Projet aurifère Massawa : bientôt une décision pour son exploitation

L’évaluation du projet se poursuit actuellement afin de déterminer sa rentabilité a indiqué son Directeur exécutif lors d’une conférence de presse

La société minière Randgold a annoncé lundi 11 Juin, à Dakar se donner jusqu’à fin 2018 pour prendre une décision définitive concernant l’exploitation et le développement du projet aurifère Massawa, situé dans la région de Kédougou (sud-est). « D’ici la fin du mois de juillet, on va mettre à jour l’évaluation du projet. Nous allons continuer les sondages pour évaluer la rentabilité du projet. Nous espérons prendre une décision avant la fin de l’année » 2018, a indiqué son directeur exécutif Mark Bristow.

M. Bristow, en visite d’inspection au Sénégal, a aminé une conférence de presse pour faire le point sur l’évolution de ce projet « très complexe ». « On va sous peu voir le but du tunnel« , a-t-il cependant indiqué.

Dans cette perspective, un processus de consultation publique « va débuter en juillet et le projet d’étude et d’impact environnemental et social sera soumis au cours de la même période’’, a annoncé le directeur de Randgold au Sénégal, Mohamed David Mbaye.

« Aucun gramme d’or n’est encore sorti de terre, mais nous sommes à 64 milliards de francs CFA de dépenses« , a affirmé M. Mbaye.

Avant la décision de développer le projet, a-t-il dit, « Randgold a déjà commencé à investir dans les projets locaux communautaires en mettant l’accent sur l’amélioration des infrastructures d’éducation, de santé et d’eau potable (…) ».

S’y ajoute que  » 70% des travailleurs du projet ont été recrutés dans les villages environnants« , lesquels ont bénéficié d’investissements de l’ordre de « 235 millions de francs CFA depuis 2010« , selon le directeur de Randgold au Sénégal.

Il a dit que la société minière avait ainsi décidé de « donner cinq millions de francs CFA au village d’enfants SOS, 7,5 millions de francs CFA à l’hôpital Albert Royer et cinq millions de francs CFA à l’association des handicapés de Dakar ».  Les chèques ont été remis à ces différentes structures, a assuré M. Mbaye.

La société Randgold, présente au Sénégal depuis 1995, dispose de trois permis d’exploitation (Kanoumba, Dalema, Bambadji) sur une superficie de 1066 Km2, sans compter la mine d’or de Massawa.

 

Le Sénégal suspend le visa des 28 agents de Mansudae Overseas

Cette société nord-coréenne qui a construit le Monument de la Renaissance au Sénégal est soupçonnée par l’ONU d’affaires louches.

Selon les informations de Libération, le Sénégal mène une enquête sur les activités de Mansudae Overseas project group of companies (Mo), la société nord-coréenne qui a construit le Monument de la Renaissance.
En effet, des experts de l’Onu estiment que cette entité, spécialisée dans la construction de grosses œuvres en Afrique, serait aussi la vache laitière du Pouvoir nord-coréen. Aussi, dans une résolution, le Conseil de sécurité de l’Onu a gelé les actifs de Mo tout en demandant au Sénégal de procéder à une enquête.  Les investigations sénégalaises ont permis de découvrir que Mo est toujours présent au Sénégal où elle exploite 28 personnes.

En guise de mesure conservatoire, le Sénégal a suspendu le visa des 28 agents le temps d’y voir plus clair sur les vraies activités du groupe. Une affaire à suivre.

Pour rappel, Mo aurait des activités dans plusieurs pays pays d’Afrique et d’Asie du Sud-Est, notamment l’Algérie, l’Angola, le Botswana, le Bénin, le Cambodge, le Tchad, la République démocratique du Congo, la Guinée équatoriale, la Malaisie, le Mozambique, Madagascar, la Namibie, la République arabe syrienne, le Togo et le Zimbabwe…

 

Amical : Sénégal-Corée du Sud ce lundi

Le Sénégal joue son dernier match de préparation à la coupe du monde 2018 qui va débuter ce jeudi ce soir.

Après son match nul face au Luxembourg (0-0) et sa défaite contre la Croatie (1-2), le Sénégal achève sa préparation au Mondial 2018 en affrontant un autre Mondialiste, la Corée du Sud, ce lundi (13h30 GMT) à Grödig en Autriche. A la recherche d’une première victoire en 2018, les Lions de la Teranga tenteront de s’appuyer sur les progrès entrevus face aux Croates pour emmagasiner de la confiance avant de débuter la compétition contre la Pologne le 19 juin.

 

Le Sénégal s’engage dans l’encadrement des écoles coraniques

Le gouvernement sénégalais a adopté mercredi 6 juin en Conseil des ministres un projet de loi portant sur la réforme du statut des daaras (écoles coraniques).

Près de la moitié des enfants sénégalais ne fréquenteraient pas l’école formelle. Selon une étude de l’Unicef parue en 2014, 47% des enfants sénégalais en âge d’être scolarisés ne sont pas inscrits à l’école formelle. Au moins un tiers d’entre eux seraient des talibés, selon Hamidou Dia, sociologue et chercheur à l’Institut de recherche pour le développement (IRD), qui a piloté le rapport. L’objectif du nouveau projet de loi : leur donner accès aux enseignements élémentaires et créer des passerelles vers l’enseignement public ou la formation professionnelle.

Créer des passerelles avec l’école publique

Le texte inclut un cursus pédagogique sur huit ans, combinant apprentissage du Coran et acquisitions des compétences élémentaires des programmes du CP au CM2. « Nombre d’enfants des daaras ne savent ni lire ni écrire en français et n’ont pas de notion de calcul », souligne Babacar Samb, inspecteur des daaras pour le ministère de l’Éducation nationale.

Au-delà de l’enseignement, il s’agira également de doter les daaras d’un cadre juridique formel, pour les rendre éligibles aux subventions étatiques en vue d’améliorer  les infrastructures de ces écoles coraniques, souvent insalubres. Dans le cadre d’un projet pilote appuyé par la Banque islamique de développement (BID) à hauteur de 10,3 milliards de francs CFA, le gouvernement construit 32 daaras à travers le pays.

Le poids des confréries religieuses

La volonté gouvernementale d’encadrer les écoles coraniques n’est pas nouvelle. Dès le début des années 2000, un programme avait été expérimenté dans 64 daaras sénégalaises. Au moment de légiférer, le texte s’était heurté à une vive opposition des autorités religieuses et des maîtres d’enseignement coraniques. « Ils ne se sentaient pas assez impliqués dans le projet de réforme et estimaient que la modernisation des daaras dénaturait l’enseignement religieux », précise Hamidou Dia.

Parmi les détracteurs de la réforme, la très influente Fédération nationale des associations d’écoles coraniques du Sénégal, créée en 2011. Cette dernière compte 712 associations et revendique 16 800 daaras et deux millions de talibés. Si les chiffres qu’elle avance sont à prendre avec des pincettes, la Fédération jouit d’une influence réelle. En 2015, elle s’était mobilisée contre le projet de loi de modernisation des daaras en menant des actions de sensibilisation parmi les populations et en intervenant massivement dans les médias. Sous la pression, le gouvernement avait alors retiré le texte.

« Sénégaliser » l’école publique

Cette fois, le gouvernement affirme être parvenu à un consensus parmi les différents acteurs concernés. À huit mois de l’élection présidentielle, difficile de ne pas envisager l’impact électoral d’une telle réforme. Car les confréries religieuses du Sénégal représentent un réservoir de votes extrêmement important. « Au-delà de la formalisation des établissements coraniques, ce projet s’inscrit dans une démarche plus large de ‘sénégalisation’ de l’école publique », estime Hamidou Dia.

Selon le sociologue, l’école publique sénégalaise, laïque, ne prend pas en compte l’enseignement religieux et n’est pas tout à fait en phase avec les réalités sociales du pays. « La conception de la laïcité au Sénégal n’est pas comme en France. Elle reconnaît un rôle éducatif aux confréries religieuses. Ce projet de loi est une manière de convaincre certains parents attachés à l’enseignement du Coran que l’école publique n’est pas incompatible avec leurs traditions religieuses et n’est pas uniquement le fruit de l’héritage de l’école coloniale française. »

 

Sénégal : 7 enfants atteints de myocardiopathie seront opérés en Israël

Ces opérations sont le fruit d’une collaboration entre l’ONG israélienne Sach, l’ambassade d’Israël à Dakar et l’hôpital Albert Royer

L’agence de presse sénégalaise (APS) révèle que, grâce à la collaboration entre l’ONG israélienne Sach, l’ambassade d’Israël à Dakar, et l’hôpital Albert Royer, « sept famille sénégalaises vont aller en Israël pour une intervention chirurgicale de leurs enfants atteints de myocardiopathie », a annoncé l’épouse de l’ambassadeur d’Israël au Sénégal, Jeanne Harrison, citée par le site sénégalais APS.

« Selon le professeur Amadou Lamine Fall, pédiatre cardiologue à l’hôpital d’enfants Albert Royer, tous les ans, près de 400 cas de cardiopathie sont enregistrés au Sénégal ».

En juin dernier, Israël et le Sénégal ont annoncé la reprise de leurs relations diplomatiques, qui avaient été gelées quand le Sénégal avait co-présenté la fameuse résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui visait les implantations israéliennes en Cisjordanie.

 

Saint-Louis : La BM au secours des victimes de l’érosion

Une somme de 16 milliards de Fcfa a été arrêtée par la Banque mondiale afin de venir en aide aux 927 ménages, victimes de l’érosion côtière

Le groupe de la Banque mondiale (BM) a approuvé jeudi à Washington ’’un appui direct’’ de 30 millions de dollars, équivalant à plus de 16 milliards de francs CFA, au bénéfice de 927 ménages victimes de l’érosion côtière à Saint-Louis, a appris l’APS, vendredi, à Dakar.

La BM a approuvé jeudi « un appui direct de 30 millions de dollars pour 927 ménages, presque 10,000 personnes dans la ville de Saint-Louis qui ont déjà été déplacées par l’érosion côtière », annonce l’institution financière internationale dans un communiqué.

Cela fait suite à un appel à l’aide internationale lancé par le maire de Saint-Louis, Mansour Faye, lors du « Sommet sur la Planète » de décembre 2017, à Paris, en France, selon le communiqué.

« La récupération de cas d’urgence de Saint-Louis et le Projet de résistance montrent l’engagement du Sénégal à traiter les effets de changement climatique. C’est le premier projet faisant déménager des populations affectées par la montée de l’eau de mer« , relève Louise Cord, le directeur pays de la Banque mondiale pour le Sénégal dans des propos rapportés dans un communiqué.

Au cours de sa première phase, ce projet destiné à réduire la vulnérabilité aux risques côtiers des populations établies le long de la Langue de Barbarie et de renforcer la planification de la résilience urbaine et côtière de la ville de Saint-Louis bénéficiera directement aux 500 ménages (5 000 personnes) déjà déplacés du fait de l’érosion côtière, selon le communiqué.

La deuxième phase du projet bénéficiera directement aux 427 ménages restants (4 158 personnes), relève le texte qui ajoute que « la moitié des bénéficiaires du projet sont des femmes ».

De même source, il est précisé que « (…) les études et la conception techniques en vue d’une solution de protection à long terme du littoral de la Langue de Barbarie, prévues par la composante 3, bénéficieront à environ 55 000 personnes établies dans cette zone côtière ».

« Parallèlement, le Plan de résilience urbaine jettera les bases d’investissements futurs pour réduire la vulnérabilité des 213 000 habitants de la ville de Saint-Louis aux plus grands risques de cette zone côtière », indique la Banque mondiale.

« Ces dernières années, nous avons vu des montées plus fréquentes et intenses de tempête. Le long de la côte, nous pouvons voir les impacts dévastateurs de l’érosion avec des maisons détruites’’, fait de son côté valoir le maire de Saint-Louis, Mansour Faye, par ailleurs ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement.

Et d’ajouter, cité par le communiqué : « Il est nécessaire de dérouler des actions urgentes pour préserver la Langue de Barbarie pour qu’elle puisse continuer à assurer sa fonction protectrice pour la ville entière »

Education: l’Ussein ouvre ses portes en octobre

La 5ème université publique du Sénégal, l’Université du Sine-Saloum El Hadji Ibrahima-Niasse (Ussein) ouvrira ses portes à la rentrée prochaine.

La direction de l’Université du Sine-Saloum El Hadji Ibrahima-Niasse (Ussein) est formelle : le cinquième établissement d’enseignement supérieur du pays ouvrira bel et bien ses portes à la rentrée prochaine, dans un climat récemment marqué par des manifestations étudiantes sur l’ensemble du pays. « Les infrastructures sont disponibles pour la première année qui souvent, est constituée de troncs communs. Pour ce qui concerne les hébergements, des dispositions sont prises pour loger au moins 30 % des étudiants, ce qui est une première pour une université au Sénégal », révèle Mouhamadou Moustapha Goudiaby, chargé de la communication de l’université.

Pour cette première année, 2 000 étudiants seront accueillis à l’Ussein. À terme, ils seront 30 000, d’après les prévisions. Instituée par décret en janvier 2013, l’Ussein, multicampus, est implantée sur cinq sites répartis entre les quatre régions centrales du pays que sont Kaolack, Fatick, Kaffrine et Diourbel. Des services de l’État ont mis à disposition des locaux neufs pour un démarrage dans les villes de Fatick, Kaolack et Kaffrine.

Éclatement des sites

La stratégie d’éclatement des sites s’inscrit également dans le sillage d’une volonté d’un meilleur équilibre dans la répartition spatiale des établissements et des effectifs universitaires du pays. Jusqu’ici, hormis celle de Bambey, dans la région de Diourbel (centre), les trois grandes universités publiques sénégalaises sont installées sur la façade atlantique : à Dakar, Saint-Louis et Ziguinchor. Cette localisation entre plusieurs régions « permet en outre au gouvernement du Sénégal d’apporter une réponse appropriée aux besoins de développement de quatre régions nourricières du Centre par la valorisation de leurs ressources et de leurs atouts. Grenier du Sénégal, le bassin arachidier pourra enfin disposer d’une université à vocation agricole et métiers connexes », analyse Mouhamadou Moustapha Goudiaby.

Y seront enseignées les filières liées à l’agriculture et l’élevage, y seront enseignées telles que l’agronomie, la nutrition, l’agro-alimentaire, la gestion des ressources halieutiques, la pêche, l’aquaculture, etc. Les métiers liés au tourisme, à l’hôtellerie, la gastronomie, l’hydraulique, les énergies renouvelables, l’environnement, la biodiversité, au développement durable… figureront également, selon les autorités, en bonne place dans les programmes de la nouvelle université. À ce titre, le choix de la région de Fatick semble judicieux tant elle offre d’importantes potentialités écotouristiques, dans le département de Toubacouta, en particulier.

Une centaine d’enseignants-chercheurs
Des enseignements touchant aux sciences fondamentales et appliquées (maths, physique, chimie, informatique, etc.), sociales (communication, sociologie, histoire, etc.), juridiques, économiques, de gestion y seront aussi dispensés. Au total, pas moins de trente-quatre licences professionnalisantes seront proposées en six semestres au sein des onze unités de formation et de recherche (UFR). « L’Ussein entend ainsi répondre à l’adéquation formation-emploi et à la demande de l’employabilité des jeunes diplômés, tout en développant leur esprit d’entreprise », explique M. Goudiaby.

Pour la première année, une centaine d’enseignants-chercheurs viendront du Sénégal et de l’étranger (Afrique, Amérique du Nord, Asie, Europe), contre environ 1 200 lorsque l’institution aura atteint sa vitesse de croisière. Le processus de recrutement est en cours et plus de 800 candidatures issues du pays et de sa diaspora seraient déjà enregistrées.

Les travaux des infrastructures pédagogiques, administratives et sociales devront coûter, au total, 132 milliards de francs CFA.

 

Hydrocarbure : le dialogue sur le pétrole et le Gaz s’ouvre ce 12 Juin

Le colloque sur l’exploitation des ressources pétrolières et gazières découverte au Sénégal se tiendra au palais présidentiel de Dakar

Le dialogue national sur l’exploitation des ressources pétrolières et gazières découvertes au Sénégal s’ouvre, mardi 12 juin 2018 au Palais présidentiel, à Dakar, a appris APA d’une source officielle. « (…) le Président de la République informe le Conseil du lancement, le 12 juin 2018, des travaux du Dialogue national sur l’exploitation des ressources pétrolières et gazières afin d’instaurer une Gouvernance inclusive et transparente de nos ressources naturelles et d’asseoir un consensus national durable sur les orientations stratégiques qui encadrent le développement, au service exclusif de la Nation, de l’industrie pétrolière et gazière », rapporte le communiqué du Conseil des ministres de mercredi dernier.

Selon le texte, le Président de la République rappelle que le Comité d’Orientation stratégique sur le Pétrole et le Gaz (COS- PETROGAZ) a été mis en place et l’Institut National du Pétrole et du Gaz (INPG) créé, pour consolider la dynamique de gestion concertée, responsable et transparente des ressources naturelles du Sénégal.

Ce dialogue est rejeté par une partie de l’opposition qui fustige les accords signés entre Dakar et Nouakchott et qui portent sur le partage du gaz découvert de leur frontière commune.

 

Ramadan : les associations musulmanes offrent des repas aux démunis

Cet élan de solidarité est dans le but de permettre aux familles défavorisées de rompre le jeûne avec un repas copieux

Au Sénégal, le mois du Ramadan est un moment de partage et de solidarité. Pendant cette période, partout dans les rues, dans les quartiers, dans les lieux de convergence de Dakar, des associations musulmanes s’organisent pour offrir le repas de rupture de jeûne aux démunis. À Ouakam, un quartier de Dakar, un groupe de jeunes mourides membres de l’une des grandes confréries soufies du Sénégal occupe un petit coin de la rue depuis le début du Ramadan.

Il est 17 heures, ce dimanche 3 juin, soit près de 3 heures avant la rupture du jeûne ; des jeunes s’attellent à préparer le repas de rupture de jeûne communément appelé « Ndogou ». Leur but est de nourrir ceux qui ont jeûnés mais qui n’ont pas les moyens de s’acheter à manger.

« Cela fait quatre ans que nous avons lancé cet élan de solidarité pour aider les populations à rompre le jeûne », raconte Modou Fall, l’un de ces jeunes. « Celui qui offre à manger à un musulman qui a jeûné pendant la rupture, sera béni à hauteur de la récompense du jeûne », ajoute-t-il, rappelant les enseignements du prophète Mohammed.

Fall et ses amis sont membres d’une dahira (association de fidèles mourides). Toute l’année, ils ont cotisé 200 francs CFA (30 centimes d’euros) chacun, chaque dimanche, pour pouvoir acheter le nécessaire pour la rupture du jeûne : café, sucre, du lait, dattes, pain.

Aux sommes recueillies grâce aux cotisations, s’ajoutent celles données par des « bonnes volontés ». Pour ce faire, les membres de la dahira procèdent à des quêtes dans les rues, pendant les après-midi de Ramadan. Calebasses à la main, ils stoppent des voitures, des passants, pour leur demander « gentiment » de participer à « l’effort » du Ramadan « en aidant à aider ».

« Les gens donnent ce qu’ils peuvent ; ça peut aller de moins de 100 (15 centimes d’euros) à FCFA à 2000 FCFA (3 €) », renseigne Saliou Sène, un étudiant en deuxième année de géographie et membre d’une autre dahira, dans le même quartier. « Ces repas permettent aux talibés (élèves des écoles coraniques) de ne pas mendier. C’est pourquoi, ils sont les premiers à bénéficier de nos services », a indiqué l’étudiant.

Au Sénégal, de nombreux enfants, élèves d’école coranique mendient pour se nourrir. Bien que décrié, le phénomène persiste.

Venir en aide aux familles démunies

Ceux qui ne peuvent pas être à la maison pour une raison ou pour une autre, au moment de la rupture du jeûne sont aussi la cible de ces « bienfaiteurs » du mois de Ramadan.

En plus des dahira, d’autres associations viennent en aide aux familles démunies. C’est le cas du groupe d’amis « No stress land ». « Pour la 5e édition de notre action sociale, nous avons offert une ration alimentaire complète d’une durée d’un mois à 200 familles démunies sénégalaises durant ce mois béni de Ramadan », explique son président Sanou Ndiaye qui salue l’esprit de « solidarité et d’entraide » des Sénégalais.

Ces démarches sont appréciées des bénéficiaires.

Babacar Ndiaye, un vigile dont le « Ndogou » est assuré par une dahira exprime sa reconnaissance : « Ce que font ces jeunes est magnifique. Sans eux, ç’aurait été plus compliqué pour des gens comme nous ».

 

Coupe du monde 2018 : la liste définitive des 23 est connue

Le sélectionneur national Aliou Cissé, a rendu publique la liste des Lions qui vont défendre les couleurs du pays lors de cette compétition mondiale

Gardiens : Abdoulaye Diallo (Rennes/FRA), Alfred Gomis (SPAL Ferrara/ITA), Khadim Ndiaye (Horoya/GUI).

Défenseurs : Saliou Cissé (Valenciennes/FRA), Lamine Gassama (Alanyaspor/TUR), Kalidou Koulibaly (Naples/ITA), Kara Mbodj (Anderlecht/BEL), Youssouf Sabaly (Bordeaux/FRA), Salif Sané (Hanovre/ALL), Moussa Wagué (Eupen/BEL).

Milieux : Idrissa Gana Gueye (Everton/ANG), Cheikhou Kouyaté (West Ham/ANG), Alfred Ndiaye (Wolverhampton/ANG), Pape Alioune Ndiaye (Stoke/ANG), Cheikh Ndoye (Birmingham/ANG).

Attaquants : Keita Baldé (AS Monaco/FRA), Mame Biram Diouf (Stoke/ANG), Moussa Konaté (Amiens/FRA), Sadio Mané (Liverpool/ANG), Mbaye Niang (Torino/ITA), Ismaila Sarr (Rennes/FRA), Moussa Sow (Bursaspor/TUR), Diafra Sakho (Rennes/FRA).

 

Prise en charge de l’enfance: plaidoyer pour une budgétisation

Cette demande a été faite par le président de la Coalition Nationale des Associations et ONG en faveur de l’enfant.

Le président de la Coalition Nationale des Associations et ONG en Faveur de l’Enfant (CONAFE), François Raoul Latouffe, a plaidé mardi à Dakar, pour l’inscription d’une ligne budgétaire par les collectivités territoriales en faveur de la prise en charge de l’enfance. « Dans les budgets des collectivités territoriales, il faut une ligne spécifique accordée à la prise en charge de l’enfance. Mais, on ne le fait pas. On dit que l’enfance est transversale, donc elle est prise en compte dans les parts accordées à l’éducation et à la santé, entre autres », a dit M. Latouffe.

Il s’entretenait avec APA en marge d’un atelier de formation des organisations de la société civile sur la planification et la budgétisation sensible aux droits de l’enfant dans les Collectivités territoriales. Organisée par la CONAFE, la rencontre se tient du 04 au 08 juin 2018 à Dakar.

Selon François Raoul Latouffe, dans un contexte où il y a une mutation juridique des collectivités locales qui deviennent collectivités territoriales, il est important de mener tout un travail de plaidoyer, de sensibilisation et d’information à l’endroit des élus locaux pour parvenir à des budgets sensibles à l’enfant.

« C’est tout un processus qu’il faut pour amener les collectivités territoriales à inscrire des lignes budgétaires pour l’enfance. Pour arriver à cette fin, la société a un lourd travail d’information et de sensibilisation de nos élus locaux », a indiqué Moustapha Diop, consultant de la Conafe.

L’atelier de Dakar entre dans le cadre du renforcement des capacités des acteurs en particulier les organisations membres et/ou partenaires de la CONAFE afin de mieux accompagner les élus locaux dans leurs régions respectives pour une meilleure prise en compte des droits de l’enfant et de sa protection, dans les budgets des collectivités territoriales.

 

Internet: l’ADIE décide de connecter en Wifi les universités

Cette réaction vient en réponse à la demande de connectivité par les étudiants lors d’une audience avec le Chef de l’Etat Macky Sall.

L’ADIE, l’Agence de l’informatique de l’Etat, veut renforcer la connectivité en wifi dans les universités du Sénégal au bénéfice des étudiants qui en avaient fait une revendication depuis des années.

« La connectivité occupe une place importante dans les universités. Etudiants et personnel universitaire en ont besoin pour permettre d’étudier dans d’excellentes conditions. »

Dans un communiqué, l’ADIE explique : « Afin de répondre à ce besoin pressant et incontournable pour la qualité de l’enseignement supérieur, l’Agence de l’informatique de l’Etat a interconnecté l’ensemble des universités à l’intranet gouvernemental. » Ce dispositif va aider les étudiants, le personnel universitaire et les dirigeants dans le travail nécessitant la connexion.

« Elle est gratuite de même que d’autres services informatiques pour améliorer les conditions d’étude et de travail dans l’espace universitaire. »

Cette demande de connectivité a été formulée par les étudiants lors d’une audience avec le Chef de l’Etat Macky Sall.

« Pour une meilleure prise en charge de cette doléance, le Directeur général de l’ADIE M. Cheikh Bakhoum, accompagné de ses collaborateurs, a initié une tournée dans les différentes universités du Sénégal », selon le document

La délégation de l’ADIE s’est ainsi rendue le 31 mai et le 1er juin 2018 à l’Université Alioune Diop de Bambey, à l’Université de Thiès et à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.

Sur les différents sites visités, le directeur général de l’ADIE et ses équipes ont pu faire l’état des lieux de la connectivité. Pour l’essentiel, les universités sont connectées à la fibre optique et des mesures ont été prises afin de renforcer la connectivité wifi.

Le directeur général de l’ADIE a informé les différents recteurs ainsi que leurs collaborateurs à propos du projet Smart Sénégal qui comporte une importante composante « e-Education ».

Les besoins des universités seront recueillis et pris en charge pour leur faire bénéficier de façon optimale de cet important projet. D’ailleurs, avec l’accès au câble sous-marin envisagé dans le cadre du projet Smart Sénégal, le Sénégal va augmenter sa bande passante au niveau international et améliorera considérablement sa connectivité. Les Universités Assane Seck de Ziguinchor et Cheikh Anta Diop de Dakar seront aussi visitées par l’ADIE.

 

Procès en appel de Khalifa Sall: « Il n’y a aucune violation des textes » selon Me Baboucar Cissé

Pour l’avocat de l’Etat du Sénégal qui a d’ailleurs refusé le renvoie de ce procès,  un mois suffit largement à la défense pour justifier son appel.

Il n’y a aucune violation des textes et un mois suffit largement à la défense pour justifier son appel. C’est du moins l’avis de l’avocat de l’Etat du Sénégal Me Baboucar Cissé qui a catégoriquement refusé le renvoie de cette l’affaire. Selon lui, les droits de la défense ont été respectés.

«Le procès a été renvoyé au 09 juillet par la Cour parce que c’est la défense qui a demandé sont renvoie pour se préparer.  La cour a estimé qu’un délai d’un mois suffit largement pour permettre à la défense de se préparer afin de justifier éventuellement son appel», a déclaré Me Cissé.

Ce qu’il faut retenir, renseigne-t-il, cette Cour a été saisie en appel contre un jugement rendu par le tribunal le 30 mars dernier. Avant de souligner que c’est à base de ce jugement que la Cour d’appel va statuer pour voir quelle est la motivation qui a été adoptée par les premiers juges? « Est-ce-que cette motivation est conforme à la loi ? Est-ce que cette motivation est critiquable ou bien elle est confirmée ?», s’interroge-t-il.

A l’en croire la défense a fait la confusion en soulevant que les mêmes règles  qui ont été appliquées au tribunal sont applicables pour la Cour d’Appel. «Mais les règles dont la défense parle sont les règles du déroulement d’audience. Ce ne sont  pas les règles invoquées par l’article 174 du code de procédure pénale en disant que la Cour devait informer les avocats. Un avocat peut être constitué en première instance et ne pas constituer en appel », a-t-il laissé entendre.

 

Procès en appel de Khalifa Sall: la mobilisation pas encore au rendez-vous

C’est reparti pour un nouveau marathon politico-judiciaire pour le maire Khalifa Sall. Deux mois après sa condamnation à 5 ans de prison, en 1er instance

La mobilisation annoncée par ses partisans n’est pas encore au rendez-vous. Ils arrivent par petits groupes et se dirigent timidement vers la grande salle 4 du palais de justice de Dakar qui est à moitié pleine, constate notre reporter sur place. Les 3 co-prévenus du maire de Dakar en l’occurrence la dame Fatou Traoré, Ibrahima Yatma Diao et Amadou Moctar Diop qui avaient recouvré la liberté, sont déjà sur place. Ils sont installés sur les sièges de devant de la première rangée à gauche. La première nommée avait fait l’objet d’une condamnation de six mois ferme. Tandis que les deux derniers nommés, une condamnation d’un an ferme. Des peines qu’ils avaient déjà purgées en détention préventive.

La sécurité n’est pas en reste. Il faut montrer patte blanche pour accéder à la salle d’audience. Plus d’une centaine de policiers et gendarmes ont mobilisés à l’intérieur comme à l’extérieur du tribunal, pour parer à toute velléité de troubles à l’ordre.

 

Sénégal: le procès en appel de Khalifa Sall renvoyé au 9 juillet

Le procès en appel de l’ancien maire de de Dakar avait débuté ce mardi 04 Juin a été renvoyé afin de permettre à la défense de se préparer.

Au Sénégal, Khalifa Sall était à nouveau devant les juges ce mardi matin. La décision était attendue: le procès en appel du maire de Dakar, qui a été condamné à 5 ans de prison pour escroquerie fin mars, a été reporté pour permettre à la défense de se préparer… Un renvoi au 9 juillet, un délai de plus d’un mois donc pourtant jugé insuffisant par les avocats de Khalifa Sall.

Cette première audience ouverte sous les cris des partisans de Khalifa Sall a permis à toutes les parties de se jauger. Et le juge Demba Kandji a cherché dès ses premiers mots à imposer son style directif ; à faire comprendre qu’il était le maître du jeu.

La défense qui estime que les règles n’ont pas été respectées a demandé un report au mois de novembre. Le juge a tranché pour le 9 juillet. Un délai trop court pour maître Seydou Diagne. « Les personnes accusées doivent bénéficier du temps nécessaire pour préparer leur défense, explique à RFI l’avocat de Khalifa Sall. Pour nous c’est cinq à six mois, c’est connu par le monde entier que le régime du président Macky Sall s’évertue à utiliser la justice sénégalaise pour écarter des candidats potentiels. Ça, on le sait ».

La mairie de Dakar, partie civile demandait aussi un report du procès pour la fin novembre. Une date jugée aberrante pour le parquet comme pour les avocats de l’Etat qui estiment que Khalifa Sall tente d’imposer son agenda politique à la cour d’appel. « Bien sûr, ils ont un agenda qui est politique, pas judiciaire, nous explique maître Yerim Thiam. Nous, notre agenda, il est purement judiciaire. Il y a un délit, il doit être jugé. Maintenant, s’il veut être candidat… Franchement, nous, cela ne nous concerne pas ».

Le juge Demba Kandji a donc affirmé, comme le veut l’Etat, que les débats débuteront le 9 juillet. Mais les avovats de la Khalifa Sall comptent bien user du droit et demander de nouveaux renvois.

_

Finance : Les avoirs-titres et espèces des acteurs agréés estimés à 528 milliards

Cette information a été donnée par le ministre Sénégalais du Budget Birima Mangara, soit 8,60% des avoirs en conservation.

S’exprimant lors de la cérémonie d’ouverture d’une « Journée d’information et de sensibilisation sur le marché financier de l’UMOA », M. Mangara a indiqué que l’action SONATEL (Société nationale des télécommunications) constitue une des valeurs phares de la Bourse régionale des valeurs mobilières.

Poursuivant, le ministre du Budget a indiqué que le Sénégal s’est signalé au niveau des innovations sur le marché financier en matière de finance islamique, avec la réalisation de Sukuk (marché financier islamique) en 2014 et 2016 pour un montant global de 300 milliards de F CFA.

Ces fonds mobilisés ont servi au financement de projets de développement notamment les programmes d’assainissement, d’adduction d’eau potable, de voirie et d’éclairage du pôle urbain de Diamniadio.

Birima Mangara a profité de la même occasion pour rassurer les sénégalais sur l’état actuel de la trésorerie du pays qu’il estime « se porter assez bien », mais en reconnaissant que « tout ne va pas comme le meilleur des mondes. »

 

 

Justice: ouverture du procès en appel de Khalifa Sall ce mardi

Ce procès qui s’ouvre ce jour, intervient deux mois après sa condamnation à 5 ans de prison.

Toutes les parties de ce procès ont fait appel : le maire de Dakar, qui est en prison depuis mars 2017, a été reconnu coupable d’escroquerie et non de détournements de deniers publics. L’Etat, qui demandait des dommages et intérêts, a été débouté et le parquet estime que les peines ne sont pas suffisantes. Ce procès en appel s’annonce donc, comme en première instance, très politique.

Cette première audience doit permettre de fixer les règles du jeu. Les avocats doivent notamment se constituer. La défense, qui va chercher à jouer la montre, demandera visiblement un renvoi pour des questions d’organisation. « Nous restons confiant à l’image du maire, nous explique maître El Mamadou Ndiaye, parce que nous considérons que ce procès n’en est pas un : le dossier a été enrôlé dans une précipitation que l’on ne parvient pas à comprendre. Aujourd’hui, on travaille à faire du temps de la justice le temps du politique… »

Pour les avocats de l’Etat du Sénégal, ce procès en appel est crucial. Car l’Etat qui s’estime lésé et demandait des dommages et intérêts a été débouté en première instance. Maître Baboucar Cissé compte bien avec ses confrères dont certains venus spécialement de Paris prouver qu’il y a bien eu préjudice.

« Nous sommes parties civiles, cette constitution de partie civile elle est fondée parce que l’Etat participe aussi au budget de la ville de Dakar donc l’Etat peut demander réparation du préjudice qu’il a subi et nous allons le prouver devant la cour !»

A moins de huit mois de la présidentielle, ce procès en appel de Khalifa Sall -qui peut toujours être candidat à cette élection, va quoi qu’il arrive raviver les tensions au sein de la classe politique.

 

Grève universitaire : Omar Pène s’engage à y mettre fin

Nouvellement nommé ambassadeur de bonne volonté auprès de la communauté estudiantine, cet artiste veut favoriser le dialogue avec les étudiants

L’artiste musicien sénégalais Omar Pène, nouvellement nommé ambassadeur de bonne volonté auprès de la communauté estudiantine, a fait part de sa volonté de favoriser le dialogue avec les étudiants ayant décidé de maintenir leur mot d’ordre de grève pour les amener à terminer l’année universitaire, tout en continuant à discuter avec les pouvoirs publics pour une « solution durable » à leurs problèmes.

Les dernières mesures sociales annoncées par le président de la République Macky Sall en faveur de la communauté universitaire constituent « une avancée ». « Néanmoins, il faut continuer à discuter parce qu’il y a une partie des étudiants qui maintiennent leurs revendications et qui demandent un peu plus« , a-t-il déclaré dans une interview parue dans l’édition de lundi du quotiden Le Soleil.

« Aujourd’hui, tout le monde est conscient » qu’’un peu plus doit être fait pour les étudiants et que de solutions doivent être trouvées à leurs problèmes. « C’est ce qu’il faut et nous voulons que les étudiants reprennent les cours et rejoignent les amphis« , a ajouté Omar Pène,

« C’est de leur avenir qu’il s’agit. C’est cela le problème. Nous sommes presque en fin d’année. Il faut la terminer et continuer à discuter pour qu’une solution durable soir trouvée« , a suggéré l’artiste.

La Coordination des étudiants de Saint-Louis (CESL), par la voix de son président, Alexandre Mapal Sambou, a annoncé vendredi la reconduction de mot d’ordre de « grève illimitée jusqu’à nouvel ordre », pour notamment réclamer justice pour leur camarade Mouhamadou Falloux Sène.

La CESL a décidé la semaine dernière de reconduire, « jusqu’à nouvel ordre », le mot la « grève illimitée » qu’il avait décrétée suite à la mort de l’étudiant Fallou Sène, le 15 mai dernier.

Ce dernier a perdu la vie dans des échauffourées entre forces de l’ordre et les pensionnaires de l’Université Gaston Berger (UGB) qui manifestaient contre le non versement de leurs bourses.

Contrairement à leurs camarades de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar qui ont décidé de suspendre leur mot d’ordre décrété à la même occasion, les étudiants de Saint-Louis continuent de bouder les amphis pour réclamer justice pour Fallou Sène.

Ils continuent également de demander le limogeage des ministres de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Mary Teuw Niane, et de ses homologues Amadou Bâ (Economie, Finances et Plan) et Aly Ngouille Ndiaye (Intérieur).

Le président Sall, suite à ce drame, a d’abord reçu en audience les étudiants de Saint-Louis, puis ceux de Dakar, suite à quoi il a annoncé des mesures sociales en faveur de la communauté universitaire.

Il s’agit de l’augmentation du montant des bourses et des aides sociales et de la baisse du prix des tickets-repas, le prix du petit déjeuner revenant à cinquante francs CFA contre 75 francs auparavant, celui du déjeuner et du dîner coûtant désormais 100 francs CFA au lieu de 150.

Les bourses passent à 20 mille, 40 mille et 65 mille francs CFA contre, respectivement, 18 mille (demi-bourse), 36 mille (entière) et 60 mille (3e cycle), des mesures prises pour apaiser le climat dans les universités suite à la mort de l’étudiant Fallou Sène dans des affrontements avec les forces de l’ordre à l’UGB, le 15 mai dernier.

Des « engagements très forts et des mesures fortes. Une certaine partie des étudiants l’a compris. Mais il faut aller dans le sens du respect des engagements » pris, a commenté Omar Pène.

« Il ne faudrait pas que les choses soient annoncées et que rien ne suive (…). Cela ne sert à rien de prendre des mesures et ne pas les appliquer. Sinon, le problème va demeurer », a prévenu Omar Pène.

« J’ai décidé de faire le tour des universités, de rencontrer les étudiants et de les écouter. Il ne faut pas se lasser de porter la médiation qu’il faut, tout en comprenant les moments difficiles qu’ils sont en train de traverser », a annoncé Omar Pène.

Selon lui, ce problème finira par « se régler autour d’une table. Il faut que chacun comprenne qu’il faut trouver des solutions à ce problème. Des efforts sont en train d’être faits, a-t-il dit, même si ce n’est pas encore suffisant, disons qu’il y a une volonté de trouver des solutions ».

« Dans la vie, il ne faut pas rester figé, mais être ouvert. Notre souhait, c’est que les jeunes reprennent les cours et aillent étudier dans de très bonnes conditions », a-t-il poursuivi.

 

 

 

Hydrocarbure : l’accord de partage de gaz entre le Sénégal et la Mauritanie validé

L’Assemblée nationale a approuvé le 1er Juin dernier la loi autorisant le président de la République à ratifier l’accord sur le partage du  gaz avec la Mauritanie

Le projet de loi numéro 16/2018 autorisant le président de la République à ratifier l’accord de coopération inter-Etat portant sur le développement et l’exploitation des réservoirs du champ grand tortue/Ahmeyim entre le Sénégal et la Mauritanie, signé le 09 février 2018 à Nouakchott a été voté vendredi soir à l’Assemblée nationale.

Ainsi, il ressort du dossier de l’accord que des travaux de forage entrepris dans chacune des zones économiques du Sénégal et de la Mauritanie ont révélé l’existence de réservoirs de gaz naturel, dénommés les réservoirs  du champ Gand Tortue/Ahmeyim (GTA) entre le Sénégal et la Mauritanie.

Au sens du présent accord le Champ désigne tous les horizons géologiques, les réservoirs et les zones renfermant du gaz naturel situés au-dessus du périmètre de l’unité jusqu’à la profondeur qui sera définie d’un commun accord et sont spécifiés dans les décrets portant autorisation d’exploitation.

Cette  découverte à fait l’objet de travaux d’évaluation suivis d’essais de production entre 2016 et 2017. Et les données sismiques 3D et celles recueillie des puits ont révélé d’importantes ressources récupérables pour les réservoirs  GTA évaluées à près de 560 milliards de mètres cubes, réparties équitablement entre les deux pays.

Les parties ont manifesté leur désir de s’accorder sur les conditions et les modalités efficientes inhérentes au développement et à l’exploitation du Champ Grand tortue/Ahmeyim GTA comme une unité unique.

C’est au terme de ce processus de négociations avec leurs partenaires que les gouvernements du Sénégal et de la Mauritanie ont signé, le 09 février 2018 à Nouakchott, cet accord  de coopération inter-Etat pour le développement et l’exploitation de ces importants réservoirs.

 

Ressources minières : baisse de 228 kg de la production d’or au premier trimestre

Ce sont les données recueillies par la Direction de la prévision et des études économique (DPEE) auprès des sociétés aurifères.

La production d’or du Sénégal a connu une baisse de 228 kg au terme du premier trimestre 2018 comparée au quatrième trimestre 2017, selon les données recueillies par la Direction de la prévision et des études économique (DPEE) auprès des sociétés aurifères. Cette production s’est établie à 2 968 kg durant la période sous revue contre 3 196 kg au quatrième trimestre2017, soit un repli de 7% en valeur relative. « Ce faible résultat traduit une baisse de 4,9% de la teneur en or du minerai extrait, notamment au niveau de la fosse de Gora (Sud-est du Sénégal) », explique la DPEE.

S’agissant du phosphate, l’extraction s’est accrue de 1,9%, en variation trimestrielle, passant de 420 000 tonnes  au quatrième trimestre 2017 à 428 000 tonnes durant la période sous revue, favorisée par l’accélération du rythme de transfert du minerai, du fait de la mise en place d’un nouveau convoyeur.

Concernant la production d’attapulgite, elle a progressé de 21,3%, à 57 953 tonnes au premier trimestre 2018 contre 47 788 tonnes un trimestre plus tôt, après les difficultés de transport et de distribution (congestion au niveau du port autonome de Dakar) rencontrées en 2017.

 

Le procès de l’imam Ndao revient en force dans les quotidiens sénégalais

Les quotidiens sénégalais reçus, vendredi à APA, traitent de divers sujets, dominés par le procès de l’imam et Cie poursuivis pour des affaires liées au terrorisme et dont le délibéré est fixé au 19 juillet 2018 par la Chambre criminelle de Dakar.

« Le délibéré du procès de l’imam Ndao fixé au 19 juillet : Récital pour un acquittement », titre Le Quotidien.

Dans ce journal, l’un des avocats de l’imam, Me Mounir Balal, affirme au dernier jour des plaidoiries de la défense, que « détenir des ouvrages sur le terrorisme ne constitue pas un crime ».

Au dernier jour du procès des présumés terroristes, L’As note « les récits poignants des accusés », mais précise que le délibéré est fixé au 19 juillet prochain.

En attendant, poursuit le journal, l’imam Ndao a décrit les tortures qu’il a subies, provoquant ainsi de l’émoi dans la salle d’audience.

« Fin du procès des présumés terroristes sénégalais-Imam Ndao et Cie fixés sur leur sort le 19 juillet », ajoute Vox Populi, notant de l’émotion et des messages poignants d’imam Ndao et Mactar Diokhané pour leurs ultimes plaidoiries.

Nos confrères rappellent qu’après 26 jours de procès, la Chambre criminelle spéciale s’est donnée 7 semaines pour rendre son verdict.

Selon Sud Quotidien, « imam Aliou Ndao sème l’hystérie ; le verdict attendu le 19 juillet ; toutes les demandes de liberté provisoire rejetées ».

Vox Populi revient sur cette découverte macabre au jardin du rond-point Patte d’Oie à Dakar et renseigne : « Un homme trouvé mort, les parties intimes amputées ».

L’affaire du maire de Dakar fait la Une du Témoin qui écrit : « Trois mois après sa condamnation : Khalifa Sall, oublié par les siens ? »

Le Soleil parle d’économie avec l’autorisation de ratification de l’accord sur le gaz avec la Mauritanie et informe que « le texte (est) soumis aux députés ».

Ce qui fait dire à Walfadjri que « ça sent le gaz à l’Assemblée ». Avec l’augmentation des bourses des étudiants, de l’indemnité de logement des enseignants…ce journal estime que « Macky crève le plafond des dépenses » avec des promesses sur fonds publics introuvables.

« Privé national vs entreprises étrangères : La guerre pour la survie », titre EnQuête, soulignant que patrimonialisation, manque de transparence, incivisme fiscal, déficit d’un soutien de l’Etat sont, entre autres, goulots d’étranglement des entreprises sénégalaises.

Gouvernance pétro-gazière: “Le gouvernement va assurer toute la transparence“ (PM)

Le Premier ministre, Mohammad Boun Abdallah Dionne a déclaré, jeudi à Diamniadio (Rufisque), que le gouvernement s’engage à assurer « toute la transparente requise » pour la gouvernance des ressources pétrolières et gazières au Sénégal.

« Le Sénégal s’est engagé depuis 2016 dans un processus d’installation d’une dynamique, pour une gestion saine et durable de ces ressources par la création d’un comité d’orientation stratégique du pétrole et du gaz (COS pétro-gaz) » a dit le Premier ministre.

« Il s’agit d’assister le chef de l’Etat et le gouvernement, dans la définition, la supervision, l’évaluation et le contrôle de la mise en œuvre de la politique de l’Etat en matière de développement de projets pétroliers et gaziers » a dit Mohammad Abdallah Dionne.

Le Premier ministre présidait le segment de haut niveau qui clôturait la 3ème édition de la conférence nationale sur le développement durable portant sur le thème : « Pour une exploitation saine et durable des ressources gazières et pétrolières ».

« L’exploitation du gaz et du pétrole nécessite immanquablement une approche multisectorielle, participative et inclusive, gage d’une gestion durable et saine des ressources » a-t-il indiqué.

« L’adhésion du Sénégal à l’Initiative et la transparence dans les industries extractives (ITIE) en 2012, traduit cette ambition du président de la République de faire de la bonne gouvernance, une réalité dans la gestion des affaires publiques et son intention de faire du secteur minier, un moteur de croissance économique et de développement social » a dit le Premier ministre.

D’ailleurs, a fait noter Mohammad Boun Abdallah Dionne, « le chef de l’Etat nous a instruit de publier la totalité des contrats miniers pétroliers et cela a été fait à date ». « Il s’agit là d’une instruction qui va au delà des obligations de l’ITIE » a-t-il ajouté.

Aujourd’hui, « cinq ans après son adhésion à cette importante initiative internationale, le Sénégal occupe le 1er rang en Afrique et la 4ème place au niveau mondial, suite de la dernière évaluation de l’ITIE », a rappelé le Premier ministre.

Qui estime que « ces résultats nous confortent dans nos choix et stimulent notre volonté irréversible, d’assurer une gestion transparente des ressources issues des industries extractives au mieux des intérêts de la nation et au bénéfice exclusif de notre peuple ».

L’exploitation des ressources gazières et pétrolières constitue un levier important pour propulser la croissance économique et le développement des pays a dit M. Dionne, soulignant qu’elle peut générer aussi des « externalités négatives telles que la perte de la biodiversité, due au possible déversement et aux fuites au niveau des points de forage, la pollution de l’air entre autres ».

« Il nous faut bien prendre conscience de ces risques et développer ensemble, des mécanismes de mitigation appropriés afin de mieux protéger l’environnement marin et les populations » a conseillé le Premier ministre.

Macky Sall à  Ouagadougou pour les 50 ans du CAMES

Le président de la République s’est rendu vendredi à Ouagadougou à l’occasion de la clôture des activités marquant les 50 ans du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES), a-t-on appris de source officielle.

Selon un communiqué du Service d’information du gouvernement (SIG), en plus de Macky Sall, Idriss Deby Itno du Tchad, Alpha Condé de la Guinée et Faure Essozimna Gnassingbé du Togosont également présent dans la capitale burkinabè.

«Le point phare de la cérémonie de clôture sera l’élévation du Président Roch Marc Christian Kaboré à la dignité de Grand-croix de l’Ordre international des Palmes académiques», renseigne le communiqué du SIG.

Il précise que les activités commémoratives des 50 ans du CAMES ont débuté le 25 mai dernier, et ont réuni des participants venant des 19 pays membres, au rang desquels des experts et des ministres.

Le CAMES est une organisation régionale intergouvernementale dont la création a été décidée par la Conférence des Chefs d’Etats des pays membres de l’Organisation commune africaine et Malgache (OCAM), tenue à Niamey (Niger) les 22 et 23 janvier 1968.

Il a pour missions, entre autres, d’instaurer une coopération culturelle et scientifique permanente entre les Etats membres.

Alimentation de bétail : le gouvernement annonce une opération de sauvegarde

Cette opération de sauvegarde va coûter 300 millions de Fcfa selon la ministre de l’Elevage et des Productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye

Le gouvernement prévoit de mener dans les prochaines semaines une opération de sauvegarde du bétail (OSB) d’un coût de 300 millions de francs CFA, a annoncé, jeudi, à Thiès (ouest), la ministre de l’Elevage et des Productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye.

Mme Ndiaye dirigeait un forum sur la filière lait, en prélude à la célébration de la Journée mondiale du lait, vendredi, à Thiès. ‘’Nous aurons une OSB d’un montant assez réduit, 300 millions’’ de francs CFA, a-t-elle dit, sans donner la date de démarrage de cette opération.

Tambacounda fait partie des régions bénéficiaires de cette initiative, selon la ministre de l’Elevage. Elle a fait cette promesse après avoir été interpellée, lors du forum, par de nombreux éleveurs sur la forte concentration du bétail dans la région de Tambacounda, en raison de la rareté des pâturages dans d’autres régions.

Aminata Mbengue Ndiaye a demandé aux organisations d’éleveurs d’utiliser les réserves des précédentes OSB pour nourrir le bétail. ‘’Je préfère qu’on utilise l’argent qu’il y dans les comptes pour acheter des aliments de bétail’’, a-t-elle dit aux éleveurs. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture va aider le Sénégal à alimenter son bétail, dans le nord du pays notamment, selon la ministre de l’Elevage.

Elle a invité les éleveurs à développer les cultures fourragères, pour éviter la rareté de l’aliment de bétail. ‘’Partout où le Programme d’urgence de développement communautaire (une initiative de l’Etat du Sénégal soutenue par le PNUD, Ndlr) va implanter un forage, nous allons entretenir une pépinière, pour développer les cultures fourragères.’’ Des éleveurs représentant les 14 régions du pays ont pris part au forum de Thiès.

 

Couverture maladie universelle : des opérateurs privés s’impliquent

Des représentants de l’administration territoriale, des responsables de mutuelles de santé, des élus locaux et des notables de Rufisque ont décidé de s’y mettre

Le directeur de l’Agence de la couverture maladie universelle, Bocar Daff, a présenté, jeudi, à Rufisque (ouest), un projet impliquant des opérateurs privés de cette ville dans ce programme de santé de l’Etat. ‘’Nous avons discuté avec des prestataires privés, en vue de leur implication dans la couverture maladie universelle, pour parvenir à un système de santé de qualité’’, a-t-il dit après sa rencontre avec des pharmaciens, des responsables de cabinets médicaux et paramédicaux de Rufisque.

Des représentants de l’administration territoriale, des responsables de mutuelles de santé, des élus locaux et des notables de cette ville ont pris part à la réunion.

Selon le directeur de l’Agence de la couverture maladie universelle, l’implication des privés dans la couverture maladie universelle est l’objet d’une ‘’phase pilote’’ concernant les départements de Kaolack (centre), Rufisque et Thiès (ouest).

‘’Nous avons pensé qu’il était important de créer un cadre pilote pour discuter avec les responsables d’organisations mutualistes et les privés, pour faire de la couverture santé universelle un système (…) efficace’’, a souligné M. Daff.

 

Match amical : le Sénégal fait nul contre le Luxembourg

Le Sénégal, en pleine préparation pour la Coupe du monde 2018, a concédé le 31 Mai dernier un nul vierge face au Luxembourg.

Le Sénégal n’a pu prendre à défaut le Luxembourg qui a adopté une stratégie ultra défensive pour cette rencontre. Les Lions, malgré de multiples occasions, sont restés muets à cause de la malchance mais surtout de leur maladresse dans les phases offensives.

Sur un débordement suivi d’un centre de l’ailier Ismaïla Sarr, Keita Diao Baldé reprend le ballon du plat du pied mais ne trouve pas le cadre (28’). Grâce à sa vitesse et sa puissance, Mbaye Niang se débarasse ensuite de son vis-à-vis sur le flanc gauche et déclenche un centre puissant que dévie sur le poteau un défenseur luxembourgeois mis sous pression par Moussa Konaté (44’). La première mi-temps se termine sans aucune situation d’attaque intéressante pour le Luxembourg.

Pour faire sauter le verrou de l’adversaire, Aliou Cissé procède, dès le retour des vestiaires, à plusieurs changements essentiellement offensifs. La mainmise du Sénégal sur le cuir s’accentue dès lors et les Luxembourgeois, habitués à souffrir ensemble, sont recroquevillés dans leur moitié de terrain. Un coup franc des 30 m du Sénégal exécuté par Mbaye Niang finit sa trajectoire sur la barre transversale (46’).

Quelques instants plus tard, c’est au tour de l’avant-centre Moussa Konaté de toucher du bois sur une tête dans la surface de réparation (57’). Avec de la baraka certes, le Luxembourg, très endurant, plie mais ne rompt point. L’entraîneur effectue des changements défensifs pour garder ses cages inviolées. Ses joueurs font le job en grignotant de précieuses minutes qui coupent l’élan des Lions.

Tout de même, Diafra Sakho et Salif Sané obtiennent la balle de match sur une remise de la tête de Cheikh Ndoye. Mais ni l’un, ni l’autre ne parviennent à convertir la passe en but (77’). La fin de la rencontre est excellemment gérée par le Luxembourg qui contraint le Sénégal au nul. Le troisième de suite pour les Lions après l’Ouzbékistan (1-1) et la Bosnie (0-0).

Il ne reste maintenant au coach Aliou Cissé que deux matchs, contre la Croatie (8 juin) et la Corée du sud (11 juin), pour gommer les nombreuses imperfections dans le jeu des Lions afin de renouer avec le succès. Ce serait la façon idéale d’entamer l’aventure russe le 19 juin prochain face à la Pologne, premier adversaire dans le groupe H où il y a aussi la Colombie et le Japon.

 

Crise estudiantine : les mesures prises évaluées à 8,160 milliards

Ces mesures qui incluent entre autre l’augmentation de la bourse des étudiants, la baisse des tickets de restauration ont été prises par le président Macky Sall

Les augmentations de bourses des étudiants, la baisse des tickets de restauration et la dotation en moyens de transport, décisions qualifiées de « haute portée sociale » par le chef de l’Etat font la somme de 8 milliards 160 millions de FCFA.

Parlant de ces mesures, mercredi en Conseil des ministres, Macky Sall a indiqué que leur mise en œuvre « entrainera un impact financier significatif » sur le budget de l’Etat car « l’augmentation du montant des bourses et des aides sociales ; la baisse du prix des tickets-repas, ramenant le prix du petit déjeuner à cinquante francs et celui du déjeuner ou diner à 100 F pour l’étudiant, la dotation en moyens de transport, sont évaluées à la somme de 8 milliards 160 millions de FCFA ».

Le chef de l’Etat qui a rencontré, lundi, la Coordination des étudiants du Sénégal a annoncé une hausse des bourses, la baisse des prix des tickets de restauration, entre autres.

A la suite de cette audience, le mot d’ordre de grève dans les universités a été levé, à l’exception de l’université Gaston Berger de Saint-Louis où l’on continue de réclamer la lumière sur la mort de l’étudiant Fallou Sène et la démission des ministres impliqués.

En Conseil des ministres, le chef de l’Etat a rappelé que « les autres mesures nécessitent plus d’une trentaine de milliards pour engager les travaux portant sur les bâtiments pédagogiques, la construction de quatre restaurants, la construction et la réhabilitation de pavillons, la voirie ».

Il y a aussi « l’éclairage, l’assainissement et l’approvisionnement en eau, ainsi que le relèvement du plateau technique des centres médicaux en les dotant d’ambulances médicalisés, de médecins, d’infirmiers et de sages-femmes en plus de l’approvisionnement correct et régulier en médicaments ».

Au surplus, selon le communiqué du Conseil, le président de la République a souligné que « ces efforts viennent s’ajouter aux investissements importants déjà consentis par l’Etat pour l’amélioration des conditions d’étude des étudiants et permettent ainsi de renforcer l’offre d’hébergement pour les étudiants ».

Macky Sall a demandé au Premier ministre de ‘’mettre en place un comité de suivi et d’évaluation de ses engagements auprès de la communauté estudiantine et informe le conseil de la tenue, chaque année, sous sa présidence, d’une rentrée académique en vue de consolider le dialogue et l’engagement commun autour d’un pacte de stabilité et de pacification de l’espace universitaire’’.

 

930 milliards FCFA transférés par les migrants sénégalais

C’est la moyenne que les migrants sénégalais ont transféré dans leur pays par an entre 2008 et 2017

Les migrants sénégalais ont annuellement transférés entre 2008 et 2017 quelque 930 milliards FCFA qui ont contribué au bien-être des ménages bénéficiaires, a indiqué, jeudi à Saly-Portudal (Mbour), Lanfia Diané, coordonnateur du processus d’élaboration de la politique nationale des migrations du Sénégal (PNMS).

« La migration n’est pas négative, parce que ces dix dernières années, de 2008 à 2017, on a en moyenne, par an, 930 milliards de francs CFA en transferts. Ce qui n’est pas négligeable, si l’on se réfère à l’impact de ces transferts sur le bien-être des ménages bénéficiaires », a-t-il notamment dit lors d’un atelier régional sur les migrations mixtes.

Initiée par la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Ouest (CEDEAO), la rencontre vise à améliorer la coordination régionale sur les migrations mixtes.

M. Diané a appelé à davantage orienter une partie de ces transferts vers des investissements productifs, créateurs d’emplois afin de lutter contre le chômage.

Il a également fait mention de la dimension transfert de connaissances, indiquant que « les migrants peuvent participer, à distance ou à leur retour définitif, au renforcement du capital humain national ou local ».

« La migration est une activité complexe et multidimensionnelle dont la gestion nécessite une approche globale, responsable et solidaire, aussi bien à l’échelle internationale, nationale que locale », a fait observer le coordonnateur du PNMS.

« Face à une question complexe, il faut une approche globale, coordonnée et intelligente pour aborder une question aussi sensible et complexe que celle des migrations » a-t-il dit.

Selon lui, « de 1960 à 2018, le Sénégal n’avait pas de politique nationale de migration, alors que l’importance d’une politique nationale, c’est de donner une vision commune à l’ensemble des acteurs avec des orientations stratégiques consensuelles qui vont permettre d’être plus efficaces et de ne pas cautionner les redondances et les inefficacités ».

« Nous avons élaboré une politique nationale qui a été validée par un comité de pilotage et le processus de validation politique est en cours », a expliqué Lanfia Diané.

« Une publication de la division de la population des Nations-Unies a démontré que d’ici 2030, la population de l’Union européenne (UE) va décroître de 17%. Et que l’UE n’aura d’autre choix que de recourir à la migration pour espérer combler son déficit en main d’œuvre et pour maintenir son taux annuel de croissance à long terme » a-t-il rapporté.

Reboisement : 400 000 plants prévus pour la campagne 2018-2019

Le démarrage de cette campagne se tiendra au mois d’Août prochain selon  les prévisions données par l’inspecteur des Eaux et Forêts de Diourbel

L’Inspection régionale des Eaux et Forêts de Diourbel envisage de reboiser 400 000 plants pour la campagne de reboisement 2018-2019 dont le démarrage est prévu en août, a annoncé, mercredi, le colonel Youssoupha Diouf. « La prévision de la campagne de production de plants (…) est fixée à 400 000 plants’’, a-t-il dit au cours d’un comité régional de développement (CRD), consacré aux préparatifs de la campagne nationale de reboisement 2018-2019 et à la prochaine campagne agricole, etc.

Les quatre pépinières en règle vont recevoir 335 000 plants, contre 17 000 plants pour les pépinières privées individuelles et 43 000 plants en faveur des 24 pépinières communautaires villageoises et 5000 plants pour les 5 pépinières scolaires, a détaillé colonel Diouf.

Le service régional des Eaux et Forêts compte également faire des réalisations physiques en procédant à la plantation massive de 400 ha, à la plantation conservatoire de 300 ha et à la plantation linéaire de 200 km, a-t-il ajouté.

Au total, 183 000 plants sont prévus pour la foresterie urbaine. « Le reboisement demeure l’une des activités phares du Service forestier pour la lutte contre la désertification et la dégradation des terres », a expliqué le colonel Youssoupha Diouf, déplorant les coupes abusives de bois.

L’inspecteur des Eaux et Forêts a appelé à une synergie des actions des différents acteurs pour faire face à la désertification et restaurer le couvert végétal.

 

La rentrée académique annuelle sera désormais présidée par le président

Cette décision a été prise par le chef de l’Etat sénégalais Macky Sall en vue de consolider le dialogue entre les étudiants et le gouvernement.

Le chef de l’Etat sénégalais a annoncé qu’« une rentrée académique » se tiendrait désormais sous sa présidence, à l’orée de chaque année scolaire, en vue de « consolider le dialogue » et la stabilité avec la communauté universitaire, a-t-on appris de source officielle.

« Le Chef de l’Etat demande au Premier Ministre de mettre en place un comité de suivi et d’évaluation de ses engagements auprès de la communauté estudiantine et informe le conseil de la tenue, chaque année, sous sa présidence, d’une rentrée académique en vue de consolider le dialogue et l’engagement commun autour d’un pacte de stabilité et de pacification de l’espace universitaire », indique le communiqué du Conseil des ministres dont APA a reçu copie  le 30 Mai dernier.

Le président Sall, ajoute le communiqué, a tenu à adresser ses « chaleureuses félicitations » aux membres de la communauté estudiantine du Sénégal pour « leur esprit de dialogue et d’ouverture ainsi que leur attachement à un avenir certain, bâti sur des conditions sociales et pédagogiques adéquates ».

Suite à la mort de l’étudiant Fallou Sène, tué par balle à l’Université de Gaston Berger de Saint-Louis, le 15 mai dernier, une forte tension s’est emparée des universités publiques du pays, ponctuées de manifestations durant lesquelles les étudiants réclament « justice » pour leur camarade.

Tentant de décrisper cette situation, le chef de l’Etat avait reçu, en début de semaine, des amicales d’étudiants à qui il a fait la promesse « d’engager des mesures inédites (…) de haute portée sociale » en faveur de la communauté universitaire.

Ainsi, la décision a été prise par Macky Sall d’augmenter la bourse et la demi-bourse pour les trois cycles universitaires, sans compter une baisse sur les tickets-repas.

Selon le chef de l’Etat, la mise en œuvre de ces mesures sociales entrainera un « impact financier significatif sur le budget de l’Etat car l’augmentation du montant des bourses et des aides sociales; la baisse du prix des tickets-repas, ramenant le prix du petit déjeuner à cinquante francs et celui du déjeuner ou diner à 100 F pour l’étudiant, la dotation en moyens de transport, sont évaluées à la somme de 8 milliards 160 millions de FCFA ».

Par ailleurs, les autres mesures, nécessitant « plus d’une trentaine de milliards », concerneront les travaux portant sur les bâtiments pédagogiques, la construction de quatre restaurants, la construction et la réhabilitation de pavillons, la voirie, l’éclairage, l’assainissement et l’approvisionnement en eau, a ajouté le président Sall.

Il est aussi prévu, selon le Macky Sall, le relèvement du plateau technique des centres médicaux en les dotant d’ambulances médicalisés, de médecins, d’infirmiers et de sages-femmes en plus de l’approvisionnement correct et régulier en médicaments.