Sénégal : le gouvernement sauve la production et la livraison de la farine

Grâce à l’intervention du gouvernement, l’Association des meuniers industriels du Sénégal (AMIS) reprend ce jeudi 11 novembre 2021 la fabrication et la distribution de la Farine. Un communiqué du président Claude Demba Diop fait suite à une concertation avec le ministre des Finances et du Budget Abdoulaye Daouda Diallo

« Les Meuniers Industriels ont décidé de reprendre provisoirement la production nationale et les livraisons aux clients à compter du Jeudi 11 novembre 2021 ». C’est une déclaration issue du communiqué signé du président de l’AMIS Claude Demba Diop. Après concertation avec le ministre des Finances et du Budget Abdoulaye Daouda Diallo, l’AMIS lève la suspension de ses activités.

Les sept industries membres de l’association ont pris la résolution de reprendre la production et la distribution de la farine. Cette reprise découle des « des engagements et assurances du ministre des Finances et du Budget portant sur les préoccupations soulevées ainsi que sur la fixation du prix de la farine ». Ainsi en a expliqué le président de l’association.

Selon setal.net, la réunion de concertation a permis de traiter plusieurs points. Il s’agit des difficultés auxquelles font face les meuniers face à la flambée des cours de la farine dans le monde et les pertes entraînées. Il était aussi question de répercuter la décision prise entre le ministre du commerce et les PME. Cette clause a fixé le prix minimum de la farine à 19.193 francs Cfa au lieu de 16. 600 francs Cfa.

Face à la presse mardi 02 novembre à Dakar, l’AMIS a exposé ces difficultés, tel que pressafrik l’a relayé . Elle avait appelé à une suspension des activités dans une « démarche de survie sans précédent sans précédent ». Lors de cette rencontre avec la presse, le président Demba annonçait une un arrêt de la production et de la distribution. Le mot d’ordre prévoyait une suspension allant du 02 at 04 novembre 2021.

Sénégal : Barthélémy Dias comme Ousmane Sonko

Au Sénégal, la convocation du candidat à la mairie de Dakar Barthélémy Dias par  la justice a accentué la violence. La crainte d’un retour des émeutes monte dans la capitale comme au lendemain de la convocation de Ousmane Sonko en mars 2021.

Au Sénégal, l’ombre des tensions plane sur la capitale Dakar à l’approche des élections du 23 janvier 2022. La cause immédiate revient à la convocation de Barthélémy Dias devant la cour d’appel de Dakar. Le candidat à la mairie de Dakar aux élections du  23 janvier était attendu en vain au palais de justice mercredi 10 novembre 2021. C’est dans le cadre du meurtre d’un jeune en 2011 lors de l’attaque de la mairie de Mermoz Sacré Cœur. En raison de sa non présence, le juge a reporté le procès au 1er décembre 2021.

Cette absence pourrait s’expliquer par les mouvements de violence. Sur l’itinéraire conduisant l’opposant à la juridiction, les altercations ont mis aux prises les militants de la coalition Yewwi Askan wi et les éléments des forces de l’ordre. Une violence qui aurait barré la voie au convoi de Dias. A ses côtés, Ousmane Sonko leader du parti Pastef, et Malick Gakou leader du Grand Parti.

Sonko, Gakou et Dias arrêtés puis relâchés

Suite à ces événements, les forces de l’ordre ont arrêté les trois têtes de la coalition suscitée. Ils ont été conduits au camp de police Abdou-Diassé. Vers 18h, ils vont recouvrer la liberté sans aucune charge  à leur encontre. Mais avant leur libération,  les jeunes ont entamé une manifestation dans les rues avec la mise à feu des pneus. C’était en réponse à l’appel de l’ancien maire de Dakar Khalifa Sall, à la résistance pour  la libération des trois opposants.

Dias sur les traces de Sonko

En mars dernier, une convocation de Ousmane Sonko avait tourné aux émeutes. Un juge d’instruction a convoqué le leader des Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef). L’opposant devait faire  l’objet d’audition dans le cadre d’une affaire de « viol répété » et  « menaces de mort ». Adji Sarr, une jeune masseuse avait saisi la justice contre Sonko, arrivé 3è à l’élection présidentielle de 2019. Les militants et sympathisants du Pastef ont entamé des protestations contre le régime, l’accusant de complot.

Depuis le week-end dernier, il y a eu une série d’appels à la résistance suite à la convocation de Barthélémy Dias. Condamné à 2 ans de prison avec sursis en instance, l’opposant avait porté  l’affaire en appel. Les leaders de la coalition dénoncent un complot entre le régime et  la justice. L’opposition accuse le système d’instrumentaliser la justice pour écarter Dias des locales 2022. Une version que la coalition autour de Macky Sall rejette.

Cour d’appel de Dakar : Barthélémy Dias non présent, audience reportée au 1er décembre

Barthélémy Dias était attendu à la cour d’appel de Dakar ce mercredi 10 novembre en matinée sur convocation de la juridiction. Le candidat de la coalition Yewwi Askan wi à la mairie de Dakar était non présent au moment  où le juge a reporté l’audience au 1er décembre 2021.

La journée s’annonçait avec des tensions ce mercredi 10 novembre à Dakar. Barthélémy Dias, tête de liste u  mouvement Yewwi Askan wi devait répondre à la convocation de la cour d’appel de Dakar. L’affaire a trait au meurtre de Ndiaga Diouf en 2012. Devant le palais de justice sécurisé pour la circonstance, c’est l’avocat de l’homme politique qui porte la nouvelle du report de l’audience. Le rendez-vous attendu ce mercredi aura lieu plutôt  le 1er décembre 2021.

L’opposition accuse les forces de l’ordre

Comme raison de la non présence de Barthélémy, les militants pointent un doigt accusateur sur les forces de l’ordre. L’avocat de la défense Maître Khoureichy Ba a invoqué  des « embouteillages », selon rfi.fr. Le média informe que l’on a remarqué des incidents sur  l’itinéraire de Barthélémy Dias.

Le candidat aux locales du 23 janvier a quitté sa résidence en compagnie de Ousmane Sonko, chef du parti Pastef et des dizaines de partisans, peut-on lire sur le site. Au quartier point E, il y a eu des tirs de gaz lacrymogène. Proche de l’Université Cheikh Anta Diop, des forces de l’ordre ont brillé par un important déploiement.

Arrestation de Sonko, Dias et Gackou

Le journal en ligne senenews a annoncé dans la foulée, l’arrestation des leaders politiques qui étaient dans le convoi. les forces de l’ordre ont arrêté Ousmane Sonko, Barthélémy Dias et Malick Gackou.

Comme annoncé en matinée, l’opposition avait appelé à la résistance depuis samedi dernier. Suite à la convocation de l’un des leurs par la cour, les membres de la coalition dénoncent l’instrumentalisation de la justice. L’agitation observée a entraîné un déploiement sécuritaire spécial.

Dakar : la cour convoque Barthélémy Dias, la classe politique s’agite

Au Sénégal, Barthélémy Dias, candidat de l’opposition à la mairie de Dakar est devant la cour ce mercredi 10 novembre 2021. L’agitation de la classe politique sénégalaise qui a suivi cette convocation fait peser le risque de tensions sur la capitale du Sénégal.

La Cour d’Appel de Dakar  a de nouveau convoqué Barthélémy Dias. La tête de liste de la coalition Yehwwi Askan Wi de Ousmane Sonko à la mairie de Dakar, se présente aux juges ce mercredi 10 novembre 2021. L’homme politique va répondre à la convocation dans le cadre de son procès en appel. C’est au sujet de l’affaire de la tuerie de Ndiaga Diouf en 2012 lors d’affrontements devant la mairie de Memoz-Sacré Cœur.

En effet, depuis la convocation de Dias, la classe politique s’agite. L’opposition accuse le régime de Macky Sall de vouloir instrumentaliser la justice pour bloquer la candidature de la coalition Yehwwi Askan wi à la mairie de Dakar. La coalition au pouvoir met en avant l’indépendance de la justice et souligne que le calendrier électoral est indépendant du calendrier judiciaire, rapporte pressafrik.

De ce fait, le week-end dernier, le chef de la coalition Yehwwi Askan Wi Ousmane Sonko a appelé l’opposition à la résistance lors d’un point de presse. Dans le camp du régime, les répliques se sont multipliées. L’on note celle du coordonnateur de la Convergence des jeunes républicains (Cojer), Moussa Sow, celle du ministre Yankhoba Diattara. Ce dernier a menacé les opposants qui s’aventureraient à manifester ce mercredi.

Le membre du secrétariat exécutif de la coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY) et ministre de l’Economie numérique en a donné la raison. « Lier la convocation de Barthélémy Dias et sa candidature à la ville de Dakar c’est faire un mauvais procès à la coalition BBY et essayer de tromper l’opinion publique », at-il avancé à la presse.

Ainsi donc, ce matin, plusieurs militants et sympathisants de Yewwi askan wi ont entrepris d’accompagner l’homme politique au palais de justice. L’on remarque le déploiement conséquent des forces de l’ordre et de sécurité dans la ville, en particulier sur l’itinéraire de Dias. Dans cette agitation des coalitions, les journalistes seraient interdits d’accès à la Cour d’appel.

Sénégal : échanges entre les ministres Ndeye Sali Diop et Elisabeth Moreno

La ministre sénégalaise de la Femme, de la Famille du Genre et de la protection des enfants Ndeye Sali Diop Dieng a reçu son homologue de l’Egalité entre les femmes et les hommes Elisabeth Moreno de France. C’était lundi  08 novembre 2021 à Dakar au Sénégal.

Trois points découlent des échanges entre les deux femmes politiques au Sénégal. D’abord, les deux ministres au placé au centre de leur rendez-vous des questions liées à la femme. Il s’agit de l’autonomisation économique de la gente féminine et des violences faites aux femmes. A l’issue de la rencontre la ministre sénégalaise Ndeye Sali Diop Dieng a fait remarquer que les deux Etats partagent la même vision pour ce qui est des questions touchant à la femme.

A l’occasion de cette rencontre, l’on retient ensuite l’annonce d’une rencontre imminente. La ministre française de l’Egalité entre les femmes et les hommes va recevoir les ministres en charge de questions de femmes à Paris. Ce sera dans le cadre d’une table ronde qui se tiendra à l’initiative de Elisabeth Moreno dans les prochains jours.

Enfin, la stratégie sénégalaise pour l’autonomisation économique des femmes et des filles a fait l’objet d’une présentation.  Le gouvernement  du Sénégal à travers la ministre Ndeye Sali a saisi l’occasion pour présenter à la ministre française cette politique adoptée en mars 2021.

Elim Mondial 2022 : le Covid-19 joue contre le Sénégal et le Bénin

Deux joueurs sénégalais et un béninois sont forfaits en raison de la contamination au coronavirus. Le gardien Seny Dieng et le défenseur Abdou Diallo du Sénégal ainsi que Cèbio Soukou du Bénin ne prendront pas part aux prochains matchs des éliminatoires en vue du mondial Qatar 2022.

Les matchs comptant pour la 5è et la 6è journées des éliminatoires du mondial Qatar 2022 ont lieu ce mois de novembre 2021. A mesure que les échéances approchent, le Covid-19 déclasse les cadres au sein des équipes du Sénégal et du Bénin. La tâche devient répétitive pour les entraineurs Aliou Cissé et Michel Dussuyer appelés à jouer les cartes de remplacement.

D’abord au Sénégal, deux cadres de l’équipe nationale senior sont forfaits en raison de du Covid-19. Il s’agit du défenseur parisien Abdou Diallo et du portier Sény Dieng. Les deux coéquipiers figuraient dans la liste de Cissé publiée vendredi dernier. Les deux Lions ne pourront pas prendre part à la rencontre contre le Togo. Alioune Badara Faty, le gardien de but du Casa Sports remplacera Sény Dieng lors de cette rencontre. Le poste de Abdou Diallo reste vacant. Aliou Cissé n’a pas encore remplacé le défenseur.

Ensuite du côté du Bénin, deux cadres sont forfaits pour des raisons de santé. Il s’agit du passeur décisif Cèbio Soukou testé positif au Covid-19 et Cédric Hontondji blessé. L’Ecureuil empêché par le coronavirus laisse son poste à Yannick Aguèmon, joueur du club Louvain, 1ère division belge. Le coach Michel Dussuyer qui avait publié la liste des 25 joueurs convoqué mardi dernier a pourvu à l’un des postes vacants. Le Bénin sera face à Madagascar le 11 novembre prochain dans ce cadre de la 5è journée des éliminatoires.

Enfin, si le Sénégal est qualifié pour les barrages, le Bénin est 2ème de son groupe et doit batailler dur pour passer à l’étape suivante. Et pour ce faire, les Ecureuils comptent sur les cadres les plus expérimentés.

Sénégal : Dr Falla Paye assassine ses 03 enfants et se donne la mort

Au Snégal, le médecin-dentiste Falla Paye a utilisé une substance mortelle entre le 06 et le 07 novembre 2021 pour mettre fin aux jours de ses trois enfants avant de se suicider. Le drame survient quelque temps après que la justice a confié la garde provisoire des enfants à sa femme avec qui il était en instance de divorce.

La nouvelle a fait le tour de la presse au Sénégal ce lundi 08 novembre 2021. Dr Falla Paye a assassiné ses trois enfants, deux filles et un garçon, âgés d’environ 8, 11 et 13 ans. Par la suite il s’est lui-même donné la mort. Il a utilisé une piqûre mortelle pour mettre fin aux jours des gamins. C’était au cabinet de son frère cardiologue le Dr Mbaye Paye sis à Sacré-Cœur 2, selon sendirect.

Pour se suicider après la mort de ses enfants, le médecin a ouvert une veine de son bras, se vidant de son sang. Son corps a été retrouvé au bureau de consultation de son cabinet médical. Les enfants ont été retrouvés morts côte à côte dans une salle de la clinique à Sacré Cœur, à l’entrée de la Cité Cœur Gorgui.

Les raisons de l’assassinat

Les raisons de cet acte se trouvent dans la lettre d’adieu que l’homme a écrit avant sa mort. Tout est parti de sa relation avec sa femme, à en croire dakaractu. Un mariage qui a mal tourné, amenant les partenaires à vivre séparés. L’affaire portée devant la justice, le juge a confié la garde provisoire des enfants à la femme. Entre temps, Falla Paye invoque d’autre raisons.

Dans cette lettre de 10 pages citée  par senenews, l’ex-mari traite sa femme de plusieurs maux. « Orgueilleuse, têtue, rancunière, nerveuse, froide, caractérielle, ingrate, méchante, manipulatrice, et malhonnête », a-t-il écrit. Il invoque une privation de rapports sexuels d’une durée de 42 jours. Il fait savoir que la nommée Ndeye Awa Diagne n’était plus au service de la famille. Ayant trouvé bonheur auprès d’un autre, le traitait comme un « rival » depuis qu’elle est autonome  sur le plan financier.

Ainsi donc, Dr Falla Paye n’a pas pu supporter cet état de choses. Il a décidé qu’il ne fallait pas qu’il y « ait une descendance issue de ce mariage sans amour », « arrivé par défaut ». Comme punition à l’encontre de sa femme gynécologue, le mari a préféré commettre l’irréparable.

Tournoi de la CEDEAO : voici les 05 lutteurs du Sénégal

Le 21è édition du tournoi de la Cedeao s’ouvre ce 04 novembre 2021 à Dakar. Le Sénégal qui  accueille la compétition à laquelle participent 09 autres pays, aligne 05 lutteurs. L’entraineur national Ambroise Sarr a rendu publique cette liste il y a quelque temps.

Cinq lutteurs sénégalais de différents poids vont défendre les couleurs de la Téranga du 04 au 06 novembre 2021 à Dakar. C’est à l’occasion de la 21è édition du tournoi de la Communauté économique et monétaire ouest africain (Cedeao). Les cinq athlètes sont le choix du coach Ambroise Sarr.  Ils sont Boy Faye et Ordinateur pour les 120 kg, Gandia Fama 86 kg, Ngor Niakh 86 kg et Moussa Ndiaye 66 kg.

Outre le Sénégal pays hôte, 09 autres nations vont s’affronter durant ces trois derniers jours. Il s’agit du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Gambie, du Ghana, de la Guinée Bissau, du Niger, du Nigéria, de la Sierra Leone. La Guinée et le Mali sont sous le coup de la suspension de la Cedeao et ne  peuvent pas participer au tournoi. Sont aussi absents de la compétition, le Togo, le Libéria et le Cap-Vert.

Transports aériens au Sénégal, hausse de 330% de passagers entre 2020 et 2021

Le nombre de passagers augmente de 24,5% de juin à juillet 2021, et de 330% entre juin 2020 et juillet 2021. Les chiffres sont de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie du Sénégal (Ansd).

Les chiffres augmentent sans cesse dans les transports aériens au Sénégal. Les statistiques présentent ce progrès aussi bien sur les passagers, les avions ou le fret.

 D’abord, les passagers à destination ou au départ du pays de la Téranga sont de plus en nombreux. L’on enregistre en juillet 2021, 200 735 passagers contre 46 623 à la même période en 2020, soit une hausse de 330,5%. Ce taux est de  24,5% pour ce qui est de la période séparant  le mois de juin au mois de juillet 2021.

Ensuite, la courbe du trafic des appareils volants est aussi en augmentation. Entre juin et juillet 2021, le nombre d’aéronefs en mouvement sur le ciel sénégalais passe de 2 015 à 2 366. Le taux d’augmentation se situe à 17,4%. Pour la  période allant de juin 2020 à juillet 2021, le progrès est de 136,6%, puisqu’en juin 2020, le nombre d’aéronefs en mouvement au Sénégal était de 1000.

Enfin, pour ce  qui est du fret, le taux de croissance est de 31,9 entre juin 2020 et juillet 2021. Malgré la baisse 5,5% enregistrée entre juin et juillet 2021, le trafic annuel présente une amélioration. Le volume du fret passe de 2 379 tonnes en juin 2020 à 3 138 en juillet 2021. Cette croissance relève de la levée des restrictions anti-covid-19 au Sénégal.

Sénégal : premier satellite sénégalais dans l’espace en mars 2023

Le gouvernement du Sénégal prévoit le lancement du tout premier satellite fabriqué par les Sénégalais en mars  2023. C’est le fruit de la signature d’un protocole d’accord en 2019. Le document lie le ministère de la Recherche scientifique, le Centre national d’études spatiales de France et la société Ariane Group.

Le Sénégal réaffirme son engagement à la conquête de l’espace par voie satellitaire. En mars 2023, le premier satellite fabriqué par les Sénégalais verra la terre d’un point de l’espace. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et de l’Innovation promet de lancer le nano-appareil  pour réaliser l’exploit. La révélation est du chef  du laboratoire de télédétection appliquée de l’Institut des sciences de la terre (IST). C’est un établissement de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Gayane Faye a accordé un entretien au journal sénégalais Le Quotidien.

En effet, pour la réalisation de ce projet, le gouvernement a mise sur la ressource humaine d’origine sénégalaise. A ce titre, la formation du personnel « a commencé l’année dernière par l’envoi, au Centre spatial de Montpellier, de trois étudiants issus des écoles d’ingénieurs du Sénégal, pour faire un Master dans le domaine spatial ». Ainsi en a assuré Gayane Faye.

La formation, clé du projet

L’enseignant chercheur a donné plus de détails à propos de cette formation. « Cette année, il y aura dix personnes envoyées à Montpellier 5 techniciens et 5 ingénieurs. Et ces étudiants vont travailler, à partir du mois de mars, sur le premier satellite sénégalais. Il s’agit donc d’étudiants formés dans les universités sénégalaises. Ils viennent compléter leur formation appliquée dans le domaine spatial. Ils vont fabriquer le premier satellite sénégalais à partir du mois de mars 2022 », a-t-il précisé.

Une ambition plus grande

Ainsi donc, la réalisation du projet interviendra avec deux ans après la date initiale. La pandémie à coronavirus a affecté l’échéance prévue au départ en 2021. Le projet qui va se réaliser a fait l’objet de la signature d’un protocole d’accord tripartite en 2019.  Après cette première œuvre, le Sénégal compte lancer d’autres satellites plus volumineux dans l’espace. Pour cela, l’accord prévoit la conception, le développement et la réalisation d’un Centre pour les satellites de moins de 50 kg (CubeSat).

 

Covid-19 au Sénégal : péremption en cascade des milliers de doses de vaccins

Les autorités en charge de la santé au Sénégal ont annoncé la péremption de 12 460 doses d’AstraZeneca en septembre 2021. Pour ce mois, le chiffre pourrait se multiplier par 7. L’une des raisons est la baisse du niveau de contaminations au coronavirus.

Le Programme élargi de vaccination (PEV) vient de communiquer sur la péremption successive des milliers de doses de vaccins contre la Covid-19. En suivant le coordonnateur du PEV qui s’exprimait sur Rfm, les statistiques sont alarmantes.

En effet, « à la fin du mois de septembre, nous avions 12460 doses d’Astra Zeneca qui sont périmées. Ce mois aussi, un nouveau lot est entré en péremption. Nous sommes en train d’évaluer leur nombre. Mais il pourrait faire 7 fois celui de septembre. Car ces mois derniers, le nombre de personnes vaccinées est assez modeste ». Ainsi en a révélé le coordonnateur du PEV du Sénégal, Dr  Ousseynou Badiane.

Ainsi, plusieurs stratégies se mettent en place pour booster la vaccination.  Elles permettront aussi d’éviter la destruction d’importantes autres doses périmées. Il s’agit de l’exigence annoncée par le président Macky Sall du pass sanitaire dans certains lieux publics. C’est aussi le cas du report de la livraison de nouvelles doses de vaccin sur décision du ministère de la Santé publique. La même institution prépare un plan de relance de la vaccination.

Les autorités sanitaires vont retirer et détruire les doses périmées. La population traine le pas vers les hôpitaux et les centres de vaccination. A ce jour, 5,3% de la population a reçu des doses complètes de vaccin au Sénégal.

Prix Goncourt 2021 : Mohamed Mbougar Sarr est vainqueur

Le Sénégalais Mohamed Mbougar Sarr remporte le Prix Goncourt 2021. C’est avec « La Plus Secrète Mémoire des hommes », ce mercredi 03 novembre 2021.

L’attente a connu son aboutissement ce mercredi 03 novembre 2021. Mohamed Mbougar Sarr est le vainqueur de l’étape finale du prix Goncourt 2021. Le prix revient cette année à celui qui a vu le jour à Dakar au Sénégal en 1990. Depuis le 26 octobre, le public est en alerte du passage du romancier à la troisième étape de la compétition du  plus ancien prix littéraire français.

C’est grâce à son œuvre « La Plus Secrète Mémoire des hommes » que l’auteur parvient à la victoire finale. Dans ce roman, l’artiste décrit un personnage d’écrivain maudit. Le vainqueur avait trois adversaires en face. Il s’agit de Christine Angot avec Le Voyage dans l’Est (Flammarion), Sorj Chalandon avec Enfant de salaud (Grasset) et Louis-Philippe Dalembert avec Milwaukee Blues (Sabine Wespieser).

Le Prix Goncourt récompense les œuvres écrits en langue française. Depuis 1903 « le meilleur ouvrage d’imagination en prose, paru dans l’année » reçoit cette distinction. Pour l’édition 2021, Mohamed Mbougar Sarr dont le parcours est riche ramènera la récompense au Sénégal.

Covid-19 : un cas grave en réanimation au Sénégal

Les derniers chiffres de la pandémie au Sénégal indiquent qu’un seul cas grave se trouve dans les services de réanimation. Les autorités n’ont enregistré aucun nouveau décès, trois nouveaux cas positifs ce lundi 1er novembre 2021.

La situation de l’évolution de la Covid-19 donne espoir au Sénégal. Les données actualisées affichent un seul cas grave. Celui-ci est en réanimation. Outre ce cas, au 1er novembre 2021, trois nouveaux cas positifs figurent dans le décompte. Il n’y a eu aucun nouveau décès entre la dernière actualisation le 31 octobre et ce jour. Sur les 1080 tests réalisés, 5 patients ont recouvré la guérison.

Le pays de la Téranga compte 73917 cas positifs dont 72019 patients guéris 1878 décès. 19 personnes sont encore sous traitement. La riposte contre la maladie se poursuit avec la campagne de vaccination en cours.  1 281 042 personnes ont reçu leur première dose de vaccin, soit 10,4% de la population. 879 073 ont reçu deux doses de vaccin soit 7,1% de la population.

Sénégal : Macky Sall pose la première pierre du Centre national d’oncologie

Le président du Sénégal a procédé à la pose de la première pierre du Centre national d’oncologie à Diamniadio. La cérémonie a eu lieu samedi le 30 octobre 2021.

La lutte contre le cancer sur toutes ses formes au Sénégal prend une nouvelle tournure. Le chef de l’État Macky Sall vient de donner le coup d’envoi des travaux de construction du Centre national d’oncologie (CNO). Une initiative qui vise à passer à la vitesse supérieure dans le traitement des cas de cancer. L’établissement se présente comme la solution aux récriminations de 14 000 cas de cancer chez les adultes et 1000 chez les enfants. Des doléances que la Ligue sénégalaise de lutte contre le cancer porte haut.

Le projet prend corps dans la ville de Diamniadio dans le département du Rufisque, à une trentaine de kilomètres de Dakar. L’infrastructure sanitaire est financé par deux institutions. L’État du Sénégal et le Fonds de coopération pour le développement économique (FCDE) de la République de Corée.  Ce dernier assure l’investissement par le biais de K-EXIM Bank.

Le coup de la réalisation s’évalue à près de 55 milliards de francs Cfa. Les travaux qui démarrent vont s’achever le 15 novembre 2023. Selon la présidence de la République, l’ouvrage couvre une superficie de 3 hectares. Il comportera des équipements de pointe. La structure disposera de toutes les spécialités requises pour le traitement du cancer. L’État envisage offrir une subvention de la radiothérapie jusqu’à 75%. En plus de cela, il compte rendre gratuite la chimiothérapie.

Sénégal : la société civile dans le trouble de l’opposition

La société civile s’engage dans une coalition de l’opposition en vue des élections locales, municipales et départementales du 23 janvier 2022. Jammi gox yi « la paix des territoires » est le nom de baptême du regroupement qui s’ajoute aux quatre coalitions déjà existantes.

Plusieurs membres de la société civile sénégalaise ont lancé leur mouvement. C’est à quelques mois des échéances électorales du 23 janvier 2022. Entre autres acteurs, Fadel Barro cofondateur du mouvement Y’en a marre, Rose Wardini qui œuvre dans le social. La 3e personnalité est Olivier Boucal, un inspecteur du Trésor. La coalition Jammi gox yi regroupe des intellectuels, hauts fonctionnaires, opérateurs économiques, agriculteurs, etc.

En effet, le mouvement lancé vendredi 29 octobre compte quinze candidatures. L’ambition des membres est d’avoir au moins une trentaine de candidats. La plupart des adhérents n’ont pas encore milité en faveur des formations politiques anciennes. Un communiqué du mouvement a précisé vendredi que le groupe a versé sa caution.

De ce fait, la coalition a affiché son objectif. Il s’agit « d’épanouir les territoires par une démarche participative, un leadership décentralisé qui rompt avec les programmes verticaux. lesquels réduisent les destinataires à des spectateurs passifs », peut-on lire sur le communiqué. La coalition compte se représenter dans les petites comme dans les grandes communes à l’exception de la ville de Dakar.

L’opposition en rang dispersé

par ailleurs, sur le terrain au Sénégal, au moins cinq coalitions sont en œuvre. Il s’agit d’abord du mouvement « Benno Bokk Yaakaar » formé autour du président Macky Sall. Les mouvements de l’opposition sont au nombre de quatre. En dehors du tout nouveau constitué de la société civile, trois autres existent. Il s’agit de « Wallu Sénégal » avec pour principale personnalité Abdoulaye Wade. Les deux autres sont « Yewwi Askan Wi » de Ousmane Sonko et Khalifa Sall ; « Défar Sa Gokh » de Adama Faye.

Covid-19 : le sous-variant AY4.2 met le Sénégal en alerte maximale

La détection en Europe d’un nouveau sous-variant du coronavirus 10 fois plus virulent que le variant Delta met le Sénégal en état d’alerte maximale.

Le sous-variant AY4.2 sème la terreur en Europe. Sa détection se fait pour la première fois en Suisse en septembre dernier. Alors que le Sénégal est encore sous la menace du variant Delta, le pays se prépare à faire face à ce nouveau variant. AY4.2 présente une virulence 10 fois plus dangereuse que celle du variant Delta. Ce dernier qui est jusque-là le plus redoutable au Sénégal.

En effet, Le Soleil fait savoir que l’augmentation des cas de contamination en Europe est en partie due à ce nouveau sous-variant. Au Royaume uni, il est responsable de 6% des cas positifs. Il est présent dans 27 pays au monde. Cette déclinaison du coronavirus a déjà contaminé 14.970 personnes à l’échelle mondiale. Il s’agit de 14.247 cas au Royaume Uni et 14 en France.

Cependant, aucun cas de ce nouveau sous-variant n’est encore présent au Sénégal. Le pays compte au 28 octobre 245 015 863 cas positifs et 4 972 321 décès depuis le début de la pandémie.

Dakar : projet MCA-Sénégal II, l’indemnisation se prépare

Le directeur général du Millenium Challenge Account-Sénégal II (MCA-Sénégal II) a donné l’assurance. Les personnes impactées par la réalisation du projet d’accès universel à l’électricité bénéficieront de l’indemnisation au préalable. Le patron de MCA a fait cette annonce jeudi le 28 octobre 2021.

La réalisation d’un projet de 360 milliards de francs CFA (360 millions de dollars) au Sénégal entre 2020 et 2025 est en cours de lancement. Il s’agit du projet d’accès universel à l’électricité dans la banlieue de Dakar. Les travaux financés à 550 millions de dollars par les USA et 50 millions de dollars par le Sénégal vont affecter les riverains sur l’itinéraire.

A cet effet, les dirigeants de la société en charge de l’exécution du projet assurent d’une chose. Avant la réalisation des travaux, les personnes affectées passeront retirer le fruit des indemnisations. Ainsi, « qui dit projet autour de Dakar parle forcément de déplacement de populations (…) nous allons nous efforcer pour que toutes les personnes qui seront impactées soient bien indemnisées ».

Oumar Diop a fait cette affirmation au cours d’un atelier d’information organisée par MCA-Sénégal II. Le but était de sensibiliser les parties prenantes sur le recensement et des enquêtes sociétés économiques du Plan d’action de réinstallation (PAR) du projet de transport. Le deuxième volet de sensibilisation concerne les normes de performance de la Société financière internationale (SFI).

Ainsi donc, les autorités prennent des dispositions préalables aboutissant à l’indemnisation. L’adjointe au préfet de Dakar Ndioro Sarr a annoncé la création d’une commission départementale. Cet organe s’occupera du recensement et de l’évaluation des impenses. La commission procèdera au décompte de toutes les personnes se trouvant sur l’itinéraire du projet.

Covid-19 : la Belgique débloque 4 millions d’euros pour la production du vaccin au Sénégal

La Belgique multiplie les actions en vue de sauver le Sénégal de la Covid-19. La ministre de la Coopération belge a annoncé un décaissement de 4 millions d’euros. Les fonds serviront à la production locale du vaccin contre le coronavirus.

L’information est rendue publique ce jeudi 28 octobre 2021. La ministre de la Coopération Meryame Kitir a annoncé le financement de la production du vaccin contre la covid-19 au Sénégal. C’était à l’occasion d’une visite de travail que l’autorité gouvernementale a effectué au pays de Macky Sall. L’enveloppe est de 4 millions d’euros, soit plus de 2 milliards 700 millions de francs CFA.

Après le don de 405 000 doses de vaccins au Sénégal, la Belgique réoriente son implication. A ce sujet, la ministre s’est confiée aux médias levif.be et rtbf.be. « Nous devons également rechercher des solutions structurelles qui permettront à chacun d’avoir accès à un vaccin le plus rapidement possible. En produisant des vaccins localement, nous ferons en sorte que la population africaine ait également un accès plus rapide à un vaccin. Ainsi en a expliqué Meryame Kitir à la presse.

Dakar : Toyota et Yokogawa vont moderniser le réseau de distribution d’eau

Au Sénégal, les entreprises Yokogawa Solution Service Corporation et Toyota Tsusho Corporation vont exécuter le projet de renforcement du réseau de distribution d’eau potable à Dakar. Leur choix émane de la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones).

Le gouvernement du Sénégal vient de lancer la phase de la mise en œuvre du projet en vue d’améliorer le réseau de distribution d’eau potable à Dakar. Le but est de réduire d’au moins «deux millions de tonnes les pertes d’eau annuelles causées par des fuites dans le réseau ». Pour atteindre cet objectif, la mise sur pied d’un système de contrôle est nécessaire.

Ainsi, pour ce faire, la Société nationale des eaux du Sénégal a retenu deux entreprises. Il s’agit de Yokogawa Solution Service Corporation, la filiale de Yokogawa Electric Corporation et Toyota Tsusho Corporation du groupe Toyota. Yokogawa est un fournisseur japonais de technologies numériques.

En effet, la mission de ces deux entreprises est de procéder à l’installation d’un système de surveillance et de télésurveillance sur le réseau. Ces travaux permettront d’obtenir à terme un système équipé de capteurs pouvant récolter certaines données. Le débit et la pression de l’eau passeront à la surveillance à plus de 200 endroits. Ce système offrira la possibilité de localiser les fuites d’eau dans le circuit de distribution.

Cette mission ne se limite pas à ce niveau. L’installation d’un système de télésurveillance des zones de comptage de Dakar fait partie des travaux. Et pour une exploitation optimale des nouvelles installations, les deux entreprises vont mettre le personnel de la Sones à niveau.

Elim CAN (F) 2022 : les Sénégalaises qualifiées au dernier tour

Les Lionnes féminines ont laminé leurs homologues du Libéria hier mardi 26 octobre 2021. Le Score de 6-0 au Lat Dior de Thiès a propulsé les Sénégalaises au 3è tour qualificatif.

Les coéquipières de Awa Diakhité ont signé une belle partie ce mardi 26 octobre à Thiès. Le score de 6-0 atteste de l’énergie que les Lionnes de la Téranga ont pu dégager sur le terrain. C’est dès la 3e minute de jeu que les locaux se démarquent. Une première réalisation signée Awa Diakhité ouvre la voie à la victoire.

La domination sur le Libéria se poursuit avec la marque de Nguenar Ndiaye à la 30è minute. Avant la pause, les Sénégalaises portent le score à 4. Au cours de la seconde partie de la rencontre, les Lionnes réalisent deux autres marques portant le score final à 6. Cette victoire vient après celle de Monrovia il y a quelques jours. Le Sénégal battait le Libéria 2-1 au Complexe Sportif Samuel Kanyon Doe.

Afrique : Sénégal, cœur de « la transition énergique » du 13 et 14 novembre 2021

Dakar la capitale du Sénégal servira de cadre pour la tenue de la conférence internationale sur l’énergie les 13 et 14 novembre 2021. L’annonce est de la ministre sénégalaise du Pétrole et des Énergies, Sophie Gladima.

Dans un peu plus de deux semaines, le Sénégal va accueillir une conférence internationale sur l’énergie. Cette rencontre porte la dénomination « MSGBC Oil, Gas and Power ». Elle va se tenir dans la ville de Dakar sur le thème « « la transition énergique ». Pour honorer le rendez-vous, des participants viendront de l’Afrique et du monde.

En effet, au cours d’un point de presse que Sophie Gladima a donné ce 26 octobre, le membre du gouvernement a donné plus de précisions. « Pas moins de 150 entreprises évoluant dans le secteur et de mille personnes venues de plus de 20 pays » prendront part aux travaux. L’organisation de la conférence connaîtra la participation de Energy Capital & Power. c’est un organisme constitué d’investisseurs du secteur énergétique.

De ce fait, la rencontre sera « comme la principale plate-forme d’investissement pour les industries du pétrole et du gaz (…) d’Afrique de l’Ouest », a expliqué la ministre. Selon Sophie Gladima, le conclave permettra d’encourager « tout le potentiel du bassin sédimentaire allant de la Mauritanie à la Guinée, en passant par le Sénégal, la Gambie et la Guinée-Bissau (…) » Elle sera un moyen d’attirer les investisseurs internationaux et de redynamiser le secteur énergétique », a-t-on appris de la ministre.

Ainsi donc, la rencontre se tiendra au lendemain de la COP26. La conférence internationale sur les changements climatiques. Elle aura lieu du 31 octobre au 12 novembre à Glasgow (Ecosse).

Sénégal : s’adapter à la chute de la production de riz pluvial

Au Sénégal, la production de riz pluvial pourrait diminuer de 50% d’ici 2100. Cette annonce qui découle d’une étude du Cirad et de l’Isra appelle le pays de la Téranga à trouver des techniques pour contourner la crise du riz.

La production de riz pluvial diminuerait de moitié au Sénégal dans les soixante prochaines années. Les prévisions émanent d’une étude menée conjointement par au moins deux institutions. Il s’agit du Centre de coopération internationale en Recherche agronomique pour le développement (Cirad) et de l’Institut sénégalais de recherche agricole (Isra).

Cette diminution de 50% des rendement ne sont pas sans conséquence sur le pays. En effet, le riz est la principale céréale consommée au Sénégal. Il occupe le premier rang devant le mil et le maïs. La consommation moyenne du riz pluvial est de 12Kg sur 70Kg par an. Tandis que les besoins en consommation tournent autour de 1,7 à 1,8 millions de tonnes de riz blanc, l’offre locale ne parvient à couvrir que 35% de la demande. L’importation de l’Asie vient couvrir le reste de la demande.

Dans ce contexte, il est urgent de développer les techniques pour contourner la menace. L’étude propose une adaptation de variétés de riz, avec la culture des variétés plus résistantes à la chaleur et nécessitant moins d’eau.

La raison en est que dans les prochaines décennies, il sera « impossible de cultiver du riz pluvial au Sénégal dans les zones où il est actuellement cultivé », relève l’agronome Edward Gérardeaux. A côté de cela, l’augmentation de la production du maïs, du sorgho ou du mil pourrait contribuer à résoudre le creux en cas de chute de la production.

FESPACO 2021 : le Sénégal ramène quatre distinctions de Ouagadougou

La délégation sénégalaise a bien défendu la culture du cinéma sur la place africaine jusqu’au 23 octobre 2021. Le Sénégal a remporté quatre prix spéciaux au cours de la 27è édition du Fespaco.

Le Sénégal, invité d’honneur au Festival panafricain du cinéma et de la télévision rentre de l’expédition de Ouagadougou avec le cœur en joie. Quatre prix spéciaux sont entre les mains des participants. Il s’agit du prix l’intégration du « Meilleur long métrage fiction » de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa). Il s’agit aussi du « Prix du meilleur court métrage de l’Uemoa ». C’est sans oublier le « Prix du meilleur documentaire de l’Uemoa » et le « Prix de la meilleure série télévisée ».

D’abord le « prix du Meilleur long métrage fiction Uemoa » sélève à huit millions de francs CFA. Cette distinction revient au réalisateur Mamadou Dia pour son film « Baamum Nafi (Le père de Nafi en pulaar) ». Un film tourné dans une ville imaginaire frontalière entre la Mauritanie et le Sénégal et qui parle d’intégration. L’œuvre met en exergue l’antagonisme entre deux variantes de l’Islam symbolisées par deux frères Thierno et Ousmane.

Ensuite le réalisateur Mory Kane a remporté le « Prix du meilleur court métrage de l’Uemoa ». D’un montant de de cinq millions de francs CFA, ce prix remporté pour la seconde fois par Kane après 2013, honore son film « Serbi ou les tissus blancs ». C’est un film qui relate les douleurs d’une future mariée qui tente en vain de recouvrer sa virginie perdue plus tôt.

Bien plus, Aïssa Maïga a obtenu le Prix du meilleur documentaire de l’Uemoa, d’un montant de cinq millions de francs Cfa. « Marcher sur l’eau », c’est le film qui remporte la distinction. L’œuvre raconte la vie des communautés peuls en proie aux catastrophes naturelles.

Enfin, « Wala Bock » « comment va la jeunesse ? » de Fatoumata Kandé Senghor a reçu le prix de la meilleure série télévisée.

La cérémonie de remise des prix a rassemblé de nombreuses personnalités vendredi à Ouagadougou. Parmi elles, le président de la commission de l’Uemoa Abdoulaye Diop, les ministres de la Culture du Togo et de Côte d’Ivoire.

Sénégal : six élèves et étudiants tués dans une explosion

Au Sénégal, une charrette a sauté sur une mine anti-char tuant six jeunes, tous élèves et étudiants dans la localité de Casamance. Les victimes revenaient de la grande prière le vendredi 22 octobre 2021 à bord d’une calèche.

La localité de Casamance a encore fait des victimes. Le bilan fait état de six personnes décédées et sept autres blessées. A l’origine de ce dernier drame, l’explosion d’une mine déterrée par les pluies dans l’après-midi du 22 octobre 2021. Les jeunes victimes sont des résidents du village Kandiadiou dans la sous-préfecture de Sindian proche de la Gambie.

Les informations données sur place apprennent que « c’est une charrette qui a sauté sur une mine anti-char. Elle transportait des jeunes qui revenaient de la prière du vendredi ». Après l’incident, les éléments de l’armée ont conduit les blessés dans les hôpitaux de Zinguinchor et de Bingnona.

La Casamance est l’une des zones où les explosions sont récurrentes en Afrique de l’Ouest. Depuis la répression d’une manifestation du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) en décembre 1982. La naissance du maquis qui s’en est suivie a entrainé la pose de mines qui continuent de faire des victimes. Bien que les opérations de déminage soient en cours, une partie de la zone reste encore couverte par ces engins explosifs.

 

Sénégal : les femmes appellent le monde à sauver l’environnement

Dans les rues de Dakar samedi 23 octobre 2021, plusieurs dizaines de femmes ont battu le pavé. Leur démarche était de tirer la sonnette d’alarme en vue de sauver d’urgence l’environnement menacé par les changements climatiques.

Au Sénégal, comme dans le reste du monde, l’environnement subit la pression des changements climatiques. Les activités agricoles et pastorales évoluent au ralenti à cause de multiples perturbations. En Afrique de l’Ouest, les changements liés au climat dictent leur loi dans les villes comme Dakar, Lomé, Cotonou, Conakry. Le pays de la Téranga fait face à des inondations fluviales et marines, à la pollution, à l’érosion et à des coups de vents inhabituels.

En effet, la menace qui ne laisse pas les femmes sénégalaises indifférentes. « Nous savons que nous sommes engagées, nous avons toutes la même planète. Pourquoi les autres n’arrêtent-ils pas de polluer notre continent ? nous ne voulons plus de cette pollution », a laissé entendre Nadia Dia, l’une des porte-parole.

Membre de l’équipe des manifestantes, elle ne fait pas la fine bouche sur les misères qui guettent son pays. « Nous n’avons plus de nappes phréatiques. A l’intérieur du pays les animaux meurent par manque d’eau ou le sol est empoisonné. Nous ne pouvons plus faire d’agriculture », a mentionné Nadia.

Ainsi donc, la manifestation s’inscrit dans le contexte général de la lutte contre les changements climatiques dans le monde. Les femmes du Sénégal font entendre leur voix à quelques jours de la COP26. Le sommet aura lieu à Glasgow en Ecosse dès le 31 octobre 2021. Le but de cette rencontre est d’mener plus de 200 États à réduire l’émission des gaz à effet de serre en dessous de 1,5°C.

Sénégal : plus de deux tonnes de cocaïne saisies

La direction des relations publiques de l’armée du Sénégal a annoncé mardi 19 octobre la saisie de 2026 Kg de cocaïne au large de Dakar.

Après la saisie de 2,4 tonnes de cocaïne en 2007, voici une nouvelle saisie en 2021. La marine nationale du Sénégal vient d’intercepter un navire impliqué dans un trafic international de drogue. De cette navire dénommée « Rosa », elle a saisie 2026 Kg de cocaïne pure. L’information est de la direction des relations publiques de l’armée (Dirpa), rendue publique par voie de communiqué.

L’interpellation des présumés trafiquants a eu lieu le 17 octobre à 196 nautiques, soit 363 km de Dakar. Selon la Dirpa, « Les premières fouilles ont permis de découvrir à bord de la cocaïne pure pour un poids estimé à 2026 kg (…) Le navire, la cargaison et l’équipage sont (Ndlr) à la disposition des administrations compétentes pour la poursuite des enquêtes ». Pour le moment, les informations de la Dirpa ont indiqué la présence dans le navire « La Rosa » de cinq membres de l’équipage. Mais aucune précision n’est faite sur leur identité.

Sénégal : 28 structures sanitaires illégales risquent des sanctions

Une mission d’inspection conduite en 2020 par la directrice des établissements privés de santé au Sénégal Dr Henriette Cécile Diop révèle que les 28 structures exercent sans autorisation. Ces structures de santé encourent des sanctions prévues par la loi.

Au total, 71 structures de santé fonctionnent sur autorisations des autorités et en conformité avec la loi. Cependant, 28 autres exercent dans l’illégalité au Sénégal. Les chiffres proviennent d’une inspection effectuée en 2020 sous la direction de Dr Henriette Cécile Diop. Le quotidien sénégalais Le Soleil précise la nature et le nombre des structures visitées par la mission d’inspection.

Il s’agit en effet de 40 cabinets paramédicaux, 25 cliniques, 39 cabinets médicaux, 11 centres de santé et une structure d’accouchement à domicile. Des sanctions pèsent ainsi sur les 28 structures illégales. La loi N°66-69 du 04 juillet 1966 et la directive de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) sont des textes qui organisent les conditions d’exercice de la profession de la médecine au Sénégal.

L’article 5 de la loi N°66-69 précise que « l’exercice illégal de la profession de médecin est puni d’une amende de 20 000 à 100 000 francs et d’un emprisonnement de un à six mois, ou de l’une de ces deux peines seulement. En cas de récidive, les peines seront doublées, et l’emprisonnement sera obligatoirement prononcé », peut-on lire.

Sénégal : Frédéric Bougeant nouveau sélectionneur de l’équipe masculine de hand

La fédération sénégalaise de handball a porté le technicien français à la tête de la sélection nationale masculine du Sénégal lundi le 18 octobre.

De l’équipe féminine de handball qu’il a dirigée jusqu’en été 2021 à l’équipe nationale masculine, Frédéric Bougeant a franchi un pas. Après deux mandats accomplis depuis 2016 dans l’encadrement des Lionnes de la Térenga, l’entraineur de la JS Cherbourg Manche (en D2 masculine) conduira les Lions à la Coupe d’Afrique des Nations (Can) de hand en janvier 2022.

Ainsi, dès à présent, Frédéric Bougeant portera de nouveau une double casquette. Il fera valoir ses compétences aussi bien au Sénégal qu’à Cherbourg. Un dynamisme dont il a su faire montre au sein de la sélection féminine sénégalaise. Il a remporté trois fois la Can (2021, 2019 et 2016) et une fois la Coupe du monde (2019).

Par ailleurs, sur sa page Facebook, le nouvel entraîneur a fait sa première déclaration. Après sa désignation, il a dévoilé sa démarche. « Nous allons engager une campagne visant à repositionner la sélection masculine du Sénégal en face des équipes majeures du continent», a-t-il précisé.

L’ancien coach du Havre et de Fleury en D1 cède son banc à Yacine Messaoudi, entraîneur de Paris 92. Il est coleader du Championat de France.

Karim Wade : le Sénégal condamne, Monaco s’en lave les mains

La plus haute juridiction monégasque vient de rejeter la demande de la justice sénégalaise. Le recours visait à obtenir la saisie des biens de Karim Meïssa Wade logés dans les comptes bancaires à Monaco.

Le Sénégal enregistre une autre défaite dans l’affaire des biens mal acquis mettant aux prises l’État, Karim Wade et ses coaccusés. La décision vient de tomber à Monaco. Le 14 octobre, la Cour de révision, la plus haute juridiction monégasque, a débouté en dernier ressort l’État sénégalais de sa demande.  Le recours visait « à obtenir la saisie des sommes contenues sur leurs comptes bancaires logés dans la principauté », selon l’information produite par Jeune Afrique.

En effet, le fils de l’ancien président Abdoulaye Wade, l’homme d’affaires Ibrahim Aboukhalil, alias Bibo Bourgi remportent une victoire face à l’État qui les a condamnés des années plus tôt. En 2015, la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) a condamné l’ancien ministre Karim Wade à 6 ans de prison dans l’affaire des biens mal acquis et sept autres personnes pour complicité. S’appuyant sur la décision rendue par la Cour, l’État a engagé des procédures en vue d’obtenir la saisie des biens de ces condamnés se trouvant à l’étranger.

Ainsi, Antoine Félix Diome, agent judiciaire sénégalais a initié un recours demandant la saisie de 24 comptes bancaires appartenant à Karim Wade, Ibrahima Khalil Bourgi, Karim Aboukhalil Bourgi et Pape Mamadou Pouye. Cette action avait pour but de régler les dommages et intérêts auxquels la justice sénégalaise avait condamné les quatre accusés, a mentionné pressafrik.

par ailleurs, pour la même demande, le Sénégal a enregistré plusieurs échecs à l’étranger. Le Tribunal correctionnel de Monaco avait rejeté la demande de la justice sénégalaise en 2018. En France, la justice a débouté le Sénégal en s’opposant à la saisie des biens des accusés. Pourtant, le Sénégal avait obtenu en 2013 le gel provisoire des comptes des concernés.

Sénégal-El Hadji Ibrahima Niass : « On n’a ni faim ni soif »

Le porte-parole du Khalif a rejeté les dons que la Première dame du Sénégal Marieme Fay Sall a fait parvenir à sa famille pour la célébration du Gamou prévu ce 18 octobre.

A l’occasion de la célébration du Gamou qui a lieu ce 18 octobre dans la nuit, la famille de El Hadji Ibrahima Niass n’a pas approuvé le don de la Première dame. En effet, Marieme Fay Sall aurait envoyé comme contribution pour la célébration, des biscuits, de l’eau et du jus. Mais, la famille sacrée a décidé de décliner l’offre et de retourner le cadeau de l’épouse du président du Sénégal, Macky Sall. Au moins deux raisons expliquent ce refus.

En effet, comme première raison, El Hadji Ibrahima Niass évoque le manque de respect. En effet, « Après concertation avec la famille, on a décidé de retourner les dons. Pour nous, le plus important c’est de nous respecter, pas de nous aider. On n’a ni faim ni soif », a précisé le marabout qui ne s’est pas limité là. « Le plus grand manque de respect c’est d’attendre jusqu’à 4 heures du matin pour nous l’envoyer. Le Khalife avait déjà rejoint ses appartements. Ce n’est pas respectueux », s’indigne-t-il.

La deuxième raison est liée aux promesses non tenues du président de la République. Dans la suite de ses propos, l’entremetteur, a accusé l’homme politique d’avoir tourné le dos au khalife qui le soutenait avant son arrivée au pouvoir. « Le khalife a, à plusieurs reprises, demandé au chef de l’Etat de construire la route qui mène à la ville sainte pour faciliter le trajet aux pèlerins mais ils ont refusé. Maintenant ils veulent nous corrompre avec ça. Nous n’allons pas l’accepter », a tranché le représentant du Khalife à Leona Niassène.