Tour du Sénégal 2019 : la date est connue

Les organisateurs du Tour international cycliste du Sénégal ont dévoilé samedi dernier les dates de l’édition 2019. L’événement aura lieu du 21 au 29 avril.

Épreuve de l’Africa Tour du calendrier UCI (Union cycliste internationale), le Tour du Sénégal sera l’an prochain à sa 18e édition. Une compétition qui grandit d’année en année et qui voit la participation d’équipes nationales et professionnelles.

Cette année, c’est le Namibien Dan Craven (Team Embrace The World) qui a remporté l’épreuve devant l’Algérien Abderrahmane Mehdi Hamza (Sovac Natura4Ever) et Rick Nobel (Globl Cycling team)

Réhabilitation des stades : le Sénégal et la Chine signent un accord de 40 milliards de FCFA

Cette enveloppe sera utilisée pour les travaux de réfection de quatre stades à savoir Manel Fall (Diourbel), Aline Sitoé Diatta (Ziguinchor) et Lamine Gueye (Kaolack).

Pour la réhabilitation des stades Léopold Sédar Senghor (Dakar), Ely Manel Fall (Diourbel), Aline Sitoé Diatta (Ziguinchor) et Lamine Gueye (Kaolack), l’Etat du Sénégal vient de parapher une convention de 40 milliards de Fcfa avec la Chine.
Après l’Arène nationale et le complexe sportif de Diamniadio, cette convention, sur la réhabilitation d’infrastructures sportives, vient confirmer la relation de confiance qu’entretiennent déjà ces deux nations.

« Cette convention apportera une bouffée d’oxygène à certaines régions comme Kaolack et Ziguinchor mais aussi Dakar », a déclaré le ministre des Sports, Matar Bâ, rapporte Igfm.

Le Sénégal rejette la légalisation de l’homosexualité

La délégation sénégalaise présente à Genève dans le cadre de la présentation de Rapport national sur la situation des droits de l’homme, devant le Groupe de travail de l’Examen périodique universel (EPU) du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, a précisé clairement que notre pays, respectueux des droits de l’homme, rejette toute idée de légalisation de l’homosexualité.

Conduite  par  Ismaïla Madior Fall, Garde des sceaux, Ministre de la justice, la délégation a reçu des encouragements et appréciations positives sur les efforts menés par le Gouvernement du Sénégal dans plusieurs domaines relatifs tant aux droits civils et politiques que ceux économiques, sociaux et culturels.

Selon le représentant permanent du Sénégal auprès de l’office des Nations Unies à Genève enfin, toutes les recommandations ont été formulées, dans un esprit constructif, sur plusieurs thématiques en vue d’encourager le Sénégal à poursuivre les mesures et initiatives destinées à assurer, globalement, un mieux-être pour ses populations et à relever les défis qu’il rencontre.

Au cours des échanges qui ont suivi la présentation du rapport du Sénégal, « la délégation sénégalaise a précisé clairement que notre pays, respectueux des droits de l’homme, rejette toute idée de légalisation de l’homosexualité », rapporte un communiqué reçu de la Direction des droits humains.

L’EPU est un dialogue interactif de trois heures et demie au cours duquel la situation des Droits de l’Homme de chaque État membre des Nations Unies fait l’objet d’un examen.

L’exportation de Zircon connait une hausse de 14 milliards FCFA

Ces augmentations sont arrivées au courant des neuf premiers mois de cette année 2018. Une véritable explosion lorsqu’on compare les chiffres de l’année dernière.

Les exportations de zircon du Sénégal au terme des neuf premiers mois de 2018 ont enregistré une hausse de 13,699 milliards FCFA (environ 23,288 millions de dollars) comparées à la même période de l’année 2017, a appris APA mardi auprès de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).Ces exportations se sont établies à 40,271 milliards FCFA contre 26,572 milliards FCFA à fin septembre 2017, soit une progression de 51,6% en valeur relative (1 FCFA équivaut à 0,0017 dollar).

En glissement mensuel, les exportations de zircon se sont fortement repliées de 34,4%, passant de 6,041 milliards FCFA en août 2018 à 3,965 milliards FCFA en septembre 2018.

Distribution d’eau: rejet des recours contestant le choix de Suez

Les recours déposés par les deux opérateurs contestant l’attribution au français Suez du contrat provisoire pour la distribution de l’eau au Sénégal ont été rejetés par le ministère de l’Hydraulique, a-t-on appris jeudi auprès d’un responsable de ce département.

La Sénégalaise des eaux (SDE), opérateur local depuis 1996, et Véolia CGE avaient le 26 octobre saisi le ministère de l’Hydraulique dans deux « recours gracieux » distincts, après l’attribution à Suez du contrat provisoire pour fournir pendant 15 ans de l’eau dans les zones urbaines et péri-urbaines au Sénégal.

« On leur donné (mercredi soir) les raisons qui font que leurs offres ont été rejetées. Libre à eux maintenant de faire un recours contentieux » devant l’Agence de régulation des marchés publics (ARMP), a affirmé le responsable du ministère de l’Hydraulique.

La SDE « prend acte de cette décision qui ouvre la voie à présent à un recours contentieux auprès de l’ARMP », a indiqué jeudi à l’AFP une source dans cette société dont le contrat pour la distribution de l’eau au Sénégal expire le 31 décembre de cette année. Un recours devant l’ARMP peut ensuite éventuellement être suivi d’une saisine de la justice.

Si l’offre de Suez était moins intéressante financièrement, elle était « économiquement plus avantageuse » que celles de ses deux concurrents, avait le 24 octobre justifié auprès de l’AFP le directeur de l’administration générale et de l’équipement du ministère de l’Hydraulique, Mamadou Dioukhané, au lendemain de la révélation du choix de Suez.

« Il fallait une cohérence entre le compte d’exploitation prévisionnel, la technologie proposée et le fonctionnement de l’entreprise. L’offre financière seulement ne fait pas la différence. Le choix est basé sur une combinaison des offres techniques et financières », avait-il expliqué.

Pour l’offre financière, Suez a proposé 298,5 francs CFA (0,45 euro) le mètre cube, contre 286,9 francs CFA (0,44 euro) pour la SDE et 366,3 francs CFA (0,56 euro) pour Veolia CGE, selon une source proche du dossier.

La SDE est une entreprise, dont l’actionnaire majoritaire est le groupe franco-africain Eranove, aux côtés de 42,2% d’actionnaires sénégalais.

 

Les premières Dames africaines contre la stigmatisation due à l’infertilité

Neufs premières dames réunies cette semaine pour la 5ème édition du « Merk Africa Asia Luminary » au Sénégal, s’engagent à lutter contre la stigmatisation, la discrimination et l’ostracisme donc souffrent les « femmes infertiles ».

Les premières dames d’Afrique veulent apporter leur soutien aux femmes victimes d’infertilité. Elles se sont engagées, hier à Dakar, à briser les stigmates de la stérilité par l’éducation et la formation.

L’infertilité ou stérilité touche aussi bien les hommes que les femmes. Le recul de l’âge de la première grossesse, la prévalence de l’obésité ainsi que certains facteurs environnementaux sont autant de causes possibles de la progression des problèmes de fertilité. Cependant, les femmes sont les seules à payer le lourd fardeau de cette maladie. Elles sont souvent victimes de stigmatisation. Pour mettre fin à ces pratiques et permettre à ces dernières de s’épanouir, les premières dames d’Afrique se sont engagées, hier, à briser les stigmates par l’éducation et la formation.

Marième Faye Sall reconnait que faire face aux souffrances des femmes est un défi majeur. Il faut donc, selon elle, se mobiliser par le plaidoyer, la sensibilisation, le traitement et la prévention. La première dame du Burundi, Denise Nkurunziza, soutient que 85 % des cas d’infertilité sont dus à des infections non traitées, des Mst, des accouchements à risque. Il s’agit, entre autres, des mutilations génitales, des grossesses précoces. Et les conséquences sont souvent difficiles à supporter. ‘’Une femme sans enfant est mal vue. C’est pourquoi nous nous engageons à côté de ces femmes en les aidant dans la formation, surtout avec les activités génératrices de revenus. Tous ensemble, nous y arriverons’’, a soutenu Mme Nkurunziza qui rappelle que le fait peut être ailleurs synonyme d’isolement et de déshéritement. Avec parfois des formes de violences verbales et même physiques. ‘’Au pire des cas, des divorces s’ensuivent, entrainant par conséquent des troubles psychiques, et parfois physiques’’, a-t-elle expliqué.

Dans la même veine, la première dame de la République centrafricaine, Mme Brigitte Touadera, a fait savoir que les gouvernements gagneraient à initier des programmes afin de faciliter aux femmes l’accès aux soins de fertilité réglementés, sûrs et efficaces. C’est dans ce sillage que s’inscrit l’initiative ‘’Cri du cœur d’une mère’’ (sa fondation). L’entité vise à autonomiser les femmes par un accès à l’information, à l’éducation et aux soins de santé pour un changement de mentalité. ‘’Il s’agit de briser la stigmatisation des femmes stériles et à sensibiliser la population à la prévention et à la prise en charge de l’infertilité. Cela se fera en collaboration avec les milieux universitaires, les ministères de la Santé et les sociétés de fertilité internationales’’, a dit Mme Touadera.

Les hommes sont touchés avec 50 %, surtout le groupe reproductif des 20-45 ans

La première dame du Niger, Mme Aïssata Issoufou Mahamadou, n’arrive pas à comprendre le fait que l’infertilité soit vécue comme un drame. ‘’Nous devons rétablir l’iniquité, la morale et l’injustice. Plusieurs médecins sont en formation pour lutter contre ces problèmes qui affectent surtout les femmes’’, a-t-elle souligné.

A noter que les causes sont aussi liées à certaines pratiques culturelles et religieuses ainsi que l’environnement avec des ressources limitées. La pratique des mutilations génitales, l’exposition au tabac, l’essence au plomb et les polluants de l’environnement, une mauvaise nutrition sont des sources d’infertilité. Du moins, selon un gynécologue du Rwanda. A cela s’ajoutent des causes non génétiques et évitables de l’infertilité, c’est-à-dire les maladies sexuellement transmissibles (Mst) non traitées, les avortements clandestins qui ont comme conséquences les infections. Sur ce, le médecin rwandais a conseillé de limiter la consommation de caféine, faire de l’exercice modéré, éviter les toxines industrielles et environnementales, les pesticides…

A l’en croire, l’infertilité n’affecte pas seulement les femmes, les hommes sont touchés à 50 %, surtout le groupe reproductif des 20-45 ans. ‘’Ils doivent éviter les températures élevées parce qu’ils affectent la production et la mobilité des spermatozoïdes’’, a-t-il prévenu.

Embouchant la même trompette, la gynécologue obstétricienne, docteur Justine Tnestine Gwet Bell, a indiqué que l’absence de fabrication du sperme, la mauvaise qualité de sperme fabriqué peuvent être des motifs d’infertilité. A l’en croire, 30 % des causes sont du côté des hommes, 30 % du côté des femmes. ‘’On peut aussi avoir 30 % des causes des deux côtés et 10 % des causes sont non justifiées. Il s’agit de l’infertilité inexplicable. On peut aller jusqu’à 20 % des cas d’infertilité où on ne trouve pas les causes du problème après consultation médicale’’, a-t-elle fait savoir.

Du coté des femmes, a souligné la blouse blanche, il peut y avoir des infections, des trompes bouchées. ‘’La femme sans enfant n’est pas une femme, chez nous. La stigmatisation s’explique par le fait de la mauvaise connaissance des questions de fertilité, en plus des problèmes financiers que nécessite le traitement. A cela s’ajoutent les grosses difficultés pour les hommes à se faire consulter, la faible prise en charge des problèmes d’infertilité. Il faut une éducation à tous les niveaux, la formation des adultes et des jeunes, l’intégration des femmes’’, a conseillé Dr Gwet Bell.

 

Le 5ème Forum international de Dakar s’ouvre lundi prochain

Près de 600 participants sont attendus à cette réunion sur la paix et la sécurité en Afrique qui se tiendra le 5 et 6 Novembre au Centre international de conférences de Diamniadio (CICAD)

« Enjeux de stabilité et de développement durable » tel est le thème du 5ème Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique qui s’ouvre lundi prochain. Cette rencontre se tiendra sur deux jours 5 et 6 Novembre au Centre international de conférences de Diamniadio (CICAD), dans le département de Rufisque, annonce  Sidiki Kaba, ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur.

Environs 600 participants sont attendus à ce forum selon Me Kaba lors d’une interview accordée à des médias du service public.

« Il n’y aura pas moins de 600 participants venant d’un peu partout à travers le monde » a-t-il déclaré.

Pour le ministre Sidiki Kaba cette rencontre n’est « ni une conférence intergouvernementale ni une rencontre ou sommet de chefs d’Etat. Il s’agit tout simplement d’un évènement qui va regrouper à la fois des éléments institutionnels, des officiels et non officiels, des militaires, des enseignants des membres de la société civile, des universitaires et tous les secteurs représentatifs de la société » a-t-il précisé.

Sidiki Kaba fait aussi savoir que la sécurité est un facteur important pour la construction des Etats sur des bases solides. Plus encore la sécurité est un garant pour la prospérité des peuples africains.

« Ces acteurs viendront à Dakar pour livrer leur réflexion devant nous permettre de nous prémunir des dangers et autres menaces sécuritaires pesant sur la stabilité de nos Etats », a-t-il fait valoir.

La cinquième édition du Forum de Dakar constitue donc pour lui, une étape importante pour le développement de l’Afrique. Le ministre précise que cet évènement fait désormais partie de l’agenda diplomatique international.

Pour preuve quelques 150 journalistes seront à Dakar pour la couverture de cet évènement qui aura un retentissement national et international.

Genèse du Forum

Le lancement du Forum international de Dakar a eu pour point de départ le sommet France-Afrique de 2014 lors duquel l’organisation d’une telle manifestation avait était décidée.

« Il s’agissait pour l’Union africaine, les Etats africains et leurs partenaires de faire une réflexion à la fois africaine et internationale sur les enjeux globaux qui concernent notre monde », a rappelé Sidiki Kaba.

« Ces enjeux ont trait aux défis sécuritaires du terrorisme, de l’extrémisme violent, des changements climatiques, de la cybercriminalité et des crimes transfrontaliers qui, aujourd’hui, constituent de véritables menaces pour la stabilité de nos Etats, exigeant de notre part une mobilisation permanente afin d’y faire face », a détaillé le ministre sénégalais des Affaires étrangères.

Classement Doing business 2019 : le Sénégal à la 141e place

Le Sénégal pointe à la 141e place sur 190 dans le classement du Doing business 2019 rendu public ce mercredi sous le titre : « Formation pour mieux reformer ».

En 2018, le Sénégal figurait à la 140e place. Selon ce rapport du Groupe de la Banque mondiale, les pays d’Afrique subsaharienne ont établi un nouveau record pour la troisième année consécutive, rappelant que l’an dernier, ils ont mené 107 réformes destinées à améliorer la facilité de faire des affaires pour les petites et moyennes entreprises.

« C’est une hausse non négligeable par rapport aux 83 réformes mises en œuvre dans la région l’année précédente. En outre, c’est aussi un record pour le nombre de pays engageant des réformes : 40 des 48 économies de la région ont mené au moins une réforme, contre 37 il y a deux ans pour le précédent record », salue la BM dans un communiqué reçu à l’APS.

La même source ajoute que quatre pays de la région se sont hissés parmi les pays les plus réformateurs au monde : le Togo, le Kenya, la Côte d’Ivoire et le Rwanda. Et Maurice rejoint le peloton de tête cette année, au 20e rang.

Maurice rejoint les 20 pays en tête du classement cette année, selon le communiqué, précisant que c’est le pays d’Afrique subsaharienne le mieux classé. Il est suivi du Rwanda (29e) et du Kenya (61e).

Le Soudan du Sud (185e), l’Érythrée (189e) et la Somalie (190e) occupent les dernières places du classement.

La République démocratique du Congo ressort au 184e rang, derrière l’Éthiopie (159e), le Nigéria (146e), la Tanzanie (144e), le Soudan (162e) et l’Ouganda (127e).

Le communiqué signale que la région obtient ses meilleurs résultats dans le domaine de la création d’entreprise (122e).

Le rapport note aussi que le Rwanda fait partie des pays les plus avancés du monde en termes de transfert de propriété (2e rang du classement) et d’obtention de prêts (3e). « Grâce à l’efficacité de son registre foncier, sept jours suffisent pour concrétiser une mutation, qui revient à 0,1 % seulement de la valeur du bien, comme en Nouvelle-Zélande », salue la BM.

Le document souligne que « l’Afrique subsaharienne affiche en revanche des contreperformances pour le raccordement à l’électricité (145e), le commerce transfrontalier (139e) et le transfert de propriété (131e). Il faut en moyenne 112 jours pour obtenir un raccordement électrique permanent au réseau, contre 86 jours en moyenne dans le reste du monde ».

De façon globale, note la BM, « l’Afrique subsaharienne a enregistré un nouveau record pour la troisième année consécutive, engageant 107 réformes l’an dernier, contre 83 l’année précédente ».

La zone a été marquée par « le plus grand nombre d’économies ayant mené des réformes, 40 des 48 économies de la région ayant mis en place au moins une réforme, à comparer au record précédent qui était de 37 économies il y a deux ans ».

La région compte quatre des 10 économies les plus réformatrices de cette année : le Togo, le Kenya, la Côte d’Ivoire et le Rwanda, selon le rapport, précisant que si les réformes introduites par les pays de cette région couvrent un grand nombre de domaines, beaucoup concernent le transfert de propriété et le règlement de l’insolvabilité.

 

Indice Mo Ibrahim 2018: le Sénégal occupe la 10e place

selon le rapport publié le 30  octobre dernier, les progrès enregistrés par le Sénégal viendrait de son avancé dans le domaine du développement humain, de la santé et de la lutte contre la pauvreté

Le Sénégal figure parmi les 10 premiers sur le classement de l’Indice Mo Ibrahim de la Gouvernance africaine (IIAG), pour l’année 2018, publié le 30 octobre à Londres. Ce rapport annuel, qui classe les pays en fonction de leur développement, porte sur dix ans, de 2008 à 2017.

Sur les 40 pays en progression en matière de Gouvernance globale au cours des dix dernières années, le rapport souligne que 18 ont pris de la vitesse ces cinq dernières années, au cours desquelles la tendance moyenne annuelle a été supérieure à celle des dix dernières années. Seulement quatre des dix pays en tête du classement en matière de Gouvernance globale en 2016 sont concernés : les Seychelles (2e), la Namibie (5e), la Tunisie (7e) et le Sénégal (10e). Ainsi les progrès enregistrés par le Sénégal relèvent majoritairement de la catégorie « développement humain ». Selon l’Indice Mo Ibrahim, le  Sénégal a gagné des points en matière de lutte contre la pauvreté, mais aussi dans le domaine de la santé. Ce dernier est, avec le Burkina Faso, l’un des deux seuls pays dont les progrès dans le domaine de la santé ont été constants durant la dernière décennie.  Le pays de la Teranga fait aussi partie, avec l’Ouganda, le Zimbabwe, le Cap-Vert et le Tchad, des cinq pays qui ont le plus progressé en matière d’accès à l’électricité.

Le bilan des dix dernières années (2007 – 2016) montre que le score moyen du continent a augmenté de +1,4 point, passant de 49,4 (sur 100,0) à 50,8, atteignant en 2016 le score le plus élevé depuis la première année de l’IIAG (2000). Cependant, si le score en matière de Gouvernance globale a progressé à une cadence annuelle moyenne de +0,16 point au cours des dix dernières années, sur la dernière partie de cette période (les cinq dernières années, 2012-2016), le rythme de progression a ralenti, avec une cadence annuelle moyenne de seulement +0,10 point. L’Indice Mo Ibrahim a été élaboré, à partir d’une centaine d’indicateurs répartis sur quatre grandes familles, à savoir sécurité et état de droit ; participation et droits de l’homme ; développement économique durable ; développement humain. En effet, il a noté la faible place du développement économique durable qui ne progresse que de 0,2% en dix ans alors que le PIB du continent est à 40%. D’après la note, les performances réalisées en matière d’environnement des entreprises à l’échelle du continent restent très limitées. L’indicateur a connu une détérioration de presque 5 points au cours de la décennie écoulée. Le Cap Vert et les Seychelles, qui sont respectivement les 6e et 5e plus petites économies d’Afrique, sont en haut de la liste en matière de Développement économique durable. Pour ce qui est de la dimension Participation et droits humains, elle  a en moyenne progressé au cours de la décennie écoulée et presque 80% des citoyens du continent vivent dans un pays où la situation s’est améliorée dans ce domaine. De façon préoccupante, l’indice  indique que l’espace civique et politique enregistre en moyenne sur le continent un rétrécissement, avec une détérioration moyenne des indicateurs mesurant la participation de la société civile, les libertés d’association et de réunion, les droits et libertés individuels et la liberté d’expression.

 

La 13ème édition du Dak’Art génère 2,28 milliards de F CFA

Ces chiffres ressortent du rapport d’évaluation de l’activité économique de cet évènement présenté au ministre de la Culture, par son comité d’orientation et l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD)

 

La 13e édition de la Biennale de l’art africain contemporain de Dakar (Dak’art) s’est tenu du 3 mai au 2 Juin dernier à Dakar.

Cet évènement qui a duré tout un mois a vu la participation d’un millier d’exposants et sept cent mille visiteurs. Une mobilisation qui a contribué à l’atteinte des chiffres de deux milliards deux cent quatre-vingt millions comme l’indique le rapport d’évaluation de l’activité économique, présenté au ministre de la Culture, Abdou Latif Coulibaly, par l’ANSD et le comité d’orientation de cet évènement culturel.

Ce rapport indique par ailleurs que ces chiffres représentent la valeur des « biens exposés sur 308 sites d’exposition ».

La « dépense totale » pour l’organisation et la mise en place de cet évènement est évaluée à 875 millions de francs CFA, selon l’ANSD et le comité d’orientation.

Ces deux entités affirment que « 175 emplois ont été créés » lors de la biennale.

Au vue des bénéfices enregistrés lors de la  biennale, Abdou Latif Coulibaly, a reconnu lors de la présentation du rapport, que « du point de vue quantitatif, et même (…) sur le plan qualitatif, nous pouvons affirmer que la biennale 2018 a été réussie ».

« C’est un travail remarquable, qui s’est traduit par des résultats extrêmement prometteurs pour notre pays, du point de vue de l’approche économique de la biennale », a-t-il ajouté.

Il précise aussi que c’est la première fois qu’un bilan économique du Dak’Art est établi, ce qui permettra de mieux préparer les prochaines éditions de l’évènement.

« La biennale est une activité culturelle d’une dimension exceptionnelle, qui permet d’exposer l’art contemporain africain, de le faire connaître et de susciter de nouvelles vocations au Sénégal, chez les acheteurs et les vendeurs d’œuvres d’art », a-t-il souligné.

« La 13e édition a été une très grande opportunité pour le Sénégal, pour l’art contemporain africain. Nous avons eu beaucoup d’innovations, du point de vue artistique (…) et concernant l’implication des jeunes », s’est réjoui, pour sa part, le président du comité d’orientation de la 13e édition du Dak’Art, Baïdy Agne.

« La biennale a été très rentable pour le pays. Il y a eu un retour sur investissement de l’argent public qui a été mise à la disposition de l’édition 2018. C’est un bilan très positif », a déclaré M. Agne, par ailleurs président du Conseil national du patronat, l’une des principales organisations patronales sénégalaises.

« La biennale de Dakar est soutenue à hauteur de 75 % par l’Etat du Sénégal. Pour cette nouvelle édition (celle de 2018), le chef de l’Etat (…) a porté le concours du gouvernement à 500 millions de francs CFA », explique le site Internet dédié à l’évènement culturel.

Après le thème « La cité dans le jour bleu », qui a fait référence à un poème de Léopold Sédar Senghor (1906-2001), celui de la Biennale 2018 porte le sceau d’un autre père de la négritude, Aimé Césaire, à qui est empruntée l’expression « L’Heure rouge », thème de la 13e édition du Dak’Art.

Le sénégalais Jésus Ekié remporte un prix panafricain en TIC

Le consultant senior en informatique et en web, obtient le premier prix du « Data Challenge » pour 2018, une compétition qui évalue « le talent et la créativité des acteurs des Technologies de l’information et de la communication (TIC)

Selon un communiqué parvenu à l’APS, cette compétition panafricaine s’adresse à « tous les chercheurs, étudiants, concepteurs créatifs, développeurs, analystes, ainsi qu’à tous les passionnés de données informatiques, y compris les représentants de la diaspora africaine ».

Jésus Ekié, par ailleurs doctorant en informatique à l’Institut supérieur d’informatique (ISI) de Dakar, « a ainsi reçu le premier prix de l’Union africaine et de l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI) dans le domaine informatique, sur tout le continent africain », rapporte le communiqué.

Il annonce que la cérémonie de remise des prix du ResAKSS (Regional Strategie and Analysis Knwoledge Support System) Data Challenge a eu lieu le 25 octobre dernier à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne.

Etaient présents à cette cérémonie Josefa Sacko, commissaire à l’Union africaine, chargée de l’économie rurale et de l’agriculture, Shenggen Fan, directeur général de l’IFPRI Monde, et Ousmane Badiane, directeur Afrique de l’IFPRI.

« Cette compétition qui évalue le talent et la créativité des acteurs des TIC en Afrique a vu M. Jésus Ekié proposer, comme solution à un problème d’étude de plusieurs milliards de lignes d’informations, une intelligence artificielle qu’il a nommée +Jera+ », qui fonctionne sur les terminaux mobiles dits smartphones, explique le communiqué.

« En plus de l’analyse des données à très haute fréquence, ajoute le communiqué, +Jera+ est dotée de plusieurs autres fonctionnalités adressant plusieurs problématiques liées à la coordination, à la gestion des connaissances, à la recherche etc. »

Outre Jésus Ekié (catégorie informatique), une Sénégalaise a aussi été récompensée, Christine Valentine Noella Sagna, deuxième (catégorie Essai & Rapport), le troisième prix revenant au Nigérian Oreoluwa Olorode (Catégorie Projet de lycée).

Le ReSAKSS Data Challenge est un concours panafricain – diaspora incluse -, qui permet d’expérimenter et de découvrir de nouveaux outils, de participer à la construction et au renforcement d’une communauté travaillant avec les données de la manière la plus innovante, selon le communiqué.

Le ReSAKSS a été créé en 2006 par l’IFPRI, dans le cadre du Programme détaillé de développement de l’agriculture en Afrique (PDDAA), « avec comme but de soutenir la planification et la mise en œuvre de politiques basées sur des preuves et axées sur les résultats », conformément à l’agenda de ce programme.

Il se veut « une réponse directe à la demande croissance d’informations et d’analyses crédibles pendant l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies de développement axées sur l’agriculture, en appui au PDDAA ».

 

Electrification rurale : 120 millions d’euros pour 300 villages

Le Sénégal et l’Allemagne ont signé le 30 octobre dernier, un accord de coopération visant l’électrification de 300 villages, avons-nous appris sur le compte twitter de la présidence de la république.

Le président Macky Sall est en Allemagne depuis le 29 octobre dernier où il a pris part hier 30 octobre au «Compact With Africa ». Une rencontre qui vise à mobiliser les financements internationaux en faveur des programmes de développement sur le continent africain. Lors de ces échanges qui ont réunis dix pays africains à savoir : la Côte d’Ivoire, l’Égypte, l’Éthiopie, le Ghana, la Guinée, le Rwanda, le Sénégal, le Togo et la Tunisie, le Sénégal a signé plusieurs accords avec l’Allemagne. On apprend sur le compte twitter de la présidence du Sénégal qu’un accord de 120 millions d’euros pour l’électrification de 300 villages a été signé entre le Sénégal et Berlin. Ce fond d’investissement entre dans le cadre du «Compact With Africa », et cherche à « à promouvoir l’investissement allemande en Afrique», précise le gouvernement sénégalais.

Cet investissement provient du fond d’investissement d’un montant d’un milliard de dollar dédié aux Petites et moyennes entreprises (PME) africaines et allemandes.

Un autre protocole d’accord de réforme a été signé pour favoriser l’installation des entreprises allemandes au Sénégal, en vue d’accroître le volume d’investissement de la partie allemande. « Le Sénégal et l’Allemagne ont signé à Berlin un protocole d’accord de réforme pour mettre en place un cadre de coopération économique efficace, qui permettra au gouvernement allemand de favoriser l’installation d’entreprises au Sénégal et accroître le volume d’investissement », annonce la présidence sénégalaise sur son compte tweeter.

La même source ajoute que le président Macky Sall « s’est entretenu avec des membres du gouvernement allemand, des parlementaires et des chefs d’entreprises, qui s’engagent à soutenir la politique économique du président, par un important portefeuille d’investissements dans des secteurs-clés ».

 

Plan Sénégal Emégent : le lancement de la phase 2, ce Décembre à PARIS

Macky Sall a annoncé à Riyad (Arabie Saoudite) que le lancement de la phase 2 du Plan Sénégal Emergent (PSE) est prévu pour cette fin d’année dans la capitale française.

S’exprimant à l’occasion du forum sur l’investissement organisé par l’Arabie Saoudite, le président de la république du Sénégal, Macky Sall a annoncé le lancement de la phase 2 du Plan Sénégal émergent (PSE) en décembre à Paris, invitant ainsi tous les partenaires publics et privés du Sénégal à prendre part à cette rencontre. « Nous procéderons en décembre prochain, à Paris, au lancement de la Phase II du Plan Sénégal Emergent. Nous présenterons à cette occasion le Plan d’Actions Prioritaires du PSE sur la période 2019-2023. J’invite tous nos partenaires publics et privés à prendre part à cette rencontre », a déclaré Macky Sall. Dans son discours, le président a déclaré « qu’après quatre ans de mise en œuvre du PSE les performances de l’économie sénégalaise se sont nettement améliorées ; le taux de croissance, en progrès constant, est passé de 4,6 %, en 2014, à 6,8 % à la fin de l’année 2017 avec une perspective de 7 % en 2018 ».

Le ratio d’endettement « reste maintenu en dessous de 60 %, alors que la norme communautaire de l’Union économique et monétaire de l’ouest africain est de 70 % », a-t-il souligné. Il a cité plusieurs projets d’infrastructures dans le cadre du PSE achevés ou sont en cours : le nouveau pôle urbain érigé à 30 km de Dakar ; des infrastructures routières et autoroutières dont une nouvelle autoroute qui sera inaugurée en décembre. A cela s’ajoutent l’aéroport international opérationnel depuis décembre 2017, une ligne de Train express régional dont le chantier sera achevée en janvier 2019 et deux nouveaux projets de ports.

Parlant de l’environnement des affaires, le chef de l’Etat a rappelé que le Sénégal a mis en œuvre plusieurs réformes pour faciliter la création d’entreprises, le transfert de propriété, l’accès à l’électricité et l’octroi du permis de construire. En plus, des avantages incitatifs sont aussi octroyés dans les Zones économiques spéciales pour stimuler l’investissement. « Avec ses performances dans l’amélioration de l’environnement des affaires, le Sénégal est l’un des 5 meilleurs réformateurs africains selon le dernier classement Doing business de la Banque mondiale, et bénéficie de la note B+/B de Standard and Poor’s » ajoute le président.

La sécurité des affaires au Sénégal est également confortée par une tradition de stabilité socio politique du pays, a affirmé le chef de l’Etat, relevant que depuis son indépendance en 1960, le pays reste une nation fortement attachée à une tradition de démocratie apaisée et d’Etat de droit. « Il n’y a donc aucun risque particulier lié à l’investissement au Sénégal », a-t-il soutenu. Abordant les opportunités d’investissement, le président de la République a indiqué qu’elles « se présentent dans plusieurs secteurs comme l’agro business, y compris la transformation des produits agricoles, les mines, l’habitat, les banques et assurances, le tourisme et l’hôtellerie ».

Avec ses importantes découvertes de ressources pétrolières et gazières, dont l’exploitation est prévue à l’horizon 2021, « le Sénégal offre des opportunités d’investissement dans la logistique et les services liés au pétrole et au gaz », a-t-il dit.

Lancé en février 2014 le Plan Sénégal émergent (PSE) est la nouvelle stratégie de développement économique et sociale, axée sur l’investissement et le partenariat. L’ambition du gouvernement est de réaliser un taux de croissance annuel d’au moins 7 % sur la durée, pour atteindre l’objectif d’émergence à l’horizon 2035.

Macky Sall s’est réjoui par ailleurs de prendre part au Forum de Riyad sur l’investissement qui s’inscrit dans la dynamique du Programme de développement économique et social d’Arabie Saoudite à travers la Vision 2030.

 

Le concept des Cuisiniers solidaires est repris au Sénégal

Sous le nom des Cuisiniers solidaires, de jeunes Sénégalais mènent désormais des actions anti-gaspillage et solidaires à Dakar, la capitale du Sénégal.

Les actions et les valeurs des Cuisiniers solidaires morbihannais traversent les frontières. Elles sont désormais reprises par de jeunes Sénégalais qui se mobilisent dans la banlieue de Dakar.

Seront-ils les premiers d’une belle et longue série ? À Dakar, la capitale du Sénégal, un groupe de jeunes locaux a choisi de dupliquer les actions anti-gaspillage et de partage, mises en place par des Cuisiniers solidaires Morbihannais.

« Nous avons remarqué et suivi depuis plusieurs mois Les Cuisiniers solidaires sur les réseaux sociaux, explique Mame Issa Sy, cuisinier, puis nous avons contacté Akim Khounchef, le président des Cuisiniers solidaires qui, ravi, a encouragé et soutenu notre initiative. »

Dione Gomis, chef cuisinier à Dakar, une fois vainqueur et deux fois finalistes de l’émission Combat de chefs , un concours équivalent au programme français Top Chef, est, lui aussi, très impliqué dans le projet. « Nous essayons de fédérer des chefs cuisiniers pour qu’ils s’engagent avec nous », fait-il remarquer.

« Nous voulons nous mobiliser pour les enfants »
Les Cuisiniers solidaires sénégalais en sont aux prémices, mais s’investissent déjà beaucoup. « Nous avons économisé pour acheter les tabliers verts et créer les visuels pour mieux nous faire connaître. Nous achetons pour l’instant nous-même sur le marché des aliments sains ! »

Déjà une cinquantaine de personnes les ont rejoints, dont des femmes de leur quartier. « C’est très dur ici. Nous voulons nous mobiliser pour les enfants, les personnes âgées… Nous sommes aussi en discussion avec le directeur d’un établissement pénitentiaire  », explique le collectif.

À plusieurs milliers de kilomètres, Mame Issa, Dione, Jack, Ousmane et toute l’équipe sont heureux d’être dans l’aventure solidaire lancée par l’association vannetaise. «  Partager, ne pas gaspiller et protéger l’environnement sont des valeurs universelles  ».

Des valeurs qui devraient continuer à se propager car, du côté de l’Angleterre et de l’Espagne, des brigades aux tabliers verts pourraient aussi voir le jour.

Le président Macky Sall est à Berlin

Le chef de l’Etat prend part ce jour au ‘’compact with Africa’’, une rencontre qui vise à encourager les entreprises allemandes à investir et à créer des emplois en Afrique.

 

Le chef de l’Etat Macky Sall est arrivé lundi soir à Berlin où il prend part à la rencontre ‘’compact with Africa’’ qui vise à encourager les entreprises allemandes et internationales à investir et à créer des emplois en Afrique, a annoncé la présidence sénégalaise.

Le président Macky Sall qui s’est rendu au palais de la République fédérale d’Allemagne où il était invité à un banquet officiel offert par son homologue allemand a, à cette occasion, signé le livre d’or de l’institution, selon un communiqué reçu à l’APS.

Macky Sall est arrivé à Berlin en provenance de Toulouse (France) où il s’est rendu à l’usine d’assemblage d’Airbus pour s’enquérir de l’état d’avancement de fabrication de l’avion A330 Néo.

La conférence “G20- Compact with Africa” (CwA), qui est organisée ce 30 octobre 2018, à Berlin vise essentiellement, le suivi des engagements proclamés, lors de la conférence de 2017.

Le programme Compact With Africa vise à encourager les entreprises allemandes et internationales à investir et à créer des emplois en Afrique.

Au total, 11 pays africains ont adhésion à l’initiative allemande Compact With Africa : le Bénin, la Côte d’Ivoire, l’Égypte, l’Éthiopie, le Ghana, la Guinée, le Rwanda, le Sénégal, le Togo et la Tunisie.

 

Touba : Macky Sall promet de poursuivre ses réalisations

Le président de la République s’est rendu dans la ville Sainte où il se prépare la célébration du grand Magal en hommage à Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké ce dimanche.
Le président de la République était le 25 Octobre dernier dans la ville de Touba qui se prépare à célébrer son Grand Magal ce dimanche, en souvenir du départ en exil au Gabon de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké. Il a profité de cette visite pour annoncer sa volonté à poursuivre les projets entamés dans cette ville par son gouvernement et promet d’y accomplir d’autres.

« Je vous présente mes hommages pour la célébration du grand magal de Touba dédié à Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké [le fondateur du mouridisme]. C’est un événement planétaire pour célébrer tous les bienfaits que Dieu lui a conférés et destiné à toute l’humanité », a déclaré le chef de l’Etat, lors de son audience avec le guide spirituel des mourides.

Il a réitéré son engagement à servir Serigne Touba, le fondateur du mouridisme, en terminant tous les chantiers ouverts et tous les autres projets envisagés au bénéfice de la capitale du mouridisme.
« Nous mettrons toute notre énergie à vous accompagner dans le grand projet de l’Université de Touba et l’Etat sera à vos côtés », a promis le chef de l’Etat au sujet de ce projet porté par le Khalife général des mourides.
Il a profité de sa présence dans cette ville pour faire le point sur les différents projets débutés à Touba, notamment l’autoroute « Ilaa Touba », qui relie cette ville à Thiès grâce à un financement de la Chine.
Dans son intervention, le président Sall n’a pas manqué de citer le fondateur du mouridisme, qui selon lui disait : « Fais de mon retour un bonheur et une prospérité pour toute la communauté ». Ce qui explique d’après lui le fait que les musulmans convergent vers Touba pour célébrer son départ en exil au Gabon, en 1895.
Il a demandé au guide de la confrérie mouride de formuler des prières pour le Sénégal, à la veille de l’élection présidentielle prévue en février prochain, avant de demander d’en faire également pour lui afin qu’il puisse réaliser tous ses engagements.

Au nom du Khalife général des mourides, son porte-parole, Serigne Bassirou Abdou Khadr a transmis les salutations de Serigne Mountakha Bassirou Mbacké au président de la République et à la délégation qui l’accompagne.

« Pour notre pays, ce jour représente notre fête d’indépendance. Serigne Touba a enduré toutes les peines pour libérer notre pays. Une fois la récompense acquise, après des années de privation, il est revenu auréolé du titre de Khadimou Rassoul », a expliqué Serigne Bassirou Abdou Khadr.

Citant Cheikh Saabou Abihi, Serigne Bassirou a pris à témoin ce contemporain de Serigne Touba pour étayer ses propos. « Serigne Touba fut un homme qui a tout donné à Dieu », a-t-il résumé.

Serigne Bassirou Abdou Khadr s’est appesanti sur les réalisations du président Macky Sall à Touba, avec 10 milliards de FCFA investis dans l’assainissement de la ville, 8 milliards dans les travaux de la mosquée Massalikul Jinan, en plus de l’autoroute « Ilaa Touba ».

A ce propos, Serigne Bassirou a salué les ambitions du chef de l’Etat pour la cité religieuse de Touba dans toutes ses réalisations.

Revenant sur les relations entre le Khalife général et le président de la République Macky Sall, il a ajouté que celles-ci remontent à loin dans le temps.

Sénégal: le vaccin contre le cancer du col de l’utérus désormais gratuit!

A partir du 31 Octobre de cette année le vaccin contre le cancer du col de l’utérus va être introduit dans le programme élargi de vaccination au Sénégal.

Le 31 octobre prochain, le Sénégal va devenir le premier pays de l’Afrique de l’Ouest à disposer du vaccin contre le cancer du col de l’utérus dans son programme de vaccination. Cette décision intervient après la phase pilote dans certains districts de santé du pays à l’instar de Dakar ouest et Mékhé de 2014 à 2016. D’après le Directeur du PEV au ministère de la Santé, Docteur Ousseynou Badiane, qui a rendu publique cette information, un nombre déterminé de femmes seront vaccinées chaque année. « Quelque 95.000 filles âgées de 9 ans et n’ayant jamais eu de rapport sexuel vont être vaccinées ».

« Chaque année nous allons vacciner dans les postes de santé, centres de santé, dans les Daaras et dans les écoles environ 95.000 filles âgées de neuf ans avec un calendrier de deux doses espacées de six mois », a-t-il expliqué lors d’une session d’orientation des journalistes sur l’introduction du vaccin contre le cancer du col de l’utérus au Sénégal.

D’après le Directeur du PEV, le cancer du col de l’utérus est le premier cancer gynécologique au Sénégal, et représente 34 % des cas de cancers qui surviennent et 30 % des cas de décès. Le taux de prévalence est de 12,6% et face à cela le Dr Badiane,  pense que « la prévention primaire qu’est la vaccination avant le premier rapport sexuel » reste la solution la mieux appropriée pour lutter contre cette maladie.

« Le vaccin est gratuit et toutes les filles éligibles vont être vaccinées à 9 neuf ans avant le premier rapport sexuel », a-t-il ajouté.

Concernant les rumeurs sur l’efficacité du vaccin et sur ses risques sur la santé des vaccinées, il assure que ce vaccin est homologué par l’organisation mondiale de la santé OMS et qu’il ne comporte aucun risque pour la personne qui le reçoit. Il prend l’Australie à titre d’exemple car c’est le premier pays qui a eu à l’introduire dans le monde, « toutes les filles qui ont été vaccinées n’ont pas développé des lésions précancéreuses ».

 

Finance : la SGBS met 170 milliards au profit des PME

La société générale de banque au Sénégal apporte son soutien financier aux petites et moyennes entreprises en ouvrant une ligne de crédit via un programme intitulé « Fonds Envol »

D’après l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (ADEPME), plus de 90% des entreprises au Sénégal appartiennent à la catégorie des PME. Et celles-ci représentent près de 30% du produit intérieur brut. C’est donc fort  de ce constat que cette institution en partenariat avec la Société générale de banque au Sénégal (SGBS) ont décidé de lancer une ligne de crédit de 170 milliards de F Cfa afin de permettre à ces institutions à accroitre leur apport.

Cette assistance financière fera partie d’un programme dénommé « Fonds Envol ». Il s’agit d’un programme qui va s’étendre sur cinq ans et financera toutes les PME inscrites au programme de labellisation et au système « e-rating » de l’ADEPME, entre autres.

Il s’agit, en effet, d’un fonds qui offre l’opportunité d’accéder à un financement adapté aux profils des différentes cibles, en répondant à leurs préoccupations en termes de diligence dans le traitement, de coût du crédit et de durée de remboursement.

A en croire le directeur général de l’ADEPME, Idrissa Diabira, le mécanisme « apporte une réponse vigoureuse à la problématique du financement des petites entreprises et offre une solution globale à leur croissance ».

Selon Jean-Marc Mancel, directeur général de la SGBS, « cette ligne de crédit confirme la volonté de la banque d’appuyer les PME et  de montrer sa présence sur tous les segments   de l’économie sénégalaise et de l’Afrique de l’ouest en générale ». Et d’ajouter que « l’inclusion financière va passer par le marché des PME », avant d’annoncer le lancement prochain d’une maison des PME à la SGBS.

Présidant la cérémonie de lancement, le ministre sénégalais du Commerce, Alioune Sarr, a salué cette initiative qui  est « le fruit d’un Partenariat public-privé et qui va permettre de régler le problème du capital ».

L’autorité a également exhorté les deux parties (SGBS et ADEPME) à engager une vaste campagne de de sensibilisation pour rassurer les PME, surtout celles établies à l’intérieur du Sénégal.

Un premier décaissement de 15 milliards de F CFA sera disponible dès 2018, indique-t-on.

22 milliards de FCFA pour des sphères administratives régionales

Ce financement de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) est destinée à CFA la réalisation de Sphères administratives régionales (SAR) dans quatre régions (Thiès, Diourbel, Kaffrine et Sédhiou). 

La première phase du programme sera lancée sous peu à Kaffrine par le chef de l’Etat, a annoncé, mardi, à Kaffrine, le directeur général de la CDC, Aliou Sall.

La sphère ministérielle de Diamniadio va avoir ses répliques à l’intérieur du pays avec « des sphères administratives régionales (SAR) qui seront implantées d’ici à 30 mois dans des régions de Thiès, Diourbel, Sédhiou et Kaffrine », a affirmé Aliou Sall.

La commune de Kaffrine va servir de pilote à ce projet immobilier de l’Etat, a dit Aliou Sall au cours de la réunion du comité de suivi local sur le démarrage des SAR dans cette commune.

« La Caisse des dépôts et consignations dans ses missions légales a pour rôle d’accompagner l’Etat, entre autres, dans ses projets structurants, stratégiques y compris dans le cadre de l’aménagement du territoire », a-t-il expliqué.

« Ainsi, nous avons mis en place un processus avec l’Agence de gestion du patrimoine bâti de l’Etat pour voir dans quelle mesure
nous pouvons financer un programme immobilier de l’Etat dans les régions », a-t-il ajouté, précisant que « pour le moment les régions ciblées sont celles de Thiès, Diourbel, Kaffrine et de Thiès ».

« Nous nous félicitons de ce partenariat avec l’Etat à travers l’agence de gestion du patrimoine bâti et nous sommes fiers de prendre part au lancement de ce processus pour la SAR de Kaffrine », a-t-il salué à l’issue de la rencontre avec les acteurs locaux du projet immobilier.

« Les SAR vont bénéficier d’un système innovant de financement avec la CDC comme maitre d’ouvrage. Elles seront ensuite livrées à l’Etat dans le cadre d’une formule location-vente », a encore dit M. Sall.

Au total, a-t-il indiqué, « les quatre premières SAR qui seront construites dans les régions précitées vont mobiliser des investissements de 22 milliards ».

Le maire de Kaffrine a salué « la volonté politique réaffirmée du président Macky Sall de résorber le déficit en infrastructures administratives et d’utilité publique en trouvant les ressources nécessaires et les montages qu’il faut pour permettre aux fonctionnaires affectés dans ses régions et les membres du commandement territorial de bénéficier des mêmes conditions de travail qu’à Dakar ».

 

 

 

L’ONU octroie 155 milliards FCFA au Sénégal

Cette enveloppe est destinée pour l’exécution du Plan-cadre visant l’assistance et le développement du Sénégal (PNUAD) qui s’étale sur la période 2019-2023.

Le système des Nations Unies a mis, mardi, à la disposition du Sénégal une enveloppe de 273.211.303 de dollars (plus de 155 milliards de FCFA), dans le cadre de l’exécution du Plan-cadre visant l’assistance et le développement du Sénégal (PNUAD) qui s’étale sur la période 2019-2023 et nécessite un budget global de 327 milliards de FCFA, a constaté APA.

L’accord qui a permis de libérer cette première enveloppe, soit 48% des ressources financières du Plan-cadre, a été signé par le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, et la coordonnatrice résidente du Système des Nations unies au Sénégal, Priya Gajraj.

« Les ressources financières disponibles sont de 273.211.303 de dollars (plus de 155 milliards de FCFA), soit 48% et les 300.594.008 de dollars (restant) sont à mobiliser sur la base d’une stratégie de mobilisation conjointe », a expliqué M. Bâ en signant l’accord de financement du système des Nations unies dont l’action au niveau du Plan-cadre est coordonné par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

Cet appui des Nations unies est formulé de manière à contribuer à la réalisation des piliers du Plan Sénégal émergent (PSE), alignés notamment sur trois priorités stratégiques : la croissance économique inclusive et durable, l’accès aux services sociaux de base de qualité et protection sociale ainsi que l’axe de la gouvernance, paix et sécurité.

« 54% de ce soutien ira à l’axe 1 du PSE : transformation structurelle du capital, dont près de 30% vont être dédiés à l’emploi », a expliqué le ministre Amadou Bâ, soulignant que les secteurs de l’emploi (33%), de l’environnement (18%) et de la santé absorberont une part importante de ces ressources onusiennes.

« Le principe des Nations unies, c’est de mettre en place un cadre où personne ne sera oublié. C’est difficile ! Nous n’avons pas tous les moyens, mais c’est ça le principe. Avec les Nations unies, on a un dialogue franc, sincère et inclusif », a ajouté Amadou Bâ.

Pour sa part, Mme Priya Gajraj a déclaré qu’il n’y avait pas de moment plus indiqué que la veille de la célébration de la Journée des Nations unies (24 octobre) « pour magnifier l’excellence des relations entre le Sénégal et les Nations unies ». Toutefois, elle a rappelé que « beaucoup de travail » restait à faire en vue de « mobiliser » les ressources financières restantes.

Dans cet objectif, « toutes les sources de financement doivent être exploitées », a préconisé la coordonnatrice résidente du Système des Nations unies au Sénégal.

Greenpeace pour le renforcement de la sécurité des pêcheurs artisans

Greenpeace Afrique publie aujourd’hui un documentaire inédit sur les nombreux cas de disparition de pêcheurs artisans dans les eaux sénégalaises.

Ces deux dernières années, au moins deux cent vingt-six (226) pertes en vies humaines et portés disparus en mer ont été enregistrés.

Ce film de dix minutes intitulé “La voix des disparus” est un ensemble de témoignages de pères et de mères de famille ayant perdu leurs fils ou leurs époux au cours de leurs activités de pêche. Il s’accompagne de photos inédites et retrace le dur quotidien des parents de ces personnes disparues et dont, pour la plupart, les corps restent introuvables.

Dans ce documentaire tourné à Mbour, Thiaroye et Rufisque-Arafat, on peut notamment voir des images de pêcheurs artisans disparus en mer, celles de leurs parents ainsi que des histoires émouvantes racontées par les familles de ces courageux pêcheurs qui ont risqué et perdu la vie en mer et dont le seul tort est de vouloir vivre dignement de leur profession.

Le dernier rapport publié par la Direction de la Surveillance et de la Protection des Pêches du Sénégal (DPSP) montre qu’en 2017, 92 accidents dont 140 victimes parmi lesquelles des pêcheurs artisans, ont été enregistrés soit une hausse de 63% par rapport à l’année précédente, avec des dégâts matériels estimés à cent quarante millions quatre-vingt mille cinq cent (140 080 500) francs CFA.

Selon Dr Ibrahima Cissé, responsable de la campagne océans de Greenpeace Afrique “Pendant des décennies des pêcheurs artisans sénégalais ont pu subvenir aux besoins de leurs familles et des communautés grâce à l’abondance et à la variété des ressources halieutiques qui étaient une réalité dans les eaux sénégalaises. Cependant, à cause des politiques de pêches inadaptées, de la surpêche industrielle et des mauvaises pratiques de pêche, la situation a considérablement changé. Maintenant, ces pêcheurs doivent aller très loin en mer en risquant leur vie pour attraper le poisson qui est devenu hors de portée”.

“Aujourd’hui, en plus de l’octroi des gilets de sauvetage aux pêcheurs, le gouvernement du Sénégal doit travailler à répertorier tous les pêcheurs artisans actifs au Sénégal et mettre en place des outils efficaces qui peuvent permettre de détecter les pirogues artisanales où qu’elles se trouvent en mer et de leur venir en aide”, a conclu Dr Cissé.

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) (https://bit.ly/2JbXem4), dans son rapport 2018 sur les pêcheries, reconnaît une diminution des captures d’espèces sauvages en mer, avec 79,3 millions de tonnes en 2016 contre 81,2 millions de tonnes en 2015. La même source révèle que, la part des espèces surexploitées est passée de 10% en 1974 à 33% en 2015. Selon le même rapport, il ne reste plus aujourd’hui que 7% des espèces qui ne sont pas menacées de surpêche.

Greenpeace exhorte encore les autorités politiques de la sous-région à renforcer la sécurité des pêcheurs artisans en mettant en place des systèmes de contrôle et de surveillance dans leurs eaux et d’établir une approche régionale intégrée de gestion des ressources halieutiques pour le bien de leurs populations.

 

Lutte contre la Dengue : le plan national de riposte validé

La Dengue est présente au Sénégal depuis le 19 Septembre dernier c’est  dans la commune de Fatick que cette maladie a été détectée pour la première fois dans le pays.

Le directeur de la Prévention, El Hadji Mamadou Ndiaye, a annoncé lundi à Dakar la validation d’un plan national de riposte contre la dengue, sous l’égide du Comité national de gestion des épidémies.

« Le plan de riposte national a été validé par le Comité national de gestion des épidémies au terme de sa 4ème réunion consacrée à l’évaluation du risque de propagation de l’épidémie et au renforcement de la surveillance épidémiologique », a indiqué le docteur Ndiaye lors d’une conférence de presse organisée au ministère de la Santé et de l’Action sociale.

Les premiers cas dengue sont apparus dans la commune de Fatick le 19 septembre dernier, a-t-il rappelé, précisant qu’à la date du 22 octobre, « seuls 54 cas ont été déclarés positifs à la dengue à Touba sur 221 prélèvements faits sur des cas suspects ».
« A ce jour, 44 cas de dengue ont été officiellement dénombrés dont un à Mbacké et le reste à Touba. On a évoqué 52 cas, mais ce nombre n’a pas été encore confirmé », a plutôt déclaré dans la journée le docteur Balla Mbacké Mboup, médecin-chef de la région de Diourbel

Le directeur de Prévention a ainsi annoncé le redéploiement à Touba du dispositif de surveillance et de prise en charge qui avait été mis en place à Fatick depuis le 9 octobre en raison de l’absence de détection de nouveaux cas dans cette localité du centre du Sénégal.

Trois régions du pays sont concernées par cette épidémie de dengue qui se concentre principalement dans trois districts sanitaires, notamment Fatick, Gossas, Touba et Coki, a expliqué Ehadji Mamadou Ndiaye.

Selon lui, la dengue est causée par un moustique domestique qui vit dans la maison et aux alentours des maisons’’. Il s’agit d’une maladie endémique dans plus de 100 pays au monde quand bien même sur 100 malades, seule une peut développer la forme grave ou hémorragique.

« Les larves du moustique se développe dans les petits récipients, les endroits non exposés au Soleil, les creux des arbres, les boîtes de conserve conservés jetées d’où l’importance d’assainir et de détruire les gîtes par la pulvérisation de masse » a de son côté recommandé le médecin-colonel Moussa Dieng Sarr.

 

Dengue : environ 50 cas enregistrés à Touba

Une inquiétude sanitaire plane dans cette ville qui organise ce dimanche son Magal, une cérémonie religieuse qui réunit 2 à 3 millions de personnes

La Dengue gagne du terrain au Sénégal. Après les villes de Dakar, Fatick, Rosso c’est maintenant dans la ville de Touba que vient d’être enregistrés seize nouveaux cas de Dengue de « type 3 ». La maladie se propage à une vitesse qui inquiète les autorités de cette ville qui organisent pour ce dimanche le Grand Magal marquant l’anniversaire du départ en exil du fondateur du mouridisme (courant islamique soufi), Cheikh Ahmadou Bamba.

Le Magal est une cérémonie religieuse qui réunit des millions de personnes. En moins d’une semaine le nombre de malades est passé de 8 à 54, et une personne décédée à Touba.

« la Riposte »

Conscient du fait que les membres de la communauté mouride viennent en effet de tout le pays, et que ces allers retours pourraient propager encore plus la dengue, un plan de riposte a été élaboré.

Cela devrait passer par l’amélioration du dispositif constitué de 5000 agents de santé et 176 points de prestation pour la couverture sanitaire du Magal.

En attendant de nouvelles actions, les éléments du Service national d’hygiène en collaboration avec le Comité d’organisation du Grand Magal de Touba poursuivent les opérations de désinfection des domiciles et quartiers où sévit la maladie.

Au-delà de ces mesures, des campagnes de sensibilisation sont organisées à l’intention des populations concernant les moyens de lutte contre la propagation.

Les actions ont également été multipliées pour éliminer les zones de reproduction des moustiques notamment dans les quartiers de Guédé Bousso et Keur Niang.

Par mesure de précaution, il est conseillé aux pèlerins qui vont se rendre ce week-end à Touba  et aux habitants de cette ville, de se protéger, en portant des habits longs, d’utiliser des produits anti-moustiques, de dormir sous moustiquaire et de lutter contre la prolifération des moustiques en éliminant toute eau stagnante.

« C’est quoi la Dengue »

La dengue, aussi appelée « grippe tropicale », est une maladie virale transmise à l’homme par des moustiques du genre Aedes. Elle se manifeste après 2 à 7 jours d’incubation par l’apparition d’une forte fièvre souvent accompagnée de maux de tête, de nausées, de vomissements, de douleurs articulaires et musculaires et d’une éruption cutanée ressemblant à celle de la rougeole.

Au bout de 3 à 4 jours, une brève rémission est observée, puis les symptômes s’intensifient des hémorragies conjonctivales, des saignements de nez ou des ecchymoses pouvant survenir avant de régresser rapidement au bout d’une semaine. La guérison s’accompagne d’une convalescence d’une quinzaine de jours.

Macky Sall promet le renforcement des DAC

Pour le président de la République le renforcement et la modernisation des Domaines agricoles communautaires(DAC) permettront de réduire le chômage chez les jeunes.

Le président de la république, Macky Sall a décidé de renforcer les Domaines agricoles communautaires(DAC) en soulignant que celui de Séfa (Sédhiou) est « une expression d’une agriculture moderne ». « Ce que nous avons vu à Séfa est une expression d’une agriculture moderne, qui s’appuie sur les technologies de dernière génération, avec une formation pour les jeunes (…). Nous allons renforcer les DAC », a-t-il dit. Le président de la République a visité dimanche, au quatrième jour de sa tournée économique, le DAC de Séfa.

Le DAC de Séfa dispose de plusieurs infrastructures de dernière génération. Une dizaine de forages, des champs irrigués avec la technique goûte à goute, des serres entre autres ont été aménagés. «  Nous rendons grâce à Dieu, qui nous a permis d’avoir cette vision d’une agriculture moderne avec le programme de Domaines agricoles communautaires (DAC). Les DAC de Séfa (Sédhiou) et Itato (Kédougou) ont été les premiers à être construits », a rappelé le président Sall. Il a souhaité l’organisation d’une visite des Partenaires techniques et financiers(PTF) pour voir de « façon concrète » comment apporter une réponse au problème de l’emploi des jeunes, à la lutte contre l’immigration clandestine.

« Ce que certains de nos jeunes font en Europe du sud, dans les plantations, nous l’avons ici avec de fort belle manière, avec du matériel agricole (…). C’est ça la vision futuriste », a poursuivi le Chef de l’Etat. Macky Sall a annoncé le lancement prochain des DAC à Sangalkam (Dakar) et Matam. « Nous comblerons les DAC, avec des projets de faible ampleur comme les fermes Natangué d’ANIDA, pour lutter contre le chômage des jeunes », a ajouté le président de la République.

 

Sédhiou : Macky Sall visite le DAC de Séfa

En tournée dans la Casamance naturelle depuis jeudi dernier, le président de la République a profité pour visiter les bassins piscicoles de Séfa

Le président de la république, Macky Sall a visité dimanche, les bassins piscicoles et les aménagements agricoles du domaine agricole communautaire (DAC) de Séfa, dernière étape de son séjour dans la région de Sédhiou. Dans le cadre de sa tournée économique dans les trois régions de la Casamance naturelle, il a lancé samedi les travaux de la Boucle du Boudier, du pont de Marsassoum et de PROMOVILLES dans les communes de Sédhiou et de Marsassoum.

Le Chef de l’Etat était accompagné par son Premier ministre, Mahammed Dionne, l’ambassadeur de France Christophe Bigot, de plusieurs ministres, du Président directeur général d’Eiffage, Gérald Sénac, des autorités administratives, entre autres personnalités. Financé à hauteur de 20 milliards de Francs CFA par des partenaires français, le pont de Marsassoum est long de 500 mètres. Il va permettre de gagner une trentaine de kilomètres entre la région de Ziguinchor et Sédhiou. Le pont sera construit en 18 mois par la société Matière. Long de 54 Kilomètres, la boucle du Boudier va desservir une trentaine de localités. La société Eiffage qui va réaliser le projet a déjà achevé le bitumage de 35 Kilomètres.

Casamance : Macky Sall lance les travaux de la Boucle des Kalounayes

Longue de 52 kilomètres, la Boucle des Kalounayes va permettre de désenclaver plusieurs localités du département de Bignona qui compte 19 communes

Le Chef de l’Etat, Macky Sall a lancé dimanche, à Bignona, les travaux de construction de la boucle des Kalounayes (Ziguinchor) et la deuxième phase du Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC), a constaté l’APS. Arrivée dans la région de Ziguinchor, en provenance de Sédhiou, le président Macky Sall et sa délégation ont eu droit à un accueil chaleureux au croisement de Diéba. Dans cette localité, les techniciens d’AGEROUTE ont exposé au président de la République le processus des travaux de bitumage de la Boucle des kalounayes, une vielle doléance dans cette partie de la Casamance.

Longue de 52 kilomètres, la Boucle des Kalounayes va permettre de désenclaver plusieurs localités du département de Bignona qui compte 19 communes. La route actuellement en mauvais état sera revêtue, selon le chef de l’Etat qui a annoncé le début des chantiers avant la fin de l’année 2018. A Bignona, le président de la République a lancé la deuxième phase du PUDC.

D’un coût de plus de 300 milliards de Francs CFA, cette phase qui, comporte la réalisation de plusieurs ouvrages socio-économiques de base, va durer 48 mois. Durant la deuxième phase du PUDC, il est prévu la construction de 300 forages, ouvrages de stockage et de fourniture d’eau, 300 postes de santé, 3050 kilomètres de piste et l’électrification de 675 villages.

En tournée économique dans la région naturelle de Casamance (Kolda, Sédhiou et Ziguinchor) depuis jeudi, le président Macky Sall a lancé et réceptionné plusieurs infrastructures dans les trois régions. Il termine lundi sa visite par l’inauguration de la Route nationale numéro 6 (RN6) qui relie Ziguinchor à Kolda en passant par Tanaf.

Le président de la République qui, poursuit son séjour dans la zone sud, va procéder lundi au lancement des travaux de reconstruction du marché de Tilène réduit récemment en cendres par un incendie dont l’origine n’est toujours pas connue.

Casamance : Macky Sall boucle sa tournée ce lundi

Le chef de l’Etat qui est dans cette région depuis jeudi terminera son séjour par le lancement des travaux de reconstruction du marché de Tilène, et l’inauguration de la Route nationale numéro 6 (RN6)

Le président Macky Sall a effectué une tournée économique de cinq jours dans la région naturelle de Casamance (Kolda,Sédhiou et Ziguinchor). Durant cette visite il a eu à réceptionner plusieurs infrastructures dans les trois régions administratives qui composent la Casamance naturelle.

Lors de son allocution à l’occasion du lancement des travaux de la boucle des Kalounayes et de la phase II du PUDC à Bignona, il a promis un investissement à hauteur de 300 milliards de Francs CFA dans la Casamance. Cet argent sera utilisé pour bâtir une véritable économie dans les communes les plus reculées de la localité.

« Nous allons investir 300 milliards de francs CFA en Casamance entre 2019 et 2022 en vue de bâtir une véritable économique locale jusque dans les communes les plus reculées. Cette enveloppe va permettre de construire la boucle des Kalounayes, les ponts de Baila et de Diouloulou », a expliqué le président Macky Sall. Cet investissement va intervenir dans la phase II du programme d’urgence de développement communautaire (PUDC).

« La phase II du PUDC va venir en complément pour consolider les acquis et étendre les interventions à l’ensemble de départements de la Casamance. Nous allons renforcer la route nationale numéro 4 (RN4) qui part de Sénoba à Ziguinchor, construire des centaines de kilomètres de piste, renforcer les efforts de PROMOVILLES », a listé Macky Sall.

Le président de la République qui poursuit son séjour dans la zone sud va procéder ce lundi au lancement des travaux de reconstruction du marché de Tilène réduit récemment en cendres par un incendie dont l’origine n’est toujours pas connue.

Il terminera sa tournée ce même lundi par l’inauguration de la Route nationale numéro 6 (RN6) qui relie Ziguinchor à Kolda en passant par Tanaf et la visite de plusieurs chantiers dans le cadre de PROMOVILLES à Ziguinchor.

 

Rizières : Macky Sall promet un financement aux femmes qui y travaillent

Lors de son déplacement pour Bignona, le chef de l’Etat a fait plusieurs arrêts dans les champs de riz pour encourager les braves femmes qui y travaillent

Le président Macky Sall qui se rendait à Bignona pour le lancement des travaux de la boucle des Kalounayes et de la phase II du PUDC, s’est arrêté plusieurs fois pour discuter avec les femmes qui travaillent dans les rizières qui bordent la route nationale numéro 4 (RN4), notamment à Kandiadiou. Pendant ces discussions, le chef de l’Etat a promis à ces braves dames qui se délectent de leur labeur, des financements dans le cadre de la Délégation à l’entreprenariat rapide (DER).

« Je ferai que toutes les femmes qui sont dans les rizières puissent être financées par la DER pour leur permettre de travailler dans de meilleures conditions », a assuré Macky Sall.

Accompagné de quelques gardes du corps, le chef de l’Etat a assisté à la récolte de riz d’un groupement de femmes surprises dans les champs. Celles-ci ont pu lui présenter quelques fagots de riz qu’elles avaient fait.

Le président de la République a suivi toutes les explications que lui donnaient ces dames avec un intérêt particulier.

Il a donc souhaité au vu de tous les efforts que déploient les femmes dans les rizières, qu’elles puissent bénéficier d’équipements modernes pour alléger la pénibilité du travail.

Rapport HRW : le Ministère de l’Education rejette ses conclusions

Un rapport de Human Rights Watch dénonçant les abus sexuels des enseignants sur les élèves dans les établissements secondaires au Sénégal, a été publié le 18 Octobre dernier, faisant ainsi réagir le ministère de tutelle.

Un rapport d’une étude de Human Rights Watch sur « l’exploitation sexuelle, le harcèlement et les abus dans les écoles secondaires du Sénégal » a été publié le 18 Octobre dernier.  Selon les résultats de cette enquête, les abus sexuels dans les établissements scolaires à l’endroit des jeunes filles âgées pour la plupart de moins de 18 as sont banalisés et souvent taxés de « relation » ce qui vise à minimiser les faits. Cette enquête a été menée sur quatre régions du pays à savoir : Dakar (ouest, la capitale), Ziguinchor, Sédhiou et Kolda (sud). 160 jeunes filles ont été interviewés et plus de 60 enseignants, Directeurs d’école, parents d’élèves et associations. Il ressortira donc de cette enquête que, les enseignants usent de leur autorité pour séduire les élèves. Celles-ci se donnent en échange d’argent, de vêtements neufs, de téléphones portables, de bonnes notes, de nourriture et parfois parce qu’elles sont  intimidées. « Avec des filles qui sont vulnérables, des filles qui ne peuvent pas payer leurs frais scolaires, des filles qui n’ont pas l’argent pour aller à l’école, qui n’ont pas l’argent pour payer leur nourriture même. Il y a des enseignants qui exploitent cette vulnérabilité ». Raconte Elin Martínez du Human Rights Watch qui a mené cette enquête.

Le rapport de Human Rights Watch dénonce le fait qu’il n’y ait pas de protection dans les écoles. La stigmatisation et le tabou règne. Il y a très peu de plaintes et de dénonciations, notamment pour des cas d’exploitation et de harcèlement sexuel.

Suite à ces accusions, le Ministère de l’Education nationale réagit car selon cette institution la situation de la jeune fille est au centre de leurs préoccupations. Le Ministère de l’Education national au Sénégal rejette entièrement les résultats de cette enquête qu’il trouve biaisé. Les raisons de ce rejet sont nombreuses. L’enquête porte sur « les établissements secondaires au Sénégal »,  mais les entretiens n’ont été menés que dans 14 collèges et 08 lycées implantés dans trois (3) régions sur les quatorze (14) que compte le Sénégal, en plus d’entretiens à Dakar et dans ses environs. Le Ministère de tutelle trouve également que l’échantillon utilisé pour l’enquête est faible comparativement au nombre de jeunes filles inscrites dans les écoles secondaires. 160 filles (cf. rapport) sur les 544 775  inscrites au Moyen et au Secondaire, soit un pourcentage de 0,029%. Le Ministère de l’éducation rejette les conclusions de cette enquête qui laisse croire que les exploitations sexuelles sont une pratique généralisée et rarement punies.

Alors que dans les faits, toute exploitation sexuelle, tout harcèlement et tout abus à l’encontre d’une fille, dès lors qu’ils sont portés à la connaissance de la Justice, font l’objet d’une condamnation, voire d’une radiation immédiate du coupable, s’il est agent de l’Etat.

« Les mesures prises par le gouvernement »

Le Ministère de l’Education tient d’ailleurs à rappeler que la lutte contre les violences faites aux filles constitue une des priorités du Gouvernement en général et du Ministère de l’Education nationale en particulier qui, dans le cadre de la promotion de l’Education des filles, a créé des bureaux genre dans toutes les 16 inspections d’Académie du Sénégal ; l’une des principales missions de ces bureaux est de mener des actions de sensibilisation sur les différentes formes de violence envers les filles.

En outre, le Ministère de l’Education nationale a mis en place, depuis plus de 10 ans, le Cadre de Coordination des Interventions sur l’Education des Filles qui a élaboré des outils de formation en genre avec un module sur la violence en milieu scolaire, destiné aux enseignants et aux autres acteurs du système éducatif.

Par ailleurs, les inspections médicales des écoles et les Centres académiques de l’Orientation scolaire et professionnelle accompagnent le dispositif existant ; les disciplines comme les Sciences de la Vie et de la Terre et l’Economie familiale prennent en charge  les questions liées à la protection de l’enfance, à l’éducation à la vie familiale et à la santé de la reproduction ; il en est de même de la Division du Contrôle médical scolaire qui déroule un programme de prévention, de formation et de sensibilisation sur la santé de la reproduction destiné aux enseignants et aux élèves.

 

 

Air Sénégal en zone de turbulence

Air Sénégal SA a été précipitamment et mal lancée. C’est la conviction du consultant Ablaye Diop, qui indexe le mutisme des autorités. « Il semble bien y avoir un aveuglement de nos responsables, face à ce formidable gâchis que constitue le lancement d’exploitation de Air Sénégal SA par l’équipe de M. Philippe Bohn. (…). Ce démarrage timide, à la petite cuillère, masquant toutes ces incongruités que cache la Direction générale, n’est pas à la mesure de cette ambition que porte le tout nouveau pavillon national », cogne M Diop.

« Une seule desserte, 2 ATR dont une hors service, 2 vols, avec un coefficient de remplissage très bas qui creuse déjà un déficit d’exploitation important »

Ablaye Diop détaille les handicaps qui gênent déjà le décollage de la compagnie nationale. « Pour une toute nouvelle compagnie aérienne, la seule et unique desserte de Ziguinchor, opérée par un ATR 72 de 70 places (entre temps, le 2ème appareil ATR est hors service), voit ses 2 vols quotidiens tourner difficilement, avec un coefficient de remplissage très bas qui creuse déjà un déficit d’exploitation important », soutient-il. Avant d’ajouter que « les ventes de la compagnie ne décollent pas, malgré leur élargissement depuis quelques jours à tout le réseau Iata ». Et pendant que « l’équipe (de Air Sénégal) n’arrive pas à mordre des parts de marché, Transair (compagnie privée), l’autre acteur de cette destination, n’a pas fléchi dans ses parts de marché, son remplissage reste constant ». Mais, pour l’expert, personne ne devrait être surpris de ces médiocres résultats de la nouvelle compagnie nationale. « Un lancement raté, sans préparation technique suffisante, une campagne de communication hilarante, ne pouvait que produire de tels résultats », fustige-t-il.
Non sans préciser que lui et d’autres acteurs avaient alerté sur le fait qu’en lançant prématurément les activités commerciales de la compagnie, « l’objectif, pour la direction générale, était juste de laisser croire à l’opinion, qui commençait à douter d’elle, et aussi tromper les autorités que le pavillon national lançait enfin ses activités».

« Ce vol n’est pas un vol du pavillon national. C’est un vol d’Air Côte d’Ivoire. Les ventes estimées à 180 millions F Cfa, moyenne mensuelle, seront versées par Iata à Air Côte d’Ivoire »

Ablaye Diop est d’autant plus inquiet que c’est la même erreur commise avec le lancement des vols nationaux qui est en train d’être rééditée pour le démarrage des vols sous régionaux. « Cette incurie de l’équipe de direction va se répéter, encore, dans le lancement des vols de Air Sénégal Sa dans le régional, avec la desserte Dakar-Abidjan-Cotonou et retour », souligne-t-il. Pour lui, on veut tromper les autorités et l’opinion. Dénichant une supercherie, il révèle : « ce vol n’est pas un vol du pavillon national, et l’Anacim ne démentira pas. C’est un vol d’Air Côte d’Ivoire, avec un numéro de vol commercial Air Côte d’Ivoire (HF), un personnel navigant technique et commercial Air Côte d’Ivoire, un avion A319 (l’appareil le plus vieux de la flotte de la compagnie ivoirienne) loué à Air Côte d’Ivoire ».
Mais pour lui, il y a pire. « Les ventes que les marchés (avec le réseau Iata) de Dakar, d’Abidjan et de Cotonou vont faire sur ce vol, et que nous estimons à 180 millions F Cfa moyenne mensuelle, seront versées par Iata à Air Côte d’Ivoire, puisque c’est son vol », ajoute Diop. Selon l’expert, il n’y a que les couleurs de l’appareil qui sont du Sénégal dans ce vol. « La filouterie a juste consisté à faire passer cet appareil A319 à Casablanca, dans les ateliers de Royal Air Maroc, pour qu’il soit peint aux couleurs de Air Sénégal SA. Ainsi la pilule passera mieux face à notre opinion publique », fait-il remarquer. Et de brûler la référence à la compagnie sœur de la Côte d’ivoire.

« Air Côte d’Ivoire pour le Sénégal est un bien mauvais exemple. Son modèle de gouvernance et son schéma d’exploitation ne doivent aucunement inspirer les nôtres. Air Sénégal SA repose aujourd’hui sur un véritable potentiel économique. La compagnie nationale est toute neuve, se dote d’une flotte d’appareils neufs, bénéficie d’un aéroport Aibd moderne de classe mondiale, qui peut être l’antre d’un hub d’exploitation et d’une plateforme de transit, passagers et fret, des plus efficaces en Afrique de l’Ouest », affirme-t-il.

« Le cabinet chargé de la communication est d’une inexpertise ahurissante »

Et comme si cela ne suffisait pas, l’expert décèle des manquements criards dans la communication qui devait accompagner cet événement. « Tout le monde aura remarqué, cette fois, le silence total dans la communication de la compagnie nationale ; aucune publicité à Dakar, à Abidjan, à Cotonou, annonçant l’arrivée de Air Sénégal SA. Pourtant, cette destination, Dakar-Abidjan, est pour nous la 1ère dans la sous-région, plus de 110.000 passagers annuels ; cela méritait une préparation et une annonce spectaculaire, annonçant le retour de notre pavillon national », peste-t-il. Et de désigner le coupable : « Il faut dire que le cabinet chargé de la communication du pavillon national est d’une inexpertise ahurissante. Totalement inconnu dans le marché du Sénégal et de la région, n’ayant dans son portefeuille que le seul client significatif Air Sénégal SA, il fait montre d’une incompétence notable ».

« Le vol Dakar-Abidjan, annoncé dans un 1er temps pour le 3 octobre 2018, puis le 5 octobre, n’a toujours pas encore opéré… »

Dépité par ce qui se passe avec la compagnie nationale, Ablaye Diop note que « les professionnels patriotes », dont les alertes n’ont servi à rien, ont fini de baisser les bras et « observent impuissants ce naufrage d’une grande promesse ». Même l’Anacim, qui devait être une béquille d’Air Sénégal, est quasiment ignorée, assure-t-il. « 15 mois d’un laborieux lancement, fait de bricoles, de tricherie, de tromperie à l’opinion, aux autorités. La compagnie va mal, elle est mal lancée. L’Anacim gardienne et gendarme des règles et procédures de l’aviation civile nationale, supposée protectrice de sa compagnie nationale, est remisée en second plan par la Direction générale du pavillon national, qui n’en fait pas un partenaire primordial. C’est ainsi que pour la contourner, elle traite d’abord avec les Ivoiriens pour cette desserte Dakar-Abidjan avant de venir ici au Sénégal, racontant partout que l’Anacim l’empêche de tourner en rond… », explique l’expert, qui attribue d’ailleurs le retard du lancement de cette ligne à la relation difficile entre les deux entités. « Ce vol Dakar-Abidjan, annoncé dans un 1er temps pour le 3 octobre 2018, puis le 5 octobre, n’a toujours pas encore opéré, un imbroglio entre l’Anacim et Air Sénégal SA doit encore être dénoué ».

« Le personnel n’est impliqué à rien du tout. Lors du cocktail d’annonce du démarrage dans le régional, il n’était même pas informé, encore moins invité »

En dehors des questions évoquées plus haut, Ablaye Diop débusque une situation encore plus pourrie à l’intérieur de la compagnie, avec une gestion calamiteuse des ressources humaines. «A l’intérieur de cette compagnie, la situation est encore pire. Les ressources humaines, qui devraient être le fer de lance de la parfaite envolée de Air Sénégal Sa, sont remises en second plan. Le personnel n’est impliqué à rien du tout. Lors du cocktail d’annonce du démarrage dans le régional, il n’était même pas informé, encore moins invité », regrette-t-il.

« Depuis plus de 2 mois, Air Sénégal mène ses activités sans aucune comptabilité formalisée en interne »

Plus grave, dit-il, « il est payé depuis plus de 10 mois des prestations IOSA, qui n’existent pas, pour le compte de Air Sénégal SA ; les cabinets de droit sénégalais, de Ressources humaines, Eco-Afrique, de comptabilité, Mazars, ont été virés proprement, pour opérer librement ; Et depuis plus de 2 mois, Air Sénégal mène ses activités sans aucune comptabilité formalisée en interne ». Fort de tous ses impairs, la sentence du consultant en Transport aérien est sans appel : « A cette allure, la grande ambition nationale, telle que voulue par le président de la République, risque de n’être qu’un vœu pieux. Demain, lorsque cette Direction générale s’en ira, la mort d’Air Sénégal SA aura été actée, déjà, pour survenir les prochains mois qui suivront ».