Étiquette : Macky Sall
La lettre de Boubacar Sadio au Président Macky Sall qui lui a valu son arrestation
Arrêté par la section de recherches pour sa lettre incendiaire, Boubacar Sadio a par la suite recouvré la liberté.
Ci dessous la lettre qui a valu à Boubacar Sadio d’être arrêté.
Monsieur le Président de la République, dans une de mes lettres que je vous ai adressées, j’avais affirmé, avec la plus grande conviction et sur la base de faits avérés, que le Sénégal est dirigé actuellement par des voleurs impudents, des menteurs patentés, des insulteurs impertinents, incultes et arrogants, des forbans impavides, des trafiquants de drogue invétérés et des faussaires sans scrupules.
Il faut ajouter à ce monde interlope de personnes peu recommandables dont la plupart vous sont très proche, les francs-maçons et les homosexuels que l’on retrouve dans les hautes sphères décisionnelles. Depuis, les différents événements survenus m’ont donné raison et n’ont fait que confirmer la justesse et la véracité de mes propos que vos chiens aboyeurs, vos répondeurs automatiques avaient vite fait de mettre sous le compte d’une animosité injustifiée à votre encontre. Que nenni.
Monsieur le Président de la République, concernant les insultes qui sortent si régulièrement et si facilement de la « gueule » puante et nauséabonde de vos partisans, si elles ne sont pas proférées par les dirigeants eux-mêmes, elles sont le fait de tristes individus stipendiés, des prostitués et des mercenaires de la plume qui ont comme principale mission, de déverser leur amère bile et leurs insanités langagières de caniveaux sur vos contempteurs dont la plupart n’ont le tort que d’être de vrais patriotes qui jouent admirablement, et en toute responsabilité, leur rôle de vigie.
Il est fort évident, qu’en se prostituant de la sorte, vos insulteurs ne cherchent qu’attirer votre attention pour un retour d’ascenseur. Malheureusement, il faut le constater objectivement pour le déplorer tristement, il y a des gens sans foi ni loi qui sont prêts à vendre leur âme au diable pour se faire des sous, se procurer certains avantages sociaux ou bénéficier d’une nomination à un poste « juteux » ; il n’y a qu’à se référer au « gros poisson » pêché dans les eaux des Parcelles assainies.
Monsieur le Président de la République, quant au mensonge, il est aisé de constater, par son ampleur, sa récurrence et sa fréquence, qu’il constitue l’ADN de votre régime. Tout le monde s’y adonne et semble s’en délecter. Les gouvernants actuels mentent à longueur de journée sans se soucier de l’effet dévastateur de leurs attitudes et du mauvais exemple qu’ils offrent à la jeunesse. Je me garderai de revenir sur votre réponse quand vous aviez été interpellé sur votre contestation du ministre Ousmane Ngom pour l’organisation des élections de 2012. Le Var des réseaux sociaux s’est immédiatement chargé de prouver que vos propos relevaient d’une flagrante et énorme contre-vérité. Vos dénégations ont été vigoureusement démenties.
Il me plait de rappeler, entre autres, le gros mensonge de l’ancien directeur général de la Senelec, aujourd’hui ministre de l’énergie. Il avait présenté au peuple sénégalais un tableau plus que reluisant de la situation financière de la Senelec ; malheureusement il a été rattrapé dans son mensonge par la hausse brutale et inexplicable des tarifs de l’électricité. A tout prendre, on peut retenir que le mensonge est un élément paradigmatique de votre gouvernance ; une gouvernance répulsive et répugnante parce que favorisant les pratiques les plus abjectes et les comportements les plus immoraux, toutes choses dont souffrent actuellement les Sénégalais.
Monsieur le Président de la République, quant à la faune immonde de faussaires de tous acabits qui pullulent dans notre pays, et dont la majorité, pour ne pas dire la totalité, est de votre régime, occupant, pour certains des postes très stratégiques, il n’est que d’évoquer la ténébreuse et scabreuse affaire Pétro-Tim. En effet, c’est vous-même qui aviez accordé par décrets des autorisations de recherches et d’exploitations d’hydrocarbures au sieur Frank Timis, un flibustier, un brigand, un prédateur de la pire espèce dont la très mauvaise réputation est de notoriété publique et internationale. Et, c’est sur le rapport de présentation du ministre Aly Ngouillle Ndiaye que vous vous êtes fondé pour signer les dits décrets ; il se trouve que le rapport de Aly Ngouille Ndiaye contenait des informations fausses, erronées, sciemment tronquées et volontairement falsifiées portant sur les capacités techniques et financières de la société Pétro-Tim.
Vous avez été informé de ce vice de fond et de cette vilaine et gravissime forfaiture par l’ancien premier ministre Abdoul Mbaye qui, devant votre mutisme inexplicable et votre silence assourdissant, a dû saisir les instances judiciaires, notamment le Procureur de la république et administratives, les corps de contrôle, pour qu’une enquête soit diligentée afin d’apporter les clarifications nécessaires et éventuellement situer les responsabilités. Malheureusement, il a été observé de votre part une inaction troublante. Le ministre Aly Ngouille Ndiaye a été ainsi accusé, publiquement de faux et usage de faux et jamais, tous les deux, n’avez jugé nécessaire ni utile de prouver le contraire, de vous laver de tout soupçon, vous contentant d’une indifférence condescendante que l’on est en droit de considérer comme un mépris à l’endroit de vos compatriotes, du peuple dont vous n’êtes qu’un simple délégataire. Et que dire du grand maitre faussaire, le sieur Seydina Fall, alias tonton député, qui se trouve être un de vos thuriféraires mais surtout ami de votre jeune frère Aliou Sall.
Monsieur le Président de la République, je tiens là une belle et opportune transition pour évoquer cette affaire effarante et rocambolesque d’un faux décret portant sur l’honorariat dont devrait bénéficier la « diongoma » Aminata Tall pour ne pas la nommée. Je me garderai de reprendre les différentes analyses et autres argumentaires développés par d’éminents juristes, dont le sieur Seybani Sougou pour ces éclairages, qui ont tous conclu qu’il y avait une grosse anomalie administrative et un vice de forme d’une gravité extrême. Personnellement, et certainement avec moi beaucoup d’autres compatriotes, je constate et retiens qu’il y a deux décrets aux contenus différents mais portant le même numéro, la même date, la même erreur sur une date de référence et surtout la même signature, la vôtre.
Dans cette douloureuse affaire qui présente les allures d’un scandale d’État, il y va de votre crédibilité, de votre crédit personnel et de la valeur du contrat de confiance qui vous lie au peuple. Au-delà de votre simple personne, il y va aussi de la crédibilité de nos institutions qui ne doivent point être ni fragilisées ni discréditées. Aussi est-ce un impératif que tout soit clarifié et au plus vite. La question qui taraude les populations, c’est pourquoi le Procureur de la république défenseur de la société et des intérêts de l’État ne
s’est-il pas autosaisi pour mener une enquête approfondie afin d’identifier le faussaire ; ce qui, du reste, mettrait un terme aux spéculations et autres conjectures qui empestent le débat public. Il est du devoir du Procureur de la république de faire en sorte que votre personnalité, votre honneur ainsi que votre crédibilité soient préservés et hors d’atteinte de n’importe quel plaisantin, à fortiori d’un vil faussaire. Toute autre option, notamment, celle du silence méprisant et coupable auquel vous nous avez habitués, conforterait les Sénégalais dans leur légitime suspicion qu’une grave forfaiture, constitutive d’une insécurité juridique dangereuse et inquiétante, a été commise à la présidence de la République.
Monsieur le Président de la République, par rapport à cette affaire qui présente les allures et les contours d’un énorme scandale, elle n’est que l’illustration de votre gouvernance sombre, tortueuse, vicieuse, calamiteuse et scabreuse, à la limite de l’indécence. Quant à la bénéficiaire de ces avantages indus, nous qui sommes très bien informés, savons qu’elle a une ascendance réelle sur votre personne; vous avez toujours été sa tête de turc, son souffre-douleur.
On ne peut compter le nombre de fois qu’elle s’en est prise à vous en conseil de ministres alors que vous étiez le Premier ministre ; je m’en arrête là pour m’imposer un minimum de discrétion et de retenue. Qu’est-ce que cette bonne dame a fait de plus et de mieux que certains de nos valeureux magistrats, de nos vaillants membres des forces de défense et de sécurité dont certains sont tombés sur le champ d’honneur, de nos braves enseignants qui vous ont inculqués les connaissances et le savoir qui vous permettent de trôner aujourd’hui à la tête de ce pays ; et que dire de ces personnels de santé qui côtoient et affrontent quotidiennement la mort et de ces techniciens de surface sans qui la vie serait invivable.
Comme vous le voyez, cette grande dame, charmante, il faut le reconnaître, n’a aucun mérite particulier ; l’acte que vous avez posé relève tout simplement d’un favoritisme injuste, injustifié et de très mauvais aloi sur fond de violation flagrante de nos lois.
Monsieur le Président de la République, le pays tout entier bruit du scandale relatif à l’occupation sauvage et illégal de notre littoral et plus particulièrement dans la capitale. Nous assistons à un véritable banditisme foncier favorisé, encouragé et entretenu par certains fonctionnaires de l’État. Par les mesures que vous venez de prendre, vous semblez vouloir faire comprendre aux Sénégalais que vous n’étiez pas informé et que vous venez tout juste d’apprendre cette situation.
Franchement, « dang nio yepp », vous prenez vos compatriotes comme des demeurés, des imbéciles écervelés, dépourvus de jugeote et de bon sens dont Blaise Pascal disait qu’elle est la chose la mieux partagée. Votre attitude ne nous surprend guère, c’est votre façon de faire ; malheureusement, elle manque totalement de noblesse et de grandeur. Depuis huit ans vous passez sur la corniche et vous prétendez n’avoir rien vu, on vous le concède, mais où sont les services de l’État censés vous informer de tout.
Vos partisans ne clament-ils pas partout que vous êtes le Sénégalais le plus et le mieux informé, le cas échéant, on vous a caché la situation qui prévaut sur le littoral. Non, nous n’y croyons pas ; vous êtes parfaitement au fait de tout ce qui se passe sur le littoral et vous avez fermé les yeux comme vous avez mis le coude sur tous les dossiers de délinquance financière impliquant vos partisans. N’avez-vous pas tout récemment déclaré que 90% des alertes que vous recevez concernent le foncier, c’est dire que vous étiez au courant de tout ce qui se passait sur le littoral.
Avez-vous réellement octroyé 9ha à un chef religieux qui, comble de scandale, les auraient vendus pour des milliards à des citoyens qui, parait-il, sont en train d’en réclamer la possession et la jouissance ? Le cas échéant cela ne ferait que confirmer l’existence d’une mafia politico-religieuse qui se nourrit du sang du peuple et s’abreuve de sa sueur. Quand on vous cite dans un énorme scandale à même de ternir votre image, de souiller votre honneur et de gravement maculer de vilenie votre dignité, vous ne devez pas vous taire, vous devez laver l’affront ; se taire et s’en remettre au Bon Dieu ne peut être perçu que comme une posture de facilité, teintée de lâcheté, pour ne pas répondre de ses actes.
Monsieur le Président de la République, c’est très triste, malheureux et fort douloureux de le dire, mais il faut objectivement reconnaître que vous êtes « un accident » dans la noble marche de l’histoire de notre pays. Vous n’auriez jamais dû être notre président. Comme je n’ai eu de cesse de le dire, de le répéter et de le seriner à tout bout de champ, vous n’en avez ni la carrure, ni la compétence encore moins le charisme. Les fonctions de Président de la république sont éminentes, sérieuses et très lourdes à porter ; vos épaules sont certes larges mais elles me paraissent d’une grande fragilité. Pour exercer les fonctions de Président de la République, il faut de la compétence, il faut le savoir, le savoir-faire et le savoir être ; à cela il faut un crédo fondé sur des principes axiologiques forts, tels que : l’honnêteté, la droiture, la sincérité, le sens de la justice, de l’équité et de l’égalité, le souci de toujours appliquer le droit, l’engagement ferme de mettre la patrie avant le parti et surtout la volonté de respecter ses promesses et son serment, il faut du respect, de la considération et de l’empathie pour son peuple.
Malheureusement, vous êtes déficitaire de plusieurs de ces vertus ; un Président de la république ne met jamais son coude sur des dossiers compromettants et ne met jamais sous sa protection institutionnelle des délinquants financiers et fonciers.
Monsieur le Président de la République, je ne ferai jamais partie de ceux-là qui réclament votre démission pour défaillance et incompétence avérée ; une telle requête est contraire aux principes les plus élémentaires de la démocratie. On doit vous laisser terminer votre mandat conformément aux dispositions constitutionnelles ; par contre les patriotes ne cesseront de s’investir pour dénoncer votre gouvernance calamiteuse, d’apporter leur participation dans l’entreprise patriotique d’éveil des consciences de nos populations manipulées et exploitées à souhait, et depuis notre prétendue indépendance, par une oligarchie politico-religieuse sans éthique et sans morale, cupide et vorace.Il faut que, dès à présent, les uns et les autres s’organisent pour mettre en place des structures organiques qui prendront en charge la mobilisation populaire et citoyenne pour imposer le changement systémique nécessaire, seule voie et unique condition pour permettre à notre peuple de retrouver sa véritable souveraineté.
Encore une fois, reconnaissant à vos partenaires, partisans, courtisans, affidés, transhumants adoubés et autres thuriféraires le droit de vous considérer comme un » génie politique » à la vision extraordinaire, souffrez que je vous considère comme, je ne dirai pas le plus minable, mais le plus médiocre de nos Présidents, et pour davantage illustrer mon opinion que j’ai le droit d’exprimer, je convoque les propos de votre très proche et cher ami Souleymane Jules DIOP qui disait ceci « Macky Sall est un homme faible, veule, incapable, sans caractère ni épaisseur intellectuelle qui n’a même pas les capacités de diriger un GIE ; voter Macky Sall c’est élire Marième Faye ». La question qui taraude l’esprit de beaucoup de Sénégalais qui se régalaient de ses propos d’antan, c’est pourquoi ce monsieur est-il toujours dans vos bonnes grâces et continue à bénéficier de promotions de votre part ? Il faut nous expliquer.
Boubacar SADIO
Commissaire divisionnaire de police de classe exceptionnelle à la retraite
Boubacar Sadio arrêté puis libéré après une « offense au Chef de l’Etat »
La Division des investigations criminelles (Dic) a arrêté le commissaire de police à la retraite, Boubacar Sadio, le dimanche 21 juin.
L’arrestation de Boubacar Sadio fait suite a la publication d’une tribune sur les réseaux sociaux. En effet, le commissaire Sadio adressait une lettre ouverte au chef de l’Etat, Macky Sall.
« Vous n’auriez jamais du être président», une lettre qui fait état de nombreuses accusations et « d’injures ».
Boubacar Sadio y déclare en effet que « le Sénégal est malade de la perversion des principes républicains et de la déliquescence morale de ses dirigeants. » (Voir l’intégralité de la lettre ici)
Mais la garde-à vue de l’ex-commissaire divisionnaire de police n’aura pas duré bien longtemps. Il a bénéficié d’une remise en liberté après son audition. De plus, il est rentré après sa re-convocation du lundi 22 juin à la police judiciaire de Dakar. L’affaire aurait été classée sans suite.
(Voir l’intégralité de la lettre ici)
Macky Sall sur les accusations contre Massata Diack: « La justice sénégalaise ira jusqu’au bout… »
Macky Sall préconise un plan global d’aménagement durable du littoral national
Décès de Pierre Nkurunziza: Macky Sall présente ses condoléances au peuple burundais
Le président de la République, Macky Sall, a adressé ses condoléances et celles de la nation sénégalaise au Burundi, après le décès de son président, Pierre Nkurunziza.
‘’J’adresse mes condoléances émues et celles de la nation au peuple burundais, suite au décès du président Pierre Nkurunziza’’, a écrit M. Sall sur son compte Twitter.
Pierre Nkurunziza devait rester à la présidence du Burundi jusqu’au 20 août prochain, la date prévue pour l’investiture de son successeur, le général Evariste Ndayishimiye.
En février 2016, Macky Sall et quatre autres chefs d’Etat africains avaient rencontré Pierre Nkurunziza à Bujumbura, la capitale burundaise, pour tenter d’arrondir les angles entre lui et l’opposition à la suite de plusieurs massacres dans le pays. Ils avaient mené cette médiation au nom de l’Union africaine.
Covid-19: Macky Sall et d’autres personnalités plaident pour un vaccin gratuit pour tous
L’intégralité du discours de Macky Sall tenu ce 11 mai
Message à la Nation de SEM le Président Sall, dans le cadre de la lutte contre la maladie à coronavirus COVID-19
Mes chers compatriotes,
J’ai souhaité m’adresser à vous ce soir pour vous entretenir de la situation liée à l’évolution de la pandémie du COVID-19.
Vous le savez, dès l’apparition du premier cas en le 2 mars dernier, le Gouvernement a mis en place une stratégie de contingentement de la maladie que nous avons ajustée au fur et à mesure.
C’est ainsi que, tenant compte du risque de calamité publique lié à la pandémie, j’ai proclamé, le 23 mars, l’état d’urgence assorti d’un couvre-feu sur l’ensemble du territoire national.
Plus de deux mois après, et malgré le rythme de progression de la maladie, notre système de santé s’est montré résilient face à une pathologie pourtant inédite et particulièrement contagieuse.
Nous le devons surtout à la compétence et au courage remarquables de notre personnel de santé. Les témoignages poignants de malades guéris en sont les meilleurs éloges.
Je renouvelle nos chaleureux remerciements et notre profonde gratitude au corps médical, para médical et au personnel de soutien, tous engagés jour et nuit dans une bataille risquée contre une maladie vicieuse, encore largement inconnue.
C’est pourquoi je tiens particulièrement à la protection des personnels de santé. Des mesures spéciales de sécurisation devront être aménagées partout pour éviter leur contamination.
Je félicite les équipes du Ministère de la Santé et de l’Action sociale et tous les autres Services de l’Etat mobilisés dans la lutte.
Je salue et encourage nos Forces de défense et de sécurité déployées sur l’ensemble du territoire national pour veiller à l’application des mesures édictées dans le cadre de l’état d’urgence.
Je remercie nos guides spirituels, les leaders d’Associations religieuses, toutes confessions confondues, les autorités coutumières, ainsi que les mouvements citoyens qui soutiennent et facilitent l’action de l’Etat dans la riposte au COVID-19.
En votre nom et au mien propre, je prie pour le repos de l’âme de nos morts du COVID-19, d’ici et de la diaspora. Je présente nos condoléances émues à leurs familles éplorées.
Chaque deuil nous affecte profondément, surtout lorsqu’à cette souffrance, s’ajoute la douleur de la distance, quand le décès survient à l’étranger.
Ainsi, tenant compte de la forte demande de rapatriements de corps de nos compatriotes décédés du COVID-19 à l’étranger, et sur la base d’avis motivés que nous avons recueillis en ce qui concerne les conditions sanitaires, il sera désormais possible de procéder à ces rapatriements.
J’ai donc instruit le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, en rapport avec le Ministre de la Santé et de l’Action sociale, de faciliter les rapatriements, pour les familles qui le souhaitent, dans le respect des conditions sanitaires requises.
Aux malades et porteurs asymptomatiques du virus, j’adresse nos vœux ardents de prompt rétablissement.
Je lance un appel solennel pour que cesse la stigmatisation des malades. Cette stigmatisation n’est pas acceptable. Le COVID-19, je le rappelle, n’est pas de ces maladies dites honteuses. Au demeurant, nul n’est à l’abri d’un virus aussi contagieux.
Alors, que chacun adopte une attitude digne et respectueuse de son prochain.
Mes chers compatriotes,
Dès l’apparition de la pandémie dans notre pays, j’ai donné instruction au Gouvernement de définir et mettre en œuvre une stratégie adaptée à nos réalités économiques, sociales et culturelles.
C’est pourquoi, en lieu et place du confinement, nous avons opté pour des mesures restrictives visant à limiter la circulation du virus.
Grâce à ces mesures, nous avons pu couper la chaine de transmission par voie importée et maintenir la maladie encore sous contrôle, malgré son rythme de progression. Chacune et chacun de vous a contribué à cette performance par ses sacrifices et ses efforts.
A ce jour, notre pays compte 1886 cas positifs, dont 715 guéris et 19 décédés. Nous avons présentement dans nos structures de santé 1151 malades sous traitement. 7182 contacts sont suivis par les Services de santé.
La carte épidémiologique montre que sur les 45 Départements, 22 ne comptent aucun cas de COVID-19. Nous devons nous en féliciter et redoubler de vigilance.
Aujourd’hui, après deux mois de mise à l’épreuve, nous devons sereinement adapter notre stratégie, en tenant compte, une fois de plus, de notre vécu quotidien. J’ai consulté à cet effet une équipe pluridisciplinaire d’éminents experts nationaux.
Il ressort de leurs analyses et évaluations minutieuses que dans le meilleur des cas, c’est-à-dire si nous continuons d’appliquer les mesures édictées, le COVID-19 continuera encore de circuler dans le pays jusqu’au mois d’août, voire septembre.
Ces projections montrent que l’heure ne doit pas être au relâchement, mais à l’adaptation.
Plus que jamais, l’Etat continuera donc de veiller à l’application des mesures de contingentement de la maladie.
Mais plus que jamais, la responsabilité de chacune et de chacun de nous est engagée. Dans cette nouvelle phase qui va durer, non pas quelques semaines, mais au moins trois à quatre mois, nous devons désormais apprendre à vivre en présence du virus, en adaptant nos comportements individuels et collectifs à l’évolution de la pandémie.
En conséquence, il nous faut adapter notre stratégie, de façon à mener nos activités essentielles et faire vivre notre économie, en veillant à la préservation de notre santé et celle de la communauté.
Au regard de ces considérations, j’ai décidé de l’assouplissement des conditions de l’état d’urgence comme suit :








Partout, le respect de ces conditions est essentiel pour éviter des risques de contamination. Le Gouvernement y veillera de près et prendra, le cas échéant, toutes les mesures appropriées afin de prévenir la propagation du virus.
Déjà, 10 millions de masques ont été produits localement. Ils seront distribués dans les écoles, les lieux de culte, les marchés et les transports publics.
Mais je veux surtout croire qu’ensemble, chacun jouant pleinement son rôle, nous réussirons le pari de redynamisation progressive de la vie nationale.
Dans le même esprit, avec l’hivernage qui s’annonce, j’ai demandé au Gouvernement de prévoir les assouplissements nécessaires au transport public, afin de permettre aux travailleurs agricoles de rejoindre leurs localités.
C’est le lieu pour moi de remercier nos guides religieux, musulmans et chrétiens, pour leur pleine participation à notre combat commun contre le COVID-19. Je compte sur leur soutien continu pour l’application des mesures d’adaptation dans cette nouvelle phase que nous engageons.
Je remercie les parents d’élèves, les enseignants, personnels d’encadrement et partenaires sociaux. Tous restent actifs dans la gestion de cette crise majeure qui affecte aussi l’école.
Je remercie également le secteur privé et les syndicats de travailleurs, pour leur résilience dans ce contexte si particulier.
Mes chers compatriotes,
Alors que nous faisons face à une crise sans précédent, je suis heureux de constater que loin de céder à la résignation, nous puisons chaque jour dans le génie créateur de notre peuple les ressources nécessaires à notre résilience commune.
Je pense à toutes ces initiatives locales qui fleurissent face au COVID-19. Je pense aux tailleurs qui confectionnent des masques, aux étudiants, enseignants et chercheurs qui fabriquent des gels hydroalcooliques, qui inventent des robots, des respirateurs artificiels et des machines à laver les mains.
Je pense aux concepteurs de plateformes de commerce électronique et aux livreurs qui offrent leurs services pour nous éviter des déplacements propices aux risques de contamination.
Toutes ces compétences et ces savoir-faire locaux nous parlent, pour nous dire que du pire nous pouvons tirer le meilleur ; qu’il n’y a pas de défi au-dessus de nos moyens ; et que rien ne peut épuiser la force mentale d’un peuple résolu à affronter les épreuves et maîtriser son destin.
Dans le plan de relance de l’économie nationale, post COVID-19, j’ai la ferme intention de soutenir toutes ces énergies positives et toutes ces intelligences créatives, parce qu’elles portent les promesses généreuses d’un futur plus moderne et plus prospère.
Alors, restons mobilisés et confiants, mes chers concitoyens. Restons mobilisés, unis et solidaires pour baliser la voie du futur ; celle de l’endurance et du succès au bout de l’effort.
Bonsoir.
Covid-19: Macky Sall a participé par visioconférence au sommet de l’UA
Covid-19: La suspension des cours au Sénégal ne devrait pas affecter le calendrier universitaire (SAES)
La suspension provisoire des cours (un mois) ne devrait pas affecter le calendrier universitaire, notamment à Dakar et à Saint-Louis, a affirmé le secrétaire général du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES), Malick Fall. Une assurance qu’il a donnée, suite à la décision de fermeture des écoles et universités du pays pour contrer la propagation du coronavirus.
« Une pause d’un mois ne devrait pas en principe affecter très sensiblement le calendrier universitaire surtout au niveau de Dakar et de Saint-Louis’’, a-t-il déclaré au cours d’un entretien avec l’APS.
L’enseignant à la faculté des sciences et techniques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) réagissait ainsi à une des mesures prises par le chef de l’Etat, portant notamment fermeture des écoles et universités du pays pour une durée de trois semaines dans le cadre de la lutte contre la maladie qui a déjà atteint officiellement 26 personnes. Deux ont été déclarés guéris.
« C’est une appréciation très positive que nous avons de cette décision prise par le président Macky Sall et nous l’en félicitons. Il y a des moments où nous avons besoin de la part de nos autorités de prendre des décisions courageuses et celle-là entre dans ce cadre-là’’, a salué Malick Fall.
Le syndicaliste a toutefois insisté sur la nécessité de faire preuve de beaucoup plus de disponibilité pour voir comment juguler les retards constatés dans certaines universités où les premières années n’avaient pas encore démarré.
Le président de la République a annoncé samedi plusieurs mesures dont la fermeture des écoles et universités pour une durée de trois semaines, dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de maladie à coronavirus.
Les mesures annoncées par Macky Sall doivent entrer en vigueur à partir de lundi.
Le secrétaire général du SAES juge la décision du président Sall très ‘’opportune’’, surtout à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, la plus grande du pays qui accueille plus de 60.000 étudiants avec des amphithéâtres de plus de 1000 personnes.
Il déclare avoir lui-même saisi le ministre de l’Enseignement supérieur pour lui demander de convoquer les assemblées ou les conseils d’administration des universités pour statuer sur le Coronavirus et anticiper les vacances de Pâques ou même les prolonger pendant un temps en vue de circonscrire la propagation de ce virus.
« Les grands peuples, les grandes nations, on les reconnaît toujours dans les grandes épreuves. Nous considérons que celle-là en fait partie. Nul doute que nos camarades feront preuve de toute la disponibilité requise pour arriver à combler si nécessaire le retard dans les enseignements’’, a encore assuré Fall.
Néanmoins, a-t-il insisté, tout dépendra de l’évolution de l’épidémie au Sénégal qui a signalé 24 cas confirmés de COVID-19, dont deux ont été déclarés guéris. ‘’C’est à partir de ce moment qu’on a besoin de l’apport de tout le monde’’, a-t-il plaidé.
Il a fait part de l’urgence pour les autorités du ministère de l’Enseignement supérieur et celles des différentes universités de se réunir avec les acteurs pour voir les alternatives possibles.
« Les universitaires du Sénégal ont l’habitude de faire preuve de patriotisme surtout dans des cas pareils’’, a-t-il dit, rappelant que les universités du pays ont connu ces dernières années des perturbations qui avaient complètement perturbé le calendrier universitaire.
C’est par la volonté des acteurs que ces universités sont revenues à des calendriers normaux, notamment au niveau de l’Université de Dakar, a rappelé le secrétaire général du SAES.
Macky Sall sur les mutations dans les médias: Pourquoi pas des états généraux de la presse ?
Le chef de l’Etat Macky Sall, soulignant la nécessité de rendre le rôle des médias ’’plus en adéquation avec nos réalités’’, a suggéré la tenue des états généraux de la presse, dans un éditorial publié par le quotidien Le Soleil à l’occasion de ses 50 ans.
« La presse a changé. Avec ce changement, tous les acteurs concernés par son existence, voire sa survie, doivent faire une introspection en vue de la préserver davantage face aux périls qui la menacent« , écrit le président sénégalais.
Légalisation de l’homosexualité au Sénégal: Macky Sall donne sa position à Justin Trudeau
Macky Sall a déclaré ce 12 février que le Sénégal n’est pas prêt à légaliser l’homosexualité pour le moment, en présence de Justin Trudeau. Le Chef de l’Etat a en effet déclaré que l’interdiction de l’homosexualité au Sénégal relevait de la spécificité culturelle de son pays et n’avait «rien à voir» avec l’homophobie, après que le premier ministre canadien Justin Trudeau, ait évoqué le sujet.
«Je suis toujours à la défense des droits de la personne et j’amène toujours ces enjeux-là partout où je vais.» avait alors expliqué Justin Trudeau. Le premier ministre canadien a également ajouté « Le président Macky Sall connaît très bien mes perspectives là-dessus et on en a parlé brièvement. »
Cependant, le Sénégal est un pays de droit, de démocratie, mais qui a ses réalités. A précisé Macky Sall, concernant une éventuelle légalisation de l’homosexualité au Sénégal, en présence de Justin Trudeau.
« Cela n’a rien à voir avec l’homophobie. Ceux qui ont une orientation sexuelle de leur choix ne font pas l’objet d’exclusion.(…) Je respecte son choix de défenseur de droit de l’Homme. Je n’en suis pas moins un. Seulement, les lois de notre pays obéissent à des normes qui sont le condensé de nos valeurs de culture et de civilisation« . A souligné Macky Sall lors de la conférence de presse conjointe avec Justin Trudeau le Premier ministre Canadien, en visite officielle au Sénégal.
Le Chef de l’Etat sénégalais a toutefois précisé qu’il est bon que « les gens échangent, sensibilisent. Les sociétés évolueront à leur rythme. Cela prendra le temps que cela prendra. Je le rappelle souvent, chaque pays a son propre métabolisme. Et il travaille selon son système interne. Nous sommes à l’aise avec nos lois »
Cour des comptes : Macky Sall promet des suites judiciaires à certains dossiers
Le chef de l’Etat est revenu lundi sur les ‘’manquements’’, ‘’entorses au code des marchés’’ et ‘’recommandations’’ contenus dans les derniers rapports de la Cour des comptes, assurant que les dossiers qui nécessitent que la justice se prononce seront transmis aux juridictions.
Évoquant le travail de la Cour des comptes en marge de la traditionnelle cérémonie de levée des couleurs, Macky Sall a souligné qu’il est ‘’à noter des manquements au travail sur les procédures, des entorses au code des marchés publics et surtout des recommandations pour corriger souvent des erreurs de procédures et les dossiers qui nécessitent que la justice se prononce seront transmis aux juridictions’’.
La publication de ces rapports ‘’contribue à renforcer la gouvernance’’, selon le chef de l’Etat, relevant au passage que ‘’la gouvernance, est un processus, une pédagogie’’. ‘’Il faut cet environnement d’autocontrôle’’, c’est-à-dire le contrôle interne au niveau des institutions, des administrations, a-t-il dit.
Mais il y a aussi le ‘’contrôle externe’’ qui est effectué par les organes supérieurs de contrôle comme la Cour des comptes, l’Inspection générale d’Etat (IGE), le contrôle financier.
Ces organes de contrôle, selon lui, ‘’participent de par leurs action à donner une gouvernance globale pour que justement les deniers publics soient gérés de la meilleure des façons’’. Le gouvernement, a-t-il assuré, va ‘’poursuivre ce travail avec l’aide de Dieu’’ en terminant les travaux du bâtiment devant abriter le siège de la Cour des comptes qui durent depuis 10 ans ‘’pour une plus grande efficacité’’.
Macky Sall a rappelé que c’est à son arrivée au pouvoir en 2012 qu’il a réactivité ‘’tous les dossiers de la Cour des comptes bloqués depuis 25 ans’’.
‘’Il a fallu une nouvelle loi pour permettre à la Cour de faire ce qu’elle est en train de faire aujourd’hui et en 2016, j’ai renforcé par une loi portant statut des magistrats de la Cour. Cela a permis à cette institution de pouvoir recruter de nouveaux magistrats et de pouvoir s’atteler au pouvoir qui est le sien’’, a fait valoir Macky Sall.
Macky Sall : « L’exercice des libertés publiques ne souffre d’aucune limitation »
Le Sénégal « est un Etat et une nation consolidés’’ sur le plan démocratique, avec des garanties accordées aux citoyens pour l’exercice des libertés publiques qui ’’ne souffre d’aucune limitation’’, sauf nécessité de prévenir les risques de troubles à l’ordre public, assure le président de la République Macky Sall.
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Macky Sall à Lomé, Londres et Davos
Macky Sall : « Il est urgent et légitime de rendre le conseil de sécurité plus inclusif »
« Il est urgent et légitime de rendre le Conseil de sécurité des Nations unies plus inclusif dans sa composition et plus démocratique dans son fonctionnement pour une meilleure gouvernance mondiale », a-t-il dit lors de la réunion de la huitième rencontre ministérielle du comité des 10 chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (C-10) sur la réforme du Conseil de sécurité des Nations unies.
« Il est important que le groupe continue d’insister sur la nécessité de préserver l’inclusion et la transparence dans le processus de négociations au sein du groupe de travail de l’Assemblée des Nations unies », a-t-il ajouté.
Le président Sall juge juste « la Position africaine commune’’ (PAC) consistant à réclamer « en cas de réforme des Nations unies un statut unique pour tous les nouveaux membres permanents ».
Macky Sall rappelle le rôle des citoyens dans l’avènement d’un « Sénégal zéro déchet »
Macky Sall condamne l’agression perpétrée contre des opérateurs chinois à Kaolack
Le président Macky Sall a ‘’condamné fermement’’ lundi le vol à main armée dont ont été victimes des opérateurs chinois participant à la campagne de commercialisation des graines d’arachide, une agression perpétrée dans la nuit de samedi à dimanche à Sanghel, une localité de la région de Kaolack (centre).
’’Je voudrais condamner fermement l’agression dont ont été victimes dans la région de Kaolack des citoyens chinois venus pour participer à la campagne de commercialisation de l’arachide. L’Etat ne saurait accepter de tels écarts’’, a-t-il notamment déclaré.
Intervenant à l’issue de la traditionnelle cérémonie mensuelle de levée des couleurs sur l’esplanade du Palais de la République, le chef de l’Etat a annoncé avoir instruit le ministre des Forces armées et celui de l’Intérieur d’œuvrer à la protection des citoyens chinois afin que la campagne de commercialisation puisse se poursuivre sans écueils.
Un montant estimé à 20 millions de francs Cfa aurait été emporté par des individus armés dans l’attaque d’un point de collecte de graines d’arachide appartenant à des opérateurs chinois. Il s’agit d’une deuxième agression perpétrée contre des citoyens chinois dans la présente campagne de commercialisation de l’arachide.
’’Le Sénégal est un Etat de droit. On ne laissera personne faire la justice à la place de la justice. Les ressortissants chinois n’ont fait aucun mal. Ils participent à la campagne arachidière. Sans leur présence, la situation aurait été catastrophique l’année dernière’’, a insisté Macky Sall.
’’L’Etat veille et prendra les mesures nécessaires. Ce n’est pas par des attaques ou par l’intimidation qu’on arrivera à perturber la campagne. Mes instructions sont extrêmement claires sur ce sujet’’, a encore dit le chef de l’Etat.
La position de Macky Sall sur le 3ème mandat
La question sur un éventuel troisième mandat de Macky Sall est relancée depuis les vœux du président face à la presse le 31 décembre 2019.
En effet, interrogé sur son intention de se représenter aux élections présidentielles de 2024, le Chef de l’Etat sénégalais a rendu un « ni oui, ni non ».
» Je ne répondrai ni par oui ni par non. L’année dernière, je me suis prononcé sur cette question. Et si j’en parle encore, personne ne se mettra au travail dans mon parti. Et pour le moment, je préfère de ne pas en parler, car cette question n’est pas à l’ordre du jour. Au moment opportun, je vais me prononcer « .
RFI a rapporté qu’un collaborateur de Macky Sall a confié que ce dernier entend ainsi éviter les guerres de succession au sein de sa formation politique l’APR et de son gouvernement. « Si je dis que je ne serai pas candidat, les membres du gouvernement ne vont plus travailler, chacun va essayer de se positionner. Si je dis que je serai candidat, une vive polémique va s’ensuivre», avait alors expliqué le président devant la presse, tout en soulignant qu’il n’avait pas de dauphin désigné.
« On ne peut pas accepter de perdre notre temps pour parler d’un sujet sur lequel on va décider en 2024 » a précisé Macky Sall.
Nouvel an : Macky Sall gracie 709 détenus
Macky Sall abroge le décret de réquisition du personnel de la SDE
Macky Sall, avait décrété la réquisition de l’ensemble des travailleurs de la Sénégalaise des Eaux (SDE). Une décision jugée comme une « grave remise en cause du droit constitutionnel de grève » par Moustapha Diakhaté, ex-ministre conseiller du Chef de l’Etat.
On apprend cependant par le journal AS, que le président de la République, Macky Sall, a annulé ce décret.« C’est une grande victoire pour nous et l’ensemble des travailleurs du Sénégal », se réjouit Oumar Sy, Secrétaire général de l’Utis.
Pour rappel, Macky Sall avait pris un décret portant réquisition du personnel de la Sénégalaise des eaux (SDE). Et les travailleurs de la SDE avaient décidé d’attaquer cette décision devant le Bit.
’’Est réquisitionné à compter du 6 décembre 2019 à 20h jusqu’au 31 décembre 2019, l’ensemble du personnel de la Sénégalaise des eaux (SDE) pour assurer la continuité du service public de l’eau potable dans le périmètre affermé confié à la SDE’’. Etait-il mentionné.
Macky Sall invite les Etats africains à adopter les innovations technologiques
’’Le retard de l’Afrique en matière d’aménagement et de gestion urbains doit nous offrir une opportunité de recourir les technologies disponibles’’. Souligne Macky Sall
Macky Sall soutient et valorise les différentes solutions innovante et les nouvelles technologies mises en place par les chercheurs. Il estime à ce effet, qu’au vue de l’évolution et du changement de la société, il est primordial de s’adapter aux innovations.
Ainsi, il invite chacun des Etats africains à ne pas chercher des solutions autres qu’offrent les chercheurs et des jeunes start-upeurs. Ceux ci donne des solutions innovantes qui ne coûtent pas chers.
Le président Macky Sall s’exprimait au Centre international de conférences Abdou DIOUF de Diamniadio. C’était à l’occasion lors du ‘’ Transformers Summit’’ de la BID. Cet événement avait pour thème « Bâtir des villes africaines inclusives, sûres et résilientes ».
Selon Macky Sall, des ’’solutions technologiques’’ sont proposées par des jeunes. Il plaide pour le remodelage de la ville du future afin de ’’faciliter la mobilité. De même, promouvoir l’énergie propre, proposer un système viable d’assainissement et des traitements de déchets, prévoir des mécanismes modernes de sécurité, entre autres’’.
Il a indiqué que « les villes comme habitat et centre d’activités ’’se trouvent aujourd’hui confrontées à des niveaux jamais égalés’’ de pollution, d’insalubrité, de trafic et d’encombrement.
’’Le droit à un environnement sain que nous avons inscrit dans la Constitution sénégalaise est une composante essentielle des droits de l’homme. Chacun a droit à un cadre de vie décent compatible avec la dignité humaine. Nous devons faire en sorte que ce droit à un environnement sain, soit une promesse tenue’’, a t-il dit.
’’Ceci par d’abord une planification et un aménagement rationnel de l’habitat. Et qui répondent aux normes de sécurité et de sûreté publique. Ensuite par la facilitation de l’accès aux services sociaux de bases logements. Il s’agit de l’eau, électricité et éducation et santé. Enfin par la conciliation des fonctionnalités productives et résidentielles de la cité ».
Des enjeux qui poussent à intégrer des paramètres novateurs pour ’’des réponses intelligentes et durables aux problématiques urbaines’’.
Le “Transformers Summit” est organisé annuellement par la BID. Il regroupe des entrepreneurs, innovateurs et leaders mondiaux. Ceci dans le but de débattre des défis la réalisation des objectifs de développement durable.
Un troisième mandat en vue? Macky Sall répond aux média
le chef de l’État, Macky Sall qui entend consacrer son mandat à la poursuite des réformes est confronté au débat sur son éventuel 3ème mandat. Ainsi,interrogé sur le sujet, l’homme fait savoir que c’est une question prématurée.
« Ce qui est étonnant, c’est que pour un président qui vient d’être élu, on pose déjà le débat du troisième mandat. C’est déjà un problème. Moi je viens d’être élu, il y a à peine 6 mois. C’est cela l’enjeu. Que l’opposition en fasse son débat, je peux le comprendre », a-t-il déclaré sur Rfi.
Pour rappel, le 21 octobre, un haut fonctionnaire cité par jeuneAfrique a abandonné ses fonctions. En effet, pour avoir évoqué le sujet sur les ondes de RFM, Sory Kaba, se retrouve mis à la porte: « Notre Constitution oblige le président de la République à ne faire que deux mandats.[Macky Sall] est dans son dernier mandat et la Constitution lui interdit d’en faire un troisième.
Cependant, il n’a pas été le seul à subir la fureur du gouvernement. En effet, selon le média, une semaine plus tard, c’est a Moustapha Diakhaté de payer le prix fort. L’ancien chef de la majorité présidentielle Benno Bokk Yakaar (BBY) a quitté son poste pour avoir fait un déclaration dans le même sujet.
« La manière dont Macky Sall veut mettre un terme à cette polémique est contre-productive. S’il veut limoger toute personne qui en parle, cela pose problème ».
MACKY SALL: « l’Afrique est un pays dans lequel tout est à reconstruire »
Lors d’une conférence Internationale sur le développement durable et dette soutenable: trouvée le juste équilibre, Macky Sall s’est prononcé. En effet, il estime que « L’Afrique est en quête d’émergence ou presque, tout reste à construire’’.
Il présidait, lundi, à Diamniadio, la conférence en présence de plusieurs chefs d’Etat africains et de la directrice général du Fonds mondial international.
Macky Sall a comparé le continent africain sur le point d’atterrir et qui a « besoin de toutes ses forces ». Le continent africain étant dans le besoin d’une « forte poussée pour accroître sa croissance, vaincre la pauvreté et émerger ».
A cette conférence participent également, les présidents Rock Marc Kaboré, Mouhamadou Issoufou , Alassane Ouattara, Faure Gnassingbé et Patrice Talon. Respectivement du Burkina Faso,Niger, Côte d’Ivoire,Togo et Bénin.
« Les besoins en investissements de l’Afrique sont estimés à plus de 150 milliards de dollars par an, alors que les ressources que nous y consacrons annuellement sont de 31 milliards de dollars », a-t-il indiqué.
« Nous devons mobiliser nos ressources internes et nous en sommes conscients. Les pays doivent faire de meilleurs efforts pour accroître les recettes fiscales et faire appel au financement externe. Ceci en investissements à court et long terme, pour réussir le pari de l’émergence », a indiqué Macky Sall.
Il signale que « d’ici 2050, la population va doubler pour dépasser le seuil de 2 milliards d’habitants contre 1 milliard 300 aujourd’hui ».
Un doublement de la population africaine en une génération pour un continent considéré comme « le premier réservoir mondial de main-d’œuvre », a relevé Macky Sall, d’où « une réelle opportunité, pour accélérer notre marche dans le développement ».
« Pour mettre à profit ce dividende démographique, il nous faut investir, encore investir, toujours investir et beaucoup investir. Il nous faut investir dans l’éducation pour des ressources humaines qualifiées, a-t-il poursuivi.
Macky Sall : « La dette doit servir à générer plus de capacité productive »
Le président demande l’intégration davantage de modules de formation en situation de crise
Le chef de l’Etat, Macky Sall, a demandé jeudi au commandement militaire d’intégrer davantage de modules de réaction en situation de crise dans les initiations de formation.
Macky Sall invité à tendre la main à l’opposition (Tivaouane)
Sory Kaba : « Ma loyauté envers le chef de l’Etat ne souffre d’aucune ambiguïté »
Après avoir été limogé par le Chef de l’Etat sénégalais, Sory Kaba a tenu à témoigner de sa loyauté indéfectible envers Macky Sall.
Ce n’est pas le fait de s’être vu retirer son poste de Directeur des sénégalais de l’extérieur qui changera quelque chose à son engagement. Et ça, Sory Kaba, qui a dû passer le flambeau à son successeur ce mercredi 30 octobre, l’a bien signifié.
« Je tiens à remercier vivement Son Excellence, le président de la République, Monsieur Macky Sall, pour la confiance qu’il m’a toujours accordée depuis le début de notre cheminement. Je tiens à rappeler que ma loyauté envers le Chef de l’Etat ne souffre d’aucune ambiguïté ; ni hier, ni aujourd’hui et, ceci, depuis qu’il m’a proposé de venir le rejoindre à la Marie de Fatick en 2010, alors que j’étais en activité en France », a t-il écrit dans un post Facebook.
« Par ce canal, lui renouveler mon engagement sincère pour l’accompagner à réussir ses nobles et exaltantes missions à la tête de notre pays, pour ainsi concrétiser les grands Espoirs du peuple sénégalais vers la prospérité et l’émergence », a t-il poursuivi, avant de conclure ainsi :
« En outre, je tiens à remercier tous les Sénégalais qui m’ont témoigné de leur sympathie et de leur solidarité tout au long de mes fonctions à la tête de la Direction Générale d’Appui aux Sénégalais de l’Extérieur (DGASE). Ces remerciements vont également à l’endroit de mes amis, mes sympathisants, les Sénégalais de l’Extérieur ainsi qu’aux membres de ma famille ».
Source : Leral.net
Communiqué du conseil des ministres du 30 octobre 2019
Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Macky Sall a présidé ce mercredi 30 octobre 2019, le Conseil des ministres au Palais de la République.
- Le projet de décret d’application de la loi n°2017-29 du 14 juillet 2017 portant système de récepissé d’Entrepôt de marchandises. à Dakar
