Présidentielle 2019: Macky Sall refuse un débat télévisé

Les internautes sénégalais demandent à travers une vaste campagne lancée sur internet, un débat entre les candidats à l’élection présidentielle du 24 février prochain.

Le président sortant Macky Sall rejette l’idée d’un débat entre les différents candidats à l’élection présidentielle prochaine. Selon son conseillé à la communication, ce dernier n’est pas intéressé et préfère présenter son bilan sur le terrain. Tout est parti d’un tweet d’une étudiante en science politique qui l’interpelle la première à ce sujet. Les internautes partageront par la suite ce tweet qui va très vite crée le buzz.

Le blogueur Papa Ismaïla Dieng, va en faire son affaire. Militant pour cette pétition en faveur d’un débat à la présidentielle sénégalaise du 24 février prochain, il interpelle directement les candidats sur les réseaux sociaux.

« Il y a déjà beaucoup de questions qui nous arrivent sur les réseaux sociaux. Oui il faut qu’on débatte car il faut qu’on réponde sur les questions d’agression de l’environnement, sur les questions des atteintes aux libertés individuelles, sur les questions économiques, la gestion des contrats pétroliers etc. », raconte-t-il.

La pétition lancée en ligne prend de l’ampleur. Dans les rangs de l’opposition quatre des sept candidats sont d’accord pour le débat télévisé. Ousmane Sonko du Pastef est le premier. Son porte-parole Malick Ndiaye défend l’idée auprès des militants mobilisés dans ce sit-in commun contre le régime du président Macky Sall.

« Les gens n’ont jamais voulu poser les vraies questions qui intéressent les Sénégalais. Entre politique, les campagnes c’était toujours des invectives des injures, des révélations de scandales mais on ne parlait pas des programmes ». Déclare Malick Ndiaye, secrétaire national à la communication de Pastef

CAN de Handball : le Sénégal se qualifie pour les quarts

 

Le Sénégal a battu pour sa troisième sortie l’Algérie sur le score de 35 à 22. Grâce à cette victoire, les Lionnes se qualifient pour la deuxième fois consécutive en quart de finale de la CAN. L’équipe nationale a d’ailleurs remporté ses deux premiers matchs respectivement face au Cameroun et la Tunisie. Les Lionnes affrontent les ivoiriennes ce vendredi 7 décembre pour la dernière journée.

La 23ème édition de la coupe d’Afrique de handball se déroule du 02 au 12 décembre au Congo Brazzaville. Avec un effectif talentueux, le Sénégal peut prétendre au titre après sa disqualification en finale lors des championnats d’Afrique en 2015 à Luanda. Le tournoi de Brazzaville est une occasion pour les Lionnes de se racheter et empocher l’un des trois billets pour la prochaine coupe du monde, prévu au Japon en 2019.

Sénégal : Macky Sall veut développer une stratégie de Volontariat

Il a demandé à son gouvernement de préparer la mise en œuvre d’une Stratégie nationale de développement du Volontariat.

 

Le président sénégalais Macky Sall a engagé son gouvernement de préparer la mise en œuvre d’une Stratégie nationale de développement du volontariat tout en réitérant l’impératif d’une adoption dans les meilleurs délais d’un projet de loi d’orientation sur le volontariat national, apprend-on de source officielle.

« Le chef de l’Etat rappelle au gouvernement la nécessité de préparer la mise en œuvre d’une Stratégie nationale de développement du Volontariat ainsi que l’impératif de faire adopter, dans les meilleurs délais, le projet de loi d’orientation sur le Volontariat national », lit-on dans le communiqué du Conseil des ministres, tenu mercredi.

Macky Sall a également demandé au Premier ministre de faire procéder à l’évaluation de l’action du Service civique national, depuis sa création en 1998, et de l’Agence de Sécurité de Proximité, 5 ans après son lancement en 2013 et ce, à l’occasion de la Journée internationale du volontariat organisée le même jour.

Selon le communiqué, Macky Sall a magnifié « le rôle fondamental du volontariat dans l’accélération de la mise en œuvre de sa vision d’un Sénégal Emergent, et a félicité et encouragé l’ensemble des volontaires nationaux et internationaux en service au Sénégal ».

Sénégal : 61,5 millions de dollars pour soutenir l’agriculture

C’est un don octroyé par le Fonds saoudien de développement (FSD) et la Société islamique pour le financement du commerce international (ITFC).

 

Le Fonds saoudien de développement (FSD) et la Société islamique pour le financement du commerce international (ITFC) ont accordé au Sénégal des financements d’un montant total de 61,5 millions de dollars (35,6 milliards de francs CFA) destinés à soutenir le secteur agricole national, a-t-on appris de source ministérielle. Le ministre sénégalais de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou BA, « a procédé à la signature en début de semaine, de deux accords de financement d’un montant total de 61,5 millions de dollars US, soit 35,6 milliards de FCFA », selon un communiqué de son département.

Le premier accord, conclu avec le FSD pour un montant de 11,5 millions de dollars US, soit 6,6 milliards de francs CFA, est « destiné à la mise en œuvre du projet de réhabilitation et d’extension des casiers de la cuvette de Savoigne sur une superficie de 394 ha », dans la zone nord du Sénégal, indique le document, précisant que ledit projet s’inscrit dans le cadre du Programme national d’autosuffisance en riz (PNAR).

Le second accord a été paraphé avec la ITFC pour un montant de 50 millions de dollars US, soit 29 milliards de FCFA, au titre du financement par la Société nationale de commercialisation des semences (SONACOS) de son programme de collecte de graines d’arachide 2018/2019, indique la même source.

 

 

Sénégal : Christiane Taubira a rencontré des lycéens de Dakar

Accueilli au sein du groupe scolaire Jeanne-D’arc, Christiane Taubira a discuté à bâtons rompus avec des élèves venus aussi de trois autres établissements de la capitale.

 

Figure de la gauche française, Christiane Taubira multiplie les voyages sur les cinq continents pour aller à la rencontre des populations, des étudiants, des militants. Conférences sur la politique sociale, sur la justice, débats sur le civisme, l’ancienne garde des Sceaux sous la présidence Hollande, de passage au Sénégal, a accepté de répondre aux questions de collégiens et de lycéens de Dakar. Compte rendu de ces échanges très vifs.

« Maintenant que vous avez fait presque tout ce que vous pouviez faire dans votre vie, qu’est-ce que vous faites actuellement ? » Cette première question fait sourire Christiane Taubira. Loin de Paris et des frictions politiques, trois ans après avoir claqué la porte du ministère de la Justice, l’ancienne députée affirme ces convictions : « C’est toujours le principe de l’ubuntu. Si nous regardons avec indifférence la restriction des droits et des libertés des autres, notre tour viendra. »

Mandela, Martin Luther King. Charismatique, Christiane Taubira cite devant les 200 élèves réunis les grandes personnalités noires. Interrogée aussi sur l’homosexualité, débat sensible en Afrique, elle estime que le rôle des acteurs politiques est d’expliquer. « On entend ce qu’on veut mais c’est une sexualité, et ça n’est pas une infraction. Il peut y avoir une attitude lâche qui consiste à dire, je n’en parle pas. C’est toujours ignoble d’être lâche. »

Autre question sur la situation actuelle en France : « Qu’est-ce que vous pensez de la désobéissance ? Et j’aimerais bien, si c’est possible, avoir votre avis sur ce qu’il se passe aujourd’hui en France. » Christiane Taubira répond sur la désobéissance civile : « Désobéir pour se faire plaisir, ce n’est pas de la désobéissance ça. Donc toujours être capable d’argumenter, on sait pourquoi on désobéit. »

Durant 1h30, devant un public conquis, Christiane Taubira s’est donc posée en défenseur des opprimés, des plus faibles, de la justice, mais n’a pas souhaité, par contre, commenter l’actualité française et les difficultés du gouvernement.

Sénégal : l’UNICEF loue les efforts fait pour la vaccination

C’était lors de la cérémonie de célébration des 60 ans de présence de l’UNICEF au Sénégal.

 

La représentante résidente du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), Laylee Moshiri, salue les efforts du gouvernement sénégalais qui, dans le cadre de la vaccination, a trouvé « des moyens plus innovants » pour atteindre les populations.

« La manière de faire la vaccination a beaucoup évolué de nos jours car elle permet de couvrir beaucoup plus d’enfants à vacciner, mais aussi permet d’intégrer d’autres interventions », a-t-elle souligné, dans un entretien accordé à l’APS.

A l’occasion de la commémoration des 60 ans de présence de l’UNICEF au Sénégal, il est selon elle louable de faire comprendre que le pays a trouvé des moyens plus innovants pour aller vers les populations.

« Lors des campagnes de vaccination, nous appuyons le gouvernement dans les stratégies avancées et mobiles pour atteindre les populations qui, elles-mêmes, n’ont pas de possibilités pour accéder aux services », a-t-elle relevé.

L’UNICEF « appuyait seulement dans l’immunisation » désormais intégrée à d’autres services. « C’est le système du pays qui a évolué », a-t-elle souligné.

D’après la représentante résidente de l’UNICEF, lorsque les équipes mobiles vont sur le terrain, elles adressent plusieurs services en même temps, notamment en regardant la situation de l’enfant et en s’intéressant aux visites prénatales des femmes enceintes.

« Les équipes font ce qu’on appelle le suivi de la croissance de l’enfant pour voir si l’enfant est malnutri ou pas et le référer au besoin, mais aussi elles s’enquièrent de l’enregistrement de l’enfant à l’état civil », note encore Laylee Moshiri.

Selon Laylee Moshiri, c’est cette intégration qui permet de sauver la vie des enfants par la vaccination, parce qu’au fil des années, la mission de l’UNICEF a évolué en termes d’urgence, pour intégrer le développement.

Ainsi, l’UNICEF avait des projets sur la santé, sur les différentes maladies, mais aujourd’hui, l’agence onusienne travaille plus sur une approche-programme à long terme et de manière plus intégrée pour appuyer les pays.

« Nous élaborons des programmes sur cinq ans qui couvrent les volets de nos différentes interventions relatives à la situation des pays », a-t-elle dit, précisant que le Sénégal est l’un des premiers pays en Afrique où l’UNICEF a eu un bureau avant les indépendances.

 

Culture : Dakar inaugure son Musée des civilisations noires

La cérémonie d’inauguration de cette galerie aura lieu demain 06 décembre. Ce projet panafricain aura pris un demi-siècle pour se concrétiser.

 

Le Sénégal inaugure jeudi 6 décembre à Dakar un musée consacré aux « civilisations noires » depuis l’aube de l’humanité, un projet « panafricain » concrétisé un demi-siècle après son lancement par le premier président du pays, Léopold Sédar Senghor (1960-1980), au moment où progresse l’idée d’une restitution au continent de son patrimoine culturel. A l’image de ce Musée des civilisations noires (MCN), la réhabilitation ou la construction de musées modernes à travers l’Afrique bat en brèche l’argument du manque d’infrastructures adaptées, souvent opposé aux demandes de restitution, que des pays comme la France affirment vouloir faciliter.

Sept ans après le début des travaux sous le président Abdoulaye Wade (2000-2012), le ruban sera coupé vers 10 heures (GMT et locales) par son successeur Macky Sall. D’une architecture monumentale inspirée notamment des cases rondes de Casamance, une région du sud du Sénégal, le MCN fait face au Grand Théâtre, aux portes du quartier administratif et des affaires de Dakar. D’une surface de 14 000 m2, il pourra accueillir 18 000 pièces, allant de vestiges des premiers hominidés, apparus en Afrique il y a plusieurs millions d’années, aux créations artistiques actuelles, selon son directeur, Hamady Bocoum.

« Un projet panafricain »

Sa construction et son aménagement ont été financés par la Chine pour plus de 30 millions d’euros. Sans dévoiler précisément les objets qui seront exposés lors de l’ouverture, M. Bocoum a évoqué la présence de crânes, d’outils en pierre, de peintures, de sculptures et autres masques. « C’est un projet panafricain. Il y aura une facette de chaque partie de l’Afrique », a-t-il souligné, en assurant que le musée pourra accueillir des œuvres d’autres pays du continent moins bien dotés.

L’ouverture du MCN est une « contribution importante au tissu des musées en Afrique de l’Ouest », a abondé le Béninois Alain Godonou, responsable du patrimoine pour la nouvelle Agence de promotion du tourisme de son pays, interrogé par l’AFP. Cette inauguration intervient alors qu’un rapport remis le 23 novembre au président français Emmanuel Macron, rédigé par deux universitaires, la Française Bénédicte Savoy et le Sénégalais Felwine Sarr, préconise de faciliter les restitutions d’œuvres aux anciennes colonies.

Une évolution saluée par le ministre sénégalais de la culture, Abdou Latif Coulibaly. Si les responsables français décident « de restituer définitivement [des œuvres], nous trouverons des moyens pour les récupérer », a-t-il précisé. « S’ils ont décidé une autre forme de restitution, dépôt ou prêt, nous sommes disposés à trouver des solutions avec la France », a ajouté M. Coulibaly, se disant prêt à en récupérer le plus grand nombre possible, sans pouvoir l’estimer.

Le MCN « revendique le statut de musée moderne » où « l’on peut maîtriser la température et l’humidité dans chacune des salles », a précisé M. Bocoum. « Le Bénin arrive aussi », avec l’ouverture prévue en 2020 de quatre musées modernes dans des villes historiques, a souligné Ousmane Aledji, chargé de mission auprès de la présidence de son pays, auquel M. Macron a annoncé dès la remise du rapport la restitution de 26 œuvres réclamées par Cotonou.

« Se projeter » vers l’avenir

Ce type de projets « vient aussi vider de leur contenu un certain nombre de petits débats sur l’Afrique », a estimé M. Aledji, en référence aux doutes exprimés par certains experts sur les conditions d’accueil de ces œuvres. « Si ces biens appartiennent aux Africains, de quoi les Occidentaux se mêlent de savoir si l’Afrique sait les garder ou non ? », s’est interrogé avec véhémence le recteur de l’Université Cheikh-Anta-Diop de Dakar, tenant son nom d’un intellectuel sénégalais qui a contribué à réhabiliter l’apport des populations noires à la culture mondiale.

« La question est fausse, puisque la réponse est déjà donnée par les Africains qui les ont produits et gardés pendant des siècles dans d’excellentes conditions hors des musées », a ajouté le recteur de la principale université du Sénégal, Ibrahima Thioub.

L’idée d’un Musée des civilisations noires avait été lancée par le poète Léopold Sédar Senghor, premier président du pays, lors du premier Festival mondial des arts nègres en 1966 à Dakar. Un demi-siècle plus tard, le MCN voit le jour et « tout le monde y sera, pour démontrer notre ouverture et notre capacité à dire aux autres : “Nous existons, mais nous existons avec vous et en compagnie de vous” », a affirmé le ministre de la culture. Le MCN veut mettre en exergue « la contribution de l’Afrique au patrimoine culturel et scientifique », souligne M. Bocoum. Mais son objectif est « surtout de se projeter » vers l’avenir. « Nous n’allons pas rester dans la contemplation », a-t-il promis.

Sénégal : la fabrication des produits de tabac en baisse

 

Au troisième trimestre 2018, l’activité de « fabrication de tabac et de produits à base de tabac » a enregistré une baisse de 0,3% par rapport au trimestre précédent indique la Direction de la Prévision et des études économiques(Dpee).

Cette contreperformance est notamment expliquée par l’application, en juillet 2018, de la directive de la CEDEAO portant harmonisation des droits d’accises sur le tabac. Cette consigne a eu pour  effet, une augmentation de  la taxe sur le produit et, par ricochet, le prix de vente. Par ailleurs, sur une base annuelle, l’activité de «fabrication de tabac et de produits à base de tabac» s’est respectivement contractée de 10,5% et 10,0% au troisième trimestre et en cumul sur les neuf premiers mois de 2018, particulièrement fragilisée par la surabondance de produits d’origine frauduleuse sur le marché, suite à l’application de lois anti-tabac.

Sénégal : Macky Sall va briguer un second mandat

Le Président sénégalais a été investi par son parti politique ce weekend. Il s’est engagé à amener le pays « plus loin et plus haut ».

 

Le président sénégalais, Macky Sall investi samedi par la coalition présidentielle pour « aller chercher un second mandat » lors de l’élection du 24 février, s’est engagé à amener le pays « plus loin et plus haut » alors que ses principaux rivaux sont hors course pour des raisons judiciaires.

« Au lendemain de cette échéance du 24 février 2019, je m’engage à intensifier nos acquis pour amener avec vous notre pays encore plus loin, encore plus haut, dans le concert des nations prospères, libres et démocratiques », a déclaré Macky Sall, devant les présidents ivoirien Alassane Ouattara, gambien Adama Barrow, libérien George Weah, mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz et le Premier ministre bissau-guinéen Aristide Gomes qui assistaient à la cérémonie d’investiture.

« Notre pays va entrer dans le cercle restreint des grands pays producteurs de gaz et de pétrole, notre économie va ainsi changer d’échelle », a indiqué M. Sall, en référence à la production d’hydrocarbures attendue à partir de 2021-2022.

Le président sortant a annoncé « cinq initiatives majeures » pour son second mandat. Il a ainsi cité la jeunesse, «l’économie sociale et solidaire », « l’économie numérique inclusive », la transition agro-écologique pour « sanctuariser l’alimentation des générations futures» et l’industrialisation.

Macky Sall fait figure de favori depuis que les deux principales figures de l’opposition Karim Wade et Khalifa Sall sont dans l’incapacité de se présenter en raison de condamnations judiciaires.

Karim Wade, fils du président Abdoulaye Wade (2000-2012), investi par le Parti démocratique sénégalais (PDS, opposition), a été radié des listes électorales après sa condamnation en 2015 à six ans de prison pour enrichissement illicite.

Khalifa Sall, révoqué de son mandat de maire après la confirmation en appel en août de sa condamnation à cinq ans de prison pour escroquerie, qu’il purge actuellement, ne peut miser que sur un hypothétique succès de son pourvoi en Cassation pour espérer se présenter.

Baaba Maal récompensé par la Fondation « Music in Africa »

Ce prix lui a été donné en récompense de sa contribution à l’industrie musicale du Sénégal et du continent africain.

Le musicien sénégalais Baaba Maal a reçu jeudi des mains de la présidente de la Fondation « Music in Africa’’, Aïcha Dème, le « Prix Music in Africa Honorary Award 2017 ».

Ce prix lui avait été décerné « le 14 novembre dernier à Nairobi au Kenya, en reconnaissance de ce qu’il a apporté à son pays et à l’Afrique », a déclaré Mme Dème, lors de la cérémonie de remise au Goethe Institut de Dakar, en présence de nombreux acteurs de la musique sénégalaise.

Il y avait aussi des musiciens du « Dandé Lenol », groupe de Baaba Maal, ainsi que quelques-uns de ses amis.

Décerné pour la première fois, ce prix « célèbre la brillante carrière musicale de Baaba Maal au cours de ces trois dernières décennies’’, a ajouté la présidente de la Fondation ’ »Music in Arica’’, une organisation panafricaine à but non lucratif.

« Au-delà de son apport énorme pour l’industrie musicale africaine, Baaba Maal est un artiste qui a toujours su sortir ce qu’il y a de plus beau dans notre culture, ce qui est très important », a-t-elle souligné.

L’engagement social et musical du lauréat a été aussi salué lors de cette cérémonie.

Le chanteur et musicien Baaba Maal, dédiant ce prix à toute la musique sénégalaise, estime que cette récompense constitue « un bonheur pour tous les artistes du Sénégal et du continent ».

« C’est vrai que j’ai reçu beaucoup de prix dans ma carrière, mais c’est avec beaucoup d’émotion que je reçois celui-là », a dit le lead vocal du « Dandé Lénol ».

Il salue « l’ouverture d’esprit » caractérisant la musique au Sénégal, avant d’inviter les jeunes artistes et musiciens africains à accompagner leur société et à défendre leur culture.

Le musicien kenyan Eric Wainaina, qui a fait un featuring avec Baaba Maal, a lui aussi reçu un « award d’honneur » de « Music in Africa » à Nairobi.

Ce prix initié pour la première fois sera désormais décerné chaque année à un musicien d’un pays africain différent.

De cette manière, il compte récompenser le « travail exceptionnel accompli par des artistes pour l’industrie musicale de leur pays et, plus généralement, du continent », selon ses promoteurs.

 

Assemblée nationale : une loi pour réguler l’accès aux réseaux sociaux adoptée

Les députés ont voté le 29 novembre dernier une loi sur le contrôle par l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP) sur l’accès par des sénégalais à des réseaux sociaux

WhatsApp, Facebook Messenger, Skype, Viber, etc, les députés ont voté à l’Assemblée nationale ce mercredi, la loi sur le contrôle par l’Artp et les opérateurs d’internet sur l’accès des Sénégalais aux applications de téléphonie par internet.

C’était à l’occasion de la session de vote du budget du ministère de la Communication, des Télécommunications, des Postes et de l’Economie numérique. Selon bon nombre d’observateurs, la loi en son article 27 constitue la Censure d’internet au Sénégal et porterait un sérieux coup à l’économie numérique du pays. Il pourra également remettre en cause des avancées significatives de la vitrine démocratique du Sénégal.

 

Sénégal : Le kilo de sucre baisse de 40 F Cfa

C’est un ouf de soulagement dans les ménages Sénégalais. Le président de la République, par le biais d’une libération du sucre, a permis aux importateurs de bien se positionner dans le marché local.

Cette libération du sucre a permis de bousculer le marché qui était sous le monopole de la compagnie sucrière sénégalaise (Css). En effet, depuis quelques temps, le président de la République a mis à contribution les importateurs de sucre. Ces derniers, officiant dans le marché avec liberté parce que le DIPA étant libéralisé, ont poussé la Css à revoir ses prix.

De ce fait, de 545.000 Fcfa la tonne, le prix a été revu à la baisse à 505.000 Fcfa la tonne d’où une baisse de 40.000 Fcfa sur chaque tonne. Cette baisse, imposée à la Css qui s’agite comme pas possible par la concurrence des importateurs qui vendent moins cher le sucre, a occasionné une baisse au niveau du kilo de sucre qui coûte maintenant 40 F de moins. Certains importateurs, sûrs de leur coup, proposent le kilo de sucre à 500 Fcfa.

Une situation que digère mal la CSS qui se sent bousculée car le marché est ouvert et tous les importateurs peuvent maintenant exercer une concurrence loyale pouvant affaiblir la compagnie sucrière sénégalaise qui ne cesse de se sucrer sur le dos des sénégalais depuis tout ce temps, sinon comment comprendre cette baisse des prix uniquement parce que les importateurs proposent mieux que ce qui a été vendu depuis toujours ? Une question qui mérite réflexion avant notre retour plus détaillé sur la question du sucre au Sénégal.

Pharmacie : les experts, pour la formation et la règlementation du secteur

Des participants au Forum Galien Afrique ont insisté mercredi 28 Novembre, sur la formation des ressources humaines et la réglementation du secteur pharmaceutique.

Ces préoccupations ont été exprimées lors du panel portant sur le thème « Accès universel aux médicaments et aux autres produits », au deuxième jour du Forum Galien Afrique.

Parlant de ce travail de réglementation, Abdourahmane Diallo, ministre-conseiller en santé publique de la République de Guinée, a expliqué que son pays est en train de « mettre en place un comité d’évaluation des grossistes répartiteurs ».

« On en avait plus de cent en Guinée. L’idée, ce n’est pas de réduire le nombre mais de réguler, a-t-il expliqué. On a arrêté de donner des agréments. Désormais, nous allons les attribuer selon les besoins et les normes ».

Pour Martha Smit, membre de Life Sciences Group de Johannesburg, « l’éducation permet aux populations de connaitre les produits auxquels elles ont accès ».

Elle a plaidé pour une harmonisation de la réglementation, en vue de « créer un moyen efficace » de promotion de l’accès universel aux médicaments.

Le Professeur Paul Lavany, directeur de Empover School of Health en Inde, note lui qu’au niveau national et au niveau international, « les produits changent, donc les ressources humaines doivent être bien formées ».

« Les pays ont besoin de services qui travaillent de manière continue pour les populations. Il faut une formation continue, nous avons commencé à travailler dans 25 pays pour cela », a-t-il dit.

Pour sa part, Mabingué Ngom, directeur régional du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA, en anglais) en Afrique de l’Ouest et du Centre, a insisté sur l’importance de la planification familiale.

« La planification familiale reste un levier sur lequel il faut agir pour influer sur toutes les autres maladies et problématiques de santé. Il est important d’investir dans la santé de la reproduction », a-t-il dit.

« Nous avons besoin de ressources. Il n’y a pas de santé sans produits et médicaments. Un effort massif doit être fait pour changer la donne sur le terrain », a ajouté M. Ngom.

Selon lui, « il n y a aucune chance pour l’atteinte des objectifs de développement durables si nous ne réglons pas la question des médicaments surtout ceux de la santé de la reproduction ».

Tambacounda : 551 millions CFA de primes accordé à 18 entreprises

Les 18 entreprises bénéficiaires sont spécialisées dans des secteurs tels que la restauration, l’agriculture, le maraîchage et la boulangerie.

Le Bureau de mise à niveau des entreprises du Sénégal (BMN) a annoncé mercredi avoir approuvé des investissements de l’ordre de 1, 2 milliard de francs CFA à 18 entreprises du sud-est du Sénégal, lesquelles bénéficieront dans ce cadre de primes de 551 millions de francs CFA, a appris l’APS.

Les dossiers des entreprises bénéficiant des primes ont été validés par un comité de pilotage restreint, dans le cadre d’un programme visant à soutenir la création et le développement des petites et moyennes entreprises.

« Pour bénéficier de ces primes, il suffit de remplir les conditions d’éligibilité. Il s’agit d’être dans un secteur d’activités productif qui crée de la valeur ajoutée pour un chiffre d’affaires assez important », a expliqué le directeur exécutif du BMN lors d’une cérémonie de signature de conventions avec les 18 entreprises concernées.

Ibrahima Diouf précise que le montant du chiffre d’affaires de chaque entreprise bénéficiaire ne doit pas dépasser 500 millions de francs CFA, car le programme s’adresse aux petites et moyennes entreprises.

« Le BMN veut accompagner ces entreprises pour qu’elles soient mieux productives et lutter contre les causes profondes de l’immigration clandestine dans la région sud-est du pays », a expliqué M. Diouf.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme « Développer l’emploi au Sénégal, renforcement de la compétitivité des entreprises et de l’employabilité dans les zones de départ », financé par l’Union européenne avec délégation de l’Agence française de développement (AFD).

D’un budget global de 26 milliards de francs CFA dont 7,7 milliards pour la mise à niveau des entreprises, le programme investisse dans la formation et l’insertion professionnelle des jeunes dans les régions de Ziguinchor, Kolda, Sédhiou, Tambacounda, Saint-Louis, Louga et Matam. Il est prévu pour une durée de 4 ans (2017- 2020).

Selon M. Diouf, environ 1, 9 milliard de francs CFA d’investissements et 934 millions de primes ont été octroyées à 26 entreprises depuis le démarrage du Programme dans la zone sud-est, indique un dossier de presse.

 

Présidentielle 2019 : l’ONU appelle les acteurs politiques au dialogue

Selon le représentant spécial du SG des Nations Unis pour l’Afrique de l’Ouest, le maintien du dialogue entre les différents acteurs permettra d’atténuer les tensions précédant la tenue du scrutin.

Le représentant spécial du secrétaire général des Nations-Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Mohamed Ibn Chambas, a souligné mercredi à Dakar, la nécessité pour les acteurs politiques sénégalais de maintenir le dialogue afin d’atténuer les tensions précédant la tenue en février prochain d’une élection présidentielle.

« Nous suivons avec intérêt les préparatifs pour l’élection présidentielle du 24 février 2019. Nous continuons d’encourager l’opposition et le gouvernement à maintenir le dialogue pour atténuer les tensions », a-t-il dit lors d’une rencontre avec des membres de l’Association de la presse étrangère au Sénégal (APES)

Dr Chambas a, à cet égard, rappelé la tenue lundi dernier à Dakar d’un dialogue sur la participation politique des femmes à ce scrutin.

« Nous prenons ces initiatives au Sénégal et dans la sous-région pour encourager l’inclusion dans les processus électoraux pour une démocratie saine », a fait valoir le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel.

Il a également soutenu que les processus électoraux en Afrique de l’Ouest avaient connu beaucoup d’avancées matérialisées par l’organisation d’élections libres dans plusieurs pays.
« C’est un acquis majeur qu’il ne faut pas sous-estimer. En 2019, nous aurons une série d’élections au Bénin, Guinée, Guinée Bissau, Mauritanie, Nigeria et Sénégal. En 2020, Côte d’Ivoire, Guinée, Burkina Faso », a rappelé Dr Chambas.

A moins de trois mois de la tenue de la prochaine élection présidentielle, le débat politique au Sénégal tourne, entre autres, autour de la fiabilité du fichier électoral que des opposants souhaitent contrôler.

Une demande jusque-là rejetée par le ministère de l’Intérieur en s’appuyant sur la loi qui n’autorise à ne délivrer le fichier général des électeurs qu’à deux semaines du scrutin.

Toutefois, le ministère de l’Intérieur a mis en ligne une plateforme permettant à chaque citoyen de vérifier sa présence sur le fichier électoral.

 

Loi de finance 2019 : le budget du ministère de l’Economie en hausse

Le budget du ministère de l’Economie solidaire et de la microfinance est passé de 2 milliards 864 millions 793 milles 120 e 2018 à  11 milliards 468 millions 948 mille 312 F.

Le budget du ministère de l’Economie solidaire et de la Microfinance pour l’exercice 2019 s’élève à 11 milliards 468 millions 948 mille 312 FCFA, contre 2 milliards 864 millions 793 mille 120 FCFA en 2018.

Il enregistre ainsi une hausse est de 8 milliards 604 millions 155 mille 192 FCFA, en valeur absolue et 300, 34% en valeur relative.

Selon la ministre de l’Economie solidaire et de la Microfinance, Aminata Angélique Manga, le projet de budget exprime toujours « une volonté politique et des choix stratégiques ».

Mme Manga dont les propos sont rapportés par le rapport de présentation du budget, a assuré que la création en 2017 de son département « est une des principales innovations de l’architecture gouvernementale ».

« Elle traduit la volonté du président de la République de faire de l’économie sociale et solidaire et de la microfinance des leviers au service de l’inclusion financière et sociale », a-t-elle ajouté.

Mme Manga a en outre assuré, concernant les projets financés par son ministère, que les critères de financement « obéissent à des règles strictes’’, soulignant qu’en réalité, son ministère « se fonde sur le respect de l’équité et de la transparence ».

« Pour être financé, un projet doit être susceptible de créer de la valeur ajoutée et des emplois. Dès lors qu’un projet est fiable et obéit aux conditions de financement, il sera enrôlé, abstraction faite des considérations partisanes », a-t-elle fait comprendre.

 

Violence basée sur le genre : 68 % des victimes adoptent le silence

Les victimes des violences au Sénégal ne font pas recours à la justice selon la coordonnatrice du programme ONUFEMME-Sénégal, Dieynaba Wane Ndiaye.

Au Sénégal les femmes sont victimes de plusieurs sortes de violences et la majorité des victimes préfère garder le silence. Ce qui augmente le taux d’impunité des responsables de ces exactions. Selon la coordonnatrice du programme ONUFEMME-Sénégal, Dieynaba Wane Ndiaye 68 % des victimes ne portent pas plainte ou ne dénoncent pas les exactions commises contre elles. Elle a donné ces chiffres lors de la rencontre en collaboration avec le ministère de la Femme, de la Famille et du Genre entre dans le cadre de l’agenda des « 16 jours d’activisme pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes et des filles ».

Les violences que subissent les femmes au Sénégal sont de plusieurs genres, l’excision, les violences conjugales, le viol et bien d’autres. Parlant de la pratique de l’excision sur la jeune fille, Dieynaba Wane a déclaré que « pour la pratique de l’excision et des mutilations génitales, quelques régions sortent du lot ».

D’après elle, progressivement, la pratique de l’excision et des mutilations génitales est de moins de 5% dans le nord du Sénégal, mais dépasse 10% dans le sud.

« Nous savons tout de même qu’au nord, il y a un hub de plus de 61% et cela démontre que nous avons une cartographie de ce phénomène qui va nous permettre de développer des programmes d’actions pour voir quelles sont les actions à mener. »

Elle a également lors de cette rencontre partagé des données de l’Enquête démographique et de santé-2017 (EDS-2017) sur le pouvoir d’action des femmes et les VBG. Les résultats de cette enquête ont révélé que toutes ces sortes de violences relèvent de violences domestiques, de violences en milieu professionnel et de violences en milieu de formation.

« Les résultats que nous venons de partager vont nous permettre ensemble de développer des stratégies permettant d’éradiquer ce phénomène dans les toutes prochaines années », a dit Mme Ndiaye, précisant que cela passe par le renforcement de la sensibilisation, de l’information et de la formation.

Elle s’est dite satisfaite du déroulement de cet atelier de restitution de l’EDS-2017 qui, pour la première fois, a intégré les questions de VBG et d’autonomisation de la femme dans ses activités.

« Cette restitution nous montre qu’il y a encore beaucoup à faire sur les questions de violence, mais aussi nous gratifie de statistiques fiables pour les différentes régions du Sénégal », a dit Dieynaba Wane Ndiaye.

 

Dette aux universités privées : l’Etat annonce le payement de 3 milliards de plus

Alors que l’Etat annonce un premier payement dans les prochains jours, les étudiants demandent que cette dette soit solder afin qu’ils puissent regagner les amphis.

Depuis plus d’un mois près de 40.000 étudiants sénégalais passés du public au privé sont sur le carreau. L’Etat qui est à l’origine de ce transfert faute de facultés, dit ne pas pouvoir solder pour l’instant sa dette de 16 milliards au près des universités privées. A ce sujet le ministre des Finances Amadou Ba a déclaré à l’assemblée nationale que « Cette année nous avions des inscriptions budgétaires qui malheureusement ne permettent pas de couvrir les charges…»

Une agression verbale selon les étudiants qui ont manifesté hier cailloux à la main, faisant face aux forces de l’ordre pour se faire entendre. « Nous ripostons à cette agression. Ce sont eux qui ont orienté les étudiants dans les écoles privées, ils savent quel est le montant précis à payer. C’est qu’ils veulent nous leurrer. On n’a plus d’école, nous sommes dans la rue depuis un mois ! », S’insurge Zacharia Niasse, porte-parole des étudiants passés du public au privé à la demande de l’Etat.

Le ministre de l’enseignement supérieur  dont le ministère est passé lundi à l’Assemblée nationale pour l’examen de son budget 2019, rappelle que la dette de l’Etat due aux instituts privés est estimée à 16 milliards. Cette dette avait poussé les universités à renvoyer les élèves orientés par l’Etat pour exiger son payement. Réagissant à ce renvoie, l’Etat avait décidé de payer dans un premier temps trois milliards ramenant ainsi la dette à 13 milliards.

A la suite des manifestions des étudiants hier, le ministre a annoncé selon nos confrère de l’APS que l’Etat va dans les prochains jours payer trois milliards de plus aux établissements privés et ramené ainsi sa dette de 16 à 10 milliards.

Mary Teuw Niane a souligné qu’un « dialogue franc » est en train d’être mené avec les responsables de ces établissements privés afin que les étudiants puissent retrouver les bancs très bientôt.

L’Etat demande par ailleurs aux responsables des établissements supérieurs privés « à faire preuve de compréhension, en revenant sur la mesure consistant à renvoyer les étudiants ».

Loi de finance 2019 : le budget arrêté à 4071,8 milliards de francs

L’Assemblée nationale a adopté le projet de loi de finances pour l’année 2019 arrêté à 4071,8 milliards de FCFA, contre 3774, 7 milliards de FCFA pour la loi rectificative 2018, soit une hausse de 297, 1 milliards de FCFA en valeur absolue et 8% en valeur relative.

A l’issue du débat général, la majorité des députés ont adopté « le projet de loi de finances de la gestion 2019 arrêté à 4071,8 milliards de FCFA, bâti avec une prévision de croissance de 6,9% et un déficit budgétaire devant poursuivre sa tendance baissière de 3,5% en 2018 à 3% en 2019 », renseigne le document accompagnant le projet de loi de finances de la gestion 2019.

« Le regain d’activité va entraîner nécessairement un accroissement des ressources internes qui devraient connaître une hausse de 15,4% par rapport à la loi de finances rectificative pour s’établir à 2765,5 milliards de FCFA », précise-t-il

La pression fiscale, souligne la même source, est attendue à « 17,2% du PIB en 2019 contre 16,0% en 2018 ».

« Cette évolution prend en compte l’impact attendu des mesures à mettre en oeuvre par les administrations fiscales et douanières, notamment le plan d’actions pour la réduction des exonérations fiscales (…), et l’interconnexion des services fiscaux et douanières », a-t-il expliqué.

« Les ressources externes du projet de loi de finances sont programmées à 1172 milliards de FCFA recomposés en dons de capital estimés à 240 milliards de FCFA, emprunts-projets 551 milliards de FCFA, emprunts-programmes 65 milliards de FCFA et autres emprunts 316 milliards de FCFA », renseigne le document.

Quant aux recettes des comptes spéciaux du trésor, « elles sont arrêtées à 134,2 milliards FCFA constituées essentiellement par le Fonds national de retraite (FNR) pour 110,25 milliards de FCFA, soit 82% ».

Selon la même source, « le premier poste de dépense est celui du service de la dette qui se chiffre à 863,17 milliards de FCFA répartis en charge d’intérêt pour 273, 2 milliards et amortissement pour 590 milliards, soit une baisse de 18,8 milliards de FCFA comparé en 2019 ».

« La politique de maîtrise de l’endettement initiée depuis 2012 a permis de réduire le taux d’accroissement moyen de la dette, en le ramenant de 21,8% sur la période 2007-2011 à 13,6% sur la période de 2012-2017 », a-t-il souligné.

Le document a par ailleurs relevé que « les dépenses de personnel inscrites au titre II sont programmées à 743,41 milliards de FCFA, contre 683 milliards de FCFA en 2018, soit une progression de 8,8% ».

« Les dépenses de fonctionnement hors personnel s’établissent à 896,88 milliards, contre 871,5 milliards de FCFA dans la loi de finances rectificative 2018, soit une hausse de 2,9% imputable notamment à la revalorisation des bourses et allocutions d’études des étudiants du supérieur (…) », a-t-il ajouté.

Il rend compte que « les dépenses en capital sur ressources internes sont programmées en 2019 à 643,3 milliards de FCFA, contre 709,9 milliards de FCFA dans la loi de finances rectificatives 2018, soit une baisse de 9,4% ».

Selon le document du projet de loi de finances de la gestion 2019, « les dépenses en capital sur ressources externes vont progresser à 790,9 milliards de FCFA, contre 517 milliards de FCFA dans la loi de finances rectificatives, soit une hausse de 5% ».

« Le poste des dépenses d’investissement se retrouve être le poste le plus important du projet de loi de finances 2019, avec un montant de 1434, 16 milliards de FCFA, soit une hausse de 207,26 milliards de FCFA en valeur absolue et de 16,9% en valeur relative », a-t-il souligné.

 

Cybercriminalité : plus de 200 personnes arrêtées depuis septembre 2017

Cette annonce a été faite par le Dr Papa Guèye, commissaire de police et chef de la division spéciale de cyber sécurité de la Police nationale du Sénégal.

Plus de 200 personnes ont « été arrêtées et présentées au parquet pour diverses infractions » depuis septembre 2017, dans le cadre de la lutte contre la cybercriminalité, a révélé, vendredi à Rabat, le Dr Papa Guèye, commissaire de police et chef de la division spéciale de cyber sécurité de la Police nationale du Sénégal.

« Nous ne cessons de recevoir des plaintes des victimes. Je peux même vous donner des statistiques, car, de septembre 2017 à nos jours, plus de 200 personnes ont été arrêtées et présentées au parquet pour diverses infractions », a-t-il dit à la presse sénégalaise, à la 3ème édition du Forum sur la paix et la sécurité de Rabat.

La rencontre est axée autour du thème : « Redéfinir les axes de la coopération internationale face aux menaces du XXI ème siècle.

Papa Guèye a indiqué les 200 individus en question ont été arrêtés pour des infractions ‘’relatives au piratage, à la collecte déloyale de données à caractère personnel, comme le fait d’utiliser l’image d’une personne ou sa voix sans sa permission à des fins délictuelles ».

Au terme des procédures, les mis en cause ont été identifiés et arrêtés, puis présentés devant les juridictions habilitées pour ce genre de délits. Il a également indiqué que des institutions financières ont déposé des plaintes au niveau de la division et que « ces cas ont été élucidés ».

« C’est la raison pour laquelle je peux dire que les citoyens qui font appel à nos services voient des résultats et sont satisfaits du travail fait par la police nationale », s’est-il félicité.

Il a toutefois admis que la question de la lutte contre la cybercriminalité nécessite aujourd’hui la mise en place de deux mécanismes de lutte.

« Le premier consiste à mettre en place des outils permettant de traquer les délinquants. Le second est une réponse préventive, et à ce titre, il faut aller au-delà de la prévention. Il faut sensibiliser et éduquer les populations avec l’implication de tout le monde », a indiqué M. Guèye.

Il a ainsi invité les populations à collaborer avec la police nationale pour démanteler les réseaux ou les personnes malintentionnées qui se livrent à certains agissements sur le net.

« Vous pouvez, en tant que citoyen responsable de la sécurité de votre pays, signaler les cas qui peuvent porter atteinte aux personnes et aux biens. La personne sera protégée et son identité ne sera pas dévoilée », a-t-il exhorté.

Sa conviction est que la lutte contre la cybercriminalité ne peut être menée par uniquement la police.

 

La cour suprême organise des journées d’études, lundi et mardi

La Cour suprême, en partenariat avec la Cour de cassation et le Conseil d’Etat français, organise, lundi et mardi, des journées d’études sur le thème : « Le juge et la protection des libertés : regards croisés des juges administratifs et des juges judiciaires », annonce un communiqué transmis à l’APS.

La manifestation se tiendra à l’hôtel King Fah Palace, précise la même source.

L’ouverture officielle des travaux sera présidée par le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Ismaila Madior Fall.

 

Mariages précoces : le Sénégal présente 31% des cas selon l’ONG Plan

Ces chiffres ressortent d’une étude menée par Plan international en partenariat avec FAWE et ONE Compain et donc les résultats ont livrés le 22 Novembre dernier

Le Sénégal est un mauvais élève en termes de politique contre les mariages forcés et les mariages précoces. C’est ce qui est sorti de l’étude réalisée par l’organisation Plan International, en partenariat avec FAWE et ONE Compain,  publiée le jeudi 22 novembre 2018 dans un rapport national portant sur les données de l’indice du Genre.

« L’analyse de cette situation de l’équité et de l’égalité de genre présente bien des obstacles au Sénégal pour atteindre les ODD particulièrement  l’objectif 5 relatif à l’égalité du genre. Le Sénégal doit relever d’importants défis concernant cet objectif malgré sa bonne performance en termes de représentation des femmes au parlement national avec 41.8%. Le pays a en effet enregistré le taux de mariages d’enfants, précoces et forcés le plus élevé du groupe des six pays d’études, avec 31% en 2015, de même que le pourcentage le  plus élevé des femmes considérant  comme justifié dans certaines circonstances le fait qu’un homme batte sa femme 49%des femmes en 2016», renseigne Lamine Boop directeur des programmes du plan international.

Cette étude a été faite sur six (6) pays :  la Colombie, l’Inde, l’Indonésie, le Kenya, le Salvador et le Sénégal.

Le but est d’atteindre les objectifs de développements durables (ODD)  fixés en 2030, dans le cadre du Projet Equal Mesure 2030 (EM2030) qui contribue à rendre compte des progrès réalisés en faveur des filles et Femmes.

Pour ce qui est des recommandations, ça se fera sous  plusieurs secteurs, au niveau du respect des droits de femmes et filles, dans le secteur de la santé à l’issue  de la journée.  « En ce qui concerne les mariages précoces, les résultats ont fait ressortir un taux national qui gravite autour de 31%, et doit faire l’objet d’actions pour un redressement et de lutte contre les mariages précoces, les  violences basées sur le genre. Il s’agit aussi de voir comment intervenir en milieu scolaire pour faire de sorte à ce que les violences basés sur le genre puisse régresser, et permettre surtout aux filles de continuer leurs études »

Venu représenter le ministre de la Femme, de la Famille et du Genre Ndèye Saly Diop Dieng, le Directeur de cabinet Ciré Lo a salué cet exercice de partage  car selon lui «  cela constitue  des méthodes innovantes dans la prise en charge de ces différentes questions pour éviter les approches linéaires. Le ministre est disposé à les accompagner, dans la mise en œuvre des différentes interventions et du plan d’actions qui sortira des travaux de ce jour », promet-il.

 

Saint-Louis : la houle fait des blessés et des dégâts

Une forte houle a frappé en début de semaine les côtes de la ville sénégalaise de Saint-Louis (nord), causant des blessés et divers dégâts matériels dont une maison entièrement détruite

C’est vers 4h du matin que la mer s’est déchainée sur les habitations situées près du littoral, au quartier Ndar Toute, selon un témoin interrogé par le site d’informations régional Ndarinfo.com. Pourtant, souligne le quotidien national Le Soleil, l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim) avait prévenu contre l’arrivée de cette houle dangereuse.

A cause de la houle des pans du mur d’une maison sont tombés sur un vieil homme et sur ses trois petites filles, déplore Le Soleil ajoutant toutefois que les victimes ont été extraites des gravats, puis évacuées à l’hôpital.

Par ailleurs, plusieurs rues ont été inondées de même que le cimetière de Thiaka Ndiaye qui a « subi de plein fouet la furie des vagues », sans compter que des pêcheurs qui tentaient de se rendre en haute mer « ont vu leur pirogue se renverser », note le quotidien national qui fait état de la détresse de plusieurs habitants obligés de quitter leurs demeures pour ne pas faire les frais des affaissements des murs.

Le maire de Saint-Louis Mansour Faye, également ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, a visité les blessés et s’est dit rassuré de leur état de santé, vu qu’il « ne reste qu’une jeune fille en observation, qui souffre d’un traumatisme crânien ».

L’édile de Saint-Louis s’est par la suite rendu à la Langue de Barbarie, une des localités de la ville, où il a « rappelé l’utilité de la digue érigée à Goxxu Bathie, qui a permis d’atténuer les effets de la forte houle ».

Dans la foulée, il a annoncé la pose au début de 2019 de la première pierre des travaux d’une deuxième digue financée par l’Agence française de développement (AFD).

Ville insulaire et tricentenaire située à 257 km de Dakar, Saint-Louis (+230.000 habitants) est constamment menacée par les changements climatiques dont les effets se manifestent surtout par une forte érosion côtière.

 

Saint-Louis : bientôt une maison médicale pour les défavorisés

Cette maison médicale sera construite à Pikine, un quartier populaire de Saint-Louis, grâce à l’appui des partenaires belges et français, d’après le président de l’amicale des pharmaciens

Une maison médicale en faveur des défavorisés verra bientôt le jour dans la région de Saint-Louis a annoncé le président de l’amicale des pharmaciens de cette région Dr Alioune Diagne. Cette maison sera entièrement équipée d’une meilleure prise en charge des populations défavorisées.

Ce projet sera mis en œuvre dans le quartier de Pikine grâce à  l’appui financier des partenaires belges et français. Cette annonce du Dr Alioune Diagne a été faite lors du lancement de la 7ème édition des journées médicales qui se dérouleront du 19 au 30 novembre au profit des populations des départements de Dagana, Podor et Saint-Louis.

Le président de l’amicale des pharmaciens soutient que cette initiative prise par des médecins privés vise à « contribuer à l’effort des pouvoirs publics pour une meilleure prise en charge des préoccupations en santé des populations, surtout en milieu défavorisé ».

Parlant de l’objectif des journées médicales, il a précisé que ces journées médicales consisteront à des consultations nomades sur plusieurs spécialités. Il spécifie par ailleurs que l’objectif de ce programme est « d’amener l’hôpital vers les populations pour une santé de proximité ».

Selon lui, l’amicale des pharmaciens de la région de Saint-Louis veut faire en sorte que les personnes consultées puissent bénéficier de « soins de qualité » et « une prise en charge totale pour les patients dont les cas nécessitent un suivi médical ».

 

Plus de 126 milliards FCFA générés par le secteur extractif en 2017

Ce sont des chiffres rendus public ce lundi par l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE)

Les revenus générés par le secteur extractif totalisent un montant de 126,7 milliards FCFA pour l’année 2017, indique l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE).

Dans son rapport de l’année 2017 rendu public lundi, l’ITIE précise que la répartition de ces revenus par secteur se présente comme suit : Revenus provenant du secteur minier 107,3 milliards soit 84,7% et Revenus provenant du secteur des hydrocarbures 19,4 milliards soit 15,3%.

Selon le document consulté par l’APS, les revenus générés par le secteur extractif en 2017 ont été affectés à 85,8% au Trésor Public.

Le reste des revenus est réparti entre le compte d’exploitation de la société national Petrosen, les fonds propres des organismes collecteurs et de la caisse de sécurité sociale, les fonds revenant à l’UEMOA et à la CEDEAO, et les dépenses sociales.

Le détail des revenus extractifs par affectation se présente comme suit : Revenus repris dans le Budget de l’Etat 108,7 milliards (85,8%), Revenus encaissés par PETROSEN 3,3 milliards (2,6%), Revenus encaissés dans les fonds propres des organismes collecteurs 7,1 milliards (5,6%), Revenus revenants à l’UEMOA et à la CEDEAO 5,5 milliards (4,3%), Paiements sociaux 2,1milliards (1,7%).

La contribution directe du secteur extractif au budget de l’Etat pour l’année 2017 est de 108,7 milliards FCFA.

Le rapport souligne que le secteur minier reste le premier contributeur au revenu extractif rentrant dans le budget de l’Etat avec un total de 96,9 milliards FCFA soit 89,2% des recettes provenant du secteur extractif suivi du secteur pétrolier avec une contribution totale de 11,7 milliards FCFA représentant 10,8%.

Selon le document, « il ressort de l’analyse de la contribution, au même titre que les années précédentes que le poids du secteur extractif est surtout perceptible à travers son effet positif sur la balance des paiements tandis que sa contribution dans le PIB ou dans l’emploi reste marginale ».

59 films ont été enregistrés pour le RECIDAK

Ce sont des œuvres cinématographiques provenant de 32 pays à travers le monde seront diffusé du 22 au 28 novembre prochain à Dakar

Les rencontres cinématographiques de Dakar (RECIDAK), s’ouvrent ce jeudi 22 novembre à Dakar. Au total, 59 films, provenant de 32 pays à travers le monde, figurent dans la programmation des Rencontres cinématographies de Dakar (RECIDAK), prévues du 22 au 28 novembre dans la capitale sénégalaise, a appris l’APS des organisateurs.

Une trentaine de réalisateurs étrangers et une vingt de réalisateurs locaux participeront à l’évènement qui sera ouvert mercredi au Grand Théâtre de Dakar par le Premier ministre, Mouhammad Boun Abdallah Dionne, selon Baba Diop, président de la commission programmation des RECIDAK.

‘’Les RECIDAK ne constituent pas un festival sénégalo-sénégalais. Il a fallu opérer une ouverture sur tous les continents à travers une cinématographie très large avec des films divers, une thématique diverse’’, a-t-il expliqué lors d’un entretien avec l’APS.

‘’Il faut briser ce préjugé qui fait que d’habitude, les gens n’ayant pas vu beaucoup de films africains, les qualifient de sous-produit du cinéma mondial. C’est archi faux’’, a-t-il souligné, en disant que si tel avait été le cas, le continent n’aurait jamais eu de représentants aux Oscars.

‘’Le film +Félicité+ d’Alain Gomis était aux Oscars, celui intitué +Le train de sel et de sucre+ du Mozambicain Luciano Azevedo y était de même qu’une autre production sud-africaine’’, a fait remarquer Diop.

‘’Il n’y a pas de complexe à avoir. Nous avons un cinéma à la hauteur. Le cinéma africain fait partie du cinéma mondial, enrichit par sa vision du septième art’’, a encore dit le critique de cet art, qui rappelle que les RECIDAK constituaient un festival africain ’’où toutes les zones géographiques sont représentées’’.

L’Afrique francophone, anglophone, lusophone, avec des réalisateurs de renoms dont les films ont déjà fait leur preuve sont au programme. Il s’agit par exemple, informe-t-il, du film ‘’Le grand Kilapy’’ de l’angolais Zézé Gamboa, ou de ‘’L’orage africain’’ du Béninois Sylvestre Amoussou.

Il a également cité entre autres ’’La rumeur de l’eau’’ du défunt réalisateur Tunisien Taïeeb Louhichi, qui est venu filmer à plusieurs reprises au Sénégal avec des portraits de Joe Ouakam, de Oumou Sy.

Des films de l’Inde, des Antilles, de l’Amérique latine et de l’Europe, notamment de la Belgique et la France sont au programme.

Trois pôles d’achanges sont prévus dans ce volet cinéma : rencontres, masters class servant de cadre d’échanges entre les anciens et la nouvelle génération en plus d’autres ateliers.

Les lieux de projection restent les salles de cinéma existant à Dakar, notamment le complexe Ousmane Sembène du Magic Land, les salles de Canal Olympia et de l’Institut français, le cinéma Empire.

Les séances en plein air sont prévus par les organisateurs à Rufisque et à Guédiawaye et à la prison des femmes de Liberté 6.

Le 1er des 15 Train Express Régional est à Dakar

Ces quinze prototypes ont été commandés par le Sénégal à la multinationale Alstom qui avait commencé à les expédier sur Dakar le 22 octobre dernier.

La mise en œuvre effective du projet de Train express régional (TER) consacre le « début de la révolution » des chemins de fer au Sénégal car permettant au pays d’entrer dans l’ère de la modernité des moyens de déplacement de masse, a soutenu dimanche le Premier ministre Mouhammad Boun Abdallah Dionne.

« Cela constitue le début de la révolution des chemins de fer dans notre pays. Le rail qui relie Dakar-Bamako a plus d’un siècle d’existence. Il a été conçu dans une logique du colonisateur comme moyen d’exporter vers la métropole », a-t-il notamment déclaré.

Boun Abdallah Dionne intervenait lors de la réception au Port autonome de Dakar du premier des quinze trains composant le projet du TER devant dans un premier temps relier Dakar à la Nouvelle ville de Diamniadio, et plus tard, l’Aéroport international Blaise Daigne de Diass (AIBD).

Le train constitué de quatre wagons d’une longueur de 72 mètres chacun est le premier d’un ensemble de 15 prototypes commandé par le Sénégal à la multinationale Alstom qui avait commencé à les expédier sur Dakar le 22 octobre dernier suite à l’achèvement de la production, des essais à la validation par l’APIX sur le site de Reichshoffen (Bas-Rhin).

« Le chef de l’Etat, Macky Sall, souhaite faire de la révolution du chemin de fer une grande priorité à partir de 2019 » a souligné le Premier ministre, soulignant : « Dakar méritait le TER. Le président l’a réalisé ».

« La ville de Dakar, c’est 0, 28% du territoire national, mais héberge plus de 30 % de la population du pays. Il fallait doter la région d’infrastructures de transports de masse de dernière génération qui préparent notre ville capitale à projeter le pays vers la modernité », a encore dit Dionne.

Il a ajouté : « Le gouvernement travaille pour l’avenir. Cela justifie ce projet(TER) qui a une importance capitale pour le déplacement des personnes à l’intérieur de la ville ».

Mouhammad Abdallah Dionne a rappelé que le TER est constitué de 14 gares qui vont permettre aux dakarois venant dans la banlieue de se déplacer. « Ces gares seront interconnectés avec des Bus rapides (BR) qui vont permettre de faciliter le déplacement », a-t-il promis.

 

La fondation AHI fait don d’un centre de santé de 2 milliards à Taïba Naissène

C’est une donation de la Fondation Alfityanu Humanitaire International (AHI) du guide religieux Cheikh Mahi Cissé.

Face à la presse le 18 novembre dernier, le guide religieux  Cheikh Mahi Cissé, a annoncé la construction d’un centre de santé d’une valeur de 2 millions de de francs CFA à Taïba Niassène, dans la région de Kaolack (centre). La pose de la première pierre de centre hospitalier qui abritera plusieurs services dont une maternité, une pédiatrie, une polyclinique, un service d’hospitalisation, une salle d’urgence, une pharmacie et un laboratoire se fera très bientôt rassure le guide religieux. Tout dépend que de la disponibilité de du khalife de Médina Baye Cheikh Tidiane Niasse.

« Avec ma fondation (AHI), nous avons prévu de construire dans la commune de Taîba Naassène, village natal de notre vénéré Mawlana Cheikh Ibrahima Niass, un centre de santé de niveau 2 et un centre de formation professionnelle et inclusive », a déclaré M. Niasse, par ailleurs porte-parole de Medina Baye.

Le projet de construction de ce centre selon  Cheikh Mahi Niass, vise à contribuer aux objectifs de développement durable dans cette région du pays, à travers une réduction de la mortalité maternelle et infantile.

« Les populations de Taïba Niassène et des villages environnants pourront ainsi bénéficier d’un meilleur accès aux soins », se réjouit-t-il.

Le maire de Taîba Niassène, Habib Niass, a salué cette initiative tout en remerciant le marabout ainsi que le ministère de la Santé qui selon lui « a octroyé toutes les autorisations nécessaires et a aussi promis d’accompagner le projet ».

« La Fondation Alfityanu Humanitaire International »

La Fondation Alfityanu Humanitaire International est une organisation non gouvernementale (ONG) présent dans neuf pays et trois continents, selon un document remis à des journalistes.

Cette ONG ambitionne de lutter contre l’extrême pauvreté et l’inégalité des chances dans le domaine de l’éducation et de l’alimentation.

 

Sénégal : trois langues nationales introduite dans le système éducatif

Il s’agit du Wolof, du Pulaar et du Serere. Ce programme va se dérouler selon le ministre de l’éducation nationale, grâce à l’appui financier de l’USAID

C’est à l’école élémentaire Serigne Aliou Cissé de Sam que le programme « Lecture Pour Tous » a été lancé, ce jeudi, par le ministre de l’éducation nationale. Il a été conçu pour mettre en œuvre la directive numéro 6 des Assises de l’éducation et de la formation.

« Cette entrée des langues nationales dans le système éducatif va se dérouler avec l’appui technique et financier de l’USAID. Il a été entamé en phase test en 2017, il va toucher 7 régions du pays: Kaolack, Fatick, Kaffrine, Diourbel, Matam, Louga et Saint Louis et va concerner 3 langues nationales, le Wolof, le Pulaar et le Serere », a révélé le ministre.

Ce programme vise à améliorer la question de l’amélioration de la qualité et vise à ce que tous les enfants maîtrisent les compétences en lecture.

Energie : Construction de 2 nouvelles centrales solaires en 2019

Ces nouvelles installations vont porter à huit le nombre des centrales photovoltaïques construites au Sénégal dont le but est la diversification des sources d’énergie

Deux nouvelles centrales photovoltaïques d’une capacité de 60 mégawatts seront construites à partir de 2019 dans les localités de Kaél et Kahone, dans le centre du pays, dans le cadre d’un partenariat entre le Fonds souverain d’investissements stratégiques (FONSIS) et les sociétés Merdiam et Engie, a appris l’APS.

La mise en service prochaine de ces centrales solaires constitue une des retombées du partenariat matérialisé par la signature mercredi, à Dakar, d’un contrat d’achat d’électricité avec la Société nationale d’électricité (SENELEC).

Ces nouvelles installations vont ainsi porter à huit le nombre de centrales photovoltaïques construites au Sénégal dans le cadre de la diversification des sources d’énergie.

Merdiam, Engie et le FONSIS sont notamment en partenariat dans un projet global dénommé +Scaling Solar+ dont le coût est estimé à environ 35 milliards de francs Cfa.