Les anciens dirigeants de Sénégalair semblent être intouchables parce qu’aucune mesure d’ordre administratif n’a été prise contre eux, ne serait-ce qu’à titre conservatoire.

Hane ne demande pourtant que le strict minimum, c’est-à-dire le respect d’une décision de justice, la réhabilitation dans ses droits, l’obtention de la licence, etc.

Malheureusement, il semble bien qu’il n’y ait, pour le moment, pas grand-chose à saisir, étant entendu que la compagnie aurait fait vider les comptes bancaires, ne laissant que tables, armoires, bureaux et autres.

Ce cas est dramatique dans un Etat qui se dit de droit. Si ni les décisions de Justice, ni la Médiature ni les recours au niveau de la tutelle ne suffisent à corriger des injustices causées à des citoyens, il y a de quoi s’inquiéter.

Le cas Al Hassane Hane n’est pas unique dans un pays où les citoyens sont souvent spoliés de leurs terres, licenciés sur un coup de tête, persécutés parfois et surtout escroqués par des gens qui trouvent malheureusement le moyen de contourner la loi.

Les races d’intouchables ne subsistent que dans nos Etats africains où pour de multiples considérations liées notamment à l’appartenance à un camp, la personne bénéficie d’une immunité de fait qui la couvre.

C’est dommage que cette irresponsabilité cause des dégâts collatéraux graves comme la mort de personnes.

Après Sénégalair, l’hélicoptère de l’Armée s’est écrasé à Missirah sans qu’aucune information ne soit rendue publique sur les circonstances de ce drame.

Sur nos routes, les accidents font légion à un rythme qui inquiète. L’autoroute à péage est devenue le nouvel axe accidentogène de Dakar.

Pas plus tard qu’avant-hier, plus de deux accidents y ont eu lieu, causant des embouteillages montres.

Et la plupart du temps, c’est la responsabilité humaine qui est à la base. Il y a trop de laisser-aller. Et ceux alertent sont punis.

Plus 400 cantines réduites en cendres dans incendie à Petersen

Le marché de la gare routière Petersen a pris feu dans la nuit du mardi 4 au mercredi 5 septembre. Les sapeurs-pompiers qui se sont déportés sur les lieux ont éprouvé d’énormes difficultés à maîtriser le feu. D’après les premières estimations, plus 400 cantines sont réduites en cendres.

L’absence de bouches d’incendie, l’inaccessibilité sur les lieux, entre autres, sont les difficultés que rencontrent souvent les soldats du feu dans leurs opérations pour combattre un incendie. Ce fut le cas au marché de Petersen qui a pris feu dans la nuit du mardi au mercredi. Le bilan fait état de 400 cantines réduites en cendres et plusieurs millions consumés par les flammes.

Les premières estimations de l’incendie qui s’est déclaré aux environs de minuit, font état de plusieurs centaines de millions de francs Cfa de perte. L’origine de l’incendie n’a pas encore été établie, mais déjà, les branchements électriques clandestins sont pointés du doigt par les marchands. Les pertes sont d’autant plus élevées que les commerçants avaient rechargé leurs boutiques en vue de l’année scolaire qui se profile à l’horizon.

Venu faire l’état des lieux suite à l’incendie, le maire Alioune Ndoye déplore fortement cette situation et promet de prendre leurs responsabilités. «La responsabilité est difficile. Dieu seul sait combien de millions ont été perdus ici. Quand vous dites la vérité aux gens, ils n’aiment pas vous écouter.

La vérité est que le marché doit être sécurisé, organisé. Ici, normalement, c’est une gare routière. Nous travaillons pour mettre le public en ordre. Il y a un minimum pour accueillir le public, l’anarchie ne peut pas perdurer», déclare le maire.

Selon Alioune Ndoye, il y a des projets de l’Etat qui vont se faire. Ça doit devenir le terminal de ce qu’on appelle le BRD. « Est-ce que je peux prendre des centaines de millions ou de milliards les mettre ici et qui vont disparaître dans quelques mois. Ce sont des équations. Maintenant il faut, avec eux (Les commerçants), qu’on se tienne un langage de vérité. La mairie est avec eux, même si en réalité on se frotte le désordre, je ne pourrais jamais le cautionner», dit-il.

A Saint-Louis, Serigne Mame Mor Mbacké a dirigé ’’la prière des deux raaka’’

Serigne Mame Mor Mbacké a dirigé mercredi « la prière des deux raaka » à la gouvernance de Saint-Louis, en présence d’une délégation gouvernementale conduite par le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye.

« La prière des deux raaka » est commémorée chaque année en souvenir d’un acte d’adoration effectué par Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké dans l’enceinte du palais du gouverneur de l’Afrique occidentale française (AOF), où il était venu répondre à une convocation, le 5 septembre 1895.

Cet épisode est considéré par les fidèles de la confrérie mouride comme un moment important de la résistance pacifique de son fondateur, Cheikh Ahmadou Bamba, face au colonisateur.

Dans son adresse aux fidèles, Serigne Mame Mor Mbacké a souligné que la perpétuation de ’’la prière des deux raaka’’ doit être considérée comme « une source d’incarnation religieuse et une perfection pour la pratique religieuse ».

Il leur a demandé de suivre les recommandations divines, telles qu’enseignées et pratiquées par Serigne Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, le fondateur du mouridisme.

Selon lui, « le disciple mouride doit être guidé par la responsabilité (…) afin d’éviter la violence, les mauvaises paroles envers son prochain ».

Mame Mor Mbacké a également pointé « les dérives » notées à travers les réseaux sociaux, conseillant aux uns et autres d’adopter « des comportements sains », citant « la droiture, l’humilité, la tolérance, en évitant les paroles indécentes ».

Le guide religieux a, par ailleurs, annoncé s’être entretenu avec le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane, de la possibilité d’ouvrir très prochainement une Unité de formation et de recherche (UFR) dédiée à l’enseignement du tourisme religieux à l’université Gaston Berger de Saint-Louis, en vue de « former les jeunes sur ces aspects qui méritent une très bonne connaissance ».

Il a remercié les organisateurs du « magal des deux raaka », en recommandant aux fidèles musulmans de « s’inspirer des vertus de paix, d’humilité et de tolérance » du défunt khalife général des mourides, Serigne Sidy Mokhtar Mbacké, parrain de l’édition 2018.

Le ministre Oumar Guèye, en présence de son collègue Mary Teuw Niane (Enseignement supérieur et Recherche), a rappelé de son côté la force du symbole attachée à ’’la prière des deux raaka’’.

Etaient également présents, le ministre Mansour Faye (Hydraulique et Assainissement), par ailleurs maire de Saint-Louis, le ministre délégué chargé du développement du réseau ferroviaire, Abdou Ndéné Sall.

Il y avait aussi le ministre conseiller auprès du président de la République chargé des affaires religieuses, Cheikh Mbacké Sakho, des dignitaires mourides ainsi que des milliers de fidèles de cette confrérie.

Oumar Guèye a magnifié l’œuvre accomplie du fondateur du mouridisme, dont le passage à Saint-Louis, en 1895, a, selon lui, « permis d’éclairer la voie du mouridisme et le triomphe de l’islam ».

Il a sollicité des guides religieux, « des prières pour la paix, la solidarité, un bon hivernage, mais surtout pour des élections calmes et apaisées en 2019 ».

Un prix du leadership local pour renforcer la participation citoyenne

Le ministère de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, annonce la création d’un « Prix Leadership local », en vue de renforcer la dynamique de la participation citoyenne à la gouvernance territoriale.

Cette manifestation se tiendra pour la première fois en 2018, de concert avec l’ONG Enda Ecopop, les associations d’élus locaux et l’Observatoire de la démocratie participative (ODP), selon un communiqué parvenu à l’APS.

Elle « sera l’occasion pour distinguer et primer les collectivités territoriales, les communicants et les chercheurs qui se seront le plus illustrés dans la promotion de la décentralisation et de la démocratie locale participative », souligne la même source.

Selon le communiqué, cet évènement se tiendra en deux temps, dont une « conférence d’apprentissage par les pairs sénégalais et de la sous-région ouest africaine, sur les meilleures pratiques et innovations, prévue les 7 et 8 novembre 2018 ».

Il s’en suivra un gala de remise des distinctions et prix aux acteurs primés, qui se tiendra le 9 novembre au Grand Théâtre national, à Dakar, précise le texte.

« Durant ces trois jours, note le communiqué, des stands d’exposition permettront aux entreprises publiques et privées et à des organisations de la société civile de renforcer leur visibilité et partenariat avec les collectivités territoriales ».

Aliou Cissé invite à un séminaire d’évaluation de la Fifa à Londres

Le sélectionneur national Aliou Cissé fait partie des techniciens invités par la FIFA à une conférence d’évaluation du jeu faisant suite à la Coupe du monde 2018, qui s’est tenue en Russie du 14 juin au 15 juillet, a-t-on appris de l’instance dirigeante du football mondial.

Selon un communiqué de la FIFA, « les entraîneurs principaux et les directeurs techniques des 211 associations membres, ainsi que les experts techniques des six confédérations », ont été conviés cette « conférence de football » qui se tiendra à Londres le 23 septembre prochain.

Parmi les techniciens attendus, la FIFA cite « Didier Deschamps, vainqueur de la Coupe du Monde de la Fifa, Zlatko Dalić (Croatie), Roberto Martínez (Belgique), Gareth Southgate (Angleterre), Tite (Brésil), Stanislav Cherchesov (Russie), Joachim Löw (Allemagne), Hajime Moriyasu (Japon), Aliou Cissé (Sénégal) et Luis Enrique (Espagne) ».

Interrogé par le site de l’instance dirigeante du football mondial, le chef du groupe technique de la Fifa, le Brésilien Carlos Alberto Parreira, vainqueur de la Coupe du monde 1994 avec son pays, fait remarquer que cette conférence est une occasion d’échanger sur l’évolution du jeu.

« La conférence est une occasion unique et nous devons en tirer le maximum. Le partage d’informations et d’expériences est essentiel au développement continu du football, et il n’y a personne de meilleur que les entraîneurs pour donner des avis », a-t-il expliqué.

Carlos Alberto Parreira ajoute que la Coupe du monde « est toujours une opportunité pour évaluer l’état du football et les nouvelles tendances, les nouveautés qui doivent entrer et devraient être réutilisées ».

« Les personnes qui y ont participé ont quelque chose à dire sur les problèmes rencontrés, les choses qui ont fonctionné et ce qu’ils ont ressenti et vu », a dit le technicien brésilien, avant d’ajouter : « Et les gens qui n’étaient pas là peuvent prendre cette information. C’est un dialogue vraiment précieux parce que tout le monde en profite ».

L’hymenoplastie constitue une ’’tentative de réintégration’’ du projet matrimonial (sociologue)

Le recours à l’hymenoplastie, chirurgie esthétique permettant une reconstitution de l’hymen, constitue pour les jeunes filles, une tentative de réintégration de la norme sociale reposant sur la réalisation du projet matrimonial, a soutenu la sociologue Selly Ba, dans une interview publiée mercredi par Le Soleil.

‘’L’hymenoplastie est une technique médicale qui permet aux jeunes filles de recouvrer leur virginité. Par cette stratégie, elles tentent de réhabiliter leur statut de jeunes filles et de réintégrer la norme sociale qu’est la réalisation du projet matrimonial’’, a-t-elle notamment déclaré dans les colonnes du quotidien national.

Pour l’enseignante et chercheure, la virginité des filles en tant que valeur et fait social n’est pas épargnée par le processus de mutation traduit par un dysfonctionnement des instances de socialisation telles que la famille, l’école, les médias, etc.

‘’Aujourd’hui le fait d’avoir des relations intimes en dehors du mariage ne représente plus un danger pour certaines jeunes filles, avec les nouvelles techniques médicales comme l’hymenoplastie. Cette chirurgie réparatrice de l’hymen est une technique médicale qui permet aux jeunes filles de recouvrer leur virginité’’, a souligné docteur Ba.

Néanmoins, elle rappelle que l’absence d’hymen, caractérisant la perte de virginité, reste une conception ne se révélant pas toujours fiable au regard de la possibilité pour certaines jeunes filles de perdre leur virginité sans pour autant avoir des relations sexuelles, alors que d’autres naissent sans hymen.

‘’La virginité, à travers la symbolique du sang, signifie l’intégrité du corps de la jeune fille. C’est pourquoi la tante paternelle de la jeune mariée prenait soin (après la nuit nuptiale) de montrer le pagne tacheté de sang à la famille afin de prouver que la fille était vierge’’, a-t-elle expliqué.

‘’Cette publicité renseigne sur le poids de la collectivité dans la gestion de la sexualité des femmes. Cela montre que la virginité s’avère être un facteur de contrôle de la sexualité des femmes’’, a analysé la sociologue.

Selon elle, le recours à l’hymenoplastie comme ‘’subterfuge de réparation’’, qualifiée ‘’d’issue salutaire face à la rigidité sociale’’, constitue dans le même temps une manière pour les jeunes femmes de faire face à cette pression sociale.

Il s’agit d’une ingéniosité des jeunes femmes qui se dresse dans un contexte de société patriarcale, débouchant sur la logique masculine basée sur la virilité, l’exploit et la fuite des responsabilités face à celle féminine de soumission, de faiblesse, d’attitude candide et d’absence de fermeté, a insisté l’enseignante-chercheure.

Birima Manga appelle à développer des mécanismes de lutte contre la corruption en Afrique

Le ministre du Budget, Birima Mangara, a appelé mercredi les experts africains en comptabilité et finance à développer des mécanismes et dispositifs contribuant à lutter contre la corruption sur le continent africain.

‘’En tant qu’experts en comptabilité et en finance, vous connaissez la motivation et les conséquences des activités de corruption, vous avez l’obligation de développer des mécanismes et dispositifs contribuant à lutter contre ce mal et ses délits connexes’’, a souligné M. Mangara.

Il ouvrait mercredi la 8ème Conférence annuelle de l’Association africaine de comptabilité et finance (AAFA, en anglais).

‘’La corruption est un fléau mondial’’, a-t-il affirmé, indiquant à titre d’exemple que selon l’indice de perception de la corruption 2017, « environ 23 sur 54 pays africains, soit 43%, se situent dans le dernier quartile des pays à forte prévalence de corruption’’.

Il estime que l’un des défis « consiste à redoubler d’efforts de recherche afin de trouver des remèdes scientifiques pour aider en la matière et réduire la corruption sur le continent’’. « Pendant de nombreuses années, nous avons reçu des prescriptions provenant de l’étranger pour lutter contre la corruption mais elle est toujours présente’’, a-t-il déploré.

Pour le ministre, il convient de savoir si « les chercheurs africains travaillant spécifiquement sur ces questions au niveau local » sont à même de « trouver des solutions plus efficaces’’. Il préconise de ‘’briser la barrière linguistique entre les pays utilisant différentes langues pour développer davantage les recherches entre anglophones et francophones’’.

Le directeur du CESAG, organisateur de cette conférence, souligne que ‘’ce rendez-vous est une rencontre entre académiciens et praticiens de la comptabilité et de la finance. « Nous mettons en rapport ces deux mondes afin que les uns et les autres puissent partager les connaissances produites ici ou ailleurs ‘’, a expliqué le Professeur Bayala Balibé Serge Auguste.

‘’Il s’agit de voir comment impacter favorablement et positivement nos pratiques de management […] pour venir à bout des phénomènes tels que ceux de la corruption pour améliorer la gouvernance des finances publiques’’, a-t-il ajouté.

La 8ème Conférence annuelle de l’Association africaine de comptabilité et finance, axée sur le thème ‘’Gouvernance et soutenabilité en Afrique : défis et opportunités’’, se poursuit jusqu’à vendredi.

« Caca » en eau potable: Les précisions Lansana Gagny Sakho

Le Directeur général de l’Office national de l’Assainissement du Sénégal (ONAS), Lansana Gagny Sakho, a effectué une visite à la station de traitement des boues de vidange des Niayes de Pikine. Ce, pour mettre fin à la polémique sur une supposée transformation des «cacas en eau potable au Sénégal»

Lansana Gagny Sakho, DG de l’Office national de l’Assainissement du Sénégal (ONAS), n’a pas apprécié les informations selon lesquelles il y aurait des excréments dans l’eau potable. Selon lui, « aucun usage alimentaire direct ou indirect avec l’eau de l’OP n’est envisageable du Sénégal.»

«Il y a eu beaucoup de bruits ces derniers temps concernant ce qu’on appelle communément l’omni-processeur qui est un outil industriel très simple, et qui rentre dans le cadre d’un projet global, l’amélioration de l’accès à l’assainissement pour les populations. Il n’y aura pas une goutte d’eau qui sortira d’ci et qui serait utilisée. Vous pouvez constater vous-même, il n’y aucune usine de fabrication d’eau ici. Amna lo khamni khel warouko nangou », déclare Lansana Gagny, dépité.

Il ajoute : « l’OP est un ensemble qui passe de la collecte des excréments au niveau des ménages jusqu’au rejet dans l’environnement.

A l’en croire, il est très important de comprendre que l’ONAS est dans une phase pilote et va continuer aller beaucoup plus loin avec le même objectif, arriver à permettre aux populations d’avoir accès au système s’assainissement adéquat.

« Notre métier c’est l’assainissement pour tous. Je ne dirai pas que cette histoire est derrière nous, car on va continuer d’informer, mais notre priorité aujourd’hui c’est démarrer la dépollution de la baie de Hann, qui a traversé tous les régimes de ce pays, délocaliser l’hémisphère de Cambèrene, d’ici la fin de l’année. Il permettra de multiplier par 5 la capacité de traitement et connecter beaucoup de quartier de Dakar. Cette nouvelle qui est passée nous interpelle tous, parce qu’elle montre que nous n’avons pas développé des dépenses immunitaires pour protéger les populations sénégalaises contre ces nouvelles-là », dit-il.

« C’est du terrorisme médiatique »

Pour le Dg de l’ONAS, début aout, on parlait de trafic de sang du Sénégal vers la Gambie, on en parle plus. « Aujourd’hui, ils sont en train de dire que nous donnons de l’eau usée à la population. Plus les échéances électorales vont approcher, plus nous aurons des nouvelles comme ça. Ça ne fait que commencer, mais notre stratégie elle est claire : personne, personne ne peut nous faire sortir de notre feuille de route. Je dis toujours que c’est l’illuminé qui est sortie de nulle part pour dire M., vous donnez de l’eau usée aux gens. Ils appellent ça du terrorisme médiatique et ça fait la boucle. Malheureusement nous sommes dans une course à l’audimat, c’est ça la réalité en fait. On veut avoir le maximum d’auditeurs, mais on laisse quand même tout le monde parler. Ce sont les mêmes qui insultaient les chefs religieux, vous vous souvenez. Je pense que si nous voulons être demain un Etat stable, on doit arriver à développer des systèmes immunitaires pour cette jeunesse que nous voulons protéger, contre ces types d’information ça c’est très dangereux », souligne Lansana Gagny.

Pourquoi nous ne porterons pas plainte 

« Je ne vais pas porter plainte, ça serait donner de l’importance ce qui ne l’est pas. Ça serait perdre mon temps et je n’ai pas ce temps. Je d’autres choses à faire. Ils vont revenir, vous portez plainte, y en aura 50 qui vont sortir. Notre travail à nous tous c’est arriver à éduquer la population, ce n’est pas une affaire de Macky, mais une affaire de nous tous. Il faut qu’on arrive à développer des défenses immunitaires pour que les jeunes Sénégalais qui écoutent sachent faire la différence entre ce qui est vrai et ce qui est faux. Cette machine est ici parce que nous sommes leader en Afrique noire dans le domaine de l’assainissement, aussi bien autonome que collectif. A la fin du mois de septembre, le Ministre Mansour Faye et moi nous irons aller en Inde pour présenter les résultats importants qui ont été faits. C’est le seul pays africain qui a été choisi », dit-il.

Momar Ndao, Président de l’ASCOSEN, de son côté, rassure les consommateurs. « L’objectif est de mettre en place un modèle d’affaire viable pour la production d’énergie à partir des boues de vidange. Dans le contexte sénégalais, cette eau est actuellement utilisée pour l’arrosage de la pelouse autour du site qui accueille l’OP. Dans le futur, l’option est prise de ne l’utiliser que comme eau de process pour la fabrication de produits non alimentaires comme de l’eau distillé utilisée pour le refroidissement des moteurs. Aucun usage alimentaire d’aucune sorte, direct ou indirect, avec l’eau de l’OP, n’est envisageable du Sénégal. L’électricité produite est autoconsommée pour rendre les installations de traitement plus autonomes et permettre ainsi de faire des économies sur la facture énergétique », a-t-il souligné.

Perturbations dans les tribunaux à cause d’un arrêt de travail du SYTJUST

Les tribunaux sénégalais ont connu des perturbations hier. Car le Syndicat des travailleurs de la justice a mis sa menace à exécution, en observant un arrêt de travail de 9h à 13h. Cette situation a impacté sur le déroulement des audiences, puisque celle de la Chambre criminelle a accusé du retard. Elle n’a démarré qu’à 11h et s’est tenue avec un greffier ad hoc (greffier non professionnel) qui semblait être perdu.

Me Aya Boun Malick Diop se dit totalement satisfait de leur mouvement suivi à ‘’99,9%’’ et soutient qu’ils le referont à chaque fois que leurs droits seront violés.

Les travailleurs de la justice ont observé cet arrêt de travail pour protester ‘’vigoureusement contre la citation d’un administrateur des greffes devant le Tribunal de Grande instance (TGI) de Thiès statuant en matière correctionnelle’’. D’ailleurs, le procès est renvoyé jusqu’au 15 janvier 2019. Me Diop espère que leur collègue va bénéficier du privilège de juridiction.

La Cepes demande un décret d’avance de 13 milliards à Macky

16 milliards de francs CFA : c’est le pactole que l’État du Sénégal doit aux structures d’enseignement supérieur du privé. Pour éponger cette dette, Mamadou Gningue, Président de la Conférence des établissements privés d’enseignement supérieur (Cepes) a lancé un appel au chef de l’Eta. Il lui demande de prendre un décret d’avance pour solder les dettes de 2016-207.

« Nous lançons un appel solennel au Président de la République du Sénégal pour qu’il prenne un décret d’avance d’au moins 13 milliards de francs Cfa. Cela pourrait régler totalement la dette de 2016-2017 d’ici novembre. Et que dans la Loi de finance initiale qui sera discutée, un montant conséquent, proportionnel au nombre d’étudiants, soit voté », a-t-il indiqué ce mardi, en marge de l’Assemblée générale de la Cepes.

Gningue indique que établissements privés d’enseignement supérieur ont du faire de gros efforts pour pouvoir assumer leur « engagement d’accompagner l’État ». « Nous sommes certains que des solutions seront trouvées. En tout cas nous restons partenaires du ministère, nous restons disponibles pour le ministère et nous demandons tout de même que des moyens financiers soient mis à notre disposition pour permettre de juguler cela », dit-il.

De son côté, le Directeur de l’enseignement supérieur privé, le Pr Songane Mbodji, explique: « Nous avons payé une partie. Il y a une autre partie qui reste à être acquittée. Donc, dans le cadre de la programmation budgétaire, nous espérons, avant la fin de l’année, avoir d’autres ressources et voir dans le budget de 2019 ce qui est possible ,pour prendre en charge ces frais qui sont relativement importants. »

Eliminatoires Can 2019 : les lions feront avec l’état du terrain (Sadio Mané)

L’équipe du Sénégal ‘’fera avec l’état du terrain’’ lors de son match contre Madagascar, ce dimanche, a déclaré ce mardi son attaquant Sadio Mané pour qui l’essentiel c’est de revenir avec un résultat positif.

‘’Nous voulons aller gagner là-bas avec tout le respect qu’on doit à cette équipe malgache’’, a-t-il déclaré, à la fin de la séance d’entraînement des Lions

‘’Nous aimerions tous jouer sur une belle pelouse, mais on sait que ce n’est pas toujours évident en Afrique [et] on fera avec’’, a répondu aux médias l’attaquant de Liverpool (Angleterre).

Dans un entretien avec le quotidien sportif dakarois Record, l’entraîneur de Madagascar, le Français Nicolas Dupuis a évoqué une aire de jeu en mauvais état.

Sadio Mané a rappelé que le Sénégal n’ira pas en terrain inconnu pour avoir déjà joué sur cette pelouse. ‘’C’était un match difficile, nous avons été menés par 0-2, mais nous avons réussi à refaire notre retard’’, a rappelé l’international sénégalais qui fait un très bon début de saison avec son club.

Auteur de quatre buts avec son club en trois matchs de Premier league, l’attaquant sénégalais refuse de se mettre la pression. ‘’Il n’y a pas de secret en football, seul le travail paie’’, a tenu à dire le numéro 10 sénégalais qui s’attend à une rencontre difficile. ‘’Mais nous devons jouer seulement notre football’’, a-t-il fait savoir.

Le Sénégal fera face ce dimanche à une équipe malgache qui a fait appel à de nouveaux joueurs évoluant pour la plupart dans l’élite belge et française. Lors de la première journée, les Baréa étaient allés gagner au Soudan 3-1, tandis que les Lions avaient battu le Nzalang Nacional de Guinée Equatoriale 3-0 à Dakar, lors de la première journée.

L’autre match de la 2-ème journée du groupe A opposera ce samedi, à Bata, les deux vaincus de la première journée : la Guinée et le Soudan.

L’assainissement demeure « une priorité nationale » (dg onas)

Le directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS), Lansana Gagny Sakho, a réaffirmé mardi à Dakar sa détermination à contribuer à l’érection de ce secteur au rang de « priorité nationale », en vue d’arriver à un système « efficient et adéquat ».

« Notre priorité aujourd’hui, est d’arriver à développer un système qui passe à l’échelle pour permettre à toute la population d’arriver à un assainissement sain », a-t-il déclaré.

M. Sakho s’entretenait avec des journalistes, à la fin d’une visite de presse organisée à la station d’épuration de Cambérène, à Dakar, laquelle a permis aux journalistes d’avoir un aperçu du fonctionnement du système d’épuration des eaux usées, provenant des ménages de la banlieue dakaroise.

Le DG de l’ONAS a invité à ’’plus de retenue’’, au sujet d’un un outil de valorisation des boues de vidange en énergie, eau et cendres, qui serait installée pour traiter de l’eau destinée à la commercialisation.

« Nous devons éduquer notre population pour que les Sénégalais sachent disséquer le vrai du faux. Notre responsabilité est de donner la bonne information au public », a-t-il lancé.

Appelé « omni processeur », cette unité « ne sert qu’ transformer la boue stabilisée provenant des eaux usées en énergie électrique, laquelle est réutilisée pour faire fonctionner le système. L’ONAS n’a ni la vocation, ni la compétence ou encore l’intention de commercialiser de l’eau de boisson », a-t-il précisé.

« A terme, cette unité installé depuis 2015, nous permettra d’optimiser nos coûts de production et d’économiser de l’énergie à 50% de notre consommation », a indiqué Lansana Gagny Sakho.

M. Sakho annonce, dans cette perspective, le démarrage prochain des opérations de dépollution de la baie de Hann, le déplacement de l’émissaire de Cambérène et une démultiplication de cette unité de production afin que toutes les populations puissent se connecter au réseau d’assainissement.

Le président de l’Association des consommateurs sénégalais (ASCOSEN), Momar Ndao, qui participait à cette visite, a diagnostiqué « un déficit d’information ».

« Cette eau traitée provenant de cette unité est une vapeur d’eau condensée qui est de l’ H2O, elle est propre et ne présente aucun danger, mais n’est pas destinée à la consommation ni à la commercialisation », a-t-il dit.

« La machine est juste là pour valoriser les boues en énergie électrique qui sera utilisée dans le système d’épuration », a conclu Momar Ndao.

Le Sénégal accueillera le prochain Forum sur la coopération Sino-africaine en 2021

Le Sénégal va accueillir le prochain Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC) en 2021, a annoncé le chef de l’Etat Macky Sall.

« Le #Sénégal s’honore d’accueillir le prochain Sommet du #FOCAC en 2021. Ce rendez-vous sera l’occasion de faire le point sur le plan d’action de Beijing et de raffermir notre commune volonté de construire une communauté de destin encore plus solide », écrit-il sur son compte twitter.

Créé en 2000, le Forum sur la coopération sino-africaine, dont l’édition 2015 s’était tenue en Afrique du Sud, se veut « un cadre intergouvernemental de dialogue politique et de coopération économique entre la Chine et l’Afrique ».

Le président Sall a remercié le président Xi Jinping et ses homologues africains de leur confiance en le désignant co-président du FOCAC.

« À travers ma personne, c’est le peuple sénégalais qui a été honoré », a souligné le président sénégalais, avant de remercier le président Xi Jinping et le peuple chinois pour « l’accueil chaleureux » qui lui a été réservé et « la parfaite organisation » du Forum Chine-Afrique.

Le président Macky Sall a participé lundi et mardi à Beijing au sommet du Forum Chine Afrique en compagnie de plusieurs de ses collègues africains

Le président chinois a annoncé, à l’ouverture de cette rencontre, que la Chine entendait travailler « en étroite coopération » avec le continent africain pour mettre prioritairement en oeuvre « huit initiatives majeures » au cours des trois prochaines années, « avec pour ambition de forger une communauté de destin Chine-Afrique encore plus solide en cette nouvelle ère ».

Pour ce faire, Xi Jinping a annoncé que son pays accordera au total 60 milliards de dollars de financement à l’Afrique au cours de cette période.

Ce financement sera octroyé sous forme d’aide gouvernementale, d’investissements et de financements en provenance d’établissements financiers et d’entreprises chinoises, a précisé M. Xi dans son « discours-clé » prononcé lors de la cérémonie d’ouverture du sommet du Forum sur la coopération sino-africaine.

Après Beijing, le président Sall va participer à un sommet sino-africain dédié au secteur privé, jeudi à Hangzhou, capitale de la province chinoise du Zhejiang, une rencontre visant à encourager les échanges économiques entre la Chine et l’Afrique.

Il prendra ensuite part vendredi à Chengdu, capitale de la province chinoise du Sichuan, à une rencontre économique organisée par ladite province dans le cadre de la promotion des échanges et de l’investissement entre la Chine et le Sénégal.

‘’Le Sénégal peut espérer, sous peu, capturer le dividende démographique’’

 

Le Sénégal est dans une phase où il pourra, à partir de 2035, capturer son dividende démographique. Mais pour cela, il faut bien mener certaines politiques sectorielles. Dans cet entretien accordé aux journaux ‘’EnQuête’’, ‘’Vox Populi’’ et ‘’Thiey Dakar’’, le statisticien Saturnin Kodio assure que le pays peut y arriver, malgré les nombreux défis dans les domaines de la santé, de l’emploi, de l’éducation, de la fécondité et de la mortalité.

Depuis un certain temps, on parle de dividende démographique. Pouvez-vous nous dire son importance ?

Avant de venir de manière détaillée sur la définition, il faut d’abord faire référence à la transition démographique. Cette transition est un processus par lequel un pays passe à des niveaux de fécondité et de mortalité élevés vers des niveaux de fécondité et de mortalité très bas. En dehors de ces deux phases extrêmes, il existe deux autres phases intermédiaires de la transition, à savoir la deuxième phase. C’est la période durant laquelle la mortalité baisse et la fécondité reste à un niveau très élevé. Lorsqu’un pays se trouve dans cette situation, il y a des conséquences sur la composition de sa population par âge. Autrement dit, non seulement son poids démographique est très élevé, mais ce pays est majoritairement composé de personnes à charge.

C’est-à-dire les personnes de moins de 15 ans et celles de plus de 65 ans. En général, lorsqu’un pays est à ce stade, il est confronté à la satisfaction des besoins sociaux de base, notamment l’éducation, la santé et l’emploi, en plus de la pression démographique. Sur la deuxième phase de la transition démographique, on s’aperçoit que la mortalité continue sa baisse et la fécondité commence à baisser. Dans ce cas, le poids démographique de ce pays devient faible. Cela aussi a des répercussions sur sa structure par âge et il est majoritairement composé de personnes en âge de travailler. C’est-à-dire les personnes qui créent la richesse. Dans ce cas, il a des possibilités pour accélérer sa croissance économique, bien sûr sous contrainte de mettre en place certaines politiques spécifiques. On a un bonus démographique à la troisième phase. Maintenant, il faut le capitaliser en investissant dans les secteurs stratégiques pour aller vers le dividende démographique.

Donc, le dividende démographique est l’accélération de la croissance économique qui résulte un peu de la forte proportion de la population en âge de travailler, suivi des politiques stratégiques pour cette frange de la population dans le domaine de la santé, de l’éducation, de la création de l’emploi, de l’environnement des affaires…

Le taux de chômage est très élevé au Sénégal, sans compter les personnes à charge. Est-il possible de profiter du dividende démographique, dans ces conditions ?

Lorsqu’on est dans une situation où le poids démographique est très élevé, les besoins traditionnels en termes de services sociaux de base sont énormes. Malgré tous les efforts que l’Etat fait actuellement, on constate qu’il y a des gaps en termes de services sociaux de base. Dans l’éducation, il y a les abris provisoires ; pour la santé, les structures sanitaires font défaut.

Tout cela est dû au poids démographique. C’est sûr que si on arrive à accélérer la transition démographique, la pression va se relâcher, l’Etat du Sénégal aura réussi à régler la question des services sociaux de base. L’optimisme est permis dans ce contexte, parce que pour aller vers la capture du dividende démographique, la première chose à faire est d’accélérer sa transition démographique, en maitrisant son rythme de croissance. Il y aura forcément des répercussions sur le rapport de dépendance. Le Sénégal est dans cette dynamique, parce qu’on a constaté que depuis 2002, le rapport de dépendance est inversé.

C’est-à-dire qu’il est en deçà de 100 %. Ce qui veut dire que les personnes en âge de travailler commencent à être majoritaires dans la population. Si cette dynamique se poursuit, la pression va se relâcher sur l’Etat et sur les ménages. En plus, il y aura d’autres ressources additionnelles qu’on aura à investir non seulement dans le développement du capital, mais aussi dans les secteurs porteurs de croissance qui permettent de lutter contre ce taux de chômage élevé. Il faut renforcer cette dynamique. Même si le rapport de dépendance démographique est en deçà de 100 %, le niveau reste encore élevé. Il faut accélérer la transition démographique et l’accompagner par des politiques multisectorielles. L’Etat est dans cette dynamique de création d’emplois, mais cela reste insuffisant.

Quels est le taux de fécondité et de mortalité qui indique qu’un pays peut capturer son dividende démographique ?

On dit qu’un pays est dans une bonne position démographique ou à un régime démographique qui lui permet de capturer le dividende, lorsque les rapports de dépendance avoisinent les 55 %. Donc, lorsqu’on a un rapport de dépendance qui avoisine les 50 %, on peut dire que ce pays est dans les bonnes dispositions pour aller vers la capture du dividende. Maintenant, il faut accompagner cela par d’autres politiques multisectorielles spécifiques. S’agissant de la natalité, c’est quand le taux est en deçà de 15 pour mille. Si on prend l’indice synthétique de fécondité, c’est quand il est entre 2 et 3 enfants par femme, on dit que le pays est en bonne position démographique pour aller vers la capture du dividende. Or, au-delà de ces phénomènes qui touchent la natalité, il y a un comportement qu’on doit avoir et qui est relatif à la mortalité. Le taux de mortalité doit être aussi à un niveau très bas, en deçà de 10 pour mille.

Aujourd’hui, qu’elle est la situation du Sénégal ?

Le Sénégal a un rapport de dépendance démographique égal à 84 %. En ce qui concerne la natalité, le taux est de 34 pour mille. L’indice synthétique de fécondité est de 4,7 enfants par femme, le taux de mortalité est de 7 pour mille, mais le coefficient de mortalité infanto-juvénile (enfants de moins de 5 ans) est de 51 pour mille. C’est la situation du Sénégal en termes d’indicateurs qui nous permet d’appréhender si le pays est dans une bonne position de capture du dividende démographique.

Est-ce le cas ?

Oui, le pays est dans cette dynamique. La fenêtre d’opportunité est déjà ouverte. Entre-temps, on a constaté que la prévalence contraceptive moderne a augmenté. Nous savons tous que la prévalence contraceptive moderne est l’un des piliers sur lesquels il faut s’appuyer pour aller vers la maitrise de la croissance démographique. Ce qu’il faut, c’est de ne pas dormir sur nos lauriers et de renforcer davantage les efforts afin que l’utilisation soit plus élevée. Parce qu’à côté de l’utilisation, on a constaté que les besoins non satisfaits des femmes en matière de planification familiale sont à 24 %. Autrement dit, il y a des femmes qui veulent utiliser la planification, mais qui n’y ont pas accès. Donc, si on parvient à enrôler ces femmes en plus de l’utilisation actuelle, on pourra se retrouver à un taux de prévalence de 50 %. Celui-ci est un bon taux pour accélérer la transition démographique. Il faut accélérer cette cadence afin d’augmenter l’utilisation de la planification, de diminuer le taux de mortalité afin d’avoir un régime démographique favorable pour la capture du dividende.

Existe-t-il un risque que le Sénégal rate le coche ?

Il y a ce risque pour tous les pays. Le dividende démographique s’appuie sur la tension démographique qui s’effectue durant la période à laquelle la population en âge de procréer est beaucoup plus prépondérante. Cela survient une seule fois dans l’histoire de l’humanité. Au cours de cette période, si on ne met pas en place les politiques qu’il faut, on risque de rater le coche, ce qui serait malheureux. Mais le Sénégal n’est dans pas dans cette dynamique, au contraire, il est dans une bonne dynamique pour aller vers la capture du dividende démographique.

Parce qu’en plus du rapport démographique qui est en deçà de 100 %, le Sénégal est en train de mettre en place des politiques dans les domaines multisectoriels. Sur le plan de la santé, en ce qui concerne la planification familiale, on est actuellement sur le deuxième niveau de programme de planification. Le premier plan s’est déroulé dans la période 2011-2015, avec des efforts considérables durables. Le deuxième plan est en train d’être mis en œuvre. Que ce soit dans le domaine de l’emploi, des efforts sont en train d’être faits ainsi que dans celui de la formation professionnelle à travers l’installation des instituts supérieurs d’enseignement professionnel (Isep). Il faut renforcer cela pour aller vers la capture du dividende démographique. Dans la deuxième phase du Pse, la place qu’occupe le dividende est très importante. Tout cela réuni, le Sénégal peut espérer, sous peu, capturer le dividende démographique, s’il maintient cette cadence.

Quel plaidoyer doit-on mener pour réussir le pari de la capture de dividende démographique ?

Il faut renforcer, d’abord, la sensibilisation de la population, parce que si elle n’adhère pas à ce projet, cela ne pourra pas marcher. Dans ce sens, les journalistes ainsi que les autres réseaux ont un grand rôle à jouer. Il faut aussi que les moyens suivent et qu’ils soient conséquents, que les décideurs soutiennent le projet. Le Sénégal est sur cette voie, parce que lorsque l’étude a été présentée, on a reçu les félicitations du président de la République et il nous a exhortés à travailler avec tous les secteurs pour qu’on puisse intégrer le domaine de la démographie dans les programmes et projets de développement. Cela veut dire qu’il est bien informé de la volonté de la capture du dividende démographique. Je pense qu’il faut renforcer cela avec les différents ministères sectoriels.

Est-ce qu’il existe, dans la sous-région, des pays qui ont réussi à capturer le dividende démographique ?

Il y a des pays qui sont en avance ; le Cap-Vert est sur cette voie. Il y a aussi les pays maghrébins. La Tunisie qui a raté le coche, elle a réussi à avoir une forte population en âge de travailler, mais elle n’a pas pu donner du travail à cette population-là. Je pense que pour l’Afrique, c’est un peu tôt de parler de capture du dividende démographique, parce que la transition démographique est précoce, elle vient d’être entamée. Si on arrive peut-être à la tension démographique, à la deuxième phase, on pourra voir comment capturer la capture du dividende démographique.

Est-ce qu’on pourra atteindre ce dessein d’ici 2063, le nouvel agenda mondial ?

On n’a pas une seule réponse pour les pays. La tension démographique est différente d’un pays à un autre. Pour certains, ce sera pour 2053 ; d’autres, pour 2063, selon le rythme de la tension démographique. Pour le Sénégal, d’après les études qu’on fait, c’est à partir de 2035 qu’on saura comment capturer ce dividende démographique et cela va s’accentuer jusqu’à 2050.

Est-ce que les engagements sont en train d’être respectés par les pays signataires ?

En ce qui concerne l’agenda de l’Union africaine (Ua), le Sénégal est en avance par rapport à la feuille de route qui a été élaborée en 2016, si mes souvenirs sont bons. Le Sénégal a élaboré, en 2015, son rapport national pour la capture du dividende démographique. Donc, nous sommes en phase avec l’Ua et les différents piliers élaborés dans cette feuille de route sont en phase avec les piliers choisis au niveau national qui ne sont rien d’autre que l’éducation, le développement des compétences, la santé, la bonne gouvernance.

Il est dit que le Sénégal encourt des risques de ne pas supporter cette transition démographique…

Quand on faisait le Pse, il y avait ce diagnostic, vu que ce sont des projets qu’on doit mettre en œuvre pour tirer la sonnette d’alarme en ce qui concerne la problématique du dividende démographique. Nous avons souligné que les projets à mettre en œuvre, si on ne fait pas attention, ne pourront pas supporter la qualité du capital humain, en raison du fardeau des enfants à charge. Le Pse est bien conscient que pour atteindre les objectifs fixés à travers ce plan, il va falloir maitriser le rythme de la croissance démographique, sinon cela risque d’aliéner tous les efforts consentis pour accélérer la croissance économique. C’est pourquoi, au-delà des projets, le Pse avait suggéré aux ministères sectoriels de réfléchir sur des stratégies pour lui permettre de maitriser la croissance démographique afin de faciliter l’accès de la croissance démographique.

Retard et avenants: La rançon de la non-maitrise des projets

Si les retards sont parfois causés par un déficit de budget ou un empressement des maitres d’ouvrages, les avenants, eux, sont souvent les conséquences d’un défaut de maitrise des projets.

A n’en pas douter, la réalisation du nouvel aéroport international Blaise Diagne de Diass a battu tous les records en matière de signature d’avenants. C’est à se demander si l’Etat ne fait pas preuve, des fois, de laxisme dans la conception de ses projets. La question se pose avec acuité. Claude Moïse Dembélé, gérant du Bureau d’études Pro-Conseils Btp et responsable à Eiffage, estime que les avenants peuvent être dus à une méconnaissance des projets.

Il explique : ‘’Quand je parle de la gestion de projet dans le livre, je parle de la conception des projets en amont, c’est-à-dire que l’ingénieur responsable doit suffisamment analyser, avec pertinence, l’ouvrage qu’il veut réaliser. Où il veut le réaliser ? Quel est le type de sol, le type de matériaux qu’il veut utiliser ?’’ Cette tâche, selon le spécialiste, incombe au maitre d’ouvrage qui doit s’en acquitter avec minutie. Si, par mégarde, il brûle les étapes ou rate son évaluation, de deux choses l’une : soit il est face à un maitre d’œuvre qui réalise quelque chose de piètre qualité. Soit face à quelqu’un comme le ‘’rigoureux’’ Dembélé qui reprend le travail, sonde le sol, par exemple, et, en cas de complication, exiger des montants supplémentaires. Bonjour les avenants.

‘’Si le maitre d’ouvrage occulte certaines étapes et lance son appel d’offres, s’il se trouve devant un M. Dembélé, il va lui dire : j’ai sondé le sol. Il a telle qualité. Donc, tu me dois des travaux supplémentaires. Conséquence : les avenants. N’est-ce pas, M. Mbar Coly ?’’, taquine-il, s’adressant au responsable à l’Agence des travaux et de gestion des routes. ‘’C’est donc dès la conception qu’il faut maitriser l’ouvrage dans sa globalité, pour éviter ces principes d’avenants’’.

Toujours à cette cérémonie, Claude Moïse s’est aussi prononcé sur les raisons des retards dans la réalisation de chantiers. Tantôt, explique-t-il, c’est une insuffisance des ressources. Tantôt une mauvaise évaluation des délais de réalisation. Il arrive, selon ses dires, qu’Eiffage crache sur un marché, parce que les délais à lui fixés sont impossibles. ‘’Parfois, en soumissionnant, nous faisons comprendre au maitre d’ouvrage que ce délai est insuffisant. Le maitre d’ouvrage a parfois des impératifs de délai. Parce qu’il a tardé à lancer un appel d’offres, il compte parfois rattraper son retard en confinant l’entreprise dans un délai étriqué’’. L’ingénieur cite l’exemple d’un marché de la Saed. ‘’On me les donne aujourd’hui, mon délai finit dans 15 jours. Or, rien que le durcissement de mon béton, c’est 28 jours. Je dis que je ne prends pas. Je refuse de le faire, parce que j’étais dans des conditions étriquées de délai. Ils diront alors que je ne suis pas coopératif. Il faut savoir qu’on ne peut pas tout faire. Dans une bouteille d’1 litre, on ne peut en mettre deux’’.

Le secrétaire général du gouvernement, Seydou Guèye, qui a présidé la rencontre, estime que l’ouvrage arrive à un moment très important. ‘’Nous sommes, dit-il, à un moment très important dans la construction de notre pays. Il faut donc des boites à outils pareilles pour se mettre au service de tout le monde. Et il est heureux de constater que Moïse, qui a toujours travaillé dans le dur, s’engage maintenant dans le durable, en lassant aux générations futures des ouvrages de cette nature’’.

GERARD SENAC

‘’Ce qui compte c’est la compétence des entreprises, non leur origine et la nationalité de leurs propriétaires’’

Après plus de 40 ans en Afrique, le président directeur général d’Eiffage Gérard Sénac est revenu sur son attachement pour le continent, pour le Sénégal. Il n’a pas manqué de lancer quelques pics à ceux-là qui ne cessent de traiter son entreprise d’étrangères. Il se défend : ‘’En dépit de tout ce qu’on en dit, Eiffage a quand même un personnel sénégalais.

Claude en est une parfaite illustration. Et dans les chantiers qu’il gère au nord, tout son personnel est sénégalais. Il n’y a qu’un seul Franco sénégalais qui y fait irruption de temps en temps. Et c’est moi’’, ironise-t-il. Mais qu’à cela ne tienne, Gérard Sénac estime que le débat sur la nationalité des uns et des autres est un ‘’faux débat’’. Ce qui importe, selon lui, c’est la compétence. D’où qu’elle vienne. ‘’L’Afrique, estime-t-il, a besoin de personnes comme Moise.

A Eiffage nous avons beaucoup appris avec lui. D’abord c’est lui a été à l’origine de la création du Bureau d’étude des prix. Avant son arrivée, c’était Alioune (Directeur général adjoint) et moi-même qui les faisions et cela nous prenait énormément de temps. Parfois on terminait très tardivement pour pouvoir déposer une offre’’, indique le PDG parlant de l’importance de l’étude de prix dans entreprises de travaux publics, objet de l’un des ouvrages. Avec beaucoup d’humour, Gérard met toutefois son personnel en garde. Car, estime-t-il, Moise les aurait mis dans une situation de concurrence qui pourrait être encore plus rude. Le sourire en coin, il déclare : ‘’Ces deux livres vont permettre au Sénégal d’aller de l’avant.

Mais les PME et autres entrepreneurs qui prendront le temps de les lire vont devenir pour Gorgui Niang (le responsable du d’étude à Eiffage) de sérieux concurrents. Alors Gorgui, c’est à vous de prendre les devants et de partir avant les autres’’, ironise le patron de l’entreprise de BTP. Selon lui, le Sénégal est un pays qui avance et les concurrents arrivent de tous les côtés. Il conseille à ses collaborateurs de ne pas regarder derrière, mais devant pour être chaque jour davantage compétitifs, en vue de demeurer dans le peloton de tête. Pour ça, confesse-t-il, il faut avoir les meilleurs ingénieurs, les meilleurs ouvriers.

Mamadou Diop Decroix candidat à la présidentielle

Mamadou Diop Decroix va se présenter à l’élection présidentielle de 2019. Ce sont les militants d’AJ qui l’ont voulu comme candidat à la magistrature suprême.

Du moins, il sera plébiscité à l’issue d’un congrès prévu, sauf revirement au mois d’Octobre prochain, renseigne Dakarposte.

Selon ses partisans, Aj est une organisation unitaire de la gauche révolutionnaire qui a pour objectif déclaré la conquête du pouvoir.

Les principes qu’il défend sont » la laïcité, le socialisme, la démocratie, la justice sociale, l’équité, le respect des droits de l’homme et la coopération sur la base du respect mutuel et des avantages réciproques « .

Sit-in de l’opposition : Le Préfet de Dakar ne cède pas

Le Préfet de Dakar n’a pas varié dans sa position. Et a décidé d’interdire la manifestation de l’opposition de ce mardi, devant le ministère de l’Intérieur. Dans un communiqué parvenu à Seneweb, le Front démocratique et social de résistance nationale (Frn), indique qu’il a été « informé d’un arrêté illégal et anticonstitutionnel du Préfet de Dakar interdisant un rassemblement pacifique devant le ministère de l’Intérieur. »

Malgré cet interdit, « Le Frn maintient sa décision d’organiser cette manifestation. Étant donné que les dernières manifestations de l’opposition ayant regroupé au moins une centaine de milliers de citoyens se sont déroulées sans aucun incident, l’opposition tient le gouvernement pour responsable de tout incident qui se sera produit ».

Par conséquent, l’opposition « appelle les Sénégalaises et les Sénégalais à venir nombreux à 15 heures devant le ministère de l’Intérieur et défendre la démocratie et exiger la confirmation des candidatures déjà annoncées de Karim Meissa Wade et de Khalifa Ababacar Sall, la mise en place d’une autorité indépendante pour organiser les élections, l’accès au fichier électoral pour tous, le retrait de la loi sur les parrainages, la distribution des cartes d’électeurs aux ayant droits et la libération des prisonniers politiques. »

Présidentielle 2019: Aissata Tall Sall dans la course

La présidente du mouvement « Osez l’avenir », Aissata Tall Sall va se présenter à la prochaine présidentielle . Elle l’a fait sur Rfm-matin.

« Nous nous préparons pour l’élection présidentielle. Nous attendons le moment venu pour aller à l’assaut des populations », a dit Aissata Tall Sall, avant d’ajouter que « personne n’est encore candidat à la présidentielle et même Macky Sall, car pour l’être, il faut avoir plus de 50.000 signatures ».

Evoquant sa situation au Parti socialiste (Ps), après leur exclusion (elle et d’autres membres), en janvier dernier, le maire de Podor, qui se déclare toujours socialiste, a soutenu qu’ « aucun papier ne prouve qu’ils ont été exclus du Ps».

Selon Aissata Tall Sall, le décret de la révocation de Khalifa Sall de ses fonctions de maire est une exagération. « J’ai entendu un cadre dire hier que ce que le président a fait est légal. J’ai appris le droit tout comme lui, mais ce qu’il (Macky Sall) a fait est illégal », soutient-elle.

A l’en croire, si les avocats de Khalifa Sall font recours à la Cour suprême, le décret de sa révocation « sera annulé, car il n’a aucun fondement. Si le président fait appel à l’article 140, il devait révoquer Khalifa Sall depuis, mais il ne devrait pas attendre jusqu’à ce qu’on en arrive à ce stade », estime l’avocate.

Le Botswanais Joshua Bondo au sifflet de Madagascar-Sénégal

L’arbitre botswanais Joshua Bondo a été désigné pour officier le match Madagascar-Sénégal comptant pour la 2-ème journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2019, annonce le site de la Confédération africaine de football (CAF).

Le Botswanais sera assisté du Mozambicain Arsène Chadrèque Marengula et du Lesothan Souru Phatsoane, à l’occasion de cette rencontre prévue dimanche au stade de Mahamasina (Tananarive).

Ce match s’annonce comme la finale de ce groupe A, les deux adversaires ayant remporté leur premier match respectivement contre le Soudan (3-1) pour Madagascar et la Guinée Equatoriale (3-0) dans le cas du Sénégal.

L’autre match du groupe opposera samedi la Guinée Equatoriale au Soudan à Bata en Guinée Equatoriale.

Un trio arbitral sénégalais sera sur également sur les terrains à l’occasion de cette deuxième journée des éliminatoires, avec Maguette Ndiaye assisté de Djibril Camara et d’El Hadj Malick Samba. Ils vont officier lors du match Egypte-Niger à Alexandrie (groupe J).

Des activités pluvio-orageuses sur le sud et l’est pour les prochaines 72h (anacim)

L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) annonce des activités pluvio-orageuses sur le sud et l’est du Sénégal au cours des prochaines 72 heure à partir de mardi minuit.
« Des activités pluvio-orageuses seront notées sur les régions sud et est du pays avec toutefois des possibilités d’extension sur les localités centre et nord-est dans les prochaines 48H’’, écrit-elle dans ses dernières prévisions.

L’ANACIM ajoute que dans la journée du mercredi, « des systèmes pluvio-orageux vont aborder le pays par les régions est et intéresser par la suite la quasi-totalité du territoire durant la nuit ».

« La chaleur humide sera de mise sur l’ensemble du territoire surtout sur les localités nord-est et centre où le thermomètre affichera les pics de la journée les plus élevés’’, écrivent les prévisionnistes météo.

Dans son bulletin pour les prochaines 24 heures, l’ANACIM annonce qu’à partir de mardi midi, « des manifestations pluvio-orgeuses sont attendues sur les localités est (Bakel, Tambacounda et Goudiry) et sud du pays’’, perturbations qui « pourraient s’étendre sur le reste du pays et occasionner par endroits des orages et pluies d’intensités variables ».

Au cours de cette période, la sensation de chaleur « sera marquée sur la quasi-totalité du pays particulièrement sur la zone nord et centre où les températures maximales oscilleront entre 32 à 36°C ».

« Les visibilités seront généralement bonnes’’ et les vents d’intensités « faibles à modérées seront de secteur nord-ouest à sud-est’’, peut-on lire.