Khadidja Sambe, première sénégalaise surfeuse professionnelle

Khadidja Sambe est la première sénégalaise surfeuse professionnelle. C’est à l’âge de 13 ans qu’elle se lance dans l’eau contre l’avis de ses parents. En se rendant  en cachette à la plage et en surfant tous les jours, jusqu’à s’affirmer dans ce milieu masculin.

« Souvent je passais avec mon kayak à côté des surfeurs. Je voyais tous ces surfeurs et je me disais Mais où sont les filles qui surfent ? », se souvient la sportive professionnelle.

Elle était entraîneuse dans un club de Dakar. C’est là qu’elle a été repérée par la Californienne Rhonda Harper. La fondatrice de “Black girls surf” milite pour que les femmes noires soient mieux représentées dans le surf de compétition.

Khadidja Sambe et Rhonda Harper ont fondé une école de surf pour les filles de Dakar, et recrutent aujourd’hui d’autres femmes africaines pour se présenter aux Jeux Olympiques de Tokyo en 2021.

« Pour les jeunes filles qui commencent à surfer, je leur conseille de ne pas écouter les personnes qui leur disent d’arrêter ou de rester à la maison. C’est quelque chose d’arriéré », suggère la jeune sénégalaise.

Avec une expérience pointue, elle prépare une équipe pour les Jeux Olympiques de Tokyo en 2021.

Rapatriement de 150 marocains bloqués en Côte d’Ivoire et au Sénégal

Quelque 150 marocains bloqués en Côte d’Ivoire et au Sénégal suite à la fermeture des frontières aériennes, terrestres et maritimes en raison de la pandémie de la Covid-19, ont été rapatriés, vendredi, dans le cadre d’une opération prise en charge par les autorités marocaines. Un vol humanitaire à destination de Marrakech, avec à bord 70 ressortissants marocains rapatriés d’Abidjan, a embarqué, à l’aéroport international Blaise-Diagne de Dakar quelque 80 citoyens bloqués au Sénégal.

Ce vol Abidjan-Dakar-Marrakech s’inscrit dans le cadre du programme de rapatriement organisé par le Maroc et qui a concerné jusqu’à présent des centaines de Marocains bloqués à l’étranger dans le contexte de l’état d’urgence sanitaire décrété par plusieurs pays suite à la propagation de la pandémie du nouveau coronavirus.

Pour rappel, il y aura une trentaine de vols entre le 21 et le 27 juin pour le rapatriement de 4.644 Marocains bloqués dans 17 pays, dans le contexte de la pandémie du Coronavirus.

Les sénégalais bloqués en France auront la possibilité de rentrer à partir du 12 mai

Les Sénégalais bloqués en France en raison du Covid-19 seront rapatriés à partir de mardi par les compagnies Air France et Air Sénégal, a appris l’APS, ce lundi.
« Il est porté à la connaissance des Sénégalais bloqués en France, qui se sont inscrits auprès des services consulaires du Sénégal en France, que des vols de rapatriement seront organisés par les compagnies Air Sénégal et Air France’’, indique un communiqué de l’Ambassadeur du Sénégal à Paris.
Selon le document relayé sur le compte twitter du ministre sénégalais des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, « pour les personnes ayant des billets retour (Paris-Dakar) d’Air France, la compagnie les contactera (…) pour le rapatriement le 12 mai’’.
Il ajoute que « pour toutes les autres personnes, le rapatriement se fera avec Air Sénégal à partir du jeudi 14 mai’’ selon des conditions précises.
Les passagers ayant un billet retour Air Sénégal vont devoir s’acquitter de 100 euros pour le paiement des frais de dossier.
Les autres vont acheter leur billet à partir de 440 euros.
Le diplomate souligne que « le port de masque est obligatoire pour le voyage’’.
Concernant les rapatriements des Sénégalais, le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur Amadou Ba, déclare dans un tweet :
« Vols retour des Sénégalais coincés en France. Sur instruction du Chef de l’Etat le Président @Macky_Sall. les négociations se poursuivent pour la prise en charge des Sénégalais coincés dans d’autres pays’’.

Le déficit commercial s’est dégradé en mars (DPEE)

Le déficit commercial du Sénégal s’est aggravé au mois de mars dernier, indique la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).
« Durant le mois de mars 2020, les échanges extérieurs du Sénégal font ressortir un déficit de 274,5 milliards contre 29,4 milliards en février 2020, soit un creusement de 282,8 milliards’’, constate la DPEE dans son Point mensuel de conjoncture pour le mois de mars.
Elle lie cette situation à la forte hausse des importations (+282,8 milliards) face aux exportations qui « ont faiblement augmenté (+3,8 milliards), en variation mensuelle’’.
Elle signale aussi une dégradation du taux de couverture des importations par les exportations de 42,0 points de pourcentage. Ce taux s’est établi à 31,5% en mars 2020.
Selon la publication, « les exportations de biens sont évaluées à 153,4 milliards au mois de mars 2020 contre 149,6 milliards au mois précédent, soit une hausse de 2,5% (+3,8 milliards)’’.
« Cette situation reflète essentiellement la progression de la valeur des exportations d’acide phosphorique (+5,6 milliards) et de titane (+3,2 milliards). En revanche, le mois de mars se caractérise par un repli des exportations de produits alimentaires (-9,6 milliards), de produits pétroliers (-6,3 milliards), de ciment (-4,1 milliards), d’engrais chimiques et minéraux (-1,8 milliard) et d’or non monétaire (-1,6 milliard). […]. ’’
En glissement annuel, les exportations de biens ont affiché une baisse de 24,5% (-49,9 milliards), traduisant ainsi, la contraction de la valeur des exportations de produits pétroliers (-24,3 milliards), d’or non monétaire (-15,7 milliards), de produits alimentaires (-12,1 milliards), d’acide phosphorique (-10,2 milliards) et d’engrais chimiques et minéraux (-6,1 milliards).
En revanche, le titane et le zircon ont connu des hausses respectives de 6,1 milliards et 1,5 milliard. La baisse des exportations de produits alimentaires est consécutive à la diminution des ventes à l’extérieur de produits arachidiers (-15,4 milliards), atténuée, toutefois, par la hausse des exportations de produits halieutiques (+2,1 milliards) et de préparations de soupes, potages et bouillons (+1,0 milliard).
Quant aux importations de biens, elles ont connu une hausse de 282,8 milliards au mois de mars 2020 pour « se situer à 486,2 milliards’’. « Cette situation s’explique, en partie, par la progression des achats à l’étranger de produits pétroliers (+86,4 milliards), de « machines, appareils et moteurs » (+40,4 milliards), de produits alimentaires (+36,1 milliards) et de « véhicules, matériels de transport et pièces détachées automobiles » (+35,2 milliards)’’.
La hausse des importations de produits alimentaires s’explique par la reprise des achats de riz (+13,4 milliards), d’huiles et graisses animales et végétales (+9,5 milliards), de « froment et méteil » (+6,2 milliard) et de fruits et légumes comestibles (+1,1 milliard).
Celle des produits pétroliers résulte de la progression des achats d’huiles brutes de pétrole (+78,7 milliards) et de produits pétroliers raffinés (+7,7 milliards).

En glissement annuel, les importations de biens ont augmenté de 56,8% (+176,1 milliards) au mois de mars 2020.

Cette progression est en liaison avec la hausse des achats des produits pétroliers (+77,7 milliards), de produits alimentaires (+22,8 milliards), de « machines, appareils et moteurs » (+19,4 milliards), de « véhicules, matériels de transport et pièces détachées automobiles » (+16,6 milliards) et de produits pharmaceutiques (+4,4milliards).

Le renforcement des importations de produits alimentaires découle de l’augmentation des achats de froment et méteil (+6,9 milliards), de riz (+6,4 milliards), d’huiles et graisses animales et végétales (+5,1 milliards) et de maïs (+1,3 milliard).

Covid-19: 104 nouvelles contaminations enregistrées ce 6 mai

Le ministère de la Santé a annoncé mercredi 104 nouvelles contaminations au Covid-19, avec un taux de positivité de 8,79% sur 1.182 tests virologiques.
Cent personnes contacts suivies par les services sanitaires ont été contaminées, auxquelles s’ajoutent quatre autres infectées par transmission communautaire à Pikine, Bène Tally (ouest), Sédhiou et Vélingara (sud), a indiqué le docteur Marie Khemesse Ngom Ndiaye, la directrice générale de la santé.
En publiant le dernier bilan de la pandémie de coronavirus au Sénégal, elle a également annoncé la guérison de 23 patients, qui viennent d’être contrôlés négatifs.
Six patients étant dans un état ‘’grave’’ sont pris en charge dans les services de réanimation de l’hôpital de Fann et de l’hôpital Principal, à Dakar, a-t-elle ajouté.
Mme Ndiaye assure que l’état des autres patients est ‘’stable’’.
Le Sénégal a enregistré son 12e décès causé par le Covid-19, le plus jeune depuis l’apparition de la maladie dans le pays, le 2 mars. Il s’agit d’un homme âgé de 37 ans.
A ce jour, 1.434 tests ont été positifs au Covid-19, 493 patients ont été guéris, 12 décès recensés, et un malade a été évacué en France par ses proches, selon la directrice générale de la santé.
En tout, 927 patients sont actuellement sous traitement dans les établissements de santé chargés de la prise en charge médicale des personnes infectées par le Covid-19.
Marie Khemesse Ngom Ndiaye a exhorté les populations au respect des mesures de prévention collective et individuelle de la maladie à coronavirus.

Sénégal: Le Capitaine François Sangiovanni meurt après un entrainement de boxe

Déployé au Sénégal, le Capitaine François Sangiovanni, chef de corps du 19è régiment du génie est décédé le 15 février après un entraînement de boxe.

Le Capitaine François Sangiovanni a perdu connaissance lors d’un entraînement de boxe, selon le communiqué de son régiment.

Le militaire de 35 ans était déployé en renfort individuel depuis début décembre 2019 sur la base aérienne 160 de Dakar. Après avoir perdu connaissance, l’hôpital principal de Dakar l’a pris e charge. L’équipe a ensuite procédé à son rapatriement d’urgence dès le lendemain.

Mais les médecins n’ont pu que constater le décès de François Sangiovanni une fois sur le sol français. On ne connaît pas pur l’heure, les causes du décès.

Le capitaine Sangiovanni était membre des EFS (éléments français au Sénégal). Il participait à la conduite opérationnelle et à la planification des opérations. Une cérémonie se tiendra à Besançon ce 20 février.

Coronavirus: Le « fugitif » qui a quitté Wuhan en direction du Sénégal est un chinois

Le ministère de la santé avait annoncé être sur les traces d’une personne qui avait quitté Wuhan, l’épicentre du Coronavirus, pour rejoindre le Sénégal. L’homme qui avait donc tenté de se rendre au Sénégal par Turkish Airlines, a été identifié.

« On a eu une alerte qui nous a semblé bizarre de quelqu’un qui a quitté Wuhan, qui est allé jusqu’à Hong Kong et la destination finale est le Sénégal. C’est un fugitif, c’est un cas extrêmement dangereux. D’après ce que la diplomatie chinoise nous a dit, ce n’est pas normal qu’une personne quitte Wuhan. S’il est avéré, qu’il ne descende pas sur le sol sénégalais », avait alors déclaré Docteur Marie Khemesse Ngom, directrice générale de la Santé.

Le fugitif, comme il avait été surnommé par la presse, est un chinois. Il se nomme Wang Shu, rapporte Source A. La compagnie aérienne ayant reçu l’alerte générale émise par les autorités sénégalaises, a donc refusé de le faire embarquer. La raison de ce déplacement de Wuhan au Sénégal ? Le journal rapporte qu’il voulait « rendre visite à ses amis établis à Dakar ».

Macky Sal évoque la « nouvelle impulsion » de la coopération avec les Emirats

Le président Macky Sall table sur une nouvelle impulsion de la coopération entre le Sénégal et les Emirats-Arabes-Unis à la lumière des ‘’points de convergences’’ et des ‘’perspectives intéressantes’’ ressortis de ses discussions avec le prince héritier d’Abu Dhabi, Mohamed Bin Zayed Nahyan.

’’Je me réjouis de l’excellente discussion que j’ai eue avec son Altesse Sheikh Mohamed Bin Zayed Nahyan Prince héritier d’AbuDhabi. (Il en est ressorti) des points de convergences et des perspectives intéressantes pour donner une nouvelle impulsion à la coopération, déjà exemplaire, entre nos deux pays’’, a dit Macky Sall qui a achevé jeudi une visite de deux jours aux Emirats-Arabes-Unis.

Le chef de l’Etat sénégalais était arrivé mercredi matin à Abu Dhabi pour une visite officielle aux Émirats Arabes Unis. Cette visite s’inscrit dans le cadre des relations d’amitié cordiale et de coopération multiforme entre les deux pays, selon la présidence sénégalaise.

Le président Sall a été solennellement accueilli par Son Altesse Sheikh Mohamed Bin Zayed Al Nahyan, prince héritier et ministre de la Défense d’Abu Dhabi au Palais royal Qasr Al Watan, rapporte la même source.
Il a eu un entretien à Dubai avec Son Altesse Sheikh Mohamed Bin Rashid Al Maktoum, Vice-Président, Premier Ministre des Emirats Arabes Unis et Emir de Dubaï. Il a ensuite rencontré des chefs d’entreprise émiratis qui veulent investir au Sénégal.

’’Les secteurs ciblés sont l’éducation l’énergie, les Nouvelles technologies de l’information et de la communication avec notamment la création à Dakar d’une usine de production de téléphones smartphones’’, a souligné la présidence sénégalaise.

Elle ajoute que ‘’ces hommes d’affaires des émirats sont attirés par les opportunités d’investissement que propose le président Macky Sall’’.

Après les Emirats, le chef de l’Etat se rendra à Addis- Abeba où il présidera, samedi, la réunion du Comité des chefs d’Etat et de gouvernement du NEPAD avant de participer, dimanche et lundi, au Sommet de l’Union africaine.

Macky Sall sera de retour à Dakar le 10 février, précise-t-on.

Le Sénégal devrait disposer de la moitié des dividendes issues du pétrole d’ici 2025-2035 ( Abdoulaye Dia)

Le Sénégal devrait pouvoir disposer d’au moins la moitié des dividendes issues des activités du pétrole et du gaz exploités sur son territoire, selon le directeur de cabinet du ministre des Energies et du Pétrole, Abdoulaye Dia.

L’APS rapporte ces déclarations au lancement d’un think tank sur le pétrole et le gaz. « Nous pensons que d’ici 2025 à 2035, notre pays devra au moins avoir la moitié des dividendes sortis des activités du pétrole et du gaz« . Il estime que la loi sur le pétrole et le gaz permettra aux entreprises sénégalaises de « monter en capacité et de récupérer des ressources qui seraient tirées de ces activités ». Les décrets d’application de cette loi sont attendus d’ici fin avril.

Il soutient néanmoins que l’atteinte de cet objectif nécessite des compétences, à travers le retour de certains Sénégalais de la diaspora. Il a signalé qu’un appel a « été d’ailleurs lancé pour l’édification d’une industrie pétrolière et gazière ».
« Compte tenu de la production de pétrole attendue en 2022 et de la production de gaz prévu pour 2023, dit-il, le gouvernement du Sénégal a entrepris beaucoup de réformes avec notamment la mise en place d’un cadre juridique équilibré permettant d’avoir des contrats bancables qui rassurent les investisseurs. »
Il a souligné que le Sénégal a « compris qu’il fallait d’abord mettre en avant la transparence avec l’adhésion dès 2013 à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives ».
Cheikh Oumar Ba, directeur exécutif de l’ONG Initiative prospective agricole et rurale (IPAR), a souligné la coïncidence entre le lancement de prétexte de la cérémonie de lancement de ce laboratoire d’idées sur le pétrole avec « la célébration de la journée des think tank ».
« Avec la découverte du pétrole et du gaz, il y a un débat passionné au Sénégal. On s’est dit qu’en tant que chercheurs, il faut qu’on essaie pour savoir quelle est notre lecture », a-t-il expliqué.
Le pétrole et le gaz a-t-il indiqué « font l’objet d’une attention de la part des populations. Nous voulons apporter notre contribution à ce débat […] ».
« Nous espérons qu’avec le dialogue qui va suivre avec les entreprises pétrolières et les chercheurs, nous arriverons à créer un cadre pour un dialogue serein », a-t-il ajouté.
La cérémonie de lancement du think Tank « SEN RTT » a été placée sous le thème : « La gouvernance des ressources pétrolières et gazières : état du débat et perspectives ».
Deux panels étaient au menu de cette rencontre, dont l’un axé sur « la répartition des ressources publiques, contenu local et gestion des impacts environnementaux des exploitations pétrolières et gazières ».
Le deuxième panel portait sur « Pétrole et gaz : instaurer un dialogue politique et un plaidoyer francs au nom de l’économicité des choix publics et de la transparence ».
Le think tank sur le gaz et le pétrole a été lancé par des organisations de la société civile dont Enda et l’ONG Initiative prospective agricole et rurale (IPAR).

Macky Sall : « L’exercice des libertés publiques ne souffre d’aucune limitation »

Le Sénégal « est un Etat et une nation consolidés’’ sur le plan démocratique, avec des garanties accordées aux citoyens pour l’exercice des libertés publiques qui ’’ne souffre d’aucune limitation’’, sauf nécessité de prévenir les risques de troubles à l’ordre public, assure le président de la République Macky Sall.

Sur le plan de la démocratie et de la gouvernance politique, « le Sénégal, on peut le dire, est un Etat et une nation consolidé, fondé sur des valeurs de tolérance, des valeurs de liberté et de médiations sociales actives, jouissant d’un climat de paix, de stabilité politique et démocratique, mais aussi institutionnelle et d’une culture démocratique avérée », a-t-il déclaré.
« L’exercice des libertés publiques est garanti et ne souffre d’aucune limitation, sauf nécessité de prévenir les risques de trouble à l’ordre public, de garantir la libre circulation des personnes et des biens et d’assurer leur sécurité », a dit Macky Sall.
Il s’exprimait à l’occasion de la cérémonie de présentation du rapport d’évaluation du Sénégal, jeudi, dans le cadre du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP), un instrument d’évaluation de la gouvernance politique, économique, d’entreprise et du développement socio-économique créé le 9 mars 2003 à Abuja (Nigeria).
Le MAEP est ouvert aux pays membres de l’Union africaine (UA), qui y adhèrent volontairement.
Selon le président Sall, l’exercice des libertés, « souvent polémique, est largement garanti au Sénégal avec l’érection de l’autorisation comme règle et l’interdiction, l’exception ».
« Si je donne des statistiques, en 2018, sur 4828 déclarations de manifestations publiques, 118 ont été interdites, soit un taux de 2,44% d’interdiction. Et au troisième trimestre de l’année 2019, sur 4284 déclarations de manifestations, seules 71 n’ont pas été accordées, soit un taux de 1,68% », a souligné le président de la République.
A l’en croire, « toutes les demandes de marches sont autorisées lorsque les initiateurs sont en conformité avec les autorités chargées de la gestion de l’ordre public, en l’occurrence l’autorité administrative. »
« Quand on dit qu’on va marcher à la place de l’indépendance ou devant le palais de la République, c’est qu’on ne veut pas faire une marche pacifique », a-t-il indiqué à l’affaire Guy Marius Sagna. « Mais autrement, les marches sont tolérées », a ajouté Macky Sall.
Guy Marius Sagna, leader du mouvement ’’France Dégage’’, a été interpellé devant les grilles du palais de la République, il y a quelques semaines, au cours d’une marche de protestation contre la hausse du prix de l’électricité.
Il a été inculpé et placé en détention pour « attroupement’’, « troubles à l’ordre public » et « participation à une manifestation non autorisée ». Ses soutiens demandent sa libération, en faisant valoir que la marche est un droit reconnu par la Constitution.

Coronavirus: Des mesures prises pour assister les sénégalais, selon Macky Sall

Le chef de l’Etat a informé, mercredi, le Conseil des ministres des mesures prises pour assister les Sénégalais en Chine face à l’épidémie du coronavirus. Et exprimé « la solidarité et le soutien » du gouvernement à l’endroit de son homologue XI Jinping et du peuple chinois tout entier.
’’Le président de la République, évoquant l’épidémie du coronavirus qui sévit en chine à Wuhan, a informé le Conseil des mesures prises pour assister nos compatriotes. Avant d’exprimer la solidarité et le soutien du gouvernement sénégalais à l’endroit de son Homologue XI Jinping et du peuple chinois tout entier », rapporte le communiqué du Conseil des ministres.
L’épidémie de coronavirus apparue en Chine fin décembre a déjà fait 132 morts. Le pays comptabilise plus de 6000 cas. Une quinzaine de pays sont également touchés.

Éliminatoires mondial 2022: Le Sénégal avec le Congo, la Namibie et le Togo

Le Sénégal partage la poule H du second tour des éliminatoires de la Coupe du monde 2022 avec le Congo, la Namibie et le Togo, selon le tirage au sort effectué mardi au Caire.

A l’exception du Togo, adversaire du Sénégal lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2006, les Lions du Sénégal ont récemment joué contre les autres membres de la poule, les Warriors de la Namibie, lors des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2017, et les Diables Rouges du Congo.

Les Congolais font partie de leurs adversaires pour les préliminaires de la CAN 2021.

Au stade Lat-Dior de Thiès, en novembre dernier, le Sénégal avait battu le Congo, 2-0.
Il avait dominé l’équipe namibienne lors des éliminatoires de la CAN 2017 (2-0, 2-0), une double confrontation qui a coïncidé avec les débuts du technicien sénégalais Aliou Cissé sur le banc des Lions.
Les poulains de Cissé avaient déjà croisé la Namibie lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2002.
Les Eperviers du Togo, adversaires des Lions du Sénégal, avaient pour leur part barré la route à l’équipe sénégalaise, lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2006.
Le premier de chaque groupe de la deuxième phase des éliminatoires de la Coupe du monde 2022 sera qualifié pour le dernier tour des préliminaires, dont les premiers matchs auront lieu octobre prochain.
Voici les 10 groupes de qualification :
tirage au sort mondial 2022
© tirage au sort mondial 2022

Le Sénégal et l’AFD signent un prêt de politique publique

Amadou Hott, ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération et Alexandre Pointier, directeur de l’Agence Française de Développement (AFD) ont paraphé à Dakar, un prêt de politique publique d’un montant de 50 millions d’euros, soit 32,8 milliards F CFA pour le renforcement de la gouvernance financière au Sénégal.« Cette opération permettra d’accompagner la mise en œuvre des réformes budgétaires de la loi organique relative aux lois de finances, en particulier le passage en mode budget-programme en cours, de favoriser un accroissement de la mobilisation des recettes intérieures notamment par le recours aux télé-procédures et l’intensification des travaux de renseignement et de recouvrement puis de renforcer la gestion des activités de l’Etat », a informé jeudi dernier Amadou Hott.

En outre, le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération a indiqué qu’ « une première tranche de 20 millions d’euros (13,1 milliards F CFA) sera décaissée dans les meilleurs délais et une seconde tranche de 30 millions d’euros (19,7 milliards F CFA) sera libérée en fin 2020 ».

Ce faisant, l’argentier de l’Etat du Sénégal a souligné que « l’Etat disposera de moyens efficaces pour améliorer la réalisation des investissements publics, mieux encadrer les établissements et entreprises publics et optimiser la mobilisation des recettes fiscales ».

De son côté, Philippe Lalliot, ambassadeur de la France au Sénégal, a affirmé que « ce financement, sous forme d’appui budgétaire sectoriel, vise à accompagner les efforts du gouvernement sénégalais dans la mise en œuvre de sa stratégie de réforme budgétaire et financière afin de lui permettre d’atteindre les objectifs ambitieux de la seconde phase du Plan Sénégal Emergent (2019-2023) ».

A en croire le diplomate, « la convention signée comprend à la fois un transfert de ressources financières mais aussi un dialogue sur la politique de réforme publique ». Concluant son propos, M. Lalliot est convaincu que « cette nouvelle dynamique contribuera à enrichir encore nos relations avec nos partenaires sénégalais qui sont déjà à un niveau exceptionnel d’intimité et de confiance ».

Enfin,  M. Lalliot a déclaré : « Je peux dores et déjà vous annoncer que le financement du projet d’appui à la Justice civile et commerciale sera la prochaine opération dans le secteur de la gouvernance qui nous réunira dans les mois à venir ».

Le prêt de politique publique contribuera à renforcer l’exhaustivité et la transparence du budget de l’Etat à travers la mise en place effective de la budgétisation en mode programme et une meilleure communication de l’information budgétaire au niveau public.

Eco : Divergences en Afrique de l’ouest !

L’annonce de l’Eco comme monnaie unique de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a suscité des avis divergents, notamment avec son rejet par cinq pays anglophones ouest africains et la Guinée.Le Nigeria, le Ghana, le Libéria, la Sierra Leone, la Guinée et la Gambie, ces six pays membres de la Zone monétaire ouest-africaine (ZMOA) ont récemment condamné ce qu’ils ont appelé « la déclaration unilatérale des membres francophones de la Cedeao », selon laquelle l’Eco, monnaie unique va supplanter le franc CFA en juillet 2020.

Depuis l’annonce de la création future de la monnaie Eco, le 21 décembre 2019 à Abidjan, par les présidents ivoirien Alassane Ouattara et français Emmanuel Macron, des voix se sont levées contre ce « nouveau » projet de monnaie commune au sein des huit pays de l’Uemoa.

Or, le projet de cette même monnaie unique qui germait depuis le début des années 2000, a été déjà lancé lors d’un Sommet de la Cedeao à Abuja en 2019.

Au fil des années, la date de son introduction a été reportée plusieurs fois, notamment en 2005, 2010 et 2014.

Certains observateurs ont expliqué ce blocage par les critères de convergence fixés par l’Institut monétaire ouest africain que n’ont pas été remplis par les Etats membres. Ces exigences comprennent un taux d’inflation inférieur à 10%, un déficit budgétaire inférieur à 3% et une dette évaluée à moins de 70% du PIB national.

La Cedeao, zone à plusieurs monnaies

Le passage majeur du CFA à l’Eco a soulevé plusieurs interrogations dans les cercles économiques. Hormis les huit membres de l’Union monétaire ouest-africaine (Uemoa), à savoir le Sénégal, la Guinée Bissau, le Niger, le Mali, la Côte d’Ivoire, le Bénin, Togo et le Burkina Faso, d’autres pays de la Cedeao (Ghana, Guinée, Nigeria, Ghana, Sierra Leone, Liberia) ont leur propre monnaie nationale.

Pour Momodou Dibba, un expert fiscal travaillant avec la Banque centrale de Gambie, l’idée que ce nouveau projet de monnaie commune sera exclusivement destiné aux pays francophones de la région est légèrement illusoire, voire carrément erronée.

« L’idée d’une monnaie commune pour les 15 pays de la région était et reste un projet régional soutenu par la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest », a-t-il confié à APA.

Cependant, il semble que l’Afrique de l’ouest francophone s’est emparée de l’idée d’un projet de monnaie commune, laissant en rade ses voisins anglophones.

L’expert gambien soutient que si cette thèse s’avérait vraie, cela aurait encore beaucoup de sens, étant donné que les nations francophones sont déjà dans une zone monétaire qui fonctionne depuis des décennies.

Le fait qu’aucun des membres anglophones de la Cedeao qui ont leur propre monnaie ne fasse partie de ce nouveau projet de monnaie commune annoncé par le président ivoirien, Alassane Ouattara, a néanmoins laissé de nombreux observateurs perplexes.

L’Eco comme nom proposé d’une future monnaie commune pour les 15 pays de la région n’était jusqu’à récemment pas breveté.

Cependant, un avis d’un responsable de l’Institut monétaire ouest-africain (IMOA) suggère, sous le couvert de l’anonymat, qu’il ne peut s’agir d’un arrangement sectaire et vague, qui est légèrement plus qu’un changement symbolique de nom du CFA à l’Eco.

Il a déclaré que des progrès avaient été accomplis depuis que l’idée d’une monnaie commune pour remplacer le CFA avait été présentée pour la première fois à des étapes tangibles pour la concrétiser après des années d’obstruction systématique par les six membres initiaux du système de devise Eco.

« L’Eco héritera de certains bienfaits du CFA, dont l’un sera le taux de change fixe, et cet arrangement ne causera aucun choc aux huit économies concernées », a-t-il ajouté.

Cependant, a-t-il expliqué, certaines questions délicates restent d’actualité, notamment celle de savoir si la France, qui contrôle toujours les réserves des pays membres du franc CFA, donnera accès à leurs réserves restantes sans intérêt.

Alors que les militants contre l’utilisation continue du franc CFA peuvent se réjouir de cette « victoire » sur « un symbole de l’esclavage colonial de l’Afrique » par la France, certains experts économiques pensent qu’il y a encore des craintes persistantes que le statu quo soit maintenu, à moins que des questions sans rapport direct, notamment concernant la sécurité fiscale ne soient résolues.

Mais selon eux, l’avantage de ce passage du CFA à l’Eco, c’est que l’on ressent moins le fait que la France détient tous les atouts pour la stabilité budgétaire des économies de la zone Uemoa, bien que la nouvelle monnaie, si elle entre en circulation en 2020, sera arrimée à l’euro, à l’instar du CFA.

« Ils ont cédé à l’opinion populaire de leurs peuples et cela prend également un caractère régional », explique un économiste gambien.

Les membres de la ZMOA ont depuis appelé à une réunion des pays membres de la Cedeao pour en discuter les détails. Les pays de l’Uemoa n’ont pas répondu officiellement à la position des membres de la ZMAO ni à leur appel pour une réunion parrainée par la Cedeao au sujet de l’Eco.

En attendant, si le projet se concrétise, pour beaucoup, l’Eco se sentira toujours comme une entreprise inachevée, tant que le grand frère nigérian, le géant économique de l’Afrique qui représente 60% des réserves totales en Afrique de l’ouest et environ 70% du PIB de la région est absent du jeu.

Saint-Louis: Les barrages hydroélectriques au menu d’un atelier

Des chercheurs et experts en environnement planchent depuis jeudi à Saint-Louis sur l’impact des barrages dans le développement des communautés.
Cette réflexion est engagée dans le cadre de l’atelier sous-régional sur le thème : ‘’Les barrages, mobilité et dégradations des écosystèmes au Sénégal’’, sous l’égide de l’institut fondamental d’Afrique noire (IFAN) et l’université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar.
Les échanges portent sur la problématique et l’historique des barrages, a dit Pr Papa Sow, chercheur senior à l’IFAN-UCAD, rappelant qu’il y a des conflits autour de cette question.
Les chercheurs et experts souhaitent que les études faites par les pays francophones soient connues du monde anglophone, selon le Pr Sow, notant que de nombreuses études et recherches ont été faites, surtout par l’université Gaston Berger de Saint-Louis notamment sur le barrage de Diama.
A l’issue de cette rencontre de deux jours, des recommandations seront élaborées, pour permettre aux décideurs de revoir ‘’les effets des barrages et voir jusqu’à quel niveau ils peuvent développer les communautés locales’’.
Selon lui, les pouvoirs publics ‘’ne prennent pas toujours en compte dans les politiques de développement les résultats de recherche et études produites par les universités’’.
Pour Xavier Lemaire, chercheur à l’université collège de Londres (UCL UK), la rencontre de Saint-Louis permet aux participants d’échanger sur les différentes expériences de barrages dans les pays d’Afrique, comme le Burkina Faso, la Côte d’ivoire et Sénégal, entre autres.
’’A l’issue de la rencontre, il sera question de faire des notes de synthèse pour les décideurs politiques, sur les différentes études de cas et recherches (…)’’ sur la question de ces ouvrages hydrauliques, a-t-il dit.
Selon lui, il faut nécessairement ‘’procéder à des études et recherches sur la problématique des inondations, causées par les barrages, pour ensuite anticiper sur ces événements extrêmes’’.
Pour le Pr Harouna Karambiri, enseignant-chercheur, à l’institut international de l’eau et de l’environnement au Burkina Faso, il est important d’aborder le problème de la dégradation des grands barrages, ‘’parce qu’ils constituent des ressources en eau pour satisfaire les besoins des populations’’.
Ces barrages constituent ‘’un facteur important de développement socio-économique au niveau des pays africains, au-delà même du Sénégal’’, a-t-il rappelé.
Il est revenu sur les changements de conditions hydrologiques des aménagements, la conception et la gestion de ces barrages, l’impact des changements climatiques sur les hydro systèmes et les écosystèmes.
’’Aujourd’hui, il y a une prise de conscience des Etats sur la problématique des barrages, parce que les grands aménagements reviennent sur la table du développement socio-économique de nos pays et il est important que ces questions (…) soient une préoccupation des tous’’, a-t-il noté.

Akon va investir dans un projet écotouristique au Sénégal

Le rappeur Akon a décidé d’investir dans l’écotourisme sur la côte Atlantique au Sénégal, le pays d’origine de sa famille, ont indiqué jeudi des responsables du gouvernement et du secteur.

Connu pour ses tubes R&B « Locked Up » ou « Smack That », le chanteur et producteur américano-sénégalais de 46 ans a signé mardi au Sénégal un accord avec la société publique Sapco (Société d’aménagement et de promotion des côtes et zones touristiques du Sénégal).

« Au-delà de son statut d’artiste, c’est Akon, l’investisseur qui a foi en l’Afrique, qui est reçu », a dit le ministère du Tourisme dans un communiqué publié à l’occasion de cette signature.

Les contours du projet final restent à préciser. Le secrétaire général de la Sapco, Alioune Ndiaye, a indiqué jeudi à l’AFP que le document signé était un protocole d’accord et que le montant de l’investissement n’était pas encore arrêté. Akon entend ériger un complexe dans le village de Mbodiène, au sud de Dakar, a-t-il dit sans plus de précision. Un porte-parole du ministère du Tourisme a parlé quant à lui de projet de village de tourisme durable.

Une partie de la presse sénégalaise va jusqu’à anticiper la construction d’une ville « durable » et « futuriste », véritable « Akon City », sur des dizaines d’hectares.

Le rappeur, Alioune Badara Thiam de son vrai nom, est né aux Etats-Unis de parents sénégalais et a passé une partie de son enfance au Sénégal avant de retourner à l’âge de sept ans aux Etats-Unis, où il a accédé plus tard à la notoriété.

Il n’est pas la seule célébrité à revenir aux sources pour semblable investissement. L’acteur et réalisateur britannique  Idriss Elba projette de bâtir un complexe touristique écoresponsable sur un e île de la Sierra Leone, autre pays d’Afrique de l’Ouest, d’où son père était originaire. Il y a été reçu pour la première fois en décembre et en a reçu la citoyenneté.

 

Promotion habitat social : Un nouveau fonds alimenté par une taxe sur le ciment

 Un nouveau fonds alimenté par la taxe sur le ciment a été mis en place par les pouvoirs publics sénégalais en vue de permettre aux populations démunies de bénéficier du programme de 100.000 logements sociaux lancé par le gouvernement pour démocratiser l’accès au logement, a indiqué le directeur de la promotion de l’habitat social, Mounirou Ly.
Dans ce cadre, un franc sera prélevé sur chaque sac de ciment, soit 2000 francs CFA par tonne, a dit M. Ly, dimanche à Kaolack, dans un entretien avec des journalistes.
Les sommes récoltées vont « annuellement servir à alimenter le fonds de l’habitat social qui va permettre aux Sénégalais exclus du système bancaire de bénéficier de financement » pour accéder au logement, a-t-il indiqué.
« Nous avons mis en branle un système qui permettra de prendre en charge tous ces Sénégalais de tous bords (…) qui sont exclus malheureusement du système bancaire parce que n’ayant pas de revenus réguliers », a souligné le directeur de la promotion de l’habitat social.
Le système bancaire « ne prend en compte malheureusement que les citoyens ayant un bulletin de salaire ou justifiant d’un revenu régulier », a relevé M. Ly, considérant que la mise en place de ce fonds est « un moyen de contourner cette réalité ».
Selon lui, il ne s’agit pas pour l’Etat de construire des logements mais de « créer par ce biais un environnement propice pour les entreprises privées qui pourront ainsi proposer des logements dont le coût sera compris entre 10 et 12 millions » et qui seront payables « sur une longue période ».
Il annonce qu’un conseil présidentiel se tiendra en janvier prochain, pour permettre au chef de l’Etat Macky Sall « d’avaliser toutes les propositions qui sont en train d’être mûries » par la commission chargée de réfléchir sur le dossier des logements sociaux.
L’engagement des pouvoirs publics dans la promotion des logements sociaux résulte d’un diagnostic ayant révélé qu’au Sénégal, il subsiste « un déficit de 350 000 logements » auxquels s’ajoutent annuellement 20 000 nouvelles demandes. « Ce qui est énorme malgré les efforts qui ont été faits auparavant », d’où le choix de mettre en place ce programme des cent mille logements « pour soulager les populations surtout démunies ».
La campagne d’inscription a déjà démarré, le 20 décembre dernier, a indiqué M. Ly, invitant les populations à s’inscrire massivement pour ce programme dont l’ambition est de loger « les populations démunies sans discrimination aucune ».

14 compagnies américaines frappent aux portes du Sénégal (Ambassadeur)

Au total, 14 nouvelles compagnies américaines frappent aux portes du Sénégal où elles sont intéressées entre autres par la relance des chemins de fer, la réalisation de l’autoroute de Dakar à Saint-Louis, tout comme l’exploitation du pétrole et du gaz, a indiqué mardi l’ambassadeur des Etats-Unis au Sénégal, Tulinabo Mushingi.
’’Quatorze nouvelles compagnies frappent à nos portes, disant qu’elles sont intéressées à venir travailler au Sénégal’’, a dit l’ambassadeur lors d’une conférence qu’il donnait, au terme d’une visite à Thiès.

Arrivé dimanche dans la capitale du Rail, le diplomate s’est notamment rendu à la base militaire, ainsi que dans des établissements et a rencontré des autorités administratives et religieuses.

La route Dakar-Saint-Louis et le train Dakar-Bamako qui passent par Thiès intéressent ces entreprises américaines prêtes à investir au Sénégal, a-t-il précisé.
Ces nouvelles compagnies s’ajoutent aux ‘’40 à 45 compagnies qui opèrent déjà’’ dans le pays, a-t-il relevé, ajoutant vouloir ‘’élargir l’éventail de compagnies qui veulent investir au Sénégal’’.
’’Entre 40 et 45 compagnies opèrent actuellement au Sénégal’’ dans des domaines divers allant des grands équipements de labour et de transport aux petits équipements solaires installés dans les villages reculés, selon le diplomate.
Une trentaine de ces compagnies avaient pris part à la fête du 4 juillet, utilisée depuis son arrivée à Dakar, comme une foire où les entreprises américaines et associées sont invitées à venir présenter leurs produits dans les locaux de la représentation diplomatique.
Le Sénégal et les Etats-Unis d’Amérique auront 60 ans de coopération l’année prochaine, a dit le diplomate, non sans qualifier d’’’ excellente’’ les relations entre les deux pays.
’’Nous sommes très contents et nous voulons continuer à accroître (et) fructifier ‘’ cette relation, a poursuivi l’ambassadeur américain, expliquant ses déplacements à travers le pays par ’’la recherche de nouveaux secteurs’’ de coopération, pour ne pas ‘’se contenter de rester sur place’’.
Cela constitue une obligation dans un contexte concurrentiel où d’autres pays sont présents, a-t-il laissé entendre.
Il a évoqué le MCC financé à hauteur de 550 millions de dollars américains, non remboursables, par les Etats-Unis, et 50 millions de dollars par le gouvernement du Sénégal.
En 2017, le volume des échanges entre les deux pays était d’environ ‘’100 millions (de dollars) en termes d’importations et la moitié ou plus d’exportations’’, a-t-il renseigné.
La politique extérieure des Etats-Unis est basée sur la promotion des liens commerciaux et des investissements privés, la sécurité et la santé publique, l’identification de ‘’partenaires fiables’’ où les Etats-Unis ont un ‘’retour sur investissement’’, selon le diplomate, soulignant que le Sénégal fait partie de ce type de partenaires.
Quelque 22 agences américaines opèrent à partir du Sénégal et certaines d’entre elles couvrent la sous-région.
L’USAID injecte 120 millions de dollars par an dans le domaine de la santé et les Etats-Unis dépensent 35 milliards de francs CFA dans l’initiative ‘’Lecture pour tous’’.

Les relations Sénégal-Emirats Arabes Unis en phase de croissance accélérée

Les relations bilatérales entre les Emirats arabes unis et le Sénégal sont « dans une phase de croissance accélérée », a assuré lundi soir, Mohamed Ali Bin Aylan Alshamsi, chargé d’affaire de l’ambassade émiratie à Dakar.
« Les relations bilatérales entre les Emirats arabes unis et la République du Sénégal sont entrées dans une phase de croissance accélérée, tant au plan diplomatique qu’au niveau économique », a-t-il indiqué à l’occasion de la célébration dans la capitale sénégalaise de la 48ème édition de la fête nationale de son pays.
Plusieurs membres du corps diplomatique accrédité à Dakar, des religieux, officiels ainsi des représentants d’institutions internationales basées au Sénégal ont participé à la manifestation.
La décision du président sénégalais Macky Sall, de réserver sa première visite officielle aux Emirats arabes unis après sa réélection en février 2019, est l’illustration « la plus éloquente de l’excellence des relations d’amitié et de coopération » entre les deux pays, selon le diplomate émirati.
Selon le ministre du Pétrole et des Energies, Mouhamadou Makhtar Cissé, venu représenter le gouvernement, la célébration de cette fête nationale des Emirats arabes unis offre « une belle opportunité de magnifier l’excellence des relations amicales et fraternelles » qui unissent les deux pays.
Il s’est félicité de « la constance » de la coopération entre les Emirats arabes unis et le Sénégal, ajoutant que les relations diplomatiques entre les deux pays « ne cessent de se renforcer tant au plan diplomatique, politique qu’économique » depuis leur établissement.
« Je demeure persuadé que nos relations d’amitié et de coopération seront davantage qualitative en se renforçant et se diversifiant », a déclaré le ministre du Pétrole et des Energies.
M. Cissé s’est en outre félicité de la diversification de la coopération bilatérale entre les deux pays, avec selon lui « des perspectives prometteuses dans le secteur du pétrole et du gaz et le partenariat dans la mise en place d’un fonds souverain d’investissement ».
Le gouvernement du Sénégal assure-t-il « reste déterminé à travailler de manière plus étroite et plus efficace avec celui des Emirats arabes unis pour la réalisation des engagements pris entre les deux pays ainsi que la mise en œuvre concrète et efficiente des différents accords signés ».

Le Sénégal a été réélu au conseil exécutif de UNESCO

Le Sénégal a été réélu mercredi à Paris au Conseil exécutif de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), a annoncé le ministère de la Culture et de la Communication.
La réélection du Sénégal au sein de cet organe constitutionnel de l’UNESCO s’est notamment faite à la 40ème session de la Conférence générale de l’organisation, en cours à Paris en France (12 au 27 novembre), rapporte un communiqué parvenu à l’APS.
Le Sénégal a notamment recueilli 157 votes favorables permettant son maintien au sein du Conseil exécutif composé de 58 États membres élus chacun pour un mandat de quatre ans, signale la même source. « Élu par la Conférence générale et agissant sous son autorité, la mission de cette organe est d’étudier le programme de travail de l’Organisation ainsi que les prévisions budgétaires correspondantes que lui soumet le Directeur Général« , peut-on lire sur le communiqué.
La délégation sénégalaise à la Conférence générale est conduite par le ministre de la Culture et de la Communication, Abdoulaye Diop.

RFI installe des rédactions en mandenkan et fulfude à Dakar

Source : RFI_ La présidente directrice générale de France Médias Monde Marie-Christine Saragosse a inauguré ce mardi 22 octobre les nouveaux locaux de RFI en mandenkan et fulfude à Dakar.

Après plusieurs mois de chantier, les bureaux et studios flambants neufs des rédactions de Radio France Internationale en mandenkan et fulfude ont été officiellement inaugurés ce mardi. Pour Marie-Christine Saragosse, présidence directrice générale de France Médias Monde, il s’agit d’un engagement stratégique.

« C’est l’incarnation physique d’une stratégie de proximité. Les langues ne sont jamais neutres, ce sont des cultures, et parler ces deux langues qui dans la bande sahélienne ne communiquent pas toujours entre elles, je pense que c’est important, considère Marie-Christine Saragosse. Parce qu’on a un rôle professionnel important de journalisme indépendant qui vérifie les faits, qui équilibre les points de vue, qui cultive le débat. »

RFI en mandenkan et en fulfulde, c’est une information internationale et africaine, diffusée en FM et via le réseau des radios partenaires. Le ministre sénégalais de la Culture et de la Communication Abdoulaye Diop salue un projet fédérateur : « Nous avons vu l’importance de la langue dans le rapprochement des peuples, et aujourd’hui il est important que RFI qui est un partenaire privilégié vienne s’installer et émette en langues mandingue et fulfude. Quand on voit la transversalité de ces différentes langues, prenons les choses de manière fédératrice pour qu’on puisse faire ensemble. »

Avec l’ouverture de ces rédactions à Dakar, RFI se rapproche donc de ses auditeurs et leur propose – comme en français–  une information régionale et internationale de qualité. « On a une large ouverture sur l’actualité internationale. Pour la plupart des auditeurs, c’est ce qui les intéresse plus, parce qu’ils ont l’actualité locale, mais aussi l’actualité africaine notamment, les questions de sécurité, les questions politiques », explique le journaliste Baba Maïga, originaire du Mali et qui fait partie de la rédaction depuis ses débuts.

L’équipe de RFI en mandenkan travaillait jusqu’ici depuis Paris, avec un réseau de correspondants. L’installation à Dakar va lui donner une nouvelle dimension, selon le coordinateur des rédactions en mandenkan et fulfulde, Frédéric Garat : « C’est très important qu’on soit géographiquement le plus proche possible de nos auditeurs. Pour le mandenkan, c’est au moins 40 millions d’auditeurs, pour le fulfulde, le pular, le peul, c’est 40 à 45 millions d’auditeurs qui parlent potentiellement cette langue et c’est pour ça qu’on va vers eux. »

En fulfulde, RFI propose deux magazines chaque week-end, intitulés « Alors on dit quoi ? » La cible, ce sont les jeunes, explique la journaliste Aïssatou Ly : « Nous, on avait des émissions d’abord diffusées en français ou dans d’autres langues. Le fait de le faire dans une langue, le fulfulde, c’est surtout donner la bonne information, parce qu’il y a tellement de fake news. » Au programme des dernières émissions : la scolarisation des filles, le cancer du sein, ou encore « les jeunes et le mariage ».

La PDG de France Médias Monde Marie-Christine Saragosse laisse envisager que ce magazine soit également décliné à l’avenir en wolof, l’une des langues nationales du Sénégal.

Le Sénégal, première équipe en demi-finale de la coupe UFOA 2019

Le Sénégal, pays hôte du tournoi de la Coupe des nations de l’UFOA (Union des Fédérations Ouest Africaines de football) s’est qualifié en demi-finales par un score de 1-0 sur le Bénin, ce 03 octobre.

Bien que les Lions avaient la maitrise de la première partie, ils n’arrivaient pas à trouver les filets avant la pause (0-0). Au retour des vestiaires, la donne n’a pas changé. Le Bénin résistait et aurait même pu se hisser en demi-finale.

Mais le Sénégal mettra fin à ce jeu du chat et de la souris à la 65è minute. Philippe Paulin Keny (élu homme du match), entré en jeu quelques instants plus tôt, est le plus attentif quand Sheyi Damilola, le goal du Bénin, relâche un ballon dans sa surface. La conséquence est immédiate.

Le Bénin court derrière le but mais n’a plus les jambes et offre ainsi la victoire aux Lions. Le Sénégal affrontera le vainqueur du match entre le Sierra Léone et le Mali.

UEMOA : Bientôt une plateforme de paiement numérique « diversifié et pratique »

(APS) – Une concertation régionale entre divers acteurs du système financier de l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest s’est ouverte lundi à Dakar en vue de « construire un écosystème de paiement diversifié, inclusif, pratique et efficient« .

La vision de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) est de « mettre en place en 2020 une plateforme régionale permettant les échanges de compte à compte, quels que soient le type de compte, les acteurs, les instruments et les canaux de paiement utilisés, à travers le GIM-UEMOA », a indiqué le vice-gouverneur de la BCEAO, Abdoulaye Diop.

Il s’agit avec ce projet d’aller vers « l’adoption des services instantanés, disponibles 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 basés sur des exigences de qualité et de sécurité », a souligné le vice-gouverneur.
Telles sont selon Abdoulaye Diop les « caractéristiques essentielles de la future plateforme » qui va simplifier la vie des usagers.
« Les experts ont été unanimes pour dire que des paiements plus rapides sont importants pour améliorer les performances économiques des entreprises », a souligné le vice-gouverneur de la BCEAO, ancien ministre de l’Economie et des Finances du Sénégal.
Avec ce projet, le nouveau système viendra « compléter et enrichir les infrastructures financières de l’Union pour apporter aux populations des services de paiement de proximité à coût abordable, plus rapide, qui offrent une connectivité totale à tous les types de paiements numériques ».
Cela devrait contribuer au « renforcement de l’inclusion financière », a ajouté M. Diop.
« L’organisation de la présente concertation marque une étape capitale dans la conduite du projet d’interopérabilité des services financiers numériques et consacre la fin de la phase de cadrage, au cours de laquelle, la Banque centrale s’est investie, à travers les modalités de mise en œuvre du projet », a-t-il dit à l’ouverture officielle de la rencontre au siège de la BCEAO, à Dakar.
Le projet d’interopérabilité des services financiers numériques dans l’UEMOA, lancé depuis avril 2017, a permis selon Abdoulaye Diop d’identifier « les principales caractéristiques de la future plateforme, les attentes des acteurs ainsi que les défis à relever pour la construction d’un écosystème financier efficient et propice à la stabilité et à l’inclusion financière ».
Il s’avère toutefois nécessaire de relever « certains défis comme la sécurité globale du système qui doit être renforcée pour maintenir la confiance des usagers et la qualité des services », a indiqué Abdoulaye Diop.
Il y a également lieu « d’accorder une attention particulière à la protection des données personnelle des usagers, à la robustesse de la plateforme, à la lutte contre la fraude, le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme ».
Les travaux qui prendront fin mercredi permettront de finaliser le plan de développement du projet d’interopérabilité des services financiers numériques.
Pour le représentant-résident de la Banque africaine de développement (BAD) au Sénégal, Adam Amoumoun, le plan constituera le document de référence du projet et détaillera la stratégie de réalisation de l’interopérabilité des services financiers numériques de l’UEMOA, assortie de la feuille de route pour chaque acteur.
La réalisation de cette plateforme « est un pas majeur pour l’inclusion financière des populations », a-t-il relevé.
L’interopérabilité est généralement définie comme la capacité de plusieurs systèmes à échanger des informations entre eux sans restriction d’accès, selon la BCEAO.

Le ministre des Transports souhaite construire un héliport à Toubacouta

Le ministre du Tourisme et des Transports aériens, Alioune Sarr, a exprimé mardi à Toubacouta le souhait de son département de construire un héliport dans cette collectivité territoriale, pour densifier le trafic touristique dans la région de Fatick (centre).
‘’Je vais proposer au président de la République la construction, ici à Toubacouta, d’un héliport pour accueillir les hélicoptères et permettre aux touristes d’atterrir ici et visiter les sites touristiques, dont la réserve de Fathala dans de bonnes conditions’’, a-t-il déclaré.
M. Sarr a fait cette promesse en présence des autorités administratives de la région de Fatick, lors d’une visite de la réserve animalière de Fathala, dans l’arrondissement de Toubacouta.
‘’On se rend compte qu’il y a beaucoup de touristes qui, pour visiter le site de Fathala, passent par la Gambie, ce qui ne permet pas à l’aéroport international Blaise-Diagne d’exploiter son potentiel de hub aérien’’, a souligné le ministre du Tourisme et des Transports aériens.
‘’Donc si nous développons une forte promotion de cette zone touristique et faisons également des aménagements et des investissements qui permettent de raccourcir le trajet entre Dakar et Toubacouta, nous allons amplifier le niveau de trafic touristique dans la région’’, a assuré Alioune Sarr.
Il dit vouloir ‘’développer une synergie forte’’ entre le tourisme et les transports aériens, avec la compagnie Air Sénégal, au niveau international, mais aussi avec les aéroports régionaux, en construisant des héliports dans plusieurs régions.
Son ministère va, dans le cadre de cette ‘’stratégie de promotion’’, faire du Sénégal un pays de ‘’destination touristique internationale’’.
‘’Ce site de Fathala, qui n’est pas bien connu, fera partie de ceux que nous allons promouvoir…’’ a promis M. Sarr. ‘’Nous allons mettre en avant tous les atouts touristiques pour capter des parts de marché au niveau international’’, a-t-il ajouté.

Sénégal: on s’achemine vers une politique de concurrence détaillée (Banque mondiale)

Un nouveau rapport de la Banque mondiale, soulignant les contraintes structurelles, compromettant l’efficacité de l’investissement et la croissance soutenue au Sénégal, préconise  la mise en place d’un cadre de politique de la concurrence détaillée, incluant un ensemble de politiques et de lois veillant à ce que la concurrence sur le marché ne soit pas restreinte de manière à réduire le bien-être économique.

Une concurrence plus féroce est possible à travers «un cadre de politique de la concurrence détaillée qui comprend un ensemble de politiques et de lois veillant à ce que la concurrence sur le marché ne soit pas restreinte de manière à réduire le bien-être économique », lit-on dans le résumé de ce rapport intitulé « Sénégal : de meilleurs marchés pour tous grâce à la politique de la concurrence ».

Les auteurs de cette étude s’appuient sur la Trousse à outils d’évaluation des politiques de concurrence et des marchés (MCPAT) du groupe de la Banque mondiale, pour une évaluation visant à répondre aux besoins de réforme microéconomique du pays et à identifier des solutions pro-concurrence viables pour améliorer les résultats des initiatives gouvernementales en cours.

Plus spécifiquement, notent-ils, « le présent rapport passe en revue l’état des politiques de concurrence et leur efficacité pour la promotion de marchés fonctionnels et une allocation plus efficace des ressources au Sénégal ».

Selon le rapport « Il donne un aperçu du caractère restrictif des réglementations et des politiques gouvernementales qui affectent les marchés de produits dans l’économie et dans deux secteurs sélectionnés (secteurs de l’arachide et des télécommunications), ainsi que de l’efficacité du cadre concurrentiel et antitrust ».

Le rapport indique que « les contraintes structurelles compromettent l’efficacité de l’investissement et la croissance soutenue ».

Croissance en dents de scie

Il signale également que malgré les récentes tendances positives, « la croissance de l’agriculture par exemple, a été lente et volatile, et les gains de productivité se sont raréfiés, malgré le potentiel élevé du secteur et sa part importante d’emplois ».

En outre,  les experts de la Banque mondiale, ont informé que « le pays ne tire pas pleinement parti des infrastructures existantes. C’est le cas des infrastructures des technologies de l’information et de la communication (TIC), notamment le réseau de fibre optique ».

Ils rappellent que l’un des principaux défis pour le Sénégal consiste à entreprendre des réformes structurelles pour réduire sa vulnérabilité aux chocs exogènes, favoriser la diversification économique et traduire une croissance économique soutenue en création d’emplois et en réduction de l’extrême pauvreté ».

L’évaluation des risques

Dans cette perspective, le rapport signale qu’un diagnostic de croissance du Millennium Challenge Corporation (MCC) avait identifié des risques microéconomiques, un environnement réglementaire imprévisible et inefficace par exemple, parmi les contraintes à la croissance.

De même, le Fonds monétaire international avait averti que « pour que la croissance soit soutenue, et que de nouvelles réformes sont nécessaires pour améliorer l’environnement des affaires et créer un espace économique pour les investissements privés nationaux et étrangers’ », ont ajouté les auteurs du rapport.

Bilan des performances

Ils expliquent que les réformes en cours, « des investissements totaux plus élevés et des conditions climatiques favorables contribuent à expliquer les « performances » du Sénégal, avec une croissance économique qui aurait augmenté de plus de 6% depuis 2015.

Cette croissance « a atteint 6,2% en 2016 et 7,2% en 2017, tirée par le secteur primaire, avec environ 13% de croissance, et stimulée par la pêche et l’agriculture. Le secteur secondaire a également connu une croissance rapide de 4,5% soutenue par les industries alimentaires, chimiques et extractives (phosphates et or) », relève le rapport.

Défis à relever

Les services aussi auraient progressé de 6,6% grâce aux services financiers, de transport et d’intermédiation, et que les risques à la baisse de la croissance comprendraient la hausse des prix d’importation du pétrole et de produits alimentaires.

Aussi la recherche de solutions aux défis macroéconomiques du Sénégal, notamment le soutien à une croissance élevée, permet de mieux comprendre les contraintes microéconomiques qui affectent les secteurs clés, étant entendu que les politiques macro-budgétaires ont soutenu la croissance, sans compter que le Sénégal bénéficie d’autres facteurs tels que sa position côtière et ses 1.500 kilomètres de réseau de fibre optique.

Rencontres Africa : plus de 5 000 décideurs attendus au Sénégal

Les 24 et 25 octobre 2019, le Sénégal va abriter, la quatrième édition des Rencontres Africa au Centre international de conférences Abdou Diouf (Cicad) à Diamniadio.

Cette grand-messe devrait réunir plus de 5 000 décideurs d’affaires privés français et africains, les prometteurs en matière d’opportunités d’investissement et de développement. Un accent particulier sera mis sur des secteurs porteurs tels la santé, les énergies vertes ou les technologies.

En 2017, la part d’investissement global de la France était de 15,8%, selon BPI France. En 2019, 6,5% de croissance est attendue, ce qui laisse place à d’importants investissements possibles. Le Sénégal aura alors l’occasion de montrer ses atouts et inciter le maximum d’investissements.

Ce grand rendez-vous s’inscrit en droite ligne avec le plan Sénégal Emergent (PSE). L’agence de notation Standard & Poor’s prévoit d’ailleurs que la croissance du PIB réel des pays ouest-africains avoisinera environ 6,9% en 2019-2021 et qu’elle s’accélérera avec la production d’hydrocarbures.

Afrobasket : le Sénégal échoue encore en finale contre le Nigeria (55-60)

Comme en 2017, le Nigeria remporte le trophée face aux Lionnes du Basket. C’est sur cette note que l’Afrobasket féminin 2019 s’est achevé au Sénégal.

Les années se suivent et se ressemblent pour le Sénégal. Le match qui opposait le Sénégal au Nigeria a été en faveur des Super Eagles (60 à 55).

Le premier quart temps était timide du côté des Lionnes. Les Super Eagles vont sauter sur l’occasion pour acculer au maximum les joueuses du Sénégal. Une agressivité qui va payer car les nigérianes vont gagner la plus part des duels. A la fin de cette phase de match, le tableau d’affichage inscrivait un score de 14 à 10 en faveur des Nigérianes.

Le deuxième quart temps sera plus radieux pour Astou Traoré et ses coéquipières. Le Sénégal commence alors à prendre ses marques. Elles vont réussir à réduire l’écart. Avec la talentueuse Léna Niang dans ses meilleurs jours, les Lionnes ont multiplié les tirs primés pour revenir à la hauteur des Nigérianes au tableau d’affichage.

Les Lionnes ne vont pas maintenir le rythme au troisième quart temps. Elles ne vont pas réussir à rattraper les huit points d’écart qui les séparent des Nigérianes. Plus tôt, la marge va se creuser davantage. A la fin du quart temps, le Nigeria s’est imposé sur le score de 48-37.

La dernière phase de match sera alors l’ultime chance pour le Sénégal de remonter la pente. Sous les encouragements du public du stade Dakar Arena, les multiples efforts des joueuses ne vont pas payer.

La robustesse des Nigérianes aura raison des Lionnes qui s’inclinent une fois encore en phase finale de l’Afrobasket.

Diaspora: 2.220 millions de dollars US transférés par les migrants sénégalais en 2017

Selon le rapport sur les migrations au Sénégal, les compatriotes de la diaspora ont fait des transferts au pays pour un montant de 2.220 millions de dollars américains en 2017.

Les fonds de la diaspora sénégalaise en direction du pays d’origine connaissent une hausse considérable. «Les montants des transferts de la diaspora sénégalaise ont pris une ampleur considérable au cours des dernières années. Leur volume est passé de 233 millions de dollars américains en 2000 à 925 millions en 2006, puis à 1.614 millions en 2013, pour atteindre 2.220 millions en 2017», révèle un document consulté par l’Aps.

Ce montrant «représente en moyenne, à peu près 930 milliards de francs CFA par an au cours des dix dernières années (2008-2017)», peut-on lire sur le rapport élaboré sous la supervision de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) du Sénégal et de l’Organisation internationale pour les migrations (Oim).

Le document intitulé «Migration au Sénégal, profil national 2018», établit une hausse de la part de ces transferts dans le Produit intérieur brut (Pib) du Sénégal. De 6% en 2001, elle a atteint 8,6% en 2007 et 13% en 2017.

Les envois de fonds des migrants sénégalais proviennent de divers pays. Toutefois, les pays de l’Europe occidentale occupnt la première place. C’est la France (647 millions de dollars américains en 2017) qui vient en tête. Elle est suivie de l’Italie (425 millions) et de l’Espagne (302 millions).

«En Afrique, la Gambie (264 millions de dollars américains), la Mauritanie (130 millions) et le Gabon (116 millions) constituent les principaux pays émetteurs. Les Etats-Unis contribuent à hauteur de 85 millions de dollars américains de ces transferts», précise le rapport.

L’étude relève toutefois, la faiblesse de l’apport des Sénégalais de l’extérieur dans l’investissement économique.

«En effet, l’essentiel des transferts de fonds effectués par les émigrés sont destinés à la consommation des ménages d’origine», fait observer le document.

Ses auteurs avouent que «le souci majeur renvoie à la question de savoir comment orienter une part importante de ces envois de fonds vers l’investissement économiquement productif.»

Assassinat de Mamoudou Barry: un suspect interpellé à Paris

L’homme aurait des antécédents psychiatriques et est connu pour des infractions diverses et usage de stupéfiants.

Le Suspect a été interpellé ce lundi, 22 juillet à 9h30 (heure de Paris) pour l’agression mortelle de Mamoudou Barry, d’après une source de BFMTV. L’homme ayant déjà d’ennuis avec la justice n’a pas opposé de résistance lors de son interpellation.

Il est suspecté d’être l’auteur de l’agression mortelle du Guinéen de 31 ans, Mamoudou Barry. Ce dernier a été roué de coups vendredi, 19 juillet au soir près de Rouen. C’était en marge de la finale Sénégal–Algérie, pour la Coupe d’Afrique des nations (Can). Mamadou Barry, supporter de l’équipe du Sénégal aurait été agressé par des Algériens qui célébraient la victoire de leur équipe, vainqueur de la Can 2019.

La victime, un jeune chercheur, âgé de 31 ans était marié et père d’une fille de 2 ans.

L’acte odieux a été condamné par le Président Macky Sall «Je condamne le crime odieux perpétré contre Mamadou Barry, suite au match Sénégal Vs Algérie. Je présente mes sincères condoléances à sa famille éplorée, au peuple frère de Guinée et au Président Alpha Condé », écrit Macky Sall.

Finale de Can: le Sénégal ne parvient pas à briser la malédiction

Les Lions de la Teranga, a perdu face à l’Algérie (0-1) ce soir au stade International du Caire. Ils tombent encore en finale comme en 2002.

Le jeu sénégalais était pourtant supérieur à celui de l’Algérie,  tout au long du match.

D’entrée de jeu, une  frappe d’Islam Slimani trouve les filets du portier sénégalais Alfred Gomis, dès la deuxième minute. Un avantage que les Fennecs vont tout faire pour conserver. Ils vont alors fermer le match. Tous les efforts des Lions pour trouver la lucarne seront vains.

L’espoir va renaître au sein de la sélection sénégalaise à la 59 ème minute lorsque l’arbitre Alioum siffle un penalty en faveur du Sénégal sur une main d’un joueur algérien à la surface de réparation. Après consultation du VAR, l’arbitre central annule finalement le penalty.

Le jeu très offensif développé en première période par les Fennecs va le rester avec un nombreuse important de fautes: 14 contre 5 côté Sénégalais.

Le score va rester inchangé en deuxième mis-temps. Le Sénégal ne réussira pas à briser la malédiction. Après 17 ans, Le Sénégal a encore échoué en phase de finale de la Coupe d’Afrique des nations (Can).

L’Algérie pour la deuxième fois remporte le titre de champion d’Afrique. Clap de fin pour cette 32ème édition de la Can qui s’est jouée en Egypte.