BP s’engage pour une gouvernance transparente des hydrocarbures

Cette décision est celle du Directeur général de la multinationale British Petroleum lors de l’ouverture de la 3ème conférence nationale sur le développement durable (CNDD).

La multinationale pétrolière britannique BP (British Petroleum) dit œuvrer pour une bonne gouvernance des ressources gazières et pétrolières découvertes au Sénégal, afin que le pays occupe une place importante sur la carte énergétique mondiale. « Nous mesurons la tâche que vous nous avez confiée et nous comptons l’accomplir avec toutes les parties prenantes pour développer les ressources gazières. Ces ressources devront être développées de manière compétitive », a déclaré Géraud Moussarie, directeur de cette compagnie au Sénégal.

Il intervenait mardi à Diamniadio (département de Rufisque), à l’ouverture de la troisième conférence nationale sur le développement durable (CNDD).

« Il s’agit de faire en sorte que le Sénégal trouve sa juste place sur la carte énergétique mondiale, de manière éthique, responsable et écologique afin que nos options répondent aux attentes en développement durable », a-t-il souligné au cours de cette rencontre dont l’ouverture officielle a été présidée par le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Mame Thierno Dieng.

« Nous comptons amener notre expertise en gaz naturel liquéfié au Sénégal, en vue de créer, un environnement compétitif et inclusif », a promis M. Moussa rie, selon qui la problématique du développement durable relève d’une mission collective.

Selon lui, « les quantités de gaz disponibles au Sénégal peuvent être exportées tout en alimentant le canal énergétique domestique. C’est une chance ».

Aussi, pour que le projet gaz naturel aboutisse, « il est utile d’avoir un cadre d’investissement favorable et des investisseurs expérimentés, car le marché international du gaz liquéfié est très compétitif », a-t-il indiqué.

Géraud Moussarie a ainsi réaffirmé l’option de BP de transférer sa technologie et son savoir-faire commercial au Sénégal, dans le but d’appuyer le renforcement des capacités des experts locaux.

« BP a une expérience variée en développement. Le développement durable ne se limite pas seulement aux pays émergents. Nous prenons très au sérieux, notre responsabilité d’agir de manière transparente et éthique, tout en encourageant un environnement des compétitif », a-t-il fait valoir.

La multinationale pétrolière britannique envisage de faire ses premières livraisons de gaz sur le marché mondial à l’horizon 2021.

Le gisement Grand-Tortue, considéré comme l’un des plus importants gisements d’Afrique de l’Ouest, pourrait générer 700 milliards de mètres cubes de gaz, selon la compagnie pétrolière.

Dans le but de produire ses premières quantités de gaz naturel liquéfié, BP va installer sa première usine de liquéfaction de gaz naturel – une barge flottante – à la frontière maritime sénégalo-mauritanienne, à huit kilomètres de Saint-Louis.

 

Retrouvailles de la famille libérale: Wade bannit Macky

La lettre publiée par l’ancien Président Abdoulaye Wade, ce 29 mai, sur un ton pathétique et compromettant pour l’actuel locataire du Palais Macky Sall, en dit long sur le regain de tension qui anime les relations entre les deux hommes.

La manière dont le document a été écrit, le ton utilisé et les accusations graves qui y figurent et vite démenties et par les avocats de l’État et par l’huissier en question, montrent que la démarche de Wade a été fondamentalement politique.

Très remonté contre Macky qui s’acharne sur son fils au moment où le dossier semblait oublié, Wade n’a qu’un désir, porter l’estocade à Macky afin de ternir à jamais son image. Il sait que les Sénégalais sont particulièrement sensibles aux relations entre père et fils, et surtout sont réfractaires à toute forme d’injustice. Il souhaite ainsi les braquer contre celui qui lui doit tout et qui se braque aujourd’hui contre sa famille et lui.

Cela a au moins le mérite de montrer que le Parti démocratique sénégalais (Pds) va cracher sur toute velléité de rapprochement avec l’actuel Président. Les retrouvailles de la famille libérale se feront peut-être sans Macky. Wade le bannit et prend l’opinion à témoin. Les deux hommes semblent avoir atteint un point de non-retour.

Mais ce n’est tout. Il entend aussi le déshériter au point de lui ôter l’envie d’être son successeur politique.

Une situation qui va, peut-être, profiter à Idrissa Seck, le leader de Rewmi qui, depuis quelques temps, multiplient les déclarations favorables à son ancien mentor.

Certes le retour de Karim Wade est attendu par le Pds qui en a fait son candidat, mais là-dessus, point de certitude. Et c’est peut-être ce qui indispose vraiment le Pape du Sopi, le mettant même hors de lui.

Au regard en effet de la réactivation des procédures judiciaires, notamment en exécution et des menaces de contrainte par corps mais aussi des termes inconnus du « protocole » de Doha, il est fort peu probable que Karim soit de retour avant la présidentielle de 2019.

Tout indique d’ailleurs que Macky s’inscrit, toujours, dans la dynamique de liquidation politique de ses adversaires et cette situation déjoue les plans de Wade. Pourquoi en effet avoir attendu tout ce temps avant de réactiver les procédures contre Karim ? Pourquoi le Qatar après la grâce présidentielle dont il a bénéficiée ? Deux interrogations et bien d’autres qui démontrent, à loisir, le flou qui entoure ce dossier et la bataille politique qui le sous-tend.

Ce dernier riposte par les moyens qu’il a : La communication politique dont le but, ici, c’est de présenter son tombeur de 2012 comme un monstre.

Mais pour arriver au bout de Macky, il faudra plus qu’une lettre publique. Là-dessus, Wade n’a pas encore communiqué sauf à dire et à répéter que « Karim sera de retour ».

A défaut, quel sera le plan B du Pds ? Le parti aura-t-il un autre candidat ? Quelles sont les chances d’une alliance avec le leader de Rewmi ou avec d’autres leaders politiques ?

A coup sûr, Wade n’a pas encore dit son dernier mot.

En tout état de cause, les Sénégalais attendent de lui une communication franche sur les conditions de ce qui ressemble à un transfèrement de son fils à Doha au Qatar. Il est difficile pour l’opinion de ne pas croire à un deal. Et cette même opinion est en droit de se demander si les supposées négociations entre les deux leaders ont eu lieu ou pas.

Depuis l’Affaire Karim Wade, des zones d’ombre planent dans les rapports entre Wade et le locataire du Palais présidentiel.

Et pour convaincre les Sénégalais, il faudra commencer par le commencement et expliquer tout ce qui s’est passé et dérouler une stratégie politique digne de ce nom.

Mais pour le moment, c’est à peine si Wade ne pleurniche pas malgré le respect qu’on lui doit.

S’il est ce génie politique tant chanté, il doit faire face à la stratégie de ses adversaires qui consiste à organiser sa mort politique et celle de son fils.

Mais si Wade continue à communiquer de la sorte avec des sorties fracassantes suivies de longs silences, nous ne serons pas loin de penser qu’il y a, encore, anguille sous roche et que l’on ne nous dit pas tout.

Idrissa Seck, au dégoût du jour !

Comme annoncé dans la journée, Fabinho quitte Monaco pour Liverpool, avec qui il a signé cinq ans. Sur son compte twitter, le club anglais a posté une vidéo, avec ce titre : ‘’Welcome Fabinho’’.

Le club de la Principauté doit empocher 50 M€ plus 5 M€ de bonus pour la vente de son milieu brésilien de 24 ans, qui avait rejoint l’ASM en 2013. Avec Monaco, Fabinho a remporté le titre la saison dernière en Ligue 1, et contribué cette année-là au fantastique parcours monégasque en C1 (demi-finales).

L’ONG Plan veut épanouir 100 millions de jeunes africains d’ici à 2022

La directrice de l’influence et du partenariat régional de Plan International, Awa Fally Bâ, a dit mardi à Somone (Ouest), que son ONG veut assurer l’épanouissement de 100 millions de filles et d’enfants vulnérables africains d’ici à 2022 à travers sa nouvelle stratégie Pan-African State Accountabily Program (PASAP).

Cet épanouissement des jeunes devrait passer, selon Mme Bâ, par l’accès à l’éducation, au leadership, mais aussi par la possibilité d’avoir un droit de décision sur tous les sujets les concernant.

« Cela devrait être possible grâce aux différents programmes menés sur le terrain avec les enfants et les jeunes auxquels programmes s’ajoutent les activités de plaidoyer menées au niveau local et national », a dit Mme Bâ à l’ouverture du deuxième Forum des jeunes de l’Afrique de l’Ouest et du Centre qui se tient au Sénégal.

A travers ce forum, Plan International veut assurer un cadre favorable pour les jeunes en renforçant leurs capacités tout en adressant de manière ciblée les besoins spécifiques et différenciés des enfants et des jeunes quelles que soient la zone d’intervention et la situation qui y sévit.

« Sur les 100 millions de jeunes visés, la contribution de l’Afrique de l’Ouest et du Centre est de 20 millions», a informé La directrice de l’influence et du partenariat régional de Plan International, Awa Fally Bâ.

Différentes thématiques, allant du genre à la sécurité, en passant par la protection des enfants seront abordées lors de ce forum qui prend fin le 1er juin prochain et qui a pour thème : « Le renforcement des capacités et du potentiel des jeunes pour un leadership effectif ».

Macky Sall accusé d’avoir « insulté la mémoire des tirailleurs »

Le chef de l’Etat a affirmé que, sous la colonisation française, les régiments de soldats sénégalais « avaient droit à des desserts ».

Une petite phrase du président sénégalais, Macky Sall, selon lequel les tirailleurs sénégalais « avaient droit à des desserts » pendant la colonisation française, a suscité, le 28 mai, l’hostilité d’une partie de la presse locale, qui l’accuse d’avoir commis une bourde, voire d’avoir fait preuve de « révisionnisme ».

« Les régiments des tirailleurs sénégalais, quand ils étaient dans les casernes, avaient droit à des desserts pendant que d’autres Africains n’en avaient pas », a lancé Macky Sall, samedi, lors de la présentation d’un livre reprenant certains de ses discours, à moins d’un an de la présidentielle de février 2019.

Probable candidat à un second mandat, Macky Sall, élu en 2012, évoquait à cette occasion la « relation particulière » du Sénégal, indépendant depuis 1960, avec son ancienne métropole. « C’est vrai, ils (les Français) nous ont colonisés. Il y a eu une décolonisation pacifique, mais ils ont toujours respecté les Sénégalais », a-t-il déclaré.

Une « faute impardonnable »

Reprise sur les réseaux sociaux pendant le week-end, la sortie du président a été critiquée lundi dans la presse locale.

« Macky Sall insulte la mémoire des tirailleurs sénégalais », a titré le site d’informations Seneplus. « Penser qu’il y a du bon dans la colonisation, qui a été, sans aucun doute, le plus grand génocide, avec un braquage froid et planifié de nos ressources et un piétinement de nos cultures, est une faute impardonnable pour un leader africain », ajoute le site d’informations.

Le journal Le Quotidien évoque de son côté le « révisionnisme » du dirigeant sénégalais, estimant qu’il faudrait « demander des comptes à Macky Sall, qui a trouvé des bénéfices à la colonisation ».

La présidence sénégalaise, contactée lundi par l’AFP, n’a pas souhaité faire de commentaire. Le chef de son service communication, le ministre Al-Hadji Kassé, a affirmé sur TV5 qu’il s’agissait d’une « boutade » et exclu toute « intention de faire l’éloge de quelque épisode colonial que ce soit ».

La question coloniale reste sensible au Sénégal, tête de pont de la colonisation française en Afrique subsaharienne. L’inauguration d’une « place de l’Europe » sur l’île de Gorée, symbole de la traite négrière au large de Dakar, a suscité il y a quelques semaines une levée de boucliers d’associations, qui ont réclamé qu’elle soit rebaptisée.

 

Sénégal: Macky Sall augmente les bourses des étudiants

Le président sénégalais Macky Sall a annonçé une augmentation des bourses et une baisse du prix des repas dans les universités publiques du pays, en faveur des étudiants, en grève depuis la mort d’un des leurs au cours d’affrontements avec la gendarmerie le 15 mai, a-t-on appris mardi.

Deux semaines après la mort de Mouhamadou Fallou Sène, un étudiant de 25 ans tué par balle sur le campus de l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis (nord), Macky Sall a reçu lundi soir au palais présidentiel des représentants de la Coordination nationale des étudiants.

Les « demi-bourses » mensuelles passeront de 18.000 à 20.000 francs CFA (de 27,4 euros à 30,4 euros) et les « bourses entières » de 36.000 à 40.000 FCFA (54,8 euros à 60,9 euros), a ensuite annoncé la présidence.

Le chef de l’Etat, dont la candidature pour un second mandat à la présidentielle de février 2019 est probable, a aussi « réitéré » son instruction « fixant les délais de paiement au plus tard le 5 de chaque mois », alors que les récents événements ont été déclenchés par des protestations contre les retards de paiement des bourses.

Le prix du petit-déjeuner dans les restaurants universitaires va par ailleurs passer de 75 FCF (10 centimes d’euros) à 50 FCFA (7 centimes) et celui du déjeuner et du dîner de 150 FCFA (22 centimes) à 100 FCFA (15 centimes), selon la présidence, qui a annoncé d’autres mesures dans le domaine de la santé, du transport et de l’hébergement.

La reprise des cours reste toutefois incertaine, les mouvements étudiants, dont certains réclament la démission de plusieurs ministres, paraissant divisés.

A Saint-Louis, les étudiants, qui ont boycotté la rencontre avec Macky Sall, maintenaient leur mot d’ordre de grève, selon un correspondant de l’AFP.

En revanche, des étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, le plus grand des établissements universitaires du pays, ont appelé à un retour à la normale dès mardi.

Depuis la mort de Mouhamadou Fallou Sène, des manifestations, dont certaines émaillées de heurts, ont rassemblé des milliers d’étudiants à Dakar et Saint-Louis, mais aussi à Ziguinchor (sud), Thiès (ouest) et Bambey (centre).

La mort de ce jeune père d’un enfant a suscité une vague d’émotion au Sénégal, où les deux derniers cas d’étudiants dans des confrontations avec les forces de l’ordre remontaient à 2001 et 2014, et mis en lumière les difficiles conditions de vie des étudiants.

« Nous voulons écrire notre propre histoire » (Cheikhou Kouyaté)

L’objectif principal des joueurs de l’équipe nationale du Sénégal de football à la prochaine coupe de football prévue en Russie, du 14 juin au 16 juillet 2018, c’est d’écrire leur propre histoire et de faire en sorte que les Sénégalais soient fiers de leur prestation, a indiqué mardi leur capitaine, Cheikhou Kouyaté.

’’Notre objectif principal, c’est de faire en sorte que tout le monde soit fier de nous. Pour cela, il nous faut travailler dur et de croire en nous, afin d’écrire notre propre histoire’’, a notamment déclaré Cheikhou Kouyaté au terme de leur premier galop d’entrainement à Saly-Portudal (Mbour, ouest) où une séance de décrassage leur a été servie.

Le public était venu très nombreux pour leurs joueurs, au niveau des installations de l’Institut Diambars.

Pour le premier jour de leur regroupement dont la première partie se passe sur la Petite Côte, seuls sept jours ont répondu présents. Il s’agit de Cheikh Ndoye, Salif Sané, Mame Birame Diouf, Alfred Ndiaye, Pape Alioune Ndiaye, Idrissa Gana Guèye et Cheikhou Kouyaté

« Le moral est bon et là, on est en train d’attendre le reste du groupe. Depuis une semaine on n’a rien fait mais aujourd’hui on a démarré la mise en jour, parce qu’il faut bien se préparer. D’ici deux jours tout le monde sera là », a dit Kouyaté, selon qui la longueur des différents championnats auxquels ses coéquipiers et lui évoluent n’a aucun impact sur leur forme actuelle.

« On ne sent pas la fatigue mais, même si on va à la Coupe du monde avec un seul pied, on a tous les moyens pour être en forme avant notre premier match. Parce que le mondial, c’est une compétition qui a lieu tous les quatre ans et ce n’est pas donné à tout le monde d’y prendre part. Puisqu’on a la chance d’y participer, on va bien se préparer pour faire plaisir au peuple sénégalais », a-t-il promis.

« On va prendre match par match, mais le plus important, c’est d’être prêt le jour-j. On va aussi essayer de ne pas perdre le rythme, parce que si tu perds le rythme en allant à cette compétition, c’est perdu d’avance. Donc on va tout pour également être prêt dans la tête », a martelé le milieu de terrain de l’équipe nationale de football du Sénégal qui demande au peuple sénégalais de se mobiliser et de « prier pour nous ainsi, on va essayer de gagner quelque chose en Russie ».

Cheikhou Kouyaté est, par ailleurs, persuadé que la qualification de Liverpool en finale de la Ligue des champions prévue le 26 mai prochain ne peut qu’être une source de motivation pour eux, car pouvant contribuer à leur bonne performance lors du prochain mondial.

« C’est un frère qui va jouer et dans la tanière, il y a des supporters du Real Madrid, mais pour cette finale, tout le monde supporte Liverpool parce qu’on a envie que Sadio (Mané) gagne ce trophée et, s’il plait à Dieu, il le fera et ça va nous pousser à gagner la Coupe du monde », a déclaré le capitaine de l’équipe nationale de football.

1500 tonnes d’anacarde expédiées à partir du port de Ziguinchor

Le ministre du Commerce et les acteurs se mouvant dans le business de l’anacarde, à Ziguinchor, s’étaient fixés pour objectif d’expédier de l’anacarde à partir du port de Ziguinchor. Ils viennent de réussir leur pari. Ce, en l’espace de 15 jours. En effet, Alioune Sarr, s’est déplacé, spécialement, ce mardi, au port de Ziguinchor pour constater de visu le chargement de 1500 tonnes d’anacarde dans un bateau de la Cosama. Il n’a pas caché sa satisfaction.

«Nous sommes venus aujourd’hui à Ziguinchor pour constater de visu le chargement des 1500 tonnes d’anacarde ici au niveau du port de Ziguinchor. C’est une décision que nous avions prise avec l’ensemble des acteurs, il y a 15 jours. L’ensemble des diligences qui devaient être prises par les acteurs a été contrôlé durant le Crd. Aujourd’hui, nous avons la preuve que le Port de Ziguinchor est prêt pour charger l’anacarde qui est produite dans cette région», s’est réjoui Alioune Sarr.

Et pour rendre possible cette première expédition, c’est la Cosama qui a mis à disposition des bateaux pour transporter l’anacarde. «Vous avez vu, aujourd’hui, le Diogué est là pour transporter les 1500 tonnes. Donc, le défi logistique a été levé. La compétitivité également des armateurs a été prouvée par la Cosama qui a montré qu’elle pouvait faire des propositions tout à fait intéressantes aux acteurs pour transporter l’anacarde», a ajouté le ministre du Commerce.

Ainsi, c’est une nouvelle alternative qui s’offre aux producteurs de la région naturelle de la Casamance avec la diversification des moyens de transport. Car, indique M. Sarr, «à partir de maintenant, tous les produits fabriqués ou cultivés en Casamance trouvent au niveau du port de Ziguinchor la possibilité d’être exportés soit à l’étranger, soit dans les régions du Sénégal». Il s’est réjoui, aussi, de la perspicacité du gouverneur et de ses hommes, qui ont relevé le défi administratif, mais aussi du travail des dockers qui ont empoché, environ 3 millions durant ces 3 jours de chargement.

«C’est un défi commercial qui a été relevé par les acteurs de la filière. Ils ont prouvé, qu’en Casamance, on peut exporter l’anacarde à partir du Port de Ziguinchor. Donc, c’est une très grande satisfaction que nous éprouvons. Je voudrais lancer un appel à tous les acteurs pour leur dire qu’ils sont eux-mêmes des acteurs de développement de la région et je crois que ce que nous avons vu aujourd’hui est illustratif du fait que nous sénégalais, quand nous décisions de relever un défi, nous les relevons», a conclu le ministre.

Il faut signaler que la Cosama a prévu de mettre à disposition, dans les prochains jours un nouveau bateau, pour une nouvelle expédition.

Légère baisse des soumissions sur le marché des adjudications de la BCEAO

Le montant moyen des soumissions hebdomadaires sur le marché des adjudications de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), a connu une légère baisse de 1,5% au mois de mars 2018 comparé au mois précédent, a appris APA mardi auprès de cet institut d’émission basé à Dakar.

Le montant de ces soumissions est passé de 4.896 milliards FCFA en février 2018 à 4.821,6 milliards FCFA en mars 2018, soit un repli de 74,4 milliards FCFA en valeur absolue.

Quant au montant moyen retenu au terme des adjudications du mois sous revu, il est ressorti à 3.125 milliards FCFA en mars 2018, inchangé par rapport au mois précédent.

Concernant le taux moyen pondéré sur le guichet hebdomadaire, il est ressorti à 4,50% en mars 2018, stable par rapport au mois précédent.

Idrissa Seck réaffrime son appartenance à la religion musulmane

Thiès, Le leader du parti Rewmi (opposition), Idrissa Seck a réaffirmé mardi à Thiès son appartenance à la religion musulmane, répondant à des critiques dont il a fait l’objet, suite à ses propos sur La Mecque et le pèlerinage musulman que d’aucun ont jugé blasphématoires.

« Ce que je veux dire d’abord, c’est que j’aspire à être un musulman et un mouride ‘sadiq’ (véridique) », a notamment dit M. Seck s’exprimant en wolof, lors d’un point de presse au cyber campus de Thiès.

« Ces deux aspirations ne sauraient rimer avec ce que des détracteurs tentent de m’imputer, en tentant de faire croire j’ai essayé de minimiser la valeur du Prophète et de la Kaaba », a-t-il dit, estimant que c’est des positions incompatibles.

« +Tu es le noble et je suis ton serviteur+ », a écrit Serigne Touba le fondateur de la confrérie mouride, au sujet du prophète (PSL), a-t-il poursuivi, rejetant toute paternité desdites affirmations.

« Je m’excuse auprès de tous ceux qui ont ressenti de la peine en entendant ces paroles, et en pensant qu’elles sont de moi », a toutefois dit l’homme politique.

Disant avoir « pardonné » en vertu de la sainteté du mois de Ramadan, à ceux qui lui ont attribué ces propos, il a promis de leur répondre à la fin du mois béni.

Lancement du tome 1 de la série de 4 tomes du président Macky Sall, jeudi

Le symposium de lancement du Tome 1 de la série « Conviction républicaine » sur le président Macky Sall va se tenir jeudi à 9h à l’hôtel Terrou Bi, a-t-on appris du comité d’organisation, mardi.

« Institutions, Gouvernance, Paix, Sécurité et Développement dans le discours officiel du président Macky Sall : Regards croisés » est le titre du Tome 1 qui sera disponible en librairie à partir de ce vendredi, précise un document remis aux journalistes lors d’une conférence de presse du symposium de lancement du tome 1 de la série de 4 tomes du président Macky Sall.

Selon la même source, les trois tomes suivants seront édités par les Editions Michel Lafon Publishing

Le document indique que la présentation du tome 1 aura lieu sous la présidence effective du président de la République, Macky Sall, ajoutant qu’elle sera suivie, le jour du symposium, ’’de l’introduction de communications par des universitaires et d’autres participants, tous invités à croiser leurs regards critiques d’intérêt général ».

« Le symposium sur le Tome 1 de la série de 4 tomes du Président Macky Sall est un cadre démocratique de discussions sur les institutions, la gouvernance, la paix, la sécurité et le développement », note le texte.

« Les chapitres que comportent l’ouvrage permettent de montrer ce qui fait le sens dans le discours du président Macky Sall sur les thématiques que sont : les institutions la gouvernance la paix la sécurité en rapport avec le développement », a expliqué le conseiller spécial à la présidence de la République, Abdoul Aziz Diop.

« Le but recherché, c’est de montrer que 58 discours examinés sur ces thématiques ont permis de mettre en exergue un fil conducteur, une direction très claire (…) qui est le développement par les territoires sur fond de paix et de sécurité », a fait savoir M. Diop.

L’ouvrage du chef de l’Etat « est une communication dont le seul objectif est de contribuer à asseoir dans notre pays un débat pour que toutes les voix qu’elles soient de l’opposition ou du pouvoir soient audibles », a assuré le conseiller spécial à la Présidence de la République.

Sénégal : baisse du nombre de voyageurs du train de banlieue de Dakar

Le nombre de voyageurs transportés par le Petit train bleu (le train desservant la banlieue dakaroise) a connu une baisse de 473.834 durant le premier trimestre 2018 comparé à la même période de 2017, selon les données de la société Dakar Bamako ferroviaire.

Le cumul de ces voyageurs s’est élevé à 351.023 durant la période sous revue contre 824.857 à fin mars 2017, soit un repli de 57,4% en valeur relative. Cette contre performance est liée aux travaux de construction en cours du train express régional (TER) initié par le gouvernement sénégalais. Ce qui entraîne l’utilisation par le PTB d’une seule voie du chemin de fer.

En variation mensuelle, le nombre de ces voyageurs du PTB a néanmoins connu une hausse de 17.918, passant de 106.693 au mois de février 2018 à 124.611 au mois de mars 2018.

Le PTB est un moyen de locomotion très utilisé par les populations de la banlieue dakaroise. Au terme de l’année 2017, 2821.999 voyageurs l’avaient utilisé.

Sénégal : hausse des abattages contrôlés de viande

Les abattages contrôlés de viande au Sénégal ont connu une augmentation de 758 tonnes au terme du premier trimestre 2018 comparés à la même période de 2017, selon les données de la société de gestion des abattoirs du Sénégal.

Le cumul de ces abattages de viande s’est élevé à 6.802 tonnes durant la période sous revue contre 6.044 tonnes à fin mars 2017, soit une progression de 12,5% en valeur relative.

En variation mensuelle, ces abattages ont augmenté de 311 tonnes, passant de 2.117 tonnes en février 2018 à 2.428 tonnes un mois plus tard.

Au terme de l’année 2017, les abattages contrôlés de viande s’étaient établis à 23.898 tonnes. Les réalisations du premier trimestre 2018 suivent ainsi un bon trend en ce sens qu’elles représentent 28,46% du total des abattages de 2017.

Sénégal: limogeage de deux chefs de l’université où un étudiant a été tué

Le président sénégalais Macky Sall a limogé samedi deux responsables, dont le recteur, d’une université dans le nord du pays où un étudiant a été tué cette semaine lors de heurts entre étudiants et gendarmes, a-t-on appris de source officielle.

Le recteur et le directeur du centre des oeuvres de l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis, respectivement Baydallaye Kâne et Ibrahima Diao, ont été remplacés par Ousmane Thiaré et Papa Ibrahima Faye, selon un décret présidentiel publié samedi.

Le limogeage des deux responsables de l’UGB survient après la mort mardi d’un étudiant lors de confrontations avec les gendarmes. Les étudiants de l’UGB, qui réclamaient le paiement de leurs bourses, ont voulu se servir dans les restaurants universitaires sans payer.

Le rectorat avait fait appel aux forces de l’ordre pour empêcher cette action, ce qui a déclenché les troubles, selon les autorités.

Des mouvements d’étudiants avaient ensuite appelé à la démission du recteur de l’UGB et des ministres de l’Intérieur, Ali Ngouye Ndiaye, et de l’Enseignement supérieur, Marytew Niane.

L’étudiant de l’UGB tué, Mouhamadou Fallou Sène, 25 ans, marié et père d’un garçon, « est décédé suite à une blessure par arme à feu », a affirmé mercredi à la presse le procureur de Saint-Louis, Ibrahima Ndoye.

L’enquête sur cet incident sera bouclée au plus tard dimanche, avait dit M. Ndoye.

La mort de Mouhamadou Fallou Sène avait déclenché des heurts cette semaine dans plusieurs universités publiques au Sénégal avec le saccage de nombreux édifices publics, à Dakar, Ziguinchor (sud) et Saint-Louis notamment.

La mort d’un étudiant, rare au Sénégal, a suscité une vague d’émotion dans le pays.

Les deux derniers cas de décès d’étudiants tués dans le pays lors de confrontations avec les forces de l’ordre remontent à 2001 et 2014, à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Poponguine 2018 : Mgr Benjamin Ndiaye pour un changement de mentalité et de comportement

Le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye a indiqué, lundi à Poponguine (Thiès), que la cohabitation pacifique entre chrétiens et musulmans basée sur « la toléance et le respect » constitue de « réels motifs de satisfaction et de fierté ».

« On ne le dira jamais assez, la cohabitation pacifique entre chrétiens et musulmans dans la tolérance et le respect, nous vaut de réels motifs de satisfaction et de fierté, comme l’a souligné le Saint-pierre, Jean-Paul II, à l’occasion de sa visite pastorale au Sénégal en 1992 », a notamment dit M. Ndiaye lors de la cérémonie officielle du 130e pèlerinage marial de Popenguine (19-21 mai).

Selon le ministre de l’Intérieur, l’édition 2018 du pèlerinage revêt un cachet tout particulier en ce sens qu’elle coïncidence, comme celle de l’année dernière, avec le mois de ramadan vécu dans la ferveur par la communauté musulmane.

« Il s’agit là de cruciales occasions de louer davantage le seigneur pour les merveilles qu’il accomplit pour le peuple sénégalais », a-t-il relevé, ajoutant que le thème de cette année : « Ö Marie, aide-nous à dire oui au Seigneur ! », est en « parfaite harmonie » avec notre vécu spirituel dans ce monde actuel en perpétuelle mutation.

« La profondeur de ce thème transcende l’Eglise catholique pour interpeller tout honnête homme. Donc, efforçons-nous d’imiter le comportement de Marie de Nazareth qui nous montre que l’être passe avant le faire et qu’il convient de laisser faire Dieu pour être réellement comme lui nous veut », a soutenu M. Ndiaye.

Face aux familles en proie à des difficultés multiples, face aux sociétés et communautés en perte de valeur et de repère, Aly Ngouille Ndiaye est d’avis que la Sainte-vierge Marie, de par ses vertus cardinales, doit inspirer comme une « source nourricière » de foi en Dieu et comme un « souffle ardent » de pratiques sociétales.

« On note, de plus en plus, dans les familles, une déliquescence de l’autorité, de la stabilité et de l’éthique de responsabilité, fondements de la liberté, de la sécurité et de la fraternité au sein de la société », a affirmé le ministre.

Aly Nguille Ndiaye a par ailleurs rendu hommage aux milliers de fidèles catholiques venus de tous les horizons ainsi que les dizaines de milliers de marcheurs ayant bravé la chaleur et la poussière pour parcourir plusieurs kilomètres à la quête de bénédiction.

Le ministre de l’Intérieur reste convaincu que les messages de prudence et de discernement face à l’intolérance, à l’extrémisme, au racisme et à la haine qui connaissent un niveau jamais égalé, seront bien assimilées pour préserver encore le Sénégal des dérives du terrorisme et des guerres fratricides.

« Le gouvernement, par ma voix, est par ailleurs rassuré par les images que nous renvoie l’attitude de cette jeunesse disciplinée, consciente et à l’écoute de ses pasteurs », a magnifié Aly Ngouille Ndiaye.

Sénégal: hausse de 6,2% de la consommation d’électricité au 1er trimestre

La consommation d’électricité du Sénégal a connu une hausse de 6,2% au terme du premier trimestre 2018 comparée à la même période de l’année 2017, selon les données établies, dimanche, par la Société nationale d’électricité (Senelec).

Cette consommation s’est établie à 730.000 kilowatts heures (kwh) contre 687.600 kwh au premier trimestre 2017, soit une augmentation de 42.400 kwh. Cette hausse est occasionnée à la fois par la moyenne et la basse tension. La première a enregistré 8,4% de progression à 233.300 kwh contre 215.300 Kwh au premier trimestre 2017. Quant à la basse tension, elle connait une hausse de 6,1% à 453.500 Kwh contre 427.400 Kwh à fin mars 2017.

De son coté, la haute tension se retrouve avec une baisse de 3,7% à 43.100 kwh alors que le niveau de consommation se situait à 44.800 kwh au terme du premier trimestre 2017.

Macky Sall Bientôt à Ziguinchor pour l’inauguration de la route nationale 6 (Ministre)

Le président de la République Macky Sall est attendu à la fin du mois de ramadan à Ziguinchor (sud) où il va procéder à l’inauguration de la route nationale numéro 6 et procéder au lancement des travaux de bitumage de la boucle des Kalounayes, a appris l’APS.

Le chef de l’Etat lancera également les travaux de réhabilitation du barrage d’Affiniam, a indiqué le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Abdoulaye Daouda Diallo, en visite de chantiers dans la Casamance naturelle.

« Nous sommes venus en Casamance pour constater l’état d’avancement de plusieurs ouvrages et travaux qui sont commencés depuis quelques temps. En ce qui concerne la RN6 les travaux sont presque terminés. Le président Sall sera là bientôt pour l’inauguration », a expliqué Abdoulaye Daouda Diallo.

Accompagné du président de la Commission nationale du dialogue des territoires, Benoit Sambou, du directeur général de l’Agence des travaux et de gestion des routes (AGEROUTE), Ibrahima Ndiaye et du gouverneur de Ziguinchor Guédj Diouf, M. Diallo a visité la RN6, le pont Emile Badiane et le pont de Ndiambalang qui a fait récemment l’objet d’une tentative de dynamitage par des éléments armés.

Il a aussi visité la boucle des Kalounayes qui traverse plusieurs villages du département de Bignona et le projet de la voirie urbaine de Ziguinchor dans le cadre du Promovilles en présence du maire de la ville, Abdoualye Baldé et plusieurs autres acteurs.

« Lors de son prochain séjour en Casamance, le président va aussi procéder au lancement officiel des travaux de bitumage de la boucle des Kalounayes. Ce tronçon va de Tobor jusqu’à Djéba », a précisé le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement.

Le bitumage de la boucle des Kalounayes, l’une des plus vielles doléances dans la zone, va permettre, selon le ministre de « connecter les Kalounayes à la boucle de Boudié dans la région de Sédhiou ».

Le président de la République va aussi procéder au lancement des travaux de réhabilitation du barrage agro-hydrique d’Affiniam « dont les études de faisabilité sont déjà faites, les financements bouclés et les appels d’offres lancés » a-t-il dit.

« Nous n’attendons que le lancement officiel par le chef de l’Etat qui viendra sous peu en Casamance pour inaugurer certains ouvrages routiers, lancer d’autres, notamment le projet Promovilles à Ziguinchor », a poursuivi Abdoulaye Daouda Diallo.

Sénégal : début du paiement des primes de qualification au Mondial

La Fédération Sénégalaise de Football (FSF) a débuté le paiement des primes de qualification aux joueurs et au staff de l’équipe nationale qui ont participé aux éliminatoires de la Coupe du monde de football, selon son président, Me Augustin Senghor.

« En ce qui concerne les primes de qualification, nous sommes en train de les payer. La fédération, suite à un accord avec l’Etat, prend en charge ce paiement avec les recettes de la Coupe du monde. Nous avons reçu une avance d’un milliard FCFA. Les primes de qualification sont de l’ordre de 30 millions par joueur au prorata du nombre de matchs joués. Il y a aussi les encadreurs, les membres de la délégation fédérale. Globalement le budget alloué aux paiements des primes de qualification va tourner autour d’un voire 1,2 milliard FCFA », a informé récemment Me Augustin Senghor.

Le patron de l’instance dirigeante du football sénégalais était l’invité de l’émission Galaxie Sports de la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS, publique).

« Nous veillons, jour après jour, à ce que tout se passe bien. Pour les équipements, tout est fin prêt. Puma a déjà envoyé un lot d’équipements que nous allons réceptionner cette semaine. Le reste de la dotation en équipements sera acheminé à Vittel (France). Sur le plan médical, nous avons effectué des commandes selon nos besoins », a-t-il indiqué.

Il a souligné que les réservations d’hôtel sont déjà faites et que l’Etat est en train de procéder au virement bancaire pour le séjour de Vittel.

« Pour l’hôtel de Kaluga, a précisé le président de la Fsf, camp de base du Sénégal en Russie et les autres hôtels devant accueillir les Lions, la fédération a déjà avancé les fonds pour sécuriser ces réceptifs car nous voulons éviter des couacs. Tout se déroule bien actuellement mais il faut quand même rester vigilants et ne négliger aucun détail ».

Pour motiver davantage les Lions, l’Etat du Sénégal a décidé de « doubler les primes de participation ». « L’Etat va s’acquitter des primes de participation au plus tard en début juin pour que nos joueurs ne pensent qu’à leurs objectifs », a commenté Me Augustin Senghor, par ailleurs maire de Gorée.

La délégation officielle telle que arrêtée par la FIFA est de 50 personnes. Ce sont les 23 joueurs, les membres du staff technique et médical, l’intendance.

« Certains postes seront certainement doublés voire triplés notamment dans le domaine médical où nous risquons d’y aller avec deux médecins. L’entraîneur a aussi souhaité qu’un autre ostéopathe, un autre kiné en plus d’un vidéo-analyste intègrent la délégation », a révélé Me Augustin Senghor.

Le Mondial de football se joue du 14 juin au 15 juillet 2018. Le Sénégal, logé dans la poule H, fera son entrée en lice face à la Pologne, le 19 juin sur la pelouse du Spartak Moscou.

Cancer : les malades face à la cherté de la chimiothérapie

Les malades du cancer font face à la cherté de la chimiothérapie, a souligné le secrétaire général de la Ligue sénégalaise contre le cancer (LISCA), Mansour Niang, parlant d’une prise en charge ‘’très onéreuse’’ des malades.

La chimiothérapie consiste à administrer au patient des médicaments qui détruisent les cellules cancéreuses ou en bloquent la croissance.

’’La difficulté principale de nos malades c’est de pouvoir faire leur chimiothérapie qui coûte cher, après avoir fait la chirurgie, quelques bilans, un peu d’hormonothérapie’’, a confié M. Niang dans un entretien avec l’APS.

Il a précisé que l’hormonothérapie est un traitement anti-cancer systémique qui agit sur l’ensemble du corps et qui est appliquée aux malades qui ont fini leur traitement pour éviter qu’ils fassent une rechute du fait qu’ils avaient un cancer hormono-dépendant.

A l’en croire depuis 2014, la LISCA a pu faire plus de 12.000 consultations en sénologie (palpation mammaire) et qui se font un peu partout à travers le Sénégal et subventionné 9670 mammographies depuis 2010.

‘’Avec l’organisation d’Octobre Rose, nous sommes parvenus à dégager 3% de personnes qui avaient des prémices de la maladie à un stade assez évolué’’ a dit Mansour Niang relevant qu’en 4 ans, 9940 femmes sont passées par la LISCA pour une inspection visuelle du cancer du col de l’utérus.

La LISCA, en collaboration avec la Radio-télévision sénégalaise (RTS) organise vendredi après le journal télévisé de 20 heures un Téléthon destiné à collecter des fonds pour la prise en charge ‘’très onéreuse’’ des malades du cancer.

’’Quelque 250 malades du cancer, sont en attente pour de pouvoir se faire soigner’’, a précisé le SG de la LISCA.

La LISCA se fixe pour objectif de récolter 300 millions de F CFa pour son deuxième téléthon.

Lors de la première édition en 2010, la LISCA avait récolté 111 millions.

Santé : 190 malades du cancer pris en charge en 3 ans par la lisca (responsable)

La Ligue sénégalaise contre le cancer (LISCA) a pris en charge, en trois ans, 190 personnes malades de différents types de cancer, a appris l’APS auprès de ses responsables.

La LISCA se fixe pour objectif de récolter 300 millions de F CFa pour son deuxième téléthon qui sera organisé vendredi avec les chaînes de la Radio Télévision Sénégalaise (RTS).

‘’Dans la prise en charge thérapeutique, nous avons pu prendre en charge ces trois derniéres années 190 malades de différents types de cancer dont les 70 % sont des femmes’’, a confié Mansour Niang, secrétaire général de la LISCA.

Selon lui, ‘’la prise en charge d’une personne atteinte de cancer coûte au moins 1 million de F Cfa et pour bénéficier d’une bonne prise en charge, avec de bonnes cures au Sénégal, il faut débourser au moins 1 million 500 F Cfa’’.

‘’Il faut toujours calculer une première ligne de chimio qui peut être ne marchera pas et enchaîner avec une seconde’’ a-t-il confié, précisant que 60% des malades du cancer ont pu bénéficier d’une prise en charge globale : diagnostic de confirmation, démarrage de la chimiothérapie, radiothérapie et chirurgie.

Le SG de la LISCA indique 80% de la prise en charge des cancers, (col, sein, estomac et Otorhino laryngologie (ORL), concernaient des femmes qui avaient des problèmes liés au cancer du sein. Dans ce lot, il y avait également 2 hommes souffrant de cancer du sein.

Il a affirmé que toute la somme qui sera récoltée de ce téléthon, en direct vendredi sur les chaines de la RTS, après le journal télévisé de 20 heures, sera exclusivement destinée à la prise en charge des 250 malades du cancer en attente d’une thérapie.

La LISCA se fixe pour objectif de récolter 300 millions de F CFa pour son deuxième téléthon.

Cette somme permettra à plus de 250 malades du cancer, en attente, de pouvoir se faire soigner, a expliqué à l’APS, Maimouna Dieye sa secrétaire à la Communication.

Mme Dièye a rappelé que lors de la première édition en 2010 la LISCA avait récolté 111 millions.

Plaidoyer pour un audit technique de la production du sucre au Sénégal

L’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (UNACOIS), dans le but de mettre un terme aux débats sur la problématique du sucre, « exige » que l’Etat engage un audit technique de la production de cette denrée au Sénégal, a déclaré Ousmane Sy Ndiaye.

Selon le directeur exécutif de l’UNACOIS qui donnait un point de presse, mercredi soir à Dakar, ses collègues commerçants renonceront à l’importation du sucre, « s’il est avéré à l’issue de cet audit que la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS) a effectivement les moyens logistiques et techniques pour satisfaire la demande nationale ».

Ousmane Sy Ndiaye s’est en outre étonné que depuis la signature en 1972 du contrat liant le Sénégal à la CSS, il n’y a aucune information sur la capacité de production réelle de l’usine de Richard-Toll. « Il y a un problème. Pourquoi, il n’y a pas de transparence sur ses réelles capacités à répondre aux besoins du marché ? », s’est-t-il demandé.

Fustigeant le monopole de l’importation qui serait attribuée à la CSS en cas de pénurie de sucre, il a indiqué que les accords de commercialisation et de régulation signés avec l’Etat en 2012 prévoyaient donnaient cette mission aux commerçants locaux.

M. Ndiaye a profité de la même occasion pour rappeler « l’absolue nécessité » de la part de l’Etat de rester neutre dans le jeu de la concurrence.

« Ce que nous attendons de l’Etat et que la loi lui permet, est de garantir une saine compétition entre différents acteurs du marché et de faire en sorte que la loi s’applique à tout acteur qui aurait enfreint les règles », a-t-il souligné.

« On ne demande pas d’avantages particuliers ni de quotas sur les importations, nous demandons simplement à l’Etat d’opérer une posture de neutralité et de faire en sorte que tous les acteurs concernés soient à égale distance de la réglementation et de la loi », a-t-il insisté.

Mondial 2018: le Sénégal et le Japon se testent, dans un match de cécifoot

Le Sénégal et le Japon, qui partagent la même poule pour la Coupe du monde en Russie, se sont affrontés jeudi à Dakar lors d’un match de cécifoot, entre « non-voyants », a rapporté un journaliste de l’AFP.

L’équipe nationale de football du Sénégal de cécifoot a battu celle du Japon par un but à zéro.

Les joueurs sénégalais étaient tous issus de l’Institut national d’éducation et de formation des jeunes aveugles (INEFJA) de Thiès, à 70 km de Dakar. Ils avaient en face d’eux des volontaires de l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica), qui, pour affronter les Sénégalais, avaient les yeux bandés.

Le match a opposé « des personnes handicapées et des personnes sans handicap, ce qui signifie que nous collaborons ensemble à travers ce sport pour montrer l’importance de la diversité et de l’inclusion dans la société », a dit à l’AFP le secrétaire général de l’Association de football des aveugles du Japon, Eigo Matsuzaki.

Le cécifoot, le football à cinq des non-voyants, ne se pratique pas avec n’importe quel ballon: un ballon à grelots que les joueurs repèrent grâce au son.

Cette discipline suit les règles de la Fédération internationale de football (FIFA), avec des aménagements pour tenir compte du handicap des joueurs. Elle commence à se faire connaître au Sénégal.

« L’équipe nationale de cécifoot s’est classée troisième au championnat d’Afrique au Cameroun en 2015 », a déclaré le président de Handisports Sénégal, Santi Sène Hagne, également maire d’une commune de Dakar.

« Le cécifoot a changé ma vie. Quand j’ai perdu la vue à l’âge de huit ans, je ne croyais plus ressortir retrouver la rue, jouer avec mes amis parce que je ne pouvais plus me déplacer comme d’habitude », a confié à l’AFP l’unique buteur du match, Ousmane Niang.

« Grâce au cécifoot, j’ai retrouvé l’envie de vie, de partage. J’ai retrouvé des gens comme moi. C’est une réinsertion et je n’espérais plus retrouver ce monde », a-t-il ajouté.

Le match de jeudi a été organisé dans le cadre de la semaine nationale de l’éducation de base au Sénégal. La Jica entendait à cette occasion contribuer à « la diversité par le cécifoot ».

Le 24 juin en Russie, ce sera un tout autre match entre le Sénégal et le Japon dans le cadre de la coupe du monde. Ces deux équipes partagent la même poule que la Colombie et la Pologne.

Pour sa première participation, en 2002, le Sénégal avait vaincu en match d’ouverture la France (1-0), tenante du titre, et s’était hissé jusqu’en quarts de finale.

Sénégal : le secteur secondaire renoue avec la hausse

Le secteur secondaire au Sénégal, après les deux premiers mois de cette année marqués par une baisse consécutive, a renoué avec la hausse en mars dernier, selon une note de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE) reçue mercredi à APA.

Une progression de 11,8% en rythme mensuel a été relevée par la DPEE qui souligne qu’elle a principalement été soutenue par la construction (plus 19,9%), la fabrication de matériaux de construction (plus 14,1%) et la production d’énergie (plus 7%).

« Toutefois, tempère la DPEE, des contributions négatives à l’évolution du secteur sont particulièrement notées dans la production de sucre (moins 22%), les activités extractives (moins 1,1%) et la fabrication de corps gras alimentaires (moins 20,7%) ».

Sur un an, une contraction de 2,2% du secteur secondaire est observée en mars 2018, essentiellement liée aux contreperformances notées dans les conserveries de viande et de poissons (moins 42,4%), l’activité d’ égrenage de coton et fabrication de textiles (moins 56,6%), la fabrication de produits céréaliers (moins 40,7%) et les industries chimiques (moins 13,2%).

De leur coté, la construction (plus 16,9%), la production d’énergie (plus 9,3%), la fabrication de matériaux de construction (plus 7,5%), la métallurgie-fonderie (plus 26,7%) et la fabrication de produits en caoutchouc (plus 15,9%) se sont bien comportées durant la période sous revue

Les quotidiens prolongent les débats sur l’autoroute à péage

La mort accidentelle de Papis Mballo du groupe musical sénégalais Gélongal continue d’alimenter les journaux, les quotidiens parvenus mardi à l’APS revenant pour la plupart sur ce sujet évoqué la veille, en rebondissant sur la sortie du président Macky Sall sur la question.

Enquête campe le débat comme suit : « La mort brutale de l’artiste Papis Mballo sur l’autoroute à péage a remis au goût du jour le débat sur les conditions d’exploitation » de l’autoroute à péage reliant Dakar à l’aéroport international Blaise Diagne de Diamniadio (AIBD).

« Papis Mballo s’en est allé. Mais non sans laisser derrière lui un vif débat autour de l’autoroute qui l’a vu succomber de manière si brutale. Sécurité, tarifs, civisme : tout y passe », rapporte le journal.

Il ajoute que pendant que le président de la République Macky Sall « demande une révision de la concession, certains observateurs, loin de la volée de bois vert contre Eiffage », la société en charge de la gestion de l’autoroute à péage, « interpellent la conscience des citoyens et du gouvernement pour éviter pareils drames à l’avenir ».

« Macky tape sur la table », suite à la mort de Papis Mballo, samedi matin, sur l’autoroute à péage, à hauteur de Toglou 2. Cet accident de voiture, intervenu sur un tronçon mal éclairé, a été provoqué par un troupeau de vaches en divagation, selon des informations de presse.

« Face à l’indignation suscitée par cette tragédie et les conditions dans lesquelles elle est survenue (défaut d’éclairage, irruption de troupeau de vaches sur la chaussée), le chef de l’Etat, Macky Sall, en appelle, une nouvelle fois, à la révision de la concession de l’autoroute à péage et des tarifs », écrit Sud Quotidien.

Selon le quotidien national Le Soleil, le président de la République a « demandé au gouvernement d’accélérer le processus de révision du contrat de concession de l’autoroute à péage et de prendre des mesures fermes pour renforcer la sécurité sur le long du tracé », suite à ce drame.

« Après avoir déploré les morts sur cet axe, le chef de l’Etat a annoncé la prochaine révision du contrat de concession et celle des tarifs », note aussi Le Témoin quotidien.

« C’est vraiment inadmissible de laisser des vaches traverser l’autoroute », déclare le président de la République dans des propos rapportés par le quotidien L’As, selon lequel « menace Senac », du nom de Gérard Senac dont la société, Eiffage, est au tributaire de la concession d’exploitation de l’autoroute à péage.

« L’Etat pompier arrive », estime Walfquotidien. « L’insécurité sur l’autoroute à péage a toujours été dénoncée, non seulement par l’usager lambda, mais par des députés devant le ministre des Infrastructures », renseigne le journal.

« Malgré ces dénonciations, écrit-il, l’Etat n’avait pris aucune mesure pour y remédier. En lieu et place d’une action concrète, l’Etat n’a fait que des promesses ».

« Macky veut freiner Senac », insiste La Cloche à la Une, Tribune parlant de « Péage de réprimandes… ». « Suite au décès accidentel de Papis +Gélongal+, l’autoroute à péage est au cœur de tous les débats », fait d’abord observer ce journal.

Il signale ensuite que les usagers qui « semblaient se retenir de taper » sur Gérard Senac, « n’ont pas hésité à déverser leur trop-plein de mécontentements. Ils ont foutu Senac dans un sac à puces. C’est un péage de réprimandes avant tonnerre ».

Inauguration à Dakar de la maison Ousmane Sow

La maison Ousmane Sow, du nom du sculpteur sénégalais décédé fin 2016 et connu à travers le monde pour ses oeuvres monumentales, a été inaugurée samedi à Dakar, en marge d’une manifestation internationale sur l’art africain contemporain, selon des journalistes de l’AFP.

La maison Ousmane Sow, située à Yoff (banlieue de Dakar) et où le sculpteur a habité jusqu’à son décès en décembre 2016, a été ouverte samedi au grand public, en présence de fans de l’art.

Dans cette maison, seront présentées, selon son entourage, les oeuvres de l’artiste: séries africaines, série en hommage au grands hommes qui marquèrent sa vie, petites sculptures Nouba, oeuvres inédites et oeuvres inachevées.

« Très vite après sa disparition, mon frère et moi avons décidé que la maison allait abriter les oeuvres. Il y avait une notion de continuité. C’est une maison qu’il a bâtie de ses mains, qu’il a pensée, décorée », a affirmé à l’AFP Ndèye Sow, fille du sculpteur.

Cette maison à deux étages, « Ousmane Sow l’avait baptisée Le Sphinx car elle préfigurait pour lui la série qu’il imaginait réaliser sur les Egyptiens. Tête, bras et dos du Sphinx sont représentés symboliquement en une architecture résolument contemporaine », selon un document de présentation de l’édifice.

« C’est comme un livre cette maison aussi. Quelqu’un qui vient ici peut avoir une vision globale de l’oeuvre d’Ousmane », explique Béatrice Soulé, commissaire de l’exposition et ex-compagne du sculpteur.

« C’est fabuleux. Ca confirme justement mes convictions que c’est vraiment un orfèvre de l’art scriptural », a dit à l’AFP Mokhsine Diouf, un visiteur.

L’inauguration de la maison Ousmane Sow a lieu en marge de l’édition 2018 de Dak’Art, lancée jeudi, une des plus importantes manifestations de l’art africain contemporain, organisée tous les deux ans au Sénégal.

Le Dak’Art, qui se tient jusqu’au 2 juin, est une occasion d’un hommage à cette grande figure du Sénégal dans le domaine de l’art. Né le 10 octobre 1935 à Dakar, Ousmane Sow y est décédé en décembre 2016 à l’âge de 81 ans.

Il était connu pour ses sculptures monumentales de guerriers qui ont fait le tour du monde.

Dak’Art 2018 – Exposition internationale: Le public se fait désirer

Hormis le jour du vernissage, ce n’est pas encore la foule des grands jours à l’exposition internationale, « Une nouvelle humanité », qu’abrite l’ancien Palais de Justice de Dakar dans le cadre de la 13ième édition de la Biennale de l’art africain contemporain.

Six jours après l’ouverture officielle de la 13ième édition de la Biennale de l’art africain contemporain Dak’Art, l’affluence n’est pas du tout au rendez-vous à l’ancien Palais de justice de Dakar qui abrite l’exposition internationale intitulée « Une nouvelle humanité ». C’est du moins le constat fait lors de notre passage hier, mardi 8 avril, dans ce bâtiment où des oeuvres d’artistes étrangers, dont cinq sénégalais, sont présentés.

Difficile de rencontrer un Sénégalais venu découvrir la peinture, les installations, le textile travaillé sur le wax, la photographie etc., exposés sur place, sinon que des étrangers originaires surtout d’Europe. « Je n’ai pas encore terminé la visite mais il y a plein de choses que je vois et ce n’est pas mal du tout, il y a une certaine originalité, c’est créatif », explique Monsieur Cissé un des rares nationaux trouvés sur place. Et si ce professeur de sciences physiques fréquente le lieu, c’est parce qu’il « s’intéresse à l’art », nous dit-il.

Plus loin, un couple belge contemple les œuvres exposées. Venu séjourner chez leur fils qui travaille à Dakar, ils en ont profité pour visiter le Sénégal, surtout en cette période de la Biennale. « Nous sommes venus à Dakar depuis quelques jours et on en profite pour visiter tout ce qui est exposé. Que ce soit Ousmane Sow où à la Biennale ici, y compris Gorée », a fait savoir Jean Bonamo. Emerveillé par ce qu’il a trouvé sur place, il laisse entendre que « ça mériterait d’être très connu en Europe parce qu’il y a beaucoup à apprendre ici même si la Belgique est très orientée par l’art moderne ».

Dans le hall de l’ancien Palais de justice de Dakar, on retrouve Marina. Vêtue d’une robe courte de couleur bleue, elle prend des photos en veux-tu en voilà, bref tout ce qu’elle juge important. Cette Allemande qui n’a « qu’un week-end pour visiter Dakar », ne cache pas son admiration au vu des productions artistiques. « On vient de commencer par l’ancien Palais de justice et j’irai dans d’autres lieux, je trouve ça surprenant vraiment même si tout n’est pas forcément facile à comprendre », estime-t-elle. Elle ajoute que sa visite de la Biennale va se poursuivre dans les autres lieux d’exposition, à la rencontre des75 artistes venant de 33 pays dont cinq sénégalais qui ont été sélectionnés pour participer à cette exposition internationale de Dak’Art qui se poursuit jusqu’au 2 juin prochain.

Dak’Art 2018 : « Franc succès » du bilan d’étape (ministre)

Le ministre sénégalais de la Culture, Abdou Latif Coulibaly, après avoir constaté des expositions presque partout dans le pays, s’est félicité du bilan d’étape de la 13e édition de la Biennale de l’Art africain contemporain, Dak’Art-2018, dont le coup d’envoi a été donné jeudi dernier.

« Il existe des expositions dans toutes les régions du Sénégal. A Dakar, Keur Massar, Kaolack, Sédhiou, Bignona, Saint-Louis, partout au Sénégal », a indiqué le ministre qui, dans des propos rapportés par Le Quotidien, fait état de « 312 expositions » organisées jusqu’ici.

Pour M. Coulibaly, ce « franc succès » et cette « réussite » sont le fruit du travail des artistes. « C’est vous qui nous permettez d’aller partout. Merci pour ce travail », a-t-il dit à leur endroit, en marge d’une visite de certains sites d’exposition.

Se disant « confiant » pour la suite du Dak’Art, le ministre de la Culture a noté d’ores et déjà que « la Biennale de cette année est réussie, ou disons tout simplement qu’elle ouvre des perspectives et nous sommes optimistes par rapport à l’avenir ».

Par ailleurs, il a magnifié l’apport économique de la Biennale pour le Sénégal, révélant que « depuis plus de 15 jours, on ne peut plus réserver de chambre d’hôtel à Dakar ».

Avec les bénéfices que vont générer, entre autres, les transports et les locations de lieux d’exposition, le ministre s’est dit persuadé que les 500 millions de FCFA investis par l’Etat sénégalais rapporteront une enveloppe de 3 à 4 milliards de FCFA.

Soutenue à hauteur de 75% (500 millions de FCFA) par l’Etat du Sénégal, la Biennale de Dakar qui prend fin le 2 juin porte sur le thème «L’heure Rouge», une expression empruntée à l’un des pères de la Négritude, Aimé Césaire, et qui renvoie à la liberté et à la responsabilité des individus.

Heurts à Madrid après la mort d’un vendeur à la sauvette sénégalais

Une manifestation de protestation a dégénéré en heurts avec la police, jeudi soir, dans un quartier du centre de Madrid, après le décès d’un vendeur à la sauvette sénégalais, des protestataires accusant des policiers municipaux de l’avoir pourchassé.

Les protestations faisaient suite au décès d’un Sénégalais d’environ 35 ans, Mam M’Baye Diaye, vendeur à la sauvette sur la Plaza de la Puerta del Sol, la plus célèbre de Madrid, selon les témoignages de plusieurs Sénégalais.

Vendredi à 1H00 du matin (0H00 GMT), un hélicoptère survolait encore le quartier populaire et métissé de Lavapiès, dans le centre, où s’est produit le décès, et des voitures de police patrouillaient à toute allure dans les rues voisines.

Vers 21H00, quelques centaines de manifestants en colère étaient rassemblés aux deux extrémités de la petite rue « del Oso » où le mort avait été découvert, invectivant les forces de l’ordre déployées aux cris de « police assassine », a constaté une journaliste de l’AFP.

Vers 21H30 (20H30 GMT), des heurts inhabituels dans la capitale espagnole ont éclaté: des protestataires ont jeté des pierres, pavés, bouteilles sur un camion de pompiers et les forces de l’ordre, qui ont répliqué notamment en tirant des balles en caoutchouc. Dans des rues adjacentes et au-delà, ont été incendiés des éléments de mobilier urbain, poubelles, conteneurs à ordures, vélos et au moins une moto.

Les services d’urgence ont indiqué que l’homme avait été trouvé inconscient dans une rue de Lavapies par une patrouille de police. Quand les secours sont arrivés « il y avait une patrouille de police municipale qui passait par là et qui l’a vu en premier, ils étaient en train de faire des gestes de réanimation », a indiqué à l’AFP un porte-parole des services d’urgence.

« Il était seul et est tombé évanoui », a assuré ce porte-parole.

Mais plusieurs Sénégalais rencontrés par l’AFP ont affirmé que son dècès faisait suite à une course poursuite: « La police municipale l’a poursuivi de Sol jusqu’à Lavapies, avec une moto, tandis que lui courait avec son ballot de marchandises qui pesait très lourd », a assuré un autre vendeur à la sauvette, Modou, 25 ans.

D’autres Sénégalais faisaient le même récit mais aucun n’avait assisté au décès.

« Cela faisait 12 ans qu’il était en Espagne, il était arrivé à bord d’une embarcation de fortune, il n’avait pas de travail et c’est pour ça qu’il était vendeur à la sauvette, il aidait sa famille au Sénégal », a assuré Modou.

Selon un autre proche, Khadim Tchiaw, Sénégalais de 42 ans, Mam M’Baye Diaye avait couru avec sa marchandise parce qu’il ne pouvait se permettre le luxe de « perdre même un euro ».

La maire de Madrid, l’ancienne juge de gauche Manuela Carmena, a publié dans la nuit un message sur son compte Twitter: « Je suis terriblement désolée de la mort d’un habitant de Lavapies. A la mairie, nous enquêterons à fond sur ce qui s’est passé et agirons en conséquence », a-t-elle promis, exprimant « toute sa solidarité » aux proches de l’homme décédé.

La police municipale n’a pu être jointe par l’AFP jeudi soir.

Ismaïla Sarr, le football en héritage (proche)

Ismaïla Sarr, l’attaquant sénégalais de Rennes (élite française) a hérité son talent de sa famille, a rappelé son père, Abdoulaye Sarr Naar Gaad, international sénégalais à la fin des années 80, dans un entretien en langue nationale wolof avec APS-TV.

« Ismaïla, en plus d’être le fils d’un ancien international est aussi le neveu Abdoulaye Ndiawar Ba plus connu sous le pseudonyme de Giresse. Un ancien international qui avait embrassé la carrière d’entraîneur à la fin de sa carrière. Il est décédé récemment », s’est souvenu Naar Gaad, faisant remarquer que son fils n’est qu’à l’entame de sa carrière de footballeur.

« Il sait qu’il doit encore travailler pour progresser », a-t-il insisté, soulignant qu’il a déjà beaucoup de qualités depuis sa tendre enfance.

« Les Saint-Louisiens vous diront qu’ils ne sont pas surpris de sa trajectoire parce qu’il faisait parlé de lui dès son jeune âge », a-t-il par ailleurs ajouté.

Evoquant le parcours de son fils qui est passé par les petites catégories dans sa ville natale de Saint-Louis avant de partir à Génération Foot, « Naar Gaad », ancien attaquant de la Linguère rappelle avoir fait lever les foules à son époque.

« Le parcours d’Ismaïla (Sarr), je ne le perçois pas comme une revanche parce que nous avons vécu deux périodes différentes », a dit le papa de l’attaquant de Rennes (élite), l’une des vedettes du marché estival des transferts en 2017.

« J’ai été un brillant footballeur mais à notre époque, il n’y avait pas d’argent », a-t-il indiqué soulignant avoir eu un soutien populaire que son fils n’aurait jamais.

« On nous donnait tout juste une boisson ou un sandwich à la fin du match mais pas d’argent comme c’est le cas pour la génération d’Ismaïla (Sarr) », a commenté l’ancien attaquant.

« C’est une question d’époque, le football n’était pas un moyen de promotion sociale, on se contentait tout juste des foules qui nous accompagnait », a-t-il dit, soulignant qu’il espère que son fils pourrait bénéficier d’un tel soutien.

« Comme on dit chez nous, j’ai eu l’affection des hommes, le soutien populaire pendant toute ma carrière », a-t-il insisté. Tout l’argent du monde n’arrive pas à bénéficier de tels soutiens qui continuent plusieurs années après la fin de sa carrière, selon lui.

Le solde commercial s’est établi à -157,9 milliards de francs Cfa, en mars 2018

Au mois de mars dernier, le solde commercial s’est établi à -157,9 milliards de francs Cfa, contre -163,7 milliards en février. C’est ce qui ressort du dernier bulletin sur le commerce extérieur de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) publié hier.

Le solde commercial du Sénégal s’est amélioré au mois de mars 2018. Il s’est établi à -157,9 milliards de francs Cfa, au mois de mars 2018, contre -163,7 milliards de francs Cfa au mois précédent, d’après le dernier bulletin sur le commerce extérieur de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) publié hier. ‘’Cette amélioration du solde est expliquée par l’excédent vis-à-vis du Nigeria (+1,4 milliard de francs Cfa contre -27,4 milliards de francs Cfa au mois précédent) et la réduction du déficit vis-à-vis de l’Inde (-4,4 milliards de francs Cfa contre -16,2 milliards de francs Cfa au mois précédent) et de la Belgique (-9,4 milliards de francs Cfa contre -15,1 milliards de francs Cfa au mois précédent)’’, lit-on dans la note.

Cependant, précise la même source, le renforcement du déficit vis-à-vis de la Chine, de -37,6 milliards de francs Cfa contre -15,5 milliards de francs Cfa au mois précédent, a atténué le progrès du déficit de la balance commerciale. Ainsi, le cumul du solde, à fin mars 2018, s’est détérioré. Il s’établit à -558,4 milliards de francs Cfa contre -369,5 milliards de francs Cfa pour la période correspondante en 2017.

Pour ce qui est des exportations, elles sont ressorties, au mois de mars 2018, à 142,5 milliards de francs Cfa contre 119,9 milliards de francs Cfa en février, soit une hausse de 18,9 %. ‘’Ce relèvement est essentiellement dû à l’augmentation des expéditions d’or non monétaire (+41,6 %), de poissons frais de mer (+27,2 %) et de phosphates (3,8 milliards de francs Cfa contre 0,8 milliard de francs Cfa au mois précédent)’’, relève le bulletin de l’Ansd. Par ailleurs, ajoute le document, l’absence d’exportation d’acide phosphorique au mois précédent contre 17,4 milliards de francs Cfa au cours de la période sous revue, a renforcé cette hausse. Toutefois, le repli des exportations d’arachides non grillées (-51,0 %) et d’engrais (-97,5 %) a atténué ce relèvement.

Comparées au mois de mars 2017, les expéditions se sont repliées de 13,6 %. Leur cumul à fin mars 2018 s’est établi à 384,2 milliards de francs Cfa contre 436,0 milliards de francs Cfa pour la période correspondante en 2017, soit un repli de 11,9 %.

Selon l’Ansd, les principaux produits exportés, au cours du mois de mars 2018, sont l’or non monétaire à hauteur de 24,6 milliards de francs Cfa, l’acide phosphorique pour 17,4 milliards de francs Cfa, les poissons frais de mer pour une valeur de 14,1 milliards de francs Cfa, les produits pétroliers pour 12,5 milliards de francs Cfa et le ciment hydraulique à hauteur de 7,9 milliards de francs Cfa.

Les principaux clients du Sénégal sont la Suisse avec 15,0 % de ce volume d’exportation, l’Inde 12,3 %, le Mali 10,9 %, la Chine 5,3 % et l’Espagne 4,0+ %.

Si les exportations ont augmenté de deux chiffres en mars dernier, les importations, elles, ont connu une hausse de 5,9 % sur la même période. Elles sont évaluées à 300,4 milliards de francs Cfa contre 283,6 milliards de francs Cfa au mois précédent. ‘’Cette augmentation est imputable à celle des achats à l’extérieur de blé (8,0 milliards de francs Cfa contre 2,7 milliards de francs Cfa au mois précédent), de maïs (6,1 milliards de francs Cfa contre 1,0 milliard de francs Cfa au mois précédent) et d’autres machines et appareils (+21,4 %)’’, informe la note.

Cependant, le relèvement des importations a été modéré par la quasi-absence des achats à l’extérieur d’huile brute de pétrole en mars 2018 contre 28,9 milliards de francs Cfa au mois précédent. Comparées au mois de mars 2017, les importations ont connu une baisse de 4,3 %. Leur cumul à fin mars 2018 s’est établi à 942,6 milliards de francs Cfa contre 805,5 milliards de francs Cfa pour la période correspondante en 2017, soit une hausse de 17,0 %. L’agence en charge de la statistique précise que les principaux produits importés, au cours de la période sous revue, sont les produits pétroliers finis pour un montant de 37,4 milliards de francs Cfa. Les autres machines et appareils sont estimés à 26,2 milliards de francs Cfa de ce chiffre, le riz 19,5 milliards de francs Cfa, les métaux communs 15,6 milliards de francs Cfa et les produits pharmaceutiques 11,7 milliards de francs Cfa. Les principaux fournisseurs du Sénégal, pendant la période sous revue, restent la France pour 18,5 %, la Chine 15,1 %, l’Inde 7,3 %, les Pays-Bas 5,6 % et la Turquie 4,6 %.